- il y a 4 mois
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00:00Europe 1
00:0116h-18h, Pascal Praud et vous
00:05Toujours avec Georges Fenech, Christophe Bordet, Gauthier Lebrecht, Olivier Guenek
00:09et puis je remercie Laurence Garnier d'être avec nous. Bonjour Madame Garnier.
00:13Bonjour.
00:14Vous êtes sénatrice depuis 2020, vous étiez membre de l'UMP, vous êtes aujourd'hui évidemment au Républicain, sénatrice depuis 5 ans.
00:24Vous êtes également conseillère municipale de Nantes, vous avez été secrétaire d'état à la consommation, vous avez été vice-présidente du conseil régional des pays de la Loire.
00:33Donc vous êtes une femme politique chevronnée depuis tant d'années, une jeune femme d'ailleurs avec un CV impressionnant comme le vôtre et vous êtes vice-présidente des Républicains.
00:45Ce qui nous intéresse évidemment ce sont les Républicains. Quelle est la position aujourd'hui des Républicains sur la censure ?
00:53Alors je voudrais d'abord rappeler que la censure n'est pas l'alpha et l'oméga de la vie parlementaire.
01:03Je pense que c'est important de le dire parce que à titre personnel, je l'ai déjà exprimé, je serais bien tentée de voter la censure au vu de ce que j'ai entendu hier,
01:14de ce que je viens d'entendre aujourd'hui au Sénat et encore davantage peut-être de ce que je crains pour la suite. On pourra en reparler.
01:24Maintenant quand je dis que la censure n'est pas l'alpha et l'oméga de la vie parlementaire, je crois que c'est quand même important de le rappeler.
01:31Aujourd'hui on entend un certain nombre de députés de ma famille politique dire qu'ils ne souhaitent pas la voter. Je l'entends.
01:39Moi ce qui m'intéresse c'est que dans ce cas de figure, parce qu'après tout c'est leur droit le plus absolu d'examiner le texte budgétaire qui sera présenté si la censure n'est pas votée demain,
01:51ce que je souhaite c'est qu'ils soient extrêmement fermes en examinant ce texte, le PLF et le PLFSS, sur l'ensemble des lignes politiques que nous voulons défendre.
02:01L'ensemble de ces lignes politiques. Mais je vais vous dire Pascal Proc, nous au Sénat, on va l'examiner le texte budgétaire.
02:07Donc je ne considère pas, malgré ma position personnelle, que ça fasse de mes collègues députés, des dissidents, de vouloir examiner le texte budgétaire qui sera présenté.
02:18Le cas d'échéance, si le gouvernement Sébastien Lecornu tient demain matin.
02:22Madame Garnier, c'est toujours la même question. Qu'est-ce qu'un homme politique ? Est-ce qu'il doit représenter ses électeurs ou pas ?
02:29Ou est-ce qu'il doit les trahir comme le fait régulièrement ou le font régulièrement les députés LR ou les membres du LR depuis tant d'années ?
02:36Et c'est pour ça qu'ils vous ont quitté.
02:37Je ne vais pas vous laisser dire ça Pascal Proc, parce qu'on essaie de tenir une ligne de clarté et de responsabilité.
02:44Mais c'est réussi. Dans un contexte où les choses sont compliquées pour tout le monde.
02:49Mais non, elles ne sont pas compliquées du tout, Madame Garnier.
02:51Elles sont très simples, Madame Garnier. Quand vous avez M. Wauquiez, je vais vous faire écouter ce qu'il dit il y a huit mois.
02:56Je sais ce que dit M. Wauquiez.
02:58Mais c'est très simple. En fait, les gens en ont ras-le-bol d'avoir des hommes politiques qui vendent leurs paroles aux derniers venus.
03:07C'est inadmissible.
03:08Bon, est-ce que je peux vous répondre Pascal Proc ?
03:10Non, vous allez répondre à M. Wauquiez. C'est ça qui m'intéresse.
03:12Parce que ce qu'il a dit, c'est lui qui le dit, ce n'est pas moi.
03:16Il dit aujourd'hui le contraire de ce qu'il a dit il y a neuf mois.
03:19Donc, ce n'est plus possible d'avoir des hommes politiques comme cela.
03:23Il y a un moment, il faut avoir une éthique. Autrement, on fait autre chose.
03:26Donc, écoutez M. Wauquiez et vous avez le droit de répondre Mme Garnier.
03:29Merci M. Proc.
03:30Ce qui était inacceptable, c'est quoi ? C'était de dire on arrête la réforme.
03:34Ça, c'est catastrophique.
03:35C'est-à-dire tous les pays autour de nous sont en train de dire il faut aller à 67 ans.
03:39Donc, dire on suspend, on arrête, catastrophe serait d'ailleurs été la première fois dans l'histoire de France
03:44où, alors qu'on avait fait une réforme, on se met à faire marche arrière, ce que même François Hollande n'avait pas fait.
03:49C'est lui qui le dit, catastrophe, ce n'est pas moi.
03:52Donc, à partir du moment où, huit mois après, il dit le contraire,
03:54je suis désolé, mais ça ne me convient pas.
03:58Et ça ne doit pas convenir non plus aux électeurs LR qui rendent leur carte.
04:02Qui rendent leur carte.
04:03Parce que la vérité, vous la connaissez, vous avez la trouille.
04:06La trouille.
04:07Est-ce que je peux vous répondre maintenant ?
04:09Non, mais parce que vous allez faire de la politique, ils ont la trouille d'aller sur les électeurs, devant les électeurs.
04:17D'abord, il y a une ligne politique au LR.
04:20Je le répète, nous avons un président qui s'appelle Bruno Retailleau,
04:24qui a été élu il y a quelques mois avec 75% des suffrages de nos adhérents.
04:29Il y a une ligne politique qui a été réaffirmée la semaine dernière avec 80% du bureau politique qui a confirmé la décision de Bruno Retailleau de ne pas participer au gouvernement Le Cornu 2.
04:41Cette ligne politique a d'ailleurs été validée hier soir par 75% des adhérents LR.
04:48Il y a 6 ministres LR.
04:49Ça fait quand même beaucoup.
04:50Alors, les ministres LR, effectivement, qu'ils aient aujourd'hui 80% du bureau politique et 75% des adhérents de leur formation politique contre eux, ça devrait leur poser question.
05:01Soit ils choisissent de quitter le gouvernement et de rester à LR, soit ils font le choix inverse, mais en tout état de cause, la clarification sera nécessaire.
05:09On est en train de préparer la réunion du bureau politique, et vous le savez.
05:13Maintenant que Laurent Wauquiez doivent clarifier ses propos, j'en conviens parfaitement.
05:17Il n'a rien à clarifier, il est le contraire.
05:19Mais pourquoi ces mots-là, il n'a rien à clarifier ?
05:23Madame Gardner, c'est des mots, je conteste vos mots, il n'a pas à les clarifier.
05:27Tout le monde comprend.
05:28En fait, faire de la politique, même comme vous le dites, ça m'est insupportable.
05:32Il n'y a rien à clarifier, il dit le contraire de ce qu'il a dit il y a 8 mois.
05:35Eh bien, écoutez, très bien.
05:37Est-ce que vous pouvez dire aussi que David Lislard, que François-Xavier Bellamy, que Bruno Retailleau,
05:44et qu'un certain nombre, pour ne pas dire la quasi-totalité des représentants de ce parti,
05:49maintiennent le cap sur la réforme des retraites, maintiennent le fait qu'elle est absolument...
05:54Et vous commencez par me dire, la censure n'est pas l'alpha et l'oméga ?
05:57Même vous, il y a dans vos propos une sorte de...
06:00Pascal Praud, écoutez ce témoignage.
06:02La chèvre et le chou.
06:03Écoutez ce témoignage que j'ai d'un chef d'entreprise de droite, de mon département,
06:10avec qui j'ai changé tout à l'heure.
06:11Qu'est-ce qu'il me dit ?
06:12Il me dit, politiquement, je suis pour la censure, économiquement, je suis contre.
06:17Vous voyez bien que c'est compliqué.
06:19Bien sûr que c'est compliqué, parce qu'il y a un appel à la stabilité,
06:23et les Français veulent de la stabilité.
06:25Et en même temps, il y a un vrai sujet, effectivement...
06:29Mais ce n'est pas vrai ce que vous dites.
06:30Les Français, ils veulent une dissolution.
06:31En fait, tout ce que vous dites est faux.
06:33Non, Pascal Praud.
06:34Ce que vous dites est faux.
06:35Les Français veulent...
06:35Pascal Praud.
06:36Les Français...
06:3675% des électeurs...
06:38Le départ d'Emmanuel Macron.
06:41Mais vous n'écoutez pas.
06:42Mais parce que ce que vous dites n'est pas vrai, madame.
06:43Le sondage BFM est là, ce matin, les Français, 75% de nos électeurs, ne souhaitent pas la censure.
06:52Voilà un sondage factuel.
06:55Alors, vous me direz, et vous aurez raison de me dire,
06:57qu'en même temps, 60% d'entre eux souhaitent une démission du président de la République.
07:03C'est pour ça que je vous dis que la situation est compliquée.
07:05Et elle n'est pas compliquée que chez nous.
07:07Je ne dis pas qu'on n'a que raison sur tout.
07:10Je suis très humble par rapport à la confusion, aujourd'hui,
07:13dont j'ai parfaitement conscience que porte notre formation politique.
07:16Mais regardez ce qui se passe à Horizon.
07:18Regardez Edouard Philippe qui appelle à la démission du président de la République.
07:21Regardez sa première vice-présidente, qui est d'ailleurs une femme que je connais bien,
07:24Christelle Morancet, qui est par ailleurs une femme courageuse,
07:26qui appelle à la censure.
07:28Mais vous allez voir demain que les députés Horizon, ils ne vont pas la voter, cette censure.
07:32Donc, les choses sont compliquées.
07:34Partout, arrêtez de faire une obsession sur les Républicains qui ont leurs difficultés.
07:39Je vous le concède, mais les choses sont compliquées.
07:41Madame Garnier, elles ne sont pas compliquées du tout.
07:43Elles ne sont pas compliquées du tout.
07:44Elles sont très simples.
07:46Vous avez des pleutres qui ont la trouille d'aller devant des électeurs.
07:49Point.
07:51Et aujourd'hui, la situation française réclamerait sans doute une clarification avec une dissolution.
07:56Sans doute, politiquement, on peut se mettre d'accord là-dessus.
07:59Mais je peux tout à fait l'entendre, je peux tout à fait l'entendre.
08:02Et pour des intérêts personnels de gens qui ont peur de perdre leur siège,
08:04et qui ne pensent qu'à eux, et qui ne pensent pas à la France,
08:07et bien ces gens-là se retrouvent dans la situation qu'on connaît.
08:10C'est votre vision, mais c'est aussi l'invertibilité qu'attendent un certain nombre de Français,
08:15et que vous entendez également.
08:17Elle est partagée par beaucoup de Français.
08:19Madame Garnier, il y a quand même nombre de LR qui appellent à la censure.
08:22Alors je sais, ils ne sont pas députés,
08:23donc ils n'auront pas à se présenter ou à se représenter en cas de dissolution.
08:27Mais François-Xavier Bellamy appelle à la censure et donc à la dissolution.
08:32David Lysnard, ce n'est pas n'importe qui.
08:35Valérie Pécresse le sous-entend elle aussi,
08:37parce que vous avez quand même fait deux campagnes présidentielles,
08:40avec François Fillon et Valérie Pécresse,
08:41où vous alliez beaucoup plus loin que la réforme borne.
08:44Sur la réforme d'un traite, François Fillon, il allait jusqu'à 67 ans.
08:47Donc en 2027, comment faire une campagne présidentielle en étant crédible,
08:52en proposant de décaler l'âge légal de départ à la retraite,
08:55après ne pas avoir censuré le gouvernement le cornu ?
08:58Donc en fait, c'est votre crédibilité.
08:59Là en fait, c'est une décision à court terme,
09:01mais à long terme, c'est catastrophique.
09:03Et le pire, c'est demain, les socialistes censurent.
09:05On n'a pas fait conscience que c'est une catastrophe de revenir sur cette réforme.
09:08Et demain, les socialistes censurent.
09:09Ça ne se voit pas vraiment, si vous me permettez.
09:11Parce qu'ils ont vu qu'ils sont...
09:13Gauthier Lebray vient de dire qu'on est très nombreux à dire qu'il faut...
09:16Sauf que vos députés ne sont pas d'accord sur cette ligne.
09:20Enfin, c'est quand même invraisemblable.
09:22Je vous assure, mais je ne sais pas si vous prenez la mesure de ce qui se passe dans votre parti.
09:28Vous avez 50 députés qui ne sont pas d'accord avec vous.
09:31Mais excluez-les !
09:32Mais est-ce que vous...
09:33Il ne va pas faire du monde avec ce qui restera plus.
09:35Il n'y aura plus de l'air, on n'est tout.
09:36Il y aura de la place au siège.
09:38Vous avez un président de l'air.
09:39Je vous dis simplement qu'ils vont étudier...
09:42Moi, j'attends clairement...
09:44D'abord, nos députés ont jusqu'à demain matin pour se déterminer.
09:46Et j'attends clairement, si la censure n'est pas adoptée,
09:50qu'ils se positionnent clairement lors de l'examen du PLFSS,
09:53du projet de loi de financement de la Sécurité sociale,
09:55puisqu'on sait que ça demandera un amendement dans le PLFSS
09:59pour proposer la suspension de la réforme des retraites.
10:03Là, les députés LR vont probablement sauver leur siège demain
10:06parce qu'il n'y aura pas de censure et pas de dissolution.
10:08Je prends un cas de figure qui va sans doute arriver.
10:10Le PS peut censurer au mois de décembre
10:12parce qu'ils sont en train de se rendre compte
10:13qu'ils se sont fait rouler dans la farine
10:14sur la suspension de la réforme des retraites.
10:17Mais là, il y aura donc dissolution.
10:18Vous reposerez votre question après la pub.
10:20Ça vous apprendra.
10:21Parce que les 16h43...
10:23Voilà.
10:23Et d'abord, je remercie beaucoup Mme Garnier
10:25d'être venu sous le feu roulant de nos questions
10:27parce que ce n'est pas facile, peut-être,
10:30de subir les questions de M. Lebret.
10:34Moi, j'ai eu Max Pisson hier, sénateur LR.
10:35C'est très bien de me faire.
10:3716h43.
10:41Européens, Pascal Proévo.
10:43Et je remercie Laurence Garnier,
10:44vice-présidente des Républicains, d'être là
10:46et je disais de passer sous le feu roulant
10:49des questions dures de notre ami Gauthier Lebret
10:51et qui va reposer cette question
10:53parce qu'elle était intéressante.
10:54et Laurence Garnier va pouvoir y répondre.
10:55Est-ce que ce n'est pas prendre le risque
10:57de simplement reculer le retour aux urnes ?
11:00C'est-à-dire que si demain, il y a censure du PES au mois de décembre,
11:03il y aura vraisemblablement dissolution.
11:06Donc, les députés LR ne retourneront pas aux urnes tout de suite.
11:09Mais quand ils vont devoir y retourner en décembre,
11:11il y aura probablement plus d'électeurs
11:12parce qu'ils se seront dévoyés avec les socialistes.
11:14Est-ce que ce n'est pas prendre un double risque de ne pas censurer demain ?
11:17Moi, je crois qu'on n'a jamais rien à perdre à défendre ses convictions.
11:20Donc, très clairement, j'invite l'ensemble de mes collègues
11:23à défendre clairement leurs convictions.
11:26Et donc à censurer.
11:27Et de toute façon, on reviendra.
11:28On reviendra aux urnes.
11:29Vous avez entièrement raison.
11:31Et donc, il ne s'agirait pas de perdre davantage
11:33en ayant mis sous le tapis un certain nombre de ses convictions,
11:36alors que, de toute façon, on arrivera à la dissolution
11:39et que les électeurs attendent de nous la clarté.
11:41Donc, vous avez appelé à censurer.
11:42Je vais vous dire très franchement...
11:43Vous seriez députée, Mme Garnier.
11:45Est-ce que vous voteriez la censure ?
11:46Mais je vous ai déjà répondu.
11:47Je suis sénatrice, donc ce n'est pas moi qui appuierai sur le bouton.
11:50Moi, je vous ai dit très clairement,
11:52je serais tentée de la voter.
11:54Oui, mais ça ne veut rien dire.
11:54Je serais tentée de la voter parce que...
11:56Je serais tentée.
11:56Mais parce que...
11:57Moi, je serais tentée aussi de vous écouter, peut-être.
11:59Je crains à la fois ce que j'ai vu hier
12:01et ce qui va arriver demain.
12:06d'être l'otage des socialistes, il l'est aujourd'hui.
12:09On a vu que demain, on aurait sans doute la taxe Zuckmann.
12:12Donc, Olivier Faure et ses amis n'ont pas attendu 24 heures
12:14avant de faire la demande d'après concernant le budget 2026.
12:19Donc, de fait, on a un véritable sujet.
12:21Et moi, je considère aujourd'hui
12:22que le gouvernement de Sébastien Lecornu
12:26est le pistolet sur la tempe.
12:28Ce qu'a dit mon collègue Max Brisson hier.
12:30Alors, Max Brisson, il va plus loin que vous.
12:31Max Brisson, sénateur Allaire, il dit
12:34je censure ce gouvernement.
12:35Et Laurent Wauquiez, quand il a pris la parole,
12:37on aurait dit le chef des députés PS.
12:40Et il faut exclure les six ministres.
12:42Mais il a raison.
12:42Mais je n'ai pas d'état d'âme sur les ministres.
12:46Clairement, aujourd'hui, il y a une ligne.
12:48Il y a un chef.
12:49Il y a 80% du bureau qui valide la décision de Bruno Retailleau.
12:5275% de nos adhérents.
12:53Ça veut dire que les ministres, soit ils restent et quittent LR.
12:57Soit ils quittent le gouvernement et ils restent à LR.
13:00Mais l'entre-deux, enfin les deux, c'est pas tenable.
13:02Comment marche LR ? Vraiment, je comprends pas.
13:05Il y a un président, c'est Bruno Retailleau.
13:07Monsieur Wauquiez, il fait ce qu'il veut ?
13:11C'est-à-dire qu'il n'y a pas de ligne, il n'y a pas de discipline dans ce parti ?
13:14Vous, vous l'avez eu, monsieur Wauquiez, ces dernières heures ?
13:16Non, je n'ai pas eu Laurent Wauquiez récemment.
13:17Et vous êtes vice-président, et monsieur Retailleau ?
13:19On a eu des visios, on n'a jamais eu autant d'échanges en interne que depuis que Bruno Retailleau est président de la République.
13:24Qui décide la ligne des Républicains ?
13:26Et président du parti, excusez-moi.
13:27Mais s'il est président du parti, c'est ça que je saisis mal.
13:30Donc monsieur Wauquiez, il dit ce qu'il veut à l'Assemblée nationale ?
13:34Non, écoutez, il y a une ligne qui est claire.
13:36On essaye d'être responsable.
13:37Ah bah, elle est très claire.
13:38Non, elle n'est pas claire.
13:39On essaye d'être responsable, et donc on ne dit pas, et on n'a jamais dit.
13:43Il faut virer Laurent Wauquiez maintenant, c'est ça le sujet.
13:46Il faut virer Laurent Wauquiez, qui n'est pas à la hauteur de la situation,
13:50qu'il rejoigne le parti socialiste et on n'en parle plus, point barre.
13:53Vous n'avez jamais entendu dire pour censurer.
13:55Non, mais c'est vrai.
13:56On n'a jamais dit, et Bruno Retailleau n'a jamais dit, on censurera pour censurer.
14:02Aujourd'hui, il y a une ligne avec certains républicains,
14:06Mettez-vous à la place des auditeurs
14:12LR qui m'écoute
14:13Laissez parler
14:14C'est pas possible
14:15Mettez-vous à la place des auditeurs dans leur globalité
14:18Christophe Bordet
14:19Vous n'êtes pas à la fac d'Assass en 85
14:22Avec vos amis en train de demander
14:25La tête de Madame Gardy
14:27Madame Gardy
14:28Vous dites une chose importante
14:31Bruno Retailleau ne demande pas la censure
14:33Mais nous n'avons jamais
14:34Dans notre parti dit qu'il fallait
14:37Censurer pour censurer
14:39L'exercice parlementaire
14:42Ne se limite pas
14:43A une censure qui ne réglera rien
14:45J'entends
14:47Là sur ce dossier précis
14:49Après
14:49Monsieur Lecornu a parlé hier
14:52Les choses sont simples
14:53Il propose la suspension de la retraite
14:56Et il augmente les impôts
14:57Et il augmente les dépenses publiques
14:59C'est pas très compliqué ça
15:00Est-ce que vous censurez ça, oui ou non ?
15:03Mais je vous ai dit à titre personnel
15:05N'étant pas député
15:06Mais la ligne du parti
15:07C'est pas très compliqué de dire ça
15:09Vous devez avoir une position là-dessus
15:12Mais il y a un chef du parti
15:14A l'Assemblée nationale
15:16Pardon ?
15:17Il y a un chef du groupe
15:19A l'Assemblée nationale
15:20Oui mais il y a un parti
15:20Ok ?
15:21Il y a un parti
15:22Qui n'a jamais demandé à personne
15:24De censurer pour le plaisir
15:26Alors il n'y a pas de parti
15:27C'est pas un plaisir
15:28Mais on vous demande
15:29C'est pas un plaisir
15:29Ce qu'on demande
15:30C'est de défendre notre ligne politique
15:31Je me souviens
15:32Les réunions de groupe
15:33Le président du parti venait
15:34Quand il y avait des moments importants
15:36Et c'était la ligne du parti
15:37Qui s'imposait
15:38Également au président du groupe
15:39Et là
15:40La question elle est très justifiée
15:42Est-ce que monsieur Wauquiez
15:43Fait ce qu'il veut
15:44Dans son coin
15:45Et quelle est la position
15:46Vous ne lui avez pas répondu
15:48Depuis le début
15:48Qui vous interroge
15:49La seule chose
15:50Que vous répondez
15:51Sur ce qui s'est passé hier
15:53Quelle est la position
15:54De monsieur Retailleau
15:55On a besoin de ça
15:56Parce que je veux dire
15:57Les remontées de terrain
15:58Que j'ai moi-même
15:59En tant qu'ancien député
16:00C'est catastrophique
16:02On rend notre carte à l'air
16:03C'est catastrophique
16:04Mais il faut absolument
16:06Que le président Retailleau
16:08Intervienne avant demain matin
16:10S'il ne le fait pas
16:11Adieu LR
16:12Moi je vous le dis
16:13Très bien
16:15Écoutez moi
16:16J'entends
16:16Et moi aussi
16:18J'entends les mêmes choses
16:19Monsieur Fenech
16:20Je l'entends parfaitement
16:21Je ne suis pas en train
16:22De vous dire
16:23Et encore une fois
16:23Je le dis avec humilité
16:24Que les choses sont simples
16:25Mais si vous
16:27Quand on regarde autour de nous
16:28Elles sont compliquées partout
16:30Mais je m'en fiche
16:31Là
16:31Je poserai des questions à un horizon
16:33On porte un certain nombre
16:34D'idées
16:34Mais oui mais vous ne posez pas
16:35Vous ne répondez pas
16:37A ma question simple
16:37Quelle est la position du parti
16:39Je vous demande
16:40Après
16:41Après
16:42Je réponds
16:43Je vous réponds
16:44Qu'on n'a jamais demandé à personne
16:46De censurer
16:47Pour censurer
16:48On demande de défendre
16:49C'est pas notre question
16:49Le texte n'est pas censuré
16:56Nous demandons
16:57Aux députés
16:58LR
16:58De se battre
16:59Pied à pied
17:00Texte par texte
17:01Article par article
17:02Pour défendre nos convictions
17:03Y compris celles
17:04Sur les retraites
17:05Y compris celles
17:05Sur les augmentations d'impôts
17:07Y compris celles
17:08Sur l'ensemble
17:09Des sujets
17:10Que nous portons
17:10Madame Garnier
17:11On a le droit
17:12Quand on est
17:13Je vous ai dit
17:14Que si j'étais
17:15A l'Assemblée nationale
17:17Je serais tentée
17:18Par la censure
17:18Je vous l'ai dit
17:19Je comprends même pas
17:20Que vous puissiez dire
17:21Je serais tentée
17:21En fait ça s'impose à vous
17:23Puisque c'est pas votre programme
17:24Enfin c'est ahurissant
17:27Vous avez des socialistes
17:28Qui vont augmenter
17:30Les impôts
17:30Augmenter la dépense publique
17:31Et suspendre
17:32Une réforme
17:33Mais vous dites
17:34Je serais tentée
17:35Où la seule réponse possible
17:36C'est censure
17:37Ou pas censure
17:37Et bien on a le droit aussi
17:39D'avoir une autre analyse
17:40On a le droit aussi
17:41De débattre d'un texte
17:43Et de se battre
17:44Pied à pied
17:44Sur ces idées
17:45C'est quand même quelque chose
17:46Qu'on peut entendre
17:47Pascal Praud
17:48Mais pas alors
17:49Ce qu'on a dit le contraire
17:50Pendant des mois
17:50Autrement
17:51La parole publique
17:52N'a aucun intérêt
17:53Elle n'a aucune valeur
17:54Lorsqu'on a expliqué
17:55Que c'était une catastrophe
17:57C'est vous qui le disiez
17:58Si c'était une catastrophe
18:00Il faut ça se censure
18:01A ce moment là
18:02Si c'est une catastrophe
18:03Et vous vous êtes là
18:04En train de me dire
18:04Oui mais il va falloir
18:05Pied à pied
18:06Tout ça c'est du cirque
18:07Tout le monde le sait
18:09D'ailleurs
18:09Tout le monde sait
18:10Que c'est du cirque
18:11C'est à dire que vous ne vous battrez pas
18:12La seule chose que vous avez
18:13Que vous pouvez utiliser
18:15Effectivement c'est la censure
18:16Ça c'est une arme
18:17Se battre pied à pied
18:18Tout ça c'est du langage
18:19De pardonnez moi
18:20De politiciens
18:21La vérité c'est que vous avez
18:22Une arme de main possible
18:23Que c'est un fusil à un coup
18:25Et que si vous ne le faites pas
18:26Ça entraînait la dissolution
18:27Et le retour devant les électeurs
18:30Vous serez évidemment
18:31Qui de toute façon
18:31Est inévitable
18:32Vous serez évidemment
18:33Vous serez l'essentiel
18:34Grandi de cette opération là
18:35Moi je n'ai jamais fait de politique
18:36En fait on a besoin
18:38Moi je suis un citoyen
18:39Comme un autre
18:39Les citoyens ont besoin
18:40De croire en des hommes politiques
18:42Ils ont besoin de croire
18:43A leur sincérité
18:44A leur authenticité
18:45Mais on est complètement d'accord
18:46Mais oui mais vous n'êtes pas d'accord
18:47Bah non vous n'êtes pas d'accord
18:47Regardez Pascal Praud
18:49Moi je comprends
18:49Que vous fassiez une obsession
18:50Sur les LR
18:51Je comprends
18:51Mais je ne fais pas d'obsession
18:52Sur les LR
18:53Sauf que vous êtes là
18:54Je ne vous entends pas
18:55Parler d'Horizon
18:55Où les cadres ont une position
18:57Et où les députés
18:58Demain ont la même
18:59Mais ils n'ont pas dit
18:59Regardez ce qui se passe au RN
19:01Regardez ce qui se passe au RN
19:04Parce que c'est intéressant aussi
19:06La censure
19:06La censure
19:08Votée par le RN
19:09Quand je vous dis
19:10Que ce n'est pas l'alpha et l'oméga
19:11D'une politique parlementaire
19:12On est passé
19:13Grâce aux censures
19:15Successives du RN
19:16D'un Michel Barnier
19:17Qui était clairement
19:18Dans une logique de cohabitation
19:19Avec Emmanuel Macron
19:20A un François Bayrou
19:21Qui s'en rapprochait dangereusement
19:23A aujourd'hui
19:23Un Sébastien Bleu
19:24Qui est l'heure de main
19:26D'Emmanuel Macron
19:27Donc si vous voulez voter la censure
19:29Tout le temps comme le fait le RN
19:30Ça n'a aucun sens non plus
19:32Je ne vois pas en quoi
19:33Ça fait avancer
19:34Le sujet pour les Français
19:35Le problème sur les députés LR
19:37C'est que Laurent Wauquiez
19:38A répété pendant un an
19:39Quand Bruno Rotaillot
19:40Était ministre de l'Intérieur
19:41Un, il faut sortir du gouvernement
19:43Deux, on va se dissoudre
19:44Dans le macronisme
19:45Bruno Rotaillot
19:46Sort du gouvernement
19:47Laurent Wauquiez dit
19:48Il faut y rester
19:48Au moment où ça penche à gauche
19:50Avec six ministres LR
19:51Ce qui était plus
19:52Que dans les gouvernements
19:53De François Bayrou
19:54Et de Michel Barnier
19:56Les LR
19:57Les députés LR
19:58Ont dit
19:58On a peur de se dissoudre
19:59Dans le macronisme
20:00Et là ils vont se dissoudre
20:01Dans le socialisme
20:02C'est ça qu'on n'arrive pas
20:03A comprendre
20:03Non mais je suis
20:05Je comprends parfaitement
20:06Ce que vous dites
20:07Et c'est pour ça
20:07Le retour de l'UMPS
20:09C'est l'argument non
20:10Pour Marine Le Pen
20:11Les collègues députés
20:12A la plus grande clarté
20:13Ils peuvent encore
20:14Changer d'avis
20:15Jusqu'à demain
20:16Ce sera le choix
20:18Qu'ils feront
20:19Mais vous savez
20:19Qu'il est à la clarté
20:22Sur les messages qu'ils portent
20:24En tout cas je vous remercie
20:25Grandement parce que vous êtes venu
20:26Et puis c'est vrai que
20:27Non c'est vrai que c'est pas facile
20:28Pour Madame Garnier
20:29C'est dur pour Madame Garnier
20:30Vous avez été particulièrement offensif
20:32Mais on n'enlèvera pas
20:35La fierté de faire partie
20:36D'un parti politique
20:38Qui est le seul
20:39A ne pas porter des propositions
20:40Démagogiques pour le pays
20:41Alors évidemment
20:42Oui mais qui les applique
20:43Il y a des difficultés
20:44Mais enfin
20:44La démagogie qu'on entend
20:46Partout ailleurs
20:47Que ce soit à gauche
20:48Que ce soit au RN
20:49Je suis désolé
20:50Les français n'ont pas besoin de ça
20:52Alors c'est facile
20:52De dire aux français
20:53Ce qu'ils ont envie d'entendre
20:54Moi j'ai au moins cette fierté
20:55Avec Bruno Retailleau
20:57Et avec mes collègues
20:58De porter des propositions
21:00Qui ne sont pas démagogiques
21:01On a gagné les dernières élections
21:03Les 7 impartiennes
21:04On va continuer
21:04Et en une semaine
21:05Vous avez mangé votre pain blanc
21:07C'est surtout le pays
21:09Qui a beaucoup perdu
21:09Vous savez
21:10Pour la semaine
21:10Qui s'est passé
21:11Parce que moi
21:11Ce qui m'intéresse
21:12C'est mon pays
21:13Avant mon parti
21:14Bon
21:14Oui mais là le parti
21:15Oui mais ça s'est éculé
21:16Comme si on dit en chose
21:17Pardon Madame
21:18Excusez-moi
21:19Madame
21:19D'abord je remercie Madame Garnier
21:21Parce qu'effectivement
21:21Elle a dû subir les foudres
21:23De vos questions
21:23Heureusement
21:24Heureusement que j'étais là
21:26Pour compenser
21:27Et modérer un petit peu
21:28Et je la remercie
21:29Et je lui souhaite
21:30Bonne chance également
21:31A Nantes
21:31Parce que ça va pas être simple
21:32Avec Foulk Chambard
21:35Il y aura peut-être
21:35Une alliance LRPS
21:36A Nantes aussi
21:37C'est peut-être
21:38L'alliance du futur
21:39Rassurez-vous
21:40Monsieur Lebré
21:40Ça n'est absolument pas
21:41A l'ordre du jour
21:42Rien n'entendit
21:44Ailleurs
21:44Je remercie
21:45Madame Garnier
21:46D'être venue
21:47Soyez gentils
21:47Avec Madame Garnier
21:49Et si vous saluez
21:50Laurent Wauquiez
21:51Vous lui dites
21:52Qu'on nous recherche
21:52A l'avoir au téléphone
21:53On lance un avis
21:55De recherche d'ailleurs
21:55Je ne l'entends pas
21:56Et si
21:57Comme s'il veut venir
21:59Nous parler
22:00Ça sera avec plaisir
22:00Je ne l'entends pas
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