00:00Ils découvraient comme moi. New York était la ville mythique. On avait tous envie d'Amérique en
00:10fait. Tout était nouveau, l'architecture, le mouvement, la musique partout dans les rues.
00:18Découvrir l'Amérique à cet âge-là, à cette époque, et puis en même temps avec un amoureux,
00:24c'est un bonheur de roman. Si Johnny aime l'Amérique, c'est aussi parce que c'est une partie de son
00:33histoire. Lee Hallyday, le mari de sa cousine, était son modèle. L'homme de la famille qui s'occupait de
00:41moi était américain, donc obligatoirement j'étais obligé d'avoir des goûts plus ou moins américains,
00:48puisqu'ils parlaient anglais, ils me parlaient anglais. Ses parents qui habitent tout le
00:54salle dans l'Oklahoma m'ont envoyé des bottes de cow-boy dès que j'avais l'âge de 5 ans.
00:57Quand le rock'n'roll est sorti en 1956, j'ai eu les premiers disques parce que ses parents me
01:04les ont envoyés. J'ai connu Bilalé, Gene Vincent, Elie Cochrane, Elvis Presley avant tout le monde.
01:10Je veux dire en France, Elvis Presley est devenu connu trois ans après que moi j'ai eu son premier
01:14livre. J'ai toujours vécu dans cette ambiance-là. Lee Hallyday, l'homme qui a tant inspiré Johnny,
01:21a raconté à son fils Michael les souvenirs de cette époque. Mon père m'a dit c'est marrant,
01:27la première fois que je l'ai vu avant qu'il parle, j'ai cru que c'était un petit américain parce qu'il
01:31ressemblait tellement à un petit américain que je voyais en Oklahoma chez moi. Dès le début,
01:37Lee l'a tout de suite trouvé attachant et Lee c'était son père adoptif.
01:44Mon père l'appelait John parce qu'il transformait tout en américain. Mon père s'est dit ok tu t'appelles
01:48Jean, en anglais ça se dit John, on va t'appeler Johnny et tu vas prendre le nom de Hallyday parce que
01:54c'est un nom qui porte bonheur, qui nous a toujours porté bonheur et ça va te porter bonheur.
01:58Mon père lui a appris les bases du métier, lui a parlé de ce que c'était que le swing,
02:04le fait qu'il fallait du mouvement dans les choses, qu'il fallait de la folie, un grain de folie,
02:08ce que les jazzmans avaient à l'époque, c'était une musique extraordinaire.
02:12Ce lien effectif avec cet homme qui lui a donné le sens du spectacle est indispensable à Johnny.
02:19Lee deviendra même son agent et son directeur artistique. Et c'est lui encore qui va inciter
02:26et Johnny a enregistré un nouvel album aux États-Unis. Tout se passe dans cette fameuse
02:43année 1971. A l'occasion de ce voyage, Lee Hallyday organise pour lui une virée dans
02:50l'Oklahoma pour des retrouvailles avec sa famille de chœurs.
02:59Mes parents ne se sont jamais occupés de moi et j'ai été élevé par des gens que je
03:05considère comme ma famille, qui ont été plus que ma famille, qui étaient artistes.
03:10C'est peut-être d'ailleurs grâce à eux que je suis artiste aujourd'hui.
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