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  • il y a 6 semaines

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00:00Pendant ce temps, il y a aussi des ministres LR au gouvernement.
00:04Alors ça, depuis la sortie de Bruno Retailleau, évidemment, ça pose un problème,
00:08puisque d'ailleurs les militants ont voté à partir d'aujourd'hui pour dire pour ou contre telle ou telle personne.
00:16Écoutez, David Lissnard, le maire LR de Cannes, qui a critiqué les Républicains entrés au gouvernement de Sébastien Lecornu,
00:23il était l'invité de Sonia Mabrouk ce matin sur CNews Europe 1.
00:25Des défroqués ne font pas la doctrine officielle, c'est vrai dans l'Église et c'est vrai partout.
00:33Oui, puisqu'aujourd'hui, ils rejettent un fait majoritaire, et je me réjouis de l'évolution qu'il y a eu au sein de LR,
00:39qui a consisté enfin à dire qu'il ne fallait pas participer à ce gouvernement, ne pas être la rustine du Titanic.
00:45Et donc, moi, j'attends des réactions fermes, mais il faut une doctrine.
00:49Tout ce qu'il y a aujourd'hui, ça traduit le fait qu'il n'y a pas de doctrine forte au sein de la droite.
00:54Voilà, les défroqués, dit David Lysnard, Ophélie Roch.
00:58Le mot est bien choisi, je trouve.
01:00Non, mais là, moi, ce que je ne comprends pas avec les LR, c'est de voir, en fait, que, déjà, que le parti n'était pas forcément ultra solide,
01:08c'est de voir, en fait, qu'on fait une partition comme ça entre, d'un côté, les idéologues qui disent
01:11« Ah non, non, on ne veut absolument pas s'allier avec Macron » et de l'autre, en fait, ceux qui sont là,
01:16les députés, qui sont les ministres, qui, eux, ont envie de continuer, justement, à bénéficier de ça.
01:21Donc, je ne vois, je ne comprends pas très, très bien, en vrai, ce que Bruno Rotaillot cherche à faire.
01:26Parce que, soit, ça veut dire, en fait, il demande quoi à tous ces gens-là ?
01:29Il leur demande de rompre frontalement et de manière, en fait, assez unilatérale avec le macronisme.
01:33Mais, d'une certaine manière, en fait, il accule des gens qui avaient encore des parcelles de pouvoir.
01:38Donc, en fait, qu'est-ce qu'il souhaite ?
01:40Est-ce que c'est pour faire une union des droites dans les semaines à venir ?
01:44Est-ce que c'est ça qui l'a... Parce que sinon, on ne comprend pas très bien, en fait.
01:46Bruno Rotaillot, il demande simplement à ce qu'on respecte l'idée et l'idéologie des militants.
01:52C'est-à-dire que, quand on a le sondage qui est publié aujourd'hui par Valeurs Actuelles,
01:56qui explique que vous avez 82% des sympathisants LR qui souhaitent une coalition gouvernementale
02:02Et 51% de renaissance ?
02:05Non, un peu plus de 40%.
02:06C'est 52% de renaissance.
02:07Mais 41, voilà, c'est 41% pas 51%.
02:09Mais même 41% de renaissance qui veulent une union des droites.
02:11C'est important.
02:12Ça veut dire que chez Horizon, autour des Bordes-Philippes, vous en avez beaucoup qui seraient prêts à gouverner avec le RN.
02:17Donc, ça montre bien qu'il y a aujourd'hui, mais c'est même plus une fracture,
02:20il faudrait inventer un nouveau mot, qui sépare la base militante des Républicains et la tête de ce parti.
02:26Quand vous voyez que les députés LR, actuellement, à l'Assemblée, souhaitent à tout prix éviter une dissolution
02:31parce qu'ils ont peur pour leur siège, pas pour le siège de leurs copains,
02:35parce que LR, s'il y a une dissolution, gagnerait certainement des sièges.
02:37Non, non, ils ont peur de leur propre siège, parce qu'eux, ils savent qu'ils ont été élus grâce au Front Républicain.
02:42Quand vous avez une telle déconnexion entre la base et le sommet,
02:45comment voulez-vous que le parti continue à survivre et à déclencher une vraie dynamique ?
02:51Parce que vous parliez de dynamique idéologique, mais là, on n'est même pas au stade de la dynamique idéologique.
02:54Pour LR, on est à la stade de la survie.
02:57Donc on fait quoi ? En fait, on fait la purge, c'est-à-dire qu'on fait la table rase et on essaie de construire l'avenir, avec le RN.
03:04C'est ça que les militants, voilà.
03:06Ça serait un vœu, mais c'est malheureusement pas aussi binaire comme ça en politique.
03:11Écoutez ce que pense justement Andréa Cotarac de cette union des droites,
03:15suite à ce sondage dont vous venez parler, Sébastien Ligné, il était l'invité de Christine Kelly ce matin sur Europe 1.
03:21Vous avez face à vous le porte-parole d'un parti qui est le moins sectaire de l'échiquier politique.
03:25Il n'en existe pas d'autres qui accueillent des gens de tous horizons qui veulent travailler pour la France
03:31et contre cette politique d'Emmanuel Macron qui l'a ruinée.
03:34Je vous prends deux exemples.
03:35Il y a des gens qui ont voulu faire l'union des droites, mais le RN les a accueillis.
03:38Je pense à Marion Maréchal.
03:40Vous avez, monsieur Ciotti, on accueille tout le monde.
03:42Vous avez face à vous quelqu'un qui a passé douze années aux côtés de Jean-Luc Mélenchon.
03:46Par contre, je commence un peu à en avoir marre de cette hypocrisie,
03:49DLR, mais aussi de reconquête,
03:50qui ne cessent de parler d'union des droites,
03:52mais qui lorsqu'ils ont un membre de leur parti qui font l'union des droites,
03:56pas qui en parle, qui font l'union des droites,
03:58Eric Ciotti, Marion Maréchal et d'autres,
03:59sont à exclure ces membres-là et à les excommunier de leur mouvement.
04:02Donc je ne sais pas vraiment qui souhaite l'union et qui souhaite la fracture.
04:06En tout cas, le RN accueille tout le monde parce que nous, on veut sauver la France.
04:08C'est notre principal objectif.
04:09Andréa Cotarac, porte-parole du RN.
04:12Mais vous voyez, quand on entend Andréa Cotarac,
04:14ce n'est pas pour critiquer le RN par rapport au LR ou les LR par rapport au RN,
04:17mais ça ne marchera pas.
04:19Ils ne se parlent pas, ces gens-là.
04:20Mais justement, c'est pour ça qu'il faut essayer de sortir de la question de l'union des droites.
04:24Et c'est pour ça que dans le sondage, on parle plutôt de coalition gouvernementale.
04:27Mais c'est de la sémantique, ça, Sébastien ?
04:29Non, non, non, ça change tout.
04:30Parce qu'union des droites, on pense candidat commun,
04:32on pense parti unique,
04:34on pense au fait qu'il y a quelqu'un qui va devoir être absorbé par un autre.
04:37Oui, mais il faut bien un vote utile, à un moment donné.
04:40Parce que le RN a une logique bonapartiste, hégémonique,
04:43qui consiste finalement à dire, c'est tout le monde avec moi,
04:45ou sinon ça ne m'intéresse pas.
04:46Donc ça, c'est le premier point.
04:47Quand on parle de coalition gouvernementale...
04:48Et puis il y a aussi l'élection de la dernière chance,
04:51même si pour l'instant, on ne connaît pas l'issue judiciaire pour Marine Le Pen,
04:54mais on sait que pour elle, c'est l'élection de la dernière chance.
04:56Bien sûr.
04:56C'est maintenant ou jamais.
04:57Mais quand on pense coalition, on pense, chacun part de son côté,
05:02chacun va dans son couloir de nage,
05:04et à la fin, on compte les scores,
05:05et on voit si on peut s'entendre entre nous.
05:07C'est ça, le modèle italien sur lequel beaucoup de gens se basent avec Giorgia et Méloni,
05:11c'est ça.
05:12Tout le monde n'a pas rejoint le parti de Giorgia et Méloni,
05:14ce n'est pas devenu un parti unique.
05:15Oui, c'est la coalition, mais on n'a pas cette culture-là.
05:18Oui, mais c'est le seul moyen pour que les droits s'entendent.
05:20Ça veut dire qu'il faut changer le logiciel de culturel politique français.
05:23C'est très ambitieux ce que vous dites.
05:25Mais personne ne croit une seule seconde
05:26qu'Éric Zemmour va se ranger derrière Marine Le Pen,
05:28que Bruno Retailleau va se ranger derrière Jordan Bardella.
05:30C'est aux Français de trancher par le vote au premier tour,
05:34et ensuite, on voit.
05:35C'est ça, le principe de une coalition.
05:36Ah, attends, attends, attends, on voit quoi ?
05:38On a vu mille fois.
05:39Moi, j'ai un petit peu plus de kilométrage, cher ami.
05:41On a vu mille fois.
05:42Qui a dit qu'on avait la droite la plus bête du monde ?
05:45Ça remonte aux années 50.
05:48On a vu mille fois, cher Sébastien.
05:50Oui, mais l'électorat n'était pas pour.
05:52Aujourd'hui, l'électorat est dans une majorité écrasante.
05:54Mais entre ce que l'électorat dit dans des sondages
05:56et ce qu'il fait à la fin dans l'isoloir est très différent.
05:59Regardez, Nicolas Dupont-Aignan,
06:02qui était l'invité du grand rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos,
06:05hier, disait une chose très importante.
06:09Il disait, regardez, oui, il y a eu le front républicain.
06:11Oui, il y a eu des arrangements.
06:12Oui, il y a eu presque un bourrage de crâne, si vous voulez,
06:16entre les deux tours.
06:18Mais à la fin, c'est les Français qui votent.
06:20À la fin, vous êtes dans l'isoloir,
06:22vous avez un bulletin.
06:23Il y avait, je ne sais plus combien de centaines de bulletins,
06:26comment dirais-je, RN possibles,
06:29pour le deuxième tour ?
06:31Eh bien, les Français n'ont pas voté.
06:33Donc, ce n'est pas aussi binaire, malheureusement,
06:35et je le regrette.
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