00:00Encore une fois, je nuance vos propos, ce n'est pas un ralliement, c'est une alliance.
00:05Moi, je fais partie de ceux qui considèrent que la droite, que les idées droites,
00:10que je définirai par trois mots, l'autorité, l'identité, la liberté,
00:15que ces idées ne pourront être demain au pouvoir.
00:19Et la France a besoin de ces idées, elle a besoin d'ordre, dans la rue, dans les comptes,
00:23elle a besoin de protéger, de préserver, de conserver son identité, son histoire.
00:28Elle a besoin de promouvoir une liberté économique, une liberté d'entreprendre,
00:34qui s'écarte de la norme et de l'impôt.
00:37Ces idées, on en a besoin pour redresser un pays qui est de plus en plus engagé dans le déclin,
00:42au plan économique, au plan sociétal, et que pour que nous gagnions, pour que ces idées gagnent,
00:48ça ne sera impossible sans une alliance avec ceux qui constituent aujourd'hui le premier parti de France,
00:54c'est le Rassemblement National.
00:55Moi, quand j'ai fait cette alliance présidente des Républicains,
00:59au lendemain d'une élection européenne,
01:01où le Rassemblement National de Jordan Bardella faisait 32-33%,
01:07nous, on faisait 7%.
01:10Donc, la logique, c'est qu'à 7%, on ne peut plus imposer sa règle.
01:16On ne peut plus imposer sa règle, surtout qu'on venait d'une élection présidentielle
01:19où on avait fait 4,7%.
01:22Donc, à partir de là, j'ai dressé ce constat, qu'on le regrette ou pas,
01:26qu'il fallait casser ces codes, ceux du politiquement correct,
01:30ceux du cordon sanitaire, qui faisaient que depuis des années,
01:34la gauche s'autorisait toutes les alliances.
01:37Celle de M. Mitterrand avec le parti des 100 millions de morts,
01:40le parti communiste, qui n'a gêné aucun commentateur.
01:43Celle du Parti Socialiste avec M. Mélenchon,
01:46y compris après le 7 octobre et les outrances qu'on a connues,
01:50qui n'a gêné aucun commentateur non plus.
01:53Et que la droite avait cet interdit moral que la gauche avait jeté
01:59pour dire que la droite est condamnée à être divisée par deux.
02:03Quand on regarde les scores de Nicolas Sarkozy,
02:05et j'y reviens très longuement dans mon livre,
02:07en 2007 et ceux de Jordan Bardella aux élections européennes l'année dernière,
02:12il y a un peu plus d'un an, ce sont des vases communiquants.
02:16Tous les deux ont eu à peu près le même score, 32%, 32%.
02:20Et à l'époque, Jean-Marie Le Pen faisait en 2007 9%,
02:24et nous, en 2024, on faisait 7%.
02:26Ces électeurs, ils sont venus d'où ?
02:28Ils sont venus de chez nous, ils sont venus de la droite classique.
02:32Ce ne sont pas des nazis ou des fascistes comme la doxa de gauche,
02:37rejoint par certains de mes anciens amis LR,
02:40qui ont dit quand même qu'ils préféraient un bulletin LFI
02:43ou un bulletin communiste comme M. Xavier Bertrand
02:46à un bulletin du Rassemblement Nationaliste.
02:50Donc j'ai voulu donner ce signal.
02:54Nous n'avons pas gagné,
02:56mais ce n'est reculé que pour mieux sauter.
02:58Je pense que la victoire va arriver.
02:59Ce qui se passe depuis un an,
03:02ce qui nous ont empêché de gagner.
03:04Nous avons gagné dans les urnes 11 millions d'électeurs.
03:08Cette coalition a rapporté en nombre de voix un succès
03:11jamais égalé dans une élection législative.
03:15Mais pour autant, les 243 retraits réciproques au second tour,
03:20ceux qui ont vu des LFI se désister pour des LR,
03:25et vice-versa, nous ont empêché de gagner.
03:27Mais quel est le résultat ?
03:29Vous me disiez, qu'est-ce qui s'est passé depuis un an ?
03:31Depuis un an, on a plus de dettes,
03:33on a plus d'impôts,
03:35on a plus de dépenses publiques,
03:36on a plus de violences dans la rue.
03:38On l'a vu malheureusement avec les drames qui se sont produits
03:41et encore le meurtre de Mélanie.
03:44Et plus d'immigration.
03:45Est-ce qu'en un an,
03:47ceux qui ont fait ce barrage,
03:48les castors qui ont fait ce barrage,
03:53est-ce qu'ils ont aidé la France ?
03:55Ils ont empêché que la droite gouverne,
03:56qui est une coalition avec ses différences.
03:58Encore une fois, moi, je ne viens pas du Rassemblement National,
04:01je suis gaulliste,
04:02c'est pour ça que j'ai appelé mon parti l'UDR,
04:05mais je dresse ce constat,
04:07qu'on le regrette ou qu'on ne le regrette pas,
04:09que la droite, si elle n'est pas toutes les droites,
04:12si elles ne sont pas unies,
04:14eh bien, on laissera la gauche
04:16ou les faux semblants de gauche,
04:18comme le visage de M. Macron en est l'expression,
04:21continuer à gouverner le pays
04:23et le conduire dans le déclin.
04:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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