00:00Europe 1, Pascal Proévo.
00:02Il est 17h17, nous sommes avec Caroline Iturbide, Gérard Carreau, Christophe Bordet, Gauthier Le Brett, Olivier Guenek et Olivier Mazerol,
00:09qui a posé une question il y a une seconde à M. Jacobelli, comment vous faites des économies ? Vous avez une minute quinze.
00:15Merci M. le Professeur. Il suffit d'écouter les Français qui sont en général des gens de bon sens.
00:19Qu'est-ce qu'ils nous disent ? Il y a un problème avec l'immigration.
00:21Oui, il y a 18 milliards à aller chercher sur les aides sociales, notamment les aides de logement aux migrants qui arrivent en France.
00:2618 milliards, ce n'est pas rien, ce n'est pas neutre. C'est ce qu'on peut préserver du pouvoir d'achat des Français.
00:31Il y a le coût de l'État qui est devenu obèse et notamment le coût territorial, ce millefeuille territorial avec les grandes régions dont les frais généraux ont explosé.
00:39Là aussi, il y a 10 milliards à chercher.
00:40Combien ?
00:41Au moins 10 milliards.
00:42Au moins.
00:43C'est un peu au doigt mouillé votre affaire.
00:44Non, non, non, pas du tout. C'est au moins 10 milliards.
00:46Au moins 10 milliards. Je suis toujours très prudent dans le chiffre.
00:48On est à 28 milliards.
00:50Exactement.
00:50Autre économie.
00:5175 milliards de fraudes sociales et fiscales. On peut aller en chercher au moins 15 à 20%.
00:55Qui, aujourd'hui, ne sont pas encore proués.
00:57Par définition, ce n'est pas la fraude. Vous dites fraude 75, par définition, on ne le sait pas.
01:01On ne le sait pas, mais c'est un vrai minimum. Beaucoup disent beaucoup plus ça.
01:03Encore, j'ai pris les chiffres les plus faibles.
01:06Pas doigt mouillé, je prends toujours le chiffre le plus faible pour vous rassurer, Pascal Praud.
01:09Donc là, on est à 100 milliards d'économies.
01:11Je sais que vous êtes très inquiet.
01:12On est à 100 milliards.
01:13Et puis, il y a toutes les agences qui ne servent à rien. L'Arcom, l'ADEME.
01:15Alors, ça ne sert à rien, mais ça ne coûte pas grand-chose, hélas.
01:17Oui, mais il y en a quand même beaucoup.
01:19Il y en a 13.
01:20Il y en a beaucoup.
01:20Mais c'est vrai que ça ne sert à rien.
01:21Au total, vous avez chiffré, vous avez dit, 100 milliards, c'est à peu près le nombre de milliards qu'on peut récolter chaque année.
01:27On dirige la retraite, notamment la vôtre.
01:29Sur les retraites, l'idée n'est pas de régler les retraites et qu'il n'y ait plus de cotisations, plus de cotisations.
01:34Ce qui veut dire plus d'emplois.
01:36Et pour ça, il faut libérer les cartons économiques.
01:39Mais 62 ans, 42 annuités, pour ceux qui ont commencé à travailler après 20 ans.
01:43La retraite par capitalisation, ce n'est pas votre truc.
01:45Non, a priori, ce n'est pas notre truc.
01:46On est ouvert à la réflexion, mais aujourd'hui, ce n'est pas le cœur du problème, Pascal Praud.
01:51Le problème, c'est qu'il n'y a pas assez d'emplois en France, parce que nos entreprises sont martyrisées fiscalement et par les normes, et que donc elles ne créent pas assez d'emplois.
01:57Mais l'emploi crée l'emploi.
02:00On pourrait tenir deux heures.
02:01Je me souviens de l'époque où les femmes ont commencé à travailler, c'était dans les années 60.
02:05Et les hommes ont dit, quelle horreur, qu'elles vont nous piquer nos emplois.
02:09Plus il y avait de femmes qui travaillaient, plus ça créait des emplois.
02:17Monsieur Mazerolle, s'il vous plaît.
02:19Bon, merci, cher Laurent Jacobelli, député de la Moselle.
02:26Je ne vous félicite pas sur les résultats du SMS actuellement.
02:29Mais bon, en revanche, je sais que vous êtes attendus sur une chaîne d'information.
02:33Eh bien, vous avez bien raison.
02:34Eh bien, vous saluerez ces excellents confrères.
02:37Parfait.
02:3817h20.
02:4016h-18h.
02:41Pascal Praud sur Europe 1.
02:43Bon, on n'a pas écouté Sébastien Lecornu.
02:45C'était Conseil des ministres cet après-midi.
02:47Je vous propose de l'écouter quelques secondes.
02:49Sur la position de la France, on va voir la France condamnée à être une figurante.
02:53Merci d'avoir accepté de rentrer au gouvernement de la République dans un moment qui, on le sait, est difficile.
02:58Et au fond, dans notre seul objectif et seule mission, évidemment, de surpasser, de dépasser cette crise politique dans laquelle nous nous trouvons
03:09et qui sidère une partie de nos concitoyens et de nos concitoyens, qui peut aussi sidérer une partie du monde qui nous regarde
03:15et sur laquelle la responsabilité qui est la vôtre, qui est la mienne, qui est la nôtre, devant le pays, et un peu peut-être devant l'histoire,
03:21toutes choses égales par ailleurs, mérite évidemment un engagement de chaque instant.
03:24Et je mesure chaque risque que vous avez pris.
03:26Bon, on peut faire un tour d'horizon de ce gouvernement.
03:30Je disais, ce qui est absolument extraordinaire, et c'est tellement Emmanuel Macron,
03:35dans un poste aussi important que le ministère de la Transition écologique.
03:41Vous avez aujourd'hui Monique Barbu, qui est le chef de file des gentils nucléaires.
03:48Et en parallèle, vous avez un président qui a décidé de relancer la filière nucléaire.
03:53Après l'avoir enterrée.
03:54Après l'avoir enterrée.
03:55Mais je crois que Fessenheim avait été fermé par M. Lecornu.
03:59Absolument, quand il était secrétaire d'État au même ministère de la Transition écologique.
04:02Donc, c'est un chiffon rouge, Mme Barbu.
04:06Le public ne la connaît pas.
04:08Elle a été présidente de WWF, qui est, disons-le, une association écologique radicale.
04:15Elle a eu des mandats de l'ONU.
04:17C'est une femme très engagée à gauche, pourquoi pas.
04:19Mais elle est aussi responsable de la difficulté que nous avons dans l'énergie.
04:25Toutes ces éoliennes qui ont été plantées et dont on remet aujourd'hui et l'efficacité et le coût.
04:30Et puis surtout, elle est anti-nucléaire.
04:32Une anti-nucléaire, j'ai envie de dire, primaire.
04:35Donc, ce choix a étonné, pour le moins.
04:38Oui, bien sûr.
04:39Mais d'ailleurs, on ne sait pas de qui il est, ce choix.
04:42Est-ce que c'est la suggestion de Sébastien Lecornu, ou c'est Emmanuel Macron qui l'a imposé ?
04:46Non, il est pour amadouer le PS avant la réforme des retraites, sans doute.
04:51C'est-à-dire que vous aurez deux signaux.
04:52Les écolos, bien sûr.
04:53Vous aurez deux signaux d'envoyer pour qu'Écolo et PS ne censurent pas.
04:58Vous aurez la réforme des retraites demain qui sera enterrée.
05:00Elle sera enterrée sans doute, ou ils trouveront une manière de l'enterrer,
05:06qui fera que le PS ne pas voter la censure.
05:09Et vous avez ce message aux écolos.
05:11Pour que le PS ne vote pas la censure, il faut dire,
05:13suspension immédiate et totale de la réforme des retraites.
05:17Il faut que Sébastien Lecornu prononce cette phrase dans son discours de politique générale demain.
05:21Suspension immédiate et totale.
05:23J'attends de voir demain.
05:25Est-ce que ça suffira ?
05:26Oui, ça suffira pour éviter la censure à l'instant T.
05:28Après, on verra, pendant le fait de mal l'utiliser, etc.
05:32Il a dit qu'il ne l'utilisait pas.
05:34Oui, il l'a dit.
05:34Mais on verra s'il arrive.
05:35La dernière fois, l'avant-dernier gouvernement.
05:36C'est tout l'horizon de ce ministère.
05:39C'est un gouvernement technique.
05:41Il y a quand même 6 MR qui sont là, qui ont été exclus.
05:45D'ailleurs, vous me disiez d'ailleurs que...
05:46Il y a un communiqué qui dit qu'on va les exclure.
05:48Monsieur Darmanin qui reste...
05:49Alors, c'est le plus fort.
05:50Franchement, politiquement, je ne parle pas de ce qu'il fait.
05:52Mais il a oublié qu'il voulait être président de la République.
05:56Franchement, on peut s'arrêter deux minutes.
05:58Monsieur Gérald Darmanin, parce que politiquement,
06:00je pense que c'est ce qu'on a fait de plus fort ces dix dernières années.
06:04C'est-à-dire que c'est l'homme qui survit à tout.
06:07Il n'a pas pris la parole.
06:08Il n'a pas fait un média pendant cette semaine horrible
06:11parce qu'il ne voulait pas s'exposer.
06:13À chaque fois, il arrive à s'en sortir.
06:16Par exemple, c'est extraordinaire, c'est un exemple très précis,
06:19sur le front républicain et les désistements.
06:23Il a été réélu suite à la désistement d'un LFI.
06:26Et il a attendu, c'est un exemple très précis,
06:28que le LFI se désiste pour le lendemain dire
06:30« Ah non, il ne faut pas de désistement et il ne faut pas faire le front républicain. »
06:34Mais tout est comme ça avec Gérald Darmanin.
06:35Il est très fort politiquement, c'est entendu.
06:37Mais bon, il reste Rachida Dattireste.
06:39Rachida Dattireste.
06:40Alors, même chose, est-ce que Bruno Rotaillot va l'exclure
06:42alors qu'ils ont un deal pour les municipales et la mairie de Paris ?
06:44Voulant l'exclure à l'économie, c'est un proche d'Emmanuel Macron.
06:49C'est un proche d'Emmanuel Macron.
06:50C'est un gouvernement, on l'a tous dit, très macroniste.
06:54Bon, les postes sur...
06:55Alors, il y a un nouveau venu à l'éducation nationale que personne ne connaît.
06:58Oui, vous avez parlé de la nouvelle ministre de la Transition écologique.
07:01Ça ne suffira pas pour amadouer les écolos.
07:03C'est-à-dire que là, on verra pour les retraites sur le PS,
07:06mais enfin, les écolos, ils ne vont pas être amadoués
07:07parce qu'ils ont une anti-nucléaire à la Transition écologique
07:10qui a d'ailleurs un ministre délégué qui est pro-nucléaire.
07:13Donc, c'est toujours pareil.
07:14Mais d'ailleurs, on va voir si...
07:16Vous avez oublié un troisième concession majeure
07:19qui sera l'impôt, une forme d'impôt sur la fortune.
07:22Un impôt supérieur qui rétablira ou bien une forme d'ISF
07:26ou bien quelque chose...
07:28Et on va voir si cette ministre de l'écologie va éviter le scandale
07:32parce qu'il y a un scandale qui se prépare en coulisses quand même.
07:35C'est la privatisation des barrages hydroélectriques en France.
07:38C'est-à-dire que ce ne serait plus EDF qui aurait la charge de ces barrages.
07:41Alors qu'évidemment, c'est quand même un point pour notre énergie
07:44qui est très importante.
07:46Et on va voir si elle est capable de s'opposer à ça ou pas du tout.
07:49Bon, je vous propose d'écouter...
07:50On écoutera dans une seconde ce qu'a dit Emmanuel Macron
07:52parce que c'est très intéressant aussi ce qu'a dit Emmanuel Macron.
07:55Il y a beaucoup de réactions, bien sûr.
07:57Olivier Mazerolle est avec nous.
07:58J'ai une petite surprise pour vous.
07:59Je peux peut-être la passer tout de suite, cette petite surprise
08:01sur ce que vous avez été dans cette maison.
08:03Ah oui, alors ça remonte à loin.
08:05Eh oui, mais on a des archives.
08:06J'ai débuté à la radio en 1965 à Europe numéro 1 à l'époque.
08:11François 1er.
08:12Et nous avons une archive, Laurent Tessier me l'a dit,
08:16nous avons une archive de 1968
08:20quand Olivier était à l'antenne, Olivier Mazerolle, d'Europe.
08:23A écouter.
08:24Oui, Étienne Mougeot, cette manifestation CGT a sans aucun doute revêtu un caractère politique.
08:31Certes, les manifestants ont réaffirmé leurs revendications syndicales,
08:35mais uniquement sur des panneaux et sur des banderoles.
08:39Les slogans criés par les manifestants étaient, eux, politiques.
08:43Ils disaient, De Gaulle démission, adieu De Gaulle et gouvernement populaire.
08:48Voilà, je peux vous dire qu'après, les communistes ont juré que jamais
08:53ils n'avaient crié gouvernement populaire.
08:56Non, mais la voix est bonne.
08:57Je trouve que vous allez faire une bonne carrière, je pense.
08:59En 1968, oui.
09:01Je pense qu'il y a une modernité.
09:03Ça ne change pas trop, voire pas du tout.
09:06Étienne Mougeot était manifestement au micro ce jour-là.
09:09Ben oui.
09:10Et on salue ça de moi.
09:11Ah ben il y avait des gens très bien.
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