- il y a 4 mois
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00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:02Christine Kelly et vos émissions spéciales depuis 10h ce matin et à 12h17, chère Christine,
00:07après avoir reçu Aurélien Lecoq qui est députée des FI du Nord.
00:11C'est le moment d'accueillir votre nouvelle invitée, Martin Garagnon, vice-président renaissance des Hauts-de-Seine.
00:16Oui, ma chère Géraldine, bonjour Martin Garagnon.
00:19Nous sommes en train de vivre une actualité exceptionnelle en ce moment,
00:23la libération des otages, le discours de Donald Trump à la CNESET
00:28avant de parler de la politique en France.
00:30J'ai beaucoup de questions à vous poser, et Gabriel Cluzel et Eric Tegner aussi.
00:34Peut-être une question à propos de Donald Trump, ovationné à la CNESET aujourd'hui.
00:38Bravo Donald Trump !
00:39Bien sûr, bien sûr, mais bravo à tous ceux qui ont contribué à cette situation, à cette libération.
00:45Enfin, cette libération inespérée, parce qu'il y a encore quelques semaines...
00:48Qui a contribué ?
00:49En premier lieu, Donald Trump, il faut le saluer.
00:52On peut avoir des accords, mais ne faisons pas preuve de dogmatisme.
00:56Ne boudons pas le plaisir et la joie de voir enfin des otages libérés des corps,
01:00malheureusement aussi, qui vont être rendus à leur famille pour pouvoir faire un deuil.
01:05Et puis surtout, la reconstruction à venir des otages, on sait que ça va prendre du temps.
01:09On sait que pour certains, ce ne sera jamais possible de vivre avec cette cicatrice,
01:13ces souvenirs de deux ans de détention dans des conditions atroces.
01:16Donc, évidemment, merci et bravo au président américain.
01:21Il ne s'agit pas, ce n'est pas un combat de coq.
01:23Moi, je suis prêt à remercier la terre entière à partir du moment où on trouve une solution,
01:27où on libère des otages innocents, où on trouve une solution de paix et de perspective de paix à long terme.
01:32C'est ça qui est en jeu.
01:33Ce n'est pas les guerres d'égo, le reste importe peu.
01:37Mais aujourd'hui, évidemment, c'est sous l'égide du président américain.
01:40J'ai envie de dire que c'était le seul, finalement, mais on le savait depuis le début,
01:43c'est le seul qui a les moyens, au niveau international,
01:46de pouvoir faire avancer ce type de sujet.
01:48Les Etats-Unis, c'est une superpuissance militaire et diplomatique inégalable dans le monde.
01:52Le seul qui a les moyens, Martin Réunion, parce qu'il a le courage et Emmanuel Macron dans tout ça.
01:56Et le pouvoir.
01:57Emmanuel Macron, peut-être que ce sera...
02:00Le courage, le pouvoir, mais quand même, il y va.
02:01Emmanuel Macron, on a envie de se dire, bon, il félicite.
02:05Pardon, mais j'ai l'impression qu'il est quand même en dessous de tout ça.
02:08Il est quand même en dessous de cet accord de paix.
02:11Il ne parlait pas de paix.
02:12On a l'impression qu'il applaudit aujourd'hui, mais il a quand même reconnu l'État de Palestine
02:18à un moment qui était plutôt gênant.
02:20Certains ont beaucoup critiqué ce moment.
02:22Quel est le rôle d'Emmanuel Macron dans tout ça ?
02:24Vous savez, le rôle d'Emmanuel Macron, il incarne la France à l'étranger
02:27et il emploie tous les moyens qui sont à notre disposition,
02:30qui sont à la hauteur de notre puissance actuelle.
02:33Il ne faut pas s'imaginer se voir plus...
02:35Donc le pays ne représente plus grand-chose.
02:37C'est la grenouille et le bœuf.
02:38Mais en 2003, vous vous souvenez de ce fameux discours de Dominique de Villepin
02:41à l'Assemblée Générale des Nations Unies
02:42qui s'opposait à l'intervention militaire américaine en Irak ?
02:46La France avait exprimé une voix forte,
02:48mais on n'avait pas pu empêcher cette guerre pour autant.
02:50Là, c'est un peu pareil.
02:51C'est-à-dire que la voix d'Emmanuel Macron, elle porte...
02:53Non, elle n'a pas porté.
02:55Mais c'est votre analyse.
02:56Oui, c'est mon analyse.
02:57Mais permettez-moi d'en avoir une différente.
02:59Beaucoup disent qu'elle n'a pas porté cette voix.
03:01Et Donald Trump lui-même dit que cette voix n'a pas porté.
03:03Mais oui, parce que Donald Trump,
03:05il a un peu envie de s'accaparer de tous les mérites.
03:07Et il a beaucoup de mérites.
03:08Je viens de le reconnaître.
03:10Et en 8 mois, il a fait plus qu'Emmanuel Macron en 2 ans.
03:14Vous ne pouvez pas comparer la force de frappe,
03:16on va dire, militaire et diplomatique des Etats-Unis
03:19avec celui de la France.
03:20Soyons réalistes, ça n'a jamais été le cas.
03:22La France, depuis des siècles, n'est plus à la hauteur des Etats-Unis.
03:25Oui, mais la France avait une voix qui portait Martin Garagnon.
03:26Elle continue à porter.
03:27Non, je n'ai pas l'impression.
03:29Soyons honnêtes, Martin Garagnon.
03:31On est affaiblés.
03:32Écoutez juste les déclarations de Donald Trump au mois de février.
03:35Où il parlait de ce projet un peu farfelu d'une rivière à Gaza.
03:39Voyez la situation à l'heure actuelle.
03:40Il y a une intelligence humaine
03:41qu'il faut qu'on reconnaisse tous collectivement à Donald Trump.
03:44C'est qu'il comprend les dynamiques et les rapports de force.
03:46Il a vu qu'Emmanuel Macron,
03:48avec son initiative franco-saoudienne,
03:50l'Arabie saoudite,
03:51c'est un pays qui n'est pas mineur pour Donald Trump.
03:54C'est un acteur essentiel dans sa politique internationale
03:56et notamment au Moyen-Orient.
03:57Il a vu que cette initiative-là,
03:59le discours du 24 juillet, etc.,
04:00avait fait bouger beaucoup de pays,
04:02dont la Turquie,
04:02qui aussi est un acteur essentiel pour Donald Trump,
04:05qu'il y a Sharm el-Shera en ce moment,
04:06et d'autres pays.
04:07Il a compris cela.
04:08Il a eu cette intelligence-là
04:09et cette capacité aussi à se dire
04:11qu'il faut aussi que nous, on bouge
04:12pour garder aussi la main.
04:14Et ça a déclenché...
04:15Alors, à mon sens,
04:17il y a eu un véritable déclic
04:18de la France par son attitude
04:20qui aboutit,
04:21qui contribue à aboutir à ce résultat-là.
04:24Mais s'il faut dire merci Trump,
04:25moi je le dis sans aucun problème.
04:26Alors, je fais une petite parenthèse.
04:27Le Hamas a remercié la Turquie,
04:29l'Arabie saoudite,
04:30tous les pays, sauf l'Algérie.
04:31Ouh, ça c'est encore un autre sujet.
04:32On en parlera dans un instant.
04:33Garen, il y a plus de la même question.
04:34Oui, à propos d'Algérie.
04:35Oui, je vous avais dit merci Trump.
04:37Parce que j'ai l'impression
04:37que vous étiez à deux doigts
04:38de dire que c'était Emmanuel Macron
04:40qui était la France.
04:40J'ai démarré par ça.
04:41J'ai cru ça aussi.
04:42J'ai démarré par merci Trump.
04:43Très bien.
04:44Vous avez réitéré votre remerciement.
04:46Et sans ne pas du tout, bien sûr.
04:48Puisqu'on parle d'otages,
04:49nous, nous avons des otages,
04:50et puisqu'on parle d'Algérie aussi,
04:52nous avons des otages,
04:53deux otages,
04:54dont Boilem Sansal,
04:56âgé, malade,
04:57dans les geôles algériennes.
05:00Alors, Emmanuel Macron a beaucoup critiqué
05:02le gouvernement israélien.
05:05Le fait est qu'eux récupèrent leurs otages.
05:07Nous, jamais, en fait.
05:09La France abandonne ses otages ?
05:12Non, la France n'abandonne pas ses otages.
05:14Jamais, nulle part.
05:16Vous faites un parallèle
05:17qui est quand même un peu tendancieux.
05:20Parce que vous comparez
05:21la situation d'Israël
05:24vis-à-vis d'une organisation terroriste,
05:25qui n'est pas un État,
05:26on l'a rappelé,
05:27c'est une guerre asymétrique,
05:28ce n'était pas une guerre conventionnelle
05:30entre deux États.
05:31Israël se battait
05:31contre un mouvement terroriste
05:33et était en guerre
05:34avec ce mouvement terroriste,
05:35à juste titre.
05:36Et vous mettez en parallèle
05:37la situation de la France
05:38et de l'Algérie,
05:39qui sont deux États souverains,
05:41qui ne sont pas en guerre,
05:42heureusement.
05:42Et je ne souhaite pas
05:43que la France entre en guerre,
05:45même si, malgré toute l'affection
05:47et toute la volonté
05:48que j'ai de voir Boilem Sansal
05:50et Christophe Gleiz
05:51être libérés,
05:52mais ne déclenchons pas
05:53une guerre avec l'Algérie.
05:54Et en revanche, effectivement,
05:55il va falloir qu'on tape fort aussi.
05:57Merci beaucoup, Martin Garagnon,
05:59vice-président de Renaissance,
06:00Renaissance des Hauts,
06:01de Seine d'être en direct
06:02dans le studio d'Europe 1.
06:03On a Gilles en ligne,
06:04Gilles, qui nous appelle
06:05de Franche-Comté.
06:06On va faire un petit pas
06:07de côté de la Franche-Comté
06:09pour poser une question avec vous,
06:11Gilles, sur ce nouveau gouvernement,
06:13parce qu'on est là aussi
06:14pour parler de cette situation politique.
06:16Bonjour, Gilles.
06:18Oui, bonjour, Christine,
06:19bonjour à toute l'équipe,
06:20bonjour à M. le député,
06:22même s'il n'est pas du tout du côté
06:23de lequel je me trouve.
06:25Mais voilà.
06:26Il n'est pas député,
06:28il est vice-président Renaissance.
06:28M. le député, merci, Gilles.
06:29Vice-président Renaissance,
06:31ah oui,
06:31ce sera peut-être
06:32à la prochaine législative,
06:34on va revenir.
06:35Prochaine dissolution.
06:37Oui, voilà,
06:38ça ne devrait pas parler.
06:40Moi, je voulais juste revenir
06:41sur la situation politique en France.
06:43Oui, oui.
06:43Et en fait,
06:45une chose dont on ne parle jamais
06:46dans les médias,
06:47y compris le vôtre ou très peu,
06:49c'est, en fait,
06:50là, on assiste à un théâtre.
06:52Un théâtre entre la droite,
06:53la gauche,
06:54l'extrême droite,
06:54l'extrême gauche,
06:55si on les caractérise ainsi.
06:57Moi, ce n'est pas mes propos,
06:58mais voilà.
06:59Et je trouve
06:59que tous ces partis-là
07:02ont tous une même,
07:03et c'est l'idée,
07:04c'est l'appartenance à l'Europe.
07:06Alors, on va dire
07:07que le RN a des intentions,
07:09etc.
07:09Mais pour moi,
07:10c'est tous des partis européistes.
07:13Et c'est donc tous les partis
07:14qui dirigent un bateau,
07:16mais sans pouvoir
07:17tenir le gouvernement
07:18et réellement.
07:19Ils peuvent choisir
07:20éventuellement la musique,
07:21la couleur des murs,
07:22etc.
07:22Mais en fait,
07:24ils ne peuvent rien faire.
07:25Oui, le Mercosur,
07:26tout le monde était d'accord
07:27contre le Mercosur.
07:28Le Mercosur,
07:28il est voté
07:29et on est obligé
07:30de s'y soumettre.
07:31Donc, en fait,
07:31le problème,
07:32il est déjà là,
07:33c'est qu'on n'a pas
07:33de souveraineté.
07:34Et donc, en fait,
07:35on se bat pour la décoration.
07:38Donc, on se bat
07:38pour la décoration.
07:39Quel regard, Gilles,
07:40vous portez
07:40sur ce nouveau gouvernement ?
07:43Écoutez,
07:45pas trop de changements.
07:46Confiance ou censure,
07:47selon vous ?
07:48Des trahisons LR.
07:49C'est-à-dire,
07:49les LR...
07:50Bon, on voit
07:51toute la tartufferie
07:53de LR
07:53sur ce gouvernement-là
07:54avec Mme Genevard,
07:57qui est de ma région,
07:58qui est du côté de Mortaux.
07:59Nous, on n'est pas très loin.
08:01Bon, ben voilà.
08:01Elle répondit
08:01à l'agriculture.
08:02Elle aurait dû quitter.
08:03Je pense qu'elle avait,
08:05à une époque,
08:05elle avait perdu la clé
08:06pour ouvrir le local
08:07quand M. Chotis
08:09s'était enfermée dedans.
08:11Je pense qu'elle a
08:11définitivement perdu
08:12la clé du local LR
08:15et c'est pour ça
08:15qu'elle s'attache
08:16à son ministère.
08:16Martin Garagnon vous répond,
08:19mon cher Gilles,
08:20puisque vous dites aussi
08:20que ce gouvernement
08:21ne servira à rien.
08:23Tout le monde est vendu
08:24à l'Europe,
08:25si je peux caricaturer
08:26un peu vos propos.
08:28Martin Garagnon,
08:28vice-président Renaissance,
08:30vous répond.
08:30Oui, on aurait deux points,
08:31Gilles,
08:32à répondre à vos propos,
08:33d'une part sur l'Europe
08:34et deuxièmement
08:34sur le gouvernement.
08:36Sur l'Europe,
08:36simplement pour vous dire
08:37que pour moi,
08:38l'Europe est une chance
08:39parce que l'Europe,
08:41c'est ce qui contribue
08:42à la souveraineté
08:43de la France.
08:43Soyons lucides,
08:44à l'instant,
08:44on évoquait la situation
08:45à l'international,
08:46on minimisait un peu
08:47la puissance,
08:48le poids,
08:48la voie de la France
08:49à l'international,
08:50mais elle porte
08:52parce qu'aussi
08:52nous sommes européens.
08:53Et on pourrait rentrer
08:55dans beaucoup de détails,
08:56mais je vous prends
08:57juste un exemple,
08:57la politique du change.
08:58Si nous n'avions pas l'euro,
08:59si nous étions à l'époque
09:00encore du franc,
09:01le franc serait constamment
09:02attaqué avec toutes
09:03les conséquences que ça aurait.
09:04On marque une pause,
09:05Martin Garagnon.
09:06Je vais vous parler
09:06dans un instant d'un sondage.
09:0852% des Français
09:09favorables à un gouvernement
09:10de coalition des droites.
09:12LR, 82%.
09:13RN, 88%.
09:14Reconquête, 100%.
09:15Quel premier ministre ?
09:16On en parle dans un instant.
09:17On marque une pause
09:17à tout de suite.
09:18Et comme je vous pouvez
09:19échanger avec notre invité
09:20Martin Garagnon,
09:21vice-président Renaissance
09:22des Hauts-de-Seine.
09:24Un seul numéro 0,1,
09:2580, 20, 39, 21,
09:2712h26.
09:27A tout de suite
09:28avec Christine Kelly
09:28sur Europe 1.
09:30Europe 1.
09:31Europe 1.
09:32Christine Kelly et vous.
09:33La suite de Christine Kelly
09:34et vous à 12h32
09:36sur Europe 1.
09:37Le débat se poursuit.
09:38Nous parlons du gouvernement
09:39le cornu numéro
09:40de la confiance
09:41ou la censure.
09:42Avec nous pour en parler
09:43chère Christine,
09:44Martin Garagnon,
09:44vice-président Renaissance
09:45des Hauts-de-Seine
09:46et nous a rejoint aussi
09:47en studio
09:48Andréa Cotarac,
09:49porte-parole
09:49Rassemblement National.
09:51Absolument.
09:52Et je rappelle
09:52que Donald Trump
09:53est en ce moment-même
09:54en train de savourer
09:54sa victoire à l'étranger.
09:56Benhamin Netanyahou
09:57qui s'exprime en ce moment
09:58à la Knesset,
09:59devant la Knesset.
10:00Remercie Donald Trump,
10:01le plus grand ami d'Israël.
10:03Fermons la parenthèse,
10:04gardons quand même un oeil
10:05sur cette actualité
10:06à l'étranger
10:07mais revenons
10:08sur ce moment politique,
10:10cette séquence politique
10:11du moment.
10:12Avec vous,
10:12Martin Garagnon,
10:13vice-président Renaissance
10:15des Hauts-de-Seine,
10:16on avait en agile en ligne
10:18qui nous appelle
10:18de Franche-Comté
10:19et qui dit
10:19voilà que c'est l'Europe
10:21qui dit qu'il est complètement
10:22que tous les partis sont soumis
10:25à l'Europe
10:25et que là,
10:26ce gouvernement ne sert à rien,
10:29qu'il est complètement dépité,
10:31désappointé.
10:32Et je parlais d'un sondage IFOP
10:34pour Valeurs Actuelles
10:35qui disait que 52% des Français
10:37sont favorables à un gouvernement
10:39de coalition des droites.
10:41Question,
10:42comment réagissez-vous
10:42à ce sondage,
10:43Martin Garagnon ?
10:44Deuxième question,
10:45que va-t-il se passer maintenant
10:47selon vous,
10:47dans les jours qui viennent,
10:48dans les heures qui viennent ?
10:50Dans la politique française ?
10:50Juste pour terminer
10:52par politesse
10:52vis-à-vis de Gilles,
10:53ma réponse sur la question européenne.
10:56Je suis d'accord avec lui
10:57pour dire qu'il y a
10:58un sujet de lisibilité démocratique
11:00des institutions européennes.
11:01Les Français,
11:02comme beaucoup d'autres citoyens
11:03en Europe,
11:03ont le sentiment
11:04qu'ils ne comprennent pas
11:05qui décide de quoi,
11:06quels sont les pouvoirs
11:07et quelle est la légitimité
11:08de prise de décision
11:09de gens pour lesquels
11:10on ne vote pas.
11:10Mais je rappellerai
11:11qu'effectivement,
11:12il a raison,
11:13quasiment maintenant
11:13l'entièreté des partis
11:14représentés à l'Assemblée
11:16sont entre guillemets européens.
11:18Après,
11:18on varie sur quelle Europe.
11:19Mais votre prochaine invitée
11:20pourra aussi le dire.
11:21Marine Le Pen,
11:22par exemple,
11:23était plutôt anti-européenne
11:24auparavant
11:26et elle a reconnu
11:28qu'effectivement,
11:28rester dans l'Europe,
11:29c'était maintenant
11:30dans son programme.
11:31Ça, c'est pour répondre à Gilles.
11:32Sur le sondage
11:33dont vous parliez,
11:34donc 52% des Français
11:36favorables
11:36à un gouvernement des droites,
11:38une union des droites,
11:39avec 100% chez Éric Zemmour,
11:41visiblement,
11:42on sait que ça,
11:42c'est le leitmotiv d'Éric Zemmour
11:44qui milite pour justement
11:45cette union des droites.
11:47Mais j'ai envie de dire,
11:48de quelle droite on parle ?
11:49Parce que si c'est pour faire
11:49un attelage un peu
11:50à la NUPES
11:51ou au nouveau front populaire
11:52avec finalement cette union
11:53des gauches
11:54alors qu'ils ne s'entendent
11:55sur pas grand chose,
11:57moi,
11:57quand je vois les discours
11:58à droite,
11:58entre le discours plutôt
12:00très conservateur,
12:01ultra-libéral d'Éric Zemmour
12:02qui veut dégraisser le mammouth
12:03mais réduire le nombre
12:04de fonctionnaires,
12:05aller à une retraite
12:06à 65 ans
12:07et Marine Le Pen
12:08qui a un discours
12:08économiquement
12:09qui est plus à gauche
12:10que le PS,
12:10je ne vois pas trop
12:11quelle union des droites
12:12et quel gouvernement
12:12on pourra nous proposer.
12:12Alors on peut critiquer,
12:13c'est sûr,
12:14mais en tout cas,
12:14pour l'instant...
12:15Non, ce n'est pas une critique,
12:15c'est un constat.
12:16C'est juste de dire
12:16attention aux attelages
12:17de Brick et de Broc.
12:18J'entends bien.
12:19Et on voit en tout cas
12:20que rien n'avance
12:21concrètement pour l'instant.
12:22Quel regard vous portez
12:23sur ce gouvernement ?
12:25Combien de temps il peut tenir ?
12:26Qu'est-ce qui peut se passer
12:26dans les gens qui viennent ?
12:27Martin Garagnon,
12:28vice-président Renaissance
12:29des Hauts-de-Seine
12:30sur Europe 1.
12:31La priorité de ce nouveau gouvernement,
12:33c'est évidemment
12:33la présentation d'un texte budgétaire
12:35qui sera soumis aussi
12:37à l'Assemblée
12:37et de voir effectivement
12:38comment se comporte
12:39l'ensemble des partis
12:40représentés à l'Assemblée
12:40lors du vote
12:42des différentes motions
12:43de censure
12:43qui sont déposées.
12:44On en a une par LFI,
12:45une par le RN.
12:46On verra qui vote quoi,
12:47qui vote avec qui.
12:48Combien de temps
12:48il va tenir ce gouvernement ?
12:49C'est les parlementaires
12:50qui ont la main.
12:52Le RN et LFI
12:53ont déjà annoncé
12:54qu'ils voteraient
12:54pour une censure automatique
12:56sur tout gouvernement.
12:57Maintenant,
12:58est-ce qu'ils la voteront ensemble
12:59parce qu'on connaît
12:59parfois les jeux de dupes
13:01des uns et des autres ?
13:01Et s'il y a un vote ensemble,
13:02est-ce que ça passe ?
13:03Ah non,
13:03s'il n'y a que LFI,
13:05RN,
13:05ça ne passe pas.
13:06Pour que ça passe,
13:06il faut LFI
13:07plus les écologistes
13:08plus les communistes
13:09plus de l'autre côté
13:10de l'échiquier RN
13:11et les siotistes
13:12et il va falloir
13:13qu'il y ait aussi
13:13quelques députés LR
13:15ou socialistes
13:15qui votent cette censure
13:16pour que la censure
13:17soit adoptée.
13:18Donc, une fois de plus,
13:19on va dire
13:19les faiseurs de paix
13:20en l'occurrence
13:21par l'intransigeance
13:22et en tout cas
13:23les propos
13:25qui sont émis
13:29LR.
13:30Est-ce que PS et LR
13:31vont être suffisamment
13:32dans une démarche
13:33de responsabilité
13:34et de compromis
13:35pour accepter
13:36que ce gouvernement
13:37puisse au moins
13:38aller jusqu'à la présentation
13:39et au vote d'un budget
13:40ou est-ce qu'ils vont vouloir
13:41le censurer a priori ?
13:42S'ils le censurent a priori,
13:43on sait très très bien,
13:44ce n'est pas une menace,
13:45c'est juste un constat,
13:46c'est une logique
13:47mathématique et politique
13:48que la prochaine étape
13:49c'est une dissolution.
13:50Merci beaucoup
13:51Martin Garagnan
13:52d'avoir été en direct
13:53dans ce studio européen
13:54vice-président
13:55de Renaissance des Hauts-de-Seine.
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