Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il nous reste quelques minutes et je voulais vous parler de ce qui s'est passé hier à Châtelet-Léal à Paris, ce groupe de rap L2B qui devait y donner un concert gratuit.
00:09Alors devant l'affluence et le risque de débordement, finalement le spectacle a été annulé.
00:14La situation a ensuite dégénéré jusqu'à des affrontements avec les forces de l'ordre.
00:18Je ne sais pas messieurs si vous avez vu les images, mais elles étaient assez violentes et malheureusement assez répétitives.
00:23Comme parfois quand il y a des événements à Paris, notamment gratuits, à cette occasion un policier a été frappé au sol.
00:31Nous sommes avec Loïc Descertaines, vous êtes le responsable Paris pour le syndicat Alliance Police Nationale.
00:38Bonsoir Loïc Descertaines.
00:40Oui bonsoir, merci de me recevoir.
00:41Merci d'avoir patienté. Que s'est-il passé précisément à Châtelet-Léal hier ?
00:47Hier du coup à Châtelet-Léal, au lieu d'avoir une grande fête et un spectacle gratuit,
00:52on a finalement assisté à des scènes d'émeute en plein Paris un samedi soir avec des policiers qui ont fini lynchés au sol,
01:00qu'on a pu voir sur des vidéos, des vidéos extrêmement choquantes, où en fait on a évité un drame de peu.
01:08En fait juste grâce au sang-froid et au professionnalisme de nos collègues qui ont géré cette crise au mieux.
01:15Oui et le policier a été pris pour cible, on le voit effectivement être frappé au sol et puis être secouru par ses collègues.
01:22Comment va-t-il ?
01:23Tout à fait, tout à fait. Il est choqué d'une part évidemment parce que ses secondes, la vidéo dure un certain nombre de secondes,
01:31mais quand vous êtes dans sa situation, ça dure, c'est très très long comme vous pouvez l'imaginer.
01:36Donc évidemment il est choqué et il est blessé physiquement également sur beaucoup de contusions,
01:41beaucoup de coups portés donc il est blessé.
01:45Oui alors ce qu'il faut souligner c'est que ce n'est pas une première.
01:50Le mois dernier il y a eu l'ouverture d'un restaurant, sans compter bien sûr on se souvient des soirs de ligue des champions.
01:56Ce sont souvent des scènes d'émeute en plein Paris.
01:59Est-ce que vos hommes justement commencent à s'habituer à ce type de soirée funeste ?
02:06Non, on ne s'habitue jamais. On ne s'habitue jamais, on est préparé, mais on ne s'habitue pas à ça.
02:13Tous les événements qui ont été récemment portés au niveau des Halles sont problématiques en effet, vous avez raison.
02:20Beaucoup d'événements gratuits, vous ne savez pas le nombre de personnes qui vont venir.
02:24On a vu la création de ce fast-food qui avait attiré une coulée importante et ça s'est terminé de la même façon que samedi soir.
02:32Quand vous organisez des événements sans la capacité de sécurité pour le faire et de façon inappropriée,
02:39forcément vous créez un risque.
02:40Hier, la préfecture de police avait anticipé, avait prévu les forces nécessaires.
02:48Mais à partir du moment où vous constatez que les gens qui viennent ne sont pas dans un état d'esprit très festif
02:53et à la moindre occasion sont prêts à déborder, il faut prendre les bonnes décisions.
02:58La décision a été d'annuler hier soir.
03:00Alexandre Malafaille, vous avez vu, j'imagine, ces images avec d'ailleurs des jeunes femmes qui essayaient de se cacher derrière les policiers
03:06qui venaient sans doute, elles, avec un bon état d'esprit, assister à un concert de rap.
03:11C'est de plus en plus fréquent dans Paris, ce type de scène.
03:14Moi, ce qui m'a frappé, c'est une question que j'avais envie de vous poser,
03:18mais quand on voit le comportement d'un certain nombre de ces jeunes qui sont là,
03:21d'une certaine façon, on a l'impression que pour eux, c'est un jeu.
03:24Ils viennent là, au contact, avec une vraie volonté de provocation,
03:28mais ils y vont comme si c'était quelque chose, comme ils n'ont pas vraiment peur,
03:32comme il n'y aura pas d'usage des armes.
03:34C'est une forme de jeu.
03:35On y va, on va se payer la police.
03:41Surtout, aucune condamnation de la justice.
03:43Quand on frappe un policier qui soit debout ou à terre,
03:46on devrait avoir une peine minimale et aller directement à la case prison.
03:51Ça me semble évident.
03:52Donc en fait, comme il y a l'idée pour ces jeunes racailles,
03:58d'impunité, dire oui, ils s'amusent.
04:02Et pour eux, tabasser un flic, c'est un amusement.
04:04On en est là, on en est là sur l'effondrement de l'autorité.
04:07Vous voyez, on parlait du nouveau gouvernement.
04:09Mais ce qui intéresse les Français, c'est le pouvoir d'achat, la sécurité.
04:12La sécurité d'aller comme ils ont envie, dans un endroit ou dans un autre.
04:18Or, aujourd'hui, si vous voulez, ce qui se passe au Châtelet,
04:20ça se place dans d'autres villes de France.
04:23Quand vous avez une fête, vous avez maintenant des affrontements.
04:26On n'est plus aux coups de poing, on est avec des coups de couteau.
04:28Donc si vous voulez, tout cet effondrement-là,
04:30tout cet effondrement-là, il faut le constater, le dénoncer.
04:33Moi, je tire mon chapeau aux forces de l'ordre.
04:35Comment rester calme ?
04:37Comment ne pas commettre l'irréparable ?
04:39Quand vous avez un de vos collègues qui est roué de coups,
04:41comme on l'a vu sur les images, par terre,
04:43comment garder son calme ?
04:44Chapeau bas, messieurs.
04:45Merci en tout cas Loïc Dessertaine.
04:48Vous êtes, je le rappelle, le responsable Paris
04:50pour le syndicat Alliance Police Nationale.
04:53Merci Alexandre Malafaille et Eric Revelle.
Commentaires

Recommandations