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  • il y a 4 mois

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00:00Midi 31 sur Europe 1, l'Inde de Vallée, c'est votre rendez-vous décryptage de l'actualité du week-end.
00:06Vous en avez l'habitude maintenant de 11h à 13h.
00:09Et dans cette dernière demi-heure d'émission, il y a un changement de cap.
00:12Nicolas Sarkozy s'est exprimé dans les colonnes du JDD avant de connaître les détails de son incarcération lundi 13 octobre
00:17dans un article rédigé par Jules Torres qui est en studio avec nous.
00:21Jules Torres est avec nous, Sébastien Eligné est également de Valeurs Actuelles
00:24et Arnaud Benedetti, politologue, est également présent.
00:27Dans les confidences de Nicolas Sarkozy à la veille de sa convocation,
00:31puisque vous le savez, Nicolas Sarkozy est convoqué lundi au parquet national financier.
00:36Donc il est convoqué chez ses bourreaux, entre guillemets.
00:40Je mets des guillemets, je pense à l'article bien sûr.
00:42Au parquet national financier.
00:44Qui a connu une défaite terrible.
00:47Évidemment, pour connaître les modalités de son incarcération imminente,
00:50à la suite de sa condamnation à 5 ans de prison ferme avec exécution provisoire,
00:56dans le procès libyen.
00:59Je lisais les dépêches hier soir et c'était intéressant de voir que les dépêches oubliaient,
01:03et pourtant c'est l'élément central,
01:05que dans cette condamnation, il y a sur les 4 chefs d'accusation,
01:103 qui ont sauté.
01:12Il n'y a pas de financement illégal de campagne,
01:14il n'y a pas de pacte de corruption,
01:16et il n'y a pas de détournement de fonds.
01:18En revanche, il y a été condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt différé et exécution provisoire,
01:25pour l'association de malfaiteurs,
01:28et il faut le redire aux auditeurs,
01:29c'est vraiment la voiture balai,
01:31quand vous n'avez pas d'éléments concrets,
01:34vous sortez la carte de l'association de malfaiteurs,
01:38puisque c'est très large,
01:39vous n'avez pas besoin d'avoir finalement de faits avérés.
01:44Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui,
01:46on est quand même assez étonné,
01:49quand je dis on, c'est les spécialistes judiciaires,
01:52qui sont assez surpris,
01:55j'ai vu bon nombre de spécialistes qui partagent ou non les positions d'ailleurs,
01:59de Nicolas Sarkozy,
02:00ce n'était pas l'idée,
02:01c'était de dire est-ce qu'aujourd'hui l'état de droit est fragilisé par une telle décision ?
02:07Je précise qu'il y a eu un appel,
02:09c'est très important,
02:11que même le PNF a fait appel,
02:12parquet national financier,
02:14et donc demain,
02:16on saura quand est-ce que le président de la République,
02:20Nicolas Sarkozy,
02:21ira en détention,
02:23et en prison,
02:25à la prison de la santé à Paris.
02:26Oui, c'est pour ça qu'il a réuni,
02:28Jules Torel,
02:28150 à 200 collaborateurs mercredi dernier,
02:32dans le pavillon des étangs,
02:35qui est niché au cœur du bois de Boulogne,
02:36pour finalement les remercier,
02:38parce que c'est des fidèles de la première heure,
02:40et c'est des personnes qui ont partagé
02:42toutes les campagnes, si je puis dire,
02:44de Nicolas Sarkozy,
02:45que ce soit le ministère de l'Intérieur,
02:46l'Elysée,
02:47la campagne présidentielle,
02:49l'UMP,
02:50il y avait des gens de Bercy aussi,
02:52quand il y était au début des années 2000,
02:54et finalement,
02:55il leur a dit,
02:56merci de m'avoir suivi,
02:57parce qu'il sait très bien,
02:58Nicolas Sarkozy,
02:59qu'il va aller en prison,
03:00dans les prochaines heures,
03:01demain,
03:01il connaîtra sa date,
03:03et son lieu d'incarcération,
03:04il n'y sera a priori pas en prison
03:07dès demain soir,
03:08mais ce sera dans les semaines à venir,
03:11et c'est vrai que ça a heurté,
03:13ça a heurté beaucoup de gens,
03:14les commentateurs,
03:15les éditorialistes,
03:17quand M. Apathy et M. Cohen
03:19vous expliquent qu'ils ne comprennent pas
03:21cette décision,
03:22je pense que ça nous donne
03:23un bon baromètre
03:25de la gravité de la décision.
03:26Oui, parce qu'on ne peut pas
03:27les accuser de sarkozisme primaire,
03:30M. Apathy et M. Cohen.
03:32M. Cohen n'a pas la Sarkozy t'aiguë,
03:34si je puis dire,
03:35donc c'est pour ça que ça heurte,
03:37c'est pour ça que ça heurtait les Français,
03:39et moi,
03:39ce que je dois retenir
03:40dans ces confidences de Nicolas Sarkozy,
03:42c'est qu'on est allé le voir
03:43avec Laurence Ferrari
03:44et Raphaël Steinville,
03:46et c'est vrai qu'on avait un homme
03:47quand même extrêmement combatif,
03:49extrêmement déterminé,
03:50il va sans doute faire de la prison,
03:53et moi, j'ai vu quelqu'un,
03:54finalement,
03:55qui était comme d'habitude.
03:56Alors, les confidences,
03:57qu'a-t-il dit mercredi
03:59lorsqu'il a réuni
04:00ses plus proches collaborateurs ?
04:01Je suis venu vous dire
04:03que la fin de l'histoire
04:04n'est pas écrite,
04:05elle ne l'est pas,
04:06parce que dans tous les bons films,
04:08les méchants ne gagnent jamais.
04:10Dans n'importe quel pays,
04:11poursuit-il,
04:12doté d'un véritable état de droit,
04:14on aurait conclu ma probité,
04:16à ma probité,
04:16mais ici,
04:17tout est parti d'un faux,
04:18proclamé vrai,
04:20et il parle de ce faux
04:21qui a été utilisé
04:22et mis à la une de Mediapart,
04:24et vous avez la présidente
04:27du tribunal
04:28qui a dit,
04:29écoutez,
04:29c'est très probablement un faux.
04:31Après 12 ans d'enquête,
04:32c'est une histoire de dingue.
04:34Je n'ai ni haine,
04:35ni rancune,
04:35cette épreuve,
04:36je la prends comme une manière
04:37d'apprendre.
04:38Malheureusement,
04:39pour mes adversaires,
04:40je vais essayer de devenir meilleur.
04:41Nicolas Dupont-Aignan
04:42a réagi ce matin,
04:44justement,
04:45à cette convocation lundi
04:47au Parquet National Financier
04:49de Nicolas Sarkozy.
04:51J'ai toujours refusé
04:52de me prononcer
04:53sur les décisions de justice
04:55sur le fond.
04:56Donc,
04:56je ne vais pas commencer
04:57avec Nicolas Sarkozy.
04:59Je ne connais pas le fond de l'affaire,
05:00je n'ai pas assisté
05:00à toutes les audiences,
05:01je ne sais pas.
05:02En revanche,
05:04je suis choqué,
05:05comme des millions de Français,
05:07de l'exécution provisoire.
05:08Pour une raison très simple
05:10qui est juridique.
05:10J'ai appris à l'école,
05:12à l'université,
05:14que l'exécution provisoire,
05:15c'est le risque de récidive,
05:17c'est le délit de fuite,
05:19et c'est les troubles
05:20à l'ordre public.
05:21Or,
05:21je ne crois pas
05:22qu'un homme
05:22comme Nicolas Sarkozy
05:23répond à cela.
05:25Donc,
05:26on a le sentiment
05:27d'une vengeance
05:28des magistrats contre lui
05:29et c'est très malsain
05:31pour notre démocratie,
05:32ce gouvernement des juges.
05:35Sébastien Ligné.
05:36En effet,
05:37M. Dupont-Aignan
05:38s'échappe un petit peu rapidement
05:40avec cette idée
05:41de qu'on ne commande pas
05:42une décision de justice.
05:43Bon,
05:43ça,
05:43c'est un argument
05:44extrêmement facile.
05:45Maintenant,
05:46sur la question
05:46de l'exécution provisoire,
05:47je pense qu'il a raison
05:48au fond du fond
05:48le sujet,
05:49il est là.
05:50On pourrait débattre
05:51pendant des heures
05:52de cette décision judiciaire,
05:53de ces plus de 300 pages
05:54de délibérés,
05:56de toutes ces incongruités
05:57qu'on peut retrouver
05:57dans les mots
05:58de la présidente du tribunal,
06:00mais la question,
06:00c'est pourquoi aujourd'hui
06:01cette question
06:02de l'exécution provisoire
06:03cristallise autant
06:05les passions ?
06:05Pourquoi les hommes politiques
06:07et les femmes,
06:07puisqu'on pourrait parler
06:08de Marine Le Pen,
06:10semblent ne plus pouvoir
06:11avoir de recours
06:12devant la justice ?
06:13Parce que la question,
06:14parce qu'on nous explique souvent,
06:15et Mediapart le dit,
06:15oui mais l'exécution provisoire,
06:17les dentistes,
06:18les avocats aussi,
06:19parfois on leur enlève
06:21leur profession
06:22avant une condamnation définitive.
06:23Sauf que la grande différence,
06:24c'est que comment
06:25vous établissez
06:26un préjudice
06:29qui est irremplaçable ?
06:30C'est-à-dire qu'une élection
06:31présidentielle à laquelle
06:32vous ne pouvez pas participer
06:33dans le cas de Marine Le Pen,
06:34si jamais Marine Le Pen
06:35elle est relaxée en appel,
06:37comment vous lui rendez
06:38cette élection présidentielle ?
06:40Vous refaites l'élection ?
06:41Non, personne n'y croit.
06:41Donc c'est un préjudice
06:43qui ne peut pas être remboursé.
06:45Et dans le cas de Nicolas Sarkozy,
06:46c'est un petit peu pareil
06:46parce que là,
06:47on parle de l'honneur.
06:48L'honneur d'un homme,
06:49d'un ancien président de la République,
06:51s'il venait d'être relaxé
06:53en appel ou en cassation,
06:54comment vous lui rendez
06:55cet honneur-là ?
06:57Comment vous lui rendez
06:58ces quelques semaines,
06:58ces quelques mois
06:59qu'il risque de passer
07:00à la prison de la santé ?
07:01Vous ne pouvez pas.
07:02Et donc cette exécution provisoire
07:03est en train de bafouer
07:05toutes les règles qu'on connaît,
07:06notamment pour les hommes politiques.
07:08En un mot,
07:08parce qu'après on parlerait
07:09je suis tout à fait d'accord
07:11avec votre argumentation.
07:12Le seul problème,
07:12c'est que ce sont les politiques
07:13qui ont décidé
07:14de donner cette arme aux juges.
07:16Il y a une interprétation, Arnaud.
07:18Je suis d'accord,
07:19il y a une interprétation,
07:19mais en leur donnant cette arme,
07:21les juges l'utilisent.
07:23Et ils l'utilisent en effet
07:24de manière parfois
07:25qui peut paraître
07:26totalement partielle.
07:29Et je rappelle quand même une chose,
07:30c'est que la présidente du tribunal,
07:32en l'occurrence,
07:32qui a condamné
07:33Nicolas Sarkozy,
07:37a participé à des manifestations
07:38contre la politique
07:39de Pénard de Nicolas Sarkozy
07:41en 2011.
07:42On le dit insuffisamment,
07:43ce qui quand même
07:44pose un petit problème.
07:44Il faut le répéter
07:45parce que les gens peuvent oublier.
07:46Et puis,
07:47je trouve qu'il y a quand même
07:47quelque chose d'assez malsain.
07:49Vous savez,
07:49ils ont utilisé l'argument,
07:51on a fait le dépôt,
07:53le mandat de dépôt,
07:55différé pour éviter
07:57l'humiliation des menottes,
07:58etc.
07:59Pardonnez-moi,
08:00il y a quelque chose
08:00d'assez malsain
08:01que demain,
08:03Nicolas Sarkozy
08:04soit contraint
08:05d'aller
08:06au parquet national financier,
08:08donc les gens
08:09qui l'ont combattu
08:11voulaient le condamner
08:12à sept ans de prison
08:13qui,
08:14de fait,
08:14en première instance,
08:16ont perdu
08:16leur combat
08:17puisque quatre,
08:18sur les quatre chefs
08:19d'activisation,
08:20il y en a trois
08:20qui ont sauté,
08:21les trois principaux.
08:22Et donc,
08:23il va aller devant
08:23ces bourreaux,
08:24j'utilise cette expression,
08:25pour connaître
08:27finalement
08:28la date
08:29à laquelle...
08:30Oui,
08:31mais il y a quelque...
08:31Pardonnez-moi
08:32de le dire comme ça.
08:32Alors là,
08:33pour le coup,
08:33c'est très personnel,
08:34comme je le ressens.
08:35j'y vois quelque chose
08:37d'assez malsain.
08:38C'est-à-dire,
08:39je ne vois pas pourquoi
08:39c'est le PNF
08:40qui l'a combattu,
08:42qui va donc
08:43accueillir
08:45Nicolas Sarkozy
08:46en disant
08:46monsieur Nicolas Sarkozy,
08:47vous allez donc être
08:48placé en détention,
08:50incarcéré,
08:51peut-être lundi soir,
08:53peut-être dans quelques jours.
08:55Et puis,
08:55cette séquence
08:56qu'il vit
08:56est quand même
08:58assez particulière.
08:59Tout est malsain.
09:00La durée du délibéré
09:01est extrêmement malsain.
09:03Le fait de l'avoir fait
09:03patienter pendant plus
09:04de trois heures
09:05en lui faisant croire
09:07miroiter une relaxe totale
09:09et qu'en fait,
09:09à la dernière seconde,
09:10on lui dit
09:10finalement,
09:11vous allez être condamné
09:12à 50 prisons,
09:13ça aussi,
09:13c'était extrêmement malsain
09:14dans la manière de faire.
09:15Ils ont réussi deux choses,
09:16c'est-à-dire que
09:18vous avez quand même
09:19un fort consensus
09:20du côté
09:21des magistrats,
09:22des politiques,
09:23des Français,
09:24qu'ils soient encore une fois
09:25pro-Sarkozy
09:26ou anti-Sarkozy,
09:27de dire
09:28il y a quand même
09:29quelque chose
09:29qui se passe
09:30de très étrange
09:31et donc qui ont contesté
09:32cette décision
09:34hautement contestable
09:35et puis la deuxième chose,
09:37c'est qu'ils ont réussi
09:38aussi à mettre
09:39en difficulté
09:40l'état de droit
09:41puisque toutes les valeurs,
09:43tous les principes
09:44fondamentaux du droit,
09:45c'est-à-dire
09:45la présomption d'innocence,
09:47la charge de la preuve,
09:49la procédure,
09:50la proportion de la peine,
09:53l'exécution provisoire...
09:55C'est pour ça que ça dépasse
09:55le sens.
09:56C'est plus l'esprit du droit
09:58que l'état du droit
09:59parce que malheureusement
09:59l'état du droit
10:00leur permet de le faire.
10:02On revient dans un instant
10:03et on n'avait pas prévu
10:04de faire ce sujet
10:05ce dimanche midi
10:07sur Europe 1
10:08mais j'ai levé la tête
10:10et je regarde
10:11toutes les chaînes
10:11d'information,
10:12vous savez qu'entre midi
10:13et 13h,
10:13c'est souvent
10:13les grandes interviews politiques.
10:15Vous avez donc
10:16Jean-Philippe Tanguy
10:17qui est sur BFM,
10:19il y avait Gilbert Collard
10:21sur LCI
10:23et puis sur France Inter,
10:25tiens, tiens,
10:25Marine Tondelier.
10:27À la maison.
10:27Vous dites à la maison.
10:29Mais alors,
10:29pourquoi ça me surprend ?
10:30Parce qu'il y a 48 heures,
10:32Marine Tondelier
10:33a fait un parallèle
10:34absolument scandaleux.
10:36Scandaleux.
10:37Et l'indifférence
10:38des médias,
10:39la complaisance
10:40des médias.
10:40Vous avez Marine Tondelier
10:41qui a comparé
10:43les gens de la flottille
10:44qui ont été interpellés,
10:46elle a parlé
10:46de déportés.
10:47D'accord ?
10:48Et tout le monde
10:49s'en fout.
10:50Ils ont le droit
10:50de dire n'importe quoi,
10:52ils ont le droit
10:53de faire des allusions
10:53scandaleuses
10:54et hop,
10:5548 heures plus tard,
10:56direction le service public.
10:59Heureusement qu'elle est
11:00de la gauche radicale
11:01parce qu'imaginez l'inverse,
11:02je peux vous assurer
11:03qu'il y aurait eu
11:03toutes les SDJ
11:04qui auraient demandé
11:05à ce qu'on n'en vit plus jamais
11:07ce personnage
11:09à la télévision
11:10ou à la radio.
11:10Il y aurait eu la moitié
11:10de l'interview sur ce sujet.
11:11Non mais c'est quand même incroyable.
11:12Ah, ce serait intéressant
11:13de savoir si on lui a posé
11:14la question,
11:15Bruce Poutoussin
11:16qui a pu la reprendre
11:18vendredi matin.
11:19Personne n'en parle.
11:20Personne n'en parle
11:21depuis 48 heures.
11:22Elle a présenté
11:22ses excuses sur Twitter
11:23quand même,
11:24faut d'avouer.
11:25On va reparler
11:26des excuses qui sont...
11:27Faut d'avouer
11:27à moitié par donnée.
11:28Enfin, c'est des fausses excuses.
11:29On va reparler.
11:29C'est des fausses excuses.
11:30On écoutera ça
11:31dans un instant
11:31sur Europe 1.
11:32Ce sera dans la toute dernière partie
11:33d'Eliott de Valevou
11:34jusqu'à 13h.
11:36Restez avec nous
11:36à tout de suite.
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