00:00Manuel Bompard vous écoute sur notre plateau. Quel message avez-vous envie de lui faire passer ?
00:07Je pense qu'il faut arrêter de faire campagne systématiquement contre le Parti Socialiste.
00:12On peut avoir des divergences de stratégie, de lecture de la période.
00:17Ce n'est pas pour ça qu'on devient des traîtres.
00:19Nous, on n'a jamais expliqué que la FI, parce qu'elle avait fait de la destitution du président de la République,
00:24l'alpha et l'oméga de tout son comportement politique, était une traître ou desservait le pays.
00:31Voilà, on a des approches différentes.
00:32Nous, on a le sentiment, peut-être que c'est notre culture de gouvernement,
00:36qu'il vaut mieux essayer d'obtenir des victoires aujourd'hui pour les Françaises et les Français,
00:40que si on pouvait ramener à la faveur de cette négociation la suspension des retraites,
00:44on aurait été utile, on serait utile aux pays, aux Françaises et aux Français.
00:49La LFI est plutôt dans la préparation du coup d'après.
00:51C'est son droit, c'est sa façon de raisonner.
00:54Nous ne sommes pas d'accord, mais ce n'est pas pour ça que nous sommes des traîtres
00:56et que nous devons mener des campagnes de dénigrement des uns et des autres.
01:00On a compris le message, Manuel Bompard, vous vous êtes en fait sur le coup d'après, c'est ça ?
01:05Non, alors d'abord, moi je n'ai pas utilisé...
01:06Je vous dis, arrêtez de vous en prendre au Parti Socialiste.
01:08Attendez, attendez, si vous voulez bien.
01:09D'abord, moi je n'ai pas utilisé les mots qui ont été mis dans ma bouche, premièrement.
01:13Deuxièmement, pardon, mais j'ai répondu à la question que vous m'avez posée sur le Parti Socialiste,
01:17sinon, personnellement, je n'en avais pas parlé.
01:19Donc juste pour quand même rétablir un petit peu les choses.
01:22Oui, vous n'êtes pas venu en critiquant le Parti Socialiste directement, mais vous n'attendiez que ça.
01:27En ce qui me concerne, pardon, mais je fais mon travail d'opposition à la politique actuelle.
01:32D'ailleurs, on parle de budget qui va être déposé sans doute en début de semaine prochaine.
01:37Dans ce budget, par exemple, il y a le doublement des franchises médicales, je suis contre.
01:41Il y a le fait qu'on va réduire le remboursement pour les personnes qui sont atteintes de maladies de longue durée, je suis contre.
01:46Il y a le fait qu'on va ne pas revaloriser les pensions de retraite l'année prochaine, la prime d'activité ou l'allocation adulte handicapé, je suis contre.
01:55Voilà. Et quand j'entends le raisonnement qui consiste à dire, en fait, tout ça, il faudrait l'avaler en échange d'une pseudo-promesse, d'une éventuelle suspension ou micro-suspension de la réforme des retraites,
02:08je dis, pardon, mais l'année dernière, on nous a fait exactement le même coup au moment du budget Bayrou.
02:13On nous a dit, on a gagné le conclave, puis on a gagné, il n'y aura pas de suppression des postes d'enseignants, et puis finalement, il y aura moins de coupes dans le budget de la santé.
02:21– Oui, mais six mois après, est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé positivement pour les Françaises et les Français ?
02:26Parce que j'entends le discours, nous, on ne va pas attendre demain, on veut arracher tout de suite des victoires pour les Françaises et les Français.
02:31– Vous n'imaginez aucun bouger de ce gouvernement sur la réforme des retraites.
02:35– Non, mais c'est pas j'imagine, madame. C'est sur la base de ce qui s'est passé cette année.
02:38Est-ce qu'il y a eu quelque chose qui s'est amélioré dans la vie des gens ?
02:40– Oui, mais les choses sont différentes peut-être aujourd'hui.
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