00:00Écoutez, pourquoi sommes-nous là ? Nous sommes là parce que depuis une semaine, nous assistons à une crise interne à la majorité.
00:08Dimanche soir, Bruno Retailleau est sorti du gouvernement. Lundi matin, on apprenait que l'UDI partait de la majorité.
00:15Puis nous avons découvert que Gabriel Attal ne faisait plus confiance au président de la République.
00:19Puis que Edouard Philippe considérait que le président devait être démissionné.
00:24Et c'est la raison de la crise dans laquelle nous sommes entrés.
00:26Mais nous sommes venus voir aujourd'hui si cette crise se dénouait et s'il était possible d'avancer parce que les Français sont légitimement inquiets.
00:36Un pays qui n'est plus gouverné, qui n'est plus dirigé, une majorité qui a volé en éclats.
00:41Et donc nous espérions comprendre ce qu'il se passait.
00:44Le président de la République a d'ailleurs posé en ces termes le débat en expliquant, en demandant qui était dans la majorité et qui n'y était pas.
00:52A ma connaissance, les deux seuls qui répondent, qui appartenaient toujours au socle commun, s'appellent Gabriel Attal et Marc Fénaud.
00:59Le modem est renaissance.
01:01Pour les LR, nous avons entendu Bruno Rutaillot nous expliquer qu'il était hors de question que les LR soutiennent un Premier ministre qui serait ou macroniste ou de gauche.
01:12Quant à Edouard Philippe, il est resté silencieux, mais chacun a bien compris qu'il n'avait aucune envie de signer son adhésion une nouvelle fois à ce pacte, à ce socle commun.
01:22C'est donc la raison pour laquelle nous sommes parfaitement, nous étions parfaitement légitimes à réclamer un Premier ministre de gauche.
01:29Ce à quoi, vous l'avez compris avec ceux qui nous ont précédés, le président n'est pas prêt à accéder.
01:34Maintenant, en son âme et conscience, il devra nommer dans les prochaines heures et nous verrons bien ce qu'il fait.
01:38Mais nous avons aussi posé des questions de fond, parce que pour nous, il faut trouver un mode d'emploi.
01:45Quand nous avons un Parlement qui est un Parlement parfaitement légitime, les Français se sont déplacés plus que jamais l'an passé pour élire les parlementaires qui sont désormais au Parlement.
01:56Et donc, quel est le mode d'emploi que nous voulons utiliser ?
01:58Nous avons demandé qu'il n'y ait plus de 49.3.
02:01Ça paraît acquis.
02:03Mais nous avons demandé aussi à ce que tous les sujets soient sur la table et qu'il n'y ait aucun sujet interdit,
02:08ni sur le pouvoir d'achat, ni sur les retraites, ni sur aucun sujet.
02:13Ça suppose que le pouvoir d'initiative soit dans les mains de la gauche.
02:17Et si ce n'était pas le cas, eh bien que l'exécutif accepte de poser ces débats.
02:22Nous n'avons reçu, là encore, aucune réponse.
02:25Il n'y a aucune réponse claire du chef de l'État.
02:28Aucune.
02:28Il a simplement évoqué le fait qu'on pourrait reculer la mise en œuvre de la réforme des retraites, ce qui n'est pas notre demande.
02:36Nous avons demandé la suspension de la réforme des retraites, à la fois l'âge légal et le nombre de trimestres cotisés.
02:43Pour l'instant, nous n'avons reçu aucune réponse, je le répète.
02:46Nous étions venus poser un certain nombre de questions au président de la République.
02:57Il nous appelle à une responsabilité collective.
02:59Nous avons toujours été prêts à la prendre et nous en avons déjà fait la démonstration.
03:03Mais nous lui avons demandé aussi, lui, de prendre ses responsabilités.
03:06Et de nous dire les sujets sur lesquels il était prêt à avancer.
03:11Et il a prétendu, lui, le président qui a toujours décidé de tout, qu'il ne pouvait décider de rien.
03:17Et il a renvoyé à la nomination, dans les heures qui viennent, nous a-t-il dit, d'une ou d'un futur Premier ministre.
03:24Ce qui signifie qu'à part convenir ensemble, que nous devions trouver un chemin qui permette la stabilité dans l'intérêt du pays,
03:36nous ne savons pas ce à quoi le président de la République et ceux qui, on ne sait pas véritablement, sont de son socle commun,
03:47sont prêts à faire pour y parvenir.
03:49Nous n'avons eu aucune réponse sur aucun sujet, pas même sur la réforme des retraites,
03:56sur un sujet qui a été noté comme important, clé.
04:02Mais pour l'instant, vraiment, ça a été le flou le plus complet.
04:05Alors vous nous avez posé une question pour le ou la Première ministre.
04:10Nous avons plaidé, après un Premier ministre de droite, après un Premier ministre centriste,
04:17après un Premier ministre de renaissance,
04:20que les socialistes et la gauche et les écologistes puissent assumer cette responsabilité
04:25en acceptant le principe du compromis et de la recherche de majorité texte par texte.
04:31Et d'abord, dans le cadre du débat parlementaire, sur le budget.
04:38Est-ce que nous avons eu le sentiment d'un accueil attentif ?
04:43Ça n'a pas été notre sentiment.
04:45Que fera-t-il ? Je vous le dis en sincérité, je n'en sais strictement rien.
04:49La seule certitude, c'est qu'il fera bien comme il veut et que le risque,
04:54et qu'il ne fera pas comme veulent les Françaises et les Français.
04:56Mais qu'il n'y a pas de sortie de crise, là, pour l'instant ?
04:58Aujourd'hui, il nous a renvoyé à un ou une future Premier ministre.
05:04Je vous le dis, un président qui a toujours décidé de tout opportunément,
05:07là, nous dit qu'il ne peut décider de rien et que la discussion devra se faire avec un autre.
05:11Voilà, je peux vous dire à la fois notre circonspection, notre déception et, à tout vous dire, aussi notre inquiétude.
05:18– Et vous n'êtes pas à la censure ou pas à la censure ?
05:20– Mais, vous m'avez…
05:21– Mais, pardon, non, on peut…
05:25– Non, non, on peut…
05:27À deux voix.
05:27– Écoutez, au moment où nous nous parlons, nous ne savons rien.
05:31Donc, nous ne pouvons pas vous répondre véritablement.
05:34Nous savons que le président de la République ne veut rien dire
05:37et, au fond, nous avons assisté à un essai de rabibochage entre les uns et les autres.
05:43Mais aucune des questions de fond que posent les Français.
05:46Que ce soit sur leur pouvoir d'achat, question centrale, sur leur santé, sur l'éducation,
05:52sur tous les sujets qui les intéressent très directement, il n'y avait aucune réponse.
05:56Et donc, nous avons le sentiment que, au fond, seule la politique politicienne les intéresse.
06:01Et qu'il va falloir qu'à un moment, il y ait des formations politiques dans ce pays
06:05qui s'intéressent d'abord à ce que les Français attendent.
06:08Comment est-ce qu'on fait pour leur garantir une vie digne, une retraite digne, des salaires dignes ?
06:13Et malheureusement, de tout cela, il n'a pas été question, ce qui est absolument remarquable, au mauvais sens du terme.
06:19– Ce que vous dites, le ministre n'est pas de gauche, nous censurons.
06:22Parce que tout repose quand même sur vos épaules encore.
06:23– Nous n'avons jamais parlé ainsi. Nous avons toujours dit ce que nous voulions,
06:28c'est-à-dire des réformes qui permettent de changer de cap
06:30et, à tout le moins, de permettre au Parlement de s'exprimer librement.
06:34– Ce n'est pas forcément, ce n'est pas forcément.
06:35– Mais ce que, écoutez-moi, et comme ça, vous aurez la réponse.
06:37La réponse, c'est que nous avons toujours privilégié le fonds sur les postes.
06:42Nous n'étions pas en train de courir après un gyrophare ou une voiture de fonction.
06:48Ce que nous souhaitons, c'est que les Français puissent vivre mieux,
06:51que les entreprises puissent avoir de la visibilité,
06:53que les collectivités locales puissent savoir à quel moment
06:56elles pourront avoir enfin l'argent dont elles manquent
06:59pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs concitoyens.
07:01Les associations, idem.
07:03Donc nous avons besoin de cette clarté-là.
07:05Et donc, tant que nous ne l'aurons pas, nous ne déciderons pas.
07:08Et nous attendons le discours de politique générale.
07:11Mais au rythme où les choses vont,
07:14et dans les conditions dans lesquelles nous sommes aujourd'hui,
07:17comme nous n'avons obtenu aucune garantie,
07:19tenez-le-vous pour dit,
07:21il n'y a aucune garantie de non-sensuel de notre part.
07:23Nous sommes toujours prêts à faire respecter les Français
07:27parce qu'au fond, c'est de cela dont il s'agit.
07:29Il y a un an, ils ont voté.
07:31Ils ont voté massivement.
07:33Ils ont donné une priorité à la gauche
07:35qui n'a jamais été respectée,
07:37et cette fois-ci, encore pas.
07:39Donc, s'ils ne sont pas respectés
07:41ni dans la composition du gouvernement,
07:43ni dans les revendications qu'ils portent,
07:46alors, effectivement, nous n'aurons pas d'autre choix que de censurer.
07:49Sur les retraits, pourquoi ça ne vous satisfait pas
07:51le fait de retarder l'application ?
07:53Non, mais parce que tout est dans les détails et dans les modalités.
07:56Le président de la République,
07:58qui n'a pas souhaité aborder la question de la taxation des hauts patrimoines,
08:04qui n'a pas eu un mot pour le pouvoir d'achat des Français,
08:06pour les moyens des services publics,
08:08sur un petit carnet avec un stylo,
08:10prétendait à une concession que, finalement,
08:12il nous a dit que ça n'était pas de sa compétence
08:16et qu'il renvoyait au Premier ministre.
08:17Vous savez, on a eu M. Lecornu,
08:18qui, pendant 48 heures, a à nouveau consulté
08:22et adressé un rapport d'étonnement
08:23au président de la République.
08:25Le sentiment que ça nous a donné,
08:26c'est que le président, à son tour,
08:28va faire un rapport d'étonnement au Premier ministre.
08:30Et donc, je dois vous dire que, nous-mêmes,
08:32nous en sommes assez étonnés.
08:34Donc, voilà ce que l'on peut vous dire
08:35au sortir de cette réunion.
08:37– Concrètement, il n'y avait rien de concret,
08:39je vous le confirme.
08:40– Est-ce que vous avez eu quelques indications,
08:42quelques indices sur la direction,
08:45l'orientation pour la nomination ?
08:47– On n'est pas porte-parole du gouvernement.
08:50Et puis, par ailleurs, nous avons assisté
08:52à l'acrimonie de tels responsables du bloc commun,
08:59à la division, parfois, de gens qui étaient
09:00dans le même parti, mais l'un était chef de parti,
09:02l'autre président de groupe,
09:03qui ne disait pas la même chose
09:04et qui se revendiquait de légitimité différente.
09:06– Franchement, on les a regardés un peu
09:08laver leur linge de la famille.
09:09Mais nous, on voulait vous dire
09:10qu'est-ce qu'on fait pour les Français ?
09:11Qu'est-ce qu'on fait pour les Français ?
09:12Qu'est-ce qu'on fait pour l'école qui n'en peut plus ?
09:15Qu'ils n'arrivent pas à recruter,
09:16à avoir des remplaçants ?
09:17Qu'est-ce qu'on fait pour les enfants
09:18en situation de handicap qui n'ont pas d'ESH ?
09:20Pardon, ce n'est pas accessoire
09:21dans le moment que nous sommes en train de vivre.
09:23Les Français ont besoin que leur vie change
09:25et c'est ce que nous sommes venus proposer.
09:26– Mais il vous dit, je n'aimerais pas
09:27un Premier ministre de gauche, il vous donne…
09:29– Il ne nous a rien dit.
09:31– Et pourtant, vous dites,
09:31on ne peut pas attendre de voir si c'est encore possible.
09:34– Mais non, on n'attend rien du tout.
09:36Non, nous n'attendons rien,
09:37nous attendons simplement, certainement pas,
09:39en tout cas, la nomination d'un Premier ministre.
09:41Ce que nous voulons, c'est que la vie des Français change.
09:44Et donc, si le changement de cap n'est pas au rendez-vous,
09:48s'il n'y a pas de possibilité pour le Parlement
09:50de s'exprimer librement,
09:52donc pas de 49-3,
09:53si tous les sujets ne sont pas sur la table,
09:56suspension de la réforme des retraites,
09:58alors nous censurerons immédiatement.
10:01C'est aussi simple que ça.
10:02Et donc, ne cherchez pas davantage.
10:04Nous n'avons jamais eu d'autres préoccupations
10:06que celles que les Français ont exprimées.
10:08Nous avons reçu un mandat de leur part.
10:11Et nous savons très bien
10:12quelle est aujourd'hui leur préoccupation principale,
10:15le pouvoir d'achat.
10:16Et donc, si on nous explique
10:18que rien n'est possible sur le pouvoir d'achat,
10:19que ce sont à nouveau les mêmes
10:21qui devront payer parce que nous avons connaissance
10:23du projet de budget qui a été déposé
10:25devant le Haut Conseil aux Finances Publiques.
10:27Et nous savons que c'est ce projet-là
10:28qui sera lundi transmis
10:30et qui sera donc sur le bureau du Parlement.
10:33Et donc, si ce budget-là n'est pas amendé,
10:35s'il n'est pas amendable,
10:37si tous les sujets ne sont pas sur la table,
10:39alors évidemment,
10:40nous n'aurons pas d'autre choix que de censurer.
10:41Nous ne voulons pas le chaos.
10:43Nous ne cherchons pas à tout prix la dissolution.
10:45Mais nous n'en avons pas peur non plus.
10:46Et donc, si le président de la République
10:48et si son Premier ministre
10:50ou sa Première ministre
10:51faisaient le choix de ne pas entendre,
10:53alors nous n'avons aucune raison
10:54de nous plier à leur désidérata.
10:57Et à ce moment-là,
10:58nous irons vers la dissolution
10:59et nous nous battrons sur nos projets
11:01et nous dirons que sur les retraites,
11:03sur la taxe Zucmane,
11:04sur les services publics,
11:05sur l'école, la santé,
11:07sur tous ces sujets-là,
11:08eh bien nous sommes, nous, au rendez-vous
11:09et qu'il y a une autre politique possible.
11:11Ce que nous avons fait ensemble
11:12il y a à peine un mois,
11:14c'est que nous avons fait la démonstration
11:15qu'il n'y avait pas qu'un seul chemin.
11:17Il n'est pas vrai d'expliquer
11:18qu'il n'y aurait qu'une seule politique possible,
11:21que les marchés seraient contre tout le reste, etc.
11:22Ce n'est pas vrai, c'est faux.
11:24Nous avons fait d'ailleurs la démonstration
11:26qu'il y avait une autre trajectoire
11:27de finances publiques possibles.
11:29La preuve en est que dans son intervention,
11:31sa dernière intervention,
11:33avant de passer aux 20 heures,
11:34l'actuel Premier ministre démissionnaire
11:36a lui-même reconnu
11:37qu'on pouvait passer d'une trajectoire à 4-6,
11:40celle de François Bayrou,
11:41à une trajectoire à 5,
11:43c'est-à-dire diminuer de moitié
11:45l'effort qui était demandé jusqu'ici
11:47par François Bayrou.
11:48Donc vous voyez que nous pouvons obtenir,
11:50nous avons déjà obtenu une trajectoire,
11:52nous avons obtenu le 49-3.
11:53Nous pouvons maintenant obtenir
11:54la suspension de la réforme des retraites
11:56et ensuite obtenir un débat
11:57qui permette, y compris sur la fiscalité
11:59des plus riches,
12:00de faire en sorte que les plus riches
12:01payent ce que tous les autres
12:02ne peuvent pas payer.
12:03Ce n'est pas juste de dire
12:04qu'à chaque fois,
12:06ce sont les mêmes qui doivent payer
12:07ce que les ultra-riches
12:09se refusent à payer.
12:10On ne se polie personne.
12:11Ce que vous avez compris,
12:12les uns et les autres,
12:13c'est qu'avec la taxe Zuckmann,
12:15il n'est pas question de dire
12:16que nous allons retirer leur argent
12:18aux plus riches.
12:18Ce que nous avons prévu de faire,
12:20c'est de dire qu'ils s'enrichiront
12:21moins vite,
12:22ce qui est très différent.
12:23Donc vous attendez un geste
12:24très concrètement ?
12:25Mais ce n'est pas un geste,
12:26on attend un changement de politique
12:28et on attend un Premier ministre
12:29qui nous explique comment il fera
12:31et comment il acceptera
12:32que nous puissions être demain entendus.
12:35Et donc ça suppose
12:36un changement de méthode
12:37et une ouverture,
12:39y compris sur cette question
12:40des retraites,
12:41qui pour l'instant
12:42n'a pas été évoquée
12:43ou évoquée de manière résiduelle
12:46par le Président de la République
12:47avec une solution
12:49qui ne peut pas nous convenir.
12:50Donc vous avez tous les éléments
12:51sur la table
12:52et maintenant rendez-vous
12:53dans quelques heures
12:54avec le Premier ministre
12:55qui viendra vous parler.
12:56Juste une question importante,
12:57si M. Lecornu est renommé ce soir ?
12:59Mais on ne fait pas
13:01de politique fiction.
13:02On n'en est pas là.
13:03Si, si, pour l'instant
13:04c'est la fiction.
13:04C'est la fiction.
13:05Mais c'est une hypothèse.
13:06Mais c'est une hypothèse peut-être.
13:07Mais c'est pas à nous.
13:08Laissez-nous parler
13:09de la vie des gens.
13:10Olivier a dit
13:11ce que nous avions défendu.
13:13Vous l'avez compris,
13:15on n'est pas venu négocier
13:16des places et des sièges
13:17pour nous.
13:18On est très conscients
13:20de l'état de pays,
13:22de l'urgence de la situation,
13:23de la gravité
13:24des dangers de l'époque.
13:25Mais nous savons aussi
13:26que lundi sera déposé
13:28sur le bureau des assemblées
13:29un budget
13:30qui est celui de M. Bayrou
13:31avec 2,3 milliards d'euros
13:33d'économies
13:33sur les franchises médicales,
13:35avec 2,5 milliards d'économies
13:36sur les prestations,
13:38les pensions,
13:38avec le gel du barème
13:40de l'impôt sur le revenu.
13:40Ça veut dire une augmentation
13:41pour tous
13:42et 400 000 personnes
13:43qui n'y étaient pas assujetties
13:44qui le seront.
13:45On a besoin de protéger
13:46celles et ceux
13:46qui ne vivent plus
13:47de leur travail,
13:48qui ne peuvent plus
13:49même compter sur les services
13:50publics parce que ça ne marche plus.
13:51Et c'est ce que nous sommes
13:52venus dire
13:52et que nous ne cesserons
13:53jamais de dire
13:54à l'Assemblée
13:55et s'il le faut
13:57sur le terrain
13:59dans une campagne.
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