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  • il y a 10 mois

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00:00Eliott Deval et vous.
00:02Eliott Deval et vous démarre une heure plus tôt ce vendredi, 10h, 13h, en direct sur Europe 1.
00:10Trois heures consacrées à la crise politique que traverse la France, que vous traversez, que nous traversons.
00:16Chers auditeurs, allons-nous connaître le nom du prochain Premier Ministre ?
00:20Et si Sébastien Lecornu succédait à Sébastien Lecornu ?
00:24Gouvernement de gauche, gouvernement technique, gouvernement oui, mais avec qui ?
00:28Et surtout, pourquoi faire Emmanuel Macron plus seul que jamais ?
00:32Chers auditeurs, à vous la parole.
00:34Qu'attendez-vous du prochain gouvernement ?
00:36Souhaitez-vous un retour aux urnes ?
00:39Ce sont les questions que nous allons nous poser pendant trois heures pour m'accompagner aujourd'hui, Géraldine Hamon.
00:44Bonjour, bonjour Eliott.
00:46Bonjour Géraldine, comment ça va ?
00:47Très bien, écoutez.
00:48Vous m'avez dit avant de commencer l'antenne, j'ai très mal au dos.
00:50J'ai très mal au dos en ce moment, et oui, c'est la quarantaine, qu'est-ce que vous voulez ?
00:53La quarantaine, bah écoutez, il n'a pas 40 ans et pourtant, il a déjà mal au dos.
00:58Sébastien Ligné, il est plus jeune que moi.
01:01Sébastien Ligné, bon, je ne suis pas sûr.
01:03Il a 50 ans de moins que moi.
01:04Honnêtement, Sébastien Ligné, je ne suis pas sûr.
01:06Quel âge avez-vous Sébastien Ligné ?
01:07J'ai 26 ans.
01:07Ah, 26 ans ?
01:0826 ans, Sébastien Ligné, chef du service politique de valeur sexuelle.
01:11Je savais que vous parliez de Sébastien Lecornu, en fait.
01:13Ah, c'est pour ça.
01:15Bah oui, mais Sébastien, il a 39 ans.
01:1639 ans, oui, c'est ça.
01:17Le premier ministre démissionnaire.
01:19Louis Drague.
01:20Bonjour Eliott.
01:21Louis Drague.
01:21C'est votre copain Seb.
01:22Séb, c'est beau, Sébi.
01:24Sébastien Lecornu, qui donc...
01:26Bonjour Eliott.
01:27Oui, mais là, je parlais de Sébastien Lecornu, qui a 39 ans.
01:29Et vous, je ne vais pas demander votre âge.
01:31Seulement une année de moins que le premier ministre.
01:34Comment faire compliqué quand on peut faire ça, Louis Drague-Nel ?
01:36Je suis ravi de vous avoir ce soir au studio, cher Louis.
01:38Moi aussi, merci de m'inviter Eliott.
01:39Bah attendez, ce plateau est le vôtre et ce studio est le vôtre, bien sûr.
01:42Olivier Vial est avec nous.
01:44Bonjour.
01:44Olivier Vial, vous êtes spécialiste des radicalités.
01:47Cher Olivier, bonjour.
01:48Il plonge la France dans le chaos et continue de diviser.
01:53On va parler d'Emmanuel Macron qui réunit les chefs des partis à l'Elysée.
01:56On sera dans un instant avec Mathieu Vallée, député européen du Rassemblement National.
02:00Ça va se passer à 14h30.
02:02Sauf que pour cette grande réunion, vous n'avez ni l'ERN, ni la France Insoumise.
02:07C'est-à-dire que le président de la République continue son fameux arc républicain qui ne fonctionne plus.
02:12Et surtout, il renvoie dos à dos le Rassemblement National qui, dans les sondages, explose les compteurs.
02:19Plus de 36% d'intention de vote, si élection législative anticipée il y a.
02:23Avec la France Insoumise qui s'est ostracisée pour le coup, qui s'est radicalisée.
02:28Et que les Français, en soi, quand on voit les sondages encore une fois, désavouent.
02:32C'est-à-dire que c'est 8-9% la France Insoumise toute seule.
02:36Donc c'est quand même intéressant, c'est perturbant.
02:38Est-ce que c'est contre-productif ?
02:40On va se poser toutes les questions, mais écoutons d'abord Jean-Luc Mélenchon.
02:44Alors mesdames, messieurs, après le touhou-bouhu confus des visiteurs de Matignon,
02:48il y aura aujourd'hui le défilé à l'Elysée dont M. Macron nous a dispensés.
02:55Pourtant, dans quelques heures, le président de la République va annoncer une décision essentielle.
03:01Elle ouvrira une nouvelle saison politique.
03:04Soit en nous enfonçant dans la voie sans issue d'une nouvelle combinaison politicienne censurée d'avance,
03:16soit en permettant à notre pays de se remprendre en main lui-même par ses votes.
03:21Comme vous le savez, pour nous, la responsabilité du chaos n'est pas à l'Assemblée,
03:27elle est à l'Elysée.
03:28En accord avec ce diagnostic, au contraire de tous les autres partis,
03:34nous n'avons participé à aucun des nombreux conciliabules avec M. Lecornu depuis sa nomination.
03:41Car nous savions qu'il s'agit d'une perte de temps pour le pays,
03:46et peut-être davantage encore d'une tentative malsaine de combinaison des contraires.
03:52Et on va écouter Sylvain Maillard, qui est député Renaissance,
03:57et qui tente de justifier le fait que ce matin, vous ayez quasiment 20 millions d'électeurs
04:03qui soient aux portes de l'Elysée, refusés d'accès en quelque sorte,
04:06quand vous n'acceptez pas de recevoir tous les partis,
04:09et les principaux partis, notamment le premier parti d'opposition,
04:12qui est le Rassemblement National.
04:13Alors comment on l'explique ?
04:15Eh bien, écoutons Sylvain Maillard.
04:17Si je vous dis que je n'aime pas votre émission,
04:19et que je ne viendrai jamais ici à votre émission, vous n'allez pas m'inviter,
04:23c'est un peu logique.
04:25L'ERN et LFI ont dit que de toute façon,
04:28ils censuraient n'importe quel gouvernement qui serait nommé,
04:30puisqu'ils veulent l'un la dissolution, l'autre la destitution.
04:34Donc c'est très clair.
04:35Le président de la République cherche une solution, il a toujours refusé.
04:39Ils ont dit très clairement qu'ils étaient pour l'ERN, pour la dissolution,
04:45et donc qu'ils allaient faire une censure, quoi qu'il arrive.
04:47Le président de la République cherche une solution,
04:49ils discutent avec ceux qui veulent construire l'avenir et qui cherchent une solution.
04:53Durant ces trois heures, je le répète, la priorité, ce sont vous, chers,
04:57ce sont les auditeurs.
04:5801-80-20-39-21, vous n'hésitez pas, vous prenez votre téléphone,
05:03appel non surtaxé, et vous réagissez bien sûr à cette édition spéciale
05:07consacrée à la crise politique.
05:09Nous a rejoint dans le studio Mathieu Vallée.
05:12Cher Mathieu, bonjour.
05:13Bonjour, vous êtes député européen du Rassemblement National,
05:17porte-parole du Rassemblement National,
05:20et vous êtes persona non grata à l'Elysée.
05:22Vous n'avez pas le droit d'aller à l'Elysée,
05:25de cette fameuse réunion à 14h30 avec tous les partis,
05:29qui devrait déterminer le cas, peut-être que le nom du prochain Premier ministre
05:34sera dévoilé lors de cette réunion.
05:36Alors pourquoi vous n'êtes pas les bienvenus ?
05:38Parce que nous, on ne vient pas négocier des postes ou nos carrières
05:41au sein du Palais de l'Elysée.
05:42On veut que les Français soient consultés dans les urnes par une dissolution.
05:46On ne veut pas aller dans leur dos négocier des Marocas ministériels,
05:49alors qu'on sait très bien que la situation du pays exige qu'on retourne dans une zone.
05:54Puis vous avez vu qui y va ?
05:55Entre les socialistes, les écologistes, les communistes,
05:57et puis toute la gauche, ils ont fait 8,37% aux élections présidentielles.
06:04Les LFistes, 21% avec M. Mélenchon.
06:06Et donc oui, nous, on représente 11 millions d'électeurs,
06:09même LF, 9 millions.
06:10Donc on a la moitié du corps électoral,
06:11parce qu'il y a 44 millions de personnes qui votent en France,
06:13donc quasiment la moitié qui n'est pas conviée à l'Elysée.
06:16Après, nous, on veut une dissolution, on ne veut pas une négociation de postes.
06:19Ce qui est incompréhensible, et je me tourne vers vous, Louis Dragnel,
06:22c'est que vous allez recevoir Marine Tondelier.
06:24Alors, je me plais à l'appeler Madame Sainte-Soline.
06:27C'est-à-dire que Marine Tondelier était présente au moment de cette manifestation interdite,
06:32manifestation sauvage, ultra violente,
06:34qui a débouché sur cette formule de Gérald Darmanin de narcoterroriste.
06:38Vous avez 66 gendarmes qui ont été blessés à Sainte-Soline.
06:41Donc elle sera la bienvenue à l'Elysée.
06:43En revanche, le premier parti d'opposition doit rester en dehors de l'Elysée.
06:49Tout cela est incompréhensible.
06:51Comment l'Elysée tente de justifier cela ?
06:54En fait, Emmanuel Macron commet une faute,
06:56parce que le Rassemblement National et la France Insoumise
06:59avaient refusé de participer aux consultations à Matignon.
07:01Et honnêtement, Emmanuel Macron aurait eu tout intérêt à vous inviter
07:04et inviter la France Insoumise
07:06et vous laisser éventuellement vous pousser, entre guillemets, à la faute
07:09et vous forcer à dire oui ou non.
07:12Et éventuellement, si c'était vous qui disiez non,
07:14eh bien, c'est vous qui fermiez la porte.
07:16Comme on l'a fait que le cornu.
07:17Exactement.
07:17Et donc, de ce point de vue-là,
07:19je trouve qu'Emmanuel Macron n'est pas du tout habile,
07:21pas du tout tactique.
07:21Il manque de sens politique.
07:23Ensuite, ce qu'on comprend très bien sur la réunion
07:25qui va se dérouler à partir de 14h30,
07:27ça va être, là, pour le coup, un vrai conclave, conclavé.
07:31C'est-à-dire que, sans doute, ce que va faire Emmanuel Macron,
07:33il va dire à tous les participants,
07:35il va les enfermer à l'Élysée.
07:37Non mais je...
07:37Oui, je comprends.
07:38Je vous le traite bien avant.
07:39Et il va leur dire,
07:40il y a une majorité absolue
07:42qui pourrait exister théoriquement sur le papier.
07:44C'est ce que Sébastien Lecornu a dit.
07:46C'était son enseignement majeur des consultations.
07:48C'est-à-dire que l'EPS, comme les Républicains et le Socle commun,
07:51ne veulent pas de dissolution.
07:52Et donc, Sébastien Lecornu avait dit,
07:54il y a un chemin possible.
07:55Donc Emmanuel Macron va leur dire,
07:57écoutez, vous ne voulez pas retourner de dissolution,
08:00vous ne voulez pas d'élection.
08:01Donc maintenant, soit vous vous entendez dans la pièce
08:03et il y a un nom de Premier ministre qui sort,
08:05qui peut ne pas être censuré.
08:07Et dans ce cas-là, ce sera lui qui sera le prochain Premier ministre.
08:10Soit vous n'y parvenez pas.
08:11Et dans ce cas-là, moi, je suis obligé, Emmanuel Macron,
08:14de nommer un Premier ministre.
08:15Mais si je nomme un Premier ministre,
08:18charge à vous de ne pas le censurer.
08:20Je pense que c'est ce que va faire Emmanuel Macron.
08:23Donc c'est une dernière tentative.
08:24Il faut sauver le soldat Emmanuel Macron.
08:27Exactement.
08:27Mais il veut pousser.
08:28En fait, ce qu'il veut, c'est éventuellement,
08:30il veut faire en sorte que ce seront les chefs de parti
08:33qui ne veulent pas s'entendre.
08:35Il veut que dans le récit,
08:36il veut montrer que ce sont le patron des Républicains,
08:39le patron du PS, le patron de Renaissance,
08:42le patron d'Horizon,
08:44qui refuse en réalité la formation d'un gouvernement,
08:48qui refuse la stabilité.
08:49Et il va dire, mais regardez,
08:50les Français veulent une dissolution.
08:52J'entends que vous ne voulez pas être renversé.
08:54Trouvez la solution.
08:55Sinon, encore une fois,
08:56c'est moi qui vais être obligé de la prendre.
08:58Alors, c'est un discours qui, à mon avis,
09:00est pertinent et cohérent dans sa tête à lui.
09:03Je pense qu'il n'y a pas un Français
09:04qui sera convaincu par ce raisonnement-là.
09:06On est en direct avec Yann,
09:09parce que ce que je disais,
09:10c'est que la priorité,
09:11on la donne aux auditeurs.
09:13Les Français veulent une dissolution,
09:15veulent un retour aux urnes.
09:17Ils ne sont pas entendus.
09:18La parole des Français n'est pas entendue.
09:21Eh bien, nous, on la donne.
09:22La parole est bien sûr libre et plurielle sur Europe.
09:25Bonjour, Yann.
09:26Bonjour, Eliott.
09:27Comment allez-vous, cher Yann ?
09:29Très bien, magnifique.
09:30Tout va bien aujourd'hui, il fait beau.
09:32Écoutez, il fait beau,
09:33mais bon, ça y est.
09:34Il y a quelques nuages au-dessus de l'Elysée
09:36depuis plusieurs jours maintenant.
09:39Yann, on va vous prendre dans un instant
09:41et vous allez nous dire ce que vous en pensez.
09:43Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison
09:45de recaler, en quelque sorte,
09:48la France insoumise et le Rassemblement national,
09:50de mettre la France insoumise
09:51et le RN sur un même pied d'égalité
09:54et puis vous allez nous dire ce que vous voulez
09:56pour la France.
09:58Quel prochain Premier ministre ?
10:00On voit ça dans un instant
10:01avec toute l'équipe d'Europe.
10:02Eliott Deval et vous.
10:04Eliott Deval et vous sur Europe 1,
10:05émission spéciale de 10h à 13h.
10:08Europe 1 bouleverse ses programmes
10:10puisque nous attendons un Premier ministre.
10:12Pour en parler avec vous, Eliott,
10:14il y a Mathieu Vallet, Sébastien Lillier,
10:16Olivier Vall et Louis Draguenel
10:17du service politique d'Europe 1.
10:19Et puis vous, chers auditeurs,
10:20vous réagissez 0, 1, 80, 20, 39, 21,
10:23comme Yann qui est avec nous en ligne.
10:24Et il y a déjà du monde au standard,
10:25n'hésitez pas parce que c'est important
10:27de prendre le pouls des Français,
10:28de donner la parole,
10:29parole libre et plurielle,
10:31bien sûr, en direct sur Europe 1
10:32dans Eliott Deval et vous.
10:35Yann est en direct avec nous.
10:36Rebonjour Yann.
10:38Alors, vous en pensez quoi
10:39de cette fameuse réunion
10:40à 14h30 ?
10:42Ce qui est particulier
10:42chez Emmanuel Macron,
10:43je ne sais pas ce que vous en pensez Yann,
10:44mais il se remet au centre du jeu,
10:48il remet la lumière sur lui
10:50alors qu'il n'a jamais été
10:52autant désavoué par les Français.
10:54Il subit une impopularité historique,
10:57record,
10:58et vous avez aujourd'hui
10:59un président de la République
11:00qui donne les bons et les mauvais points.
11:03C'est-à-dire que vous n'aurez pas
11:03le Rassemblement National
11:05à cette réunion,
11:06qui n'a pas reçu la fameuse invitation,
11:09invitation donnée quand même
11:10à 2h du matin,
11:12mais vous aurez Mme Tondelier,
11:14vous aurez M. Fort,
11:15le Parti Socialiste,
11:161,75% à la présidentielle,
11:19je le rappelle,
11:19en 2022.
11:20Vous en pensez quoi Yann ?
11:21Écoutez,
11:22pour reprendre le terme
11:23qui a été employé
11:24par votre journaliste
11:25sur le point d'actualité
11:26de conclave,
11:27en fait,
11:28l'idée n'est pas mauvaise
11:29ou la métaphore n'est pas mauvaise,
11:30un conclave rassemble
11:31tous les cardinaux.
11:33C'est-à-dire qu'il n'est pas imaginable
11:35qu'un conclave se déroule
11:37sans des cardinaux
11:39qui seraient à la marge
11:41ou qui ne correspondraient pas
11:42à l'esprit du temps ou autre.
11:44Moi, je crois que Macron,
11:47du point de vue
11:48d'une large partie de l'opinion,
11:50mais évidemment,
11:51ce n'est pas son point de vue,
11:52fait une erreur tragique
11:53en réfutant à ce conclave
11:56ou en repoussant de ce conclave
11:58des gens qui,
12:00aussi bien LFI,
12:01pour lesquels je n'ai aucune affinité,
12:02que le RN,
12:03rassemblent quand même
12:04des millions d'électeurs.
12:06Il y a eu 12 millions d'électeurs
12:07pour le Front National
12:09et entendre Macron
12:11se réclamer sans cesse du gaullisme,
12:12c'est vraiment une pirouette
12:14absolument hallucinante
12:15quand on sait que la cinquième république
12:17qui a été faite par de Gaulle
12:19en 1958
12:20a été faite pour avoir,
12:22dans un pays qui est très difficile
12:23à gérer,
12:24qui est toujours en retard
12:26d'une réforme
12:26en avance d'une révolution,
12:28avoir un système de gouvernement
12:30conduit par le peuple,
12:32pour le peuple
12:33et avec le peuple.
12:33Et donc là,
12:35il dénie au peuple
12:36ou à des représentants
12:39actuels
12:40ou potentiels
12:41du peuple
12:41le fait d'être entendu.
12:43Être à ce conclave
12:44ne veut pas dire
12:45qu'il va
12:46accepter
12:47toutes leurs demandes,
12:48leurs dictates
12:49ou leurs impositions.
12:51Donc,
12:51c'est complètement
12:52antinomique
12:53avec l'esprit
12:54de la cinquième république.
12:55Maintenant,
12:56on peut faire un distinguo,
12:57me semble-t-il,
12:58entre LFI
12:59et le Rassemblement National.
13:00Bien évidemment,
13:01puisqu'il y a une question
13:01de dynamique,
13:02chère Yann,
13:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:04dans toutes les intentions
13:05de vote,
13:06dans tous les sondages
13:07qui sont présentés,
13:08vous avez le Rassemblement National
13:10qui caracole en tête
13:11avec son alliance
13:12avec UDR,
13:13vous êtes à plus de 36%.
13:15Quand aujourd'hui,
13:16la dynamique est inverse
13:18chez la France Insoumise
13:20qui s'est au gré
13:21des multiples tensions,
13:23des déclarations,
13:24notamment de la situation
13:26et de leur prise de position
13:27du côté de la guerre
13:29à Gaza,
13:30aujourd'hui,
13:31la France Insoumise,
13:33c'est pour le coup,
13:33vous avez utilisé l'expression
13:34marginalisée.
13:36Alors,
13:37en plus,
13:37si vous voulez,
13:38la France Insoumise
13:38a quand même un certain
13:39nombre de caractéristiques,
13:40c'est-à-dire,
13:41ils veulent clairement
13:42renverser la République,
13:43ils font le coup de main
13:45avec la jeune garde
13:46ou des choses comme ça,
13:47c'est-à-dire,
13:47ils sont capables
13:48d'être très violents,
13:48de soutenir
13:49les Black Blocs
13:51et autres,
13:52et je crois que,
13:53si on rappelle
13:54ces deux éléments,
13:55c'est la définition même
13:57du fascisme
13:58tel qu'on l'a connue
13:59au début des années 20
14:01en Italie,
14:02dans les années 30
14:03en Allemagne,
14:04des gens qui veulent
14:04renverser le système
14:06et qui sont violents,
14:08ce qui n'est pas le cas
14:08du Rassemblement National.
14:10Le Rassemblement National,
14:11pour lequel je ne vote pas,
14:13je vous précise,
14:13Elliot,
14:14je ne suis pas du tout
14:14leur promoteur,
14:15ce ne sont pas des gens
14:16qui veulent renverser
14:17la République,
14:18ils ont depuis toujours
14:19joué le jeu démocratique,
14:21ils essayent de faire avancer
14:22leurs idées,
14:23c'est la démocratie.
14:23Donc il y a,
14:25en dehors du fait
14:26que Macron fasse
14:26une bêtise,
14:27me semble-t-il,
14:28en ne rassemblant pas
14:29tout le monde,
14:30en écoutant,
14:30au moins,
14:31juste en écoutant
14:32tout le monde,
14:33au sein des gens
14:34qui sont exclus,
14:36il y a quand même
14:37un gros, gros distinguo
14:38à faire.
14:38Jean-Luc Mélenchon
14:40qui n'est pas dans le studio,
14:41vous répondrez du tac au tac.
14:43Chère Yann,
14:44nous voulons une révolution,
14:45révolution citoyenne
14:47et par les urnes
14:48non violentes
14:49et nous appelons
14:50à une sixième république
14:51et nous sommes les seuls
14:53du côté de la gauche
14:54à avoir un programme
14:56présenté depuis des années,
14:59programme qui a été réfléchi,
15:00construit
15:01et nous,
15:01on ne cherche pas
15:02à venir récupérer la soupe,
15:04on n'a pas peur
15:05de perdre notre siège
15:06à l'Assemblée nationale.
15:08Merci beaucoup Yann,
15:09je me tourne vers vous
15:10Mathieu Vallée,
15:10vous êtes eurodéputé
15:11Rassemblement National,
15:13porte-parole du RN.
15:15Ce qu'on n'arrive pas
15:15à comprendre,
15:16c'est que c'est contre-productif
15:18de vous mettre comme ça
15:19à l'écart de ces réunions.
15:21A chaque fois,
15:22l'arc républicain,
15:23les accusations
15:24en extrême droite,
15:25en crypto-fascisme,
15:26c'est une pièce de plus
15:28dans la machine
15:29à finalement gagner des points
15:31auprès des Français
15:32et ça continue.
15:33Ils continuent à faire
15:34ce petit cirque,
15:36ce théâtre antifasciste.
15:37Oui, par rapport
15:38à ce que vous dites,
15:38nous on reste sereins,
15:39on reste calmes,
15:40on reste posés,
15:41on reste droits
15:42dans nos chaussures
15:42sur nos convictions,
15:43sur ce qu'on propose aux Français.
15:45Et moi,
15:45j'ai ma théorie
15:46sur la France insoumise
15:47et la gauche.
15:48Au début,
15:48c'était une lubie
15:49contre les flics.
15:50Voilà,
15:50c'était les violences policières,
15:51les contrôles au faciès,
15:52la police tue,
15:52c'était le tube pourri
15:53de l'été de la France insoumise.
15:55Après,
15:55c'était les préfets en prison
15:56et après,
15:57ça a été les juifs.
15:58Voilà,
15:58mettre des cibles
15:59dans le dos des juifs.
16:00On l'a vu avec les Jeux Olympiques
16:01où M. Porte,
16:02le député Léfi,
16:02ne voulait pas
16:03que les attestes israéliens
16:04viennent sur le territoire national.
16:05Et après,
16:06ça a été les riches
16:06avec l'attaque Zuckman.
16:07Et puis,
16:07tout est cohérent
16:08puisqu'ils estiment
16:09que les juifs sont riches,
16:10que les riches sont protégés
16:11par la police,
16:11que la police,
16:12c'est celle du capital,
16:13abat l'État,
16:13les flics et les fachos.
16:15Donc en fait,
16:15quand ce n'est pas les flics,
16:16c'est les juifs,
16:17quand ce n'est pas les juifs,
16:18c'est les riches.
16:19Donc on a le triptyque infernal
16:20que les Français
16:20ne supportent plus
16:22parce que ça stigmatise,
16:23ça extrémise
16:24et ça hystérise le débat.
16:26Et c'est pour ça
16:27que je pense que les Français
16:27ne font que faire
16:27parce qu'on est droit
16:29dans nos chaussures
16:29et qu'on a des convictions solides
16:31et qu'on a même renoncé
16:32à des sièges électoraux
16:33pour éviter des agences
16:40de 2024
16:40et qu'on veut réitérer
16:42notre projet
16:42en étant plus convaincant
16:43peut-être s'il y a une dissolution.
16:44J'avais une toute petite question
16:45à vous poser Mathieu Vallet.
16:47Vous avez rappelé
16:48que vous n'aviez pas souhaité
16:49venir aux consultations
16:50qui avaient été organisées
16:51par Sébastien Lecornu
16:52à Matignon.
16:53Est-ce que si vous aviez été invité
16:55à aller à l'Élysée
16:55aujourd'hui à 14h30
16:57par Emmanuel Macron,
16:58est-ce que vous y seriez allé ?
16:59Là, je ne vais pas vous faire
17:00une langue de bois
17:01mais en tout cas,
17:01c'est Marine Le Pen sur ça.
17:02Moi, je suis loyal
17:03qui décide.
17:04La question ne s'est pas posée
17:05parce qu'à 2h du matin,
17:06nous, on n'a pas reçu
17:07une invitation.
17:07Alors, on se couche tard
17:08mais malheureusement,
17:09la boîte...
17:10Mais vous êtes là entre nous.
17:12Non, mais moi,
17:13si c'est pour aller négocier
17:14des postes, non.
17:15Si c'est pour aller redire
17:16au président de la République
17:16de Vivoy
17:17qu'on veut une dissolution,
17:18je pense qu'il regarde
17:19quand même la télé
17:19et même s'il est bon
17:20de Kérisa à l'Élysée,
17:21je pense quand même
17:21qu'il ne sait pas
17:22prétendre notre position.
17:23Sébastien Ligné,
17:23on a du mal à comprendre
17:24pourquoi le président de la République
17:25dans un contexte
17:26où il n'a jamais été
17:27autant désavoué
17:28ou certains appellent
17:30jusqu'à sa démission.
17:31Pourquoi il se remet
17:32au centre du jeu ?
17:34Mais parce qu'on assiste
17:35depuis 5 jours maintenant
17:36à une prise d'otage démocratique
17:38en réalité.
17:38Tout ce qu'on vit
17:39depuis dimanche
17:40ne répond
17:41à aucun intérêt populaire.
17:43Toutes les décisions prises
17:44depuis la nomination
17:45de Bruno Le Maire
17:46dimanche
17:47répondent seulement
17:48à des intérêts partisans
17:50et électoraux.
17:51C'est-à-dire qu'on est prêt
17:51à tout pour sauver son poste,
17:53on est prêt à tout
17:53pour éviter un retour aux urnes.
17:55Et Emmanuel Macron,
17:55pourquoi il se remet
17:56au centre du jeu ?
17:57Parce qu'Emmanuel Macron
17:57en réalité
17:58depuis les législatives
17:59de 2024
18:00il n'a pas compris
18:01qu'il était perdant.
18:04Et c'est ça
18:05la grande leçon.
18:06C'est que plus d'un an
18:07et demi plus tard
18:07il n'a toujours pas compris
18:09le résultat
18:10de la dernière élection nationale.
18:12C'est-à-dire que les Français
18:13ne souhaitent plus
18:14qu'il gouverne.
18:15Alors en effet
18:15il peut encore présider
18:16mais il ne peut plus gouverner.
18:18Et le fait qu'il s'accroche,
18:19le fait qu'il ait envie
18:20de nommer Sébastien Lecornu
18:22parce qu'on comprend
18:23et on l'a dit.
18:23On ira dans un instant
18:24sur les prétendants.
18:25C'est ça évidemment
18:25le projet.
18:27C'est bien cette volonté
18:28de garder la main mise
18:29sur le gouvernement,
18:30de garder un proche
18:31parce qu'il ne veut pas
18:32lâcher le pouvoir.
18:33Je vous donne la parole
18:34dans un instant
18:34Olivier Vial.
18:35Je donne la parole
18:36aux auditeurs bien sûr.
18:37On sera avec Thierry
18:38dans un instant.
18:39Et si comme Thierry
18:40vous souhaitez réagir
18:4101, 80, 20, 39, 21
18:43on poursuit notre édition
18:46jusqu'à 13h.
18:47Eliott de Valais.
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