00:00Je me souviens, la première fois que j'ai été à Auschwitz, c'était le printemps.
00:07J'étais allé là parce que c'était un devoir à mes yeux.
00:10Et là, à l'entrée, entre les interstices des blocs de béton,
00:16j'ai vu des petites fleurs qui avaient poussé.
00:20Et je suis resté longtemps à les regarder,
00:24et je me suis penché, j'en ai que deux.
00:26Et le soir même, quand je suis revenu, j'ai écrit à ma mère,
00:31en lui disant que j'ai compris, en regardant ça,
00:35que la vie était toujours plus forte que la mort.
00:38Lorsque le couteau est tombé, le crime a changé de côté.
00:46Si j'y suis ce soir, dans ma mémoire, un assassin assassiné.
00:54Et il est des voix que nous entendons encore résonner.
00:59Celle de Robert Badinter en est une, singulière et forte,
01:06porteuse des idéaux de la France et de la République.
01:09Robert Badinter, dans un instant, prendra place aux côtés des hommes de 1789.
01:20Condorcet, l'abbé Grégoire, Gaspard Monge.
01:26Et non loin reposent déjà Victor Hugo, Émile Zola, Jean Jaurès,
01:31Jean Moulin, Missac Manouchian et tant d'autres.
01:36Qu'est-ce que la peine de mort ?
01:38La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.
01:45Partout où la peine de mort est prodiguée,
01:48la barbarie domine.
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02:07Sous-titrage FR ?
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