- il y a 4 mois
Cette saison, le Club Sport en France devient votre nouvelle émission multisports de référence : cette semaine, cap sur les Mondiaux de pétanque féminine qui démarrent sur SEF, avec Sandrine Poinsot. On reviendra également sur le lancement de la nouvelle saison de volley féminin, la Saforelle Power 6, avec en plateau la libéro des Mariannes 92, Auriane Biemel.
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00Générique
00:00Bonjour, bonjour et bienvenue dans votre nouveau rendez-vous, le club Sport en France.
00:14Nouvelle formule, rendez-vous hebdomadaire, dorénavant pour venir sur les plus belles compétitions diffusées sur Sport en France
00:20pour analyser évidemment les plus belles images, des interviews, des athlètes, des consultants, des journalistes.
00:26Et je suis ravi de vous accueillir. Voici le sommaire de cette émission.
00:30Les championnats du monde de pétanque féminin démarrent dès ce soir jusqu'au 12 octobre à Douai,
00:34au programme triplette et tir de précision.
00:37On en parlera avec Sandrine Poinceau en duplex du boulodrome de Douaisy.
00:41Sport féminin, toujours ce week-end, marque la reprise du volet sur Sport en France avec la Saforelle Power 6.
00:48Le Valois Paris Saint-Cloud, double champion de France en titre, se déplace à Saint-Dié.
00:52Oriane Biemel, la libéro des Mariannes, est avec nous en plateau,
00:56accompagnée de notre spécialiste volet maison, Bertrand Pucheux.
00:59Le Bienheureux. Enfin, Lucien Jean sera avec nous, notre journaliste en dernière partie d'émission,
01:04pour revenir sur les finales de squash du tournoi Platinum Qatar Classique à Douai.
01:10Bonjour à tous et je suis ravi de vous accueillir.
01:12Bonjour.
01:13Bonjour.
01:14Vous sortez à peine de l'entraînement, tout va bien ?
01:16Oui, tout va bien.
01:17On est prêts pour le match de ce week-end et la reprise ?
01:19Oui, à fond.
01:20À fond. Bertrand, je suis ravi de t'accueillir.
01:22On va donc parler des mondiaux féminins de pétanque pour débuter.
01:26Et on est en ligne avec Sandrine. Bonjour Sandrine.
01:30Bonjour.
01:31Merci d'être avec nous.
01:33Juste quelques petites précisions, Sandrine, vous avez 36 ans.
01:36Vous êtes une nordiste qui a déménagé dans le sud pour être plus performante, j'imagine,
01:41pour aller chercher des titres et c'est ce qui s'est passé ?
01:43C'est ça, exactement, oui.
01:45Pourquoi ? Il y a quoi de plus dans le sud et notamment à Nîmes ?
01:48Eh bien, alors pas forcément à Nîmes, mais c'est que toutes les grosses compétitions
01:52sont situées en général en dessous de Lyon.
01:54Donc quand on est du nord et à Lille, ça fait toujours des gros déplacements
01:58que quand on est à deux heures de la maison, c'est plus simple et on en fait du coup un peu plus.
02:02J'imagine.
02:03Avant de parler de ces championnats du monde qui seront diffusés ce week-end sur Sport en France,
02:07je voudrais s'il vous plaît que vous nous disiez une chose, c'est qu'en pétanque,
02:10on peut choisir ses boules.
02:11Le diamètre, quels matériaux ?
02:15Oui, c'est ça.
02:16On peut choisir le diamètre en fonction de ses mains, si on a des plus ou moins petites ou grandes mains.
02:21On peut choisir le poids également et puis le matériau, en fait, le carbone, l'inox.
02:28En fonction de ce qu'on préfère, on peut tout à fait choisir notre boule.
02:33Par exemple, vous, c'est quoi ?
02:36Alors moi, je joue avec des boules en ciel, je joue avec des 72 en diamètre.
02:41Le poids, c'est 690 grammes et c'est du carbone très tendrant.
02:45Alors on va revenir sur ces championnats du monde qui débutent avec au programme la triplette et le tir de précision.
02:52Une seule française engagée sur le tir de précision, c'est Aurélie Bori.
02:56Expliquez-nous comment ça fonctionne, ce championnat du monde de triplette notamment.
03:01Alors le championnat du monde de triplette, on est du coup une équipe de 4.
03:05Il y a toujours 3 filles qui jouent et puis une remplaçante.
03:08On va jouer en ce qu'on appelle un système suisse.
03:11Donc on fait 5 parties au temps.
03:12Donc on joue en fait 60 minutes plus de même.
03:16Et à la fin, on peut très bien gagner une partie 8 à 4 ou 8 à 7.
03:22On ne va pas jusqu'à 13 comme la pétante classique.
03:24Puis il y a un classement.
03:27La première jouera contre la 16e, la deuxième contre la 15e, etc.
03:32Il y a 20 ans, Sandrine, que la France n'a plus été championne du monde.
03:34Quel est l'objectif pour ce week-end ?
03:37Alors on n'est pas favoris.
03:38Aujourd'hui, c'est les Thaïlandaises qui sont la nation la plus forte, on va dire.
03:46On n'est pas favoris, mais voilà, on est toutes là avec beaucoup d'envie.
03:49Donc on va essayer de décrocher quand même la plus belle des médailles.
03:53Et on l'a vu lors des championnats du monde cet été en doublette, c'était à Rome.
03:56Il est possible quand même d'aller titiller ces nations ?
04:00Oui, bien sûr.
04:01Oui, oui, on peut.
04:02Il faut bien jouer d'entrée.
04:04Il faut essayer de rentrer dans sa compétition, rester dans sa bulle.
04:07Et bien sûr qu'on peut les titiller et qu'on peut aussi gagner.
04:10Ça s'est fait et j'espère que ça se fera encore.
04:13Alors on a l'impression que les conditions ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
04:15Vous n'êtes pas professionnel, ce qui est le cas pour d'autres nations.
04:19Vous avez même dû poser des congés pour participer au championnat du monde ?
04:22Oui, oui, oui.
04:24Alors la Fédération française nous aide pour ça.
04:27On a des congés.
04:28La Fédération se met en relation avec les employeurs et nous permet aussi d'avoir des congés autres que nos congés personnels.
04:39C'est quoi votre boulot ? Vous faites quoi dans la vie Sandrine ?
04:42Moi j'ai ouvert des chambres d'hôtes en partant à Nîmes.
04:45Donc du coup je suis gérante de chambres d'hôtes.
04:47Parfait.
04:47Alors on parle des conditions.
04:49Je voudrais qu'on revienne aussi sur le travail qui a été fait du côté de la Fédération
04:52pour avoir ces championnats du monde qui soient réussis.
04:55Comment ça s'est passé ?
04:56Il y a un groupe ? Il y a eu des stages ?
04:59Oui, évidemment.
05:01On a la sélection en début d'année du collectif France.
05:04Donc on est 10 filles dans le collectif France.
05:07Là comme on est le pays organisateur, il y a deux équipes de quatre au championnat du monde.
05:11On a eu la sélection du coup il y a à peu près deux mois, je dirais deux mois et demi.
05:15Et on a fait effectivement des stages.
05:18On a fait trois stages cette année.
05:19Et des nationaux, on s'est déplacé toujours plus ou moins à huit ou neuf filles sur les nationaux toute l'année.
05:26Sandrine, vous êtes non seulement en forme mais vous êtes au taquet pour ces championnats du monde.
05:31Je veux pour preuve le titre de championne de France que vous avez décroché.
05:34Racontez-nous cette partie et notamment ce dernier coup face à Nelly Perret.
05:39La partie est folle.
05:40Oui, elle est folle.
05:42Elle était très longue la partie.
05:44On était dans notre bulle toutes les deux.
05:46Et effectivement à la fin, je suis 11 à 12 en fait.
05:50Et si je manque, j'ai perdu.
05:52Et si je fais carreau, j'ai gagné.
05:53Après, j'ai tiré déjà pour la taper.
05:55Si je la tape, la boule, je ne perds pas.
05:57Bon, j'ai fait le petit bonus, le carreau gagné.
05:59Et du coup, forcément, terminé comme ça, il n'y a pas de plus belle façon.
06:03Je pense que tout sportif a envie de finir comme ça.
06:06Donc, c'était vraiment magique.
06:08Oui, on voit les images et beaucoup d'émotions.
06:10Oui, beaucoup d'émotions parce que j'avais perdu trois finales déjà.
06:14J'ai gagné le championnat d'Europe en 2022.
06:17Mais les titres nationaux, je n'en avais pas encore eu.
06:19J'avais perdu trois finales.
06:20Donc oui, gagner un championnat de France, c'est exceptionnel.
06:23Le gagner en tête à tête, forcément, ça a une saveur encore différente
06:26puisqu'on est seul face à soi-même.
06:28C'est vraiment une discipline qui est difficile.
06:30Donc oui, c'était beaucoup d'émotions qui retombaient après tout le week-end.
06:35C'est très technique.
06:36Il y a énormément de précision.
06:37J'imagine que le mental est crucial aussi.
06:40Oui, le mental est crucial parce qu'en fait, les terrains ne sont jamais les mêmes.
06:45Donc, il faut réussir à s'adapter toujours au terrain et à se mettre rapidement dans la partie
06:49parce que ça va très vite, 13 points tête à tête.
06:52Si on ne rentre pas dans la partie, les parties peuvent durer 20 minutes.
06:55Donc, c'est très mental parce qu'il faut vraiment être solide.
06:59Il faut vraiment avoir à l'aider à raccrocher.
07:02Oui, j'imagine.
07:02Parlez-moi également de la médaille de bronze aux Jeux mondiaux de Chengdu.
07:06Et puis, la quatrième place aussi en double mixte.
07:09Ça aussi, c'était des gros moments de cette saison jusque-là ?
07:12Oui, c'était des gros moments puisque les Jeux mondiaux…
07:15En fait, il n'y a que 8 nations.
07:16C'est les 8 meilleurs du monde.
07:18Donc, forcément, il n'y a pas de pays qui joue moyennement.
07:21C'est vraiment que les meilleurs du monde.
07:22Donc, on y va en se disant qu'il va falloir vraiment jouer notre meilleur jeu.
07:27Donc, oui, on aurait préféré avoir une plus belle médaille, c'est sûr.
07:31Après, une médaille de bronze, on est revenu quand même à la maison avec une médaille de bronze.
07:35On va dire qu'on l'a prise, mais c'était quand même un peu décevant par rapport à nos objectifs.
07:40Il ne manque finalement que le maillot arc-en-ciel de championne du monde à votre palmarès.
07:44Est-ce que vous sentez, Sandrine, plus forte que jamais ?
07:47Alors, plus forte que jamais, je ne sais pas.
07:50En tout cas, moralement, mentalement et physiquement, je me sens en forme.
07:55Donc, voilà, j'ai envie de jouer.
07:57Enfin, voilà, j'ai vraiment hâte que ça commence.
08:00Donc, voilà, toutes les conditions sont réunies pour bien jouer.
08:03Donc, maintenant, il n'y a plus qu'à.
08:04Ces championnats du monde, il n'y a plus qu'à, vont se dérouler au boulot-drome de Douaisy.
08:09Expliquez-nous, vous, vous l'avez vu sortir de terre en 2022, c'est le plus grand boulot-drome d'Europe.
08:14Oui, exactement.
08:15C'est le plus grand boulot-drome.
08:16Il y a 64 pistes intérieures et 128 extérieures.
08:19Donc, oui, effectivement, c'est le plus grand, c'est le plus beau.
08:21Les terrains sont jolis.
08:23Donc, oui, c'est vraiment, ils ont fait vraiment la plus belle des salles.
08:25Et surtout, vous habitiez là quand il est sorti de terre en 2022 avant de déménager à Nîmes.
08:31Exactement.
08:32On avait fait l'inauguration à l'époque.
08:34Il y avait un monde fou.
08:37Et après, oui, j'étais à 40 minutes.
08:39Donc, je venais m'y entraîner quelques fois.
08:41Donc, oui, je le connais bien ce boulot-drome.
08:43Vous jouez à domicile, c'est un avantage ?
08:46Ça peut être un avantage et ça peut être aussi un cadeau empoisonné.
08:49Ah non !
08:50L'avantage, c'est qu'on n'a pas les heures d'avion dans les pattes.
08:56On n'est pas très loin de chez nous.
08:59La nourriture, on la connaît.
09:00On mange français.
09:01Donc, voilà.
09:03On n'est pas fatigué de la route.
09:05Donc, après, ce qui est exigeant, c'est que le public est là pour nous.
09:08Et du coup, on fait bien aussi pour eux.
09:11Donc, voilà, ça met une pression supplémentaire.
09:13Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?
09:14Honnêtement, vous rêvez de quoi, là, à quelques heures du début de la compétition ?
09:18Ah, ben, on rêve de bien jouer et de décrocher une médaille, ça, c'est sûr.
09:22Non, non, non.
09:22Dites-moi la vérité, Sandrine.
09:25Ah, ben, on rêve de la médaille d'or, évidemment.
09:27Le maillot arc-en-ciel.
09:29Évidemment.
09:31Je voudrais qu'on revienne juste sur les conditions dans ce boulot de Rome.
09:36Vous dites que ça peut être piégeux à la fois.
09:38Il y aura du monde ?
09:39Il y aura du public ?
09:41Oui, il y a du public.
09:42Il y a une capacité de 2500 personnes.
09:44Est-ce que ça sera complet ?
09:45Je ne sais pas.
09:45Je ne vous avoue que je n'ai pas les infos.
09:47Mais oui, ils attendent jusqu'à 2500 personnes par jour.
09:50Donc, il devrait y avoir du monde, oui.
09:52Et pour vous donner encore plus envie de suivre ces championnats du monde,
09:55bande-annonce réalisée par la Fédération française de pétanque et jeux provençals.
09:59Regardez.
10:12Nous ne sommes pas favorites, mais nous avons de fortes ambitions.
10:22Nous allons jouer avec notre cœur et avec l'immense fierté de porter ce maillot devant le public français.
10:29Être sélectionnée, c'est un honneur.
10:32D'autres ont rêvé de cette place.
10:36Alors, nous jouerons aussi pour elle et surtout pour toutes les femmes qui font vivre la pétanque en France.
10:42Nous irons sur le terrain avec détermination, unis dans un même objectif, faire briller la France.
10:56Ensemble, nous viserons l'excellence.
10:59Deux équipes de France, une seule force.
11:14Rendez-vous du 9 au 12 octobre pour les championnats du monde féminin au boulodrome du Douaisy.
11:19Et ça débute donc aujourd'hui à suivre sur Sport en France tout au long du week-end.
11:34Merci Sandrine, bravo.
11:36Et puis bonne chance, on croise les doigts pour vous.
11:39Merci à vous.
11:39Et s'il y a le titre de championne du monde, vous venez nous l'amener en plateau très rapidement.
11:44Avec grand plaisir.
11:45Merci à vous.
11:46Je vous rappelle donc les rendez-vous.
11:48Merci Sandrine.
11:49Ce sera à suivre donc ce vendredi sur Sport en France.
11:52On espère retrouver cette équipe de France dans le dernier carré.
11:55Et là, ce sera dimanche à partir de 8h du matin.
11:58On est au cœur de ce grand week-end pétanque sur nos antennes.
12:01Il y aura aussi samedi soir le retour de la Saforel Power 6 de voler.
12:05Et c'est parti.
12:06La Saforel Power 6 qui revient samedi soir à 20h30.
12:14Prise d'antenne 20h20.
12:16Avec vous Bertrand Pucheux.
12:17Bonjour Bertrand.
12:18Bonjour Alex.
12:19Bonjour Auriane.
12:19Au commentaire de la rencontre entre Levallois Paris Saint-Cloud et le promu Saint-Dié.
12:23On a la chance d'avoir avec nous la Libéraux des doubles championnes de France en titre.
12:27Auréiane Biemel.
12:28Comment ça va Auriane ?
12:29Ça va très bien.
12:30Dites donc, vous êtes venue avec quoi ?
12:32Expliquez-moi.
12:32C'est quoi à côté de vous ?
12:34Un tout petit objet.
12:37C'est la coupe qu'on a gagnée l'année dernière en gagnant le championnat de France par la Saforel Power 6.
12:43Donc vous êtes championne de France en titre.
12:45Le club est double champion de France.
12:47Vous, vous étiez partie et revenue.
12:48Je voudrais qu'on s'arrête quelques petits instants sur votre carrière.
12:52Vous avez 26 ans.
12:53Vous êtes donc revenue dans le club parce que vous étiez partie pour des raisons étudiantes.
12:57D'études, oui.
12:58Exactement.
12:59Je suis partie dans le club du VNVB, Vendré-Venancy Volleyball, pendant trois ans pour pouvoir poursuivre mes études de kiné.
13:05Là où j'ai été diplômée en 2024.
13:07Le juin 2024.
13:08Mais on peut dire que Levallois Paris Saint-Cloud, c'est votre maison.
13:10C'est là où vous avez été formée.
13:11C'est là où j'ai été formée, où j'ai commencé le volet à 9 ans, jusqu'à mes 19 ans où je suis partie.
13:16On l'avait repéré depuis longtemps ?
13:18Bien sûr.
13:19Oriane, elle a été tout de suite mise en avant sur le championnat.
13:23Et puis ce passage à Vendré-Venancy, ça t'a fait réussir tes études et également exploser sur le championnat.
13:31Ce qui t'a permis de revenir et de remplacer une grande libéraux qui était Juliette Gélin,
13:36qui est partie ensuite à l'étranger en Italie et t'a parfaitement pris le relais.
13:40On reviendra là-dessus tout à l'heure.
13:42Je voudrais juste que tu nous parles un peu d'émotion.
13:44Ça fait quoi quand on revient à la maison trois ans après ?
13:47Eh bien, c'était un peu un rêve, mais je m'interdisais d'y penser trop parce que la place était prise.
13:55Et quand on est libéraux, c'est quand même pas évident de les transférer.
13:59Ça change très peu.
14:01Et quand j'ai reçu l'offre du club, j'avoue que j'ai été très très contente.
14:08Pas d'hésitation.
14:08Pas d'hésitation pour revenir, surtout dans ce club qui a drôlement changé et qui venait de faire champion de France.
14:15Vous êtes revenue avec le diplôme de kiné ?
14:18Oui.
14:18Vous bossez ?
14:19Non.
14:20Non, je n'ai pas le temps entre les entraînements et les matchs.
14:23Mais je l'ai chaudement dans la poche.
14:26Et le jour où j'arrêterai le volet, je m'y remettrai en faisant toutes les formations pour être la meilleure qui n'est possible.
14:32J'aimerais bien qu'on s'arrête sur vos forces.
14:35On parle de guerrières, de fortes mentalement, d'une bonne agressivité.
14:39C'est ça qui vous dessine en quelque sorte ?
14:43Oui, je pense que j'ai une niaque.
14:45En fait, je ne lâcherai jamais rien jusqu'au dernier point.
14:48Et c'est vrai que j'ai une sorte d'agressivité.
14:51Même si je ne mets pas de poing au sol, j'essaye de transposer tout ça dans mon jeu et dans mon énergie.
14:57Expliquez-nous, pour celles et ceux qui connaissent peu le volet, c'est quoi le poste de libéraux qui est le vôtre ?
15:01Le poste de libéraux, c'est un poste qui s'occupe…
15:05Enfin, pour dire grossièrement, on évite que le ballon tombe au sol.
15:09C'est moi qui plonge.
15:10C'est moi qui plonge pour récupérer le ballon, que ce soit après un service ou après une attaque adverse.
15:15On va s'arrêter sur la nouvelle saison.
15:17Est-ce que le club fait partie, étant champion de France en titre,
15:20est-ce que vous faites partie des grandes favorites ou des favorites ?
15:24Pour la… ça vous ferait le power six ?
15:27Oui, je pense qu'on fait partie des favorites, surtout que le club a gagné déjà deux années de suite.
15:34Donc, c'est sûr qu'on est encore le loup pour cette nouvelle saison.
15:40Surtout que la SP6 a perdu deux grands clubs cette année ?
15:43Oui, c'était un peu les mauvaises nouvelles de l'été.
15:45Alors, il y a eu des grandes nouvelles avec les équipes de France et les championnats du monde.
15:48On a beaucoup parlé de voler cet été.
15:49C'était super.
15:50Malheureusement, début d'été, juin, juillet, on a appris que les Neptune de Nantes avaient des problèmes financiers.
15:56On savait un an auparavant, le groupe Réalité, qui était l'actionnaire majoritaire de cette équipe,
16:01qui a été double finaliste, d'ailleurs, contre les Mariennes 92 ces deux dernières saisons, se retirait.
16:06Mais le club a pris les devants.
16:08Contrairement, on en parlera après, au PAVVB, le pays d'ex-Venel, les Neptune ont pris les devants.
16:13Ils ont décidé, avant même les décisions, de se rétrograder eux-mêmes et d'évoluer en élite,
16:17le championnat, le niveau juste en dessous de la Sapphire Power Six, pour repartir de l'avant.
16:21Ils espèrent même remonter dès la saison prochaine.
16:24Ils ont réussi à garder quelques joueuses.
16:26La présidente est restée, Monique Bernard, accompagnée de Franck Perraudeau.
16:28Ils ont un petit peu plus anticipé pour que le club reste vivant, que certains salariés restent,
16:34que les licenciés également continuent, et que le club reste vivant avec quand même un petit peu d'ambition,
16:39même s'il y aura beaucoup moins de moyens.
16:41Et le pays d'ex-Venel, qui malheureusement a complètement disparu,
16:44alors que le club avait terminé deuxième de la Sapphire Power Six l'an dernier.
16:48Ils avaient même mené le championnat pendant de très longs mois,
16:51avec une série, je crois, de 12 victoires consécutives.
16:53C'était vraiment une superbe saison pour eux.
16:55Ils étaient qualifiés pour une Coupe d'Europe l'an prochain.
16:57Malheureusement, là aussi, il y avait un déficit de plus de 600 000 euros qui n'a pas été comblé.
17:02Et malheureusement, ils ont dû mettre la clé sous la porte.
17:04Toutes les joueuses ont été libérées.
17:05Le coach également a été licencié.
17:07Et certaines ont pu rebondir, d'autres non.
17:10Et on ne sait pas vraiment ce qu'il en est du club.
17:12Je pense que le club va changer de nom, va essayer de se reformer au niveau amateur
17:16pour repartir de plus belle.
17:17Et on espère que les autres clubs professionnels vont tirer les leçons de tout ça,
17:21pour ne pas que ça arrive.
17:22Parce que quand on n'anticipe pas ce genre de problème, le club disparaît complètement.
17:25Comment vous voyez ça, Auréane ?
17:28C'est compliqué.
17:30En fait, on se dit que ça peut arriver à tout le monde.
17:32Donc, c'est sûr qu'il faut faire attention.
17:34Et c'est des clubs, oui, qui étaient dans les meilleurs du championnat.
17:38Et du jour au lendemain, Nantes n'a pas disparu et est en élite.
17:41Mais en tout cas, ils sont partis du championnat.
17:44Et moi, c'est vrai qu'il faut toujours faire attention.
17:48Et là, on signe parce qu'on ne sait jamais ce qui se cache derrière en tant que joueur.
17:52Est-ce que c'est aussi pour ça que vous avez tenu à passer tous vos diplômes de kiné ?
17:56Pour vous dire, on ne sait jamais, même si j'ai une belle carrière à venir ?
18:00Oui, mais je n'ai pas pensé à la chute d'un club.
18:04C'était plutôt moi, personnellement, après ma carrière.
18:06Parce qu'on n'a pas des salaires de footballeur qui font qu'on puisse en vivre ensuite.
18:11Donc, je me suis dit, après ma carrière de voleyeuse, j'aurai le métier que je souhaite.
18:15Est-ce que vous pouvez nous dire combien vous gagnez ?
18:17Je peux donner une fourchette.
18:20Mais une joueuse de volée, c'est entre, je dirais, c'est assez gros,
18:25mais c'est entre 1 500 et je dirais 6 000 par mois.
18:29Oui, c'est des contrats qui sont très courts aussi.
18:31C'est des contrats qui sont courts, ça dépend du poste.
18:34C'est des contrats de 12 mois, donc d'un an ou deux.
18:38Ça dépend en fait de ce qu'on négocie avec les clubs.
18:40Mais en fait, les salaires, ça dépend du pays dans lequel on joue, du club dans lequel on joue.
18:44Donc, voilà, c'est vraiment une fourchette.
18:45Des finances du club, du niveau de la joue.
18:47Voilà, ce n'est pas des 50 000 euros par mois, ou en tout cas pas en France.
18:51Dans d'autres pays, oui, mais pas en France.
18:53Et puis en interne, ça a beaucoup bougé chez vous.
18:55L'effectif emmené par Alessandro Réficet a beaucoup changé.
18:57Vous n'êtes plus que 4 joueuses parmi les 12 championnes de France l'an dernier.
19:02Tout est à refaire, tout est à reconstruire.
19:04Oui, c'est ça.
19:06On est un nouveau groupe et il faut réussir à construire une équipe.
19:08Donc, c'est là où il faut…
19:11Enfin, ça va prendre du temps, on le sait.
19:12Trouver une bonne alchimie sur le terrain, ça prend du temps.
19:17C'est du travail, donc tant à l'entraînement qu'à l'extérieur.
19:21Donc, on y travaille pour créer la meilleure équipe possible.
19:25Oui, l'alchimie, c'est un groupe.
19:26Titulaires, vous n'êtes que deux à être restés.
19:28Avril Garcia, La Centrale et toi, Oriane, qui est resté.
19:33Mais l'an dernier, c'était aussi le cas.
19:35Quand il est arrivé, c'était un nouveau groupe.
19:36Il y a seulement Bianca Cugno, la pointue, qui était restée.
19:40Et Alessandro Réficet, lui aussi, était resté.
19:42Qui est parti cette année, pour le coup ?
19:44Non, non, qui est resté, il est resté.
19:46Le coach est resté.
19:48Bianca Cugno, oui, est parti.
19:49Oui, Bianca Cugno est parti.
19:50Je pensais que tu parles d'Alessandro.
19:52Alessandro, lui, est resté.
19:53C'est d'ailleurs lui le grand artisan à chaque fois.
19:54Il avait déjà réussi à reconstruire une équipe de toutes pièces,
19:58avec l'arrivée d'Oriane notamment,
19:59et être arrivé encore une fois au titre de champion de France.
20:02C'est un magicien, Alessandro.
20:04Il arrive à créer un groupe comme ça en quelques mois.
20:06Il arrive à vous intégrer également cette alchimie.
20:10et vous donnez cette envie gagnée.
20:12Et il fait croire aux joueurs qu'elles peuvent gagner le titre,
20:14alors qu'elles ne se connaissent quasiment pas dès les premiers mois.
20:16C'est ça, les mots ?
20:18Oui, je pense que c'est bien résumé.
20:19C'est un coach qui est plein d'ambition,
20:21qui sait ce qu'il fait, qui travaille beaucoup pour,
20:25et il arrive à ses fins.
20:27Qui sait ce qu'il veut.
20:29Un mot sur les départs, Bianca, Yasmine White,
20:32et les arrivées cette saison ?
20:33Il y a eu des belles arrivées.
20:35Léna Kinderman, la pointue de Pays d'Aix-Venel,
20:38qui a été recrutée assez rapidement, d'ailleurs, par le club.
20:41On mise beaucoup sur elle.
20:42Et d'ailleurs, elle a fait un très beau match,
20:45en tout cas un très beau premier set lors de la Supercoupe
20:47qui a eu lieu il y a deux jours.
20:50Des retours.
20:51Vicky Maier aussi, qui revient, la passeuse argentine.
20:55Voilà, on a du beau monde.
20:56Magda Bukowska aussi, qui était à Venel.
20:58Toutes ces jouesses qui étaient à Venel à Nantes
20:59sont reparties dans les autres clubs.
21:01Donc, on n'a pas vraiment perdu en niveau, d'ailleurs.
21:03Et notamment, les Mariannes qui ont su tirer les bonnes joueuses.
21:06Laura Miloche aussi, qui revient.
21:09D'ailleurs, tu les connais peut-être un petit peu,
21:10notamment peut-être Vicky Maier.
21:12J'ai joué contre elle.
21:14Du coup, on se connaît de vue.
21:16Et donc, c'est sûr que le contact est déjà plus facile
21:18quand on s'est déjà affronté sur des matchs.
21:21On va évoquer la Supercoupe dans quelques secondes.
21:23Juste avant, je voudrais qu'on fasse un petit état des lieux.
21:26Comment vous le sentez, ce groupe ?
21:28Qu'est-ce qui manque encore ?
21:30Ce groupe, je le sens très bien.
21:33On a vraiment un potentiel
21:35qu'il va falloir exploiter tout au long de l'année.
21:38Potentiel ?
21:38Un potentiel.
21:39Comme l'an dernier ?
21:40Ou même, vous vous dites, on peut aller plus loin encore ?
21:42Mes ambitions me disent qu'on peut aller plus loin,
21:45qu'on peut vraiment aller chercher quelque chose
21:48en Ligue des Champions, tout à fait.
21:51Donc, avoir ce qu'il en est, ce qui nous manque,
21:53c'est d'apprendre encore à se connaître.
21:55C'est un sport qui est tellement basé sur la fusion
21:57entre les joueuses.
21:59Le collectif est essentiel.
22:00Exactement, le collectif est essentiel.
22:02Donc, on peut avoir toutes les individualités du monde.
22:05Si on n'arrive pas à faire prendre le collectif,
22:08il ne se passera rien sur le terrain.
22:09Donc, ce qui nous manque, c'est de jouer ensemble.
22:13Oui, de jouer, de s'entraîner, de jouer, de gagner, de gagner,
22:15de perdre de temps en temps, de gagner et de perdre.
22:17Comme cette Supercoupe, il y a quelques jours,
22:19perdue face au volleyball, Mulhouse-Alsace,
22:22vainqueur de la Coupe de France l'an dernier.
22:24Elle a fait mal, cette défaite ?
22:26Comme toute défaite, il y a un goût amer après.
22:31Mais il faut aller de l'avant.
22:33Il faut se dire que c'était le premier match.
22:35On n'avait jamais joué ensemble sur un match officiel.
22:39Que ça arrive, on regarde devant nous.
22:41Et la SPF qui commence dans trois jours.
22:44Voilà, la Coupe de France, pour terminer, l'année dernière, déjà,
22:48défaite contre Nantes.
22:49La défaite, bon, au final, ça ne vous a pas empêché derrière
22:51d'être sacrée championne de France et de faire une superbe saison.
22:54Mulhouse, on en parlera juste après, mais c'est aussi un gros, gros morceau
22:57du championnat, ça va être une grosse équipe cette année.
22:59Quand vous rejouez dans votre tête cette Supercoupe perdue,
23:01vous dites qu'il y avait la place malgré tout, ou il n'y a rien à dire,
23:05elles étaient plus fortes et on n'était pas prêtes ?
23:07Il y avait la place malgré tout.
23:09On fait un super premier set et ensuite, elles gagnent les trois suivants.
23:12Mais je pense qu'elles ont été meilleures sur les trois suivants.
23:15Donc oui, avec Edessi, on pourrait refaire tout le match,
23:18mais on n'était pas tant en dessous.
23:19Ça se joue à des détails, mais elles ont été meilleures là-dessus.
23:23Oui, mais c'est important de comprendre pourquoi on a perdu.
23:25Exactement, les analyses vidéo vont nous le faire comprendre,
23:30toutes les statistiques, etc., qu'on étudie après coup, nous le font dire.
23:34On a qui pour titiller les Parisiennes cette saison, Bertrand ?
23:36Mulhouse, justement, on en parlait.
23:38Mulhouse, ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont quand même gardé une ossature.
23:42Mulhouse, il y a eu beaucoup d'arrivés, mais ils ont quand même gardé Enora Danarcellos.
23:45C'est peut-être ça qui a fait la différence, d'ailleurs.
23:47La pointure, Egan Rutherford, qui est restée également au club.
23:51Kathleen Evans, la réceptionneuse attaquante américaine,
23:53qui est monstrueuse, qui est partout.
23:55Donc, ils ont quand même trois gros joueuses qui sont restées.
23:57Et ils ont recruté un nouveau coach, Andressa, l'ancien du VNVB,
24:01que tu connais forcément très bien.
24:03Et dans ses valises, il a pris quelques-unes de ses meilleures joueuses.
24:06Alondra Vasquez, toutes ses meilleures joueuses, voilà, il faut le dire.
24:09Alondra Vasquez, la réceptionneuse attaquante.
24:11Gretel Moreno, la passeuse cubaine,
24:14qui a été élue meilleure passeuse du championnat.
24:16Donc, lui connaît bien les joueuses avec qui il est arrivé
24:19et les joueuses qui étaient déjà là, qui forment un socle.
24:22Je pense que le VMA sera aussi un des grands favoris au titre en fin de saison.
24:27Et il y en a d'autres.
24:28Le VNVB, là aussi, on s'est bien recyclé.
24:31On a Béziers également, qui a bien recruté avec Eva et Luga,
24:33notamment, qui est arrivé de Venelle.
24:34Il y en a d'autres, le Valero, le Canet.
24:37Alors là aussi, le Canet, un club qui a été...
24:38Mais est-ce qu'on peut dire que c'est un championnat très ouvert, finalement ?
24:41Ah, ça va être ouvert.
24:43Quand on voit également les performances du promu de l'an dernier,
24:46Bordeaux-Mérinia, qui est arrivé,
24:48qui a joué aussi les play-offs dès la première saison.
24:50Il faudrait voir comment se comportent les promus.
24:51On le saura d'ailleurs face au Marianne samedi soir.
24:54Il y a quand même...
24:56C'est ouvert du fait de la disparition de Venelle et de la rétrogradation de Nantes.
25:00Ça donne un peu plus de place, parce que les Nantaises avaient fait les deux dernières finales.
25:04Peut-être que Mulhouse arrivera à retourner en finale cette saison.
25:06En tout cas, on peut sortir trois, quatre équipes qui peuvent jouer le titre en fin de saison.
25:11Mais c'est un peu le cas de tous les ans, finalement.
25:13On sait que le Valois n'était pas forcément favori il y a deux ans pour le titre.
25:16C'était Nantes qui était les grandes favorites.
25:18Ils ont quand même perdu en finale.
25:19Cette année, ça avait changé un peu de statut.
25:21Mais on a vu Venelle, qui avait fait une grosse saison.
25:23On pensait les voir arriver en finale.
25:25Vous êtes passé pas loin de l'élimination en demi-finale l'an dernier aussi.
25:28Moi, je me souviens, il y a eu balle de match.
25:30On a sauvé deux balles de match.
25:31Deux balles de match à Marcel Serdant.
25:33Ça, c'est la magie du volet.
25:33À 2-1.
25:35Service pour le VNVB.
25:37Service raté, d'ailleurs, par la passeuse suédoise.
25:40Je crois que c'était Hilda Gustafsson qui s'était raté.
25:42Mais c'est passé à ça, d'une élimination en demi-finale.
25:45Et en fait, ça ne se joue à rien.
25:47Tous les matchs sont extrêmement disputés.
25:48Vous êtes d'accord avec cette analyse ?
25:50Oui.
25:50Très ouvert.
25:51Très ouvert.
25:52Et le championnat français est de plus en plus homogène avec des équipes,
25:55comme par exemple Bordeaux, qui avait fait la surprise l'année dernière.
25:58Elles étaient promues et elles avaient fait une super saison.
26:00Donc, il faut s'attendre à tout.
26:02Oui, il y a des favoris.
26:03Il y a peut-être 3-4 équipes.
26:05Les clubs ont des plus gros budgets.
26:07Mais c'est vrai que le volet, tout se joue à l'instant T.
26:13Et voilà, il y a des surprises qui peuvent arriver à chaque match.
26:16Il y a un nouveau format cette année, un nouveau format de compétition.
26:18Alors, on a toujours une saison régulière avec match aller-retour.
26:21Avec seulement 13 équipes et non 14, du fait des rétrogradations des deux clubs dont on parlait.
26:26Et puis ensuite, il y a une intégration d'une phase de play-in avec les équipes classées de la 1ère à la 6ème position
26:34qui sont directement qualifiées en play-off.
26:35Avant, c'était le top 8 et c'était tout.
26:37Il y a 8 premières équipes qui étaient en play-off.
26:41Maintenant, les équipes placées de la 7ème à la 10ème vont se disputer une phase de play-in.
26:45Donc, la 7ème affrontera la 10ème sur un match aller-retour et la 8ème affrontera la 9ème.
26:49Et les deux vainqueurs, un peu comme en NBA où ça a été intégré il n'y a pas très longtemps d'ailleurs.
26:53Et donc, ça laisse quand même sur 13 équipes, il y a 10 places potentiellement qualificatives en play-off.
26:58Donc, il y aura toujours 8 équipes au final.
27:00Mais on peut terminer 10ème du championnat, aller en play-off et après en play-off, on peut aller au bout.
27:05Pourquoi pas ?
27:05Oui, sauf que ça fait des matchs en plus.
27:07Ça fait des matchs en plus.
27:07Ça fait des matchs en plus pour les filles qui n'étaient pas en play-off l'année dernière.
27:11Je voudrais revenir sur ce trophée qui est à côté de vous.
27:12Ça vous émeut de le voir, de le toucher, de l'amener ici ?
27:16Oui, je le trouve très beau. Il n'était pas gagné.
27:19Franchement, quand je repense à la finale qui s'est jouée à Marcel Serdant l'année dernière,
27:24où on va gagner le match au tie-break 13-15, il m'émeut et ça le rend plus beau.
27:32Je voudrais que vous me parliez de l'émotion un peu que vous avez ressenti.
27:36Vous avez commencé à quel âge dans ce club ?
27:38À 10 ans.
27:3910 ans. Après, vous êtes parti les 3 années plus tard pour faire vos études et vous êtes revenu.
27:43Il y a un truc particulier ?
27:46Le premier truc particulier, c'est que c'était ma première victoire, premier titre.
27:51Ça a été vraiment une fierté personnelle et collective.
27:55Mais c'est vrai d'avoir fait 3 ans d'études, d'en avoir un peu bavé, d'avoir cumulé les 2,
28:01revenir dans mon club d'enfance, aller chercher ce titre avec mon équipe, mon club.
28:07J'avoue que c'était beaucoup d'émotion.
28:08Je suis restée sur un nuage pendant pas mal de temps après, j'avoue.
28:12Et à titre personnel, vous avez réalisé une super saison l'an dernier.
28:16Il a fallu compenser le départ de la libéraux de l'équipe de France, Juliette Geller.
28:19On en a parlé tout à l'heure.
28:20Je voudrais qu'on s'arrête un peu là-dessus.
28:21Qui est partie à Milan, qui avait été sacrée meilleure joueuse la saison précédente.
28:26Meilleur libéraux, meilleur jeune.
28:27La pression était forte quand même quand vous êtes arrivée.
28:29Oui, ce n'était pas évident d'arriver.
28:30Après, Juliette qui est vraiment une super joueuse, très talentueuse.
28:33Et c'est sûr qu'il fallait que je fasse mes marques, qu'il ne fallait pas qu'il y ait de comparaison.
28:39Parce qu'on est vraiment deux joueuses différentes et que j'arrive et que j'y mette ma patte.
28:44Et tout en y mettant mon travail derrière.
28:48On la félicite d'ailleurs.
28:48Elle vient d'être élue meilleure réceptionneuse d'Italie.
28:51Ce qui est fou parce que le championnat italien, c'est le meilleur, des deux meilleurs, voire le meilleur championnat.
28:56Et on a les images.
28:57Et voilà, on voit, ça a été attribué il y a quelques jours.
29:00Elle l'a posté sur ses réseaux sociaux.
29:02C'est amplement mérité.
29:03Elle était en finale de la Ligue des Champions avec le Véro-Volet, tout comme Héléna Cazotte, la capitaine de l'équipe de France.
29:11Est-ce qu'il faut partir à l'étranger pour progresser, pour être parmi les meilleures choses du monde ?
29:15Passer à un cap supplémentaire.
29:16Oui, c'est sûr.
29:17Mais on a aussi des exemples.
29:19Amandine Giardino, qui est la libéro historique de l'équipe de France, qui, elle, a fait toute sa carrière en France et qui a réussi tout de même à être en équipe de France et à faire de très belles choses.
29:27Mais en tout cas, je pense que que ce soit Juliette ou Amandine, c'est des exemples pour toi.
29:31Tout à fait.
29:32Oui, c'est ça.
29:32C'est des sources d'inspiration.
29:34C'est des sources d'inspiration, tout à fait.
29:35Et c'est sûr que quand je vois des joueuses comme elles, ça m'inspire et j'ai envie de travailler et d'atteindre leur niveau.
29:45Et Juliette, pour avoir fait un stage avec elle et une compétition avec elle en équipe de France cet été, on a beaucoup discuté.
29:50Et c'est vrai qu'elle m'inspire beaucoup.
29:52C'est une chose qui est super.
29:54Alors justement, on va parler de cette équipe de France qui a réalisé un été exceptionnel en atteignant les quarts de finale du Mondial en Thaïlande pour la première fois de son histoire.
30:01Juliette Gélin, Amandine forment la paire de libéraux en équipe de France.
30:05Mais donc, vous nous le confirmez, vous aviez reçu une pré-convocation ?
30:09Oui, alors j'ai même été convoquée pour la première étape de la VNL, donc la Ligne des Nations en Chine.
30:18Donc j'étais avec Juliette, on était le binôme là-bas, il n'y avait pas Amandine.
30:21Et ensuite, c'est Amandine qui est venue et moi, j'ai été écartée du groupe après ça.
30:27Comment vous l'avez vécu ça ?
30:29Je pense que j'ai fait une bonne saison l'année dernière, mais c'était ma toute première sélection en équipe de France.
30:35Donc j'étais assez terre à terre et je savais qu'Amandine, je n'allais pas lui piquer sa place comme ça.
30:42Elle est là depuis dix ans, c'est la libéraux de l'équipe de France depuis tant d'années.
30:47Donc je l'ai très bien compris.
30:49Je le comprends, oui, mais la championne que vous êtes, il doit évidemment avoir un peu de frustration.
30:54Il y avait un peu de frustration, mais je ne sais pas, pour moi c'est logique, même si j'ai beaucoup travaillé pour atteindre cette sélection.
31:04Il y a un petit peu de frustration, mais pour moi c'était logique.
31:08En fait, le choix du coach est logique et je suis toujours derrière l'équipe de France.
31:13C'est aussi envoyé par le coach, qui est un nouveau coach qui a arrivé cet été d'ailleurs.
31:17Vous la voyez, la petite, faites gaffe parce qu'elle est là.
31:19Voilà, et puis tu as été intégré pour la Ligue des Nations, la première partie de la Ligue des Nations avec la première semaine en Chine.
31:25Ça qui est pratique en volet, c'est qu'avec la Ligue des Nations, d'ailleurs l'équipe de France commence à participer plus souvent grâce à ses résultats.
31:31C'est plusieurs phases, c'est une semaine, après un mois plus tard, une semaine, une autre semaine.
31:34Donc, les joueuses qui sont un peu occupées en fin de saison, dans les gros championnats, laissent la place, comme Auriane a pu prendre la place sur la première semaine de VNL.
31:44Et ensuite, Amandine et Juliette sont arrivées plus tard.
31:46Mais ça veut dire quoi ? Dans la hiérarchie, je vais y arriver, tu es troisième, libéraux, en tout cas cet été, c'était un petit peu ce hiérarchie.
31:53On va dire que cet été, j'avais cette place-là, je pense.
31:56Donc, tu es vraiment aux portes, on va dire, pour les grandes compétitions, par le championnat du monde, le championnat d'Europe, les Jeux Olympiques.
32:02Tu es vraiment aux portes de l'équipe pour ces grandes compétitions-là et tu es déjà un petit peu intégré avec la Ligue des Nations notamment.
32:08C'est ça, exactement.
32:09Mais le gap, il te paraît grand ?
32:12Je pense qu'il n'y a pas un énorme gap, en tout cas, dans ma tête.
32:16Et je pense que oui, ça reste beaucoup de travail et surtout d'expérience.
32:21Parce que finalement, le poste de libéraux, c'est un poste où il faut du talent, des qualités physiques, mais aussi de l'expérience qui fait qu'on est stable mentalement et tout.
32:31Donc, je vais tout faire pour y arriver et je me mettrai les moyens et toutes les conditions possibles.
32:38Alors, troisième aujourd'hui, tu as l'impression qu'il te manque de l'expérience, évidemment, mais je n'en sais rien de la technique, mentalement.
32:46Qu'est-ce qu'il pourrait faire qu'à un moment, le coach, il va se dire, mais là, quand même, ça m'emmerde de laisser Orion sur le bas-côté, quoi.
32:53Eh bien, ça va être de la régularité, je dirais.
32:55S'il y a un truc qui manque, c'est vraiment cette régularité qui font qu'elles sont à leur place aujourd'hui.
33:01C'est des libéraux qui sont très stables, très régulières.
33:04Et moi, je pense que j'ai parfois tendance à osciller à un bon niveau, mais pour aller les chercher, il va falloir que j'augmente ma régularité.
33:11Constante.
33:11Ouais, un peu plus constante.
33:12Bertrand, tu as commenté cette équipe de France sur nos antennes également.
33:16Il y a là une progression constante de l'équipe de France depuis plusieurs années.
33:20D'abord, sous Émile Rousseau avec la victoire en Ligue européenne en 2022, le Challenger Cup en 2023, maintenant le Mondial.
33:27J'aimerais qu'on s'arrête sur la performance extraordinaire des Françaises en huitième de finale face à la Chine.
33:32C'est un peu le point d'orgue jusqu'à présent de cette aventure de l'équipe de France.
33:36Les championnats du monde, on n'attendait pas l'équipe de France en quart de finale.
33:39On s'est dit déjà, si ça passe les poules, ce sera déjà très bien parce que c'est extrêmement relevé.
33:44On passe les poules, on est arrivé en huitième, victoire contre la Chine qui est cinquième nation mondiale.
33:48L'équipe de France était aux alentours de la vingtième place mondiale.
33:51Là, avec ce résultat, je crois que l'équipe est treizième au classement World Volley.
33:55C'est la suite logique, j'ai envie de dire.
33:59Parce que 2022, Emile Rousseau est coach, les premiers titres arrivent.
34:03La Golden League, la Ligue européenne, la Challenger Cup derrière qui a un niveau au-dessus.
34:07La qualification derrière pour la Ligue des Nations.
34:10Et ensuite derrière, la qualification pour les JO du fait d'être bien organisateur.
34:13Tout ça, c'est bien imbriqué.
34:16Et ce qui fait progresser les joueurs, ce qu'il faut faire, c'est affronter les meilleurs pour devenir meilleurs, pour progresser.
34:22Et c'est la résultante de toute cette phase, de cette campagne d'Emile Rousseau.
34:26César Hernandez, ce nouveau coach espagnol qui est arrivé, prend la suite.
34:29Et il est tout de suite validé parce qu'il est fait un exploit monumental.
34:33Là, ça faisait, je crois, 74 ans, 73 ans que l'équipe de France n'avait pas été en phase finale.
34:41Jusqu'en quart de finale.
34:43Et ça faisait, depuis les années 70, qu'on n'avait même pas été qualifiés pour le mondial.
34:47Tu les as suivis ces matchs ?
34:48Ah oui.
34:49Oui, j'en ai même eu les larmes aux yeux d'émotion.
34:52De fierté pour ce groupe qui a été vraiment génial et qui a fait un exploit aux championnettes du monde.
35:00Alors, cet été, il y aura l'Euro pour les Bleus.
35:02Le tirage d'osser a eu lieu cette semaine.
35:03Regardez le groupe de l'équipe de France.
35:05Dans le groupe D, la France sera là avec la Suède, la Slovaquie, la Croatie, le Monténégro
35:11et l'Italie, championne du monde 2025 et championne olympique 2024.
35:15Un gros morceau.
35:17Néanmoins, c'est quoi ?
35:17C'est les quatre premiers qui sortent, c'est ça ?
35:19Oui, les quatre premiers qui a léché en huitième de finale.
35:22Il y a de la place ?
35:23Oui, je pense qu'on peut tirer notre épingle du jeu au vu de ce qu'elles ont montré cet été.
35:30Qui sont les... Alors évidemment, il y a l'Italie, mais là, on imagine quoi dans un scénario ?
35:34Alors évidemment, on est loin encore de l'échéance.
35:37Les deux grosses nations, c'est...
35:39Enfin, deux ou trois, c'est l'Italie, la Turquie et la Serbie qui sont vraiment des gros morceaux.
35:43Donc la quatrième place, elle est pour nous.
35:45Mais on peut aller les chercher ces équipes, moi j'ai confiance en nous.
35:48Vous espérez y être ?
35:50Bien sûr, je vais tout faire pour cette saison, pour montrer...
35:54Mais cet euro, il est dans votre objectif, c'est mon target, l'euro, je veux y être.
35:58Alors évidemment, il y a les performances en club et c'est ça qui permet d'eux.
36:01C'est exactement, donc c'est d'abord, voilà, performer en club pour ensuite pouvoir atteindre ces objectifs-là.
36:07Mais c'est sûr qu'il est dans un coin de maths.
36:08Et peut-être pour finir, les résultats en Ligue des Champions aussi vont être très importants.
36:12Alors on sait qu'en championnat, vous avez entre guillemets prouvé,
36:14mais en Ligue des Champions, l'objectif peut-être d'aller chercher une place qualificative
36:18pour les phases d'élimination directe.
36:20Là aussi, ça ne va pas être facile.
36:21D'ailleurs, je ne sais pas si le tirage a eu lieu.
36:22Non, le tirage n'a pas encore eu lieu.
36:24Si, vous l'avez eu.
36:25Alors, ça annonce...
36:27On joue contre Schwering.
36:28Enfin, il manque une équipe, on joue contre Schwering,
36:30donc une équipe entre qui on a joué l'année dernière en Champions League.
36:33Qui vous avait battu.
36:34Oui, tout à fait.
36:35Et l'équipe polonaise de Ryssov, je ne sais pas si je le dis bien,
36:38dont César Hernandez est le coach, donc rigolo.
36:42Et ensuite, la troisième équipe, on ne sait pas encore.
36:45La Ligue des Champions, c'est vraiment un cran au-dessus ?
36:48C'est un cran au-dessus.
36:48Un gros cran au-dessus ?
36:50C'est un bon cran au-dessus, oui.
36:51Oui.
36:52Après, des équipes comme l'année dernière,
36:54on avait joué contre une équipe serbe,
36:56l'équipe allemande de Schwering.
36:59Et c'est des équipes contre lesquelles on peut vraiment
37:02tirer notre épingle du jeu et essayer d'aller chercher une victoire.
37:05Votre club est double champion de France en titre.
37:08Est-ce qu'on essaie d'aller chercher ce troisième titre consécutif ?
37:11Est-ce que le coach en a parlé ?
37:12Est-ce que ça a été formulé, matérialisé ?
37:14Ou step by step ?
37:16En fait, il y a cette expression qui revient tout le temps dans notre tête,
37:18c'est jamais 203.
37:19Et c'est vrai que là, d'avoir fait les présentations de début de saison,
37:22tout le monde nous en parle, etc.
37:24Mais ce qui va être important de faire,
37:25c'est de laisser ces deux titres vraiment sur le côté
37:30et se concentrer sur notre saison
37:32parce que ce n'est pas en pensant toujours à ce qu'on a fait dans le passé
37:34qu'on va réussir à achever nos objectifs futurs.
37:37Donc on va vraiment essayer d'enlever ça de nos têtes
37:40et se concentrer sur la saison qui nous reste.
37:41Ça, c'est plus pour nous les journalistes et commentateurs.
37:44On va en parler toute l'année, ça c'est sûr.
37:45Vous allez en parler dès ce week-end, avec samedi la reprise du championnat
37:50et donc ce premier match où vous allez à Saint-Dié avec votre club,
37:54le Valois Paris Saint-Cloud, prise d'antenne 20h20 avec vous Bertrand
37:58et début du match à 20h30.
38:00Merci, vous restez avec nous.
38:02Pour cette dernière partie d'émission,
38:03on va accueillir notre spécialiste squash Lucien Jaand
38:06après la fin du tournoi Platinum de Doha.
38:09Le Qatar classique que vous avez commenté Lucien, bonjour.
38:19Bonjour Alexandre, bonjour tout le monde.
38:20Qui s'est achevé ce dimanche 4 octobre.
38:23Beaucoup de choses à retenir.
38:25On avait une finale de choix entre le numéro 1 mondial et le numéro 3.
38:28L'égyptien Mostafa Azal qui a affronté le Néo-Zélandais Paul Kohl.
38:33Énorme surprise.
38:33Oui, énorme surprise.
38:34Je vous redonne un peu le contexte quand même avant ce Qatar classique
38:37pour concerner tout le monde, je ne sais pas si le squash ça parle à vous deux.
38:40Je redonne le contexte.
38:41Mostafa Azal, numéro 1 mondial, qui vient de remporter l'Open d'Egypte.
38:44Opposé à Paul Kohl, numéro 3 mondial,
38:46qui lors de ce même Open d'Egypte a été catastrophique.
38:49Je pèse mes mots.
38:50Sorti dès son entrée en lice, face au, tenez-vous bien,
38:53252ème joueur mondial.
38:55On est sûrement sur la plus grosse surprise de l'histoire du squash.
38:57Une explication à cette défaite surprise à ce moment-là ?
38:59Franchement non, je n'en ai pas.
39:00Et je pense que tous les spécialistes du squash n'en ont pas.
39:03C'est la plus grosse surprise de l'histoire.
39:04Donc juste un jour sans pour Paul Kohl.
39:08Donc il se trouve que voilà, Mostafa Azal est sur un nuage.
39:10Il voulait confirmer lors de ce Qatar classique.
39:12Paul Kohl, lui, dans la tourmente, voulait se racheter absolument.
39:15L'histoire est bien faite.
39:16Il se retrouve en finale du Qatar classique.
39:18Azal est grand favori.
39:19Il reste sur 6 victoires consécutives face à Paul Kohl.
39:22Il n'avait pas concédé un seul jeu du tournoi avant cette finale.
39:26Ultra favori.
39:27Ultra favori.
39:28Mais dès le début de la partie, on l'a senti tendu, l'Egyptien.
39:30Un peu de pression peut-être.
39:31Il faut préciser qu'il n'a jamais remporté le Qatar classique dans sa carrière.
39:35Paul Kohl, lui, s'est infiltré dans la brèche, a imposé son rythme, dicté son jeu.
39:40Il a emmené Mostafa Azal dans des échanges très longs.
39:43Il a fait plier le numéro 1 mondial.
39:44Résultat, une victoire en 4 jeux.
39:47Le premier titre au Qatar classique pour celui qui est surnommé Superman.
39:50Et si tu me le permets, Alexandre, j'ai envie de dire que Mostafa Azal n'est désormais plus à Kryptonite.
39:55Et les images sont très impressionnantes.
39:57Je voudrais qu'on revienne sur un point réalisé lors de cette finale.
40:01Un tweener, c'est un geste qu'on voit régulièrement.
40:03Enfin, régulièrement.
40:04Ouais, quasi au tennis.
40:05Mais en tout cas au squash, jamais.
40:06Ou quasi jamais tellement ça va vite.
40:08Ouais, c'est ça.
40:08On peut le voir quelques fois.
40:09Mais alors s'il y en a bien un qui réalise ce geste à la perfection, c'est bien Mostafa
40:13Azal.
40:13Voilà, on peut le voir.
40:15Il a tous les coups en stock.
40:16Ce joueur, c'est un phénomène.
40:17Il est âgé de seulement 24 ans.
40:19Il a déjà 23 titres à son palmarès.
40:20Et ce qui est très fort avec Mostafa Azal, on le voit sur ses images, c'est qu'il
40:24arrive à allier spectacle et efficacité.
40:29Un mot sur la victoire de Paul Cole.
40:31On va le revoir à ce niveau-là ou il va rester à ce niveau-là ?
40:36C'est une bonne question.
40:38C'est une bonne question parce que les deux devants, donc il est 3e mondial, il a profité
40:41aussi de la retraite d'Ali Farag qui était l'un des plus grands joueurs de l'histoire,
40:45qui était numéro 2 mondial.
40:46Donc Paul Cole a profité pour s'intégrer dans le top 3.
40:48Après, va-t-on le revoir à ce niveau ?
40:50J'ai envie de dire que depuis le début de la saison, il alterne le très bon.
40:53Il a remporté le London Classique pour lancer cette saison 2025-2026.
40:56Et le beaucoup moins bien avec cette défaite à l'Open d'Egypte.
41:00Là, il y a cette victoire au Qatar Classique.
41:02Il faudra, comme tu disais, Aurélien, tout à l'heure, faire preuve peut-être de plus
41:05de régularité pour le Néo-Zélandais.
41:07On passe aux femmes maintenant avec une petite surprise.
41:10La défaite assez sèche pour l'octuple championne du monde.
41:14Nourel Cherbini en finale en 3 jeux face à sa compatriote El Amami, 2e mondiale.
41:18Là, peut-être aussi, est-ce qu'il y a un changement de leader ?
41:23Oui, je pense, parce qu'Anya El Amami, ça fait très longtemps que c'est une top joueuse.
41:27Mais elle est restée dans l'ombre pendant de longues années de Nouran Gohar, justement,
41:31et de Nourel Cherbini.
41:32Là, on est seulement sur le début de la saison.
41:34Et elle a déjà battu Nouran Gohar à l'Open d'Egypte et Noural Cherbini sur ce Qatar Classique.
41:38Donc, en effet, je pense qu'il y a peut-être un changement, une nouvelle ère, peut-être,
41:41tu vois, dans le squash moderne.
41:43Oui, parce que Noural Cherbini, elle sort même du top 3, elle est 4e mondiale maintenant.
41:47Exactement.
41:47Alors ça, ça fait très longtemps que ça n'était pas arrivé.
41:49Alors, elle y était sortie du top 3 deux petits mois en 2020.
41:53Et sinon, il faut remonter à mars 2016.
41:55Donc, ça fait 9 ans et 6 mois qu'elle figurait quasiment tout le temps dans le top 3.
41:59Donc, oui, c'est une petite sensation.
42:00Ania Elamami, qui remporte donc son 2e tournoi consécutif après l'Open d'Egypte,
42:04on en avait parlé déjà, alors qu'elle n'a que 25 ans, énorme potentiel.
42:10Oui, énorme potentiel et ça fait très longtemps.
42:12Dès qu'elle a eu 20 ans, Ania Elamami, elle l'a dit en interview,
42:15je veux tout rafler, je veux devenir numéro 1 mondial.
42:17Pour l'instant, ça n'a jamais été le cas.
42:20Là, j'ai envie de dire qu'elle a un boulevard devant elle, tout simplement,
42:23puisque Nouran Gohar, pour raison personnelle, on ne sait pas trop ce cas-là,
42:27mais elle ne s'est pas alignée sur le Qatar classique.
42:30Elle ne va pas disputer l'US Open ni l'Open de Hong Kong,
42:34qui sera diffusé sur nos antennes.
42:36Noura El Cherbigny, on l'a vu sur cette finale.
42:39Alors, je n'aime pas parler de déclin, mais en tout cas,
42:41elle est un peu moins bien, on va dire.
42:43Et Amina Orfi, qui est 3e mondiale désormais, la pépite du circuit.
42:48Je pense qu'elle est encore un peu jeune
42:49et qu'Ania Elamami a un ascendant psychologique encore sur elle.
42:52Donc, oui, j'ai envie de dire, là, c'est la saison peut-être d'Ania Elamami.
42:55Ce qui est fou, c'est que le top 4 mondial féminin
42:58est trusté par 4 femmes égyptiennes.
43:00C'est dingue.
43:01Le squash est dominé par l'Égypte.
43:03Chez les femmes, alors, ça se voit encore plus,
43:05parce que, comme tu l'as dit, Alexandre,
43:06les 4 premières, Noura Elamami, Noura El Cherbigny et Amina Orfi,
43:10occupent ces 4 premières places.
43:11Chez les hommes, il y a quand même quelques petits...
43:15On parlait de Polko, le Néo-Zélandais.
43:17On a Diego Elias aussi, un Péruvien.
43:19Mais ça reste aussi quand même une domination de Mostafa Assal,
43:22qui est égyptien lui aussi.
43:23On revient aux femmes et à notre petite surprise française,
43:26Mélissa Alves dans le top 20 mondial.
43:29Elle est à la 18e place qui, justement, lors de ce tournoi,
43:32avait mis El Cherbigny en quart de finale un peu en danger.
43:36Elle menait deux jeux à zéro.
43:38Oui, exactement.
43:38Tu connais, vous connaissez les bronzés, Jean-Claude Duss.
43:41Je sens que ce soir, je vais conclure.
43:42Je pense que Mélissa Alves s'est dit un peu ça.
43:45Maintenant, le sentir, c'est bien, le faire, c'est mieux.
43:48Elle menait deux jeux à zéro avec une qualité de jeu.
43:50Franchement, j'ai eu l'occasion de commenter Mélissa Alves à plusieurs reprises sur Sport en France.
43:54Je ne l'avais jamais vue comme ça.
43:55Très, très peu de fautes, très incisives.
43:57Elle a mis en grande difficulté Noura El Cherbigny.
44:00Mais voilà, quand c'est le moment de fermer le sac, j'ai envie de dire,
44:03quand on se retrouve face à l'octuple championne du monde, la tenante du titre,
44:06c'est beaucoup plus compliqué.
44:07Elle a commencé à se crisper.
44:08Noura El Cherbigny a joué plus relâché.
44:10Il y a aussi un assiduant psychologique.
44:11Il y en a un peu des deux.
44:11Il y en a une qui se crispe et l'autre qui se dit, c'est maintenant ou jamais.
44:14Oui, c'est ça.
44:14Et puis, Noura El Cherbigny a cette capacité, de par son expérience aussi,
44:18c'est la plus grande joueuse, je pense, de l'histoire du squash,
44:21à rester très sereine.
44:23Même menée de zéro, elle reste très posée, très calme.
44:26On la voit.
44:27Il n'y a pas de signe de frustration.
44:29Et finalement, elle réalise un super comeback pour s'imposer en cinq jeux.
44:32Oui, et puis on va revenir sur Mélissa.
44:34Mais mine de rien, quelle compète, quel tournoi exceptionnel.
44:37Elle avait battu Georgina Kennedy au premier tour,
44:41qui était tête de série numéro 8.
44:42C'est ça.
44:43Là aussi, il y a de l'ambition.
44:44Oui, bien sûr, bien sûr.
44:45C'est un très, très beau tournoi pour Mélissa,
44:47qui est une joueuse avec un gros potentiel depuis toujours, on le sait,
44:50qui a longtemps été gênée par les blessures.
44:52Là, elle arrive sur ce Qatar classique,
44:54qui est l'équivalent d'un Mastermind en tennis,
44:56pour donner une petite comparaison.
44:58Elle sort Georgina Kennedy,
45:00deux joueurs qui se connaissent très bien.
45:01Elles ont évolué aux Etats-Unis en universitaire.
45:03Mélissa la battait beaucoup en début de carrière.
45:06Et là, depuis pas mal de matchs, c'était très compliqué.
45:09Sa dernière victoire, ça remonte à l'Open d'Égypte 2022.
45:12Donc oui, c'est une très, très grosse paire pour démarrer.
45:14Et puis, ce match contre Nouraï Charbini,
45:16qui finalement, ne passe pas à grand-chose.
45:18Juste avant de terminer le squash,
45:19un petit clin d'œil français
45:21avec ce point exceptionnel de Baptiste Mazotti, Lucien,
45:25qui a été nommé pour le point du mois de septembre par la PSA.
45:28Et on va le regarder.
45:29Il est magique, ce point.
45:30Il est magique.
45:31Si je peux me permettre de le commenter en même temps,
45:32d'avoir les images.
45:33Donc, il est opposé à Diego Elias.
45:35Quasiment ce qui se fait de mieux.
45:36Le père lui vient...
45:36Le français est en quelle couleur ?
45:38En rouge.
45:39Vous le voyez.
45:39Donc, il y a Diego Elias avec le bandeau,
45:41qui tente un lobe.
45:42Et là, il y a cette volée revers...
45:44De dos.
45:45...spectaculaire, avec ce qu'on appelle un nick dans le squash.
45:48Donc, une balle qui vient prendre l'intersection
45:50et qui roule.
45:50Vous allez le voir sur ces images.
45:51En tout cas, qui fait très, très peu de rebonds.
45:53C'est le coup parfait au squash.
45:55Quasiment irratrapable.
45:56Et Baptiste Mazotti, voilà, en réalise très, très souvent.
46:00C'est un joueur ultra spectaculaire.
46:02Maintenant, là encore, on attend un peu plus de régularité, de constance.
46:05Mais c'est le point du mois de septembre.
46:06Coco Rico, hein ?
46:07Oui, Coco Rico.
46:08Oui, avec ce qu'on peut.
46:09Mais en l'occurrence, là, c'est chouette.
46:10Voilà.
46:10Merci.
46:11Merci beaucoup, Lucien, pour cet éclairage squash prochain.
46:14Rendez-vous sur Sport en France avec le squash.
46:16Ce sera le tournoi Platinum de Hong Kong,
46:18du 1er au 7 décembre 2025.
46:21On termine cette émission avec tout ce que vous auriez pu manquer
46:24lors des journées précédentes, lors du week-end précédent.
46:27C'est ce qu'on appelle le Tour du Club.
46:34Dans le Tour du Club, cette semaine, le cyclisme avec le Tour de Croatie
46:37qui s'est achevé ce dimanche avec la victoire finale de Brandon McNally.
46:41Le favori américain l'emporte devant l'Italien Zambanini
46:45et le polonais Kiatowski.
46:46La dernière étape de cette croix race est revenue à l'Israélien Kogut.
46:51Vous pourrez retrouver le résumé complet ce dimanche à 22h30
46:54avec Nathan Lingua.
46:57Du basket, aussi avec la deuxième journée de la boulangère Wonder League
47:01avec la victoire de Latte-Montpellier face à Villeneuve-Dasque.
47:04Victoire 75-70.
47:05Un succès acquis devant les 8 234 spectateurs
47:10lors de cette rencontre délocalisée au sud de la France.
47:13C'était à la France Arena un record en ligue féminine.
47:17Et puis enfin, encore du sport féminin pour terminer avec le football
47:20et la quatrième journée de seconde ligue qui se déroulait dimanche après-midi.
47:24Grenoble s'est imposé 2-0 à Rodez.
47:26Début inscrit par Elsa Domangou.
47:28Et Nela Sadiki, le GF38, en profite pour prendre seule la tête du championnat.
47:33Avec 9 points après 4 journées, vous découvrez ici le classement
47:37et vous suivez cette compétition évidemment sur les antennes de Sport en France.
47:41Justement, demandez le programme de ce week-end.
47:44Les championnats du monde de pétanque féminin,
47:45on en a parlé tout à l'heure en triplette et tir précision.
47:47Les finales seront à suivre à partir de dimanche.
47:51Première journée de la Safforelle Power 6 en volet féminin.
47:54Saint-Dié, le premier qui accueille le double champion de France en titre.
47:57Dorian qui est avec nous.
47:58Le Levallois, Paris Saint-Cloud, bonne chance et bonne saison.
48:01Et enfin, c'est le retour de la Ligue des champions de Waterpolo sur notre antenne.
48:05Le mardi 14 octobre, le CNM de Marseille affronte Hanovre.
48:09Prise d'antenne à 19h45.
48:13Merci à vous tous pour votre fidélité.
48:15Merci infiniment d'être venus. Bonne saison.
48:17Merci beaucoup.
48:17L'équipe de France en croise les doigts.
48:19Elles sont prévenues en tout cas.
48:21Merci à vous les garçons.
48:22Je vous donne rendez-vous très bientôt.
48:24Merci à Nicolas Baillet, notre réalisateur.
48:27Paul Le Brette au son.
48:28Sandrine David au maquillage.
48:29Julien pour tout le travail édito.
48:31Et toutes les équipes de sport en France.
48:32A la semaine prochaine.
48:33Salut, merci beaucoup.
48:34Sous-titrage Société Radio-Canada
48:49Sous-titrage Société Radio-Canada
48:50Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires