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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00On puisse dire, un Premier ministre d'ici demain, un accord pour ne pas dissoudre est toujours cette même impression, hélas, de petits jeux politiciens, de petites tambouilles sur un petit feu.
00:00:09Et pendant ce temps, c'est une grande incompréhension pour ne pas dire quelle foutaise.
00:00:14Alors attention, ce ne sont pas mes mots, ce sont les mots utilisés par le maire Robert Ménard pour décrire le spectacle actuel.
00:00:20Langage de vérité, nos invités réagiront à cela.
00:00:23Et puis derrière les mots, les faits.
00:00:25Surtout ne pas dissoudre, ne pas donner la parole aux Français.
00:00:28Pourquoi ? Par peur disent certains de perdre, par peur que le RN gagne.
00:00:32Mais si les partis de gouvernement se posaient la vraie bonne question, comment en sont-ils arrivés là ?
00:00:38Pendant ce temps, retranché à l'Elysée, diront certains, Emmanuel Macron voit tout le monde lui tourner le dos.
00:00:43Ses anciens premiers ministres, ses anciens amis comme Alain Minc, les marchés, les banques, le système ou plutôt la presse.
00:00:49La presse justement avec l'évolution du traitement de l'action et de l'image du président.
00:00:52C'est assez fascinant, vous allez le voir, puisqu'on va regarder plus précisément les unes du magazine Le Point.
00:00:58Sur plusieurs années, alors cette une, c'est la dernière une.
00:01:01Monsieur le Président, sortez la tête haute comme une forme assez claire d'injonction.
00:01:06Mais nous verrons depuis plusieurs années la succession des unes depuis, et avant même d'ailleurs, son accession à l'Elysée.
00:01:14Voilà pour le programme.
00:01:14Je vous présente nos invités dans quelques instants.
00:01:16Mais tout d'abord, il est midi pile.
00:01:18Bonjour à vous, chère Margot, pour le journal.
00:01:20Bonjour Sonia, bonjour à tous.
00:01:22Un nouveau Premier ministre d'ici demain soir.
00:01:24Les conditions sont en tout cas réunies après l'annonce hier de Sébastien Lecornu.
00:01:29Dunia Atengour, vous vous trouvez actuellement à Matignon.
00:01:32Quel est le programme du jour ?
00:01:34Alors ma chère Margot, je suis devant l'Elysée, parce que l'agenda officiel va se dérouler en deux temps.
00:01:42Aujourd'hui, pour Emmanuel Macron, on vient de l'apprendre.
00:01:44Selon nos informations, le Président assistera en milieu d'après-midi à une réunion au Quai d'Orsay autour du plan américain de paix pour la libération des otages et la fin de la guerre à Gaza.
00:01:54L'autre événement important du jour pour le Président, c'est l'entrée au Panthéon de Robert Badinter.
00:01:59La cérémonie doit avoir lieu à partir de 18h30.
00:02:02Mais vous le savez, en toile de fond, il y a toujours bien sûr cette incertitude politique qui demeure avec cette nouvelle échéance de 48h.
00:02:09Donc on l'a dit, on attend la nomination d'un nouveau Premier ministre d'ici demain soir maximum.
00:02:16Alors quelle direction prendra Emmanuel Macron ?
00:02:18C'est très difficile à dire.
00:02:19Il y a ce profil issu de la gauche, cette figure centriste ou même un gouvernement technique.
00:02:24Une chose est sûre, c'est que le Président tient les clés de cette sortie de crise.
00:02:29Et pour l'instant, le pays reste dans l'attente.
00:02:32Merci Donia Tengour et merci aussi à Laurence Ellarier qui vous accompagne.
00:02:36Et puis je vous propose à présent d'écouter la réaction des Français rencontrés par ces news et qui sont assez sceptiques de la nomination prochaine d'un Premier ministre.
00:02:43Écoutez-les.
00:02:45Je ne vois pas du tout comment on va s'en sortir.
00:02:46Franchement, la seule hypothèse que je retiens éventuelle, c'est la nomination d'un Premier ministre technique qui pourrait gérer la problématique du budget.
00:02:57Il n'y a pas de solution.
00:02:58À un moment donné, c'est de la politique, c'est pour le peuple.
00:03:00Donc il faut s'entendre, c'est tout.
00:03:01Il faut trouver des compromis et s'entendre.
00:03:03C'est de la mascarade.
00:03:05Que de la mascarade.
00:03:06De toute manière, le prochain va sauter, le suivant va sauter.
00:03:09Donc les gens, ce qu'ils veulent, c'est une stabilité.
00:03:13Et pour avoir la stabilité, il faut que certaines personnes dégagent.
00:03:1920 mois après son décès, l'artisan de l'abolition de la peine de mort, Robert Badinter, entrera ce soir au Panthéon.
00:03:24Ce sera lors d'une térémonie solennelle présidée par Emmanuel Macron.
00:03:27L'hommage a déjà débuté hier soir par une veillée funèbre au Conseil constitutionnel qu'il avait présidé.
00:03:32La première phase du plan de paix de Donald Trump, finalement acceptée par Israël est le Hamas.
00:03:40Elle prévoit la libération de 20 otages vivants contre près de 2000 prisonniers palestiniens.
00:03:45Beaucoup de joie ce matin.
00:03:47Place des otages à Tel Aviv.
00:03:49Écoutez.
00:03:50On espère que ça va se faire vraiment jusqu'à la fin.
00:03:53Et on est là, j'espère, pour la dernière fois aussi.
00:03:56Moi, j'étais là le 7 octobre.
00:03:57Je n'allais pas en Israël.
00:03:58Et si je peux repartir avec la paix, ce sera super.
00:04:03C'est une matinée magnifique.
00:04:06C'est comme si le soleil se levait à nouveau.
00:04:10C'est tellement beau.
00:04:11Nous sommes tellement heureux, tellement excités.
00:04:13Nous nous réveillons ce matin comme si c'était un autre monde, un autre pays.
00:04:18Nous pouvons à nouveau respirer.
00:04:19Tout le pays, nous pouvons à nouveau respirer.
00:04:22Et voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi, Sonia.
00:04:25Merci, chère Margot.
00:04:26Je vous disais tout à l'heure, pour le rappel des titres, pour l'heure, je présente nos invités.
00:04:30Habituels tout d'abord.
00:04:31Jonathan Sicsou, merci d'être là.
00:04:33Merci, Sonia.
00:04:33André Valigny nous accompagne.
00:04:35Bonjour, merci de votre présence.
00:04:37Philippe David.
00:04:38Bonjour.
00:04:39En forme ?
00:04:39Oh, pleine forme.
00:04:40On a le stock de citations.
00:04:41Là, vous devez être inspiré, normalement.
00:04:43Ah ben ça, on n'en manque pas.
00:04:45N'est-ce pas ?
00:04:46Naïma M. Fadel nous accompagne et je leur remercie.
00:04:47Bonjour, Sonia.
00:04:48Et nous avons deux responsables politiques sur ce plateau.
00:04:51Merci d'être avec nous.
00:04:52Bonjour à vous, Philippe Brun.
00:04:53Bonjour.
00:04:53Vous êtes député socialiste de l'heure et Alexandre Loubet, merci d'être présente
00:04:57et bonjour à vous également.
00:04:58Bonjour.
00:04:59Vous êtes député RN de la Moselle.
00:05:01Je me rends compte qu'on a deux socialistes sur le plateau.
00:05:04Avec vous, André Valigny.
00:05:05Oui, c'est vous.
00:05:07Ça fait longtemps, ça fait du bien.
00:05:10Ça prouve qu'ils sont moins deux.
00:05:12Je me sens moins seul.
00:05:13S'il vous plaît.
00:05:16Ne faites pas attention à cet esprit parfois un peu sarcastique.
00:05:18Ce n'est pas du tout le style de l'émission.
00:05:201,7 socialiste, on est deux.
00:05:22Attention, non, mais c'est un groupe important à l'Assemblée, par rapport, en particulier,
00:05:26à la droite.
00:05:27C'est le groupe charnière.
00:05:28Voilà.
00:05:28C'est de lui que dépend la...
00:05:29On est 69 députés à l'Assemblée contre 45 pour LR.
00:05:32Voilà.
00:05:34Nanan.
00:05:35Voilà.
00:05:36Allez, sérieusement.
00:05:36On va aller sur le fond, sur ce qui peut advenir.
00:05:39Évidemment, vous êtes tous conscients de la colère, de la compréhension des Français.
00:05:43Mais tout d'abord, sur les mots, la manière d'exprimer les choses.
00:05:45Il y a des responsables politiques qui parlent, vous le savez, avec un langage technocratique.
00:05:49Pour faire l'interview depuis très longtemps, ça nous arrive d'avoir des invités avec une langue de bois et même d'ébène parfois.
00:05:56Et puis, il y a des élus, des maires qui parlent différemment.
00:05:58En l'occurrence, Robert Ménard.
00:06:00Mais je voulais savoir si vraiment vous avez les mêmes remontées de terrain.
00:06:02C'est intéressant.
00:06:03Lui, il nous dit qu'à Béziers et au-delà, on lui dit les choses de manière très crue.
00:06:07Parfois même très, très crue.
00:06:09Alors, voici ce qu'il a dit sans détour ce matin sur le spectacle qui est donné par une grande partie du personnel politique.
00:06:17Quelle foutaise.
00:06:19Quel bordel.
00:06:20Foutaise.
00:06:21Enfin, vous imaginez, ils se foutent de nous.
00:06:24Ils se foutent de nous.
00:06:27Attendez.
00:06:28Oui, il y a un truc que j'ai compris hier, en réalité.
00:06:31Monsieur Macron a 48 heures de plus.
00:06:34Parce que là, c'est un moment donné, il va bien.
00:06:36Mais attendez, il faut prendre en compte ce que les Français en vivent.
00:06:39Moi, j'en ai ras-le-bol de ces gens-là.
00:06:41J'en ai ras-le-bol de leur pseudo-accord.
00:06:45Bon, on peut penser ce qu'on veut sur la manière de dire les choses.
00:06:47Est-ce qu'il a raison sur le fond, Philippe Brun ?
00:06:49Est-ce que c'est ce que vous entendez ?
00:06:50D'ailleurs, quelles que soient les convictions politiques des citoyens que vous interpellent,
00:06:54Paul ?
00:06:54Bien sûr, il faudrait être sourd, aveugle, pour ne pas se rendre compte de l'immense
00:06:57le mot bordel et le bon mot.
00:07:00Mais c'est vrai, il y a une cacophonie au plus haut niveau de l'État, y compris d'acteurs
00:07:06comme Bruno Rotaio.
00:07:06On ne s'attendait pas à ce que LR s'aborde Sébastien Lecornu.
00:07:09Ce qu'on oublie de dire, que ce n'est même pas nous, le RN ou la gauche, qui avons censuré
00:07:13M. Lecornu.
00:07:14Il n'a même pas eu le temps de compréhension de son gouvernement.
00:07:16que le socle très faible sur lequel il s'appuie, c'est lui-même auto-saborder de
00:07:21gens qui prétendent être le parti de l'ordre, du respect des institutions, du sens de l'État.
00:07:26Tout cela est évidemment désespérant.
00:07:28Alors, bien sûr, moi je comprends ce sentiment qui dégoutte les gens, très sincèrement.
00:07:36Qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ?
00:07:37On va en parler.
00:07:37C'est important ce que vous dites, parce qu'il y a une forme de lucidité.
00:07:40Elle n'est pas partagée parfois dans les arcanes et les cœurs du réacteur nucléaire
00:07:45du pouvoir.
00:07:45C'est ce que vous ressentez.
00:07:46Alors, j'imagine que c'est ce que vous allez me dire aussi, puisque vous avez envie que
00:07:50ce soit encore plus, peut-être, non pas la bordélisation, mais en tous les cas, qu'il
00:07:53y ait une forme d'adversité pour ceux qui sont en train de négocier en ce moment.
00:07:58C'est ce qu'on vous dit ?
00:07:59Oui, totalement, évidemment.
00:08:00Il y a une exaspération qui monte parmi les Français de constater ce spectacle absolument
00:08:05lamentable d'une partie de la classe politique, qui fait tout pour éviter de retourner aux
00:08:10urnes afin d'essayer de sauver leur poste, parce que c'est la réalité aujourd'hui.
00:08:14Et je crois que le Premier ministre des missionnaires, Lecornu, hier, a été extrêmement sincère
00:08:18quand il a fait un aveu.
00:08:20Et cet aveu, c'était de dire qu'il y avait une majorité absolue à l'Assemblée nationale
00:08:24qui cherchait à éviter la dissolution, parce que la réalité, elle est là.
00:08:27C'est qu'aujourd'hui, il y a une majorité absolue de députés, non pas autour d'un projet
00:08:31pour améliorer le quotidien des Français et relever la France, mais pour éviter
00:08:35de retourner devant les élections.
00:08:37Et c'est la raison pour laquelle nous sommes convaincus au Rassemblement national qu'on
00:08:41ne sortira de cette impasse politique, non pas avec des combines politiciennes, mais
00:08:45que par le retour aux urnes, une élection, soit la démission du Président de la République,
00:08:49mais n'est pas de...
00:08:49Je note que vous lui avez trouvé quand même des accents de sincérité.
00:08:52Peut-être que c'est partagé d'ailleurs par Philippe Brun, parce qu'on parle du personnel
00:08:55politique, parfois certains sont assez durs ou lucides, mais il est vrai que le Premier
00:08:59ministre des missionnaires, hier, ne concentre pas à lui seul une majorité de critiques.
00:09:04Non, et d'ailleurs, moi qui le connais très bien, puisqu'on est élu du même département
00:09:07dans l'heure, c'est quelqu'un de qualité, et quand il était nommé d'ailleurs, j'ai
00:09:10dit le problème, ce n'est pas lui à titre individuel ou personnel.
00:09:13C'est tous les autres.
00:09:14Non, le problème, c'est qu'il est le symptôme de la crise de régime que nous sommes
00:09:19en train de vivre aujourd'hui.
00:09:20Et sur la question de la dissolution, on n'a aucune certitude en vérité qu'elle
00:09:24amènerait une majorité absolue.
00:09:26Qui va être les gagnants de la dissolution si on avait une demain ? Ce serait à la fois le
00:09:29RN, on le sait, et la gauche, parce que tous les sondages montrent qu'on progresserait
00:09:33davantage. Le bloc central s'effondrerait.
00:09:35Et probablement de majorité absolue pour personne.
00:09:37On se retrouverait dans une assemblée où il y aurait beaucoup de députés RN, beaucoup
00:09:39de députés de gauche.
00:09:40Et M. Loubet et moi, on se respecte, mais il y a une certitude, c'est qu'on ne sera
00:09:44jamais dans le même gouvernement.
00:09:45Donc pourquoi on pense que c'est une mauvaise idée de dissoutre ? C'est parce qu'on a peur
00:09:48de perdre.
00:09:49La réalité, c'est qu'on gagnerait des députés, nous la gauche.
00:09:51C'est parce qu'on pense que ça aggraverait la crise politique qu'on connaît aujourd'hui,
00:09:54parce qu'il n'y aurait une majorité absolue pour personne.
00:09:55Et la majorité absolue, ce sera le lendemain de la prochaine élection.
00:09:58Les socialistes, quand même, risquent un effacement important.
00:10:02Non, tous les sondages montrent que les socialistes gagneraient des sièges, et qu'on gagnerait
00:10:0780 sièges supplémentaires dans les estimations qui ont été faites.
00:10:11C'est intéressant d'entendre cette analyse, M. Brun, évidemment.
00:10:15Je ne suis pas d'accord avec vous, je ne suis pas d'accord parce que quand la France
00:10:18affronte une crise, je crois qu'il faut en retourner au peuple.
00:10:21Parce que les Français ne sont pas une menace, je pense qu'ils sont la solution de sortie
00:10:25de crise, et effectivement, cela a été dit, vous avez été élu, M. Brun, à 53%,
00:10:31je crois, j'ai regardé tout à l'heure, face au Rassemblement national, mais parce
00:10:35que vous aviez le soutien de LFI.
00:10:37En réalité, vous avez été élu, M. Brun, vous avez été élu sur des promesses
00:10:41programmatiques avec la France insuffisante.
00:10:44Il n'y avait pas pris le logo NFP.
00:10:45Et aujourd'hui, le mandat des socialistes, d'aller négocier...
00:10:48C'est vrai qu'il n'y avait pas le logo NFP.
00:10:50Bon, voilà, on ne va pas commencer à rentrer dans la...
00:10:52C'est le cas de la majorité des députés du groupe socialiste.
00:10:54Et en réalité, aujourd'hui, les socialistes vont négocier avec un mandat qui n'est
00:10:57pas celui pour lequel ils ont été élus.
00:10:59Attendez, est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur deux choses ?
00:11:01La dissolution, on va en parler.
00:11:03Par exemple, vous êtes deux responsables politiques, et on va donner la parole à
00:11:05nos invités.
00:11:06Quand vous entendez, hier, la piste d'un gouvernement technique, vous êtes deux
00:11:10jeunes responsables politiques dans un pays éminemment politique, avec un peuple
00:11:13très politique, est-ce que vous vous dites vraiment que c'est un gouvernement
00:11:16technique, c'est-à-dire qu'il vous met de côté, qu'il vous remplace, qu'il peut gérer
00:11:19la France ?
00:11:20Écoutons sur ce point le Premier ministre des Missionnaires hier, et vous nous donnerez votre
00:11:24sentiment.
00:11:27Ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore,
00:11:31il est difficile, et j'ai dit au président de la République que les perspectives de
00:11:34dissolution s'éloignaient, et que je pense que la situation permet pour le président
00:11:39de nommer un Premier ministre dans les 48 prochaines heures.
00:11:41J'ai désormais l'intime conviction que l'équipe qui devra prendre les responsabilités dans
00:11:47les temps à venir, quelle qu'elle soit, quel que soit le choix du président de la
00:11:51République, devra être une équipe qui est complètement déconnectée des ambitions
00:11:54présidentielles pour 2027.
00:11:56Alors je dis que c'est le moto à cinq pattes, vous me direz qui ? Qui parmi tous les responsables
00:12:00on connaît ne pense pas un peu en se rasant, en s'habillant, en faisant ce que vous voulez
00:12:04à 2027 ? Quel gouvernement technique pourrait y rentrer ? Expliquez-nous, je vous donnerai
00:12:08la parole, Philippe David, est-ce que le pouvoir d'achat c'est technique ? Est-ce que la réforme
00:12:12de la retraite c'est technique ? Est-ce que l'insécurité c'est technique ?
00:12:14Alors non, ce n'est pas technique, mais le problème c'est que comme le politique n'a
00:12:18plus de pouvoir, il faut parler technique.
00:12:21Le technique, pour le citoyen lambda, si on met des techniciens, c'est des gens qui connaissent
00:12:25quelque chose.
00:12:26Moi je vais vous donner ma conception de l'économie, c'est que 2 et 2 ça fait 4, et que ça
00:12:33ne fait pas 22. Le problème c'est que ça fait des années qu'on a géré le budget
00:12:36de l'État en pensant que 2 et 2 ça pouvait faire 4, ça pouvait faire 22 et pourquoi pas
00:12:402222 tant qu'on y était. Donc aujourd'hui on est dans une impasse terrible. Vous avez
00:12:45parlé, monsieur le député, de bordel. Moi je vais vous avouer, quand j'ai entendu, vous
00:12:51vous rappelez la fameuse tirade de Georges Marchais, j'étais en Corse avec ma femme devant la télévision
00:12:56et quand j'étais en voiture avec ma femme rentrant d'un week-end dans Bettson,
00:13:03et ma femme me dit, mais c'est pas une plaisanterie, c'est vrai, et ma femme me dit, Philippe
00:13:07il y a le gouvernement qui tombe. Et comme je conduisais évidemment, je disais pas, elle
00:13:11me le lit. J'ai dit non là, tu te trompes chérie, c'est le gouvernement Bayrou. Elle
00:13:15me dit non, non, non, non, c'est le gouvernement qui vient de tomber. Et là je me suis dit
00:13:18mais c'est une plaisanterie. Comment pouvait-on parler de rupture quelques jours avant et présenter
00:13:24un gouvernement qu'on aurait parfaitement pu faire à la photocopieuse avec deux coups
00:13:28Blanco, pardon, j'ai cité une marque. Comment peut-on oser faire ça ? J'ai dit, ça va
00:13:34pas durer longtemps, il y a son discours de politique générale mardi, mardi, c'est
00:13:38comme Capri, c'est fini. Et bien je me suis trompé, c'était fini lundi.
00:13:42Merci de remettre les choses dans le contexte. C'est vrai que, dit comme ça, vraiment
00:13:46l'enchaînement des événements est assez fascinant et inquiétant. Mais sur le gouvernement
00:13:50technique, est-ce que vous êtes d'accord moi sur ce point ? Je pense que même quoi qu'on
00:13:55pense des uns des autres, en tout cas, ce que pensent les Français de leur personnel
00:13:58politique, il paraît difficile que ce soit géré par des technocrates et donc l'administration.
00:14:04J'ai envie de vous dire, c'est un marreau, que ça fait huit ans qu'on est en gouvernement
00:14:06technique. Regardez les ministres qui se sont succédés. Qui a élu Madame Pénicaud
00:14:11qui était ministre du Travail ? Personne n'a jamais élu Madame Pénicaud qui était
00:14:15ministre du Travail. Vous vous souvenez ? Qui a élu Madame Vidal qui était ministre des
00:14:17affaires des universités ? Elle n'a jamais été élue. Madame Buzyn qui était haute fonctionnaire
00:14:22a été présidente de la Haute Autorité de la Santé et est devenue ensuite ministre
00:14:25de la Santé. Madame Borne, elle est devenue députée par la suite. Mais à la base, c'est
00:14:29une haute fonctionnaire. Elle a été nommée ministre des Transports. Elle n'avait jamais
00:14:32été élue avant. Quand elle est nommée Premier ministre, elle n'était pas encore élue.
00:14:36Je ne vais pas vous faire toute la liste, mais enfin tous les cadres aujourd'hui du système
00:14:40macroniste, du gouvernement macroniste depuis huit ans, ce sont des techniciens.
00:14:43On a vu ce que c'était que le gouvernement technique.
00:14:45On va peut-être arrêter. Moi je vous dis au contraire, la solution c'est d'arrêter
00:14:49le gouvernement technique et enfin donner la main à des gens qui savent ce que c'est
00:14:53que la vraie vie, qui sont sur les marchés le week-end, qui savent ce que c'est qu'une
00:14:55mère seule qui a du mal à finir ses fins de mois et qui vient vous voir à sa permanence
00:14:58le 5 du mois parce qu'elle est première sur son compte, qui se connaissent la vraie
00:15:01France en fait. Et moi je pense que ce sera beaucoup plus efficace pour diriger le
00:15:05pays que ces techniciens qui font de belles carrières de hauts fonctionnaires mais qui
00:15:09ne connaissent pas grand-chose à la vie des gens.
00:15:11Si je peux me permettre, c'est d'autant plus juste monsieur Brant et je suis d'accord
00:15:13avec vous que lorsque vous étiez au pouvoir, vous aviez nommé un technicien à Bercy.
00:15:17C'est plutôt qu'Emmanuel Macron. On a eu tort.
00:15:19C'est un frot à Valigny ça.
00:15:24Tout est un frot à Valigny dans cette émission.
00:15:26Si je peux me permettre pour répondre à la question que vous lui aviez posée, un gouvernement
00:15:31technique je pense que ça n'existe pas en réalité, c'est une tartufferie.
00:15:34Je pense que c'est le meilleur moyen de recycler les idées du système, grosso modo
00:15:40du centre et de la gauche et de la droite dites modérées avec de nouveaux figurants.
00:15:44Un exemple, à Bercy, qu'est-ce qu'on va mettre ? Est-ce qu'on va mettre monsieur
00:15:48Pizani Ferry qui est un des économistes les plus notoires et qui s'est retrouvé être
00:15:51l'artisan de la politique économique d'Emmanuel Macron qui a été une catastrophe absolue ? Est-ce
00:15:58qu'on va mettre des économistes plutôt de gauche qui sont les clones de madame Artaud
00:16:01et madame Rousseau qui sont toutes les deux professeurs d'économie ? Un gouvernement technique
00:16:05ça n'existe pas.
00:16:06Les Français sont tous politisés et c'est bien normal et c'est tant mieux.
00:16:09Et la réalité c'est qu'il faut des choix politiques mais comme l'a très bien dit
00:16:12monsieur David, aujourd'hui le politique s'écrase soit devant une partie de l'administration
00:16:17soit devant la technocratie.
00:16:18Mais c'est pour ça qu'il faut des politiques avec une grande surface politique justement
00:16:21parce qu'ils peuvent prendre la main sur leur administration.
00:16:23C'est tellement important, vous le savez évidemment, depuis votre spectre politique.
00:16:28Alors, on peut revenir au fond.
00:16:30Est-ce que c'est vraiment tout pour éviter la dissolution ?
00:16:32Est-ce que vraiment il y a le trouillomètre à zéro selon vous André Valéry ?
00:16:36Je parle comme un ancien député et je vais peut-être irriter mes deux voisins
00:16:43qui sont députés actuellement, Philippe et M. Loubet.
00:16:47Mais tous les députés sont à peu près les mêmes, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas
00:16:50très envie de revenir plus tôt que prévu devant les électeurs.
00:16:53Moi j'ai été député et je n'avais pas très envie d'une dissolution.
00:16:57C'est la nature humaine qui veut ça.
00:16:59Je comprends que le RN dise qu'ils n'ont pas peur des urnes parce que c'est vrai
00:17:02qu'ils gagneraient des sièges.
00:17:03Mais Philippe Brun a raison de dire aussi que la gauche gagnerait des sièges.
00:17:07Oui, mais quelle gauche ?
00:17:09La gauche dans son ensemble.
00:17:10Je pense que le PS gagnerait des sièges au détriment de LFI, il me semble.
00:17:14Mais pour revenir à la question du départ, qu'on vient juste d'évoquer,
00:17:18sur le gouvernement technique, il y a aussi une solution intermédiaire
00:17:21entre le gouvernement technique et le gouvernement très politique.
00:17:24Vous allez me trouver encore une troisième voie.
00:17:25Il y a la société civile.
00:17:26Déjà qu'on ne comprend pas les deux premières.
00:17:27Non, mais il y a la société civile.
00:17:29Souvenez-vous de Bernard Tapie.
00:17:30Bernard Tapie a été appelé au gouvernement.
00:17:32Il y a beaucoup de Bernard Tapie aujourd'hui.
00:17:34Je pense que Borloo a un peu ce profil.
00:17:36Il n'est pas totalement politique.
00:17:37C'est son avocat d'ailleurs.
00:17:37C'est l'avocat d'ailleurs.
00:17:38Oui, tout à fait.
00:17:39En plus, il n'a pas l'image d'un politicien professionnel.
00:17:44C'était un avocat avant.
00:17:45Il a dit le rapport Borloo sur la politique de la ville.
00:17:48Franchement, moi j'ai fait une...
00:17:49Il n'est même pas encore arrivé que déjà...
00:17:50Non, mais c'est un gentil monsieur.
00:17:53Ce n'est pas un problème.
00:17:54Je veux dire, il est très sympathique.
00:17:56Mais quand vous lisez le rapport politique de la ville,
00:17:58j'avais l'impression de revenir aux années 80, aux années Mitterrand.
00:18:00Vous vous souvenez de l'avocat d'Emmanuel Macron quand il avait reçu son rapport ?
00:18:03Ben oui.
00:18:04C'était humiliant.
00:18:05Oui, il l'a humilié.
00:18:06Ça, c'était injuste.
00:18:07La politique de la ville ne se réglait pas entre mâles blancs ou quelque chose comme ça.
00:18:11Oui, c'est vrai qu'il n'avait pas besoin d'être...
00:18:13Le jour de la remise du rapport devant monsieur Borloo...
00:18:15Donc si monsieur Borloo accepte d'être à Matignon,
00:18:17c'est que peut-être qu'ils ont soldé leur compte avec Emmanuel Macron.
00:18:20Mais vous estimez, et on peut vous rejoindre,
00:18:22que Jean-Louis Borloo est plutôt...
00:18:25Il n'est pas dans les canons habituels de la classe politique.
00:18:27Il est assez éloigné de la politique.
00:18:29Il pourrait peut-être attirer des gens de gauche, des gens de droite,
00:18:32pas l'ERN, mais des gens...
00:18:33Il me semble.
00:18:34La tango est toujours pareil.
00:18:35Pour gérer le pays pendant un an et demi.
00:18:38Pour gagner du temps.
00:18:40Non, pas forcément gagner du temps.
00:18:41Vous savez, en un an et demi, on peut parler de cause.
00:18:43Borloo est très crédible quand il parle de la décentralisation,
00:18:45de remettre le système administratif à plat.
00:18:48Il peut le faire en un an et demi, ça.
00:18:50Pardonnez-moi, les problématiques aujourd'hui vécues par les Français,
00:18:52ce n'est pas une question de décentralisation.
00:18:54Alors ça peut contribuer à des solutions pour réaliser des économies
00:18:57sur le train de vie de l'État.
00:18:59Je suis d'accord.
00:18:59En revanche, quand il y a une agression physique toutes les minutes dans notre pays,
00:19:03quand on a des rapages financiers terribles
00:19:04avec une dette qui ne cesse de se creuser,
00:19:06un déficit commercial à plus de 80 milliards d'euros
00:19:08et un déclin économique qui ne cesse de s'accroître
00:19:11avec plus d'usines qui ont fermé l'année dernière
00:19:13que d'usines qui ont ouvertes,
00:19:15je pense que les problématiques sont toutes autres
00:19:17et que tout gouvernement qui serait technique, centriste,
00:19:21légèrement à gauche, légèrement à droite,
00:19:22ne ferait qu'aggraver la situation.
00:19:23Je pense qu'il faut une stabilité et un cap clair à la France
00:19:26et d'ailleurs que, effectivement, vous l'avez dit,
00:19:29le centre s'écroulerait probablement dans le cadre de nouvelles élections.
00:19:32Il y aurait peut-être plus de députés de gauche.
00:19:33Il est déjà.
00:19:34Oui, tout à fait.
00:19:35Mais disons qu'ils auraient moins de sièges.
00:19:37Il y aurait peut-être plus de députés de gauche,
00:19:39plus de députés du Rassemblement National et du UDR.
00:19:41Mais j'ai envie de dire tant mieux
00:19:42parce que ça clarifierait la situation.
00:19:44Les Français, regardez la gauche où le RN viendra en France.
00:19:48Mais c'est ce que veulent les Français.
00:19:50Oui, bien sûr.
00:19:50On ne peut pas...
00:19:51Qui pourrait être opposé à une volonté populaire ?
00:19:54Vous avez posé la bonne question.
00:19:54Après, les gens ne demandent pas...
00:19:55Quand vous regardez les sondages,
00:19:56les gens ne demandent pas majoritairement la dissolution.
00:19:58C'est à peu près moitié.
00:19:59On ne sait pas trop, en fait.
00:20:00Les gens ne savent pas trop.
00:20:01Vous savez, un jour,
00:20:02une démission, un jour, dissolution, vous avez raison.
00:20:04En tout cas, moi, je veux dire une chose.
00:20:04C'est que je crois que le problème qu'on a depuis un an,
00:20:07c'est qu'on a des premiers ministres
00:20:08qui sont sans vraie vision pour le pays
00:20:10et se contentent d'être un peu les greffiers
00:20:12des accords partisans à l'Assemblée nationale.
00:20:15C'est un peu savoureux, là.
00:20:17Moi, je pense qu'il faut un vrai projet pour la France.
00:20:20Et on peut le faire.
00:20:21Non, mais il faut un vrai projet pour la France
00:20:23et qu'il soit exposé.
00:20:24Et pardon, tous les sujets ne sont pas hyper clivants.
00:20:25Quel que soit le projet à gauche...
00:20:27Non, non, mais tous les projets ne sont pas hyper clivants.
00:20:29Exemple, on a un énorme problème de logements en France.
00:20:31Il manque 700 000 logements non construits depuis 2017.
00:20:34Est-ce qu'on ne peut pas se mettre d'accord
00:20:36sur une vraie politique
00:20:37pour faire un investissement massif au logement ?
00:20:39Deux, les déserts médicaux.
00:20:39Il faudrait bien que vous vous mettez d'accord.
00:20:41Moi, je suis élu dans l'heure,
00:20:42dans le premier désert médical de France métropolitaine.
00:20:44On a fait une loi à l'Assemblée...
00:20:45Dans le premier désert médical ?
00:20:45Oui, l'heure.
00:20:46Premier désert médical de France métropolitaine.
00:20:48On a perdu 50 médecins dans ma circonscription
00:20:50sur les cinq dernières années.
00:20:51Il y a eu une loi, la loi Garot,
00:20:52qui a été adoptée par l'Assemblée.
00:20:53Est-ce qu'on ne pourrait pas s'engager vraiment
00:20:55un plan massif pour les déserts médicaux
00:20:57avec une vision sur le sujet ?
00:20:58Il y a la question de l'école
00:21:00qui est en difficulté aujourd'hui.
00:21:01Est-ce qu'on n'est pas capable
00:21:02d'avoir un gouvernement qui dit
00:21:03priorité sur la lecture,
00:21:06sur les cas restés en mathématiques ?
00:21:07Parce que sur l'immigration,
00:21:08parce que sur l'insécurité,
00:21:09parce que sur les thèmes éminemment régaliens
00:21:11qui sont les piliers aussi d'une politique,
00:21:13vous n'êtes pas d'accord.
00:21:13Il y a une absence de convergence.
00:21:14L'immigration, revenons sur l'immigration.
00:21:16On a voté plusieurs lois immigration.
00:21:18Il y a une loi récente qui a été adoptée.
00:21:21Est-ce qu'il y a besoin
00:21:21que ce soit un sujet clivant au Parlement ?
00:21:23On applique les lois.
00:21:24Et ce sera déjà très bien comme cela.
00:21:26Ça, c'est vrai qu'il faudrait commencer
00:21:27par appliquer les lois.
00:21:28On peut durcir comme on veut.
00:21:31Aujourd'hui, les OQTF ne sont pas exécutés.
00:21:33Et les gens qui sont le plus embêtés
00:21:36par le système sont les gens qui travaillent
00:21:38et qu'on empêche de travailler.
00:21:40Et ceux qui sont dangereux, il y en a.
00:21:42Il y a 10 000 étrangers dangereux.
00:21:43Les OQTF ne sont pas exécutés.
00:21:45Donc pourquoi on n'applique pas déjà
00:21:46les lois existantes ?
00:21:47Moi, je crois qu'aujourd'hui,
00:21:48notre devoir, c'est d'essayer
00:21:49de se mettre d'accord sur 10 grandes priorités
00:21:51pour sortir le pays de l'ornière
00:21:52sur des sujets du quotidien
00:21:53qui sont les sujets orphelins
00:21:55de la vie politique française.
00:21:56Les médecins, on n'en parle jamais.
00:21:57Le logement, on n'en parle jamais.
00:21:59Les familles monoparentales,
00:22:00toutes les mères seules avec enfants,
00:22:0125% des familles en France.
00:22:03Bref, essayons de trouver des accords
00:22:04sur ces sujets-là.
00:22:05Et je crois que les Français
00:22:06nous en seront reconnaissants.
00:22:06D'ailleurs, vous êtes d'accord
00:22:07sur la réforme des retraites
00:22:08qui serait suspendue.
00:22:09C'est déjà un premier point d'accord entre vous.
00:22:10Oui, absolument.
00:22:11Mais deux sujets là-dessus, M. Brun.
00:22:13Le premier, c'est que je suis d'accord avec vous
00:22:14quand vous dites que malheureusement,
00:22:16depuis un an et un peu plus,
00:22:17nous n'avons plus de ministres
00:22:18avec une vision, plus de gouvernement,
00:22:19avec un cap clair.
00:22:20Mais parce que c'est l'émanation
00:22:22de l'absence de majorité
00:22:24et de l'instabilité de l'Assemblée nationale
00:22:26que vous cherchez à poursuivre,
00:22:27à prolonger,
00:22:28à maintenir sous respiration artificielle
00:22:30avec des accords
00:22:31que votre parti est en train d'essayer de passer
00:22:33avec le centre.
00:22:35Par ailleurs, je pense qu'on peut se mettre d'accord
00:22:37sur beaucoup d'objectifs de politique.
00:22:39Peut-être pas l'immigration,
00:22:40mais le logement,
00:22:41peut-être la réindustrialisation
00:22:42et d'autres sujets comme ceux-là.
00:22:43Seulement, nous serons en désaccord,
00:22:44malheureusement,
00:22:45sur les solutions pour y arriver,
00:22:47sur les moyens pour y arriver.
00:22:48Vous avez parlé du logement,
00:22:49c'est une problématique majeure.
00:22:50Mais votre groupe,
00:22:51est à l'initiative,
00:22:53par exemple,
00:22:54de toutes les contraintes
00:22:54liées au DPE
00:22:55qui, s'ils sont appliqués,
00:22:57par exemple, jusqu'en 2028,
00:22:59les diagnostics de performance énergétique
00:23:01imposés au logement
00:23:02qui sont,
00:23:04non mais vous les soutenez,
00:23:05qui sont une bonne inconscience
00:23:06pour les réformer.
00:23:09On veut les réformer.
00:23:10D'ici 2028,
00:23:11ils vont priver
00:23:12près de 17% du logement locatif
00:23:14pour les Français.
00:23:15Vous n'êtes pas d'accord ?
00:23:16Je voudrais juste qu'on écoute.
00:23:17On va marquer une pause,
00:23:17puis après, vraiment,
00:23:18vous nous direz vous-même,
00:23:19vous êtes des responsables politiques,
00:23:20la manière dont la presse,
00:23:21parfois,
00:23:22évolue dans le temps
00:23:23pour juger l'action
00:23:24et la personnalité
00:23:26et le bilan d'un président.
00:23:26Mais tout d'abord,
00:23:27Robert Ménard,
00:23:28sur la dissolution,
00:23:29écoutons-le.
00:23:29Il y a un point commun
00:23:32entre bien des députés des LR
00:23:35et bien des députés socialistes
00:23:37qu'ils ont juste une horreur,
00:23:40une crainte absolue.
00:23:42L'apocalypse, pour eux,
00:23:44c'est des élections
00:23:45parce qu'un certain nombre d'entre eux
00:23:47seront battus.
00:23:48Et ils sont prêts à tout,
00:23:50y compris à avaler des couleurs
00:23:51invraisemblables.
00:23:52Attendez,
00:23:53ils nous ont dit,
00:23:54les mêmes pendant des semaines
00:23:56et des mois,
00:23:574,7% de déficit,
00:24:00c'est le maximum
00:24:01du maximum du maximum.
00:24:03Là encore,
00:24:04c'est l'avenir de la France.
00:24:05Vous savez,
00:24:05c'était mettre à mal.
00:24:07C'était une histoire
00:24:08de vie et de mort.
00:24:10Les mêmes aujourd'hui,
00:24:12y compris à droite,
00:24:13vous disent,
00:24:14oh, peut-être
00:24:15que si ce n'était pas 4,7,
00:24:17si c'était 5,
00:24:18au fond,
00:24:19est-ce si grave ?
00:24:20Bon,
00:24:20on va marquer une pause,
00:24:21on va continuer à en parler.
00:24:22À l'instant,
00:24:23on apprend que la tombe
00:24:24de Robert Badinter,
00:24:25vous savez qu'il y a
00:24:26une panthéonisation,
00:24:27évidemment,
00:24:28ce soir,
00:24:29vient d'être taguée.
00:24:32Des inscriptions injurieuses
00:24:33ont été retrouvées
00:24:34sur la pierre tombale
00:24:35de l'ancien ministre
00:24:35de la Justice
00:24:36en région parisienne,
00:24:37donc à quelques heures
00:24:38de sa panthéonisation.
00:24:41Il y a eu une réaction
00:24:42à l'instant
00:24:43du président de la République,
00:24:44mais elle a été effacée.
00:24:45On n'a pas eu le temps
00:24:45de la lire.
00:24:47Peut-être qu'elle sera
00:24:47corrigée dans les mots,
00:24:49donc voilà,
00:24:50écoutez,
00:24:51salir la mémoire
00:24:52de Robert Badinter,
00:24:53que voulez-vous ?
00:24:54Dégueulasse.
00:24:55On va marquer une pause.
00:24:57Il n'y a plus de sacré,
00:24:58on saccage la tombe
00:24:59de Badinter
00:25:00comme la tombe de Le Pen
00:25:01avait été saccagée
00:25:02peu de temps
00:25:03après son enterrement.
00:25:04Ce n'est pas comparé.
00:25:06Ah si,
00:25:07une profanation de tombe,
00:25:08c'est pareil.
00:25:08C'est le respect des morts.
00:25:09Excusez-moi,
00:25:10ça s'appelle le respect,
00:25:11je ne vais pas comparer
00:25:12de 20,
00:25:12c'est le respect des morts.
00:25:13Évidemment.
00:25:14Alors à l'instant,
00:25:16oui,
00:25:16honte à ceux
00:25:17qui ont voulu souiller
00:25:18sa mort,
00:25:18Emmanuel Macron
00:25:19peut se rejoindre
00:25:21évidemment sur cela.
00:25:22Une courte pause,
00:25:23on va continuer
00:25:23à évoquer tous ces sujets.
00:25:24A tout de suite.
00:25:28Et d'abord,
00:25:29cette information
00:25:29sur laquelle nos invités
00:25:30viennent de réagir
00:25:31alors que vous le savez,
00:25:32la panthéonisation
00:25:33de l'avocat,
00:25:35de l'ancien garde des Sceaux,
00:25:36du militant,
00:25:37de toujours pour
00:25:38l'abolition
00:25:39de la peine de mort
00:25:40doit intervenir ce soir.
00:25:42C'est sa mémoire
00:25:42que certains
00:25:43ont tenté de salir
00:25:44puisque la tombe
00:25:45de Robert Badinter,
00:25:46mort en février 2024
00:25:48à l'âge de 95 ans
00:25:49et enterrée
00:25:50au cimetière de Bagneux,
00:25:51Bagneux,
00:25:51c'est dans les Hauts-de-Seine,
00:25:53a été profanée
00:25:54par une inscription,
00:25:55c'est ce que nous avons appris
00:25:56il y a quelques instants.
00:25:57Les mots,
00:25:59les assassins,
00:26:00les violeurs,
00:26:02les pédos,
00:26:03la République reconnaissante
00:26:04ont été découverts
00:26:05sur le tombeau
00:26:06de celui
00:26:07dont les engagements
00:26:07universalistes
00:26:08seront célébrés.
00:26:09C'est ce qu'on retiendra
00:26:10par la République.
00:26:11Tout d'abord,
00:26:11les titres avec vous,
00:26:12chère Margot.
00:26:12Les deux anciennes compagnes
00:26:15de Cédric Jubilard
00:26:16entendues ce jeudi.
00:26:17Moses 6 du Tarn
00:26:18accusé aurait confié
00:26:20à sa toute dernière
00:26:21petite amie
00:26:21avoir étranglé
00:26:22Delphine
00:26:22à plusieurs reprises.
00:26:24Il aurait aussi menacé
00:26:24au parloir.
00:26:26Si tu me trompes,
00:26:26tu vas finir
00:26:27à côté d'elle.
00:26:28Fin de la citation.
00:26:29Le jeune franco-allemand
00:26:30Lénard Montarlo,
00:26:31détenu depuis juin
00:26:32dernier en Iran,
00:26:33finalement libéré.
00:26:34Il est arrivé ce matin
00:26:35à l'aéroport
00:26:36Charles de Gaulle.
00:26:37Emmanuel Macron
00:26:38remercie sur X
00:26:39tous ceux qui ont œuvré
00:26:40à sa libération.
00:26:42Et puis,
00:26:42vous le voyez à l'écran,
00:26:43ces scènes de liesse
00:26:44ce matin à Ragnones
00:26:45dans le sud de Gaza.
00:26:46Après l'annonce
00:26:47d'un accord
00:26:47entre Israël
00:26:48et le Hamas,
00:26:49la première phase
00:26:49prévoit la libération
00:26:51de 20 otages
00:26:52vivants contre près
00:26:52de 2 000 prisonniers
00:26:53palestiniens.
00:26:54Le gouvernement israélien
00:26:55se réunira ce soir
00:26:56pour discuter de ce texte.
00:26:58Merci Magro et Margot.
00:27:02Et je le rappelle,
00:27:02tout à l'heure,
00:27:03évidemment,
00:27:03vous pourrez suivre
00:27:04en direct sur CNews
00:27:05la panthéonisation
00:27:06de Robert Badinter.
00:27:07Le cercueil de l'ancien ministre
00:27:09va être transporté
00:27:10vers la nécropole
00:27:12dans le cinquième arrondissement
00:27:13de Paris,
00:27:15au centre de Paris,
00:27:16avant de remonter
00:27:18la rue Soufflot
00:27:19puis d'être accueilli,
00:27:20c'est ainsi,
00:27:20par le président de la République
00:27:21pour un discours
00:27:22sous la nef
00:27:24du Panthéon.
00:27:26Nous en reparlerons.
00:27:27Mais tout d'abord,
00:27:28en parlant du président,
00:27:29Monsieur le Président,
00:27:30sortez la tête haute.
00:27:32C'est le point,
00:27:32le magazine Le Point,
00:27:33ce n'est pas notre journal.
00:27:35Je voudrais vraiment
00:27:36vous montrer
00:27:36comment le président de la République
00:27:37est lâché par tous.
00:27:39Vous le savez,
00:27:39ces anciens premiers ministres,
00:27:40ces anciens amis.
00:27:42Hier, nous parlions
00:27:42de la charge,
00:27:43d'à la main,
00:27:44les marchés,
00:27:44les banques,
00:27:45le système.
00:27:46Quand on parle du système,
00:27:47ce n'est pas être complotiste.
00:27:48C'est évidemment
00:27:48tout ce qui est autour
00:27:52de la politique.
00:27:53Alors la presse,
00:27:54justement,
00:27:55ça c'est la dernière une.
00:27:56Monsieur le Président,
00:27:57sortez la tête haute.
00:27:59Qu'est-ce que vous pensez ?
00:27:59Alors,
00:28:01j'allais dire,
00:28:01d'une telle injonction,
00:28:02vous la partagez.
00:28:03Je ne sais pas,
00:28:04je ne sais pas
00:28:04s'il sortirait la tête haute.
00:28:06Est-ce que pour vous,
00:28:07je ne vais pas vous faire
00:28:09commenter sur le rôle
00:28:09de la presse,
00:28:11mais comment vous voyez
00:28:12le fait qu'il est aujourd'hui
00:28:13seul,
00:28:14abandonné par tous,
00:28:15y compris le système ?
00:28:17Sauf qu'il peut.
00:28:19En revanche,
00:28:19je pense qu'on peut
00:28:20durement juger
00:28:22le fait de voir
00:28:23la déloyauté
00:28:24de ceux
00:28:24qui lui doivent tout
00:28:25et se retourner contre lui
00:28:27aujourd'hui,
00:28:27au premier rang desquels
00:28:29M. Attal
00:28:30et M. Philippe.
00:28:32Moi,
00:28:32ce que je constate
00:28:33de manière plus pragmatique,
00:28:35c'est que je me mets
00:28:36à la place
00:28:36des entreprises
00:28:37qui n'osent pas,
00:28:39je suppose,
00:28:39investir
00:28:40ni embaucher
00:28:41avec cette période
00:28:42d'incertitude
00:28:43qui se présente à nous
00:28:44et qui est déjà en place
00:28:46depuis plus d'une année,
00:28:48à la place des ménages
00:28:49qui épargnent
00:28:51parce qu'ils n'osent plus
00:28:52consommer ni investir.
00:28:54En réalité,
00:28:54tout le pays est à l'arrêt
00:28:55parce qu'un homme...
00:28:56C'est pas parce que le président
00:28:57va partir
00:28:58que tout va être résolu.
00:28:59Mais pour le coup,
00:29:01je ne suis pas d'accord
00:29:01avec vous
00:29:02parce que soit le président
00:29:03de la République
00:29:03peut décider d'une dissolution
00:29:04qui offrirait un an,
00:29:06un an et demi
00:29:07de stabilité à notre pays,
00:29:08soit il peut décider
00:29:09de démissionner
00:29:10mais comme je l'ai dit
00:29:11tout à l'heure,
00:29:11il n'est pas le général
00:29:12de Gaulle qui veut
00:29:13et le cas échéant,
00:29:14dans la foulée
00:29:15de cette nouvelle élection
00:29:17présidentielle,
00:29:18se tiendraient évidemment
00:29:18de nouvelles élections
00:29:19législatives
00:29:20qui, elles,
00:29:21donneraient 5 années
00:29:22de stabilité
00:29:22à notre pays
00:29:23et je crois que la France
00:29:24a besoin d'une majorité,
00:29:26d'une stabilité,
00:29:26d'un cap clair
00:29:27pour justement
00:29:28quelles que soient
00:29:29l'étiquette politique
00:29:29qui arriveront au pouvoir.
00:29:30C'est fou,
00:29:31pour vous,
00:29:32stabilité,
00:29:32c'est dissolution
00:29:33même démission.
00:29:34Pour d'autres,
00:29:34la stabilité,
00:29:35c'est surtout pas
00:29:36des dissolutions
00:29:37et encore moins
00:29:38de démission
00:29:39et à chacun
00:29:39son général de Gaulle.
00:29:40Ici même,
00:29:41lors de la grande interview,
00:29:42Bruno Rotaillot me dit
00:29:43parce que je suis gaulliste
00:29:44que je ne demande pas
00:29:45qu'est-ce qui se passe.
00:29:46Oui, le général de Gaulle
00:29:47aurait dénoncé
00:29:48les petits trucs
00:29:51et le général de Gaulle
00:29:52vomissait les accords partisans,
00:29:54les accords des partis.
00:29:55J'ajoute qu'en plus,
00:29:56Philippe de Villiers,
00:29:56il est dans une tradition
00:29:57de droite
00:29:58qui n'a rien de gaulliste.
00:29:59C'est la droite vendéenne,
00:30:00la droite...
00:30:01Philippe de Villiers,
00:30:02je parlais de Rotaillot.
00:30:03Oui, mais Rotaillot,
00:30:05justement.
00:30:06Mais Rotaillot,
00:30:06il n'est pas du tout gaulliste.
00:30:07C'est sûr.
00:30:08De ce que je disais,
00:30:08Rotaillot et De Villiers,
00:30:10Rotaillot et De Villiers,
00:30:10vous les mettez
00:30:11dans le même sac.
00:30:12Ils sont d'une droite
00:30:12qui n'est pas du tout gaulliste
00:30:14historiquement.
00:30:15Rotaillot et De Villiers,
00:30:16c'est la droite vendéenne,
00:30:17anti-gaulliste,
00:30:18d'ailleurs, pendant très longtemps.
00:30:19Alors, Philippe de Villiers,
00:30:20c'est le souverainisme ?
00:30:21Oui, oui.
00:30:22C'est la droite vendéenne.
00:30:23Oui, la droite vendéenne.
00:30:24C'est comme si vous,
00:30:25je vous résumais
00:30:25sur votre territoire,
00:30:26ce qui n'est pas mal.
00:30:27Mais la droite vendéenne,
00:30:28c'est quoi ?
00:30:28C'est méchant,
00:30:29c'est les métiers révolutionnaires.
00:30:31C'est la droite du fou.
00:30:32C'est tout aussi mou
00:30:32que la brioche.
00:30:35Par contre,
00:30:35c'est très bon.
00:30:36Je peux vous faire compter ?
00:30:37Bruno Rotaillot,
00:30:38il vient...
00:30:38Moi, je veux bien,
00:30:39excusez-moi,
00:30:40mais il a été quand même
00:30:41la béquille du macronisme.
00:30:43Il a été, voilà,
00:30:45complice.
00:30:46Il est aussi complice
00:30:46de l'état actuel du pays.
00:30:48Et moi, quand on...
00:30:49Non, mais quand on nous dit,
00:30:51quand il nous a dit
00:30:52qu'en fait,
00:30:53il est revenu
00:30:53sur son entrée au gouvernement
00:30:54tout simplement
00:30:55parce que Bruno Le Maire
00:30:56rentrait au gouvernement,
00:30:58lol, excusez-moi,
00:30:59on savait très bien
00:31:00qu'il était en train
00:31:01de dealer
00:31:02pour faire rentrer
00:31:03beaucoup plus
00:31:05de ministres LLR
00:31:07et notamment deux ministres
00:31:09qui...
00:31:09Deux personnes
00:31:10qui sont ses proches.
00:31:12Donc, il faut arrêter
00:31:12de nous la raconter.
00:31:13En fait, tout le monde
00:31:14est en train
00:31:14d'être dans la tambouille.
00:31:15Vous ne l'avez pas,
00:31:16je ne suis pas responsable.
00:31:17Non, mais franchement, Sonia,
00:31:18nous, Français d'en bas,
00:31:19on n'en peut plus en fait
00:31:20parce que cette mascarade,
00:31:22ça commence à bien faire.
00:31:23On sait très bien
00:31:24qu'ils sont dans les logiques
00:31:25partisanes
00:31:27de petites tambouilles
00:31:28entre eux et tout.
00:31:29Et même le président
00:31:30de la République,
00:31:30à la rigueur,
00:31:31moi, j'ai envie de dire,
00:31:32ne démissionnez pas.
00:31:33Non, mais vraiment,
00:31:33j'ai envie de lui dire,
00:31:34ne me démissionnez pas.
00:31:35Mais il faut
00:31:37dissoudre l'Assemblée.
00:31:38Les faits vont commander.
00:31:40Il faut les mettre
00:31:40au pied du mur.
00:31:41Les faits vont commander.
00:31:42Vous voulez regarder
00:31:42l'évolution ?
00:31:43Je peux vous montrer
00:31:45l'évolution juste
00:31:46des une.
00:31:47Alors, regardez,
00:31:48donc avant,
00:31:49alors on va détailler
00:31:50le point,
00:31:51Macron et pourquoi pas lui ?
00:31:52Donc avant,
00:31:53pendant qu'il est candidat,
00:31:54lorsqu'il était candidat,
00:31:56ensuite,
00:31:56qui ferait mieux que lui ?
00:31:58Ensuite, quand même,
00:31:59on commence à se dire
00:31:59l'homme aux 1 000 milliards
00:32:00de dettes.
00:32:01Attention, ce n'est pas du tout
00:32:02une critique par rapport
00:32:03à nos confrères du point.
00:32:04Je vois l'évolution,
00:32:05certainement.
00:32:06Nous, on était déjà
00:32:08à la troisième minute
00:32:08depuis le début,
00:32:09je crois,
00:32:10sur ces news.
00:32:12Et puis,
00:32:12Monsieur le Président,
00:32:13sortez la tête haute.
00:32:14Mais c'est à l'image
00:32:14des déclarations politiques
00:32:16qu'on entend depuis
00:32:17plusieurs jours maintenant.
00:32:20Vous savez,
00:32:20dans la presse,
00:32:21il y a ce qui s'appelle
00:32:21une ligne éditoriale,
00:32:22c'est-à-dire,
00:32:23c'est la colonne vertébrale
00:32:24idéologique,
00:32:25entre guillemets,
00:32:26intellectuelle
00:32:26d'une rédaction.
00:32:28Déjà, je suis rassuré,
00:32:29je vois que,
00:32:30puisque ça avait été mis
00:32:31sur le devant de la scène
00:32:32et critiqué la presse
00:32:34d'opinion,
00:32:34ça existe
00:32:35et ça n'est pas un délit.
00:32:37Et des grands titres
00:32:38absolument démocratiques
00:32:40et reconnus comme tels
00:32:42peuvent porter une opinion
00:32:43publiquement,
00:32:44en une,
00:32:45en l'occurrence.
00:32:46Et pourquoi je dis
00:32:47que c'est au diapason ?
00:32:47Parce qu'on assiste
00:32:49depuis plusieurs jours
00:32:50à une série de reniements
00:32:52et de renoncements
00:32:53de la part de tout le monde.
00:32:53Vous citiez
00:32:54d'anciens premiers ministres,
00:32:55mais on peut aussi
00:32:56faire la liste
00:32:56des nombreux ministres,
00:32:58Elisabeth Borne en tête,
00:32:59notamment avec la réforme
00:33:00des retraites.
00:33:01Le coup de gueule
00:33:02de Robert Ménard
00:33:03que vous avez passé
00:33:03avant la pub
00:33:04est particulièrement
00:33:05bien senti,
00:33:06je crois,
00:33:06qui se fait le porte-parole
00:33:09d'énormément,
00:33:10pour ne pas dire,
00:33:10une grande majorité
00:33:11de Français,
00:33:11en employant même
00:33:12les termes qu'il emploie.
00:33:14Et vous avez posé
00:33:15la bonne question
00:33:15au début d'émission,
00:33:16Sonia.
00:33:17Vous avez demandé
00:33:17comment en sont-ils
00:33:19arrivés là ?
00:33:20Et je pense que
00:33:21si on arrivait
00:33:21à répondre à cette question,
00:33:22si on essayait
00:33:23de répondre
00:33:24à ce qui s'est passé
00:33:24dans le passé,
00:33:26on pourra alors
00:33:26à ce moment-là
00:33:27peut-être commencer
00:33:28à se poser des questions
00:33:28sur demain.
00:33:29Mais déjà,
00:33:30si on n'a pas fait
00:33:30un état des lieux sérieux,
00:33:32un bilan de la façon
00:33:33dont les politiques
00:33:34font de la politique
00:33:35depuis maintenant
00:33:36trop de temps,
00:33:37on ne pourra que
00:33:38reproduire les mêmes choses.
00:33:40Allons-y,
00:33:40puisqu'on est là
00:33:41pour en discuter.
00:33:41Juste pour terminer,
00:33:42une citation,
00:33:43une citation du journal
00:33:44de Jules Renard,
00:33:46que je conseille.
00:33:47Jules Renard
00:33:47est un très grand auteur.
00:33:49Et ces derniers jours,
00:33:50je pense beaucoup
00:33:50à cette phrase.
00:33:51Il dit
00:33:52« En France,
00:33:53le deuil des convictions
00:33:53se porte en rouge
00:33:55et à la boutonnière. »
00:33:57Pardonnez-moi,
00:33:57sur l'origine,
00:33:58est-ce que vous ne pensez pas
00:33:59que...
00:34:00Non, moi je pense...
00:34:01Moi je dis 2005.
00:34:03Je dis 2005
00:34:04quand on s'est assis sur...
00:34:05Exactement.
00:34:05Quoi qu'on en pense,
00:34:06quand on s'est assis,
00:34:07là on a dit
00:34:07« Au revoir »
00:34:08à la volonté populaire,
00:34:10à la souveraineté.
00:34:11Si le peuple se trompe,
00:34:13il faut dissoudre le peuple.
00:34:14Monsieur Brun.
00:34:15En tout cas,
00:34:15moi je trouve que
00:34:16cette affaire de une
00:34:17est intéressante
00:34:18parce que c'est
00:34:18les fameux trois L,
00:34:20je lèche,
00:34:20je lâche,
00:34:21je lynche.
00:34:21Alors la presse,
00:34:23c'est souvent comme cela.
00:34:24Et les anciens
00:34:25premiers ministres.
00:34:25Quand on se souvient...
00:34:27Parfois ça lèche plus.
00:34:30Quand on se souvient
00:34:31pour ceux qui se souviennent
00:34:32la campagne
00:34:34entre 2014 et 2017
00:34:35de tous les médias
00:34:36pour que Emmanuel Macron
00:34:38soit président de la République.
00:34:39Moi à l'époque
00:34:39je soutenais
00:34:40Arnaud Montebourg,
00:34:41je me souviens de ce que tu avais.
00:34:42On me permettait,
00:34:43c'est ma petite minute,
00:34:44je bois du pâtelet.
00:34:46Parce que vous avez
00:34:47un socialiste
00:34:48qui dit « Tous les médias »
00:34:49et c'est là
00:34:49qu'il va dire
00:34:50« Sauf c'est new ».
00:34:50Si nous à l'époque
00:34:51ça n'existait pas,
00:34:52c'est sur e-télé
00:34:52et e-télé aussi.
00:34:53Enregistré, enregistré.
00:34:53Je veux dire que
00:34:55e-télé soutenait aussi
00:34:56beaucoup Macron.
00:34:57Et on voyait bien
00:34:58les unes qui se multipliaient.
00:35:00Vous ne pouvez pas sortir
00:35:00du métro,
00:35:01il y avait des unes partout.
00:35:02Il était philosophe
00:35:03parce qu'il avait fait
00:35:04quelques années
00:35:04de master de philo.
00:35:06Il avait corrigé
00:35:07les fautes d'orthographe
00:35:08de Paul Ricoeur
00:35:09dans un travail éditorial.
00:35:12Il était magicien.
00:35:14C'est quelqu'un
00:35:15qui a beaucoup de compétence.
00:35:16On peut penser
00:35:17ce qu'on pense.
00:35:17Il a été élu deux fois
00:35:18président de la République.
00:35:19On voit bien
00:35:19que les médias
00:35:20étaient dans l'emphase.
00:35:21C'est-à-dire que
00:35:21c'était extraordinaire.
00:35:23Surtout par image.
00:35:24Et puis aujourd'hui
00:35:26c'est l'excès inverse.
00:35:27Je n'ai jamais voté
00:35:28pour Emmanuel Macron
00:35:29donc je le dis
00:35:29très tranquillement.
00:35:30C'est l'excès inverse.
00:35:31Vous n'avez jamais voté
00:35:33pour Emmanuel Macron ?
00:35:34Au deuxième tour
00:35:35mais pas au premier tour.
00:35:36Sinon il y aurait
00:35:37une information.
00:35:38Je veux dire
00:35:39une chose
00:35:39c'est qu'aujourd'hui
00:35:41les unes
00:35:43se multiplient
00:35:43de manière excessive.
00:35:44Vous trouvez
00:35:45que c'est un mouvement
00:35:45de balancer
00:35:46qui est trop brutal.
00:35:48Et les appels
00:35:49à la démission
00:35:50de ceux qui l'ont servi.
00:35:51On arrive maintenant
00:35:51à un système
00:35:52qui marche tellement
00:35:53sur la tête
00:35:53que les seuls
00:35:54qui ne demandent plus
00:35:54sa démission
00:35:55qui ne demandent pas
00:35:55sa démission
00:35:56c'est nous.
00:35:57En fait vous avez
00:35:58Philippe,
00:35:59Édouard Philippe
00:36:00vous avez la moitié
00:36:00de LR
00:36:01qui ne va pas être
00:36:02pressé pour la démission.
00:36:03Vous avez la moitié de LR
00:36:03qui demande sa démission
00:36:04LFIC pour sa démission.
00:36:07Et finalement
00:36:07les seuls à la fin
00:36:08qui ne demandent plus
00:36:08sa démission
00:36:09c'est nous
00:36:09les socialistes
00:36:09et les écologistes
00:36:10et les économistes
00:36:10on ne demande pas
00:36:11sa démission.
00:36:11Ça devient délirant
00:36:12parce que tout le monde
00:36:13a passé dans une autre dimension
00:36:15et c'est tout à fait
00:36:16je crois irresponsable
00:36:17et pas respectueux
00:36:17des institutions.
00:36:18Très juste.
00:36:19Alors permettez-moi
00:36:20parce qu'on va continuer
00:36:21à parler de la politique française
00:36:22mais il se passe des choses
00:36:23et pas que des choses
00:36:25parfois historiques
00:36:26le monde n'est pas galvaudé
00:36:26dans le reste du monde.
00:36:28Alors on peut penser
00:36:29ce que l'on veut
00:36:29de Donald Trump
00:36:30et peut-être que
00:36:31certains d'entre vous
00:36:32pensent qu'il est vulgaire
00:36:33qu'il est même fasciste
00:36:34mais pour les faits
00:36:37c'est ce qui nous intéresse
00:36:38il est quand même en passe
00:36:39de réaliser l'impossible.
00:36:41Rendons-nous compte
00:36:41de ce qu'il pourrait
00:36:42vraiment advenir
00:36:43si la paix était vraiment là
00:36:45signée
00:36:45parce que là
00:36:46c'est une première étape
00:36:46mais qui est importante
00:36:47entre Israël et l'EMAS
00:36:49de quoi parlons-nous ?
00:36:50De la restitution des otages
00:36:51restitution également des corps
00:36:53c'est important.
00:36:54Nous avons parlé tout à l'heure
00:36:55du tag sur la tombe
00:36:56de Robert Badinter
00:36:58restituer des dépouilles
00:36:59pour toute civilisation
00:37:00c'est essentiel.
00:37:02La fin de la guerre
00:37:02pour les civils palestiniens
00:37:04pour Gaza
00:37:05évidemment
00:37:05et ce qu'ils endurent.
00:37:06La reconstruction éventuelle
00:37:08alors je mets tout ça
00:37:08avec des
00:37:09beaucoup de guillemets
00:37:10de pointillés
00:37:11mais enfin
00:37:11Israël et l'EMAS
00:37:13semblent quand même
00:37:14pour l'instant
00:37:14assez d'accord.
00:37:16Est-ce que vous pensez
00:37:16que ça mérite
00:37:17le prix Nobel de la paix ?
00:37:19Oui.
00:37:20J'ai pensé
00:37:20pour ça monsieur socialiste
00:37:21pour répondre vraiment.
00:37:22J'ai l'attention de voir
00:37:23ce qui va se passer réellement.
00:37:25Qu'est-ce que cela prouve ?
00:37:26C'est que malgré
00:37:26son caractère
00:37:28que nous connaissons
00:37:28il s'agit sous une grande puissance
00:37:30et donc en vérité
00:37:31quand un président américain
00:37:32décide de prendre
00:37:33une décision
00:37:34de discussion
00:37:35et de s'imposer
00:37:37dans la discussion
00:37:37sur le bras
00:37:38tout le monde
00:37:38alors il arrive
00:37:39à obtenir des résultats
00:37:40et ce n'est pas grâce
00:37:41à son talent
00:37:41c'est grâce au fait
00:37:42que les civils
00:37:43ont une très grande puissance.
00:37:44Monsieur Biden
00:37:45jusque-là
00:37:45c'était une poudrière
00:37:47à la région
00:37:47je n'ai pas vu
00:37:48d'accord de paix.
00:37:49Il a fallu peut-être
00:37:50toute cette destruction
00:37:51pour que ça arrive
00:37:52et puis encore une fois
00:37:52attendons que l'accord
00:37:53se fasse
00:37:54on rappelle qu'il y a eu
00:37:55des dizaines...
00:37:55Vous espérez qu'il se fasse
00:37:56quand même
00:37:57c'est le plus important
00:37:58parce que regardez
00:37:59les scènes de joie
00:37:59à la fois évidemment
00:38:01la place des otages
00:38:02envoyés dans quelques instants
00:38:04en Israël
00:38:05des images aussi à Gaza
00:38:06après des mois
00:38:07et des mois de guerre
00:38:08nous sommes avec notre
00:38:09correspondante
00:38:10Régine Delfour
00:38:11Régine que je remercie
00:38:12puisque Régine
00:38:12a été sur place
00:38:14en Israël
00:38:15lors évidemment
00:38:16de la terrible attaque
00:38:17du 7 octobre
00:38:19elle a suivi des familles
00:38:20elle connaît personnellement
00:38:22rendez-vous compte
00:38:23ce sont des familles
00:38:25qui n'ont pas vu
00:38:25leurs proches
00:38:26qui n'ont aucune nouvelle
00:38:27de leurs proches
00:38:27qui attendent parfois
00:38:28une dépouille
00:38:29et qui pour certaines
00:38:30je n'ose pas dire
00:38:33le mot sauter de joie
00:38:34en attendant
00:38:34mais il y a un minimum
00:38:36de réconfort
00:38:37de savoir
00:38:37qu'un corps revient
00:38:39de celui que vous avez aimé
00:38:40de celui que vous attendez
00:38:41Régine
00:38:41Régine
00:38:41racontez-nous justement
00:38:42le contexte autour
00:38:43de cette place
00:38:44Oui vous l'avez dit
00:38:49Sonia
00:38:49il y a énormément
00:38:50de joie
00:38:51c'est un soulagement
00:38:53pour les Israéliens
00:38:55pour ces familles
00:38:56de savoir
00:38:57qu'il y a
00:38:57cette première phase
00:38:59d'accord
00:39:00qui a été signée
00:39:01ce qui signifie
00:39:02donc le retour
00:39:02des 48 otages
00:39:04parmi les 48 otages
00:39:05on parle de 20
00:39:0620 otages
00:39:07qui seraient vivants
00:39:08mais là il y a encore
00:39:09une inquiétude
00:39:09Sonia
00:39:09c'est de savoir
00:39:10qui est vivant
00:39:11parmi les 20
00:39:11même s'il y a des noms
00:39:12qui circulent
00:39:13tant que les otages
00:39:14ne seront pas en Israël
00:39:15et bien ils attendent
00:39:17ils veulent les voir
00:39:18de leurs yeux
00:39:19et puis évidemment
00:39:20pour ces familles
00:39:21endeuillées
00:39:22il faut pouvoir
00:39:23commencer leur deuil
00:39:24il faut pouvoir
00:39:24enterrer leur mort
00:39:25donc tout cela
00:39:26c'est extrêmement important
00:39:27depuis cette nuit
00:39:29en fait
00:39:29les Israéliens
00:39:30sont rassemblés
00:39:31ici à Tel Aviv
00:39:31certains sont venus
00:39:32d'assez loin
00:39:33pour être ici
00:39:34sur la place des otages
00:39:35c'est pas Tel Aviv
00:39:36c'est otage à l'origine
00:39:37en octobre 2023
00:39:39c'était une place
00:39:40par rapport au musée
00:39:41d'art moderne
00:39:41elle a été rebaptisée
00:39:43la place des otages
00:39:44pour vous dire
00:39:44Sonia à quel point
00:39:45c'est symbolique
00:39:46tout le monde est là
00:39:47ça chante
00:39:48ça pleure
00:39:49ça rit
00:39:49ça se prend dans les bras
00:39:51et tout le monde prie
00:39:52tout le monde prie
00:39:52alors évidemment
00:39:53on ne sait pas encore
00:39:54quand les otages vont rentrer
00:39:55certains parlent de lundi
00:39:57mais on parle aussi de dimanche
00:39:58enfin tout ça
00:39:59ça va être affiné
00:40:00Sonia
00:40:01mais évidemment
00:40:01tout le monde ici
00:40:02est très heureux
00:40:04c'est un énorme
00:40:05un immense soulagement
00:40:06Tout à fait
00:40:07merci Régine
00:40:08de nous rendre compte
00:40:09de tout cela
00:40:09et regardez
00:40:10écoutez cette séquence
00:40:11bon forcément
00:40:12pleine d'émotions
00:40:13évidemment
00:40:13séquence au cours
00:40:14de laquelle
00:40:14le président américain
00:40:15appelle directement
00:40:16les familles d'otages
00:40:17pour leur annoncer
00:40:18la nouvelle
00:40:19president Trump
00:40:21you have
00:40:22the best crowd
00:40:23in the world
00:40:23what do you guys
00:40:23have to say
00:40:24to president Trump
00:40:25thank you
00:40:25thank you
00:40:27thank you
00:40:30you did it
00:40:31you did it
00:40:32wow
00:40:32thank you
00:40:35this is amazing
00:40:37Mr. president
00:40:38we believe in you
00:40:39we know you've done
00:40:40so much for us
00:40:41since you became
00:40:43a president
00:40:44even before that
00:40:45and we trust
00:40:46you'll fulfill
00:40:47the mission
00:40:47until every hostage
00:40:49every 48 of the hostages
00:40:50are home
00:40:51thank you so much
00:40:52blessed be the peacemakers
00:40:54God bless you Mr. President
00:40:56God bless America
00:40:56thank you very much
00:40:57you just take care of yourselves
00:40:58the hostages will come back
00:41:00they're coming all coming back
00:41:01on Monday
00:41:02all of them
00:41:03you have a great time
00:41:09you have a great time
00:41:10you have a great time
00:41:11a great time
00:41:11retour possible
00:41:12des otages lundi
00:41:13et des scènes
00:41:14j'insiste
00:41:15le joie
00:41:16entre guillemets
00:41:16de liesse
00:41:17malgré le contexte
00:41:18de destruction
00:41:19à Gaza
00:41:20également
00:41:20donc quelque part
00:41:22je félicite de l'accord
00:41:23regardez juste cette image
00:41:24très intéressante
00:41:25Naima
00:41:25Donald Trump
00:41:26qui a appris en pleine conférence
00:41:28que l'accord était bel et bien acté
00:41:29et c'est son conseiller
00:41:30qui vient lui souffler
00:41:31à l'oreille
00:41:32que ça y est
00:41:33si je puis dire
00:41:34la première partie
00:41:35a été actée
00:41:36par à la fois Israël
00:41:38et le Hamas
00:41:38et puis maintenant
00:41:39c'est une sorte de négociateur
00:41:41si je puis dire
00:41:42en tous les cas
00:41:42la personne
00:41:43peut-être qu'on peut l'avoir
00:41:44l'image
00:41:45de l'ancien premier ministre
00:41:47britannique
00:41:47Tony Blair
00:41:51voilà
00:41:51qui va effectivement
00:41:52le secrétaire d'état
00:41:53il vient de me donner
00:41:54une note
00:41:55indiquant que nous sommes
00:41:56très proches
00:41:56d'un accord
00:41:57au Moyen-Orient
00:41:58et ils vont avoir
00:42:00besoin de moi
00:42:01assez rapidement
00:42:02donc nous allons répondre
00:42:04à quelques questions
00:42:05supplémentaires
00:42:06donc voilà
00:42:07il la prend en direct
00:42:08et la réaction
00:42:09comme ça vous pouvez réagir
00:42:10vous même
00:42:10d'Emmanuel Macron
00:42:11qui salue évidemment
00:42:12un tel accord
00:42:12on lit un peu
00:42:13le sous-entendu
00:42:14c'est la France
00:42:15qui a contribué
00:42:16quand même un peu
00:42:17malgré tout
00:42:18voici la réaction
00:42:19du président français
00:42:20dans le pacte
00:42:22il salue l'accord
00:42:23Alexandre Loubet
00:42:25d'abord il faut se réjouir
00:42:28évidemment
00:42:28pour ceux qui vont récupérer
00:42:30leurs proches vivants
00:42:32malheureusement
00:42:32les dépouilles
00:42:33pour ceux qui ne vont plus
00:42:34subir aussi
00:42:35les affres de la guerre
00:42:36même si rien n'est encore
00:42:38totalement définitif
00:42:39prix Nobel
00:42:40Donald Trump
00:42:40d'abord
00:42:42les images que vous avez montré
00:42:43sont émouvantes
00:42:44et on imagine
00:42:44la liesse
00:42:45les joies
00:42:45la joie partagée
00:42:47d'un côté comme de l'autre
00:42:48effectivement
00:42:49que ce soit en Israël
00:42:50comme à Gaza
00:42:51pour les civils
00:42:51et il faut saluer
00:42:53l'implication
00:42:54des Etats-Unis
00:42:55d'Amérique
00:42:55de Donald Trump
00:42:56dans la résolution
00:42:58je l'espère durable
00:42:58de ce conflit
00:43:00est-ce qu'il est le plus à même
00:43:01est-ce que je suis le plus à même
00:43:02pour juger
00:43:03s'il faut lui remettre le prix
00:43:04Nobel de la paix
00:43:05non
00:43:05en revanche
00:43:06j'estime
00:43:07j'estime
00:43:08qu'il est tout à fait légitime
00:43:09et j'espère sincèrement
00:43:11qu'il ne sera pas
00:43:12la cible
00:43:13d'une discrimination politique
00:43:14dans cette affaire
00:43:16c'est pas le genre
00:43:17du cas
00:43:18tout à fait
00:43:19moi j'ai du mal
00:43:21à comprendre
00:43:21c'est justement
00:43:21ce qui m'inquiète
00:43:22qu'on bégaye
00:43:23sur cette question
00:43:24de lui remettre
00:43:25le prix Nobel de la paix
00:43:26et je suis même étonnée
00:43:30que vous ayez pu dire
00:43:32en fait ce n'est pas dû
00:43:34à sa personnalité
00:43:35mais c'est dû au fait
00:43:36que c'est les Etats-Unis
00:43:37alors excusez-moi
00:43:38Donald Obama
00:43:40Barack Obama
00:43:41a eu le prix Nobel
00:43:42de la paix
00:43:43aussitôt qu'il est rentré
00:43:45enfin quand il a été
00:43:47nommé président
00:43:48d'ailleurs même
00:43:49le directeur adjoint
00:43:50du prix Nobel
00:43:51de la paix
00:43:52s'était étonné
00:43:53alors qu'il a continué
00:43:54la guerre en Afghanistan
00:43:55qu'il a continué
00:43:56la guerre en Irak
00:43:57et qu'il n'a pas brillé
00:43:59justement par sa volonté
00:44:00de paix
00:44:00Donald Trump
00:44:01dès qu'il est rentré
00:44:02il a dit
00:44:02je vais faire en sorte
00:44:03d'être un faiseur de paix
00:44:05donc rendons-lui
00:44:06au moins hommage
00:44:07sortons
00:44:07vous savez
00:44:08jusqu'à maintenant
00:44:08je vous trouvais
00:44:09enfin sincère
00:44:10c'est-à-dire
00:44:11j'avais le sentiment
00:44:12il n'est pas
00:44:13il n'est pas dans les éléments
00:44:14de langage
00:44:15il dit avec sincérité
00:44:16voilà il rebondit
00:44:17avec juste être
00:44:18et là tout à coup
00:44:19quand il s'agit de Donald Trump
00:44:21vous avez commencé à bégayer
00:44:22et bien moi je suis très heureuse
00:44:23monsieur
00:44:24quand je vois
00:44:25les liesses
00:44:26que ça soit en Israël
00:44:27ou justement à Gaza
00:44:29et qui est encore plus
00:44:31soucieux de la paix
00:44:33que le monde arabo-musulman
00:44:34aujourd'hui
00:44:35vous voyez
00:44:36et Israël
00:44:36alors juste
00:44:37est-ce qu'on peut raconter
00:44:38je peux déjà vous répondre
00:44:39et vous dire
00:44:40comment ça s'est passé
00:44:41elle se passe où
00:44:43les discussions
00:44:44en Égypte
00:44:45qui c'est qui produit
00:44:46qui est en train de
00:44:47qui est le négociateur
00:44:48en chef
00:44:48c'est le président Sissi
00:44:49il y a une forme
00:44:50d'accidentalisme généralisé
00:44:51on oublie
00:44:52qu'il y a aussi
00:44:53de grandes figures politiques
00:44:54d'accord
00:44:54qui ne sont pas
00:44:55américaines
00:44:57ou européennes
00:44:57président Sissi
00:44:59les discussions
00:44:59elles se sont faites
00:45:00l'égide du Qatar
00:45:02que vous dénoncez souvent
00:45:03du Qatar
00:45:04et de l'Égypte
00:45:05alors s'il devait y avoir
00:45:06la première belle de la paix
00:45:07moi je souhaite
00:45:07qu'il soit partagé
00:45:08avec ceux
00:45:09qui l'ont fait
00:45:10en Égypte
00:45:10et en Qatar
00:45:11qui a réuni
00:45:13qui a coordonné
00:45:14qui a mis pression
00:45:15le prix Nobel de la paix
00:45:16au maréchal Sissi
00:45:17ça va faire
00:45:18certains en Égypte
00:45:19pour le droit
00:45:19excusez-moi
00:45:22et jusqu'à preuve du contraire
00:45:25jusqu'à preuve du contraire
00:45:26jusqu'à preuve du contraire
00:45:27personne ici
00:45:29n'est compétent
00:45:29sur le prix Nobel
00:45:30de la paix
00:45:31sur Barack Obama
00:45:31moi je n'ai jamais compris
00:45:33pourquoi on lui avait donné
00:45:33le 8
00:45:34en vérité
00:45:35mais soyez honnête
00:45:35et lui-même d'ailleurs
00:45:37il en parle dans son livre
00:45:38et il pense qu'on lui a donné
00:45:39trop vite et trop tôt
00:45:40il l'explique dans son livre
00:45:41en tout cas
00:45:42c'est une bonne nouvelle
00:45:43revenons au fond
00:45:44c'est une bonne nouvelle
00:45:45et il faut espérer
00:45:46espérer
00:45:46nous avons quand même
00:45:48la connaissance
00:45:48de ces accords
00:45:49des dizaines d'accords
00:45:51signés
00:45:52depuis 1967
00:45:53quand on a vu
00:45:54qu'ils n'avaient pas été
00:45:55respectés
00:45:56espérons
00:45:56espérons
00:45:57que cette fois-ci
00:45:58l'accord soit respecté
00:45:59un mot
00:46:00un mot sur l'Ukraine
00:46:01les revirements successifs
00:46:03de Trump
00:46:03n'ont rien donné
00:46:04donc le prix Nobel
00:46:05de la paix
00:46:05il a joué sur l'Ukraine
00:46:07et deuxièmement
00:46:09je suis ravi
00:46:10de ce qu'il se passe
00:46:10c'est formidable
00:46:11c'est un accord formidable
00:46:12l'Azerbaïdjan
00:46:13Israël
00:46:15l'Iran
00:46:15qui
00:46:15qui a permis
00:46:17mais c'est ça
00:46:18non mais si
00:46:18c'est une réalité
00:46:19il ne faut pas être
00:46:20dans une posture
00:46:21de rejet
00:46:22systématique
00:46:23mais l'Ukraine
00:46:23vous croyez que c'est possible
00:46:24de régler la paix
00:46:25l'Ukraine il avait dit
00:46:26en 15 jours
00:46:26je réglerai l'Ukraine
00:46:27mais dites nous
00:46:28la France a arrêté
00:46:29quelle guerre
00:46:29non mais on parle de Trump
00:46:30mais moi je parle de notre pays
00:46:31c'est Trump qui est candidat
00:46:32on compare
00:46:33c'est pas Macron
00:46:34et la France
00:46:35en tout cas une chose
00:46:35s'il obtient ce qu'il souhaite
00:46:38et nous le souhaitons tous
00:46:39on va marquer une pause
00:46:40Donald Trump semble le plus prompt
00:46:41à obtenir une paix au Proche-Orient
00:46:43merci merci
00:46:43s'il vous plaît
00:46:43s'il vous plaît
00:46:43on est très en retard
00:46:44vous restez avec nous
00:46:45donc on aura l'occasion
00:46:45d'en reparler
00:46:46merci vraiment Philippe
00:46:47et Alexandre Lobet
00:46:48c'est un plaisir
00:46:48d'avoir que vous puissiez discuter
00:46:50débattre
00:46:51vous opposer aussi
00:46:52dans un débat de bonne tenue
00:46:54donc je vous en remercie
00:46:55une courte pause
00:46:55restez avec nous
00:46:56beaucoup de sujets à venir
00:46:57on va quand même parler
00:46:58de la réforme des retraites
00:46:59la seule réforme
00:47:01structurelle d'Emmanuel Macron
00:47:02il pourrait revenir dessus
00:47:04et la renier
00:47:05et se renier donc
00:47:06on va en parler à tout de suite
00:47:07Merci d'être avec nous
00:47:12Midi News
00:47:13beaucoup de sujets
00:47:14nous avons parlé
00:47:14de l'idée saugrenue
00:47:16d'un gouvernement technique
00:47:17dans un pays aussi politique
00:47:18que la France
00:47:19tout pour éviter la dissolution
00:47:20on va également en parler
00:47:22qui a peur de la dissolution
00:47:23qui a peur du retour aux urnes
00:47:25nous parlons également
00:47:26de la suspension du gel du débat
00:47:28on n'a pas vraiment compris
00:47:29mais c'est devenu un petit peu la norme
00:47:31de ce qui peut advenir
00:47:32de la réforme des retraites
00:47:34écoutez bien
00:47:34seule réforme structurelle
00:47:36de l'ère Macron
00:47:37qui est en passe
00:47:38d'être détricotée
00:47:39est-ce que ce n'est pas
00:47:40un reniement
00:47:41énième reniement
00:47:42nous parlerons également
00:47:43des propos ce matin
00:47:45de Robert Ménard
00:47:45qui font beaucoup réagir
00:47:46et puis ça
00:47:47je vous ai gardé ça pour la fin
00:47:48mais je me demande
00:47:49si on ne va pas tout inverser
00:47:50la présidente de la CNAM
00:47:52vous avez vu cela
00:47:53qui sort de son devoir
00:47:54de son droit de réserve
00:47:56devoir de réserve
00:47:57devoir de réserve
00:47:58on va en parler
00:47:59mais tout d'abord
00:47:59il est 13h
00:48:00place au journal
00:48:01et rebonjour à vous
00:48:02chère Margot Siffer
00:48:03Rebonjour Sonia
00:48:04bonjour à tous
00:48:05la tombe de l'ancien garde des Sceaux
00:48:07Robert Badinter
00:48:07qui doit entrer ce soir
00:48:08au Panthéon
00:48:09dégradé ce matin
00:48:10au cimetière de Bagneux
00:48:12dans les Hauts-de-Seine
00:48:13honte à ceux
00:48:13qui ont voulu souiller sa mémoire
00:48:15réagir sur X Emmanuel Macron
00:48:17un nouveau Premier ministre
00:48:19d'ici demain soir
00:48:20les conditions sont en tout cas réunies
00:48:22estime Sébastien Lecornu
00:48:23un gouvernement de la dernière chance
00:48:25pour la porte-parole
00:48:26des missionnaires
00:48:27Aurore Berger
00:48:28écoutez-la
00:48:28le spectacle désolant
00:48:30qu'on a donné
00:48:31ces trois derniers jours
00:48:32a fait réfléchir certains
00:48:33sur les déclarations
00:48:34que les uns et les autres ont faites
00:48:35et la manière avec laquelle
00:48:36ils ont ajouté
00:48:37de l'instabilité
00:48:38à l'instabilité
00:48:39je ne suis pas sûr d'ailleurs
00:48:40que leurs déclarations
00:48:41leur portent chance
00:48:42pour l'avenir
00:48:42mais ce n'est pas la question
00:48:43qui est posée aujourd'hui
00:48:44la question qui est posée
00:48:44c'est justement
00:48:45est-ce qu'il y a suffisamment
00:48:46de gens responsables
00:48:47qui ont le sens des responsabilités
00:48:48le sens de l'État
00:48:49et qui se disent que là
00:48:50c'est peut-être vraiment
00:48:51pour la dernière chance
00:48:53on a souvent employé
00:48:53cette expression
00:48:54les Français nous ont souvent dit
00:48:56d'ailleurs
00:48:56c'est le dernier rendez-vous
00:48:57c'est la dernière chance
00:48:58là si on loupe
00:48:59cette marche-là
00:49:00oui je crains
00:49:01que ce soit vraiment
00:49:01la dernière
00:49:02la première phase
00:49:03du plan de paix
00:49:04de Donald Trump
00:49:05finalement acceptée
00:49:06par Israël
00:49:06et le Hamas
00:49:07elle prévoit la libération
00:49:08de 20 otages vivants
00:49:09contre près de 2000
00:49:11prisonniers palestiniens
00:49:12l'échange pourrait avoir lieu
00:49:13d'après Donald Trump
00:49:15d'ici lundi
00:49:16et puis vous le voyez
00:49:16justement à l'écran
00:49:17ces scènes de liesse
00:49:19ce matin
00:49:19à Ragnones
00:49:20dans le sud de Gaza
00:49:22après l'annonce
00:49:23de cet accord
00:49:24écoutez
00:49:24à l'annonce
00:49:31du cessez-le-feu
00:49:31ces palestiniens
00:49:33ont laissé
00:49:33éclater leur joie
00:49:34à Ragnones
00:49:40dans le sud
00:49:40de la bande de Gaza
00:49:41c'est le soulagement
00:49:43c'est un moment historique
00:49:47longtemps attendu
00:49:49par les palestiniens
00:49:50après deux ans
00:49:51de massacres
00:49:51et de génocides
00:49:52Dieu merci
00:49:55à un cessez-le-feu
00:49:56la fin d'un bain de sang
00:49:57et d'un massacre
00:49:58je ne suis pas le seul
00:49:59à être heureux
00:49:59c'est toute la bande de Gaza
00:50:00le monde arabe
00:50:01et le monde entier
00:50:02ce matin
00:50:06dans la ville de Gaza
00:50:08ravagée par la guerre
00:50:09la joie
00:50:10était parfois
00:50:11plus mesurée
00:50:12honnêtement
00:50:14notre joie
00:50:14n'est pas totale
00:50:15aujourd'hui
00:50:15parce que nous avons
00:50:16énormément perdu
00:50:17je n'ai même pas
00:50:18de cuillère
00:50:19ou de fourchette
00:50:19chez moi
00:50:20que des débris
00:50:21certains ont perdu
00:50:23leur famille
00:50:24d'autres ont perdu
00:50:25tout ce qui leur appartenait
00:50:26Gaza
00:50:30c'est comme un phénix
00:50:31qui surgit des décombres
00:50:32des cendres
00:50:33et de la destruction
00:50:34pour recommencer
00:50:35une nouvelle vie
00:50:35et montrer au monde
00:50:36qu'à Gaza
00:50:37on n'aime pas la guerre
00:50:38on aime la vie
00:50:39comme partout dans le monde
00:50:40au loin
00:50:43des colonnes de fumée
00:50:45s'élèvent dans le ciel
00:50:46signe que les bombardements
00:50:48continueront
00:50:49jusqu'à la signature
00:50:50du plan de paix
00:50:51proposé par Donald Trump
00:50:52voilà ce qu'on pouvait dire
00:50:55de l'actualité
00:50:56à 13h
00:50:56Sonia
00:50:56merci Margot
00:50:57à tout à l'heure
00:50:58on reparlera
00:50:59de cette actualité internationale
00:51:00mais qui nous touche
00:51:01au premier plan
00:51:02mais tout d'abord
00:51:02je viens d'écouter
00:51:03dans votre journal
00:51:03cher Margot
00:51:04je vous remercie
00:51:05la déclaration ce matin
00:51:06d'Aurore Berger
00:51:08alors je salue d'abord
00:51:10évidemment Olivier Benquemoun
00:51:11qui était avec nous
00:51:12qui va nous aider
00:51:12à décrypter tout ça
00:51:13bonne chance
00:51:14et bienvenue
00:51:14avec Naïma M. Fadel
00:51:16avec Philippe David
00:51:17avec André Valigny
00:51:19Jonathan Sixou
00:51:19et c'est le vice-président
00:51:21des Républicains
00:51:22Julien Aubert
00:51:23qui va nous rejoindre
00:51:24on a beaucoup de questions
00:51:24à poser
00:51:25sur la position des LR
00:51:26dans quelques instants
00:51:27mais alors
00:51:28Madame Berger
00:51:29elle dit
00:51:29c'est la dernière chance
00:51:30alors j'ai noté
00:51:31depuis plusieurs jours
00:51:32c'est la dernière chance
00:51:32la dernière carte
00:51:33la dernière ligne droite
00:51:34les ultimes négociations
00:51:35c'est la fin de la fin
00:51:37avant quoi
00:51:37vu que c'est déjà le chaos
00:51:39il y a une chose
00:51:39qui m'a marqué
00:51:40c'est la première fois
00:51:42Sébastien Lecornu
00:51:43a toujours parlé
00:51:44depuis la cour de Matignon
00:51:45on n'a jamais eu
00:51:47une prise de parole
00:51:48du Premier ministre
00:51:49avant même le psychodrame
00:51:50actuel
00:51:50on n'a jamais eu
00:51:52une prise de parole
00:51:52de l'intérieur de Matignon
00:51:54et sur la forme
00:51:54je trouve que c'est pas
00:51:55inintéressant
00:51:55comme s'il n'avait jamais
00:51:57occupé les lieux
00:51:58et il était toujours
00:51:59resté sur le perron
00:52:00de l'hôtel de Matignon
00:52:01et qu'il n'avait jamais
00:52:02finalement
00:52:03voulu encarmer
00:52:04il est possible qu'il y reparte
00:52:05et en plus
00:52:05il est possible qu'il y reparte
00:52:07et je trouve que
00:52:08parce qu'on n'a jamais eu
00:52:09une prise de parole
00:52:10de Premier ministre
00:52:11depuis la cour
00:52:12ça a toujours été
00:52:13depuis les salons
00:52:13parfois même depuis le bureau
00:52:14mais dans la cour de Matignon
00:52:16c'est durant
00:52:17les passations de pouvoir
00:52:17nous avions interviewé
00:52:18François Bayreau
00:52:19depuis le bureau
00:52:20les prises de parole
00:52:22plus fréquemment
00:52:22dans la cour de l'Elysée
00:52:24mais pas à Matignon
00:52:25et je trouve que
00:52:26c'est pas inintéressant
00:52:27et donc finalement
00:52:28Ne soyez pas sarcastique
00:52:29à raison de répéter
00:52:31toutes ces phrases
00:52:32Ne soyez pas sarcastique
00:52:34au moment où M.Aubert
00:52:34arrive sur ce plateau
00:52:36ce serait pas bien
00:52:36Quelle entrée
00:52:37Enfranfare
00:52:40Comment allez-vous M.Aubert ?
00:52:42Écoutez mieux que le gouvernement
00:52:43et vous ?
00:52:43Écoutez mieux que les LR
00:52:45Ça c'est ce que vous dites
00:52:47Ça dépend de quelle partie
00:52:50de l'air vous parlez
00:52:51La bonne
00:52:52celle qui est là
00:52:53sur ce plateau
00:52:53Je vous remercie d'être là
00:52:54évidemment
00:52:55Vice-président des Républicains
00:52:57M.Aubert a été parlementaire
00:52:59Il a produit de nombreux ouvrages
00:53:01Remarquez souvent
00:53:02un succès véritablement
00:53:03avec des idées novatrices
00:53:05On va en parler
00:53:06Je voudrais en parler là
00:53:08de ce que vient de dire
00:53:08Aurore Berger
00:53:09C'est pour ça que nous avons
00:53:10un peu ce sourire relève
00:53:11C'est vrai que c'est toujours
00:53:12la dernière chance
00:53:13la dernière carte
00:53:14les ultimes négociations
00:53:15C'est la fin de la fin
00:53:17avant quoi ?
00:53:18Selon vous Julien Aubert
00:53:19Je ne suis pas certain
00:53:20que ce soit la fin
00:53:21avant la fin
00:53:21parce que
00:53:23comme l'a expliqué
00:53:24le Premier ministre des missionnaires
00:53:25une assemblée n'a pas envie
00:53:27d'être dissoute
00:53:28et donc
00:53:29ce qui est assez logique
00:53:30d'ailleurs
00:53:31les seuls qui veulent
00:53:33en réalité
00:53:33être dissous
00:53:35c'est ceux qui veulent le pouvoir
00:53:36pour passer directement
00:53:37à l'étape d'après
00:53:38Ou ceux qui peuvent gagner
00:53:38Voilà
00:53:39Ceux qui peuvent perdre
00:53:41ne veulent pas
00:53:41Généralement c'est ça
00:53:42mais au fil du temps
00:53:43ceux qui pouvaient gagner hier
00:53:45peuvent perdre aujourd'hui
00:53:46etc
00:53:46donc c'est pas une question
00:53:47de courage
00:53:48c'est une question
00:53:48simplement d'intérêt
00:53:49Donc moi je crois
00:53:50que ça peut malheureusement
00:53:51durer comme ceci longtemps
00:53:53parce que le Président
00:53:53de la République
00:53:54n'a pas envie
00:53:55de démissionner
00:53:56on peut le regretter
00:53:57mais c'est comme ça
00:53:58Donc
00:53:59alors après
00:54:01je dirais
00:54:01ce qui s'est passé
00:54:02ces derniers jours
00:54:03encourage à mon avis
00:54:04quand même
00:54:05les forces politiques
00:54:06à essayer de trouver
00:54:06effectivement
00:54:07une solution durable
00:54:08et pérenne
00:54:09parce qu'au-delà
00:54:10des questions politiciennes
00:54:12il y a quand même
00:54:12un sujet de fond
00:54:12qui est le budget
00:54:14et qui est l'avenir
00:54:14de ce pays
00:54:15son économie
00:54:16enfin voilà
00:54:16il y a des millions
00:54:17de Français
00:54:18qui ont besoin
00:54:18Vous dites
00:54:19c'est très intéressant
00:54:20au-delà des questions
00:54:21politiciennes
00:54:21mais qu'est-ce qu'on a vu
00:54:23ces derniers jours
00:54:23si ce n'est des partis
00:54:24qui parlent entre eux
00:54:25des politiques entre eux
00:54:26et tous les Français
00:54:27en dehors
00:54:28et qui n'auront plus
00:54:29pas la parole
00:54:30Mais le régime des partis
00:54:31c'est ce qui est souhaité
00:54:32d'ailleurs par tous ceux
00:54:32qui défendent la proportionnelle
00:54:34donc à force d'avoir
00:54:35dénaturé la cinquième république
00:54:37et de se comporter
00:54:38si vous voulez
00:54:39comme il y a 30 ou 40 ans
00:54:40vous avez exactement
00:54:41le paysage
00:54:43qu'on avait en 1957
00:54:45voilà
00:54:46donc ce n'est pas la faute
00:54:46des institutions
00:54:47Mais pas avec les mêmes responsables
00:54:48Après il y a des sujets de fond
00:54:49c'est-à-dire qu'il ne faut pas
00:54:51enfin il ne faut pas s'étonner
00:54:52si vous voulez
00:54:52si la droite dit
00:54:53ben non écoutez
00:54:54je ne suis pas prêt à tout
00:54:55Alors parlons-en
00:54:55la réforme des retraites
00:54:57on n'a pas compris
00:54:58suspension Olivier
00:54:59gel ou débat
00:55:00vous allez nous dire
00:55:01ce qu'il en est
00:55:02en tous les cas
00:55:02on peut convenir
00:55:03que c'est la seule
00:55:04ah non ne me dites pas cela
00:55:05vous êtes là
00:55:06pour nous aider
00:55:07c'est la seule réforme structurelle
00:55:08de l'ère d'Emmanuel Macron
00:55:10par exemple
00:55:11je vous propose d'écouter
00:55:12ce qu'en pense ce matin
00:55:13Robert Ménard
00:55:14maire de Béziers
00:55:15Les retraites
00:55:17vous vous rappelez
00:55:18les mêmes
00:55:19qui pendant des années
00:55:20Madame Borde
00:55:21nous a expliqué
00:55:22je ne parle pas
00:55:23de ce que vous
00:55:23moi on pense
00:55:24de la réforme des retraites
00:55:25mais on a des gens
00:55:26comme les macroniens
00:55:29qui nous ont dit
00:55:29et une partie de la droite
00:55:31qui nous ont dit
00:55:31attendez
00:55:32si on ne fait pas ça
00:55:34c'est la fin des fins
00:55:35si on ne fait pas ça
00:55:36c'est qu'on sacrifie
00:55:37nos enfants
00:55:38et nos petits-enfants
00:55:39vous vous rappelez tout ça
00:55:40je ne l'invente pas
00:55:41et qui maintenant
00:55:42aujourd'hui
00:55:43avec le chef de l'État
00:55:45en tête
00:55:45vous disent
00:55:45au fond
00:55:47peut-être
00:55:47qu'on peut suspendre
00:55:48alors comment vous l'expliquez
00:55:49c'est pour se maintenir
00:55:50au pouvoir
00:55:50bien sûr
00:55:51c'est le cynisme
00:55:52absolu
00:55:54du chef de l'État
00:55:55il est prêt
00:55:56pour rester là
00:55:57à sacrifier
00:55:58même ce qu'il nous expliquait
00:55:59qui était impossible
00:56:01à sacrifier
00:56:02et l'une des
00:56:02qu'avez-vous dit
00:56:04Julien Humbert
00:56:04j'ai dit
00:56:05il faut nommer
00:56:06Robert Ménard
00:56:06Premier ministre
00:56:06au moins on rigolera
00:56:07non
00:56:08c'est un élu
00:56:09de la part des
00:56:10on peut avoir une opinion
00:56:12sur la réforme des retraites
00:56:13en tout cas pour Bruno Roderiot
00:56:15c'est très clair
00:56:16lui il a toujours été
00:56:17un défenseur de cette réforme
00:56:18il est hors de question
00:56:19d'y toucher
00:56:19que vous ayez des parlementaires
00:56:21qui de droite
00:56:23y compris LR
00:56:24qui considèrent que
00:56:25cette réforme
00:56:26est injuste socialement
00:56:27et qu'ils soient prêts
00:56:28à la suspendre
00:56:29ça existe
00:56:30c'est le
00:56:30je dirais
00:56:31le pouvoir
00:56:32et la latitude
00:56:32de tout parlementaire
00:56:33moi-même
00:56:34je pensais que cette réforme
00:56:35avait été mal calibrée
00:56:37je pense qu'elle est
00:56:37indispensable budgétairement
00:56:39mais qu'elle est
00:56:40inefficace socialement
00:56:42mais comment vous allez
00:56:42expliquer ça ?
00:56:44ah mais que
00:56:44budgétairement
00:56:45vraiment c'est le jour
00:56:46c'est le superbe
00:56:46les français peuvent comprendre
00:56:48que quand vous financez
00:56:49vos retraites
00:56:50en vous en détend
00:56:51ça va pas durer très longtemps
00:56:52ça tout le monde
00:56:53peut le comprendre
00:56:53donc mettre par terre
00:56:55une réforme
00:56:56qui permet de faire
00:56:57des économies
00:56:57et de garantir
00:56:58la survie du système
00:56:58des retraites
00:56:59c'est une erreur
00:57:00après elle a été mal pensée
00:57:02je pense qu'on pas
00:57:03oui mais c'est leur faute
00:57:05ils l'ont portée
00:57:06ils l'ont défendu
00:57:06après si vous voulez
00:57:08si on doit la remettre à plat
00:57:09c'est pas avec
00:57:11une absence de majorité
00:57:12et des pensées
00:57:14et des arrières pensées
00:57:15présidentielles
00:57:16qu'il faut le faire
00:57:17actuellement
00:57:18c'est un débat
00:57:18qu'on peut avoir
00:57:19dans un an à la présidentielle
00:57:21et au moins on aura peut-être
00:57:21une vraie réforme
00:57:23c'est sûr
00:57:23les retraites
00:57:24c'est toujours le débat permanent
00:57:25on l'aura en 2027
00:57:26mais que maintenant
00:57:27qu'une partie de votre camp
00:57:28affirme
00:57:29qu'il faille la
00:57:31non
00:57:31le président du parti
00:57:32est très clair là-dessus
00:57:33oui mais pas tout le monde
00:57:34non mais que vous ayez
00:57:35des parlementaires
00:57:35mais vous n'oublierez jamais
00:57:36un parlementaire
00:57:37si un parlementaire n'a pas envie
00:57:38de voter la censure
00:57:39ou il a envie de voter
00:57:40ça je dirais
00:57:41c'est la vie
00:57:42non mais c'est pas
00:57:43la réforme de la retraite
00:57:44c'est une épine dorsale
00:57:45c'est pas n'importe quelle réforme
00:57:47vous ne savez pas d'accord
00:57:48il y a des gens qui ne l'ont pas voté
00:57:49on a dans notre corps
00:57:50des gens qui étaient défavorables
00:57:51vous n'allez pas leur demander
00:57:52de se déjuger
00:57:53Olivier
00:57:53alors simplement rappeler
00:57:55que si on l'arrête
00:57:57si on met entre parenthèses
00:57:58ça va coûter 3 milliards
00:57:59il faut rappeler le prix
00:58:013 milliards par an
00:58:02bon le problème
00:58:03moi je crois
00:58:04que le problème fondamental
00:58:05c'est que personne
00:58:06ne s'est prononcé dessus
00:58:08les parlementaires
00:58:09n'ont pas eu leur moitié
00:58:10il n'y a pas eu de débat
00:58:11le débat n'a pas eu lieu
00:58:12donc il y a des hiatus
00:58:14il y a des incompréhensions
00:58:15il y a eu un 49-3
00:58:16terminé
00:58:17allez
00:58:17messieurs dames
00:58:18allez voir
00:58:18passez votre chemin
00:58:19donc ça c'est la chose essentielle
00:58:21et les mêmes qui l'ont porté
00:58:22un carnet défendu
00:58:23qui nous disent maintenant
00:58:24qu'elle était mal emmanchée
00:58:26ça c'est complètement faux
00:58:27mais comme il n'y a pas eu de débat
00:58:28ça peut aussi s'entendre
00:58:30et il n'y a pas eu de campagne présidentielle
00:58:32alors allons-y
00:58:34mais pire
00:58:34oui il n'y a pas eu de campagne présidentielle
00:58:35il y a eu
00:58:36donc faisons une présidentielle anticipée
00:58:37ah bah ça
00:58:38mais pire
00:58:40pour revenir sur ce que dit Olivier
00:58:42il n'y a pas eu de débat à la fin
00:58:43ni même au début
00:58:44première lecture à l'Assemblée Nationale
00:58:47pas de vote
00:58:47c'est transféré au Sénat
00:58:49sous l'article 47 alinéa 1
00:58:51pour avoir une procédure hyper accélérée
00:58:53ça repart à l'Assemblée Nationale
00:58:55c'est voté au 49-3
00:58:57ça part au Conseil Constitutionnel
00:58:59et c'est validé
00:59:01et le jour même de la validation
00:59:03par le Conseil Constitutionnel
00:59:04c'est passé au journal officiel
00:59:06c'est-à-dire
00:59:07moi j'appelle ça une procédure Formule 1
00:59:09vous voyez un peu
00:59:10ça va à toute vitesse
00:59:11et zéro débat
00:59:13et Mme Borne
00:59:14qui maintenant vient nous dire doctement
00:59:16qu'après tout
00:59:17on peut peut-être revenir dessus
00:59:18je me dis que
00:59:19Edgar Ford avait raison
00:59:20ce ne sont pas les gérouettes
00:59:21qui tournent
00:59:21c'est le vent
00:59:22mais vous avez vu dans les boucles
00:59:23alors c'est jamais bien de voir
00:59:25pardonnez-moi
00:59:25comment dire
00:59:26les conversations révélées
00:59:27mais elles l'ont été certainement
00:59:28de l'intérieur
00:59:29les boucles télégrammes
00:59:30entre parlementaires
00:59:32de ce qui reste du bloc central
00:59:34c'est quand même édifiant
00:59:35quand ils disent
00:59:36oui non mais il faut le faire
00:59:36d'autres non mais pas tout de suite
00:59:38laisse le pied
00:59:39on sait jamais
00:59:39d'autres mais non
00:59:40on ne va pas se renier
00:59:41non mais Sonia
00:59:42d'autant plus que
00:59:43lors de cette
00:59:45sur la réforme des retraites
00:59:47on a eu une mobilisation massive
00:59:50dans les rues
00:59:51on a eu quand même
00:59:51tous les syndicats
00:59:52on a eu près d'un million
00:59:54même un peu plus d'un million
00:59:55de manifestants
00:59:56on a eu des dégâts monstres
00:59:58on a eu des agressions
00:59:59de nos forces de l'ordre
01:00:00etc
01:00:00et à aucun moment
01:00:02la Macronie ne s'est dit
01:00:03on va la retirer
01:00:04pour prendre le temps
01:00:05de rediscuter
01:00:07c'est ça qui est aberrant
01:00:08et aujourd'hui
01:00:09on nous dit
01:00:09pour faire plaisir
01:00:10non mais c'est intéressant
01:00:11parce qu'on a pris plus de temps
01:00:13pour discuter du mariage
01:00:14pour tous au parlement
01:00:15que pour discuter
01:00:16de la réforme des retraites
01:00:16qui est la retraite pour tous
01:00:18pourtant
01:00:18mais il y a
01:00:19en fait c'est un
01:00:20non mais
01:00:20pour tous
01:00:21on verra si moi j'en ai une
01:00:22quand j'arriverai
01:00:23mais bon
01:00:23c'est un autre sujet
01:00:24non le problème de fond
01:00:26c'est toujours le problème
01:00:27de l'honnêteté
01:00:27et de la démocratie
01:00:28c'est à dire qu'en fait
01:00:30on ne veut pas de débat
01:00:31et on s'étonne
01:00:32qu'en supprimant les débats
01:00:33au bout d'un moment
01:00:34au bout de 10 ans
01:00:34première élection présidentielle
01:00:36il n'y a pas de débat
01:00:37à faire Fillon
01:00:38pas le Front National
01:00:39deuxième présidentielle
01:00:40il y a l'Ukraine
01:00:41il y a le Front National
01:00:42pas de débat
01:00:432024
01:00:44vous avez une législative
01:00:45on dit
01:00:45ah ben non
01:00:45ils n'ont pas le droit de gagner
01:00:46donc
01:00:47accord
01:00:49contre nature
01:00:49il n'y a pas de majorité
01:00:50il n'y a pas de débat
01:00:51vous ne les vouliez pas
01:00:52vous les avez encore
01:00:53et donc au bout de 10 ans
01:00:54évidemment
01:00:55la France elle est en
01:00:56alors que faites-vous
01:00:56qu'avez-vous fait
01:00:57dans ce gouvernement ?
01:00:58pendant un an
01:00:59les républicains
01:01:00ont assumé
01:01:01leurs responsabilités
01:01:01il y avait une grande différence
01:01:03il n'y avait pas
01:01:04de pouvoir de dissolution
01:01:05donc il fallait
01:01:06un gouvernement à la France
01:01:07la seule question
01:01:08était de savoir
01:01:08quel gouvernement on voulait
01:01:10on ne voulait pas
01:01:11de madame Casté
01:01:11et je pense que notre électorat
01:01:13ne voulait certainement pas
01:01:14de madame Casté
01:01:15et qu'on sort
01:01:16donc nous y sommes allés
01:01:17et maintenant
01:01:18c'est peut-être elle
01:01:18qui pourrait arriver
01:01:19oui bah oui
01:01:20on verra bien
01:01:21le casting nous amène à caster
01:01:22et ensuite
01:01:23lorsqu'on a récupéré
01:01:24le droit de dissolution
01:01:25alors en ce moment
01:01:25on a changé
01:01:26de paramètre
01:01:27la question se pose
01:01:28est-ce qu'il vaut mieux
01:01:29continuer avec le système
01:01:31bring-ballant
01:01:31qu'on a actuellement
01:01:32ou une dissolution ?
01:01:34moi ce que je vous dis
01:01:34c'est qu'il vaudrait mieux
01:01:35retourner vers les électeurs
01:01:37mais qu'en même temps
01:01:38le parlement
01:01:39évidemment
01:01:40je dirais
01:01:40il n'a pas envie
01:01:41là si c'est monsieur Borloo
01:01:42vous êtes entrant
01:01:43au gouvernement
01:01:44les LR ?
01:01:45je crois que si vous voulez
01:01:46la position de LR
01:01:47ce serait plutôt de dire
01:01:48on ne participe pas
01:01:50on soutient
01:01:51voilà après
01:01:52on ne participe pas
01:01:53on soutient
01:01:54donc pas de censure
01:01:54non on ne va pas censurer
01:01:55Jean-Louis Borloo
01:01:56je ne sais pas
01:01:57quelle politique
01:01:57sauf si Jean-Louis Borloo
01:01:58arrive en disant
01:01:59moi je veux réouvrir
01:01:59le dossier des retraites
01:02:00ou je veux faire
01:02:01la taxe du Kman
01:02:02mais on ne peut pas
01:02:03ce n'est pas Bruno Le Maire
01:02:04on ne va pas
01:02:04censurer des gens
01:02:05par nature
01:02:06sans savoir
01:02:07ce qu'il propose
01:02:08Bruno Le Maire
01:02:09c'est devenu
01:02:09l'épouvantail de la République
01:02:10enfin il était dans votre camp
01:02:12non c'était pas
01:02:13c'est pas l'éventail de la République
01:02:14mais enfin vous comprenez bien
01:02:15que quand vous avez
01:02:16un débat de 26 jours
01:02:18avec un Premier ministre
01:02:19que vous le dites
01:02:20voilà nous notre sujet
01:02:21c'est quand même
01:02:21qu'il y ait un budget
01:02:22et de nettoyer les écuries d'Ogias
01:02:24et d'être responsable
01:02:25en matière budgétaire
01:02:26et qu'il oups oups
01:02:27il oublie juste de vous dire
01:02:28en fait qu'il fait rentrer
01:02:30celui que vous avez critiqué
01:02:31pendant 8 ans
01:02:32sur le budget
01:02:32en estimant que vous allez être crédible
01:02:34tout ça c'est la question
01:02:35là encore
01:02:35de l'honnêteté
01:02:36de la loyauté
01:02:37pourquoi les gens ne croient plus en nous
01:02:39et bien tout simplement
01:02:40parce que
01:02:41vous donnez l'impression
01:02:42vous faites n'importe quoi
01:02:43vous critiquez Bruno Le Maire
01:02:45pendant 7 ans
01:02:45puis après vous allez siéger
01:02:46à côté de lui au Conseil des ministres
01:02:47c'est pas possible
01:02:48oui c'est comme critiquer
01:02:49Emmanuel Macron
01:02:49pendant 8 ans
01:02:50et aller dans son gouvernement
01:02:51non non non
01:02:52non il y a une différence
01:02:54Emmanuel Macron
01:02:55c'est le président de la République
01:02:56qu'il est élu pour 5 ans
01:02:58d'accord
01:02:58normalement
01:02:59il se trouve que
01:03:00le bloc central
01:03:02continue à jouer
01:03:03un rôle de pivot
01:03:03il fallait un gouvernement
01:03:05mais ça s'entend aussi
01:03:06après on peut critiquer
01:03:07le fait qu'Emmanuel Macron
01:03:08s'accroche au pouvoir
01:03:08pardonnez-moi
01:03:09une parenthèse
01:03:09parce que
01:03:10les réactions politiques
01:03:12sont très nombreuses
01:03:13évidemment
01:03:13pour condamner
01:03:14avec la plus grande force
01:03:17le fait que la tombe
01:03:19de Robert Badinter
01:03:20ait été taguée
01:03:21on rappelle que c'est le jour
01:03:22de la panthéonisation
01:03:23de l'ancien garde des Sceaux
01:03:25je vous l'apprends pas
01:03:26je pense que
01:03:27non non non
01:03:27j'ai vu
01:03:27votre réaction évidemment
01:03:29est à l'image
01:03:29de toute la
01:03:30une société qui ne respecte pas
01:03:31les tombes
01:03:31est une société vouée disparaître
01:03:33exactement
01:03:33exactement
01:03:34on ne peut pas dire mieux
01:03:36donc nous aurons
01:03:37si je puis dire
01:03:39l'image
01:03:39parce que c'est important
01:03:40même de voir
01:03:41l'inscription jusqu'où va
01:03:42l'ignomini
01:03:43nous allons en parler
01:03:44je reviens à l'actualité politique
01:03:47c'est difficile de passer
01:03:48de ces sujets
01:03:48d'un sujet à l'autre
01:03:49mais par exemple
01:03:50sur la droite
01:03:51si j'ai bien compris
01:03:52Bruno Rotailleu a prévenu
01:03:53que s'il y avait un Premier ministre
01:03:54de gauche
01:03:54au macroniste
01:03:55il n'en sera pas
01:03:56les LR n'en seront pas
01:03:57il a aussi prévenu
01:03:58qu'il ne saisirait pas
01:03:59la main
01:04:00si c'est bien ça
01:04:00Olivier Benkémoun
01:04:01tendu
01:04:01de Jordan Bardella
01:04:03qui lui a proposé
01:04:04une forme d'accord
01:04:04en cas de dissolution
01:04:05et de majorité
01:04:06relative à l'Assemblée
01:04:07on a posé la question
01:04:09ce matin
01:04:09vous voulez peut-être
01:04:10intervenir avant
01:04:10simplement sur
01:04:11Jean-Louis Borloo
01:04:12parce qu'il était question
01:04:13de la question
01:04:13de Jean-Louis Borloo
01:04:14moi j'ai l'impression
01:04:15que Bruno Rotailleu
01:04:16n'est pas contre
01:04:16participer à un gouvernement
01:04:18c'est ce qu'il a dit
01:04:18il n'est ni de gauche
01:04:21ni macroniste
01:04:22il est utilisé
01:04:23le terme disruptif
01:04:24il est disruptif
01:04:26donc ça veut dire
01:04:27que c'est quelqu'un
01:04:28qui bouscule les normes
01:04:30en quelque sorte
01:04:30c'est une piste
01:04:32ça peut être très bien
01:04:33Laurent Berger
01:04:34Pierre Moscovici
01:04:35que vous voulez
01:04:36le signe qui est renvoyé
01:04:37ça veut dire
01:04:38qu'il pourrait y aller
01:04:40ça veut dire
01:04:40qu'il pourrait continuer
01:04:41avec Jean-Louis Borloo
01:04:43donc il n'a pas fermé
01:04:43la porte
01:04:44on lui a posé la question
01:04:45moi je lui ai dit
01:04:45est-ce que vous actez
01:04:47définitivement
01:04:47depuis ce que vous avez dit
01:04:48sur Bruno Le Maire
01:04:50le symbole
01:04:50qui est représenté
01:04:51est-ce que vous actez
01:04:52définitivement
01:04:52de la rupture
01:04:52avec le bloc central
01:04:53est-ce que vous êtes
01:04:54un opposant résolu
01:04:55la réponse c'est
01:04:58non
01:04:59la réponse est que
01:05:00les républicains
01:05:01ont vocation
01:05:02et Bruno Retailleur
01:05:02à mon avis
01:05:03ont vocation
01:05:03à être une alternative
01:05:04un jour
01:05:05je dirais
01:05:06à ces 10 ans
01:05:07terribles pour la France
01:05:08en 2027
01:05:09oui moi j'espère
01:05:09vous n'ayant gouverner
01:05:11avec la Macronie
01:05:13vous savez
01:05:14les français lambda
01:05:15ils ne comprennent pas ça
01:05:16soit vous êtes dedans
01:05:17soit vous êtes
01:05:18en dehors
01:05:20je ne sais pas
01:05:20ce que vous appelez
01:05:21les français lambda
01:05:21moi je suis
01:05:23une française lambda
01:05:24si ils ont envie
01:05:25de Jordan Bardella
01:05:26ne vous inquiétez pas
01:05:27vous ne les empêcherez pas
01:05:29ils voteront Jordan Bardella
01:05:30et Jordan Bardella
01:05:31a le droit d'être élu
01:05:31mais on a aussi
01:05:33le droit de penser
01:05:34qu'en 2027
01:05:35plutôt que d'avoir
01:05:36quelqu'un qui n'a
01:05:37aucune expérience
01:05:38ministérielle
01:05:38on sera content
01:05:39d'avoir quelqu'un
01:05:40qui a une expérience
01:05:40d'élu
01:05:41et je dirais
01:05:42d'avoir un autre profil
01:05:43qu'Emmanuel Macron
01:05:44j'ai le droit de penser
01:05:45que Bruno Retailleur
01:05:46est allé pour des bonnes raisons
01:05:47et que contrairement
01:05:48à ce qu'on dit
01:05:49il ne le fait pas
01:05:50sur des questions de tambou
01:05:51il le fait sur des questions de fond
01:05:52c'est-à-dire il dit
01:05:52si vous menez une politique de droite
01:05:54je ne vais pas
01:05:55je dirais me déjuger
01:05:56après si le président
01:05:57décide de dissoudre
01:05:58c'est autre chose
01:05:59mais pour l'instant
01:06:00il n'y a pas de dissolution
01:06:01donc je sais bien
01:06:03qu'on veut fonctionner
01:06:03en théorie
01:06:04mais il n'y a pas de dissolution
01:06:05aujourd'hui
01:06:05on doit faire un gouvernement
01:06:07et ce gouvernement sera
01:06:08soit de droite
01:06:09soit de gauche
01:06:09si il est de gauche
01:06:10on s'oppose
01:06:11si le droit on se retient
01:06:12la dissolution
01:06:12les faits peuvent commander
01:06:13une dissolution
01:06:14Marine Le Pen
01:06:15c'est ce qu'elle fait
01:06:16elle dit
01:06:16je censure tout
01:06:17donc voilà
01:06:18et si vous vous dites
01:06:19on censure
01:06:20ça y est
01:06:21de fait il ne peut y avoir
01:06:21qu'une dissolution
01:06:22vous savez bien
01:06:23que l'histoire montre
01:06:24que le contraire
01:06:24Jacques Chirac a dissous
01:06:26en 97
01:06:26et il n'y avait aucun fait
01:06:27j'ai hâteur
01:06:28Emmanuel Macron a dissous
01:06:29en 2024
01:06:30il n'y avait aucun fait
01:06:31alors sur l'union des droites
01:06:32donc si je puis dire
01:06:35Bruno Rotaillois a répondu
01:06:36même question qu'on a posée
01:06:37ce matin
01:06:38notre invité Robert Ménard
01:06:39vous savez qu'il est plutôt
01:06:40évidemment même totalement
01:06:41pour l'union des droites
01:06:42voici sa réponse
01:06:43il attend
01:06:45et j'aime beaucoup
01:06:46je vous l'ai dit 20 fois ici
01:06:48j'aime beaucoup
01:06:49j'ai beaucoup d'estime
01:06:50d'estime même humaine
01:06:51je trouve le type formidable
01:06:52vous le comprenez en ce moment
01:06:53non je ne le comprends pas
01:06:55je ne le comprends pas
01:06:56il s'est mis dans un truc
01:06:58qui s'appelle
01:06:58de la politique politicienne
01:07:01et ça ne lui ressemble pas
01:07:02ça ne lui ressemble pas
01:07:03rétrospectivement parlant
01:07:05je pense qu'il aurait dû partir avant
01:07:07bien
01:07:08je vais revenir à cette actualité
01:07:09simplement pour vous dire
01:07:11évidemment
01:07:12l'image de la profanation
01:07:14de la tombe de Robert Badinter
01:07:16existe mais nous n'allons pas
01:07:17la diffuser
01:07:17et pour des raisons
01:07:20évidentes
01:07:21et par ailleurs aussi
01:07:22et surtout parce que
01:07:23la famille
01:07:25Elisabeth Badinter
01:07:27le réclame
01:07:28et le demande
01:07:29tout naturellement
01:07:29on va voir les réactions politiques
01:07:31à la fois de Jordan Bardella
01:07:33et de Jean-Luc Mélenchon
01:07:34à l'instant
01:07:35Jordan Bardella
01:07:35la profanation de la tombe
01:07:36de Robert Badinter
01:07:37le jour même
01:07:38de sa panthéonisation
01:07:39est une ignominie
01:07:40qui doit être fermement condamnée
01:07:41sanctionnée
01:07:41toutes mes pensées
01:07:42accompagnent les proches
01:07:43du défunt
01:07:44confrontés à la douleur
01:07:45d'un tel acte
01:07:45Jean-Luc Mélenchon
01:07:46la voici
01:07:48ignoble agression
01:07:49d'extrême droite
01:07:49déjà
01:07:50il a mené l'enquête
01:07:53monsieur Mélenchon
01:07:53contre la tombe
01:07:54de Robert Badinter
01:07:55ça suffit
01:07:55la France
01:07:56c'est Robert Badinter
01:07:57la République doit châtier
01:07:58sans hésiter
01:07:58ce qui la provoque
01:08:00c'est intéressant
01:08:01parce que tout de suite
01:08:02il sait
01:08:02qui a tagué
01:08:04qui a écrit
01:08:04c'est intéressant
01:08:05de voir d'un côté
01:08:06un message
01:08:07plein de dignité républicaine
01:08:10dirais-je
01:08:10transpartisan
01:08:11et de l'autre
01:08:12la façon dont
01:08:14Jean-Luc Mélenchon
01:08:15exploite
01:08:15il y a dans l'histoire
01:08:17un contre-exemple
01:08:18on peut rappeler
01:08:19ce qui s'était passé
01:08:20à Carpentras
01:08:21ça tombe bien
01:08:23c'était ma circonscription
01:08:24voilà
01:08:24peut-être rappeler
01:08:25à l'époque
01:08:26oui à l'époque
01:08:27on avait accusé
01:08:28effectivement
01:08:28des militants
01:08:30d'extrême droite
01:08:30Jean-Marie Le Pen
01:08:31puis il y a eu
01:08:32des rôlistes
01:08:33il y a eu plusieurs thèses
01:08:34beaucoup de choses
01:08:35fumeuses qui ont circulé
01:08:36voilà
01:08:36on verra là
01:08:37ce qu'il en fait
01:08:38c'est pour ça qu'il y a
01:08:38une enquête
01:08:39mais je trouve que Mélenchon
01:08:39prend un risque
01:08:40quand il dit
01:08:41la République doit châtier
01:08:42ceux qui la provoquent
01:08:43moi je trouve que
01:08:44Jean-Luc Mélenchon
01:08:45provoque souvent
01:08:45la République
01:08:46mais à l'époque
01:08:47pour Carpentras
01:08:48il y a eu un million
01:08:48de personnes
01:08:49qui étaient descendues
01:08:49dans la rue
01:08:51pour dénoncer
01:08:52ce qui s'était passé
01:08:53aujourd'hui
01:08:54vous le savez très bien
01:08:55on parle de l'antisémitisme
01:08:56mais on verra
01:08:57combien il y en aura
01:08:58de monde
01:08:58ce soir
01:08:59pour accompagner
01:09:00Robert Badinter
01:09:01je ne pense pas
01:09:01qu'il y ait
01:09:01autant de gens
01:09:02malheureusement
01:09:03peut-être qu'il y aura
01:09:05du monde
01:09:05on l'espère
01:09:06devant cette actualité
01:09:08cet événement
01:09:09si je puis dire
01:09:09puisque vous pourrez
01:09:11le suivre
01:09:11notamment sur CNews
01:09:12ce que je vous propose
01:09:13c'est qu'on va marquer
01:09:14une pause
01:09:14mais attendez
01:09:15en plus vous devez partir
01:09:16non alors répondez-moi
01:09:17avant la pause
01:09:18vous pouvez rester encore
01:09:19avec nous
01:09:20c'est devenu en retard
01:09:20mais moi même
01:09:21j'ai traversé Paris
01:09:22j'ai vaincu
01:09:22Mme Hidalgo
01:09:23pour venir jusqu'à vous
01:09:24mais comment avez-vous fait
01:09:25alors la pause
01:09:26à tout de suite
01:09:27on reste ensemble
01:09:27comme vous direz
01:09:28j'ai traversé Paris
01:09:29sous Hidalgo
01:09:30on vous répondra
01:09:30voilà un brave
01:09:31merci d'être avec nous
01:09:37on va continuer à évoquer
01:09:38évidemment la crise politique
01:09:40le spectacle
01:09:41auquel nous assistons
01:09:43nous vous avons parlé
01:09:43de cette information
01:09:44sur le fait que la tombe
01:09:46de Robert Badinter
01:09:46ait été taguée
01:09:48profanée
01:09:49alors il est vrai
01:09:49tout à l'heure
01:09:50ayant tout de suite
01:09:51lu l'alerte
01:09:53j'ai évoqué
01:09:54ce qui a été inscrit
01:09:55là il ne s'agit pas de photos
01:09:56il ne s'agit pas de diffuser
01:09:57une quelconque image
01:09:58mais voilà ce qui a été inscrit
01:09:59ce qui est inscrit sur la tombe
01:10:01les assassins
01:10:01les violeurs
01:10:02les pédos
01:10:02la république reconnaissante
01:10:03je ne vais pas me lancer
01:10:05dans une analyse
01:10:06d'une telle
01:10:07de ce que nous dénonçons
01:10:10mais c'est plutôt
01:10:11comment dire
01:10:11son combat
01:10:12pour l'abolition
01:10:14voilà
01:10:15sur la peine de mort
01:10:16en tous les cas
01:10:16qui serait visée
01:10:17dans ce message là
01:10:19après c'est aux enquêteurs
01:10:20évidemment de faire le travail
01:10:21on va y revenir
01:10:22nous reviendrons également
01:10:23sur la célérité
01:10:24de la réaction
01:10:25de Jean-Luc Mélenchon
01:10:26qui condamne extrême droite
01:10:27tout d'abord les faits
01:10:27avec vous chère Margot
01:10:28et vous en parliez à l'instant
01:10:30Sonia
01:10:31la tombe de l'ancien garde des Sceaux
01:10:32Robert Badinter
01:10:33qui doit entrer ce soir
01:10:34au Panthéon
01:10:34dégradé ce matin
01:10:36le cimetière de Bagneux
01:10:37dans les Hauts-de-Seine
01:10:38honte à ceux
01:10:39qui ont voulu
01:10:40soulier sa mémoire
01:10:41réagit sur X
01:10:42Emmanuel Macron
01:10:43le jeune franco-allemand
01:10:46Lénard Montarlo
01:10:47détenu depuis juin dernier
01:10:48en Iran
01:10:49a finalement été libéré
01:10:50il est arrivé ce matin
01:10:51à l'aéroport
01:10:52Charles de Gaulle
01:10:53Emmanuel Macron
01:10:54remercie sur X
01:10:55tous ceux qui ont œuvré
01:10:56à cette libération
01:10:57et puis on vient de l'apprendre
01:10:59le prix Nobel de littérature
01:11:01décerné à l'écrivain
01:11:02hongrois
01:11:03Laszlo Krasnoyer
01:11:04qui est 71 ans
01:11:05une récompense
01:11:06pour son œuvre
01:11:07fascinante et visionnaire
01:11:08qui au milieu
01:11:09d'une terreur apocalyptique
01:11:11réaffirme le pouvoir
01:11:12de l'art
01:11:12ce sont les mots
01:11:14du jury
01:11:14Merci chère Margot
01:11:17je vous le disais
01:11:17des réactions politiques
01:11:18après ce que l'on a appris
01:11:19autour de la tombe
01:11:20de Robert Badinter
01:11:21évidemment le personnel politique
01:11:23et le président de la République
01:11:25dénoncent une ignominie
01:11:26mais on s'est intéressé
01:11:27à la réaction de Jean-Luc Mélenchon
01:11:29qui a tout de suite vu
01:11:29la main de l'extrême droite
01:11:31en tous les cas
01:11:32qui a conclu immédiatement
01:11:33une nomme l'agression
01:11:33d'extrême droite
01:11:34je vous rappelle
01:11:35que c'était tout à l'heure
01:11:36que nous venons
01:11:37de découvrir l'inscription
01:11:38que nous ne diffusons pas
01:11:39les images
01:11:40et Julien Aubert
01:11:42a relevé la dernière phrase
01:11:44la République doit châtier
01:11:44sans hésiter
01:11:45ce qui la provoque
01:11:46et en termes de provocation
01:11:48de la République
01:11:49certains en connaissent
01:11:50un rayon
01:11:51c'est vrai que la rapidité
01:11:52avec laquelle
01:11:53vraiment mais
01:11:53pourquoi certains
01:11:54ne retiennent pas
01:11:55les leçons de l'histoire
01:11:55comment vous l'expliquez
01:11:58Jonathan Sicsou
01:11:59il y a depuis un certain temps
01:12:01maintenant
01:12:01une haine
01:12:03qui déborde
01:12:04de chaque propos prononcé
01:12:07ou écrit
01:12:08de la part de Jean-Luc Mélenchon
01:12:09il n'y a aucune décence
01:12:12en général
01:12:13et en particulier là
01:12:14dans de telles circonstances
01:12:17lui qui prétend
01:12:19gouverner notre pays
01:12:20nous démontre
01:12:22avec cet énième message
01:12:24qu'il n'a aucune hauteur
01:12:25la France
01:12:27c'est Robert Badinter
01:12:28Robert Badinter
01:12:28va être panthéonisé
01:12:29ça n'empêche pas
01:12:31qu'on peut aussi
01:12:32interroger le bilan
01:12:33on peut interroger
01:12:34en matière
01:12:35évidemment judiciaire
01:12:37notamment
01:12:37de Robert Badinter
01:12:38c'est possible
01:12:39pour dire un mot
01:12:40je voulais exactement
01:12:41pointer ça
01:12:41c'est à dire que
01:12:42Robert Badinter
01:12:43qu'on ait ou pas
01:12:44apprécié son combat politique
01:12:46qu'on ait ou pas
01:12:48soutenu
01:12:48ses idées politiques
01:12:51Robert Badinter
01:12:52était un homme d'état
01:12:53et il a fait de la politique
01:12:56à une époque
01:12:58où il se passait
01:12:58quelque chose
01:12:59qui ne se passe plus
01:13:00et qu'on appelait
01:13:01l'alternance
01:13:01Robert Badinter
01:13:03était dans un gouvernement
01:13:03dirigé par
01:13:04un gouvernement socialiste
01:13:06sous la présidence
01:13:07de François Mitterrand
01:13:08qui arrive
01:13:08après la présidence
01:13:10de Giscard
01:13:10et avant
01:13:11la présidence
01:13:12de Jacques Chirac
01:13:13c'était l'alternance
01:13:14républicaine
01:13:15qu'on ne connaît plus
01:13:16depuis une quinzaine d'années
01:13:18on va continuer
01:13:18à évoquer tous ces sujets
01:13:19je rappelle qu'autour
01:13:20de cette table
01:13:21nous avons Julien Aubert
01:13:22qui est le dernier
01:13:23souverainiste
01:13:23chez les LR
01:13:25et c'est nous
01:13:26qui l'avons sur ce plateau
01:13:27il faut vous
01:13:28vous conserver
01:13:29ne soyez pas trop méchants
01:13:30avec moi
01:13:30sinon je disparais
01:13:31on n'a pas l'habitude
01:13:33d'être méchant
01:13:34on interroge
01:13:34alors un premier ministre
01:13:37dans les 48 heures
01:13:38bon écoutez
01:13:39moi je ne vais pas vous faire
01:13:40on ne va pas passer en revue
01:13:41cher Olivier Benkemon
01:13:42ensemble
01:13:43les différents profils
01:13:44mais c'est vrai
01:13:44les noms vous les connaissez
01:13:45alors là
01:13:45mis à part Jean-Luc Borloo
01:13:47Laurent Berger
01:13:48ancien patron
01:13:49enfin patron leader
01:13:50de la CFDT
01:13:51Pierre Moscovici
01:13:52comme ça la France socialiste
01:13:54au moment où elle bascule à droite
01:13:55vous n'avez que des socialistes
01:13:57partout
01:13:57a priori
01:13:58il visait
01:13:59la cour des comptes
01:14:01européenne
01:14:01Moscovici
01:14:02donc ça contredit
01:14:04peut-être une ambition
01:14:05qui n'est pas désagréable
01:14:07la cour des comptes
01:14:08européenne
01:14:09à Luxembourg
01:14:09c'est pas mal
01:14:10c'est plus tranquille
01:14:11en tout cas
01:14:12c'est beaucoup plus tranquille
01:14:13c'est plus un placard
01:14:14là c'est une cave
01:14:15mais là c'est une cave
01:14:17mais uniquement
01:14:17avec des grands crus
01:14:18d'accord
01:14:18bon très bien
01:14:19regardez en tout cas
01:14:20le sujet de
01:14:20Chloé Tarka
01:14:21et Sarah Varney
01:14:22sur l'éventuel
01:14:23mouton en cinq pattes
01:14:25parce que c'est un premier ministre
01:14:26qui ne doit pas penser
01:14:27trop à 2027
01:14:28technique
01:14:29pas trop politique
01:14:30et qui finalement
01:14:31pourra dans cette même équipe
01:14:34rassembler un petit peu
01:14:35tout le monde
01:14:36Un premier ministre
01:14:39dans les 48 heures
01:14:40c'est l'annonce
01:14:41faite par Sébastien Lecornu
01:14:42sur le plateau
01:14:43de France 2
01:14:44ce mercredi
01:14:45Je sens qu'un chemin
01:14:46est possible encore
01:14:47il est difficile
01:14:48et j'ai dit au président
01:14:49de la République
01:14:50que les perspectives
01:14:50de dissolution
01:14:51s'éloignaient
01:14:53et que je pense
01:14:53que la situation
01:14:54permet pour le président
01:14:56de nommer un premier ministre
01:14:57dans les 48 prochaines heures
01:14:58Annonce très vite
01:15:00confirmée par l'Elysée
01:15:01interrogé sur la possibilité
01:15:03qu'il soit lui-même
01:15:04reconduit à Matignon
01:15:05Sébastien Lecornu
01:15:06reste vague
01:15:07J'ai démissionné
01:15:09parce qu'un certain nombre
01:15:10de conditions
01:15:10n'étaient plus remplis
01:15:11Je ne vais pas retourner
01:15:12dans quelque chose
01:15:13où elle ne le serait
01:15:14toujours pas
01:15:14Je suis un moine soldat
01:15:16Ce soir
01:15:17ma mission est terminée
01:15:18Selon plusieurs responsables
01:15:20politiques
01:15:21Emmanuel Macron
01:15:22pourrait être tenté
01:15:23de reconduire celui
01:15:24qui se décrit
01:15:25comme un moine soldat
01:15:26Dans son discours
01:15:27le premier ministre
01:15:28des missionnaires
01:15:29semble reconnaître
01:15:30à demi-mot
01:15:30les limites
01:15:31de la composition
01:15:32de son gouvernement éphémère
01:15:34J'ai désormais
01:15:34l'intime conviction
01:15:35que l'équipe
01:15:37qui devra
01:15:37prendre les responsabilités
01:15:39dans les temps à venir
01:15:40quelle qu'elle soit
01:15:41quel que soit
01:15:42le choix
01:15:42du président de la République
01:15:43devra être une équipe
01:15:45qui est complètement déconnectée
01:15:46des ambitions présidentielles
01:15:47pour 2027
01:15:48Parmi les autres déclarations
01:15:50la piste
01:15:50d'un socle commun
01:15:51a été évoquée
01:15:52pour permettre
01:15:53la formation
01:15:54d'un futur gouvernement
01:15:55d'ultimes négociations
01:15:57qui reviendront désormais
01:15:58au président
01:15:59de la République
01:16:00Alors d'ici demain
01:16:02probablement
01:16:04nous n'avons aucune piste
01:16:05autant vous le dire
01:16:05si ce n'est
01:16:06d'innombrables pistes
01:16:09Julien Aubert
01:16:10est-ce que vous pourriez
01:16:10nous dresser
01:16:11le portrait robot
01:16:11de la personne
01:16:12qui ne serait pas
01:16:13urtiquante pour vous ?
01:16:15Moi je ne crois pas
01:16:16qu'il faille partir
01:16:17d'une personnalité
01:16:17il faut partir
01:16:18d'une orientation politique
01:16:20Vous allez me dire
01:16:21le quoi avant le qui ?
01:16:22Mais évidemment
01:16:22Je veux dire
01:16:24à la limite
01:16:24qu'importe le
01:16:25enfin moi
01:16:26ce n'est pas le flacon
01:16:27qui m'intéresse
01:16:27c'est l'ivresse derrière
01:16:28Nous souhaitons
01:16:30évidemment
01:16:30nous souhaitons
01:16:31une politique
01:16:32de restriction des visas
01:16:33une politique
01:16:35de contrôle de l'immigration
01:16:36une politique
01:16:36de lutte contre le narcotrafic
01:16:38une politique budgétaire
01:16:39qui soit crédible
01:16:40éviter de détricoter
01:16:43la réforme des retraites
01:16:44voilà ce serait déjà bien
01:16:45et puis éviter
01:16:46la fantaisie sur la fiscale
01:16:47sur la taxe Zuckman
01:16:48etc
01:16:48à partir de là
01:16:50je dirais
01:16:50écoutez
01:16:51même si c'est quelqu'un
01:16:53une personnalité technique
01:16:54on ne va pas
01:16:54si vous voulez
01:16:55le faire chuter
01:16:55mais évidemment
01:16:56dans un pays aussi politique
01:16:58pour porter un tel programme
01:16:59il faudrait évidemment
01:16:59une personnalité de droite
01:17:00voilà
01:17:01mais évidemment
01:17:02il n'y a pas à faire
01:17:03André Valini sourit
01:17:05à monsieur Castex
01:17:07parce que je trouve
01:17:07qu'il est
01:17:08il est à la SNCF
01:17:09bientôt
01:17:09politique
01:17:10mais en même temps
01:17:11c'est quelqu'un
01:17:11qui vient vraiment du terrain
01:17:12mais qui connaît
01:17:13non mais je pense
01:17:14que ça peut être intéressant
01:17:16et comme l'a dit
01:17:17monsieur Aubert
01:17:18sur un programme
01:17:19qu'est-ce qu'on fait
01:17:20pour quelles sont
01:17:21les priorités
01:17:22aujourd'hui
01:17:22sur lesquelles
01:17:23on converge
01:17:24non mais
01:17:25on peut rêver
01:17:26un petit peu
01:17:26j'ai envie de dire
01:17:27ça vous fait rêver
01:17:27non mais c'est vrai
01:17:29j'ai envie de dire
01:17:30enfin
01:17:31les politiques
01:17:32convergent
01:17:32vous êtes des gens
01:17:33de la cour des comptes
01:17:33oui il y a quelque chose
01:17:34non mais honnêtement
01:17:35Jean Castex
01:17:36il était premier ministre
01:17:37d'Emmanuel Macron
01:17:38les français en 2024
01:17:40ils ont voté en disant
01:17:41on ne veut plus
01:17:42du pouvoir en place
01:17:43arrêtons de nommer
01:17:44des premiers ministres
01:17:45très liés à Emmanuel Macron
01:17:47ou issus du socle commun
01:17:48moi ce qui m'intéresse
01:17:49vous l'avez dit
01:17:50dans votre tribune
01:17:51dans Figaro
01:17:52c'est le macronisme
01:17:53alors attaqué
01:17:53de l'extérieur
01:17:54qui s'effondre
01:17:55de lui-même
01:17:56de l'intérieur
01:17:56mais même
01:17:57c'est-à-dire
01:17:57ce qu'il a constitué
01:17:59qui est en train
01:17:59de s'effilocher
01:18:00de partir quand même
01:18:02c'est-à-dire qu'à un moment
01:18:03quand on demandera
01:18:04quel a été le bilan
01:18:05d'Emmanuel Macron
01:18:06si on ne peut pas citer
01:18:07les quelques réformes
01:18:08structurelles
01:18:08qu'il a mises en place
01:18:09quel sera ce bilan ?
01:18:11Ah ben je peux vous assurer
01:18:12que ce sera un dépôt de bilan
01:18:13et on ne reconnaîtra pas
01:18:14d'ailleurs le pays
01:18:15vous savez c'est comme
01:18:17l'état des lieux
01:18:17c'est-à-dire que
01:18:18l'état des lieux de sortie
01:18:19par rapport à l'état des lieux
01:18:20d'entrée
01:18:20aura montré que ce pays
01:18:22aura évidemment morflé
01:18:23c'est ça le bilan
01:18:25d'Emmanuel Macron
01:18:25il est évidemment
01:18:26très mauvais
01:18:27et c'est pour ça
01:18:28d'ailleurs je trouve
01:18:29toujours incroyable
01:18:30les gens qui ont participé
01:18:31à son élection
01:18:31qui ont eu la main sur le cœur
01:18:33ont dit moi
01:18:33j'appelle individuellement
01:18:36à voter pour lui
01:18:38en 2017 ou en 2022
01:18:39ceux qui
01:18:40il n'y a pas encore longtemps
01:18:41ils disaient
01:18:41mais il faut faire des coalitions
01:18:42etc
01:18:43qui aujourd'hui
01:18:44lui jettent des pierres
01:18:44en disant il doit partir
01:18:45moi qui ai été
01:18:46j'ai écrit une tribune
01:18:47le jour de son élection
01:18:48qui s'appelle
01:18:49Souviens-toi que tu n'es qu'un homme
01:18:50en expliquant
01:18:50pourquoi je ne croyais pas en lui
01:18:51et pourquoi je pensais
01:18:52qu'il allait amener la France
01:18:53dans le mur
01:18:54j'ai même écrit un bouquin là-dessus
01:18:55mais jamais je n'ai appelé
01:18:56à sa démission
01:18:57et je dirais
01:18:58jamais je n'ai passé
01:18:59les limites de la décence
01:19:00je ne suis pas d'accord
01:19:02avec lui
01:19:02mais ce qu'on lui fait là
01:19:03ça me le rendrait presque sympathique
01:19:05je me dis quand même
01:19:05il y a des gens
01:19:06qui leur doivent sa carrière
01:19:07et aujourd'hui
01:19:07parce qu'ils voient
01:19:08qu'il y a quelques points
01:19:09dans les sondages
01:19:10ils sont en train de
01:19:10en fait vous savez
01:19:11c'est comme le viager
01:19:12c'est à dire qu'ils ont un viager
01:19:13ils voient que
01:19:14la mamie est en train
01:19:15de tout vider l'appartement
01:19:17il n'y aura plus rien
01:19:18donc ils disent
01:19:18un petit peu d'arsenic
01:19:19en parlant de mamie
01:19:20il y a quand même
01:19:21des papilles flingueurs chez vous
01:19:22puisqu'il y en a qui ont fait
01:19:23le sens inverse
01:19:23c'est à dire qu'ils ont
01:19:24comme vous
01:19:25qui étaient très critiques
01:19:25et qui sont passés
01:19:26avec Armé Bagage
01:19:27dans la Macronie
01:19:28alors j'ai bien retenu
01:19:30ce qui avait passé
01:19:30Armé Bagage en 2017
01:19:31après au fil du temps
01:19:33vous savez
01:19:33chacun ses convictions
01:19:34et sa colonne vertébrale
01:19:35nous sommes d'accord
01:19:35mais en tout cas
01:19:36je pense que
01:19:36quand vous faites un choix
01:19:37les gens peuvent comprendre
01:19:38que vous ralliez Emmanuel Macron
01:19:39par contre
01:19:40quand vous faites le ping-pong
01:19:41au bout d'un moment
01:19:42ça décrédibilise l'ensemble
01:19:43est-ce que je peux vous soumettre
01:19:44alors cette histoire
01:19:45je trouve qu'elle est très révélatrice
01:19:47de ce qui ne va pas
01:19:49aussi dans notre pays
01:19:49la présidente de la CNAM
01:19:52je ne l'avise pas
01:19:53elle personnellement
01:19:54mais enfin
01:19:54elle a publié quelque chose
01:19:55un avis politique
01:19:57et qui est public
01:19:58Marguerite Cazenave
01:19:59elle a publié son avis
01:20:01peut-être que vous la connaissez
01:20:02André Valigny
01:20:03non
01:20:03je la connais de nom
01:20:05oui de nom
01:20:05elle a publié son avis
01:20:06sur la situation
01:20:07je rappelle que c'est donc
01:20:08une fonctionnaire
01:20:09vous me corrigez
01:20:10parce que vous connaissez bien
01:20:11je ne connais pas son statut
01:20:12mais effectivement
01:20:13étant numéro 2 de la CNAM
01:20:14a priori c'est un agent public
01:20:15oui et précisément
01:20:16elle est directrice déléguée
01:20:17de l'assurance maladie
01:20:17donc numéro 2
01:20:18alors que dit-elle
01:20:19en cas de dissolution
01:20:20l'extrême droite
01:20:20arrivera au pouvoir
01:20:22etc
01:20:22elle a évidemment
01:20:23la citoyenne a le droit
01:20:25de dire cela
01:20:25mais alors là
01:20:26expliquez-moi
01:20:27vraiment
01:20:27dirigeante
01:20:29fonctionnaire
01:20:30là c'est
01:20:31on a explosé
01:20:32le devoir de réserve
01:20:33je vais vous faire
01:20:34une comparaison
01:20:34imaginons que demain
01:20:35le numéro 2 de la police
01:20:37ou de la gendarmerie
01:20:37dise
01:20:38en termes de sécurité
01:20:40le bilan d'Emmanuel Macron
01:20:41est un désastre
01:20:42en cas de dissolution
01:20:43il faut tout faire
01:20:44pour battre les macronistes
01:20:45aux prochaines élections
01:20:45les magistrats
01:20:46l'ont bien dit
01:20:46de Nicolas Sarkozy
01:20:47oui mais je vous explique
01:20:49le gendarme ou le policier
01:20:50seraient révoqués immédiatement
01:20:52les magistrats
01:20:54c'est passé
01:20:55comme une lettre à la poste
01:20:56et là
01:20:56ça va passer
01:20:57comme une lettre à la poste
01:20:58parce qu'elle est dans le bon camp
01:20:59mais ça veut dire une chose
01:21:00c'est que le devoir de réserve
01:21:01il est fait pour les chiens
01:21:02ou il est à géométrie variable
01:21:04en fait le devoir de réserve
01:21:05parce que je suis fonctionnaire
01:21:06donc je peux en parler
01:21:07mais à très libre
01:21:07vous n'avez pas le droit
01:21:09d'invoquer votre titre
01:21:10pour faire servir de support
01:21:12je dirais
01:21:13le problème là
01:21:14c'est qu'en tant que
01:21:16directrice générale déléguée
01:21:17oui c'est sur son statut
01:21:18LinkedIn
01:21:18c'est à dire qu'en fait
01:21:19elle parle depuis
01:21:20cet espace de
01:21:22ce magistère
01:21:24les gens disent
01:21:24ah quand même
01:21:25c'est la directrice déléguée
01:21:27donc ce qu'elle dit
01:21:28a une valeur
01:21:28alors qu'en réalité
01:21:29elle parle en tant que citoyenne
01:21:30c'est ce mélange
01:21:31en réalité
01:21:31quel est un avis politique
01:21:33qu'elle soit citoyenne
01:21:34si elle veut s'investir en politique
01:21:35il n'y a pas de problème
01:21:36mais ne le faites pas
01:21:37en mouillant l'assurance maladie
01:21:39mais comment
01:21:39ils ont un totem d'immunité
01:21:42incroyable
01:21:43mais qui est à l'épreuve de tout
01:21:45c'est pas l'immunité
01:21:45c'est simplement
01:21:46que fait le ministère
01:21:47vous pensez qu'elle sera sanctionnée ?
01:21:48il faudrait qu'il y ait un gouvernement
01:21:50en conflit
01:21:50qui est un chef d'état
01:21:51un chef d'état
01:21:53alors certains rappellent
01:21:54ces liens
01:21:54comment dire
01:21:55familiaux
01:21:56moi je ne vois pas le rapport
01:21:57je peux toujours dire
01:21:57qu'elle est la femme
01:21:58d'Aurélien Rousseau
01:22:00oui
01:22:00la femme d'Aurélien Rousseau
01:22:03elle est la soeur d'un député
01:22:04et la fille d'un député
01:22:06ça n'a rien à
01:22:07on peut être là
01:22:07et elle a travaillé
01:22:09avec Macron
01:22:10et avec Édouard Fille
01:22:11ça n'a peut-être rien à voir
01:22:13Sonia
01:22:14mais on voit bien
01:22:15qu'il y a un espèce
01:22:15d'entre-soi
01:22:17et ça rappelle
01:22:18ce que disait Bourdieu
01:22:19mais il était là
01:22:21il le dirait
01:22:21beaucoup plus précisément
01:22:22à mon avis
01:22:23sur cette castre
01:22:24qui s'entretient
01:22:26entre elles
01:22:27et qui se
01:22:28promeut
01:22:30à tel et tel poste
01:22:33et ils sont
01:22:34toujours
01:22:35dans cette
01:22:35espèce
01:22:36d'entre-soi
01:22:38qui commence
01:22:39à insupporter
01:22:40les Français
01:22:41que nous sommes
01:22:41et on voit bien
01:22:42que de toute façon
01:22:42elle ne sera pas
01:22:43poursuivie pour ça
01:22:44que tout va bien
01:22:45se passer pour elle
01:22:46et que même si
01:22:47on la rappelle à l'ordre
01:22:48parce que comme
01:22:48vous l'avez dit
01:22:49monsieur Aubert
01:22:50elle le dit quand même
01:22:51en étant directrice
01:22:53adjointe de la CPAM
01:22:55donc c'est extrêmement grave
01:22:57et bien elle sera
01:22:58sur un autre poste
01:22:59parce que c'est comme ça
01:23:00et c'est cette vision
01:23:01qu'on a aujourd'hui
01:23:02c'est comme ça
01:23:03malheureusement
01:23:04vous savez
01:23:04on ne nous parle
01:23:06malheureusement
01:23:07il manque un ministre
01:23:08on ne sait pas très bien
01:23:09on ne sait plus très bien
01:23:10qui est ministre
01:23:10qui est en charge
01:23:11le jour où on retrouvera
01:23:12un ministre
01:23:13il devrait effectivement
01:23:14prendre ses responsabilités
01:23:16puis ensuite
01:23:17il ne faut pas
01:23:18dire que c'est comme ça
01:23:20non
01:23:20on a ce sentiment là
01:23:21monsieur Aubert
01:23:22vraiment
01:23:23je l'ai trop vu
01:23:24c'est pas qu'avec
01:23:25ces politiques là
01:23:26il y a eu des magistrats
01:23:28etc
01:23:28il y a eu des cas
01:23:29etc
01:23:29mais il ne faut pas
01:23:30partir du principe
01:23:31que l'irresponsabilité
01:23:32est la règle
01:23:33au contraire
01:23:34nous en tant que citoyens
01:23:35nous devons nous battre
01:23:36pour faire en sorte
01:23:37que même
01:23:38je vais vous dire
01:23:39ce serait beaucoup plus noble
01:23:40qu'un ministre macroniste
01:23:41convoque cette dame
01:23:43en disant
01:23:43moi je partage sur le fond
01:23:44votre idée
01:23:45mais vous n'aviez pas à le faire
01:23:46parce que ça aurait plus
01:23:47de retentissement et de force
01:23:48pour que les gens croient
01:23:50je dirais
01:23:50dans l'engagement public
01:23:52dans un monde
01:23:52qui n'est pas à terre
01:23:54comme celui-là
01:23:55Olivier
01:23:55n'y a-t-il pas
01:23:56une série de hauts fonctionnaires
01:23:57qui ont pris la parole
01:23:58pour dire exactement
01:23:59la même chose
01:24:00au hasard
01:24:01je pense à madame Ernot
01:24:02madame Ernot
01:24:03moi j'appelle ça
01:24:04l'effet Ernot
01:24:05c'est-à-dire qu'il n'y a
01:24:06aucune sanction
01:24:08derrière ça
01:24:09peut-être une audition
01:24:10par la commune
01:24:11les ministres de tutelle
01:24:12ne convoquent pas
01:24:13et derrière
01:24:13il n'y a jamais
01:24:14une seule sanction
01:24:15imaginons l'inverse
01:24:16un instant
01:24:17pour sourire un peu
01:24:18si je puis dire
01:24:19imaginons
01:24:19qu'elle est écrite
01:24:20exactement l'inverse
01:24:21que la Macronie
01:24:22c'est le chaos
01:24:23et que l'extrême droite
01:24:25le Rassemblement National
01:24:26c'est possible
01:24:27que certains le pensent
01:24:28parce qu'il y a 11 millions
01:24:29d'électeurs
01:24:29peut-être des fonctionnaires
01:24:30ce serait sauver la France
01:24:32alors là
01:24:33à mon avis
01:24:34là c'est la jurisprudence
01:24:38à Kili
01:24:39qui s'appuie
01:24:40vous êtes bon là
01:24:41il y a même
01:24:41un président
01:24:42la chance
01:24:44la peine de mort
01:24:44a été abolie
01:24:46bon écoutez
01:24:49c'est quand même
01:24:50quelque chose
01:24:51chers élus
01:24:53et alors là
01:24:53ça y va
01:24:54parce qu'elle déroule tout
01:24:55nous agent
01:24:56c'est le magistère
01:24:58elle se place
01:24:59nous agent
01:25:00elle parle au nom
01:25:01des agents
01:25:02avec quelle autorité
01:25:05avec quel mandat
01:25:06exactement
01:25:07alors not in my name
01:25:09ou alors in my name
01:25:10regardez la presse
01:25:11maintenant désormais
01:25:11sur Emmanuel Macron
01:25:13alors tout comme vous m'avez dit
01:25:13vous me direz
01:25:14que les présidents
01:25:15Nicolas Sarkozy
01:25:16en particulier
01:25:16même François Hollande
01:25:17on a fini
01:25:18monsieur le président
01:25:19sortait la tête haute
01:25:21un appel à la démission
01:25:24le point
01:25:25c'est surtout
01:25:26le point déjà
01:25:27qui peut étonner
01:25:28d'ailleurs
01:25:28le point a été
01:25:30le soutien d'Emmanuel Macron
01:25:31aujourd'hui
01:25:32il lui demande
01:25:32c'est une injonction
01:25:34c'est même pas
01:25:35une question
01:25:36c'est une injonction
01:25:37qui reprend en fait
01:25:38les propos d'Edouard Philippe
01:25:40en quelque sorte
01:25:41qui est la continuité
01:25:42d'Edouard Philippe
01:25:43après
01:25:43ils auraient pu rebaptiser
01:25:45ce numéro
01:25:45le point final
01:25:46après attention quand même
01:25:47parce que
01:25:48je vais dire
01:25:49par le futur
01:25:50et le cornu l'a dit
01:25:51on pourrait avoir
01:25:52un joint président
01:25:53qui dissout
01:25:54et des partis
01:25:54qui disent
01:25:55finalement
01:25:55on organise
01:25:56une espèce
01:25:56d'incohérence politique
01:25:59de telle manière
01:26:00à ce qu'il n'y ait pas
01:26:01de gouvernement
01:26:01c'est intéressant
01:26:03est-ce que
01:26:04être gaulliste
01:26:05c'est très intéressant
01:26:07ce qu'on dit
01:26:07est-ce que
01:26:08certains disent
01:26:09ne demandons pas
01:26:10la démission
01:26:11il peut y avoir
01:26:11une forme de jurisprudence
01:26:12être gaulliste
01:26:13c'est ne pas
01:26:13la demande
01:26:14c'est ce que m'a dit
01:26:14Bruno Rotaillot
01:26:15est-ce que c'est
01:26:16paradoxalement l'inverse
01:26:17quant à une autre histoire
01:26:18alors
01:26:18c'est pas ce que j'ai dit
01:26:19être gaulliste
01:26:20quand on est président
01:26:21de la république
01:26:21ce serait organiser
01:26:22un référendum
01:26:23pour restaurer sa légitimité
01:26:25et s'il n'y arrive pas
01:26:26partir
01:26:26être gaulliste
01:26:28quand on n'est pas
01:26:28président de la république
01:26:29c'est défendre
01:26:31l'esprit des institutions
01:26:32pour éviter
01:26:33qu'on les démolisse
01:26:34encore un peu plus
01:26:35parce que
01:26:36à force de les démolir
01:26:37aujourd'hui
01:26:37nous tenons
01:26:38grâce aux institutions
01:26:39de 58
01:26:40et malgré
01:26:41je dirais
01:26:41les gens qui l'habitent
01:26:42donc si on démolit
01:26:43les institutions
01:26:44je ne sais pas
01:26:44ce qui restera
01:26:45à la prochaine crise
01:26:45mais pourquoi
01:26:46vous n'êtes pas au gouvernement
01:26:47vraiment
01:26:48une voix souverainiste
01:26:49c'est un peu
01:26:51l'héritier
01:26:51de monsieur Séguin
01:26:53et d'autres
01:26:53je ne sais pas
01:26:55je ne sais pas
01:26:56est-ce qu'il faut
01:26:56souhaiter d'être dans un
01:26:58je ne sais pas
01:26:58je ne sais pas
01:26:59nous on ne souhaiterait rien
01:27:00on n'a aucun pouvoir
01:27:01excusez-moi Sonia
01:27:02vous voulez dire
01:27:03après le direct
01:27:04ou maintenant ?
01:27:05allez-y
01:27:05vous avez deux secondes
01:27:06ça m'intéresse beaucoup
01:27:07de savoir
01:27:08vous le gaulliste
01:27:09d'inspiration gaulliste
01:27:10vraiment sincère
01:27:11souverainiste aussi
01:27:12comment vous
01:27:14vivez les déclarations
01:27:16de Roger Carucci
01:27:17par exemple
01:27:17qui dit qu'on pourrait
01:27:18travailler avec le
01:27:19Rassemblement National
01:27:20alors que Carucci
01:27:21vient du Séguin
01:27:22c'est comme vous
01:27:23André
01:27:24il dit
01:27:24pardonnez-moi
01:27:25entre le RN
01:27:26et LFI
01:27:26sans état d'âme
01:27:27le RN
01:27:28c'est ce que j'avais dit
01:27:29sur LFI et RN
01:27:31en 2024
01:27:32il y avait des élections
01:27:33législatives
01:27:33et j'ai expliqué
01:27:34qu'en cas de second tour
01:27:35je n'aurais aucun problème
01:27:36à aller voter RN
01:27:36contre la France insoumise
01:27:37je pense que la France insoumise
01:27:39aujourd'hui est un danger
01:27:40pour les valeurs de la République
01:27:42le Rassemblement National
01:27:43j'ai des désaccords
01:27:44avec eux
01:27:44je pense qu'il y a une part
01:27:45entre guillemets
01:27:46de flou
01:27:48d'escroquerie
01:27:48parce que
01:27:49en fonction de qui on parle
01:27:50on a des solutions économiques
01:27:51différentes mais c'est d'un autre niveau
01:27:53que je dirais
01:27:54le danger que représente
01:27:55c'est clair
01:27:56c'est clair
01:27:56et on aura noté aussi
01:27:57une forme de
01:27:58comment dire
01:27:58vous acceptez volontiers
01:28:00l'hypothèse
01:28:01Jean-Luc Bourleau
01:28:02si tel était le cas
01:28:03elle vous séduit plutôt
01:28:04heureux les hommes
01:28:05de bonne volonté
01:28:06merci merci
01:28:07c'est un plaisir
01:28:08d'avoir autour de cette table
01:28:09merci Julien Aubert
01:28:10évidemment
01:28:10et à vous tous
01:28:11on sera normalement
01:28:12d'ici demain
01:28:13pour l'heure
01:28:15restez avec nous
01:28:16évidemment dans vos prochaines éditions
01:28:17toutes les informations
01:28:18la panthéonisation
01:28:20également
01:28:20de Robert Badinter
01:28:22merci Olivier Benkemoun
01:28:23d'avoir accompagné
01:28:24et à bientôt
01:28:25merci Julien Aubert
01:28:28merci Julien Aubert
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