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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à vous en direct pour Midi News, programme chargé ce midi avec, au-delà des questions budgétaires, d'augmentation des taxes, de baisse des dépenses,
00:00:10et si la prochaine présidentielle se jouait sur la question identitaire, le débat violent qu'a opposé hier à la télévision Raphaël Glucksmann.
00:00:18À Éric Zemmour, on est un premier échantillon qui renvoie en sujet de fond d'ailleurs, au vrai clivage entre ceux que l'on appelle les « somewhere » et les « anywhere ».
00:00:25Grand clivage culturel et sans doute aiguillon de la prochaine présidentielle, nous allons en parler.
00:00:31Le sondage qui met en avant une radicalisation chez une partie des jeunes français musulmans a provoqué les mêmes débats et les mêmes prises de position des uns et des autres
00:00:39pour dire qu'il faut réagir, que le sursaut nécessaire des autres à l'extrême gauche pour s'en prendre au thermomètre et au sondage.
00:00:46Alors oui, il est vrai, c'est très inquiétant, mais permettez-moi cette question pour nourrir le débat.
00:00:50Comment plus largement adhérer un pays qui ne s'aime plus ?
00:00:53Qui se renie aussi ? Qui va chercher ce souvenir ailleurs ? On posera cette question à nos invités.
00:00:58Des assassinats, des obsèques sous très haute surveillance, un risque de corruption qui s'étend, des magistrats menacés, des policiers moins bien équipés que les narcotrafiquants.
00:01:07Marseille est-elle en train de basculer ? Est-ce d'ailleurs ce que ce sera bientôt le cas malheureusement d'autres villes françaises ?
00:01:13Peur sur les villes, on va en parler.
00:01:14Et puis à l'instant, propos rapportés par la porte-parole du gouvernement d'Emmanuel Macron qui fustigent, je cite, les bourgeois des centres-villes qui financent parfois le narcotrafic.
00:01:25Sujet à venir, mais tout d'abord, place au journal. Il est midi pile. Bonjour à vous, chère Margot.
00:01:30Bonjour Sonia, bonjour à tous. Le budget de la sécurité sociale arrive cet après-midi au Sénat.
00:01:36Parmi les points chauds, notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG ou encore le dégel des prestations sociales.
00:01:43Un vote solennel est prévu le 26 novembre.
00:01:47La présidente du Louvre auditionnait ce matin à l'Assemblée nationale l'occasion pour Laurence Descartes d'annoncer plusieurs mesures de sécurité.
00:01:56D'abord, nous avons décidé de mettre en oeuvre, en concertation avec le ministère de la Culture et le ministère de l'Intérieur,
00:02:05un certain nombre de mesures d'urgence, plus d'une vingtaine, qui se déploieront dans les prochains jours, dès ce mois de décembre.
00:02:12Certaines sont déjà activées.
00:02:14Afin d'assurer une protection complète des abords du musée, 100 caméras seront installées d'ici la fin de l'année 2026.
00:02:21Elles incluent notamment l'installation prochaine d'un poste avancé mobile de la police nationale au sein du domaine du Louvre.
00:02:30Transférer un prisonnier issu de la criminalité organisée jusqu'à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe.
00:02:36C'est ce qu'a pu faire pour ces news Fabrice Elsner, qui a suivi les équipes régionales d'intervention et de sécurité.
00:02:42Un récit de Julia Ferrand.
00:02:446h du matin devant la prison de Moulin-Isère.
00:02:51Deux fourgons pénètrent à l'intérieur de cette maison centrale qui accueille des détenus de longue peine.
00:02:57Les RIS, les équipes régionales d'intervention et de sécurité,
00:03:01viennent pour le transfert d'un profil issu de la criminalité organisée
00:03:04jusque dans la prison ultra sécurisée de Condé-sur-Sarthe.
00:03:0815 minutes plus tard, ces forces spéciales arrivent devant la cellule d'un détenu placé à l'isolement
00:03:15qui ne sait pas encore qu'il est sur le point d'être transféré.
00:03:19Les RIS escortent le prisonnier.
00:03:24Dans ses cartons se trouve le pactage, c'est-à-dire le strict minimum de ses affaires.
00:03:29Le reste arrivera après son transfert.
00:03:32Avant de franchir les portes de la prison, le greffe notifie une levée d'écrou aux détenus.
00:03:38Une nouvelle identité carcérale lui sera remise à son arrivée dans le quartier ultra sécurisé de Condé-sur-Sarthe.
00:03:44Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est félicité vendredi dans un poste sur X
00:03:49de l'occupation de ces quartiers sous haute sécurité.
00:03:52Nouvel engagement tenu.
00:03:54Ouverture hier de la seconde prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe,
00:03:57moins de 4 mois après la création de la première à Vendin-le-Vieille.
00:04:00Une dizaine de détenus dangereux viennent d'y être incarcérés
00:04:03après un transfert dans des conditions de sécurité exceptionnelles.
00:04:07Le garde des Sceaux avait annoncé le transfert d'une quarantaine de détenus
00:04:11dans le quartier de lutte contre la criminalité organisée de Condé-sur-Sarthe d'ici la fin du mois.
00:04:18Et puis cette mauvaise nouvelle pour les propriétaires.
00:04:21La taxe foncière augmentera l'an prochain pour 7,4 millions de logements.
00:04:25Le ministère de l'économie va d'autorité considérer
00:04:27que l'ensemble de ces habitations disposent de tous les éléments dits de confort.
00:04:32La hausse devrait être en moyenne de 63 euros par domicile.
00:04:37Et voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi, Sonia.
00:04:40Merci, chère Margot.
00:04:41Une taxe, encore une.
00:04:42Merci d'être là, Thomas Bonnet, journaliste politique.
00:04:45Vous regardez en parlant de la taxe, parce qu'on suit ensemble évidemment les débats budgétaires.
00:04:50Faut-il d'ailleurs rappeler encore ça des débats ?
00:04:52Vous avez vu qu'il y a une possibilité qui existe, il y a un scénario qui existe
00:04:56dans lequel le budget ne sera voté par personne.
00:04:59On pourrait avoir zéro voix pour le budget, ça n'est jamais arrivé évidemment.
00:05:03Mais là tout le monde veut voter contre, donc ça va être intéressant à suivre.
00:05:06Le vote est prévu ce week-end.
00:05:07On va en parler évidemment, Naïma Fadel est avec nous, bonjour à vos chères Naïma.
00:05:11Alexandre Devecchio nous accompagne, bonjour Philippe Bilger est toujours très bonjour.
00:05:16Et on est très heureux d'accueillir Michel Fayad.
00:05:19Merci d'être avec nous, on vous regarde dans différentes émissions.
00:05:22Et je tenais à votre présence également pour Midi News.
00:05:25Alors, question budgétaire, folie fiscale, avalanche d'impôts.
00:05:29Est-ce que ce sera vraiment le sujet fondamental de la prochaine présidentielle ?
00:05:32Évidemment, ça concerne beaucoup de Français.
00:05:34Mais je voudrais vous écouter sur hier, ce qui a cristallisé le débat pugilat en tous les cas
00:05:40entre Raphaël Glucksmann et Éric Zemmour autour de la question de l'identité.
00:05:45Éric Zemmour rappelant à Raphaël Glucksmann sa phrase lorsqu'il avait dit
00:05:49« Quand je vais à New York ou à Berlin, je me sens plus chez moi culturellement
00:05:52que quand je me rends en Picardie ».
00:05:54Alors, que dit cette phrase ?
00:05:56Elle renvoie évidemment à un débat culturel entre les « somewhere » dont on parle souvent,
00:06:00Thomas Bonnet et les « somewhere », c'est-à-dire enracinés, plutôt sûrs et fiers de leurs racines
00:06:05et les « anywhere », à l'aise partout, mais peut-être pas tellement chez eux et dans leur pays.
00:06:10Est-ce que selon vous, ce n'est pas le vrai clivage aujourd'hui ?
00:06:12Moi, je pense que c'est le clivage le plus intéressant en tout cas, celui de l'enracinement,
00:06:17celui de l'appartenance à la nation.
00:06:19Qu'est-ce qu'on met dans le mot « nation », quelles valeurs on inclut, etc.
00:06:22Donc, pour moi, c'est ça le vrai enjeu de 2027, c'est ça aussi qui intéresse les Français, à mon avis,
00:06:27non pas qui ne s'intéressent pas aux questions budgétaires,
00:06:29mais quand vous dites « on va augmenter de tel pourcentage, de telle taxe »,
00:06:33vous ne parlez pas au cœur des Français.
00:06:34Là, hier, dans ce débat-là, il y a eu cet aspect-là d'identitaire, d'enracinement,
00:06:38et Raphaël Glucksmann, c'est vrai, incarne d'une certaine manière ces fameux « anywhere »,
00:06:41donc qui seraient à l'aise aussi bien à Paris qu'à Berlin ou à New York,
00:06:45alors qu'à l'inverse, Éric Zemmour revendique lui un enracinement.
00:06:47Donc, c'est un « somewhere », c'est quelqu'un qui ne se verrait pas vivre sans doute ailleurs qu'en France.
00:06:52Est-ce que vous êtes d'accord que c'est l'un des débats, peut-être, qui va imprimer la présidentielle Michel Fayet ?
00:06:57On pense à la phrase de Gramsci, c'est-à-dire que les victoires culturelles précèdent souvent les victoires politiques.
00:07:04Peut-être que ce sujet l'amènera également.
00:07:06En tout cas, l'identité, ça a toujours été le sujet depuis plusieurs années,
00:07:09depuis à l'époque Sarkozy, où il y avait eu le ministère de l'identité nationale.
00:07:13Et puis, les débats qui étaient justement poussés par Éric Zemmour à l'époque comme influenceur, comme chroniqueur,
00:07:20aussi Philippe De Villiers, Patrick Buisson, il y avait toutes ces personnes qui poussaient vers ce débat.
00:07:25Donc, ce débat, en fait, existe depuis longtemps.
00:07:28Et c'est vrai qu'il cristallise, en fait, toutes les discussions auprès des gens.
00:07:34Je pense qu'aujourd'hui, les gens, bien sûr, sont inquiets par rapport à leur salaire, à leur fin de mois, etc.
00:07:40Mais en même temps, ils sont aussi très inquiets quant aux changements qu'on voit en France.
00:07:45Moi, je suis arrivé en France fin 90, et la France de fin 90, et la France de maintenant, on n'a franchement plus rien à voir.
00:07:51Et ce changement a eu, en fait, s'est accéléré, je pense, ces dernières années.
00:07:56Et en fait, on ne peut pas nier que la question identitaire se pose.
00:08:01Oui, d'ailleurs, chacun peut l'apprendre de son point de vue, voire midi à sa porte.
00:08:07Vous citez, par exemple, Philippe Devilliers, ça va faire plaisir à Philippe Pilger, je vais en parler.
00:08:10On le voit peu et on l'entend peu.
00:08:12Oui, mais alors, sauf si vous allez au Puy du Fou.
00:08:15Mais par exemple, je trouve que l'opposition qui a été faite, d'ailleurs, entre le Puy du Fou,
00:08:20et je vous donne un exemple de ce débat idéologique et culturel,
00:08:23entre le Puy du Fou et la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques,
00:08:26je trouve qu'elle caractérise, après, on peut être d'un côté ou de l'autre, ou au milieu.
00:08:29Peut-être que vous vous trouvez au milieu.
00:08:30Ça caractérise, finalement, ce clivage, aujourd'hui, identitaire, idéologique,
00:08:34entre ceux qui mettent en avant.
00:08:36Peut-être, estimez-vous que c'est trop, l'enracinement, l'histoire, les racines,
00:08:39et ceux qui veulent en comptant montrer que la France, aujourd'hui, c'est la mondialisation,
00:08:44c'est aller chercher ses souvenirs ailleurs, dans d'autres pays.
00:08:46Alors, moi, je suis plutôt sur la ligne de l'enracinement.
00:08:50Je trouve que c'est très passionnant.
00:08:52Et, en effet, la cérémonie d'ouverture des JO, contrairement aux JO eux-mêmes,
00:08:59ne m'avait absolument pas emballé.
00:09:01C'est le moins qu'on puisse dire.
00:09:03Et hier soir, c'était très passionnant, toujours intense, par moments violents.
00:09:08Et il faut, au fond, si on peut raccorder le débat d'hier soir avec ce qui précédait.
00:09:16Et j'ai vu, par exemple, j'ai écouté avec bonheur,
00:09:19à un citoyen de Liévin, qui disait les choses tout uniment,
00:09:26au fond, très directement, accordé avec ce qu'allait développer Éric Zemmour par la suite.
00:09:32Et, pardon, juste un mot encore,
00:09:36entre le ton un peu mièvre, un peu doucereux de Raphaël Glucksmann avant,
00:09:44et la violence durant le débat avec Éric Zemmour,
00:09:47il y avait une sorte de gouffre qui ne manquait pas de frapper.
00:09:51Oui, et c'est intéressant de voir que cette violence,
00:09:53ou en tout cas ce moment paroxystique, est arrivé, Naïman Fadal,
00:09:57quand il s'agit de parler de l'identité, de l'aspect culturel, du débat idéologique.
00:10:01C'est vrai qu'on peut s'enflammer sur les impôts.
00:10:03Il y a matière, mais c'est vrai qu'on s'enflamme davantage sur des sujets
00:10:06qui ont trait à la France, aux racines, à ce qui nous définit,
00:10:10et ce qui nous définira peut-être encore demain.
00:10:12Oui, c'est extrêmement important.
00:10:14Moi, j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce débat,
00:10:17parce qu'effectivement, la question de l'identité,
00:10:19c'est la question de soi, de son enracinement, de son pays,
00:10:22de l'appartenance commune, et de la légitimité aussi.
00:10:27Moi, je me souviens que Laurent Bouvet, du printemps républicain,
00:10:29avait parlé de cette insécurité culturelle,
00:10:32alors que lui, il était un homme de gauche.
00:10:33Et combien il avait été attaqué par la gauche.
00:10:35Exactement, notamment par la gauche.
00:10:36La gauche, de toute façon, elle est dans son idéologie,
00:10:38elle est sans-frontiériste, elle veut effacer les frontières.
00:10:43La majorité de la gauche, elle est quand même dans cette dimension-là,
00:10:47d'effacer les frontières, il n'y a pas de peuple, etc.
00:10:53Alors qu'il est légitime, il est même normal,
00:10:56normal d'enraciner un peuple, d'être dans ce lien commun,
00:11:02d'appartenance.
00:11:03Pour toujours.
00:11:04Moi, je me suis une sommoire, et je trouve que même les pays d'où viennent,
00:11:09les personnes issues de l'immigration, eux-mêmes, ne voudraient pas changer.
00:11:13Alors, je voudrais en parler, quand vous me faites le lien avec le sujet précédent,
00:11:16et vous interrogez, Alexandre Devecchio et vous tous,
00:11:18parce que le sondage, on en a beaucoup parlé ici même et ailleurs,
00:11:21qui met en avant une radicalisation chez une partie des jeunes français musulmans,
00:11:25a provoqué les mêmes débats, les mêmes prises de position.
00:11:28On verra s'il y a un sursaut, à chaque fois on pose la question.
00:11:30Alors, c'est très inquiétant, pour une frange, c'est quand même une fascination pour les thèses djihadistes.
00:11:36Donc, ça dit beaucoup avec tous les chocs que nous avons eus en France.
00:11:40Et d'ailleurs, le sondage marque une césure à partir de 2016,
00:11:43donc du débat autour de Charlie.
00:11:45Est-ce que la question plus largement, selon vous, Alexandre Devecchio,
00:11:48peut être aussi de savoir pourquoi on n'adhère pas aussi à un pays,
00:11:51mais qui ne s'aime plus, qui ne se raconte plus,
00:11:54qui va chercher ses souvenirs ailleurs,
00:11:56qui préfèrent parfois une cérémonie d'ouverture des géos sans la caricaturer,
00:12:00au Puy du Fou ou à d'autres spectacles ?
00:12:03Oui, oui, les deux sujets, à mon avis, se tiennent,
00:12:06puisque la nature a rendu vide
00:12:08et sans doute que les difficultés,
00:12:12ou même l'échec en matière d'immigration que nous avons,
00:12:16est lié au fait que nous n'avons pas su transmettre un héritage culturel
00:12:20et que sans doute des jeunes qui ont grandi en France ont choisi un autre récit.
00:12:26Et c'est vrai que l'islamisme offre une mythologie,
00:12:29un récit, une idéologie que peut-être la France n'a pas su transmettre.
00:12:37Et surtout, on a laissé les frères musulmans,
00:12:41un certain nombre de militants islamistes,
00:12:43aussi propager leur vision du monde.
00:12:48Ils ont gagné la victoire culturelle ?
00:12:49Ils ont gagné une forme de bataille culturelle.
00:12:51Il aurait fallu défendre notre propre vision du monde.
00:12:54Et ça, on ne l'a pas fait.
00:12:55Et pire que ça, surtout, on a été beaucoup dans la repentance,
00:12:58dans la détestation de soi.
00:13:00Ce n'est même pas qu'on n'a pas été dans l'amour de soi.
00:13:02C'est que le récit dans lequel moi j'ai grandi à l'école,
00:13:06c'était celui d'une France coloniale, d'une France raciste.
00:13:11Comment intégrer des gens si on leur explique
00:13:14qu'on est un pays raciste qui les déteste ?
00:13:16Je crois que ce n'est pas possible.
00:13:18Et aujourd'hui, on est en train de le payer très cher,
00:13:20même si ce sondage s'explique aussi par la force du nombre.
00:13:24Il faut le dire aussi.
00:13:26Comme pour l'instant, il n'y a pas de solution.
00:13:28Personne ne prend quand même en considération l'importance
00:13:31et la force du nombre.
00:13:33C'est quand même le problème principal.
00:13:35Mais il n'empêche que même si on stoppait les flux migratoires,
00:13:38il y a un certain nombre de populations qui sont en France,
00:13:41qui ont vocation à y rester parce qu'elles ont la nationalité française.
00:13:44Et là, il faudra faire un travail d'intégration.
00:13:47Et là, il faudra le faire avec un projet de dépassement.
00:13:48Il y a des Français qui sont Français depuis 4 générations.
00:13:50Oui, c'est ce que je...
00:13:52Je ne sais pas s'ils ont tous 4 générations,
00:13:55mais enfin, il y a des gens de la 2e et de la 3e génération.
00:13:58Non, non, là, c'est plus que la 2e et la 3e.
00:13:59Là, c'est vraiment ou 3e ou 4e.
00:14:02En tout cas, on dit qu'il y a 7% de musulmans.
00:14:05C'est 7% des 18-25 ans.
00:14:07En France.
00:14:08Voilà, c'est ça, parce que...
00:14:11Mais alors, comment vous expliquez ?
00:14:12Vous pensez, Michel Fayette, est-ce que pour vous,
00:14:15cette amnésie des grandeurs de la part de la France
00:14:18explique aussi cet attrait pour...
00:14:21Là, on parle...
00:14:22Je ne parle pas des thèses djihadistes,
00:14:24cet attrait aussi pour un islam plus radical,
00:14:26pour des pratiques rigoristes, sans forcément tomber,
00:14:29même si malheureusement, il y a souvent un lien
00:14:30avec une fascination pour des choses extrêmement radicales.
00:14:33Oui, mais enfin, moi, je pense que le grand problème,
00:14:36c'est qu'en France, on a construit trop de mosquées,
00:14:38beaucoup trop vite,
00:14:40qu'on a incité ces populations à, justement,
00:14:42aller dans ces mosquées.
00:14:44Et ces mosquées sont financées par des pays étrangers.
00:14:48Et ces pays étrangers déversent beaucoup d'argent en France.
00:14:52L'Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie, l'Algérie...
00:14:55On accepte de financer...
00:14:56Bien sûr.
00:14:57Donc cet argent influe sur ces populations.
00:15:00Quand vous arrivez en France,
00:15:01il y a des... On n'en parle quasiment pas,
00:15:04mais à part dans ce rapport,
00:15:05finalement, ce mot est apparu,
00:15:06alors qu'il n'apparaissait pas dans les rapports précédents,
00:15:09l'établir qui font du porte-à-porte
00:15:11et qui islamise cette population
00:15:13qui ne l'est pas forcément au départ.
00:15:15Et ensuite, les frères musulmans et les salafistes
00:15:17et les takfiristes viennent récupérer
00:15:18le travail fait par l'établir.
00:15:21Donc, ce travail, si on le laisse,
00:15:24c'est-à-dire, si l'État n'intervient pas
00:15:26pour arrêter l'établir, les frères musulmans,
00:15:29les salafistes et les takfiristes,
00:15:30alors on va préparer, en fait,
00:15:33un peuple face à un autre.
00:15:34Je parle d'un peuple face à un autre
00:15:36parce que ces islamistes-là,
00:15:38ils veulent créer...
00:15:40En fait, ils demandent aux musulmans
00:15:42de se distinguer des autres
00:15:44et de former la Oumma face à la France.
00:15:46C'est un musulman qu'ils associent aux mécréants
00:15:49parce qu'ils ne seraient pas assez, justement,
00:15:51islamisés.
00:15:51Bien sûr.
00:15:52Mais comment on fait quand la plus grande mosquée
00:15:53radicale, aujourd'hui, c'est TikTok ?
00:15:55Il n'y a pas besoin d'ouvrir la mosquée
00:15:57à côté de sa maison
00:15:58parce que vous l'avez en ouvrant simplement
00:16:00votre téléphone.
00:16:01Et puis, vous avez aussi Al Jazeera
00:16:02sur votre téléphone,
00:16:03alors que c'est interdit
00:16:04en Cisjordanie, aujourd'hui.
00:16:07Je veux dire, Mahmoud Abbas lui-même
00:16:08interdit Al Jazeera
00:16:09et en France, nous, on l'autorise.
00:16:11Et c'est diffusé sur TikTok,
00:16:12c'est diffusé sur YouTube,
00:16:13sur Dailymotion,
00:16:14et sur le câble, le satellite, etc.
00:16:17Donc, en France, on laisse des oulémas,
00:16:20des imams qui sont condamnés par ailleurs
00:16:22venir parler aux yeux et aux oreilles de tous,
00:16:26quoi, en France,
00:16:26pour que les gens soient islamistes.
00:16:29Ça ne va pas.
00:16:30Parce que, vous le savez très bien,
00:16:31je veux dire,
00:16:32les islamistes demandent
00:16:34à ce que les gens se distinguent.
00:16:35Pourquoi est-ce qu'il y a le voile ?
00:16:36C'est pour se distinguer.
00:16:37Pourquoi est-ce qu'il y a la barbe sans la moustache ?
00:16:39C'est pour se distinguer.
00:16:40Pourquoi est-ce qu'il y a la barbe sans la moustache ?
00:16:41C'est pour se distinguer.
00:16:43Si on laisse faire,
00:16:44si on ne fait rien,
00:16:45à un moment donné,
00:16:45vraiment, il y aura deux peuples
00:16:46l'un face à l'autre.
00:16:48Et quand il y a deux peuples
00:16:48l'un face à l'autre,
00:16:49à la fin, ça s'ermine par une guerre civile.
00:16:51Est-ce que c'est ce qu'on veut ?
00:16:53Mais...
00:16:54Vous le savez, ce que...
00:16:55Je ne le sais que trop bien,
00:16:57mais votre question à la fin...
00:16:59Non, c'est-à-dire qu'il faut que l'État intervienne.
00:17:01Il faut qu'il mette fin au financement.
00:17:03Est-ce qu'on le veut ?
00:17:03C'est-à-dire que...
00:17:04Je ne sais pas s'ils se rendent compte.
00:17:05J'espère que nos dirigeants se rendent compte
00:17:07dans la gravité de la situation.
00:17:09Mais, a priori, Sonia,
00:17:12l'augmentation de la pratique religieuse,
00:17:15en elle-même,
00:17:16ne serait pas porteuse de danger.
00:17:18Je veux dire,
00:17:19on pourrait concevoir
00:17:20une augmentation tranquille
00:17:22et innocente de la pratique...
00:17:24Mais ce qui a d'effrayant...
00:17:26Je n'imaginais pas à quel point
00:17:29il y aurait une telle adhésion
00:17:30à la charrière, quoi, moi.
00:17:32C'est ce qui me stupide.
00:17:33Mais en quoi c'est stupéfiant ?
00:17:35D'année en année,
00:17:36le sondage montre un panorama
00:17:38qui ne cesse de s'assombrir.
00:17:40D'année en année,
00:17:41une immigration,
00:17:42je ne sais pas,
00:17:42un lien direct,
00:17:43mais qui n'est pas contrôlé,
00:17:44ne cesse...
00:17:45Enfin, c'est chaque année
00:17:45l'équivalent d'une ville
00:17:46comme celle de Toulouse.
00:17:48Comment voulez-vous
00:17:49que les mêmes mots
00:17:51ne provoquent pas les mêmes...
00:17:52Je veux dire,
00:17:53les mêmes effets,
00:17:54les mêmes mots, oui.
00:17:54Et si la pratique augmente
00:17:55et que les textes
00:17:56qui sont liés à la mosquée
00:17:57sont des textes islamistes,
00:17:58du coup, forcément,
00:17:59vous êtes en train
00:18:00de les pousser vers la charrière,
00:18:01vous les poussez plus vers l'islamisme.
00:18:03Il faut contrôler ce qui est dit.
00:18:05Il faut aller à la confrontation intellectuelle,
00:18:08à mon sens,
00:18:09sans confrontation intellectuelle.
00:18:10Il y a été fait dans beaucoup de pays
00:18:11arabes et musulmans.
00:18:12Absolument.
00:18:12Alors, je reprends ce qu'a dit Philippe
00:18:15et je suis d'accord avec vous.
00:18:17Le problème,
00:18:18ce n'est pas tant la pratique religieuse,
00:18:21c'est une pratique en rupture
00:18:22avec la société d'accueil.
00:18:24C'est effectivement le fait
00:18:25d'être dans un comportement
00:18:26qui n'est plus dans le commun.
00:18:27Mais tout ça,
00:18:28ça s'est installé aussi
00:18:29à cause des politiques...
00:18:30des politiques mises en place
00:18:31par la France.
00:18:32Dès les années 80,
00:18:34je vous rappelle
00:18:35qu'il y a eu le wahhabisme
00:18:36qui a pénétré
00:18:37les pays arabo-musulmans
00:18:39et qui est venu aussi en France
00:18:41et qui a été accompagné aussi
00:18:42par des politiques
00:18:44qui ont favorisé
00:18:45l'entre-soi et l'enclavement.
00:18:47Aujourd'hui,
00:18:47quand vous êtes dans des quartiers
00:18:48complètement homogènes,
00:18:50il y a aussi un mimétisme
00:18:51qui se met.
00:18:52Ce n'est pas forcément,
00:18:53par exemple,
00:18:54une pression
00:18:55pour mettre le voile.
00:18:56C'est parce que
00:18:57tout le monde,
00:18:57à un moment,
00:18:58le met.
00:18:59Et effectivement,
00:18:59quand moi j'entends
00:19:00qu'ils sont des œuvrés,
00:19:01c'est pour ça
00:19:03qu'ils se mettent
00:19:04dans une pratique.
00:19:05Non,
00:19:05ils ne sont pas des œuvrés,
00:19:06ils sont dans une pratique
00:19:07qui est en lien
00:19:08aussi avec l'environnement.
00:19:10des œuvres.
00:19:12Effectivement,
00:19:12et aujourd'hui,
00:19:13en réalité,
00:19:14nous nous défendons
00:19:15de ne pas être
00:19:15un pays communautariste,
00:19:17mais en réalité,
00:19:18on a tout fait
00:19:19pour devenir
00:19:20un pays communautariste
00:19:21avec aussi,
00:19:22regardez,
00:19:22vous allez avoir
00:19:23les élections municipales,
00:19:25avec des personnes
00:19:26qui viennent
00:19:27et qui revendiquent
00:19:27d'être porte-parole
00:19:28de telle communauté.
00:19:29Mais alors,
00:19:30dans ce cas-là,
00:19:30il vaut mieux les combattre
00:19:31dans les urnes
00:19:31ou les interdire ?
00:19:32Est-ce que vous préférez
00:19:33le vrai débat
00:19:34à visage découvert ?
00:19:35En tout cas,
00:19:36il faut...
00:19:36face à un islamiste,
00:19:37alors vous dites non,
00:19:37ça ne peut même pas
00:19:38avoir pignon sur eux
00:19:40dans le débat.
00:19:40En tout cas,
00:19:40il faut avoir le souci
00:19:41aujourd'hui
00:19:42de poser un vrai débat.
00:19:44Non, mais si je dis ça,
00:19:46c'est parce que
00:19:47vous avez encore...
00:19:47Vous avez raison,
00:19:48mais encore...
00:19:48Vous avez vu hier encore
00:19:49M. Raphaël Glucksmall
00:19:51qui bégayait.
00:19:52Quand une personne lui dit
00:19:53je suis voilée,
00:19:54moi je voudrais travailler
00:19:54dans le service public.
00:19:56Et en fait,
00:19:56il bégayait,
00:19:57il bégayait.
00:19:58Il disait,
00:19:58mais vous savez,
00:19:59vous avez le droit ici...
00:20:00Et à un moment,
00:20:01il lui dit,
00:20:02ah oui,
00:20:02mais service public,
00:20:05l'école,
00:20:05vous ne pouvez pas...
00:20:06Mais il faut arrêter.
00:20:07À un moment,
00:20:07il faut avoir un discours clair.
00:20:09Vous l'avez dit derrière moi
00:20:10dans un plateau
00:20:11qu'on a fait ensemble.
00:20:12Quelle société on veut ?
00:20:14Quelle société on demeure ?
00:20:15Est-ce qu'on veut
00:20:16l'égalité de traitement
00:20:18du citoyen ?
00:20:19Le rapport garçon-fille ?
00:20:21La liberté individuelle ?
00:20:22Etc.
00:20:23Sinon,
00:20:24effectivement,
00:20:25on va être,
00:20:26comme l'avait dit
00:20:27Gérard Collomb,
00:20:28à un moment,
00:20:28non plus côte à côte,
00:20:30mais face à face.
00:20:31Et ce qui est regrettable...
00:20:33Gérard Collomb,
00:20:33le ministre de la Terre,
00:20:35avait dit ceci.
00:20:35Je voudrais vous faire écouter
00:20:37le roi du Maroc.
00:20:40C'est un extrait
00:20:42qui circule très très souvent
00:20:44pour dire qu'une finie,
00:20:45l'assimilation n'est pas possible.
00:20:47Mais je suis sûre que...
00:20:48Alors,
00:20:48vous connaissez très bien ce pays,
00:20:49vous pouvez le comprendre différemment.
00:20:51Aussi,
00:20:51on va l'écouter
00:20:52et on va en parler juste après.
00:20:54Est-ce que vous aimeriez
00:20:55qu'il soit intégré en France ?
00:20:57Le principe même
00:20:58de l'intégration,
00:20:59est-ce que vous êtes où ?
00:21:00Est-ce que vous êtes connu ?
00:21:00Je n'appellerais même pas
00:21:02cela l'intégration.
00:21:03Je n'aimerais pas du tout
00:21:05qu'il soit l'objet d'une tentative,
00:21:06car ils ne seront jamais intégrés.
00:21:09Vous croyez que
00:21:09eux ne le veulent pas
00:21:10ou que c'est les Français
00:21:11qui le refusent ?
00:21:13L'exprimeront-ils
00:21:15qu'ils ne le pourront pas ?
00:21:17C'est possible entre Européens.
00:21:19La trame est la même.
00:21:21Les mouvements européens
00:21:23dans l'histoire
00:21:23ont été Est-Ouest.
00:21:26Et les mouvements humains,
00:21:28la religion,
00:21:29enfin,
00:21:30un tas de choses.
00:21:31Mais là,
00:21:32c'est un autre continent
00:21:33et vous n'en avez que faire.
00:21:35Ce sera de mauvais Français.
00:21:37Ce seront de mauvais Français.
00:21:38Enfin,
00:21:39vous nous découragez
00:21:40de chercher à intégrer.
00:21:41Je vous décourage
00:21:42en ce qui concerne les miens,
00:21:43les Marocains,
00:21:45d'essayer des détournements
00:21:46de nationalité,
00:21:47car ils ne seront jamais
00:21:48100% Français.
00:21:49Ça,
00:21:50je peux vous l'assurer.
00:21:52Alors,
00:21:52lucidité ou spécificité marocaine ?
00:21:54Non, mais après...
00:21:55Comment dire ?
00:21:56C'est le commandeur de croyance.
00:21:57C'est le commandeur de croyance.
00:21:58Après,
00:21:58ce sont ces sujets.
00:21:59C'est très différent peut-être.
00:22:00Il dit quelque chose
00:22:01qui est un tabou.
00:22:02Il est beaucoup plus facile
00:22:03de s'intégrer
00:22:04quand vous avez les mêmes cultures,
00:22:05les mêmes mœurs,
00:22:06la même religion
00:22:07que contraire.
00:22:08Moi,
00:22:09si je vais en Tunisie
00:22:10ou en Algérie,
00:22:11je suppose que je n'ai aucun problème
00:22:13et même au niveau...
00:22:14Mais vous n'avez aucun en France.
00:22:15Il faudrait que j'apprenne
00:22:16juste à apprécier Larissa.
00:22:18Vous n'êtes pas d'accord
00:22:18sur cette comparaison.
00:22:19Non,
00:22:20mais moi,
00:22:21je n'ai aucun problème ici,
00:22:22effectivement.
00:22:23Mais ce que je veux dire
00:22:23pour une personne
00:22:25effectivement de culture
00:22:27plutôt arabo-musulmane,
00:22:28ce sera plus facile
00:22:29dans un pays arabo-musulman
00:22:30et pareil pour un Italien.
00:22:32D'accord.
00:22:32C'est peut-être ça
00:22:33qu'il a,
00:22:35à mon avis,
00:22:36voulu dire.
00:22:37Vous pensez pas.
00:22:38Comment ?
00:22:39D'une lucidité,
00:22:41d'une crudité
00:22:42dans l'expression
00:22:43de la vérité
00:22:44extraordinaire.
00:22:45D'ailleurs,
00:22:46de Gaulle,
00:22:46sur un autre plan,
00:22:47dans des propos
00:22:48qu'on a peu diffusés,
00:22:50disait à peu près
00:22:50la même chose.
00:22:51C'est pour ça que je trouve
00:22:53que ce qu'a dit Alexandre
00:22:54tout à l'heure,
00:22:54on est de la même génération
00:22:55en plus,
00:22:55mais le discours
00:22:56dans l'éducation nationale,
00:22:58dans le fait
00:22:58de ne pas nous faire aimer
00:22:59la France,
00:23:00parce que c'est ça
00:23:00dont il s'agit,
00:23:01pourquoi il y a aussi
00:23:01cette désertion.
00:23:03Actuellement,
00:23:03on s'y retrouve un peu,
00:23:04c'est-à-dire que
00:23:04quand on parle d'immigration,
00:23:06on nous dit
00:23:06que la France
00:23:06est un pays d'immigration.
00:23:07C'est le discours
00:23:07qu'il y a de tout temps,
00:23:09la France a été
00:23:10un pays d'immigration.
00:23:11Donc on met
00:23:11un statut égal,
00:23:13ce qui est factuellement
00:23:13faux déjà,
00:23:14et en plus,
00:23:15on met un statut égal
00:23:15entre les différentes
00:23:16immigrations,
00:23:17mais évidemment
00:23:17qu'il y a une forme
00:23:18de distance culturelle
00:23:19à prendre en compte.
00:23:19Entre un Afghan
00:23:20qui arrive en France
00:23:21et un Italien
00:23:21qui arrive en France,
00:23:22c'est pas tout à fait
00:23:23la même phase
00:23:24d'intégration
00:23:25et d'assimilation,
00:23:26évidemment.
00:23:26On va marquer une pause,
00:23:28d'ailleurs l'une des pistes,
00:23:29c'est vraiment l'une des pistes,
00:23:31je ne la mets pas du tout au top,
00:23:33mais pour renouer
00:23:33avec cette verté,
00:23:34beaucoup,
00:23:34beaucoup vous mettre en avant
00:23:35pour retrouver cet amour de soi,
00:23:37cette mixité,
00:23:38ce mélange,
00:23:39évidemment,
00:23:40c'est un retour
00:23:40du service national
00:23:41qui avait été supprimé
00:23:42en 1997,
00:23:43on verra le sujet
00:23:44dans quelques instants
00:23:45de Valentin Rouillon,
00:23:46puis on ira
00:23:47au salon des maires de France,
00:23:48vous allez voir,
00:23:49comme d'habitude,
00:23:49tout le monde y va,
00:23:50tous ceux qui aspirent
00:23:51pour 2027,
00:23:52vous n'y êtes pas...
00:23:53On y va cet après-midi,
00:23:55c'est la radio.
00:23:55Ah, très bien,
00:23:57donc vous aspirez aussi
00:23:58pour la prochaine présidentielle
00:23:59avec des ambitions.
00:24:00C'est une formidable manifestation
00:24:02chaque année.
00:24:02Nous sommes d'accord,
00:24:03à tout de suite,
00:24:03on va en parler.
00:24:09Merci d'être avec nous
00:24:11et déjà une parole
00:24:12qui fait pas mal réagir,
00:24:14celle du président
00:24:14qui fustige
00:24:16les bourgeois
00:24:16des centres-villes
00:24:17qui financent parfois
00:24:18le narco-trafic,
00:24:20certainement les consommateurs,
00:24:21évidemment,
00:24:22c'est toujours
00:24:22l'angle un peu oublié
00:24:24de ce grand débat.
00:24:25Nous allons en parler,
00:24:26demander également
00:24:26qui a pris le pouvoir
00:24:27à Marseille,
00:24:28mais tout d'abord,
00:24:29votre rappel des titres,
00:24:30chère Margot.
00:24:32Et justement,
00:24:33au sujet du narcotrafic,
00:24:34c'est une guerre
00:24:34et on va la gagner,
00:24:35ce sont les mots ce matin
00:24:37de Bruno Rotaillot
00:24:38sur CNews,
00:24:39ancien ministre de l'Intérieur,
00:24:41mettant en avant
00:24:41la nouvelle loi
00:24:42sur la lutte
00:24:42contre la criminalité organisée.
00:24:45Elle est inspirée
00:24:45de la législation antiterroriste.
00:24:48Gravie limitée
00:24:49à compter d'aujourd'hui
00:24:50de la police municipale
00:24:51de Corbeil-Esson,
00:24:52dans son viseur,
00:24:53notamment les effectifs
00:24:54qui ont fondu de moitié
00:24:55les moyens devenus dérisoires
00:24:57ou encore les horaires
00:24:58jugés inadaptés
00:24:59aux besoins
00:25:00sur le terrain.
00:25:01L'an dernier,
00:25:02un taux record
00:25:02de criminalité
00:25:03avait été enregistré
00:25:04dans la ville.
00:25:06Et puis,
00:25:06l'État attaqué
00:25:06en justice
00:25:07pour non-respect
00:25:08des droits humains
00:25:08par six associations
00:25:09d'aide aux migrants
00:25:10dans leur viseur,
00:25:11leur condition de vie
00:25:12dans des campements
00:25:13précaires près de Dunkerque.
00:25:14Elles ordonnent à l'État
00:25:16de prendre des mesures
00:25:17pérennes et immédiates.
00:25:19Nous en parlerons
00:25:20dans quelques instants.
00:25:21Peur sur les villes françaises
00:25:23avec un risque de corruption
00:25:25qui s'étend,
00:25:26des assassinats malheureusement.
00:25:27Et on a vu avec le frère
00:25:28du militant anti-narco
00:25:30Cassacy,
00:25:31un risque de corruption,
00:25:32on l'a dit,
00:25:32des magistrats menacés,
00:25:33des policiers qui sont
00:25:34moins bien équipés
00:25:35que les narco-trafiquants.
00:25:37Vous écouterez à ce sujet
00:25:38l'ancien ministre de l'Intérieur.
00:25:39Mais tout d'abord,
00:25:40puisque nous parlions
00:25:41de la France,
00:25:41l'une des pistes
00:25:43ou alors parmi les propositions,
00:25:44beaucoup veulent le retour
00:25:45peut-être fantasmé
00:25:47du service national
00:25:49supprimé en 97.
00:25:51Ces contours
00:25:51pour vous rafraîchir
00:25:52la mémoire
00:25:52avec Valentin Rouillon.
00:25:55Le service national,
00:25:57voilà le nom
00:25:58du nouveau service militaire.
00:26:00Le journal L'Opinion
00:26:01révèle les détails
00:26:02de son possible retour
00:26:03et il serait déjà
00:26:04sur la base du volontariat.
00:26:07A l'horizon 2030,
00:26:0910 000 jeunes hommes
00:26:09et femmes volontaires
00:26:10sont prévus
00:26:11pour 10 mois par an.
00:26:12Objectif,
00:26:1350 000 jeunes en 2035.
00:26:16Selon un haut gradé
00:26:17interrogé par l'Opinion,
00:26:18l'ambition du président
00:26:19est de renforcer
00:26:21les armées.
00:26:22Les jeunes qui feront
00:26:23leur service national
00:26:24auront ensuite
00:26:24le choix entre servir
00:26:25dans la réserve opérationnelle
00:26:27de niveau 1,
00:26:28la RO1,
00:26:29et celle du niveau 2,
00:26:31la RO2.
00:26:32Selon l'opinion,
00:26:32ce service national
00:26:33permettrait d'avoir
00:26:3480 000 réservistes
00:26:36en 2030
00:26:37et 105 000 en 2035
00:26:38contre 50 000 aujourd'hui.
00:26:41Mais comment
00:26:42susciter l'envie ?
00:26:44Depuis 2011,
00:26:45il existe la JDC,
00:26:46la journée de défense
00:26:47et de citoyenneté.
00:26:48obligatoire pour les 16-25 ans,
00:26:50elle présente le fonctionnement
00:26:52de l'armée
00:26:52et permet de la découvrir.
00:26:54En janvier dernier,
00:26:55lors de ses voeux aux armées,
00:26:57Emmanuel Macron
00:26:57la voulait plus immersive.
00:26:59Depuis septembre,
00:27:00différents ateliers
00:27:01y sont proposés
00:27:02comme le tir sportif laser,
00:27:04les repas sous forme
00:27:04de rations militaires
00:27:05ou encore
00:27:06la participation
00:27:07à la cérémonie des couleurs.
00:27:09Une immersion renforcée,
00:27:11censée rapprocher
00:27:11une génération
00:27:12parfois distante
00:27:13sur les questions militaires.
00:27:15C'est toujours la même question,
00:27:18gadget ou véritable panacée,
00:27:20je ne pense pas,
00:27:20mais en tout cas,
00:27:21c'est sérieux.
00:27:21Ça ressemble
00:27:22à un parc d'attractions,
00:27:23pardonnez-moi,
00:27:23mais c'est un peu
00:27:25une journée à Koh-Lanta.
00:27:27Non, mais je plaisante,
00:27:29mais des tirs au laser.
00:27:30En vérité,
00:27:33ça va attirer qui ?
00:27:33Des gens qui sont déjà
00:27:34un peu patriotes,
00:27:35qui ont envie
00:27:36de servir la nation.
00:27:37Ça existe à travers
00:27:38l'idée d'une garde nationale.
00:27:39Alors, il faut sans doute
00:27:40une garde nationale plus grande.
00:27:43Donc ça, pourquoi pas ?
00:27:44Mais ne nous vendons pas ça
00:27:45comme quelque chose
00:27:47qui va participer
00:27:48à l'intégration,
00:27:49à la cohésion nationale
00:27:50parce que ce n'est pas vrai.
00:27:52Je ne sais pas
00:27:53si on a les moyens aujourd'hui
00:27:54de refaire un service national.
00:27:56Un mois,
00:27:57juste pour apprendre
00:27:57quelques bases de respect.
00:27:58Ou on fait un service national
00:28:00pour tout le monde,
00:28:01quelque chose d'égalitaire
00:28:02et pour une durée importante,
00:28:04à mon avis,
00:28:05de trois à six mois,
00:28:06où on ne le fait pas en réalité.
00:28:07Ça, c'est qu'un gadget
00:28:08qui va coûter de l'argent
00:28:09et qui ne va pas servir
00:28:10à grand-chose.
00:28:11Moi, je pense qu'il faut le faire
00:28:12parce qu'effectivement,
00:28:13il ne faut pas forcément
00:28:14pour...
00:28:16Maintenant, on a une armée professionnelle,
00:28:17mais on voit
00:28:18qu'il y a quand même
00:28:18de nouvelles menaces.
00:28:20On voit qu'il y a
00:28:21des violences dans le pays
00:28:23et que ça pourrait être utile
00:28:24d'avoir une vraie garde nationale.
00:28:25Mais à ce moment-là,
00:28:25faisons un service national
00:28:27pour tout le monde.
00:28:28En tout cas,
00:28:28si c'est pour intégrer les gens
00:28:30et faire de la cohésion nationale,
00:28:31il faut le faire
00:28:32de manière globale
00:28:33et sur une durée importante.
00:28:35Et ça vous concernerait, donc ?
00:28:37Je pense que c'est trop tard.
00:28:38Je pense que c'est trop tard.
00:28:39C'est là pour les jeunes.
00:28:40Il est trop vieux.
00:28:41Il est trop rétroactif.
00:28:42Mais pourquoi pas ?
00:28:43Si ça doit être rétroactif,
00:28:45je ne dis pas non.
00:28:45Je pense que...
00:28:46Je suis partie de la génération
00:28:48qui a échappé.
00:28:49Mais je pense,
00:28:51et j'étais bien content à l'époque
00:28:52pour être honnête,
00:28:52mais je pense que ça a été
00:28:53une erreur de le supprimer
00:28:55puisque c'était sans doute
00:28:56un moment où, voilà,
00:28:57il y avait un brassage
00:28:59qui se faisait à la fois
00:29:00C'est très intéressant,
00:29:02même Sonia,
00:29:03de voir à quel point
00:29:05on est dans la recherche
00:29:07un peu désespérée
00:29:08d'un lien plus fort,
00:29:10par exemple,
00:29:11que les enthousiasmes
00:29:12collectifs sportifs.
00:29:14On n'y arrive pas
00:29:15à créer un vrai lien
00:29:17qui rassemble les Français.
00:29:19Il devrait commencer à l'école,
00:29:21en réalité,
00:29:22tout simplement.
00:29:22Mais effectivement,
00:29:23je pense que le débat,
00:29:24c'est un éternel débat qui revient.
00:29:26Vous avez...
00:29:26Oui, j'ai...
00:29:27Moi, je suis pour...
00:29:29Je suis pour...
00:29:30Et je suis pour
00:29:32d'une manière obligatoire.
00:29:34Très bien.
00:29:35Et Alexandre parlait
00:29:37qu'on n'a pas les moyens.
00:29:38Eh bien, il faut trouver
00:29:39les moyens.
00:29:40Je voudrais juste rappeler
00:29:41que le service militaire,
00:29:42auparavant,
00:29:43malheureusement,
00:29:44beaucoup de jeunes
00:29:44des quartiers
00:29:45se faisaient réformer.
00:29:46Et que même les généraux
00:29:48l'avaient dit
00:29:49que quand ils en avaient,
00:29:50il y avait des problèmes
00:29:50aussi de...
00:29:51Si, si, de comportement,
00:29:52vous pouvez trouver
00:29:53des rapports...
00:29:54Moi, je parle de la France.
00:29:57Non, il y avait quand même
00:29:58un problème
00:29:59et c'est pour ça que moi,
00:30:00je pense qu'il faut le rendre
00:30:01obligatoire
00:30:02pour tous les enfants.
00:30:04Parce que moi,
00:30:04je pense que ça peut être
00:30:05vraiment...
00:30:06Pour les politiques ?
00:30:07Ça peut être vraiment...
00:30:08Parce qu'on en connaît
00:30:09qui veulent être obligatoires
00:30:11mais qui ne sont jamais passés.
00:30:12Pour les politiques ?
00:30:13Il y a beaucoup de jeunes
00:30:13des quartiers
00:30:14dans l'armée aujourd'hui.
00:30:15Oui, justement,
00:30:16c'est ce que j'allais rajouter
00:30:17à ma chère Sonia.
00:30:19Il y a effectivement
00:30:20beaucoup de jeunes
00:30:21des quartiers
00:30:21qui sont dans l'armée
00:30:22parce qu'il y a une vocation,
00:30:24une vraie vocation.
00:30:25Donc, c'est pour ça
00:30:25qu'il y en a certains,
00:30:27comme vous l'avez dit,
00:30:27qui n'y iraient certainement pas.
00:30:29Mais il y en a beaucoup
00:30:30qui iraient.
00:30:30Et effectivement,
00:30:31aujourd'hui,
00:30:32ils sont...
00:30:33D'ailleurs, j'ai moi-même
00:30:33un neveu qui s'est engagé
00:30:35dans l'armée.
00:30:35On saura tout avec vous
00:30:36en parlant de vocation.
00:30:37Quelle est la vocation
00:30:38du service public ?
00:30:40Radio France
00:30:40et France Télévisions.
00:30:42Est-ce que cette vocation
00:30:43est aussi celle
00:30:45d'assigner un groupe privé ?
00:30:47Notamment CNews,
00:30:48Européen et le JDD en justice.
00:30:50Et pour quelle cause ?
00:30:51On vous en parle
00:30:51puisque vous nous regardez souvent.
00:30:52Peut-être êtes-vous d'ailleurs
00:30:53téléspectateurs
00:30:54du service public,
00:30:56auditeurs
00:30:57et puis auditeurs aussi
00:30:58chez nous,
00:30:58à Européen,
00:30:59CNews.
00:31:00Est-ce que c'est compatible ?
00:31:01Moi, je le pense.
00:31:02Tout à fait.
00:31:02Est-ce que celle sera encore ?
00:31:05On l'espère.
00:31:05Mais vous voyez que
00:31:06ce procès
00:31:10qui va venir,
00:31:11il sera,
00:31:12en tout cas la base,
00:31:13c'est le dénigrement
00:31:14dont souffrirait
00:31:15l'audiovisuel public
00:31:17de notre part.
00:31:18Alors, on trouve
00:31:19que la meilleure des réponses
00:31:20a été donnée ce matin.
00:31:21Elle sera donnée, évidemment.
00:31:22Là, c'est une bataille judiciaire
00:31:24qui s'engage,
00:31:24mais elle a été donnée ce matin
00:31:25dans la chronique
00:31:26de Laurent Tessier
00:31:27sur Européen.
00:31:27Je vous propose d'écouter
00:31:28et vous me dites
00:31:29ce que vous en pensez
00:31:29juste après.
00:31:30De manière objective, bien sûr.
00:31:32Oui, Radio France
00:31:36et France Télévisions
00:31:37nous attaquent en justice
00:31:38pour dénigrement.
00:31:40Plain de déposer
00:31:40la semaine dernière,
00:31:42l'empire de l'audiovisuel
00:31:43public nous cible.
00:31:45Porter plainte
00:31:46pour dénigrement,
00:31:46c'est quand même
00:31:47pardonnez-moi l'hôpital
00:31:48qui se fout de la charité.
00:31:49Dénigrement,
00:31:50un mot que connaît bien
00:31:50le service public
00:31:51avec notre argent,
00:31:52nos impôts depuis des années.
00:31:53Je rappelle que
00:31:54Delphine Ernotte,
00:31:55la présidente de France Télévisions,
00:31:56avait déclaré
00:31:57dans une interview
00:31:58au Monde mi-septembre,
00:31:58CNews est un média d'opinion
00:32:00qu'ils assument
00:32:01d'être une chaîne
00:32:02d'extrême droite.
00:32:02Des propos confirmés ?
00:32:04Vous redites ce matin
00:32:04sur Erdelle,
00:32:05CNews est une chaîne
00:32:06d'extrême droite.
00:32:07J'assume tout ce que j'ai dit.
00:32:08Je rappelle qu'un complément
00:32:09d'enquête,
00:32:10l'émission de France 2
00:32:10va avoir lieu sur CNews
00:32:12sûrement pour dénigrer.
00:32:13Je rappelle que
00:32:14Vincent Mellet,
00:32:15directeur éditorial
00:32:16de Radio France,
00:32:16avait donné une interview
00:32:17en septembre
00:32:18au journal Le Parisien.
00:32:19Il avait déclaré
00:32:20après l'affaire
00:32:20Thomas Legrand-Patrick Cohen
00:32:21que nous étions
00:32:22ses pires adversaires.
00:32:23La négation du journalisme,
00:32:25des médias d'opinion,
00:32:26militants,
00:32:27d'obsession,
00:32:28dénigrement.
00:32:28Le 10 mars dernier,
00:32:29l'émission C'est dans l'air
00:32:30sur France 5
00:32:31avait tenté
00:32:31de nous décrédibiliser
00:32:33après des critiques
00:32:34concernant Emmanuel Macron,
00:32:35une menace russe
00:32:35et sa phrase
00:32:36« On est en guerre quelque part ».
00:32:38Sur Europe 1,
00:32:39animateurs et chroniqueurs.
00:32:41Il y a une dramatisation,
00:32:42je ne suis pas sûr
00:32:42que les autres pays fassent ça.
00:32:43Emmanuel Macron aime
00:32:44nous faire peur,
00:32:45nous donner du stress,
00:32:45nous inquiéter.
00:32:46J'espère qu'Emmanuel Macron
00:32:47ne compte pas marcher sur Moscou.
00:32:49Une contre-offensive médiatique
00:32:50au service d'une vision
00:32:51qui amoindrit l'ampleur
00:32:52de la menace russe.
00:32:53Rien que ça,
00:32:54musique stressante,
00:32:55langage guerrier,
00:32:56le dénigrement par France Inter
00:32:57avec Thomas Legrand,
00:32:58auteur pour l'éternité
00:32:59de la phrase
00:33:00« Nous on fait ce qu'il faut
00:33:01pour Dati, Patrick et moi
00:33:02devant deux responsables socialistes ».
00:33:04Il donnait des leçons
00:33:05de déontologie l'an dernier.
00:33:06Et moi,
00:33:07ce que je lui reproche C News,
00:33:08c'est de ne pas faire
00:33:09de journalisme.
00:33:10C'est le non-journalisme
00:33:11de C News qui m'embête.
00:33:12Et si vous voulez,
00:33:13on peut remonter plus loin.
00:33:14En juin 2021,
00:33:15Charline Vanhoenacker
00:33:16dénigrait dans son billet
00:33:17d'humeur nos camarades.
00:33:18Je postule comme
00:33:19programmatrice à C News.
00:33:21J'ai écrit une petite
00:33:21lettre de motivation.
00:33:22« Chère C News,
00:33:23je me porte candidate
00:33:24pour vous aider
00:33:25à choisir vos invités
00:33:26parce qu'il me semble important
00:33:27de contribuer
00:33:28à la pluralité des idées
00:33:29d'extrême droite. »
00:33:30Et pourquoi la journaliste
00:33:31de France Inter,
00:33:32Sonia De Villers,
00:33:33dénigrait autant
00:33:33leur dépro sur C News
00:33:34et Pascal Praud
00:33:35le 31 mai 2018 ?
00:33:37« Plateau à son image,
00:33:39sans conviction véritable
00:33:40du moment qu'on s'entrechoque.
00:33:42C News propose donc
00:33:42une version low-cost
00:33:44de la Fox News américaine.
00:33:46Pascal Praud
00:33:46et C News
00:33:47permettent tout désormais.
00:33:48C'est inquiétant. »
00:33:49Le dénigrement,
00:33:50les intimidations,
00:33:51les attaques de Radio France
00:33:52et de France Télévisions
00:33:53contre C News Europe 1,
00:33:54le JDD,
00:33:55ont lieu depuis plusieurs années.
00:33:56Nous, nous répondons
00:33:56par des faits.
00:33:57La réalité, eux,
00:33:58attaquent en justice
00:33:59et nous accusent
00:33:59de tous leurs problèmes.
00:34:00Le déni.
00:34:03Bon, votre réaction
00:34:04dans quelques instants,
00:34:05mais je vous le disais tout à l'heure,
00:34:06on va passer par le Congrès
00:34:07des maires de France.
00:34:08Écoutez l'ancien Premier ministre,
00:34:09Gabriel Attal.
00:34:10C'est mon groupe Didier Legac
00:34:11qui en est le rapporteur.
00:34:13On doit continuer à agir
00:34:14et agir plus fort encore
00:34:15pour protéger les élus,
00:34:17pour les soutenir,
00:34:19pour libérer aussi leurs initiatives
00:34:20pour qu'ils puissent développer
00:34:21leurs projets
00:34:21et c'est ça que je veux faire
00:34:22avec Renaissance.
00:34:24Parmi les problèmes
00:34:24auxquels sont confrontés les maires,
00:34:25il y a évidemment le narcotrafic.
00:34:27On l'a vu avec l'assassinat
00:34:28de Médic et Sassi.
00:34:29Le ministre de l'Intérieur
00:34:30a parlé d'un point de bascule.
00:34:31D'abord,
00:34:32est-ce que vous partagez ce constat
00:34:33et quand vous voyez
00:34:34à quel point les mineurs
00:34:35sont souvent dans ces narcotrafic,
00:34:37est-ce que vous regrettez
00:34:40la loi sur la justice des mineurs
00:34:42que vous aviez portée ?
00:34:44Ce qui s'est passé,
00:34:44le ministre de l'Intérieur
00:34:45a eu raison de le dire,
00:34:47est absolument innommable
00:34:48et insupportable
00:34:49dans un pays comme la France.
00:34:51C'est vrai qu'aujourd'hui,
00:34:52on assiste à un phénomène,
00:34:55on assiste à des choses
00:34:57qu'on ne pensait pas imaginables
00:35:00il y a encore quelques années
00:35:01en France.
00:35:02Il y a une loi importante
00:35:03qui a été votée
00:35:03il y a quelques mois seulement
00:35:04sur le narcotrafic
00:35:05et je crois profondément
00:35:06qu'elle va donner
00:35:07des outils supplémentaires
00:35:08à nos forces de l'ordre,
00:35:09au parquet
00:35:10pour pouvoir agir
00:35:11plus efficacement
00:35:12sur le sujet.
00:35:13Mais la réalité,
00:35:14c'est qu'au-delà
00:35:15de la question du narcotrafic,
00:35:16le sujet,
00:35:18c'est celui du respect
00:35:18des règles de l'ordre
00:35:19et de l'autorité
00:35:20dans toute la société
00:35:21et notamment chez les mineurs.
00:35:23C'est un sujet
00:35:23sur lequel je me suis engagé,
00:35:24vous le savez,
00:35:25depuis plusieurs années
00:35:25en tant que ministre
00:35:26de l'Éducation nationale
00:35:27et de la jeunesse,
00:35:28en tant que Premier ministre
00:35:29pour ce choc d'autorité
00:35:31qui est nécessaire
00:35:31aujourd'hui chez les mineurs.
00:35:33J'avais préparé
00:35:34un projet de loi
00:35:34en tant que Premier ministre
00:35:35sur la dévinquance
00:35:37des mineurs.
00:35:37Malheureusement,
00:35:38la dissolution
00:35:38l'a interrompue.
00:35:40J'ai reproposé des mesures
00:35:41dans le cadre
00:35:41d'une proposition de loi,
00:35:43des mesures
00:35:44qui me semblent
00:35:44de bon sens.
00:35:46Création d'une comparution
00:35:47immédiate
00:35:48pour les mineurs.
00:35:48Aujourd'hui,
00:35:49elle n'est pas possible.
00:35:49atténuation de l'excuse
00:35:52de minorité.
00:35:53Il y a un certain nombre
00:35:53de situations
00:35:54où ce n'est pas compréhensible
00:35:55qu'il y ait une excuse
00:35:56de minorité
00:35:57qui s'applique automatiquement
00:35:58comme ça par principe.
00:35:59Quand on a des jeunes
00:36:00qui sont récidivistes,
00:36:01qui font des choses
00:36:02particulièrement graves,
00:36:03il faut mettre fin
00:36:04à l'excuse de minorité.
00:36:05Tout ça,
00:36:05je l'ai proposé dans mon texte.
00:36:06Il y a une partie des mesures
00:36:07qui ont été censurées
00:36:08par le Conseil constitutionnel.
00:36:10Et moi,
00:36:11vous savez,
00:36:11je ne suis pas du genre
00:36:11à me résigner,
00:36:12je ne suis pas du genre
00:36:12à me résoudre.
00:36:14Donc évidemment,
00:36:14on va continuer
00:36:15à faire des propositions
00:36:15et surtout,
00:36:16dans les débats
00:36:17qui auront lieu
00:36:18dans le pays,
00:36:19notamment à l'occasion
00:36:20de 2027,
00:36:21je proposerai des mesures
00:36:22très fortes,
00:36:23y compris une évolution
00:36:23de notre constitution
00:36:24pour qu'on soit en mesure
00:36:26de prendre les mesures
00:36:27qui s'imposent
00:36:27pour un choc d'autorité
00:36:29dans notre jeunesse.
00:36:29Emmanuel Lacroix
00:36:30fustige ce matin
00:36:31les bourgeois des centres-villes
00:36:32qui financent le narcotrafic.
00:36:33Vous êtes d'accord ?
00:36:35Ce qui est certain,
00:36:35c'est que le narcotrafic
00:36:37se développe
00:36:38parce qu'il y a de la consommation.
00:36:40Donc évidemment,
00:36:40c'est toujours important
00:36:41de le rappeler.
00:36:42La consommation alimente
00:36:43des réseaux
00:36:44qui sont des réseaux
00:36:45des réseaux qui tuent,
00:36:47on l'a vu,
00:36:48des réseaux qui financent
00:36:48par ailleurs
00:36:49d'autres activités criminelles,
00:36:51d'ailleurs jusqu'au terrorisme.
00:36:53Donc c'est important
00:36:53de le rappeler.
00:36:54Sur la taxe foncière,
00:36:55il y a 7 millions de foyers
00:36:56qui vont voir
00:36:57leur taxe foncière augmenter.
00:36:58La ministre des Comptes publics
00:37:00parlait hier soir
00:37:00d'une mise à jour.
00:37:01Est-ce que vous regrettez
00:37:02cette augmentation
00:37:02d'impôt pour les Français ?
00:37:04Oui.
00:37:05Moi, je le dis,
00:37:07je voudrais que la France
00:37:08puisse devenir
00:37:09ou redevenir
00:37:10une France de propriétaire.
00:37:12Que les jeunes couples d'actifs,
00:37:13les classes moyennes
00:37:14qui ont envie
00:37:14de pouvoir devenir propriétaires,
00:37:15de leur logement
00:37:16puissent le devenir.
00:37:18Et ce n'est pas avec
00:37:19des mesures administratives
00:37:20comme celle-là
00:37:20qu'on y arrivera
00:37:21parce que quelque part,
00:37:22ça crée de l'incertitude,
00:37:25de l'inquiétude
00:37:26chez beaucoup de Français
00:37:27qui veulent pouvoir
00:37:28devenir propriétaires.
00:37:29Donc oui, moi, je le dis,
00:37:31je ne comprends pas
00:37:31cette décision
00:37:32et j'espère qu'elle n'ira pas
00:37:33à son terme.
00:37:34Le Gérardin Vendela,
00:37:35ce matin, demande solennellement
00:37:36au Premier ministre
00:37:37de retirer justement
00:37:38cette proposition.
00:37:38Vous demandez aujourd'hui
00:37:39la même chose.
00:37:40Ce qu'on me dit,
00:37:40c'est que si j'étais aujourd'hui
00:37:41en fonction,
00:37:43je n'aurais pas permis
00:37:43à mon administration
00:37:45et là, encore une fois,
00:37:46on a plutôt besoin
00:37:47de faire en sorte
00:37:48que les Français
00:37:48puissent devenir propriétaires
00:37:49et ne pas mettre
00:37:50des bâtons dans les roues
00:37:51à nouveau des Français
00:37:52qui veulent devenir propriétaires.
00:37:53J'ai échangé ici
00:37:54avec tout le secteur
00:37:56des travaux publics,
00:37:56le secteur du logement
00:37:57en général.
00:37:59C'est un secteur
00:37:59qui est aujourd'hui fragilisé.
00:38:01Il y a beaucoup de choses
00:38:01qui ont été réussies
00:38:02ces dernières années
00:38:03d'un point de vue économique
00:38:04mais objectivement,
00:38:05sur l'immobilier
00:38:06et sur le logement,
00:38:07c'est un échec.
00:38:08Et il faut le dire,
00:38:09aujourd'hui,
00:38:09on a un système
00:38:10qui est à l'arrêt.
00:38:11C'est 250 000 emplois,
00:38:12c'est des recettes fiscales aussi.
00:38:14On vient de voter
00:38:14à l'Assemblée nationale
00:38:15et mon groupe l'a soutenu
00:38:16un statut du bailleur privé
00:38:17parce qu'aujourd'hui,
00:38:19il n'y a plus d'intérêt
00:38:19à faire de l'investissement
00:38:20locatif en France
00:38:21en termes fiscales
00:38:22et donc évidemment
00:38:22qu'il faut agir.
00:38:24Donc moi, je le dis,
00:38:25ces mesures-là,
00:38:26je ne les soutiens pas,
00:38:26au contraire,
00:38:27je les combats.
00:38:28Une question encore
00:38:28sur la jeunesse,
00:38:29ce sondage IFOP
00:38:30qui montre que
00:38:31chez les jeunes,
00:38:31il y a par exemple
00:38:3257% des jeunes musulmans
00:38:33qui pensent que la charia
00:38:34est au-dessus des lois
00:38:35de la République,
00:38:36qu'un tiers a de la sympathie
00:38:37pour les frères musulmans.
00:38:38Qu'est-ce qu'on dit
00:38:39à cette jeunesse
00:38:39et qu'est-ce qu'on fait
00:38:40pour qu'elle reste
00:38:41dans la communauté
00:38:42et dans le destin national ?
00:38:43D'abord, vous avez raison,
00:38:44les constats,
00:38:46c'est bien,
00:38:46l'action, c'est mieux.
00:38:48Et moi, je le dis
00:38:50depuis plusieurs années maintenant,
00:38:51on a une jeunesse
00:38:52qui fait l'objet
00:38:53d'instrumentalisations,
00:38:55de manipulations,
00:38:57organisées,
00:38:58c'est le cas pour l'islamisme,
00:38:59c'est le cas pour d'autres réseaux.
00:39:01Donc la question,
00:39:02c'est comment est-ce qu'on construit
00:39:02une bulle de protection
00:39:03autour de notre jeunesse ?
00:39:05D'abord, en étant très clair
00:39:06et très ferme
00:39:07sur l'application
00:39:07des lois de la République.
00:39:08C'est pour ça,
00:39:09quand j'étais ministre
00:39:09de l'Éducation nationale,
00:39:11j'ai pris une décision
00:39:12qui a permis de faire respecter
00:39:13la loi de 2004
00:39:14sur la laïcité à l'école
00:39:16en interdisant le port
00:39:17de l'ABAIA et du CAMIS
00:39:18dans nos établissements scolaires.
00:39:19Ça faisait des années
00:39:20que beaucoup de gens disaient
00:39:21« c'est pas possible,
00:39:22on n'arrivera pas
00:39:23à l'interdire,
00:39:23je l'ai fait en tant que
00:39:24ministre de l'Éducation nationale ».
00:39:25Et il faut continuer à agir,
00:39:27il faut protéger
00:39:27notre jeunesse
00:39:28de toutes ces instrumentalisations,
00:39:30de toutes ces manipulations,
00:39:31notamment islamistes.
00:39:33Comment on fait ?
00:39:34Un,
00:39:35en agissant
00:39:36là où les instrumentalisations
00:39:37et les manipulations
00:39:38se font,
00:39:38notamment sur les réseaux sociaux.
00:39:40Aujourd'hui,
00:39:41vous avez des influenceurs
00:39:42islamistes
00:39:43sur les réseaux sociaux
00:39:44qui arrivent
00:39:45objectivement
00:39:45à laver le cerveau
00:39:46de centaines de milliers
00:39:48voire de millions de jeunes.
00:39:49J'ai déposé hier
00:39:50avec mon groupe
00:39:51une proposition de loi
00:39:52pour interdire
00:39:53les réseaux sociaux
00:39:53au moins de 15 ans
00:39:54pour mettre en place
00:39:55un couvre-feu numérique
00:39:56entre 15 et 18 ans
00:39:58sur les réseaux sociaux.
00:39:59On agit ensuite
00:40:00en luttant
00:40:01contre l'instrumentalisation
00:40:02notamment des enfants.
00:40:04J'ai fait une proposition,
00:40:05vous vous en souvenez,
00:40:05il y a à peu près
00:40:06six mois
00:40:07pour la protection
00:40:08des mineurs
00:40:09et la protection des enfants
00:40:10face aux instrumentalisations
00:40:11et aux manipulations
00:40:12qui est d'interdire
00:40:13le port du voile
00:40:14pour les fillettes.
00:40:16J'avais été vilipendé,
00:40:17critiqué à l'époque.
00:40:18On l'a vu il y a encore
00:40:18quelques semaines.
00:40:19Beaucoup de sujets
00:40:19sur lesquels
00:40:19l'ancien Premier ministre
00:40:20a réagi peut-être
00:40:21sur la radicalisation.
00:40:24On en parlait
00:40:25il y a quelques instants.
00:40:26Ce qui m'interpelle toujours,
00:40:27il a raison,
00:40:28il a rappelé Thomas Bonnet
00:40:29et on l'avait salué ici,
00:40:31une action plutôt courageuse
00:40:33quand beaucoup
00:40:33se demandaient
00:40:34si ça allait être efficace
00:40:35pour l'interdiction
00:40:36de la baïade
00:40:37de Camille à l'école.
00:40:38Mais sur les lois
00:40:39de la République par exemple,
00:40:40est-ce que c'est la République
00:40:41ou c'est les mœurs
00:40:42de la France tout simplement ?
00:40:43Justement,
00:40:44je pense qu'on se trompe
00:40:44de combat.
00:40:45Il y a un exemple frappant.
00:40:46La loi sur l'interdiction
00:40:47du port du voile
00:40:48à l'école,
00:40:49c'est 2004.
00:40:50À ce moment-là,
00:40:50il y a 16%
00:40:51dans le même sondage IFOP
00:40:52des jeunes filles,
00:40:54des jeunes femmes
00:40:54de moins de 25 ans
00:40:55qui portent le voile,
00:40:56qui a revendiqué
00:40:56porter le voile.
00:40:57Aujourd'hui,
00:40:57on est à 45%.
00:40:58Donc l'interdiction
00:41:00dans les écoles
00:41:00n'a pas eu pour effet
00:41:01de limiter le phénomène.
00:41:02Au contraire,
00:41:02ça s'est accentué.
00:41:03Je suis assez sûr
00:41:05que ce sera la même chose
00:41:05pour la Bayard.
00:41:06En fait,
00:41:06le combat,
00:41:07c'est un combat
00:41:07dans les esprits,
00:41:08c'est dans les mœurs,
00:41:09c'est les mœurs
00:41:10dont on doit parler.
00:41:11Et encore une fois,
00:41:12on en revient toujours
00:41:12à la même chose.
00:41:13Il faut porter un contre-récit,
00:41:16parler de l'identité française
00:41:17et ça passe aussi,
00:41:18à mon avis,
00:41:19à remettre la France
00:41:20au centre du jeu
00:41:21et non pas l'Union européenne,
00:41:23la souveraineté européenne.
00:41:24Je note,
00:41:24c'était du détail,
00:41:25mais qu'il parlait,
00:41:26Gabriel Attal,
00:41:27depuis la place de l'Europe
00:41:28au Congrès des maires.
00:41:29Vous voyez tout.
00:41:30C'est du détail,
00:41:31mais je trouve que ça dit
00:41:31beaucoup de choses
00:41:32sur ce sentiment européen
00:41:33qui veulent nous mettre
00:41:35à marge forcée.
00:41:36Il a également réagi.
00:41:37La hausse de la taxe foncière
00:41:39propriétaire Vachalet,
00:41:41il s'y oppose.
00:41:41Et vous avez une remarque
00:41:42très juste,
00:41:43Michel Fayette,
00:41:45que n'ont-ils fait
00:41:46quand ils étaient au pouvoir également ?
00:41:48Alors là,
00:41:48il est vrai,
00:41:48elle est automatique
00:41:49et on verra
00:41:50ce que va faire
00:41:51le gouvernement à ce sujet.
00:41:52Mais c'est vrai
00:41:53qu'en les écoutant parfois,
00:41:54on se dit
00:41:55que n'ont-ils fait
00:41:56pour qu'il n'y ait pas
00:41:57cette folie fiscale
00:41:58qui est déjà à l'œuvre
00:41:59depuis déjà un certain temps ?
00:42:01Oui,
00:42:01puis ils sont partis
00:42:01partis pour le gouvernement
00:42:02que je sache
00:42:03et fait partie
00:42:04de ces députés
00:42:06qui votent
00:42:06pour ce gouvernement,
00:42:07qui en votent.
00:42:08Donc,
00:42:08ça me paraît assez
00:42:11ahurissant en fait.
00:42:14Mais je voulais,
00:42:14si c'était possible,
00:42:15répondre sur ce que dit Thomas.
00:42:18En fait,
00:42:18je pense qu'au-delà
00:42:19du problème
00:42:20de ce que l'État
00:42:23ou la France
00:42:23doivent faire
00:42:24pour réinvestir
00:42:26la société,
00:42:27il y a quand même,
00:42:27je reviens,
00:42:28un problème au niveau
00:42:29des mosquées elles-mêmes.
00:42:30Si vous en faites trop
00:42:31et qu'il y en a déjà trop
00:42:32et qu'on laisse tout se dire
00:42:34et tout se faire
00:42:35à l'intérieur,
00:42:35parce que les mosquées,
00:42:37ce ne sont pas des églises
00:42:38ou des synagogues
00:42:39où on ne va que pour prier,
00:42:40ce sont des lieux
00:42:41où il y a tout.
00:42:42D'ailleurs,
00:42:42c'est Boislem Sansal
00:42:43qui l'expliquait.
00:42:44C'est des lieux de gouvernance,
00:42:45c'est des vraies sociétés
00:42:47en tant que telles
00:42:47qui s'y trouvent.
00:42:49Donc,
00:42:49si on n'investit pas
00:42:50ce champ-là,
00:42:51alors en réalité,
00:42:52on est en train
00:42:52de mettre à l'écart...
00:42:54Selon vous,
00:42:54ils ne veulent pas
00:42:54l'investir ce champ-là ?
00:42:56Je pense qu'il y a eu
00:42:57beaucoup de naïveté
00:42:58de la part de nos politiques
00:42:59et je pense qu'il y a
00:43:01beaucoup d'argent
00:43:01qui est déversé
00:43:02et qu'il y a des politiques
00:43:04qui espèrent gagner
00:43:06les voix
00:43:07d'une partie
00:43:08de la population
00:43:09parce que justement,
00:43:10ce qui se joue
00:43:11dans les mosquées,
00:43:11ce sont aussi
00:43:12des consignes de vote
00:43:13parce qu'il y a des imams
00:43:14qui disent
00:43:15aux gens
00:43:16qui viennent prier
00:43:19ou qui viennent juste
00:43:20à la mosquée,
00:43:21il va falloir voter
00:43:22pour tel ou tel.
00:43:23Et donc,
00:43:24il y a des politiciens
00:43:24qui veulent faire
00:43:25cette alliance avec eux
00:43:26parce qu'ils savent
00:43:27que derrière,
00:43:28il y aura des consignes de voix
00:43:29et que ces consignes de voix
00:43:30seront suivies
00:43:31alors que franchement,
00:43:32un prêtre qui oserait
00:43:34le dire à l'Église,
00:43:35personne ne suivrait
00:43:35ce qu'il dirait.
00:43:36Au contraire d'ailleurs.
00:43:37Ce serait une contre-indication
00:43:39ou un contre-vote.
00:43:39On a eu des curés gauche
00:43:41parfois qui ne se gênaient pas.
00:43:43Oui, je sais,
00:43:43mais c'est autre chose.
00:43:44C'est ça que je veux dire.
00:43:45Philippe, l'influence
00:43:46de ces curés-là
00:43:47est restée politiquement,
00:43:48on va dire,
00:43:49vraiment à la marche.
00:43:51C'est très rare.
00:43:52Nous sommes d'accord.
00:43:53On va marquer une pause.
00:43:54Vous voulez réagir ?
00:43:55Non, c'était...
00:43:55Si aujourd'hui,
00:43:56ils ne réagissent pas,
00:43:58quand ils vont réagir ?
00:43:59Parce que là,
00:43:59ce qui vraiment m'inquiète,
00:44:01ce n'est pas tant
00:44:01le fait de la pratique religieuse,
00:44:04c'est que 57%
00:44:05des musulmans
00:44:07sont pour la charia.
00:44:09Des enfants,
00:44:10des jeunes
00:44:10sont pour la charia.
00:44:11Mais c'est ce qu'on leur dit
00:44:12à la moussaïe.
00:44:13Oui, c'est ça.
00:44:14Non, mais 38%
00:44:15sont d'accord
00:44:16avec les mouvances islamistes.
00:44:18C'est ça qui est inquiétant.
00:44:19Encore une fois,
00:44:20qui est...
00:44:20Et normalement,
00:44:21les mosquées,
00:44:22depuis la loi sur le séparatisme,
00:44:24sont normalement
00:44:25très surveillées
00:44:26sur les propos
00:44:27qui peuvent être tenus.
00:44:28Mais là, encore une fois,
00:44:29c'est l'islamisme
00:44:30qui est combattu
00:44:32dans les pays d'origine.
00:44:33Vous vous rendez compte
00:44:34que ici,
00:44:35l'islamisme trouve
00:44:36un boulevard.
00:44:37Juste pour aller
00:44:38dans votre sens,
00:44:39vous savez qui France Info
00:44:40a invité aujourd'hui même ?
00:44:41Tariq Obrou.
00:44:42Vous pensez que Tariq Obrou
00:44:43est un islamiste
00:44:45ou un modéré ?
00:44:45L'imam de Bordeaux.
00:44:48C'est un musulman.
00:44:50C'est lui que
00:44:50la France Télévisions
00:44:53invite sur ses plateaux
00:44:54aujourd'hui
00:44:55pour discuter
00:44:56de ce même sondage.
00:44:56Comment dire ?
00:44:58Ne m'entendez pas
00:44:59sur la porte du dénigrement.
00:45:00Non, je ne fais pas
00:45:01le dénigrement,
00:45:01je ne suis pas actuel.
00:45:02Non, non,
00:45:02c'est exactement ça.
00:45:04Et à nos téléspectateurs
00:45:05de se faire leur opinion.
00:45:08On va marquer une pause.
00:45:09Et l'ancien premier ministre
00:45:10a également parlé
00:45:11de la lutte
00:45:11contre les narcotrafiques.
00:45:13Emmanuel Macron
00:45:14fustige les bourgeois
00:45:15des centres-villes.
00:45:17Honnêtement,
00:45:17on le disait encore hier,
00:45:18c'est très bien
00:45:19de parler des consommateurs,
00:45:21mais la bataille
00:45:21est tellement...
00:45:22Enfin, je veux dire,
00:45:22la lutte,
00:45:23la guerre abyssale,
00:45:24les menaces
00:45:26sur les magistrats,
00:45:27les policiers
00:45:28moins bien équipés
00:45:29que les narcotrafiquants,
00:45:31un assassinat quand même
00:45:31du frère
00:45:32d'un militant anti-narco,
00:45:35vous allez voir
00:45:35les mots qu'il dit.
00:45:36Et ce matin,
00:45:37le maire de Marseille,
00:45:38Benoît Payan,
00:45:39qui il vise ?
00:45:40Renaud Rotaillot.
00:45:42Ah ben oui,
00:45:43qui n'est plus
00:45:43ministre de l'Intérieur.
00:45:44Il dit que l'ancien
00:45:44ministre de l'Intérieur
00:45:45était davantage occupé
00:45:46à chasser,
00:45:47ce sont ces mots,
00:45:48les migrants illégaux
00:45:49qu'à s'occuper
00:45:50de la lutte
00:45:50contre les narcotrafiquants.
00:45:52On va en parler à tous.
00:45:52Merci d'être avec nous.
00:45:58Beaucoup de sujets
00:45:59à vous soumettre.
00:46:00Je salue la présence
00:46:01de Michel Corieux
00:46:02qui est avec nous.
00:46:03Bonjour à vous.
00:46:03Merci d'être là,
00:46:04délégué national
00:46:05Alliance Police nationale,
00:46:07toujours avec Naïman Fadel,
00:46:08Alexandre Devecchio,
00:46:09Philippe Bilger
00:46:09et avec Michel Fayad.
00:46:11On va évidemment parler
00:46:12de la lutte
00:46:13contre le narcotrafic,
00:46:15mais au-delà.
00:46:15Là, il s'agit quasiment,
00:46:17ça a été dit d'ailleurs,
00:46:17d'une question
00:46:18de défense nationale,
00:46:19de conquête
00:46:20ou de reconquête,
00:46:21de reprise en main.
00:46:22du territoire.
00:46:24Vous connaîtrez les mots
00:46:25si vous avez suivi
00:46:27peut-être en début
00:46:27d'émission
00:46:28d'Emmanuel Macron
00:46:29et puis l'avertissement
00:46:32également de Bruno Retailleau.
00:46:33On évoquera également
00:46:34tout à l'heure,
00:46:35et je sais que vous avez
00:46:36des choses à dire,
00:46:36sur la plainte
00:46:37de Radio France,
00:46:38de France Télé
00:46:38contre notre groupe européen,
00:46:41le JDD,
00:46:42CNews.
00:46:43Et écoutez,
00:46:43si vous vous posez
00:46:44la question de savoir
00:46:45qui financera
00:46:46les énormes
00:46:46honoraires
00:46:47de leurs avocats,
00:46:48c'est vous.
00:46:49C'est le contribuable,
00:46:50pas vous,
00:46:51nos téléspectateurs,
00:46:52mais le contribuable
00:46:52en général.
00:46:53On va en parler,
00:46:54mais tout d'abord,
00:46:54place au journal.
00:46:56Rebonjour à vous,
00:46:56chère Margot.
00:46:57Rebonjour Sonia,
00:46:58bonjour à tous.
00:46:59Je ne me tairai pas,
00:47:00ce sont les mots
00:47:01ce matin
00:47:02d'Amine Kessassi
00:47:03dans Le Monde
00:47:03après l'assassinat
00:47:04de son frère.
00:47:05Il exhorte l'État
00:47:06à comprendre,
00:47:07je le cite,
00:47:08qu'une lutte à mort
00:47:09est engagée.
00:47:10Un avis partagé
00:47:11par le maire de Marseille,
00:47:12Benoît Payon.
00:47:13Écoutez-le.
00:47:14Ce qui s'est passé là,
00:47:16à mon avis,
00:47:17est un défi à l'État
00:47:20et que l'État
00:47:20doit répondre
00:47:21et que quand on prend
00:47:21un coup de la mafia,
00:47:23on doit en rendre dix.
00:47:24Et ça,
00:47:25je n'ai aucun sujet
00:47:25vis-à-vis de ça.
00:47:26Moi, je ne veux pas entendre,
00:47:28je ne dis pas que vous avez
00:47:29eu ce discours-là,
00:47:30mais il y a des discours
00:47:30défaitistes qui disent
00:47:31la ville est tenue
00:47:34par les narcotrafiquants,
00:47:35l'État a perdu.
00:47:37Ce n'est pas la réalité
00:47:38aujourd'hui ?
00:47:39Non, je ne veux pas
00:47:40entendre ça.
00:47:40Je pense qu'il n'y a pas
00:47:41assez de moyens
00:47:43Le budget de la Sécurité sociale
00:47:45arrive cet après-midi
00:47:46au Sénat.
00:47:47Parmi les points chauds,
00:47:48notamment la suspension
00:47:49de la réforme des retraites,
00:47:50la hausse de la CSG
00:47:51ou encore le dégel
00:47:52des prestations sociales.
00:47:54Un vote solennel
00:47:54est prévu le 26 novembre.
00:47:57Mauvaise nouvelle
00:47:58pour les propriétaires,
00:48:00la taxe foncière
00:48:00augmentera l'an prochain
00:48:02pour 7,4 millions
00:48:03de logements.
00:48:04Le ministère de l'Économie
00:48:05considère que l'ensemble
00:48:07de ses habitations
00:48:07dispose de tous
00:48:08les éléments
00:48:09dits de confort.
00:48:10Les précisions
00:48:11de la porte-parole
00:48:12du gouvernement
00:48:12Maude Bréjohn.
00:48:14Il s'agit juste
00:48:15de généraliser une règle
00:48:16qui aurait déjà
00:48:17dû l'être par avant.
00:48:18Ce que je peux vous dire
00:48:19c'est qu'un point d'étape,
00:48:20parce que nous entendons
00:48:21l'inquiétude
00:48:22et le questionnement
00:48:23que ça peut susciter,
00:48:25un point d'étape
00:48:25sera réalisé
00:48:26d'ici quelques mois
00:48:28en fonction
00:48:30de ce qui aura été
00:48:30constaté
00:48:32dans les mois
00:48:34qui suivront
00:48:34la mise en application.
00:48:35Deuxièmement,
00:48:37les Français
00:48:38qui seront touchés
00:48:40par cette évolution
00:48:42seront individuellement
00:48:44contactés
00:48:44par les services
00:48:46de Bercy
00:48:46via un courrier
00:48:48pour répondre
00:48:50à leurs éventuels
00:48:52questionnements.
00:48:53Et puis,
00:48:54le Père Noël
00:48:54attend vos commandes.
00:48:56Son secrétariat
00:48:57ouvre ce mercredi
00:48:58et jusqu'au 20 décembre
00:48:59pour lui écrire
00:49:00« C'est très simple,
00:49:01une enveloppe
00:49:01qui mentionne
00:49:02le Père Noël.
00:49:03Les Latrirons
00:49:04à Libourne,
00:49:05en Gironde
00:49:05où elles seront
00:49:06traitées par
00:49:06le Père Noël
00:49:07lui-même
00:49:07et ses 60 lutins. »
00:49:09Pour ne pas confondre
00:49:10le courrier
00:49:10au Père Noël
00:49:11au courrier
00:49:12qu'on va recevoir
00:49:12comme l'a dit
00:49:13la porte-parole
00:49:14du gouvernement.
00:49:14Ce n'est pas du tout
00:49:15la même nature,
00:49:16n'est-ce pas ?
00:49:17Bon, merci
00:49:18chère Margot,
00:49:19merci beaucoup.
00:49:20Peut-être que vous aviez
00:49:20la suite du journal
00:49:21d'ailleurs,
00:49:22je remercie.
00:49:22Non, pas du tout,
00:49:23c'était très bien
00:49:23avec vous Sonia.
00:49:24Je vous dis à tout à l'heure
00:49:25pour la suite,
00:49:26évidemment.
00:49:27Alors,
00:49:27le sujet est d'une gravité
00:49:29sans nom
00:49:29parce que ce sont
00:49:30des assassinats,
00:49:31des obsèques
00:49:31sous très haute surveillance.
00:49:33Quand même,
00:49:33ce qui s'est passé hier
00:49:33ne s'est quasiment,
00:49:34ne s'est jamais vu.
00:49:35C'est inédit
00:49:36sur notre sol.
00:49:37C'est aussi un risque
00:49:38de corruption qui s'étend
00:49:39des magistrats menacés,
00:49:40des policiers
00:49:41moins bien équipés
00:49:42que les narcotrafiquants.
00:49:43Marseille en particulier
00:49:44est-elle en train
00:49:45de basculer ?
00:49:45La question est de savoir
00:49:46qui dirige Marseille ?
00:49:48Je note d'ailleurs
00:49:49que ce matin
00:49:49sur une autre radio,
00:49:51la question a été posée
00:49:52au maire de Marseille
00:49:53et il a estimé
00:49:53que cette question
00:49:54n'était pas légitime
00:49:55et s'en est pris
00:49:56surtout à l'ancien
00:49:57ministre de l'Intérieur
00:49:58Bruno Retailleau.
00:49:59Écoutez justement,
00:50:00ils se sont répondus
00:50:01par médias interposés
00:50:02puisque l'ancien
00:50:03ministre de l'Intérieur
00:50:03était ce matin
00:50:04sur CNews et Europe 1.
00:50:06Je pense que
00:50:07dans le continuum
00:50:08de sécurité,
00:50:09l'accent a été mis
00:50:10autour de la poursuite
00:50:12permanente des personnes
00:50:13en situation irrégulière.
00:50:167 500 OQTF
00:50:17délivrés à Marseille
00:50:18l'année dernière.
00:50:20C'est-à-dire que
00:50:20ce sont des chiffres
00:50:21qui ont explosé.
00:50:22Est-ce que vous savez
00:50:22combien d'heures
00:50:23et combien de policiers
00:50:24ça demande ?
00:50:26Combien de personnes
00:50:27ont été placées en cras ?
00:50:29Combien d'enquêtes
00:50:30ont été élucidées ?
00:50:31Centre de rétention
00:50:31d'administratif.
00:50:32Oui.
00:50:32En fait, pardonnez-moi
00:50:33mais moi, mon sujet
00:50:34c'est...
00:50:36En fait, d'abord
00:50:37les chefs ne sont pas
00:50:38à Marseille.
00:50:38Je vous parle
00:50:39des chefs de la mafia
00:50:40à moi.
00:50:41Je vous parle
00:50:41de ces narcoterroristes.
00:50:43Ils ne sont pas
00:50:44en France.
00:50:45Ils ne sont pas
00:50:45à Marseille.
00:50:46Donc qu'est-ce qu'il nous faut ?
00:50:47Une financière ?
00:50:48Il nous faut des relations
00:50:49internationales apaisées.
00:50:50Être critiqué
00:50:51par M. Payan
00:50:52pour moi, c'est un honneur.
00:50:53Voilà.
00:50:54Ça montre que finalement
00:50:55mes prises de position
00:50:56vont dans le bon sens.
00:50:58Moi, ce que j'attends
00:50:59notamment des maires
00:51:01c'est qu'ils puissent
00:51:03s'engager à nos côtés.
00:51:04Nous avons conçu
00:51:05notamment...
00:51:06Ce n'est pas suffisamment le cas
00:51:06pour le maire de Marseille ?
00:51:07Pas partout.
00:51:08Et à Marseille.
00:51:09Il y a des maires
00:51:10qui s'engagent.
00:51:11Je vais vous dire,
00:51:12on fait reculer
00:51:13la délinquance en France.
00:51:13Les maires de gauche
00:51:14ne s'engagent pas suffisamment ?
00:51:15Cette semaine,
00:51:16cette semaine,
00:51:17ah ben M. Piolle,
00:51:18lorsqu'il exprimait
00:51:19cette idée
00:51:20qu'il fallait trouver
00:51:21un modus vivendi
00:51:21avec les délinquants,
00:51:22il n'y a pas de modus vivendi.
00:51:24Combien il y a
00:51:24de son réseau de caméras ?
00:51:26C'est rien du tout.
00:51:27Sa police municipale,
00:51:28elle n'est pas armée.
00:51:29Eh bien moi,
00:51:30je vous dis,
00:51:30je connais un certain
00:51:32nombre de villes.
00:51:32Regardez Orléans
00:51:33avec Serge Rouard.
00:51:34En 20 ans,
00:51:35il a fait baisser
00:51:37justement la délinquance
00:51:38de 80%.
00:51:39Mais ça,
00:51:40c'est une question
00:51:41d'engagement de l'État.
00:51:42C'est ce qu'on appelle
00:51:43la coopération,
00:51:44le continuum de sécurité.
00:51:46Police municipale,
00:51:47j'avais préparé un texte.
00:51:48J'espère que dans quelques mois,
00:51:49il va passer
00:51:50pour donner plus de prérogatives
00:51:52aux policiers municipaux.
00:51:53Nous sommes engagés
00:51:54dans une guerre
00:51:55et le texte
00:51:56que nous avons fait voter,
00:51:58que j'avais conçu au Sénat,
00:51:59va donner à l'État,
00:52:01notamment en copiant
00:52:02un peu ce qui a fonctionné
00:52:03contre le terrorisme
00:52:05avec une chaîne judiciaire
00:52:06spécialisée,
00:52:08avec un État-major,
00:52:09avec un chef de file
00:52:10qui sera la police nationale,
00:52:12la police judiciaire.
00:52:14Eh bien,
00:52:14je pense qu'on aura
00:52:15des résultats
00:52:15contre le blanchiment,
00:52:16contre la corruption,
00:52:17des techniques de renseignement,
00:52:18mais il faut les mettre
00:52:19en œuvre.
00:52:20Et je voudrais préciser
00:52:21ce que vous savez déjà.
00:52:22La propagation
00:52:23de cette grande criminalité
00:52:24dans notre pays,
00:52:25organisée et vraiment effarante.
00:52:26La France est désormais
00:52:27ciblée par des groupes
00:52:29internationaux
00:52:29qui ont déjà fortement
00:52:30éprouvé des pays,
00:52:31comme notamment la Belgique,
00:52:32comme les Pays-Bas
00:52:33ces dernières années.
00:52:34Et maintenant,
00:52:35la jonction
00:52:35entre des organisations
00:52:37telles que
00:52:38la mochromafia,
00:52:40notamment hollandaise,
00:52:41et des cartels sud-américains,
00:52:43est avérée
00:52:43sur notre sol.
00:52:45C'est pour ça,
00:52:46Michel Coréen,
00:52:47M. le policier,
00:52:48avec tout ce que vous faites,
00:52:50évidemment,
00:52:50la question,
00:52:51vraiment là,
00:52:51on sent qu'elle est au-delà,
00:52:53au-delà véritablement.
00:52:54Alors,
00:52:54je ne sais pas si à vous,
00:52:55vous avez cette prise de conscience,
00:52:57elle est depuis très longtemps
00:52:58dans vos rangs.
00:52:59Vous croyez
00:53:00en une véritable prise de conscience
00:53:01quand vous entendez
00:53:02qu'il y a des réunions,
00:53:03quand vous entendez
00:53:04que c'est enfin érigé
00:53:05en cause,
00:53:06en priorité nationale ?
00:53:08Vous savez,
00:53:09en tant que policier,
00:53:10je suis comme de nombreux
00:53:11de mes collègues,
00:53:12c'est-à-dire que je suis dépité
00:53:13par le spectacle politique.
00:53:14Je suis désolé d'être
00:53:15aussi franc et direct,
00:53:16mais moi,
00:53:17j'ai eu la chance
00:53:17de rentrer dans la police
00:53:18à 20 ans.
00:53:18Ça fait 25 ans
00:53:19que je fais ce métier
00:53:20et je vois qu'il y a
00:53:21beaucoup de ministres
00:53:22de l'Intérieur
00:53:22qui se sont succédés,
00:53:24il y a beaucoup
00:53:24de déclarations fracassantes
00:53:26qui se sont succédées.
00:53:27On parle de guerre,
00:53:28mais la guerre,
00:53:30on ne la fait pas
00:53:30avec des mots.
00:53:31Et la difficulté pour nous,
00:53:33c'est que si on prend
00:53:34les enjeux du narcotrafic,
00:53:35c'est à peu près 7 milliards
00:53:36qui sont estimés par an,
00:53:38le budget de fonctionnement
00:53:39de la police nationale,
00:53:39c'est 14 milliards.
00:53:41Donc évidemment,
00:53:42il y a un delta
00:53:43et ça ne colle pas
00:53:44parce que le métier
00:53:46de policier,
00:53:46ce n'est pas simplement
00:53:47les narcotrafic,
00:53:48il y a tout le reste.
00:53:49Donc on a les mêmes effectifs
00:53:51qu'il y a à peu près
00:53:51une vingtaine d'années
00:53:52aujourd'hui,
00:53:53malgré toutes les charges
00:53:54qui sont les nôtres
00:53:55et qui augmentent
00:53:55tous les jours.
00:53:57On continue à nous acheter
00:53:58des bagnoles
00:53:58qui ont du mal à démarrer
00:53:59et qui ne sont pas adaptés
00:54:00pour faire les patrouilles.
00:54:01On a des ordinateurs
00:54:02qui ne fonctionnent pas
00:54:03le matin
00:54:03quand on arrive au boulot,
00:54:04on a des imprisements
00:54:05qui déconnent,
00:54:06on a aussi des logiciels
00:54:07procéduraux
00:54:08pour nos collègues
00:54:09en investigation
00:54:10qui sont hors d'usage.
00:54:11C'est calamiteux.
00:54:13Nos collègues
00:54:13qui font des procès verbaux,
00:54:14ils disparaissent,
00:54:15on ne sait pas pourquoi.
00:54:16Tout ça,
00:54:16on le dénonce depuis 25 ans.
00:54:18Donc voilà,
00:54:19OK,
00:54:19on a des mots,
00:54:20on a une volonté,
00:54:21c'est bien,
00:54:21il y a des choses très bien
00:54:22qui ont été faites.
00:54:23Je pense à la loi
00:54:23contre le narcotrafic,
00:54:25ça va dans le bon sens,
00:54:26mais il n'y a pas de révolution.
00:54:27Si on veut une révolution,
00:54:28il n'y a pas de mystère.
00:54:33intérielle,
00:54:34il soit humain
00:54:35et il faut aussi
00:54:35une réponse pénale
00:54:36qui est au cœur du sujet également.
00:54:37Évidemment.
00:54:38D'où la question,
00:54:38est-ce que,
00:54:39d'ailleurs la question
00:54:40de l'État est-il dépassé,
00:54:41de la justice,
00:54:42évidemment,
00:54:43est-elle dépassée ?
00:54:44Vraiment,
00:54:44on se rend compte
00:54:45de ce qui s'est passé hier.
00:54:46Des images que nous avons vues,
00:54:48des obsèques
00:54:49sous très haute surveillance
00:54:50de quelqu'un
00:54:50qui a été tué.
00:54:52L'enquête,
00:54:54on va laisser le temps
00:54:55de l'enquête,
00:54:55mais enfin malheureusement,
00:54:57il n'y a aucun doute
00:54:57sur cet assassinat
00:54:58et ce crime d'intimidation,
00:55:00comme l'a dit
00:55:01le ministre de l'Intérieur,
00:55:02Michel Fayad,
00:55:03c'est ce qu'on avait eu,
00:55:04c'est ce qu'il y a eu
00:55:04pendant des décennies
00:55:06en Italie,
00:55:07c'est ce qu'il y a eu
00:55:08également aux Pays-Bas,
00:55:09mais après,
00:55:10ça a été des années,
00:55:10des années véritablement
00:55:12de, comment dire,
00:55:13c'est une peur noire
00:55:14qui s'est répandue
00:55:15sur les villes.
00:55:16Oui,
00:55:17mais il y a aussi quand même
00:55:18l'aspect géopolitique
00:55:19qu'on est en train
00:55:20d'écarter de tout ça
00:55:21parce que,
00:55:22finalement,
00:55:24nos frontières sont ouvertes
00:55:25et on importe cette drogue.
00:55:28Si nos frontières
00:55:29étaient fermées,
00:55:29cette drogue ne pourrait pas
00:55:30forcément rentrer,
00:55:31en tout cas pas,
00:55:32dans toute la quantité.
00:55:34Et cette drogue,
00:55:35elle circule grâce aussi
00:55:37à l'Iran,
00:55:37la République islamique d'Iran
00:55:38et ses relais,
00:55:39le Hezbollah et autres.
00:55:40Au Venezuela,
00:55:41ce sont eux qui sont présents
00:55:42et même en Europe
00:55:44et parfois même
00:55:45depuis l'intérieur de la France
00:55:46puisqu'on sait
00:55:46qu'il y a le corps
00:55:47des gardiens
00:55:48de la révolution islamique d'Iran
00:55:49qui se trouve même
00:55:50à l'ambassade d'Iran
00:55:51à Paris.
00:55:52Donc,
00:55:53il y a ces réseaux
00:55:55qui existent
00:55:56et tant qu'on ne s'attaque pas
00:55:58vraiment pour aider la police
00:55:59à la question des frontières
00:56:01qu'on doit remettre
00:56:02forcément en question
00:56:03parce qu'on a changé
00:56:04de conjoncture.
00:56:06Quand on s'est dit
00:56:08qu'on va lever les frontières,
00:56:10on va pouvoir circuler librement
00:56:12et tout,
00:56:12on était dans une autre
00:56:14conjoncture.
00:56:16En fait,
00:56:16aujourd'hui,
00:56:16les choses ont changé.
00:56:18Il y a eu le Kadhafi
00:56:19qui a sauté
00:56:20et donc,
00:56:21il y a eu les flux migratoires.
00:56:22il y a quelques années,
00:56:25on voyait que les Africains
00:56:27passaient par l'ouest de la Libye
00:56:28et aujourd'hui passent
00:56:29par l'est de la Libye.
00:56:30Donc,
00:56:30autrefois par l'Italie
00:56:31et aujourd'hui par la Grèce.
00:56:33Et il y a des choses
00:56:33qui ont changé
00:56:34et donc,
00:56:34on ne peut pas rester
00:56:35avec le raisonnement d'hier.
00:56:36Sauf les mentalités.
00:56:37Justement,
00:56:37mais il faut voir
00:56:38ce qu'il y a aujourd'hui.
00:56:39Ce que vous dites est très juste.
00:56:40Sur le tarissement de la drogue,
00:56:42il faut commencer par les frontières.
00:56:43On a été capable,
00:56:45quand on a déclaré,
00:56:45Philippe Bigère,
00:56:46la fameuse guerre au Covid,
00:56:48de déclarer
00:56:49un état d'urgence sanitaire.
00:56:50On est incapable
00:56:51de faire un état d'urgence sécuritaire
00:56:52avec un contrôle
00:56:53et une fermeture des frontières.
00:56:55Bien sûr,
00:56:55mais parce que la France...
00:56:57Pourquoi ?
00:56:57Parce qu'il y a l'ultime tabou
00:56:58qui est chanque.
00:56:59Au fond,
00:57:00c'est ce que a dit
00:57:01notre ami Michel Coriot.
00:57:03C'est le fait
00:57:05qu'on a une prise de conscience,
00:57:08on a des promesses
00:57:09qui sont faites
00:57:10et au moment
00:57:11où il faut concrétiser
00:57:13tout cela,
00:57:14je crois que la France
00:57:15a du mal.
00:57:17Et donc,
00:57:18votre réflexion,
00:57:19est très juste.
00:57:20On sait que le narcotrafic
00:57:23est un fléau
00:57:24quasiment absolu,
00:57:25mais on ne parvient pas
00:57:27à rendre effective
00:57:28notre lutte.
00:57:29Et qui l'entend ?
00:57:30Le frère
00:57:30de ce militant,
00:57:33les mots qu'il dit,
00:57:34elles se sont bien pesées.
00:57:35On se souvient,
00:57:36il y a encore quelques mois,
00:57:37c'était la mère
00:57:38de la jeune Sokaina
00:57:39qui a été tuée
00:57:39par une balle
00:57:40dite perdue,
00:57:42évidemment.
00:57:42Vous êtes assise
00:57:43chez vous,
00:57:44elle était dans sa chambre
00:57:46en train d'étudier.
00:57:46et quand la mère
00:57:48va sur place,
00:57:49malheureusement,
00:57:50c'est pire que ça,
00:57:51c'est une tragédie terrible,
00:57:53elle parle d'une scène
00:57:54de guérilla
00:57:55importée de Colombie.
00:57:57Non,
00:57:57c'est Marseille
00:57:57et c'est la France.
00:57:58Qu'est-ce qu'on dit
00:57:59à ces personnes-là
00:58:00aujourd'hui ?
00:58:00qu'il y a une prise de conscience ?
00:58:02C'est pour ça
00:58:02qu'on n'arrive pas
00:58:03à comprendre,
00:58:03parce qu'il y a
00:58:04les déclarations
00:58:05de nos gouvernants,
00:58:06de M. Macron,
00:58:07OK,
00:58:08on n'arrive pas
00:58:08à comprendre
00:58:09cette faiblesse
00:58:10à réagir réellement.
00:58:11Quand on nous dit
00:58:12qu'on est en guerre,
00:58:14il faut se donner
00:58:14les moyens d'une guerre.
00:58:16Le procureur de Marseille,
00:58:17je me souviens,
00:58:18M. Besson,
00:58:18avait dit
00:58:19nous sommes en passe
00:58:20de perdre la guerre.
00:58:23Quand on déplace
00:58:23une école...
00:58:24Vous vous souvenez
00:58:24ce qui lui est arrivé après ?
00:58:25On lui a tapé sur les doigts.
00:58:26Effectivement,
00:58:27le ministre Dupond
00:58:28m'aurait été...
00:58:28Il avait dit la vérité.
00:58:30Oui,
00:58:30il les avait sermonnés.
00:58:33Quand on,
00:58:34dans un pays
00:58:34comme la France,
00:58:35sixième puissance au monde,
00:58:36on déplace une école,
00:58:38une école,
00:58:38parce que justement
00:58:39elle était devenue
00:58:40un point de deal.
00:58:41Vous vous rendez compte
00:58:42quand une médiathèque
00:58:43qui avait coûté
00:58:44un million d'euros
00:58:45de rénovation
00:58:47finalement a été détruite
00:58:48parce que les dealers
00:58:49en avaient fait
00:58:50leur point de deal,
00:58:51en fait,
00:58:52on marche sur la tête,
00:58:53on n'arrive pas
00:58:53à comprendre.
00:58:54Vous avez parlé
00:58:55à juste titre aussi
00:58:56qu'on avait
00:58:56fermé les frontières
00:58:58pour le Covid
00:58:58parce qu'on s'est dit
00:58:59on déclare la guerre
00:59:01au Covid,
00:59:01on l'a fermé.
00:59:02Pourquoi aujourd'hui
00:59:02on ne ferme pas
00:59:03les frontières ?
00:59:04Parce qu'il y a urgence,
00:59:05il y a des gamins
00:59:06qui meurent,
00:59:08que ce soit des gamins
00:59:08enrôlés dans le trafic
00:59:09ou des gamins
00:59:10qui vont recevoir
00:59:11ces balles perdues.
00:59:13Et moi,
00:59:13je voudrais saluer
00:59:14le courage
00:59:15d'Amin Kessassi
00:59:17parce que vraiment
00:59:18je trouve qu'il est
00:59:19d'un courage incroyable
00:59:20parce qu'il a perdu
00:59:21son petit frère.
00:59:22Bien sûr.
00:59:23Et nos forces de l'ordre,
00:59:23décident.
00:59:24Mais les forces de l'ordre,
00:59:25monsieur,
00:59:26je parle sous votre contrôle,
00:59:28vous avez aussi
00:59:29une procédure pénale
00:59:30qui vous entrave,
00:59:32qui est tellement lourde
00:59:33que vous avez moins de temps
00:59:35pour être justement
00:59:36sur les enquêtes.
00:59:37Comment ça se fait
00:59:38qu'on ne assouplisse pas
00:59:40cette procédure ?
00:59:41Écoutez,
00:59:42c'est une bonne question.
00:59:42Je pense qu'il faut
00:59:43les poser aux parlementaires
00:59:44parce qu'en fait,
00:59:46depuis que je suis
00:59:48dans la police
00:59:49depuis 25 ans,
00:59:49j'entends qu'on va
00:59:50simplifier la procédure pénale.
00:59:51Mais la réalité,
00:59:52c'est qu'on nous en rajoute
00:59:53toujours plus
00:59:54et on l'a complexité.
00:59:55Toujours le choc
00:59:55de simplification.
00:59:56Vous avez entendu
00:59:56tout à l'heure
00:59:57le choc d'autorité
00:59:58et c'est nous
00:59:58qui subissons,
00:59:59surtout d'ailleurs,
01:00:01c'est une double peine
01:00:02pour ces quartiers populaires.
01:00:04C'est là le choc
01:00:05qui le subissent
01:00:05malheureusement
01:00:06bien frontalement.
01:00:08C'est vraiment
01:00:08un calvaire procédural
01:00:09et derrière ça,
01:00:10il faut bien rendre compte
01:00:11qu'il y a des victimes
01:00:11évidemment qui repartient.
01:00:12Allons au fond du sujet.
01:00:14De quoi ont-ils peur,
01:00:14Michel Fayette ?
01:00:15De répliques ?
01:00:16C'est comme un séisme.
01:00:17On a peur après
01:00:17de ce qui peut provoquer
01:00:19d'autres secousses ?
01:00:21L'État,
01:00:22le gouvernement ?
01:00:22Oui,
01:00:22je pense que l'État
01:00:23a peur de prendre en main
01:00:24vraiment cette question-là
01:00:25et en fait,
01:00:26je suis d'accord
01:00:26que c'est une guerre
01:00:27et une guerre
01:00:28qui n'est pas seulement
01:00:28une guerre pour de l'argent,
01:00:30c'est aussi une guerre
01:00:31pour abattre l'État.
01:00:32Et c'est pour ça
01:00:33qu'avant,
01:00:33j'ai cité
01:00:34la réplique islamique d'Iran
01:00:35parce que le but,
01:00:36c'est l'application du précepte
01:00:38qui est la main
01:00:38que tu ne peux pas briser,
01:00:40baisse-la jusqu'à ce
01:00:41que tu puisses la briser.
01:00:42Donc aujourd'hui,
01:00:43ils ne sont pas capables
01:00:43de détruire l'État français
01:00:45mais donc ils le fatiguent.
01:00:46Ils harcèlent les policiers,
01:00:47ils harcèlent les gendarmes,
01:00:48ils harcèlent les pompiers,
01:00:50ils font du narcotrafic
01:00:52qui fatigue la police.
01:00:53Tout ça,
01:00:54c'est fait pour abattre l'État.
01:00:56Une fois que l'État
01:00:57se fatigue et est paralysé,
01:00:58alors à ce moment-là,
01:00:59on passe à la deuxième étape
01:01:00qui est celle des frères musulmans,
01:01:01des salafistes et autres,
01:01:02c'est le coup d'État.
01:01:04C'est ça qu'ils veulent,
01:01:05c'est ça qui poursuit.
01:01:05Je ne dis pas
01:01:05qu'ils vont réussir.
01:01:06Je vous dis juste
01:01:07que c'est ça la stratégie.
01:01:09Avec un État
01:01:09qui s'écroulerait de l'intérieur,
01:01:10miné par une corruption
01:01:12de fonctionnaires.
01:01:13L'ancien ministre de l'Intérieur
01:01:14l'a évoqué
01:01:14comme si c'est déjà acté
01:01:17et c'est très intéressant
01:01:18parce que le maire de Marseille
01:01:19lui-même,
01:01:19il dit regardez les policiers,
01:01:21on leur a dit
01:01:21d'aller s'occuper des OQTF,
01:01:24comme si ce n'était pas important
01:01:24d'ailleurs,
01:01:25et en même temps,
01:01:26ils auraient délaissé
01:01:26en partie la lutte
01:01:27contre les narcotrafics.
01:01:29Donc de fait,
01:01:30les policiers
01:01:31sur différents fronts.
01:01:32Il y a un État de droit
01:01:33qui sert seulement
01:01:35les intérêts
01:01:39de ceux qui veulent
01:01:40notre perte.
01:01:42Vous le dites comme ça ?
01:01:44J'en suis persuadé.
01:01:46Il y a un bon nom de vous,
01:01:47Philippe Bisbert,
01:01:48je suis jusqu'au-dessus sur place.
01:01:49Mais Sonia,
01:01:50j'ai toujours dit
01:01:50que notre conception
01:01:52de l'État de droit
01:01:53aujourd'hui,
01:01:54depuis quelques années,
01:01:55est totalement grotesque.
01:01:57Vous dire que tout se love
01:01:58dans les faiblesses
01:02:02de notre État de droit ?
01:02:02La finalité d'un État de droit,
01:02:04ça n'est pas d'augmenter
01:02:06les garanties procédurales
01:02:08des coupables
01:02:09ou des présumés coupables,
01:02:11c'est de veiller
01:02:12à la majorité
01:02:13des honnêtes gens.
01:02:15Et je suis frappé
01:02:16de voir à quel point...
01:02:17Alors allons plus loin.
01:02:18Par exemple,
01:02:19sur la loi narcotrafique,
01:02:20même si elle est insuffisante,
01:02:21etc.,
01:02:21c'est quand même une avancée.
01:02:22C'est un progrès.
01:02:23Sur les messageries cryptées.
01:02:25Mais une partie des parlementaires
01:02:26n'ont pas voulu
01:02:27qu'on aille plus loin.
01:02:28C'est de leur responsabilité
01:02:29pour des questions
01:02:30de liberté,
01:02:31alors qu'on parle
01:02:32de narcotrafic
01:02:33qui change
01:02:33via évidemment
01:02:34ces messageries.
01:02:36Alors moi,
01:02:36je me demande
01:02:36qui joue contre
01:02:37l'intérêt général
01:02:38à chaque fois ?
01:02:38Mais parce qu'il y a
01:02:40des parlementaires
01:02:41qui n'ont pas conscience
01:02:43du danger
01:02:43ou qui rêvent
01:02:44d'un arbitrage
01:02:46absolu et égal
01:02:47entre liberté
01:02:49et sécurité.
01:02:50On n'arrivera jamais
01:02:51à créer
01:02:52un équilibre parfait.
01:02:54Mais s'il faut choisir,
01:02:55il est évident
01:02:56que tous les gens normaux
01:02:58préfèrent perdre
01:02:59un peu de leur liberté
01:03:00pour leur sécurité
01:03:02de tous.
01:03:04Surtout que c'était
01:03:04surtout la liberté
01:03:05des narcotrafiquants
01:03:06qui était en...
01:03:06Mais vous avez raison,
01:03:07le débat est toujours...
01:03:08On ne sait jamais
01:03:09où ça s'arrête
01:03:10quand le curseur démarre.
01:03:12On a aussi,
01:03:12Sonia a cité
01:03:13le Conseil des Sages
01:03:14qui a censuré
01:03:15la loi
01:03:17concernant les mineurs,
01:03:19la délinquance des...
01:03:20Oui, c'est la question
01:03:20qui a été posée
01:03:21à Gabriel Attal.
01:03:22Voilà, donc on tourne en rond
01:03:23parce qu'on a...
01:03:23Mais je ne sais pas
01:03:24si on se rend compte
01:03:25hier.
01:03:25Moi, quand j'ai vu
01:03:26tout ce déferlement
01:03:28et tant mieux
01:03:29de force de l'ordre
01:03:29hier
01:03:30pour protéger
01:03:31des obsèques.
01:03:32C'est-à-dire,
01:03:33il est mort de cela
01:03:34et pour son enterrement,
01:03:36on va voir les images
01:03:38et le sujet
01:03:38de Félix Perolas,
01:03:39mais vraiment,
01:03:40je voudrais vous écouter
01:03:41sur ça.
01:03:41Ce qui s'est passé hier,
01:03:42c'est quand même
01:03:43un avant et un après.
01:03:45C'était le 13 novembre dernier.
01:03:48Mehdi Kessassi,
01:03:49frère du militant
01:03:50anti-drogue
01:03:51Amine Kessassi,
01:03:52est assassiné
01:03:53en pleine rue.
01:03:54Hier,
01:03:55ses obsèques ont eu lieu
01:03:56sous haute protection
01:03:57policière.
01:03:59Amine Kessassi
01:04:00a décidé de sortir
01:04:01du silence.
01:04:02Parce que sa mort
01:04:03ne doit pas être recouverte
01:04:04par les sables
01:04:05de l'indifférence
01:04:06et de l'oubli.
01:04:07Mille fois,
01:04:07j'écrirai son nom
01:04:08et je ferai face
01:04:09à ses assassins.
01:04:10Je serai le gardien
01:04:11de sa mémoire.
01:04:12Non,
01:04:12je ne me tairai pas.
01:04:13Dans sa tribune,
01:04:15Amine Kessassi affiche
01:04:16son courage
01:04:17face aux menaces
01:04:18qui pèsent sur lui
01:04:18et sa famille.
01:04:19On me parle de crime
01:04:20d'avertissement,
01:04:22mais un crime
01:04:22n'est jamais un avertissement.
01:04:24Le sang versé
01:04:24l'est pour toujours
01:04:25et a plongé ma famille
01:04:27dans l'infini de la mort.
01:04:28On nous frappe
01:04:29pour nous briser,
01:04:30pour nous domestiquer,
01:04:31pour nous asservir.
01:04:33Après une réunion
01:04:33au sommet
01:04:34sur le narco-banditisme
01:04:35qui s'est tenu
01:04:36ce mardi à l'Elysée,
01:04:38le militant engagé
01:04:39contre le trafic
01:04:40de drogue
01:04:40somme l'État
01:04:41de réagir.
01:04:42Je dirais
01:04:43les carences de l'État,
01:04:44les failles de la République,
01:04:45les territoires abandonnés,
01:04:46les populations oblitérées.
01:04:48Face à un tel ennemi,
01:04:49l'État doit prendre
01:04:50la mesure
01:04:51de ce qu'il se passe
01:04:52et comprendre
01:04:52qu'une lutte à mort
01:04:53est engagée.
01:04:55Un dernier hommage
01:04:56sera rendu
01:04:56à Médic et Sassi
01:04:57ce week-end
01:04:58avec une marche blanche.
01:05:01Et son frère,
01:05:02effectivement,
01:05:02merci,
01:05:02vous me le rappelez,
01:05:03qui portait un gilet pare-balles
01:05:04pour l'enterrement
01:05:05de son...
01:05:06Ah oui, voilà.
01:05:07C'est Michel Coriot.
01:05:08La question était
01:05:09alors aux politiques
01:05:10comme l'ancien ministre
01:05:11de l'Intérieur ce matin,
01:05:12il dit non mais la guerre
01:05:12n'est pas perdue.
01:05:14Un politique ne peut pas,
01:05:15évidemment,
01:05:16ils ont toujours l'espoir
01:05:17et c'est leur action
01:05:18qui est interrogée.
01:05:19Mais pour l'homme de terrain
01:05:20que vous êtes,
01:05:21c'est vraiment possible
01:05:22d'inverser les choses ?
01:05:23Moi, je n'en prends pas
01:05:24les expressions
01:05:24que la peur change de camp
01:05:25parce que la peur
01:05:26aujourd'hui quand même
01:05:27est généralisée,
01:05:28évidemment,
01:05:28quand on a des vies en jeu.
01:05:30Mais est-ce que c'est possible
01:05:31de reprendre la main ?
01:05:32Pas avec les moyens actuels,
01:05:33mais en tout cas,
01:05:33nous, au sein
01:05:34des Landes de la police nationale,
01:05:35on mène aussi ce combat
01:05:36pour faire entendre
01:05:37la voix des policiers,
01:05:37la voix des policiers de terrain
01:05:38qui, chaque jour,
01:05:39se rendent bien compte
01:05:40qu'ils sont face à un mur
01:05:41et il faut leur donner
01:05:42les moyens
01:05:42et on continuera
01:05:43à se battre pour ça
01:05:44et le jour où on n'y croira plus,
01:05:45on arrêtera,
01:05:45on fera autre chose.
01:05:46En tout cas,
01:05:47l'Alliance police nationale,
01:05:47on est déterminé
01:05:48à faire bouger les lignes.
01:05:50Mais il est certain
01:05:50que derrière tous les mots,
01:05:52toutes les déclarations
01:05:53qu'on entend tout le temps
01:05:54parler des messageries cryptées,
01:05:55c'est un excellent exemple.
01:05:56Je veux dire,
01:05:57on fait cette guerre,
01:05:57mais on l'a fait
01:05:58de manière totalement aveugle
01:05:59puisque 90% de ces trafics
01:06:01se sont faits
01:06:02à travers ces messageries cryptées.
01:06:04Donc tout ça,
01:06:04le policier de terrain,
01:06:05quand on entend ces déclarations,
01:06:06forcément,
01:06:07on est dépité.
01:06:09La réalité,
01:06:09c'est qu'il nous faut des moyens.
01:06:10Encore une fois,
01:06:11ça passe par l'humain,
01:06:12du matériel,
01:06:12mais aussi du législatif
01:06:13et évidemment,
01:06:14une réponse pénale à la hauteur.
01:06:15Et vous entendez la rhétorique
01:06:16à chaque fois,
01:06:17Alexandre Déviqueuse,
01:06:17très intéressant,
01:06:18un point de bascule.
01:06:19Moi, je me demande
01:06:20combien il y a de points de bascule
01:06:21avant qu'on arrive à la...
01:06:22Un cran a été franchi,
01:06:24une étape.
01:06:25Est-ce que c'est un point de mon retour ?
01:06:27J'espère que non,
01:06:28parce qu'effectivement,
01:06:29sinon,
01:06:29ça ne sert à rien
01:06:30même qu'on soit autour de cette table.
01:06:33Et c'est vrai que malgré tout,
01:06:34un point supplémentaire de bascule
01:06:36a été franchi
01:06:36parce que qu'est-ce qu'un narco-État ?
01:06:39C'est justement
01:06:40quand ça dépasse
01:06:42les règlements de compte
01:06:43entre les criminels.
01:06:46C'est-à-dire que jusqu'ici,
01:06:47ils s'entretuaient.
01:06:48Il y avait parfois des balles perdues,
01:06:49ce qui était déjà une tragédie.
01:06:51Mais c'est la première fois
01:06:53qu'on tue un militant.
01:06:54Et demain,
01:06:54ce sera peut-être un magistrat
01:06:56ce sera peut-être
01:06:58un homme politique.
01:06:59Et donc là,
01:07:00on bascule effectivement
01:07:01dans autre chose.
01:07:02Je pense qu'il y a un début
01:07:04de prise de conscience
01:07:05de l'État.
01:07:06Mais comme d'habitude,
01:07:07une fois que la situation
01:07:08est extrêmement critique,
01:07:11maintenant,
01:07:12il faut souhaiter
01:07:12que les moyens soient pris.
01:07:14Ça ne peut pas
01:07:14qu'il y a des moyens policiers.
01:07:15Et l'état d'esprit.
01:07:16Alexandre, par exemple,
01:07:17quand il y a eu
01:07:18ce crime d'intimidation,
01:07:19vous êtes magistrat.
01:07:21Et demain,
01:07:21on vous dit
01:07:22que vous allez travailler
01:07:22sur des affaires
01:07:23extrêmement emblématiques,
01:07:24sur des narcotrafiquants
01:07:25très connus.
01:07:26Vous lui donnez
01:07:2615-20 ans.
01:07:28Il vous met une cible
01:07:29sur la tête.
01:07:30Vous êtes sûr que l'État
01:07:31vous protège
01:07:32comme le frère
01:07:33de ce militant ?
01:07:34Non, non, pas du tout.
01:07:34Il faut y aller.
01:07:35Parce que souvent,
01:07:36on critique.
01:07:37J'allais finir.
01:07:38On interroge
01:07:39les décisions de justice,
01:07:39mais ces magistrats-là...
01:07:40Il faut changer de paradigme
01:07:42sur tous les plans.
01:07:43D'abord,
01:07:44ça a été dit,
01:07:45on est dans un contexte
01:07:47de mondialisation
01:07:48avec des élites
01:07:49qui ont favorisé
01:07:50cette ouverture
01:07:51des frontières.
01:07:52Au-delà du trafic de drogue,
01:07:53il faut changer
01:07:54complètement
01:07:55notre vision des choses.
01:07:57Parce qu'il y a aussi
01:07:57les armes d'Ukraine
01:07:57qui vont arriver...
01:07:58Qui vont arriver sur le...
01:07:59Qui reviennent même
01:08:01actuellement.
01:08:01Donc, il est temps
01:08:02de ne plus faire
01:08:03dans la demi-mesure là-dessus.
01:08:04Les armes d'Ukraine
01:08:05qui reviennent
01:08:06et qui sont au moins
01:08:07des narcotrafes.
01:08:08Et donc, comment fait
01:08:09la police ?
01:08:10Avec quelles armes ?
01:08:10Elle va faire face
01:08:11à quoi ?
01:08:11Des kalachnikovs en face ?
01:08:13Ça s'était passé.
01:08:14C'était la même chose
01:08:15après la guerre
01:08:16de Yougoslavie.
01:08:18Ensuite, il faut changer
01:08:18de paradigme
01:08:19en matière
01:08:20de force de l'ordre.
01:08:21Je pense qu'il faut
01:08:22décupler les moyens.
01:08:24C'est-à-dire que
01:08:25face à des criminels
01:08:26qui sont surarmés,
01:08:27il va falloir armer la police,
01:08:29peut-être mettre en place
01:08:30des unités spéciales.
01:08:31Imaginons, je pense...
01:08:32Et troisièmement,
01:08:32c'est ce que dit
01:08:33Philippe.
01:08:35C'est-à-dire qu'il faut
01:08:36changer de paradigme
01:08:37en termes d'État de droit
01:08:38et peut-être mettre
01:08:39là aussi des juridictions
01:08:40spéciales avec des peines spéciales,
01:08:42des magistrats spécialisés.
01:08:42Et comment on parle
01:08:43aux autres pays ?
01:08:44Par exemple,
01:08:44vous voyez aujourd'hui
01:08:47par rapport au pouvoir algérien,
01:08:48je ne dis pas l'algérien,
01:08:49mais le pouvoir algérien,
01:08:50on voit notre attitude,
01:08:52pour ne pas dire
01:08:52notre soumission.
01:08:53Comment voulez-vous parler,
01:08:55comme vous l'avez dit,
01:08:55à l'Iran et à d'autres,
01:08:57la puissance aussi régionale,
01:08:58tout comme l'Algérie,
01:08:59qui est une puissance régionale,
01:09:01d'égal à égal
01:09:02pour essayer de tarir tout cela ?
01:09:03Comment on peut porter
01:09:05d'un point de vue diplomatique
01:09:06et géopolitique
01:09:07et je le regrette
01:09:08avec une France
01:09:09qui n'a plus d'influence
01:09:10qu'elle avait autrefois ?
01:09:11Une parole forte.
01:09:12Je pense que l'Algérie
01:09:13et l'Iran
01:09:13ne sont pas tout à fait pareils.
01:09:15Nous sommes d'accord.
01:09:16Je vous parlais
01:09:16de notre attitude
01:09:17vis-à-vis de ces puissances.
01:09:18Oui, non, mais justement,
01:09:18je parle sur notre attitude aussi.
01:09:20On ne peut pas avoir
01:09:20la même attitude
01:09:21vis-à-vis des deux.
01:09:22Déjà, par rapport
01:09:23au FLN en Algérie,
01:09:25il faut quand même rappeler
01:09:26les choses.
01:09:27Dans les années 50,
01:09:28il y a eu des fatwas
01:09:30qui ont été faites
01:09:30contre la France,
01:09:31contre les Français,
01:09:32contre les Chrétiens,
01:09:33contre les Juifs.
01:09:34Et ces fatwas,
01:09:35notamment par Bachir
01:09:36Al-Ibrahimi,
01:09:37qui était un des plus importants
01:09:39ou l'Emma algérien
01:09:39de l'époque,
01:09:40qui a donc émis des fatwas
01:09:42et ces fatwas
01:09:42n'ont jamais été révoqués.
01:09:44Donc, en réalité,
01:09:45c'est aujourd'hui,
01:09:46le FLN continue à se battre
01:09:47comme il se battait autrefois,
01:09:48continue à se battre
01:09:49par divers moyens,
01:09:51contre la France,
01:09:51contre les Français,
01:09:52contre les Chrétiens,
01:09:53contre les Juifs.
01:09:54Donc, avant même de discuter,
01:09:55ce n'est pas
01:09:56qu'il faut avoir
01:09:56une diplomatie molle,
01:09:57une diplomatie difficile ou quoi.
01:09:59Révoquer les fatwas
01:10:00et on s'assoit.
01:10:01Déjà, ça,
01:10:02c'est une première chose
01:10:03par rapport à l'Algérie.
01:10:03C'est vrai que vous rappelez
01:10:03l'essentiel.
01:10:04Bien sûr.
01:10:05Ensuite, la deuxième chose
01:10:06sur l'Iran,
01:10:07l'Iran est dans une autre attitude.
01:10:09Déjà, l'Iran est beaucoup plus riche
01:10:11que l'Algérie
01:10:12parce que l'Iran...
01:10:13Déjà, l'Algérie,
01:10:14si certains ne s'étaient pas
01:10:17accaparés les richesses
01:10:18des sous-sols,
01:10:19serait aussi très riche.
01:10:20Oui, d'ailleurs...
01:10:21Et en partie, la population.
01:10:22Tout à fait.
01:10:23Et puis, d'ailleurs,
01:10:23sur l'Algérie,
01:10:24j'ai oublié de dire une chose,
01:10:25c'est-à-dire,
01:10:25si la France et l'italisme
01:10:27étaient ensemble,
01:10:28on pourrait renverser la chose
01:10:29avec les Algériens
01:10:30parce que les Algériens
01:10:31n'ont pas d'autre moyen
01:10:32que de vendre à l'Europe
01:10:33leur gaz.
01:10:34Les Chinois ne vont pas
01:10:35acheter du gaz auprès de l'Algérie
01:10:36parce que le gaz,
01:10:37pour sortir d'Algérie,
01:10:38c'est beaucoup plus loin,
01:10:38beaucoup plus compliqué
01:10:39qu'acheter du gaz
01:10:40du Qatar ou de Russie.
01:10:42Donc, les Algériens
01:10:43sont obligés de nous vendre
01:10:45alors que nous,
01:10:45on pourrait aller prendre du gaz
01:10:47d'Angola, du Nigeria,
01:10:49d'autres sources que l'Algérie.
01:10:51Non, non, mais on le fait déjà
01:10:52sur l'Azerbaïdjan.
01:10:52Je parle de nouvelles sources.
01:10:54Pour montrer nos valeurs.
01:10:56Donc, ils ont besoin de nous.
01:10:57Donc, à nous aussi
01:10:58de faire une vraie négociation
01:11:01en leur disant
01:11:01mais avec les Italiens,
01:11:02on parle de coopération européenne,
01:11:04faisons-le réellement.
01:11:05Et vis-à-vis, par contre,
01:11:06de l'Iran,
01:11:07on n'a pas d'autre choix
01:11:09que la force.
01:11:10Là, vous parlez
01:11:11d'un sujet essentiel
01:11:12qui est celui de nos intérêts.
01:11:14Je vous remercie, Michel.
01:11:15Ce que vous avez dit
01:11:15est très important
01:11:16et merci pour cette expérience
01:11:17de terrain
01:11:17parce qu'on parle souvent
01:11:19de cette lutte.
01:11:19Vous la portez très concrètement
01:11:21dans différentes villes,
01:11:23notamment à Marseille.
01:11:24Mais ailleurs,
01:11:24moi je dis très souvent
01:11:25quand on parle de Rennes,
01:11:27Rennes, il y a une décennie,
01:11:28qui aurait imaginé
01:11:29que ce serait aujourd'hui
01:11:30une ville en partie
01:11:31gangrénée par les narcotrafiques ?
01:11:33C'est assez incroyable
01:11:34quand vous prenez
01:11:35la carte de France aujourd'hui.
01:11:37Je parlais des intérêts.
01:11:38Je voudrais vraiment
01:11:38rendre, si je puis dire,
01:11:41hommage à la mémoire
01:11:42d'un homme
01:11:42qui justement parlait
01:11:43beaucoup des intérêts
01:11:44de la France.
01:11:45Il a publié un livre.
01:11:45C'est un livre posthume.
01:11:48Alors, choc.
01:11:49Mais il a toujours eu
01:11:50ces propos-là.
01:11:52Mais ce qui est vraiment
01:11:53frappant avec Olivier Marlex,
01:11:55c'est sa cohérence,
01:11:56c'est sa rigueur.
01:11:57Vous le connaissiez,
01:11:59Naïma Fadel.
01:12:00On a eu, remarquable,
01:12:01et c'est son frère,
01:12:02Romain Marlax,
01:12:03qui va venir nous parler.
01:12:04C'est très important
01:12:05parce que dissolution française,
01:12:07la vraie dissolution,
01:12:08mise à part la dissolution
01:12:08de l'Assemblée nationale,
01:12:09c'est celle des intérêts,
01:12:10c'est celle des florons français.
01:12:12Olivier Marlex parlait beaucoup,
01:12:13c'était l'un des dossiers phares
01:12:15qu'il portait d'Alstom.
01:12:16On va en parler évidemment
01:12:17avec Romain Marlax.
01:12:18A tout de suite.
01:12:22Merci d'être avec nous en direct.
01:12:23Nous avons déjà évoqué
01:12:24depuis le début de cette émission
01:12:25différents sujets.
01:12:26D'ailleurs, je salue toujours
01:12:27les analyses de nos invités,
01:12:29vous tous,
01:12:30et Michel Fayat
01:12:31qui nous rejoint.
01:12:31Vraiment, merci.
01:12:33Vous êtes salués
01:12:34par de très nombreux téléspectateurs.
01:12:36C'est important
01:12:36pour votre connaissance
01:12:38des dossiers,
01:12:39la pertinence avec laquelle
01:12:39vous présentez
01:12:40les choses et la nuance aussi,
01:12:42qui n'empêche pas le courage.
01:12:43Donc, je vous remercie.
01:12:44Dans quelques instants,
01:12:46justement,
01:12:46en parlant de courage
01:12:47et de nuance
01:12:48et de rigueur,
01:12:49pour moi,
01:12:50il cumulait ces trois
01:12:51qualités cardinales.
01:12:55Olivier Marlex,
01:12:56qui a été patron
01:12:57des députés LR
01:12:58à l'Assemblée,
01:12:59qui vient d'une famille
01:13:00très politique
01:13:02et au-delà,
01:13:03vraiment,
01:13:03qui était une personnalité politique
01:13:05extrêmement singulière,
01:13:06à part.
01:13:07Et je remercie
01:13:07Romain Marlex,
01:13:08mon frère,
01:13:08d'être avec nous.
01:13:09Merci et bonjour à vous.
01:13:10On va parler dans quelques instants
01:13:11de ce livre
01:13:12qui m'a marqué,
01:13:13livre posthume,
01:13:15qui en tout point
01:13:16résume
01:13:16qui était votre frère
01:13:18et qui nous apprend
01:13:19beaucoup,
01:13:19beaucoup vraiment
01:13:20sur la défense
01:13:21de nos intérêts,
01:13:22sur notre souveraineté
01:13:23hélas perdue,
01:13:25sur le macronisme également.
01:13:26On va en parler
01:13:27juste après vos titres,
01:13:28chère Margot.
01:13:29La présidente du Louvre
01:13:31auditionnait ce matin
01:13:33à l'Assemblée nationale
01:13:34l'occasion pour
01:13:34Laurence Descartes
01:13:35d'annoncer
01:13:36plusieurs mesures
01:13:37de sécurité,
01:13:38parmi elles
01:13:38un poste de police
01:13:39mobile au sein du domaine
01:13:40ou encore une centaine
01:13:41de caméras
01:13:42aux abords du musée
01:13:43d'ici la fin
01:13:44de l'année prochaine.
01:13:46Gravy limitée
01:13:46à compter d'aujourd'hui
01:13:47de la police municipale
01:13:48de Corbeil-Essonne,
01:13:50dans son viseur
01:13:50notamment les effectifs
01:13:51qui ont fondu de moitié
01:13:53les moyens devenus dérisoires
01:13:54ou encore
01:13:54les horaires jugés
01:13:56inadaptés aux besoins
01:13:57sur le terrain.
01:13:58L'an dernier,
01:13:58un taux record
01:13:59de criminalité
01:14:00avait été enregistré
01:14:01dans la ville.
01:14:03Et puis,
01:14:04la machine à calculer
01:14:05de Blaise Pascal
01:14:05ne sera pas vendue
01:14:06ce mercredi.
01:14:07Le tribunal administratif
01:14:08de Paris
01:14:09avait suspendu
01:14:10l'autorisation
01:14:10d'exporter la Pascaline
01:14:12construite en 1642.
01:14:14Des scientifiques
01:14:15et des chercheurs
01:14:15l'avaient saisie
01:14:16en urgence.
01:14:17Ils souhaitent
01:14:17qu'elle soit requalifiée
01:14:18en trésor national.
01:14:21Voilà.
01:14:21Ça restera évidemment
01:14:23aux mains de l'État.
01:14:24On l'espère.
01:14:26Merci.
01:14:27Merci à vous,
01:14:28Margot.
01:14:28Romain Marlex,
01:14:29merci d'être avec nous.
01:14:31Olivier Marlex,
01:14:32c'était votre grand frère.
01:14:33Il est mort
01:14:34en début juillet.
01:14:36Drame évidemment
01:14:37absolu,
01:14:39familial,
01:14:39et choc pour toute
01:14:40la classe politique
01:14:41et bien au-delà.
01:14:42Il était
01:14:43notamment le patron
01:14:44des députés
01:14:45à l'Assemblée.
01:14:45Les journalistes
01:14:46que nous sommes
01:14:47connaissions
01:14:47le politique rigoureux,
01:14:49intransigeant
01:14:49sur les principes,
01:14:50travailleurs,
01:14:51hommes de dossier
01:14:52mais qui connaissaient
01:14:53aussi la France
01:14:53et les Français.
01:14:56Comment vous présentez
01:14:57ce livre
01:14:57pour l'avoir
01:14:58plus que parcouru ?
01:15:00Ce qui l'en ressort,
01:15:01c'est que c'est vraiment
01:15:02le livre de quelqu'un
01:15:02qui est très attaché
01:15:03à la défense
01:15:04des intérêts
01:15:04de notre pays.
01:15:06C'est d'abord
01:15:06le livre d'un patriote
01:15:07et ensuite le livre
01:15:09d'un honnête homme.
01:15:10Je pourrais quasiment
01:15:11m'arrêter là.
01:15:13Si je devais
01:15:13un petit peu plus développer,
01:15:14je dirais que c'est
01:15:14un livre d'un amoureux
01:15:16de la France,
01:15:17le livre d'un amoureux
01:15:18des Français
01:15:18et le livre d'un amoureux
01:15:21des Français
01:15:21mais vraiment
01:15:22dans toute leur diversité,
01:15:24que ce soit
01:15:24un éleveur du Cantal,
01:15:25que ce soit
01:15:26un fonctionnaire
01:15:27administratif adreux,
01:15:28que ce soit
01:15:28un célèbre avocat parisien.
01:15:31Il aimait justement
01:15:31ce contact,
01:15:32cette diversité
01:15:33et je crois
01:15:35que c'est ça
01:15:35qu'on doit retenir.
01:15:36C'est vraiment
01:15:37l'amour des Français
01:15:37qui motive
01:15:38l'engagement politique
01:15:40et donc l'intérêt général.
01:15:41C'est exactement ça.
01:15:42C'est aussi,
01:15:43vous l'avez dit,
01:15:43une certaine idée
01:15:45de la France,
01:15:46gaulliste,
01:15:47j'allais dire
01:15:49par tous les ports
01:15:49de sa peau,
01:15:50très attaché,
01:15:51je le disais,
01:15:51aux intérêts du pays,
01:15:52des intérêts mis à mal
01:15:53dans certains dossiers,
01:15:54on va en parler
01:15:55et l'un des faits marquants
01:15:56de son combat politique,
01:15:58ça a été Alstom.
01:15:58D'ailleurs,
01:15:59beaucoup d'entre nous
01:15:59qui travaillons
01:16:00sur ces sujets-là,
01:16:02sur des sujets
01:16:03politiques,
01:16:03moi j'ai beaucoup appris
01:16:04par les alertes
01:16:06et les alarmes
01:16:08qu'il avait mis en avant.
01:16:09Écoutons-le,
01:16:10il avait donné
01:16:11justement cette interview,
01:16:13c'était il y a déjà
01:16:14quelques années,
01:16:15pour Livre Noir et Frontière.
01:16:19Alstom Power
01:16:20qui a été vendu
01:16:20par Emmanuel Macron,
01:16:21c'était notre autonomie
01:16:23dans le secteur du nucléaire,
01:16:25c'est les réacteurs
01:16:26de nos centrales nucléaires.
01:16:28On était un des cinq pays
01:16:29capables au monde
01:16:31de vendre
01:16:31des centrales nucléaires
01:16:32clés en main.
01:16:32on a perdu
01:16:33cette capacité.
01:16:35Donc on a effectivement
01:16:36un moment
01:16:36de grand renoncement,
01:16:38grand renoncement
01:16:39de mon point de vue,
01:16:41mais aussi
01:16:42grande euphorie
01:16:44en réalité
01:16:44créée par
01:16:45ces méga-fusions,
01:16:47parce que
01:16:48dans le seul cas
01:16:49d'Alstom,
01:16:50j'ai eu l'occasion
01:16:51de creuser le sujet,
01:16:53Alstom a généré
01:16:54environ 600 millions
01:16:55d'honoraires
01:16:57payés
01:16:58sur la place de Paris
01:16:58en cabinet
01:17:00de conseil,
01:17:01cabinet d'avocat,
01:17:02banque d'affaires,
01:17:03boîte de com',
01:17:04600 millions d'euros.
01:17:06Vous vous rendez compte,
01:17:06on n'a pas un projet
01:17:07industriel
01:17:08dans notre pays
01:17:09pour 600 millions d'euros,
01:17:10ça n'existe
01:17:10quasiment plus.
01:17:12Là, on a payé
01:17:13600 millions d'euros
01:17:13d'ingénierie financière,
01:17:16de services de conseil.
01:17:18Et donc,
01:17:18vous n'avez pas eu
01:17:18Calstom,
01:17:19vous avez eu le Cattel,
01:17:20vous avez eu Technib,
01:17:20vous avez eu Lafarge.
01:17:22Ça a été
01:17:23les grandes années
01:17:24du ruissellement
01:17:24et je pense
01:17:26que c'est pas pour rien
01:17:27dans l'espèce
01:17:29d'enthousiasme
01:17:31ou d'euphorie
01:17:31autour du Mozart
01:17:33de la finance,
01:17:35entre guillemets,
01:17:35évidemment.
01:17:37Et dans ce livre
01:17:37aux éditions
01:17:38Robert Laffont
01:17:39qui a été remis
01:17:39à son éditeur
01:17:40avant sa mort,
01:17:43en fait,
01:17:43c'est un combat
01:17:44contre une partie
01:17:44des élites.
01:17:45Est-ce que c'est le cas ?
01:17:46Moi, je l'ai perçu ainsi.
01:17:47Une partie,
01:17:48je dis toujours des élites,
01:17:49je ne veux pas essentialiser,
01:17:50mais qui ont bradé
01:17:51nos florons
01:17:53pour une idée
01:17:55fantasmée
01:17:56de la construction européenne,
01:17:57pour d'autres intérêts
01:17:58qui dépassent vraiment
01:17:59nos intérêts hexagonaux.
01:18:01Est-ce que vous le voyez
01:18:01également ainsi ?
01:18:02Exactement.
01:18:03Il y a deux grands points
01:18:04cardinaux
01:18:05dans ce que reprochait
01:18:07Olivier
01:18:07à une partie des élites.
01:18:09Le premier point,
01:18:10c'était sans doute
01:18:11je dirais
01:18:13ce coup d'état
01:18:16technocratique
01:18:16comme il l'appelait,
01:18:17c'est-à-dire le fait
01:18:17que les hauts fonctionnaires
01:18:19veulent, pour avoir
01:18:20un accélérateur de carrière,
01:18:21s'engager dans la vie politique.
01:18:23Une trahison.
01:18:24En tout cas,
01:18:25ce n'est pas leur métier initial.
01:18:27Mais vu qu'ils avaient
01:18:28une très bonne connaissance technique,
01:18:29ils ont réussi rapidement
01:18:30à vampiriser
01:18:30des postes de responsabilité
01:18:31dans les ministères,
01:18:34dans également
01:18:34les partis politiques.
01:18:36Ils ont un petit peu
01:18:36corseté idéologiquement
01:18:37tous les grands partis.
01:18:39c'est ce qu'on a appelé
01:18:39ensuite
01:18:40l'UMPS.
01:18:41Et le deuxième
01:18:42autre grand point
01:18:43critique
01:18:44d'Olivier
01:18:45sur une partie
01:18:46des élites,
01:18:47encore une fois,
01:18:48c'est ce réflexe
01:18:48supranational.
01:18:50Et ce réflexe supranational
01:18:51qui dit qu'évidemment
01:18:52la France doit s'incliner,
01:18:54elle n'a plus d'histoire,
01:18:54c'est une mauvaise compréhension
01:18:56de Fukuyama,
01:18:57c'est que
01:18:57en réalité,
01:18:59c'est bien plus vieux
01:19:00que ça
01:19:00et même le général Legault
01:19:01lorsqu'il arrive au pouvoir
01:19:02en 1958,
01:19:03il est déjà confronté
01:19:04à ce réflexe
01:19:05supranational.
01:19:05Et Olivier Marlex,
01:19:08il nous le confiait souvent,
01:19:09enfin,
01:19:10il le disait évidemment
01:19:11publiquement,
01:19:12c'est qu'il ne supportait
01:19:13pas l'idée
01:19:14selon laquelle
01:19:14la France n'était pas
01:19:16assez grande
01:19:17pour avoir
01:19:18de tels fleurons
01:19:19et pour défendre
01:19:20de tels intérêts.
01:19:21C'est ce qui l'habitait.
01:19:23Donc,
01:19:23j'ai appris là,
01:19:24juste avant de recevoir
01:19:25Romain Marlex,
01:19:26on va continuer à évoquer,
01:19:27c'est très important aussi
01:19:28ce qu'il dit sur la politique
01:19:29que vous le connaissiez
01:19:30très bien
01:19:31et qu'il a même suscité
01:19:32un petit peu
01:19:32votre amour
01:19:33de la politique,
01:19:34de la chose publique,
01:19:35Naïman Fadel.
01:19:36C'était mon député de Cerco,
01:19:38je l'ai rencontré
01:19:38il y a plus de 25 ans
01:19:40et c'est vrai
01:19:42que je me suis engagée
01:19:43en 2014
01:19:44grâce à lui,
01:19:45c'est lui
01:19:45qui m'avait conseillé.
01:19:47Vous confirmez
01:19:48qu'il est aussi à l'aise
01:19:49dans les cercles parisiens
01:19:50si je puis dire
01:19:51de pouvoir
01:19:51qu'en circonscription,
01:19:53quelque soit...
01:19:54il allait dans les quartiers
01:19:55à Drô,
01:19:55tout le monde dans les quartiers
01:19:56le connaissait,
01:19:58il allait bien sûr
01:19:59dans les centres-villes,
01:19:59il allait dans les quartiers,
01:20:01il discutait avec tout le monde,
01:20:02il était aimé par tout le monde.
01:20:04Et c'est...
01:20:05Voilà, c'est...
01:20:07Moi, je garde un souvenir
01:20:08fantastique d'Olivier
01:20:10puisque c'est quelqu'un
01:20:11que j'aimais beaucoup,
01:20:12beaucoup.
01:20:12Je l'avais eu au téléphone
01:20:13le vendredi
01:20:14et c'est vrai
01:20:16qu'il avait
01:20:17la France chevillée au corps
01:20:19et il avait ce souci
01:20:20de l'appartenance commune.
01:20:21C'est-à-dire
01:20:22de tous dans une république
01:20:24une et indivisible.
01:20:26C'est peut-être pour ça aussi
01:20:27que ces griefs
01:20:27à l'endroit d'Emmanuel Macron
01:20:28sont vraiment les plus...
01:20:30ou alors certains diront
01:20:31les plus durs
01:20:31ou les plus lucides.
01:20:33Il dénonce vraiment,
01:20:34Romain Marlax,
01:20:35des erreurs stratégiques,
01:20:37lourdes,
01:20:38la dissolution
01:20:39mais aussi quand même
01:20:40un abandon
01:20:40presque assumé
01:20:42de la souveraineté
01:20:43de la France.
01:20:43Alors pour la dissolution,
01:20:44il considère qu'en réalité
01:20:46c'est la conséquence
01:20:47de son mauvais choix stratégique
01:20:48de remplacer
01:20:49Elisabeth Borne
01:20:50par Gabriel Attal.
01:20:51Donc ça c'était
01:20:51en aparté.
01:20:52Et après sur les questions
01:20:53vraiment stratégiques,
01:20:55Emmanuel Macron
01:20:56est très exactement
01:20:57l'incarnation
01:20:58des deux phénomènes
01:20:59qu'il dénonçait,
01:20:59c'est-à-dire
01:21:00la technostructure au pouvoir,
01:21:01le coup d'état technocratique
01:21:02et puis aussi évidemment
01:21:04le réflexe supranational
01:21:05et avec toujours
01:21:07ces mêmes mantras,
01:21:09la construction européenne
01:21:10ne souffre
01:21:10d'aucune discussion,
01:21:11les accords de libre-échange
01:21:12sont nécessairement positifs
01:21:14on va aller vers
01:21:16de la croissance verte,
01:21:18une bonne politique publique
01:21:19se juge à l'aune
01:21:20de sa complexité,
01:21:22voilà c'est toujours
01:21:22la même chose.
01:21:23Je vois que ça vous inspire
01:21:24à ce qui est bien
01:21:25les bilgères.
01:21:25Absolument, moi,
01:21:27votre frère,
01:21:30je suis frappé
01:21:31de voir
01:21:31que dans une classe politique
01:21:33que je trouve
01:21:34relativement indifférente
01:21:36à la morale publique,
01:21:38lui m'est toujours apparu
01:21:39comme quelqu'un
01:21:40qui était très sensible
01:21:42à l'éthique publique.
01:21:44Est-ce que je me trompe ?
01:21:45Est-ce que...
01:21:47Oui, je pense qu'il avait
01:21:48effectivement bonne presse
01:21:49et réputation
01:21:50mais malheureusement
01:21:51il a fallu attendre
01:21:52sa disparition
01:21:53pour lever toute ambiguïté.
01:21:55Les Français ont des doutes
01:21:55légitimes sur les politiques,
01:21:57on peut le comprendre,
01:21:59mais malheureusement
01:21:59c'est vraiment sa disparition
01:22:01qui a permis
01:22:02d'enlever tous les doutes
01:22:03sur la sincérité
01:22:04de son engagement.
01:22:05Il s'intéressait
01:22:06à la morale publique,
01:22:07c'était fondamental.
01:22:08Engagement familial,
01:22:09on rappelle que vous êtes aussi
01:22:11le fils d'Alain Marlex,
01:22:14comme le...
01:22:14Oui.
01:22:15Difficile de parler
01:22:16de lui au passé.
01:22:17Alain Marlex
01:22:18qui a été vraiment engagé
01:22:19depuis des années,
01:22:20qui a été secrétaire d'État
01:22:21et chez les Marlex,
01:22:22quand on côtoyait des politiques,
01:22:23on voyait passer
01:22:24Jacques Chirac
01:22:25et Charles Pasqua.
01:22:26Vous voyez,
01:22:26on ne voyait pas
01:22:26certains macronistes,
01:22:28je n'ai rien contre eux,
01:22:29mais il y avait quand même
01:22:30une autre épaisseur,
01:22:31autre époque,
01:22:32me direz-vous.
01:22:33Mais c'est vrai que
01:22:34pour l'avoir souvent interrogé
01:22:36et Alexandre Dévecchio
01:22:37peut-être également vous
01:22:38pour le Figaro,
01:22:40cette...
01:22:40presque cette obsession,
01:22:42vraiment,
01:22:42pour les dossiers stratégiques
01:22:44qui représentent...
01:22:45Oui, surtout que ça...
01:22:46Moi, je l'avais interviewé
01:22:47notamment sur son livre
01:22:49sur Alstom.
01:22:50C'est un des rares
01:22:51dans la classe politique,
01:22:52y compris à droite,
01:22:54à vraiment s'intéresser
01:22:55à ces dossiers stratégiques
01:22:57et en fait,
01:22:57ce qui est une vente
01:22:58à la découpe de la France
01:23:00si on veut peser dans le monde,
01:23:03être indépendant,
01:23:05conserver des emplois industriels
01:23:07dans les territoires
01:23:07en difficulté,
01:23:09ça passe par une industrie forte
01:23:11qu'on a malheureusement
01:23:12bradée.
01:23:13La mondialisation,
01:23:15ça a aussi été ça,
01:23:16ça a permis à certains
01:23:17de s'enrichir
01:23:18en bradant,
01:23:20effectivement,
01:23:23des joyaux nationaux
01:23:24qui nous permettaient
01:23:25d'avoir notre propre indépendance
01:23:27et ce qui s'est passé
01:23:28avec Alstom
01:23:29et peu d'hommes politiques
01:23:30vont là-dessus
01:23:31parce qu'ils n'ont pas
01:23:33conscience de ces enjeux,
01:23:35parce qu'ils sont formés...
01:23:35Ou alors ils en ont trop conscience
01:23:36pour voir vraiment
01:23:37ce qui se passe
01:23:38sous le capot de la voiture.
01:23:39Moi, j'ai plusieurs explications,
01:23:40beaucoup,
01:23:41y compris à droite
01:23:42chez les LR,
01:23:43sont quand même
01:23:43comme Emmanuel Macron,
01:23:46un personnel politique
01:23:47technocratique
01:23:48qui a cru
01:23:49à la mondialisation
01:23:51heureuse,
01:23:52qui méprisait
01:23:53un peu l'industrie.
01:23:54En plus,
01:23:55les dossiers industriels
01:23:55ne sont pas très payants
01:23:56électoralement
01:23:58parce que c'est complexe,
01:23:59c'est technique.
01:24:00Lui,
01:24:00allait là-dessus,
01:24:01c'était un des rares.
01:24:02Il a eu,
01:24:03moi je crois,
01:24:04beaucoup de courage
01:24:06là-dessus
01:24:06de défendre
01:24:09ce dossier
01:24:09de la souveraineté
01:24:10économique
01:24:12et industrielle
01:24:12de la République.
01:24:13Et on le sent
01:24:13dans le livre
01:24:14qui est isolé politiquement,
01:24:15dans le sens
01:24:16qu'on se demande
01:24:16auprès de qui
01:24:17il pouvait trouver
01:24:18une forme
01:24:18de réconfort
01:24:19d'entente politique
01:24:21puisque à l'intérieur
01:24:22de son camp
01:24:22il dénonce
01:24:23tous ceux
01:24:23qui ont
01:24:23obéi,
01:24:27qui ont entendu
01:24:27ces sirènes
01:24:28pour aller
01:24:29pour un Marocain,
01:24:30pour un ministère.
01:24:31Sur ce plan-là,
01:24:32et je l'avais interviewé,
01:24:33là c'était une intransigeance
01:24:34totale,
01:24:34il ne le comprenait pas,
01:24:35je crois que jamais
01:24:36il n'aurait pu le comprendre.
01:24:38Pour lui,
01:24:38la destinée manifeste
01:24:40du macronisme
01:24:40c'était de faire
01:24:41une OPA sur la droite
01:24:42et Macron est un homme d'OPA
01:24:43avant d'arriver
01:24:44comme président de la République
01:24:45et il a fini
01:24:46avec une OPA politique
01:24:47sur les Républicains.
01:24:48On parle d'influence
01:24:49de la France,
01:24:50on en parlait
01:24:50sur l'aspect géopolitique
01:24:52mais Michel Fayet,
01:24:53votre regard est intéressant.
01:24:55L'influence de la France
01:24:55c'est d'abord
01:24:56à travers ses fleurons.
01:24:57On parle beaucoup
01:24:58de réindustrialisation,
01:24:59on entend le mot
01:25:00qui arrive
01:25:00mais derrière le mot
01:25:01aujourd'hui,
01:25:02que pèse encore
01:25:03la France selon vous ?
01:25:05En fait justement,
01:25:06Olivier Marlech,
01:25:07sa force c'était
01:25:07de parler de l'industrie
01:25:09et des entreprises françaises
01:25:10et en cela
01:25:11il est probablement
01:25:12le meilleur politicien
01:25:13dans ce domaine-là.
01:25:16Et très clairement
01:25:16et sans conteste
01:25:17à mon sens.
01:25:18Maintenant,
01:25:18il y a aussi quelque chose
01:25:19dont on ne parle pas,
01:25:21c'est la Nouvelle-Calédonie
01:25:21parce qu'en Nouvelle-Calédonie
01:25:23on a le nickel
01:25:23et sans le nickel
01:25:25on ne peut pas faire
01:25:26d'énergie de transition,
01:25:28on ne peut pas faire
01:25:29de transformation digitale,
01:25:30etc.
01:25:31Et on veut abandonner
01:25:31la Nouvelle-Calédonie
01:25:32alors que ça fait partie
01:25:34de la souveraineté française.
01:25:35Donc quand on parle
01:25:35de la souveraineté française
01:25:36par rapport aux entreprises,
01:25:38il faut aussi
01:25:39que nos politiques
01:25:39prennent en compte
01:25:40qu'il y a aussi
01:25:41notre souveraineté territoriale
01:25:42et la Nouvelle-Calédonie
01:25:44est essentielle
01:25:45quant à la stratégie française
01:25:48pour continuer
01:25:49à exister
01:25:50un minimum
01:25:51dans ce qui est
01:25:52l'énergie de transition
01:25:53et la transformation digitale.
01:25:55Aujourd'hui,
01:25:56quasiment tous les métaux
01:25:57sont en Amérique latine
01:25:59et en Afrique.
01:25:59On a été chassés d'Afrique.
01:26:02Tout est raffiné
01:26:03et transformé en Chine.
01:26:05Et nous,
01:26:05le minimum qu'on a,
01:26:07c'est-à-dire
01:26:07la Nouvelle-Calédonie,
01:26:08on veut la brader.
01:26:11Et puis sur notre propre sol,
01:26:12on ne s'attaque pas
01:26:13à relancer les mines
01:26:14parce qu'on a
01:26:14des choses essentielles
01:26:15en France.
01:26:16On a de la géothermie
01:26:18et du lithium
01:26:19en Alsace.
01:26:21Les Allemands
01:26:21ont la même chose
01:26:22de l'autre côté du Rhin.
01:26:24On a aussi du tungstène
01:26:25dans les Pyrénées.
01:26:26On a des métaux
01:26:27qui sont essentiels
01:26:28en réalité
01:26:29à la France.
01:26:31On a des métaux essentiels,
01:26:31on a des florons incroyables.
01:26:33Et pourquoi ?
01:26:34C'est paradoxal.
01:26:35Mais on n'entend pas
01:26:36les politiques.
01:26:37On n'entend pas les politiques.
01:26:38Et parfois,
01:26:38quand il y a un excès
01:26:39de souverainisme,
01:26:40on dit, regardez,
01:26:41ça confine
01:26:42Philippe Bilger
01:26:43à quelque chose
01:26:44de louche finalement
01:26:45alors que c'est
01:26:46presque le propre
01:26:47du gaullisme.
01:26:48Absolument.
01:26:49C'est une évidence.
01:26:50Sauvegarder
01:26:51notre précaré
01:26:52sans lui,
01:26:54vous le dites très bien.
01:26:55Mais est-ce qu'on saura
01:26:56un jour la vérité
01:26:57sur Alstom,
01:26:58par exemple ?
01:26:58Alstom, rappelons
01:26:59ce qui s'était passé.
01:27:00C'était pour la vente
01:27:01de la branche énergie
01:27:02à General Electric.
01:27:04C'est bien ça pour...
01:27:06Il s'était soi-disant
01:27:07engagé à conserver
01:27:08les emplois en France
01:27:09et en fait s'en débarrasser
01:27:11d'un concurrent.
01:27:11Et Alstom avait dit
01:27:12à l'époque
01:27:12pour être plus malléable,
01:27:14pour être plus flexible.
01:27:16On voit aussi
01:27:16ce qu'il en est.
01:27:17Il a été d'ailleurs
01:27:18à la tête
01:27:18d'une commission
01:27:19d'enquête parlementaire
01:27:20sur ce sujet.
01:27:22Une commission d'enquête
01:27:23qui malheureusement,
01:27:24puisque c'est la Constitution,
01:27:25ne pouvait pas durer
01:27:26plus de six mois.
01:27:27Ce qui est dommage,
01:27:28c'est qu'en réalité,
01:27:29les lanceurs d'alerte,
01:27:30tous les leaders d'opinion,
01:27:31les gens qui ont travaillé
01:27:32directement ou indirectement
01:27:34sur le dossier,
01:27:35n'ont pas toujours eu le temps
01:27:35pendant cette commission d'enquête
01:27:37de faire remonter
01:27:37les informations.
01:27:39Et donc,
01:27:39c'est pour ça
01:27:39qu'Olivier a encore
01:27:40beaucoup continué
01:27:42à évoquer le cas d'Alstom
01:27:43après,
01:27:43parce qu'il avait continué
01:27:44à être considérablement alimenté
01:27:46et à avoir des sources
01:27:47très intéressantes,
01:27:48malheureusement.
01:27:49C'est ça que j'appelle
01:27:52à lire le livre.
01:27:53Moi, j'ai pris beaucoup
01:27:53de plaisir d'ailleurs
01:27:54parce que c'est toujours
01:27:55intéressant de voir
01:27:56quelqu'un de ce niveau-là,
01:27:59avec cette rigueur-là,
01:28:00avec ces valeurs-là.
01:28:01Et puis, on apprend beaucoup
01:28:02sur la France,
01:28:04sur notre classe politique.
01:28:05Permettez-moi une question
01:28:05certainement douloureuse
01:28:07et plus personnelle,
01:28:08puisque sa mort,
01:28:09sa disparition
01:28:10a été beaucoup interprétée
01:28:12par certaines personnes
01:28:13sur les réseaux sociaux,
01:28:14mais pas seulement.
01:28:16Certains ont remis en cause
01:28:17la thèse du suicide.
01:28:18Comment vous réagissez à cela ?
01:28:20Je crois que la famille
01:28:21a décidé de ne pas répondre
01:28:22ou d'entrer dans ce champ-là.
01:28:25On est en démocratie,
01:28:27liberté d'expression oblige.
01:28:28Si les gens se posent des questions,
01:28:30c'est presque un réflexe sain
01:28:32dans une démocratie.
01:28:34Ce qu'on retiendra,
01:28:35c'est qu'ils se posent ces questions
01:28:36parce qu'il y avait un attachement
01:28:37à ce qu'il était
01:28:38et à ses combats.
01:28:39C'est peut-être le plus important.
01:28:40On va le prendre comme ça
01:28:40et c'est très bien.
01:28:42Merci, Romain Marlix.
01:28:43En tous les cas,
01:28:43la ressemblance est frappante.
01:28:45Oui.
01:28:45C'est assez incroyable.
01:28:47C'est rassurant.
01:28:48Tout à fait.
01:28:48C'est un compliment.
01:28:49Un compliment.
01:28:50Dissolution française
01:28:53chez Robert Laffont.
01:28:55Lisez-le.
01:28:55C'est aussi une partie de la France.
01:28:57Une autre France aussi,
01:28:58c'est toute la famille Marlix,
01:28:59tout ce que ça rappelle.
01:29:00Quand on pense que le président
01:29:01a toujours refusé
01:29:02qu'il soit ministre.
01:29:04Oui, il a failli être.
01:29:06A chaque fois.
01:29:07Ben écoutez,
01:29:09on ne réécrit pas l'histoire
01:29:11mais voilà,
01:29:12c'est ainsi.
01:29:13En tous les cas,
01:29:13plongez dans ce livre.
01:29:15Vous y trouverez peut-être
01:29:15beaucoup de réponses
01:29:16sur l'état de la France.
01:29:17Merci, Romain Marlix.
01:29:19Merci à vous tous.
01:29:20Toujours un plaisir
01:29:20de vous avoir autour de cette table.
01:29:22C'est génial.
01:29:22Michel Fait, vous revenez.
01:29:23Ça y est, maintenant,
01:29:24vous êtes un secrétaire
01:29:25de l'émission avec d'autres.
01:29:27Difficile,
01:29:28parce qu'il faut s'arracher
01:29:29les bons invités.
01:29:31Heureusement que vous êtes là
01:29:32mais on s'entend tous très bien.
01:29:34Vraiment,
01:29:34quand on dit une famille
01:29:35à ces news,
01:29:36vous croyez ?
01:29:37Merci, cher Philippe.
01:29:38Mais vous aussi, attention.
01:29:39Oui, oui.
01:29:40Quand vous êtes là,
01:29:41tout le monde se bat
01:29:41pour être à vos côtés.
01:29:43Mon Dieu,
01:29:44les chroniqueurs
01:29:45ne peuvent qu'être bons.
01:29:46Merci, cher Philippe.
01:29:48A demain pour la grande interview
01:29:49et évidemment,
01:29:50MediNews.
01:29:50Merci encore.
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