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Sonia Mabrouk reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue à vous en direct pour Midi News, programme chargé ce jour avec cette question.
00:00:07Qui est responsable ? L'ouvre volé, les Français stupéfaits, la France humiliée, mais il n'y a pas de responsabilité.
00:00:14Comment expliquer cette absence de reconnaissance de la part de chacun ou de tous ?
00:00:18Le ministre de la Justice Gérald Darmanin affirme, nous avons failli, mais qui est ce nous générique ?
00:00:23Tout cela est très symptomatique, justement, de l'état de notre pays, et pendant ce temps, le Louvre ne rouvrira pas aujourd'hui.
00:00:30Et vous allez voir, vous allez découvrir les véritables raisons.
00:00:34Et puis au moment où des efforts considérables sont demandés aux Français, avec une avalanche d'impôts et de taxes à venir,
00:00:39comment expliquer justement cette incurie, cette incapacité à ne pas investir dans la sécurité de nos trésors ?
00:00:47En parlant d'efforts à consentir, c'est vraiment la foire aux propositions les plus loufoques, comme celle de taxer l'héritage.
00:00:52On tentera d'aller plus loin sur cette sortie de Yael Brown-Pivet pour analyser la déconnexion,
00:00:58et aussi un révélateur sur le logiciel macroniste, une grande partie chez les macronistes,
00:01:02qui veut effacer ce qu'il reste de lien, d'ancrage ou d'enracinement, nous verrons ce qu'en pensent nos invités.
00:01:08Voilà pour le programme, mais tout d'abord, comme d'habitude, il est midi pile, place au journal.
00:01:12Bonjour à vous, chers Somaillers.
00:01:14Bonjour Sonia, et bonjour à tous.
00:01:15Vous allez y revenir longuement dans votre émission, Sonia, réunion de crise, place Beauvoir.
00:01:20En ce moment même, au lendemain du cambriolage du Louvre, ce qui est sûr, c'est que nous avons failli,
00:01:25puisque des malfaiteurs ont été capables de mettre un monte-charge sur la voie publique,
00:01:29de faire monter des gens en quelques minutes pour récupérer des bijoux inestimables,
00:01:34et de donner une image déplorable de la France, réaction ce matin du garde des Sceaux Gérald Darmanin.
00:01:39A la une également, le procès de Dabia Benkiret pour le viol et le meurtre de la petite Lola se poursuit devant la cour d'assises de Paris,
00:01:48et la matinée était consacrée à l'audition des experts.
00:01:51Célia Barot, racontez-nous.
00:01:52Oui, matinée encore très intense pour les partis civils.
00:01:59A la fin des auditions des experts, la maire de Lola Davier s'est effondrée en larmes dans les bras de son fils Thibault,
00:02:06presque prise d'une envie de vomir.
00:02:08Elle a quitté la salle avant que le président ne donne la parole pour la première fois de la journée à l'accusé.
00:02:14Dabia Benkiret, vêtue des mêmes vêtements que vendredi dernier, est coiffée d'un chignon bas.
00:02:18C'est présenté dans le box, le regard vide, parfois assise au fond de sa chaise,
00:02:23parfois le visage très concentré sur les déclarations faites en visioconférence ou à la barre.
00:02:28Dans un premier temps, elle a exprimé son souhait de ne pas réagir,
00:02:32expliquant ne pas avoir bien compris les termes employés par les experts,
00:02:36avançant même l'argument d'une mauvaise maîtrise du français.
00:02:39Puis le président l'a confronté aux incompatibilités entre sa version des faits et les constatations médicales.
00:02:46L'accusé a réfuté toute pénétration vaginale et anal sur Lola.
00:02:50Je cite, je lui ai touché les seins, mais rien d'autre.
00:02:52Si je l'avais fait, je l'aurais dit.
00:02:54Autre moment à retenir ce matin, la projection d'une photo montrant les multiples lésions sur le cou et dans le dos de Lola.
00:03:0138 plaies au total selon l'avocat général.
00:03:04Cet après-midi, place aux auditions des témoins.
00:03:07A noter qu'aujourd'hui encore, les bancs du public s'affichent complet,
00:03:12provoquant parfois quelques tensions à l'entrée de la salle d'audience.
00:03:14Merci pour toutes ces précisions, Célia.
00:03:17Merci également à Manon Varaldo qui vous accompagne.
00:03:20On passe maintenant à Nicolas Sarkozy qui dit à la veille de son incarcération qu'il n'a pas peur de la prison.
00:03:27Déclaration de l'ancien président dans les colonnes du Figaro.
00:03:30Une incarcération qui attriste le garde des Sceaux qui a été l'un de ses proches collaborateurs.
00:03:34Écoutez.
00:03:36J'ai beaucoup de tristesse pour le président Sarkozy.
00:03:38L'homme que je suis, Gérald Darmanin, j'ai été son collaborateur,
00:03:43on ne peut pas être insensible à l'attresse d'un homme.
00:03:46Après, le ministre de la Justice, il fait son travail et il organise quelque chose d'exceptionnel,
00:03:51au sens littéral du terme.
00:03:53C'est l'incarcération, non seulement d'un ancien président de la République,
00:03:57mais quelqu'un qui est présumé innocent.
00:03:59Et puis, deux personnes suées tôt ce matin à Hong Kong,
00:04:01quand un avion de transport de fret en provenance des Émirats Arabes Unis
00:04:05a heurté un véhicule au sol lors de son atterrissage,
00:04:09avant de sortir de la piste et de s'abîmer en mer,
00:04:11comme vous pouvez le voir sur ces images.
00:04:15Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à Mille.
00:04:18Merci, chère Somaïa.
00:04:19Je vous dis à tout à l'heure, pour le rappel des titres et pour l'heure,
00:04:21je salue nos invités, Judith D'Ambintraub.
00:04:24Merci à vous.
00:04:25Bonjour, Sonia.
00:04:25Et bonjour.
00:04:26Raphaël Stainville nous accompagne.
00:04:28Bonjour à vous.
00:04:29Bonjour, Sonia.
00:04:29Journaliste politique et de retour, Thomas Bonnet, bonjour.
00:04:31Bonjour, Sonia.
00:04:32Je salue également Jonathan Sicsou.
00:04:34Bonjour, Sonia.
00:04:34Présence, Eric Nolo est avec nous.
00:04:36Bonjour, Sonia.
00:04:37Sabrina Berlin-Bouillet, merci à vous d'être l'un de notre journaliste pour les justices.
00:04:40Beaucoup de choses à dire.
00:04:41Et une parenthèse pour vous dire, c'était très émouvant de vous regarder aussi émue,
00:04:45évidemment, tout à l'heure, chez notre ami Pascal,
00:04:47en évoquant ce que l'on vient de voir dans le journal de Somaïa sur le procès.
00:04:51C'est la cour d'assises de Paris autour de Lola, évidemment.
00:04:54Et je pense que vraiment, la France entière, au-delà, partage ce que vous avez exprimé de manière aussi spontanée.
00:05:01Donc merci pour ça, évidemment.
00:05:04Nous en parlerons évidemment aussi.
00:05:05On suit ce procès pour l'heure.
00:05:07Je vous pose cette question.
00:05:08Qui est responsable ?
00:05:09Avez-vous remarqué, cher Eric Nolo, cette phrase magnifique ?
00:05:12Nous avons failli.
00:05:14Qu'est-ce qui se passe, Judith ?
00:05:16Non, rien du tout.
00:05:16Je vois les yeux rougis.
00:05:18Non, non, je ne suis pas un peu rubé.
00:05:19Tout va bien.
00:05:19Ça ne mérite vraiment pas un breaking news.
00:05:22Non, ça suffit, là, sur ce sujet-là.
00:05:26Nous avons failli.
00:05:27On va en parler.
00:05:28C'est-à-dire, c'est une manière de diluer la responsabilité.
00:05:30Mais je voudrais tout d'abord vous montrer cette réaction sur Eric.
00:05:33C'est un spécialiste de l'art qui écrit souvent sur, évidemment, le sujet de la culture, des musées.
00:05:39Et il croit savoir pourquoi le Louvre ne rouvrira pas ses portes aujourd'hui.
00:05:43Le Louvre est fermé car les agents de surveillance exigent que la présidente s'explique et s'excuse.
00:05:48Réunion à l'auditorium à 11h, tout à fait officielle.
00:05:52Je ne pourrais pas le confirmer.
00:05:54Mais en tous les cas, il y a véritablement des tensions au sein de l'institution.
00:05:58Évidemment, au-dessus des ministères également.
00:06:00Et ça se coupe à mal et on peut les comprendre aussi.
00:06:03Oui, c'est une intervention de Didier Ritner, qui est un des meilleurs connaisseurs de ce genre de dossier.
00:06:09Il y a une responsabilité, c'est en effet ceux qui dirigent le Louvre.
00:06:12Après, la dégradation du Louvre, elle ne date pas d'il y a 15 jours.
00:06:15Non, le mot, quand même, que je retiens, c'est dégradation.
00:06:18Le Louvre se dégrade, la note de la France se dégrade.
00:06:22Nous passons de la Ve à la IVe République, c'est une forme de dégradation.
00:06:26Le contexte politique se dégrade.
00:06:27Et ce qui se dégrade aussi, c'est que maintenant qu'on vole nos bijoux les plus précieux,
00:06:31qu'on volerait une orange à l'étalage.
00:06:33Ça n'a pas été beaucoup plus compliqué.
00:06:35Donc, en effet, on peut...
00:06:36Bien sûr qu'il va falloir prendre des sanctions, parce que c'est tellement effarant ce qui s'est passé.
00:06:39Vous dites, bien sûr, ça ne semble pas si évident que cela.
00:06:42Écoutez, l'attention va monter.
00:06:44La question n'est pas les têtes qui tombent.
00:06:45Non, pas du tout.
00:06:45Mais simplement, ça ne peut pas rester sans conséquences.
00:06:47Après, la technique du bouc émissaire, ça a aussi ses limites.
00:06:51C'est un contexte général.
00:06:52C'est un pays qui se dégrade généralement, pas seulement dans son musée le plus emblématique.
00:06:57Alors, le garde des Sceaux, semble-t-il, va de nouveau évoquer ce qui s'est passé au Louvre.
00:07:00On l'écoute.
00:07:00Il est en déplacement en enterre.
00:07:02... des services de police et le travail, me semble-t-il, de protection de nos vres d'art.
00:07:06Est-ce que quand vous dites qu'on a failli, il y a des éléments que vous avez peut-être en votre possession ?
00:07:09Et puis, pour en prendre, il y a eu une faille dans le système de sécurité, peut-être ?
00:07:12Alors, moi, je suis quelqu'un qui vient de province et qui a un peu de bon sens.
00:07:15Quand il se passe ce genre de choses, c'est qu'on a un problème.
00:07:17Donc, on va résoudre ce problème.
00:07:19Malgré l'investissement qu'il met la ministre de la Culture,
00:07:22malgré le travail très important qu'a fait Laurent Nunes quand il était préfet de police,
00:07:25je peux en porter témoignage,
00:07:27il y a manifestement encore beaucoup à faire pour sécuriser nos musées.
00:07:30Demain, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, sera incarcéré à la présence de la santé.
00:07:34Est-ce qu'en tant que garde des Sceaux, vous êtes inquiet s'agissant des garanties de sécurité sur son incarcération ?
00:07:40Alors, de manière générale, l'administration pénitentiaire, et notamment ce que les gens sont sous la main de la justice,
00:07:45je rappelle que Nicolas Sarkozy est en détention provisoire du fait d'une exécution provisoire,
00:07:51et qu'il est réputé ayant une présomption d'innocence,
00:07:54puisque c'est l'appel qui va se former, qui décidera de s'acquérir de notion ou non définitive,
00:08:00évidemment pour tout détenu sensible, et incontestablement,
00:08:04Nicolas Sarkozy est un détenu extrêmement sensible à l'administration pénitentiaire,
00:08:07le travail de protection doit être important.
00:08:09Donc je remercie le travail, sous l'autorité de la procureure générale de Paris,
00:08:13le travail de l'administration pénitentiaire,
00:08:16que nous sommes en train de terminer, de finaliser,
00:08:19pour que l'incarcération et le temps que passera Nicolas Sarkozy à la prison de la santé
00:08:24se garantissent à la totale sécurité.
00:08:26D'un mot, vous avez dit que vous iriez rendre visite,
00:08:29est-ce que vous pouvez nous le redire, d'une part,
00:08:31et dans quel cadre se situerait cette visite, pour que les Français comprennent bien ?
00:08:34Je l'ai déjà dit, et je vais visiter trois fois par semaine des prisons,
00:08:37et donc j'irai à la prison de la santé.
00:08:38Vous irrez vraiment prendre visite à Nicolas Sarkozy lui-même ?
00:08:41Je l'ai déjà dit.
00:08:42Je vais vous le redire au micro.
00:08:44Non, je l'ai dit sur le collègue de France Inter, il faut que vous écoutez entre vous,
00:08:46mais j'irai voir les détenus en général, et Nicolas Sarkozy,
00:08:50pour m'assurer de sa sécurité, évidemment, c'est mon rôle.
00:08:52Qui comprendrait que le garde des Sceaux ne s'inquiète pas de la détention
00:08:56d'un ancien président de la République, comme de n'importe quel autre détenu,
00:09:00et donc mon rôle est évidemment de s'assurer de cette sécurité.
00:09:02Je suis le chef de cette administration.
00:09:06Sur l'objet de la visite du jour, vous avez parlé de révolution,
00:09:09de changement de paradigme, en se plaçant du côté des victimes.
00:09:13C'est-à-dire que jusqu'alors...
00:09:14Voilà pour la prise de parole de Gérald Darmanin.
00:09:17Nous parlerons de l'incarcération des deux mains de l'ancien président Nicolas Sarkozy.
00:09:21Revenons sur ce qui a été dit sur le Louvre.
00:09:23Nous parlions des responsabilités.
00:09:26Gérald Darmanin a dit, Thomas Bonnet, nous avons failli.
00:09:29Alors, qui a failli ?
00:09:30Est-ce que c'est une faillite de l'État régalien,
00:09:32incapable de protéger les joyeux de notre patrie ?
00:09:34Comment chacun d'entre vous, et vous en particulier,
00:09:36vous avez appréhendé une telle phrase ?
00:09:37Qui est ce « nous » générique ?
00:09:39Déjà, il faut quand même souligner que Gérald Darmanin, à ma connaissance,
00:09:42est le premier, voire le seul, à reconnaître une défaillance publiquement,
00:09:45et dire qu'il y a eu une défaillance, et qu'il va donc chercher des responsabilités.
00:09:48Parce que jusqu'à présent, la petite musique qu'on entendait,
00:09:51c'était une forme de fatalité.
00:09:52Voilà, bon, c'est un musée qui est convoité,
00:09:54il y a eu de grands banditismes, et donc ça peut arriver.
00:09:56Là, on a quelqu'un qui enfin nous dit, oui, il y a des responsabilités.
00:09:59Dans d'autres pays, dans d'autres cultures,
00:10:01la culture de la responsabilité, elle est très importante.
00:10:04Vous allez chercher qui a manqué à son devoir,
00:10:06et il y aura des sanctions.
00:10:07Il ne s'agit pas de couper les têtes.
00:10:08En France, c'est une entreprise, vous faites une erreur de ce niveau-là,
00:10:11c'est merci, au revoir.
00:10:12Évidemment.
00:10:13Et en France, on constate, dans le domaine public,
00:10:15pour préciser, vous avez raison,
00:10:16qu'on a une forme de dilution de la responsabilité,
00:10:18mais c'est vrai dans cette affaire,
00:10:19comme c'est vrai, par exemple,
00:10:21je prends l'exemple de l'éducation nationale,
00:10:22quand vous avez des défaillances,
00:10:24vous allez avoir une multitude de strates
00:10:25qui vont être concernées par la défaillance,
00:10:27si bien qu'au final, la responsabilité est tellement diluée
00:10:30que plus personne n'est responsable à la fin.
00:10:32Écoutons ce matin chez Pascal Praud,
00:10:34la ministre de la Culture, Rashida Dati,
00:10:36qui est venue très offensive.
00:10:38On aurait pu croire qu'elle était sur la défensive.
00:10:40Pas du tout. Écoutez-la.
00:10:42Rappelez-vous quand je demande un plan
00:10:44pour protéger, restaurer, sauver les églises.
00:10:47Les vols dans les églises,
00:10:48c'est de plus en plus important.
00:10:50Je demande un plan de protection des églises.
00:10:52Et qu'est-ce que j'ai demandé ?
00:10:53J'ai demandé, sur les 10 millions, 12 millions de visiteurs
00:10:56que nous allons avoir à Notre-Dame,
00:10:57est-ce qu'on ne peut pas prélever 5 euros par visiteur ?
00:11:00Pas les fidèles, pas les paroissiens,
00:11:025 euros. Avec ça, je sécurise
00:11:05et je protège toutes les églises de France
00:11:06en l'espace de deux ans.
00:11:08J'ai fait le calcul là-dessus.
00:11:09Évidemment, repolémique.
00:11:11Mais on a une responsabilité.
00:11:13Est-ce qu'on veut garder les valeurs françaises,
00:11:15notre culture, notre patrimoine,
00:11:16ou est-ce qu'on n'a pas envie ?
00:11:18Et donc, aujourd'hui, la protection
00:11:19du patrimoine et la sécurisation,
00:11:21c'est un enjeu important,
00:11:22qui coûte beaucoup d'argent,
00:11:24parce que nous sommes un pays
00:11:25où, évidemment, nous avons énormément
00:11:27de patrimoine historique.
00:11:28S'agissant du Louvre, je vais vous dire,
00:11:31c'est 2200 agents.
00:11:32La moitié, c'est que de la sécurité.
00:11:34Que des agents dédiés à la sécurité.
00:11:36Il y en a moins qu'avant ?
00:11:38J'ai entendu une personne dire
00:11:40qu'il y avait moins de personnel
00:11:41de la sécurité qu'avant.
00:11:43Non, ils vous disent
00:11:43qu'il y en a,
00:11:45qu'on en veut plus.
00:11:46C'est pas qu'il y en a moins,
00:11:47ils en veulent plus.
00:11:48Il n'y en a pas qui ont été supprimés,
00:11:49par exemple, ces dernières années.
00:11:50Je vais vous dire...
00:11:5135 heures ?
00:11:52Non, mais attendez.
00:11:53D'abord, c'est une organisation.
00:11:54Puis, je vais vous dire
00:11:55quelque chose de très simple
00:11:56sur le musée du Louvre.
00:11:56Le musée du Louvre,
00:11:58quand il est conçu,
00:11:59il n'est pas conçu
00:12:00pour recevoir 10 millions de visiteurs.
00:12:02Il n'est pas confronté
00:12:03aux nouvelles formes de délinquance,
00:12:05aux intrusions.
00:12:06Là, c'est un vol spectaculaire.
00:12:08Mais les intrusions,
00:12:09les dégradations,
00:12:10la sur...
00:12:11j'allais dire,
00:12:12la sur...
00:12:13occupation,
00:12:15c'est une réalité.
00:12:17Voilà, la ministre
00:12:17qui a affirmé, évidemment,
00:12:19que c'est l'enquête
00:12:20qui déterminera les responsabilités.
00:12:23Comment vous réagissez, là,
00:12:24les responsabilités ?
00:12:25Que ce soit Gérald Darmanin
00:12:26ou Rachida Dati ?
00:12:27C'est vrai qu'ils ne sont pas là
00:12:28depuis des décennies.
00:12:30C'est une responsabilité
00:12:31qui est sur plusieurs années.
00:12:33Mais est-ce qu'elle est quand même
00:12:34personnelle, individuelle ?
00:12:37Oui, et puis elle est
00:12:37de nature profondément politique.
00:12:40L'état des finances de la France
00:12:41est désastreux.
00:12:42Ce n'est pas la peine
00:12:43de revenir dessus en détail.
00:12:45On va y revenir en détail.
00:12:46Mais il y a quand même
00:12:46un problème d'arbitrage.
00:12:49Quand on dépense
00:12:50des centaines de millions
00:12:52pour le pass culture,
00:12:54pour fournir à des gamins
00:12:55les moyens d'acheter des mangas,
00:12:57puisqu'on sait que les études
00:12:58sur l'usage du pass culture,
00:13:00ça donne ça.
00:13:01Quand on dépense des millions
00:13:02pour du rap
00:13:04ou je ne sais quelle musique de rue
00:13:07qui pourrait être...
00:13:08C'est une partie de la culture
00:13:09aussi, urbaine.
00:13:10Oui, est-ce que ça doit faire
00:13:11partie de la culture ?
00:13:12Je vous pose une question.
00:13:12Est-ce que ça doit faire
00:13:13partie de la culture subventionnée ?
00:13:15Pourquoi ces exemples ?
00:13:16Nos devoirs patrimoniaux.
00:13:18Nous avons un devoir patrimonial.
00:13:20Vous prenez l'exemple
00:13:21du pass culture.
00:13:22Pourquoi on ne prend pas
00:13:22en place Seine ?
00:13:23C'est 1,4 milliard
00:13:24pour que des bobos
00:13:25puissent se baigner.
00:13:26Par exemple, le pass culture,
00:13:27même s'il y a des dérives,
00:13:28ça peut servir quand même
00:13:29à des enfants en grande partie
00:13:30qui n'ont pas...
00:13:31Non, c'est baigné un jour sur deux.
00:13:31Non, regarde, Sonia,
00:13:33regardez les chiffres.
00:13:34Regardez les études
00:13:35qui ont été menées
00:13:36sur l'utilisation du pass culture.
00:13:38C'est complètement nul.
00:13:39Complètement nul.
00:13:40Alors, il faut arrêter de dire
00:13:41il y a peut-être, je ne sais pas,
00:13:433%, 4% des enfants
00:13:44auxquels ça ouvre les portes
00:13:46du théâtre ou de la comédie.
00:13:49Mais en fait, c'est faux.
00:13:51Alors, arrêtons
00:13:51avec les bons sentiments.
00:13:53Regardons où on passe l'argent.
00:13:54L'une des vraies questions,
00:13:55pourquoi l'État,
00:13:56avec ce coût pharaonique,
00:13:57n'est pas capable
00:13:58d'assurer un minimum de protection ?
00:14:00Comment vous l'expliquez ?
00:14:01Ne me dites pas
00:14:02qu'il n'y a pas suffisamment d'argent.
00:14:03Non, mais il y a de l'argent
00:14:05malgré tout.
00:14:07Souvenez-vous, Emmanuel Macron,
00:14:09lorsqu'il a présenté
00:14:10son plan de modernisation
00:14:12du musée du Louvre,
00:14:14je crois que les montants,
00:14:15c'était de l'ordre
00:14:15de 800 millions d'euros
00:14:17pour la modernisation du Louvre.
00:14:20Mais l'une des priorités,
00:14:21et c'est là où je pense
00:14:22qu'il y a un vrai problème,
00:14:24et qui est totalement en lien
00:14:26avec la manière
00:14:26dont les politiques
00:14:27conçoivent leur action
00:14:28dans la durée,
00:14:29parce qu'il faut pouvoir
00:14:30afficher des choses
00:14:31qui sont symboliques
00:14:34pour les Français,
00:14:35l'une des priorités,
00:14:36c'était de créer
00:14:37de nouvelles entrées
00:14:37pour le musée du Louvre,
00:14:41pour désengorger
00:14:41l'entrée principale,
00:14:43plutôt que de sécuriser
00:14:44d'abord les œuvres d'art.
00:14:46C'est sûr que de sécuriser,
00:14:48ce n'est pas quelque chose
00:14:49qui se voit,
00:14:50ce n'est pas quelque chose
00:14:51qu'on porte à votre actif
00:14:52immédiatement,
00:14:53ce n'est pas quelque chose
00:14:54sur lequel vous pouvez communiquer,
00:14:55sauf lorsque vous avez
00:14:56un cambriolage
00:14:57de cette ampleur
00:14:58qui vient mettre à néant
00:15:00tous les efforts
00:15:00que vous pouvez imaginer
00:15:02pour glorifier encore davantage
00:15:04le patrimoine français.
00:15:05C'est ça qui est désastreux.
00:15:07Et puis donc,
00:15:08il y a des choix
00:15:10d'envergure
00:15:11qui sont faits,
00:15:12et puis,
00:15:13je crois qu'encore une fois,
00:15:14c'était le directeur
00:15:15de la tribune de l'art
00:15:16qui,
00:15:16sur une chaîne concurrente,
00:15:18alertait qu'il y a encore
00:15:19un mois,
00:15:20le système de sécurité
00:15:22de la fenêtre
00:15:22par lequel sont entrés
00:15:24les cambrioleurs
00:15:25était défaillant,
00:15:26et rien n'a été fait,
00:15:27ça a même été débranché.
00:15:28Le président du musée,
00:15:29également simplement,
00:15:30la ministre de la Culture
00:15:31qui suit l'enquête
00:15:32et a le temps également
00:15:35en tous les cas
00:15:35d'écouter ce qui vient
00:15:36d'être dit,
00:15:37a affirmé,
00:15:37moi j'ai réformé
00:15:38le pass culture
00:15:39pour l'adapter
00:15:40à des élèves boursiers
00:15:41dit-elle,
00:15:41des enfants en situation
00:15:42de handicap
00:15:43et les enfants
00:15:43les plus éloignés
00:15:44de la culture.
00:15:46Franchement,
00:15:46c'est de la langue de bois.
00:15:49Exactement.
00:15:49L'objectif du pass culture,
00:15:52il y avait quand même
00:15:53un objectif d'arrachement,
00:15:54c'est-à-dire
00:15:54d'arracher des gens
00:15:55à leur culture naturelle,
00:15:57mais ça vaut pour chacun
00:15:57d'entre nous
00:15:58pour découvrir autre chose.
00:15:59On s'aperçoit que non,
00:16:00en effet,
00:16:01je ne dis pas que c'est rien,
00:16:02mais quelqu'un qui pouvait
00:16:03s'acheter 30 mangas
00:16:03peut en acheter 60.
00:16:05Dans l'ordre des priorités,
00:16:07vous pensez que l'assainissement
00:16:08de la scène
00:16:08il passe avant
00:16:09après l'effacement
00:16:09du pass culture ?
00:16:10Il y a des priorités
00:16:12dans le pays.
00:16:12On peut être d'accord
00:16:13avec vous
00:16:14sur les deux sujets ?
00:16:14Bien sûr,
00:16:15tout à fait.
00:16:16Vous soyez d'accord
00:16:17avec vous sur les deux sujets.
00:16:18Je suis totalement d'accord.
00:16:19Dans les deux cas,
00:16:20c'est de l'argent
00:16:20qui est balancé à la flotte.
00:16:21Est-ce que vous êtes d'accord
00:16:25avec le constat ?
00:16:26C'était la présidente
00:16:26du musée du Louvre.
00:16:28C'est Laurence Descartes
00:16:29qui est pour l'instant
00:16:30totalement mutique.
00:16:32Pas un mot,
00:16:33pas une déclaration,
00:16:34pas un propos.
00:16:34Et qui est ciblée
00:16:35par les syndicats
00:16:35dans des termes
00:16:36qui, en attendant
00:16:38les résultats de l'enquête,
00:16:39il me faut dire
00:16:40qu'on va lui accorder
00:16:42un préjugé favorable
00:16:43parce que quand
00:16:43tous les syndicats
00:16:44vous tombent dessus,
00:16:46évidemment,
00:16:47elle a secoué la maison
00:16:47quand elle est arrivée
00:16:48en 2021.
00:16:50Elle a même été
00:16:50la première
00:16:51à tirer la solenne
00:16:52derrière l'arme
00:16:52en disant
00:16:53on n'a pas d'argent,
00:16:53il faut des millions
00:16:54et des millions
00:16:55pour faire
00:16:56le strict minimum
00:16:57pour corriger
00:17:00le délabrement
00:17:01des systèmes
00:17:02de sécurité.
00:17:02Donc vraiment,
00:17:03soyons prudents
00:17:03sur les responsabilités
00:17:04internes.
00:17:05Écoutons-la,
00:17:06c'était il y a
00:17:07un an,
00:17:07en 2024.
00:17:10Une multiplication
00:17:11d'avaries
00:17:12dans les espaces
00:17:12du musée,
00:17:13parfois très dégradés.
00:17:14Certains ne sont
00:17:15plus étanches
00:17:15quand d'autres
00:17:16connaissent
00:17:16d'inquiétantes
00:17:17variations de température
00:17:18mettant en danger
00:17:19la conservation des oeuvres
00:17:20et les conditions
00:17:21d'ailleurs de travail
00:17:21de nos agents
00:17:22et l'accueil des visiteurs.
00:17:24L'obsolescence
00:17:24de nos équipements
00:17:25techniques,
00:17:26mise à rude épreuve
00:17:26par la surfréquentation
00:17:28est devenue
00:17:28beaucoup trop vétuste.
00:17:30Jonathan,
00:17:31c'est ce que je vais
00:17:31vous laisser réagir.
00:17:32Est-ce que vous êtes
00:17:32d'accord ?
00:17:33On va voir les réactions
00:17:33à l'international.
00:17:34Elles ont été résumées
00:17:35cette nuit
00:17:35par notre correspondant
00:17:37aux Etats-Unis.
00:17:38Les Etats-Unis
00:17:38qui ont un lien particulier
00:17:39d'autres pays longs
00:17:41avec le musée du Louvre
00:17:42mais c'est presque charnel
00:17:43pour beaucoup
00:17:44de citoyens américains
00:17:46la découverte
00:17:47et la visite du Louvre.
00:17:48Ramzi Malokhin
00:17:49nous explique
00:17:49que ça a fait
00:17:50la une des médias
00:17:51mais pendant des heures
00:17:52et des heures hier
00:17:53et encore aujourd'hui.
00:17:55Ancien du FBI
00:17:56et spécialiste
00:17:57en sécurité privée,
00:17:58c'est un défilé
00:17:58d'experts
00:17:59sur les plateaux américains.
00:18:00Tous cherchent
00:18:01à comprendre comment
00:18:02un tel cas
00:18:02ça a pu se produire
00:18:03au Louvre.
00:18:03Ils décryptent
00:18:04le cambriolage.
00:18:05Ils parlent même
00:18:05d'un scénario
00:18:06digne d'un film hollywoodien.
00:18:07Ils imaginent déjà
00:18:08les filières de revente
00:18:09à l'étranger.
00:18:10Alors, un point
00:18:11fait l'unanimité.
00:18:13Impossible selon
00:18:13tous ces experts
00:18:14qu'un braquage pareil
00:18:15puisse se produire
00:18:16ici aux Etats-Unis.
00:18:18On rappelle ainsi
00:18:18les protocoles de sécurité
00:18:20qui sont ultra stricts.
00:18:21Il y a les détecteurs
00:18:21de mouvements,
00:18:22les caméras thermiques,
00:18:23les gardes armées,
00:18:24le contrôle permanent.
00:18:26Maintenant,
00:18:26sur les réseaux,
00:18:27le ton est beaucoup
00:18:28moins sérieux.
00:18:29On s'amuse, oui.
00:18:30On s'amuse
00:18:30à comparer cette histoire
00:18:31par exemple
00:18:32à la saga Océan,
00:18:33ces films avec
00:18:33Georges Lounet,
00:18:35au feuilleton culte
00:18:35La Cassa des Papels
00:18:36ou encore
00:18:37à un autre classique
00:18:38du cinéma,
00:18:39La Panthère Rose.
00:18:40Certains réclament même
00:18:41toujours sur le ton
00:18:42de la blague
00:18:42le retour
00:18:43de l'inspecteur Clouseau.
00:18:45Un vrai casse donc
00:18:45mais traité
00:18:46comme un film
00:18:46à grand spectacle
00:18:47et surtout
00:18:48traité presque
00:18:49comme une affaire
00:18:50locale aux Etats-Unis.
00:18:51Rappelons que
00:18:52le Louvre
00:18:52est le musée
00:18:52que les Américains
00:18:53fréquentent le plus
00:18:54au monde.
00:18:55Après nous,
00:18:56les Français.
00:18:59On va voir là encore.
00:19:00C'est un premier dossier
00:19:01plus qu'explosif
00:19:03et brûlant
00:19:03pour le ministre
00:19:04de l'Intérieur,
00:19:04Laurent Nunez aussi.
00:19:05Vous savez que
00:19:05c'est intéressant
00:19:06d'avoir fait ce sujet
00:19:08parce que les Américains
00:19:09sont, pour beaucoup
00:19:11d'entre eux,
00:19:12semble-t-il,
00:19:12nettement plus sensibles
00:19:13à la conservation
00:19:14du patrimoine français
00:19:15que nombre de Français
00:19:16eux-mêmes.
00:19:17Les Américains,
00:19:18les mécènes américains
00:19:19sont parmi les premiers
00:19:20mécènes du château de Versailles.
00:19:22Les Américains,
00:19:22avant l'incendie
00:19:23de Notre-Dame,
00:19:24étaient les premiers
00:19:24mécènes de Notre-Dame
00:19:26et ils sont appelés
00:19:26d'ailleurs
00:19:27à me remettre la main
00:19:28à la poche
00:19:29pour finir le chantier.
00:19:31Les Américains
00:19:32sont parmi aussi
00:19:33les principaux mécènes
00:19:34du musée du Louvre,
00:19:36les principaux visiteurs
00:19:37aussi du musée
00:19:38et donc cette sensibilité
00:19:40outre-Atlantique
00:19:40vis-à-vis des malheurs
00:19:42qui nous frappent
00:19:43n'est pas une surprise
00:19:44pour moi.
00:19:45Eric parlait tout à l'heure
00:19:46de dégradation générale.
00:19:49Moi, je parlerais
00:19:50davantage de faillite générale
00:19:52parce que ce vol du Louvre,
00:19:55je le mets dans mon esprit
00:19:56sur le même plan
00:19:57que l'incendie
00:19:57de Notre-Dame
00:19:58en 2019.
00:19:59C'est une faillite
00:20:01à tous les étages
00:20:02et c'est un symptôme
00:20:04d'une faillite,
00:20:05je le disais,
00:20:06mais d'un certain chaos.
00:20:07Le précédent vol
00:20:08des bijoux de la Couronne,
00:20:08c'était en 1792
00:20:11et c'était en plein chaos
00:20:12révolutionnaire.
00:20:14Et que ces vols,
00:20:16ce fric-frag,
00:20:16se fassent aujourd'hui
00:20:17dans quasiment
00:20:18les mêmes conditions,
00:20:20vous pouvez d'ailleurs
00:20:20aller encore aujourd'hui
00:20:21à l'hôtel de la Marine,
00:20:22il y a encore
00:20:22dans les volets intérieurs
00:20:23la trace
00:20:24de l'effraction
00:20:25des voleurs
00:20:27de 1792.
00:20:28C'est exactement
00:20:29la même chose
00:20:30à quoi on assiste
00:20:31aujourd'hui.
00:20:32Et symboliquement,
00:20:33si vous me permettez
00:20:36une remarque
00:20:37qui ne fera pas
00:20:37forcément avancer
00:20:38le chemin de bique
00:20:39aujourd'hui,
00:20:39mais le plus grand
00:20:40coulage des bijoux
00:20:41de la Couronne,
00:20:42il a été parfaitement légal
00:20:44et c'est la Troisième République
00:20:45qu'il a organisée
00:20:46en 1887
00:20:47en vendant la majorité
00:20:48des diamants
00:20:49de la Couronne.
00:20:51En plus,
00:20:51ça a été bradé,
00:20:52ça a été en vente publique
00:20:53sur plusieurs jours
00:20:54à Paris.
00:20:55Il n'y avait pas
00:20:55d'acheteurs français
00:20:56et ça a fait la joie
00:20:57des joailliers new-yorkais
00:20:58qui ont pu remplir
00:20:59leurs coffres
00:21:00avec les bijoux
00:21:00de la Couronne française.
00:21:01Juste deux petites choses,
00:21:02Didier Hickner disait
00:21:03que c'est par cette même fenêtre
00:21:04qu'a été dérobée
00:21:05l'épée de Charles X
00:21:06qu'il n'a jamais été retrouvé.
00:21:08C'est une fenêtre,
00:21:09c'est la porte d'entrée
00:21:10des malfaiteurs.
00:21:11Mais dernière chose
00:21:12à l'adresse de nos amis américains
00:21:13pour qu'il se calme un petit peu,
00:21:14c'est que je crois quand même
00:21:15que le braquage du siècle
00:21:16dans ce domaine-là,
00:21:17c'est quand même à Boston
00:21:18qu'il a eu lieu,
00:21:19le Isabella Stewart Guardian Museum
00:21:20où il y a vraiment des toiles,
00:21:22là vraiment,
00:21:23d'une valeur incroyable
00:21:24et jamais retrouvées non plus.
00:21:25Donc c'est...
00:21:26Oui, mais...
00:21:27Il se calme un petit peu.
00:21:27Vous vous souvenez à une phase...
00:21:28C'est un aspect symbolique
00:21:28et très fort évidemment.
00:21:29Tout à fait.
00:21:29On avait donné beaucoup de leçons
00:21:32à certains pays
00:21:32sur justement la sécurité
00:21:34des musées,
00:21:35notamment pays du sud
00:21:37de la Méditerranée
00:21:37et pays africains
00:21:38par rapport à des oeuvres
00:21:40de très grande valeur.
00:21:41Bon voilà, parfois,
00:21:42il vaut mieux ne pas donner de leçons
00:21:43et réfléchir à ce qu'on peut faire
00:21:45soi-même, justement.
00:21:46Ce qu'on peut faire nous-mêmes,
00:21:48où en est-on dans l'enquête
00:21:49et quelles sont les dernières informations
00:21:50dont vous disposez,
00:21:51chère Sabrina ?
00:21:52Eh bien, c'est la brigade
00:21:53de répression du banditisme,
00:21:54la BRB,
00:21:55qui est chargée de l'enquête.
00:21:57Alors, sur place,
00:21:57la police scientifique
00:21:58relève depuis hier
00:21:59toutes les traces,
00:22:00les indices
00:22:01qui peuvent conduire
00:22:02vers les braqueurs.
00:22:03On sait par exemple
00:22:03qu'un des gilets jaunes
00:22:04portés par un des voleurs
00:22:06a été retrouvé
00:22:07par les enquêteurs.
00:22:08Il faut savoir que
00:22:09pour cette affaire,
00:22:10c'est l'ensemble
00:22:10des brigades centrales
00:22:12de la préfecture de police
00:22:13qui sont mobilisées.
00:22:14Il faut compter
00:22:14une soixantaine d'enquêteurs
00:22:16concernant le profil
00:22:17des cambrioleurs.
00:22:18Il semble que ce soit
00:22:18un commando
00:22:19de quatre individus
00:22:21expérimentés
00:22:21avec peut-être même
00:22:22des complicités en interne
00:22:24puisque je vous rappelle
00:22:25que sept minutes
00:22:26en suffit
00:22:26pour cambrioler
00:22:27cette galerie Apollon
00:22:28du Louvre.
00:22:29Côté pistes,
00:22:30la procureure de Paris
00:22:31évoque la possibilité
00:22:32de commanditaires
00:22:33de petites mains aussi
00:22:35au sein d'un groupe criminel.
00:22:37La piste de l'ingérence étrangère
00:22:39n'est pas écartée
00:22:40mais elle n'est pas
00:22:41la piste privilégiée
00:22:42à ce stade.
00:22:43Il s'agirait plutôt
00:22:44d'un vol lié
00:22:44au grand banditisme
00:22:46avec deux objectifs.
00:22:48Soit avoir agi
00:22:49pour un commanditaire
00:22:50soit avoir obtenu
00:22:50ces pierres précieuses
00:22:51pour commettre
00:22:52des opérations
00:22:53de blanchiment.
00:22:54En attendant,
00:22:55une enquête est ouverte
00:22:56pour vol en bande organisée
00:22:57et association
00:22:58de malfaiteurs
00:22:59en vue de commettre
00:23:00un crime.
00:23:01Un gérance étrangère,
00:23:03c'est une manière
00:23:04de toucher les intérêts
00:23:05de la France
00:23:06mais on voit la main
00:23:06étrangère partout
00:23:07mais bon,
00:23:08on va voir.
00:23:09Je vais juste faire une remarque
00:23:11sur le musée du Louvre
00:23:12parce qu'on parlait
00:23:13de l'arrivée,
00:23:14je crois que c'est Judith
00:23:15qui signalait l'arrivée
00:23:16de Laurence Descartes
00:23:16en 2021.
00:23:18Le bilan de son prédécesseur
00:23:19M. Martinez
00:23:20était catastrophique
00:23:21également parce qu'il a
00:23:23des projets d'aménagement
00:23:24qui mettaient en péril
00:23:25la sécurité,
00:23:26davantage la sécurité
00:23:27du musée.
00:23:28Laurence Descartes
00:23:29se retrouve à la tête
00:23:29d'une institution
00:23:30depuis 2021
00:23:31qui est une véritable
00:23:32cocotte minute
00:23:32sociale,
00:23:33syndicale
00:23:34et on le voit là
00:23:35sécuritaire.
00:23:36Pour le coup,
00:23:37on peut parler de dégradation
00:23:38avec des infiltrations
00:23:39d'eau régulièrement
00:23:40dans les grandes salles
00:23:41et ça a été évoqué
00:23:44à juste titre
00:23:44par Rachida Dati,
00:23:46c'est la surpopulation,
00:23:47la surfréquentation
00:23:49de ce musée.
00:23:50Le Louvre est une maison
00:23:51en pierre
00:23:51avec des parquets,
00:23:53avec des sols
00:23:54qui n'a pas été bâtie
00:23:55pour accueillir
00:23:5612 millions
00:23:57de visiteurs par an.
00:23:58L'un des musées
00:23:59aussi prisés,
00:24:01c'est normal
00:24:02qu'il y ait
00:24:03une sur...
00:24:04Est-ce qu'on est d'accord ?
00:24:07Si on ne peut pas
00:24:07avoir une vision sur ça...
00:24:08Dans la balance
00:24:10du surtourisme,
00:24:11tous les sites
00:24:12ne sont pas faits
00:24:13pour accueillir
00:24:13des millions de personnes,
00:24:15c'est tout.
00:24:15Est-ce qu'on est d'accord
00:24:16pour dire que la préservation
00:24:17et la transmission
00:24:18du patrimoine
00:24:18est un devoir ?
00:24:19Oui, exactement.
00:24:20Alors, il faut s'en donner
00:24:21les moyens,
00:24:22y compris si ça veut dire
00:24:24pour certaines personnes
00:24:25malheureusement
00:24:25ne jamais pouvoir
00:24:26en voir le monde.
00:24:27En parlant de devoirs,
00:24:27avant de marquer la pause,
00:24:28si vous étiez...
00:24:29Imaginons que vous y étiez...
00:24:30D'ailleurs, vous étiez où ?
00:24:31Anna Liby ?
00:24:32Si vous étiez à ce moment-là
00:24:34et que vous voyez
00:24:35cette personne
00:24:36portant un gilet jaune
00:24:36en train de briser
00:24:37l'une des vitres,
00:24:39qu'est-ce que vous faites ?
00:24:39Vous filmez
00:24:39ou vous appelez la police ?
00:24:41J'appelle plutôt...
00:24:43C'est une véritable question
00:24:44parce que vous avez vu
00:24:45ce film.
00:24:46Non, ça ne vous interpelle pas ?
00:24:47Oui, mais c'est précisément
00:24:48ce qui s'est passé.
00:24:49C'est un passant
00:24:50qui est François Mitterrand
00:24:52qui, le premier,
00:24:53a donné l'alerte
00:24:54et a appelé...
00:24:55Alors, je ne sais pas
00:24:56s'il a filmé
00:24:57de manière concomitante,
00:24:59mais il a appelé,
00:25:00en tout cas,
00:25:00la police
00:25:01pour s'étonner
00:25:02de la présence
00:25:04de ces ouvriers,
00:25:05semble-t-il.
00:25:06En tout cas,
00:25:06c'était comme ça
00:25:07que ça pouvait être perçu
00:25:08avant de donner l'alerte.
00:25:10Après, les alarmes
00:25:10se sont déclenchées.
00:25:11Ensuite, ils ont brisé
00:25:12la vitre et la vitre.
00:25:15Le miracle,
00:25:15c'est qu'il y ait eu
00:25:16quelqu'un tout de suite.
00:25:16Je ne sais pas
00:25:17si vous avez essayé
00:25:18d'appeler.
00:25:19Vous avez vu notre réaction ?
00:25:20On sourit,
00:25:21alors que, pardonnez,
00:25:22vous allez comparer
00:25:23avec Notre-Dame.
00:25:23Notre-Dame,
00:25:24quand même,
00:25:24il y avait...
00:25:24Alors, là,
00:25:25ce sont des trésors inestimables.
00:25:26Il y a une gravité.
00:25:28On s'est tous sentis
00:25:28totalement concernés,
00:25:30presque physiquement.
00:25:31Mais comme pour Notre-Dame.
00:25:32Là aussi,
00:25:32vous le vivez
00:25:33de la même manière ?
00:25:33Oui.
00:25:34Non.
00:25:34Mais avec habitué,
00:25:37si je puis dire,
00:25:38malgré moi,
00:25:39cette atmosphère
00:25:41de faillite générale
00:25:42dont je parlais.
00:25:43D'abord,
00:25:44ce n'est pas le même drame.
00:25:45On voyait quand même
00:25:46Notre-Dame en direct
00:25:48sur le point de sécouler.
00:25:49Là, on a l'espoir
00:25:50de retrouver les bijoux,
00:25:52quand même.
00:25:52Ce n'est pas la même
00:25:52des dizaines et des dizaines
00:25:54de milliers de parisiens
00:25:55qui étaient sur les biais.
00:25:57De manière physique.
00:25:59Là,
00:25:59il y avait des visiteurs
00:26:00qui étaient attristés
00:26:01de ne pas pouvoir aller.
00:26:02Je suis allé assister
00:26:03à l'incendie de Notre-Dame
00:26:04parce que je ne le croyais pas
00:26:05en regardant la télé.
00:26:07Je ne suis pas allé hier
00:26:08au pied du Louvre.
00:26:08Vous étiez en direct à ce moment-là.
00:26:09Vous n'avez pas cru.
00:26:10Je ne suis pas allé
00:26:12au pied du Louvre hier
00:26:12pour voir la vitre cassée.
00:26:14En tout cas,
00:26:15tout cela se passe
00:26:16au moment où on demande
00:26:17beaucoup d'efforts
00:26:18aux Français.
00:26:19Là,
00:26:19on peut faire quand même
00:26:20un parallèle
00:26:21au regard aux moyens
00:26:22qui sont nécessaires
00:26:24pour le Louvre.
00:26:24Alors là,
00:26:25vous allez voir,
00:26:25c'est un festival.
00:26:26Mais alors là,
00:26:27la créativité
00:26:28qu'on peut avoir
00:26:29est à souligner.
00:26:30Vraiment.
00:26:31Notamment,
00:26:32il y a le Brune Pivet.
00:26:33Je voudrais vraiment
00:26:33qu'on s'y arrête
00:26:34parce qu'au-delà
00:26:35du concours
00:26:35l'épine de l'impôt,
00:26:36je pense,
00:26:37et vous allez me dire
00:26:37qu'il y a autre chose.
00:26:39Une courte pause
00:26:40et on se retrouve.
00:26:45Merci d'être avec nous.
00:26:46Beaucoup d'actualités.
00:26:47On va en parler.
00:26:48Je salue la présence
00:26:49d'Anane Mansouri
00:26:50sur ce plateau.
00:26:51Merci d'être avec nous
00:26:51et bonjour à vous.
00:26:52Bonjour.
00:26:53Vous êtes députée
00:26:54UDR de l'ISER
00:26:55du parti d'Éric Ciotti.
00:26:56C'est la première fois
00:26:57qu'on vous reçoit aussi ici.
00:26:59Donc, bienvenue.
00:26:59On va vous découvrir également
00:27:01même si les télésplicateurs
00:27:02vous connaissent déjà
00:27:03depuis un certain temps.
00:27:04Donc,
00:27:05beaucoup de sujets.
00:27:05On parlera de nouveau
00:27:06du Louvre
00:27:07qui est fermé aujourd'hui.
00:27:09On en a donné
00:27:10peut-être une raison.
00:27:12Nous parlerons
00:27:12de Nicolas Sarkozy
00:27:13dont on a appris
00:27:14qu'il a été reçu
00:27:14à l'Elysée vendredi.
00:27:16Thomas Bonnet,
00:27:16vous nous direz
00:27:17les détails éventuellement
00:27:18de cette rencontre.
00:27:19Mais tout d'abord,
00:27:20les titres avec vous,
00:27:20chère Somaillère.
00:27:21Et on commence
00:27:22par ce drame à Lyon.
00:27:23Quatre morts
00:27:24dans l'incendie
00:27:24d'un immeuble
00:27:25du troisième arrondissement
00:27:26de la ville.
00:27:27Incendie qui s'est déclenché
00:27:28vers 5h10 ce matin
00:27:30et qui a été éteint
00:27:31vers 7h grâce
00:27:32à la mobilisation
00:27:33de 78 sapeurs-pompiers
00:27:35et 34 anges.
00:27:37Dans le reste
00:27:38de l'actualité,
00:27:39coup d'envoi
00:27:39du marathon budgétaire
00:27:41à l'Assemblée
00:27:41avec les débats
00:27:42en commission des finances
00:27:43qui ont débuté
00:27:44à 9h ce matin.
00:27:45Et le timing
00:27:45est très serré.
00:27:47Le gouvernement
00:27:48n'a que 70 jours
00:27:49au total,
00:27:49soit jusqu'au 23 décembre
00:27:51pour le faire adopter.
00:27:52Mais le chemin
00:27:53promet d'être long
00:27:54puisque 1 800 amendements
00:27:55ont été déposés.
00:27:57Et puis Donald Trump
00:27:59assure que le cessez-le-feu
00:28:00à Gaza
00:28:00est toujours en vigueur.
00:28:02Déclaration du locataire
00:28:03de la Maison-Blanche
00:28:04après qu'une série
00:28:05de frappes israéliennes
00:28:06a tué au moins 45 personnes
00:28:07dans le territoire palestinien
00:28:09dimanche en réponse
00:28:10selon Israël
00:28:11à des attaques du Hamas.
00:28:14Merci Somaya
00:28:15et à tout à l'heure
00:28:16avec vous Madame la députée.
00:28:18On va parler dans quelques instants
00:28:19de ce marathon budgétaire,
00:28:20de ce festival
00:28:21d'impôts et taxes
00:28:22et on le disait
00:28:22la créativité sans limite.
00:28:24Mais tout d'abord Thomas,
00:28:26cette information du Figaro,
00:28:28l'ancien président Nicolas Sarkozy
00:28:29a donc été reçu à l'Elysée
00:28:31ce vendredi.
00:28:32Oui, entretien environ d'une heure
00:28:33selon nos confrères du Figaro
00:28:35au cours duquel
00:28:36il n'a pas été question
00:28:36finalement du fond de l'affaire.
00:28:39D'ailleurs Emmanuel Macron
00:28:39ne s'est jamais exprimé publiquement
00:28:42sur cette affaire
00:28:43et sur cette décision de justice.
00:28:45Il a été sans doute
00:28:46plutôt question
00:28:47des modalités
00:28:48évidemment de l'exécution provisoire
00:28:50qui est au cœur du débat politique
00:28:52et donc peut-être là
00:28:53il y a un volet politique.
00:28:53Ce qu'on peut dire quand même
00:28:54c'est que cet entretien
00:28:56a eu lieu à un moment
00:28:56où les relations
00:28:57entre Emmanuel Macron
00:28:59et Nicolas Sarkozy
00:29:00se sont fortement dégradées.
00:29:01On sait qu'il y a eu un moment
00:29:02où ils étaient assez proches
00:29:03il y avait des échanges
00:29:04assez réguliers
00:29:05et puis il y a eu une dégradation
00:29:07notamment après la dissolution
00:29:09en tout cas autour de cette période
00:29:10et il y avait eu cette fameuse vidéo
00:29:12rappelez-vous de Nicolas Sarkozy
00:29:13c'était en Belgique
00:29:14où il avait expliqué
00:29:15que parfois
00:29:16il lui arrivait
00:29:17de conseiller Emmanuel Macron
00:29:18et que le président
00:29:19de la République actuelle
00:29:20faisait généralement l'inverse
00:29:22de ce qui lui était préconisé.
00:29:23On va continuer à en parler
00:29:24parce que Nicolas Sarkozy
00:29:26a affirmé ou confirmé
00:29:27qu'il y avait eu
00:29:28beaucoup de messages de soutien
00:29:29notamment de Marine Le Pen
00:29:31qui l'a appelé directement
00:29:32et qu'il y a eu
00:29:32certaines réactions politiques
00:29:34de son propre camp
00:29:35qui ont été timorées.
00:29:36On va en parler.
00:29:37Mais tout d'abord
00:29:38le festival d'impôts et taxes
00:29:40le marathon budgétaire.
00:29:42Anand Mansoury
00:29:42c'est aujourd'hui
00:29:43que démarre en commission
00:29:44l'examen du projet de loi de finances
00:29:45et le risque.
00:29:46C'est ce festival d'impôts
00:29:48concours lépine de taxes.
00:29:50Je vous propose de revenir
00:29:50tout d'abord sur la sortie
00:29:51de la présidente
00:29:52de l'Assemblée nationale.
00:29:53Elle a beaucoup fait réagir.
00:29:54Alors depuis
00:29:55elle s'est excusée
00:29:56elle a essayé de se justifier
00:29:58de s'expliquer
00:29:58vous nous direz
00:29:59si ça vous a convaincu.
00:30:01C'était sur LinkedIn
00:30:02ce qui est pire.
00:30:04Donc taxer l'héritage
00:30:05c'est un truc malsain
00:30:05qui vous tombe
00:30:06comme ça sur la tête.
00:30:07Écoutez.
00:30:10Des héritages
00:30:10qui comme ça
00:30:11passent de génération
00:30:12en génération.
00:30:13Vous savez
00:30:13le truc qui vous tombe du ciel.
00:30:15il y a un moment
00:30:16où ça suffit.
00:30:17Ça ne peut pas
00:30:17comme ça se poursuivre
00:30:19sur des générations
00:30:19et des générations.
00:30:21Donc oui
00:30:21moi je pense qu'il faut
00:30:22en tout cas
00:30:22taxer davantage
00:30:23les héritages
00:30:24mettre ce sujet
00:30:25en débat sur la table
00:30:26alors ça ne sera pas fait
00:30:27au détour d'un amendement
00:30:29mais en tout cas
00:30:30il doit y avoir
00:30:30un travail collectif
00:30:32qui est mené
00:30:32sur la taxation
00:30:33des héritages
00:30:33de la fiscalité.
00:30:34On voit bien aujourd'hui
00:30:35que la circulation
00:30:36des richesses
00:30:37de génération en génération
00:30:38ne se fait pas bien
00:30:39dans notre pays
00:30:40et ça n'est pas sain.
00:30:41Si on taxait
00:30:42les idées les plus farfelues
00:30:43je pense qu'on deviendrait
00:30:44tous milliardaires
00:30:45et que l'État
00:30:46alors là ça serait
00:30:47bon plus sérieusement
00:30:48comment vous avez réagi
00:30:49à cette sortie
00:30:50Anne-Anne Mansoury ?
00:30:51Moi j'ai été assez agacée
00:30:52mais pas étonnée
00:30:54de la déclaration
00:30:55de Mme Brune Pivet
00:30:56qui est quand même
00:30:57la macroniste originelle
00:30:58et qui a prouvé
00:30:59une fois de plus
00:31:00à quel point
00:31:01la macronie a été déconnectée
00:31:02de la réalité des Français
00:31:04en sortant ça
00:31:05elle se dit sûrement
00:31:05que les Français
00:31:06vont l'entendre
00:31:07et que son discours
00:31:08va être perçu
00:31:09comme tolérable
00:31:10à une heure
00:31:10où justement
00:31:11on discute d'augmenter
00:31:12les impôts
00:31:13dans un budget
00:31:13qui va être socialiste
00:31:14mais peut-être
00:31:14qu'on en reparlera
00:31:15tout à l'heure
00:31:15où les Français
00:31:16nous expliquent quotidiennement
00:31:17qu'ils sont étouffés
00:31:18par les impôts
00:31:19par l'augmentation
00:31:19des impôts
00:31:20à la fois sur les entreprises
00:31:22sur les habitants
00:31:23les agriculteurs
00:31:23enfin bref
00:31:24tous les Français
00:31:24sont absolument
00:31:25contre l'augmentation
00:31:26des impôts
00:31:26et le sujet
00:31:27pour Mme Brune Pivet
00:31:28c'est l'héritage
00:31:30alors lui expliquer
00:31:31aussi peut-être
00:31:32que l'héritage
00:31:32ce n'est pas ce truc
00:31:33qui tombe du ciel
00:31:34comme elle l'explique
00:31:35mais au contraire
00:31:36c'est le fruit
00:31:37du travail
00:31:38peut-être de plusieurs générations
00:31:39à titre personnel
00:31:41je voudrais parler aussi
00:31:44je vois mes parents
00:31:45travailler quotidiennement
00:31:46je ne suis pas du tout
00:31:46d'un milieu plus favorisé
00:31:49qu'un autre
00:31:49on va dire ça comme ça
00:31:50mes parents ont entrepris
00:31:51très tôt
00:31:52je les vois travailler
00:31:53très dur
00:31:54pour justement
00:31:54essayer d'acquérir
00:31:56oui de la richesse
00:31:57d'acquérir du patrimoine
00:31:58pour leurs enfants
00:31:59pour léguer quelque chose
00:32:00et je ne vois pas en quoi
00:32:01Mme Brune Pivet
00:32:02serait contre ça
00:32:03et je pense que
00:32:04ce que vous dites
00:32:04vraiment est partagé
00:32:05par une majorité
00:32:07écrasante de Français
00:32:08et quelles que soient
00:32:08les convictions des uns
00:32:09et des autres
00:32:10comment vous expliquez
00:32:11un tel logiciel
00:32:12d'un point de vue philosophique
00:32:13parce que refuser l'héritage
00:32:15le qualifier de don du ciel
00:32:16ça va tout à fait
00:32:17dans un courant de pensée
00:32:18qui dépasse de loin
00:32:19le cas de Mme Brune Pivet
00:32:21c'est que l'individu
00:32:22ne vient de nulle part
00:32:23en fait
00:32:23l'individu c'est quelqu'un
00:32:25qui est posé
00:32:25au milieu d'un espace
00:32:27on appelle la France
00:32:28mais la France
00:32:28ça n'existe plus
00:32:29vous avez quand même
00:32:30à l'autre bout
00:32:31de l'échiquier politique
00:32:32la France insoumise
00:32:33qui vous explique
00:32:34que maintenant
00:32:34le problème de la France
00:32:35c'est les Français de souche
00:32:36qu'en fait
00:32:36il n'y a pas de Français
00:32:37il y a un individu créolisé
00:32:39vous avez la Macronie
00:32:39qui vous explique
00:32:40que c'est start-up nation
00:32:41donc il n'y a plus
00:32:42d'individus
00:32:43mais il y a des consommateurs
00:32:44et je trouve
00:32:45que cette philosophie
00:32:46est absolument catastrophique
00:32:47donc c'est pas seulement
00:32:49une forme de bêtise
00:32:50ou de concours lépine
00:32:51des taxes
00:32:52je sais si
00:32:52vous y voyez quand même
00:32:53une volonté
00:32:54de couper les derniers liens
00:32:56en trage
00:32:57je pense que c'est
00:32:58pour aboutir
00:32:59à ce projet révolutionnaire
00:33:00c'est bizarre
00:33:01dans la bouche
00:33:01de Mme Brune Pivet
00:33:02mais de l'homme
00:33:03sans racine
00:33:04qui vient de nulle part
00:33:05et qui va de nulle part
00:33:06vous pensez
00:33:07qu'il s'applique
00:33:07ce qu'ils disent
00:33:08Mme Brune Pivet
00:33:09je ne vais pas dévoiler
00:33:10des choses absolument
00:33:11personnelles sur elle
00:33:12mais il se trouve
00:33:12qu'à l'occasion
00:33:13d'un prix
00:33:13à l'Assemblée Nationale
00:33:15on lui a délivré
00:33:16également une forme
00:33:17de récompense
00:33:18était-elle méritée
00:33:20mais c'est un aéropage
00:33:22de journalistes
00:33:22et je me souviens
00:33:23qu'il y avait dans la salle
00:33:24ces enfants
00:33:25qui étaient vraiment ravis
00:33:26et très fiers
00:33:27je me demande
00:33:27si elle pense la même chose
00:33:28pour ses enfants
00:33:29si elle ne travaille pas
00:33:30elle-même
00:33:31pour laisser quelque chose
00:33:31à ses enfants
00:33:32ça me rappelle
00:33:33Emmanuel Vargon
00:33:35ministre du logement
00:33:36qui explique
00:33:37que la vocation
00:33:39de la France
00:33:39c'est de faire disparaître
00:33:40les propriétaires
00:33:41que ce n'est pas possible
00:33:42et en fait
00:33:43c'est vraiment
00:33:44c'est s'attaquer
00:33:45à tout ce qui ressemble
00:33:46comme le disait Eric
00:33:48à un attachement
00:33:50à l'IA
00:33:50un enracinement
00:33:51un enracinement
00:33:52pas de maison
00:33:53pas de bagage culturel
00:33:55pas de patrimoine
00:33:56on en parlait
00:33:57pour le lourd
00:33:58pas d'histoire
00:33:59pas de nation
00:33:59pas de langue
00:34:00pas de parents
00:34:01pas d'enfants
00:34:02pas de culture française
00:34:03donc en fait
00:34:05c'est le pire du libéralisme
00:34:08associé au pire du socialisme
00:34:09c'est des pions
00:34:10qu'on peut changer de cage
00:34:13au gré
00:34:13des nécessités économiques
00:34:15et en ça
00:34:15c'est quand même
00:34:16qu'elle s'est excusée
00:34:16qu'elle s'est justifiée
00:34:17qu'elle s'est expliquée
00:34:18Oui comme l'a fait
00:34:19Emmanuelle Vargas aussi
00:34:20elle avait rétropédalé
00:34:21je ne me rappelle plus
00:34:22quelles étaient
00:34:22les bonnes raisons
00:34:23d'avoir dit
00:34:23ce qu'elle avait dit
00:34:24sur la propriété
00:34:25ou plutôt contre la propriété
00:34:26mais en tout cas
00:34:27ça m'avait moins marqué
00:34:28Mais est-ce qu'on ne pourrait pas
00:34:29taxer les gens
00:34:30qui parlent avant de réfléchir
00:34:31on ne pourrait pas faire
00:34:32une taxe là-dessus
00:34:32ça ça rapporterait
00:34:34parce que le budget
00:34:35serait à l'équilibre
00:34:35assez rapidement
00:34:36je veux bien qu'elle s'excuse
00:34:37mais enfin
00:34:37qu'elle réfléchisse un peu
00:34:38ça vous apporte quand même
00:34:39Attendez
00:34:39on va poursuivre le tour de table
00:34:41mais je voudrais évoquer
00:34:42ce que vous avez écrit
00:34:43Anna de Mansoury
00:34:43il y a quelques jours
00:34:44vous avez écrit
00:34:44les minuit moins une
00:34:46pour la France
00:34:46il y a quelques jours
00:34:47donc avant le vote
00:34:48sur la motion de censure
00:34:49vous avez appelé
00:34:50les députés LR
00:34:51à être libres
00:34:51et courageux
00:34:52mais vous poursuivez
00:34:53de penser à la France
00:34:54plutôt qu'à leur poste
00:34:56qu'est-ce qui s'est passé
00:34:57depuis majeure
00:34:57à savoir
00:34:58est-ce qu'il y a eu
00:34:58une transhumance
00:35:00des rapprochements
00:35:01des convergences
00:35:02Alors il y a eu
00:35:03une transhumance
00:35:03effectivement
00:35:04des adhérents
00:35:05les républicains
00:35:06qui ont été nombreux
00:35:07on a compté
00:35:08près de 4000
00:35:09adhérents LR
00:35:10qui ont rejoint l'UDR
00:35:10en se disant
00:35:11cette fois-ci
00:35:12c'est le coup de trop
00:35:13pour les républicains
00:35:14en revanche
00:35:15on remarque
00:35:15qu'encore une fois
00:35:16chez les cadres
00:35:17ça a été plutôt
00:35:17silence radio
00:35:18depuis la censure
00:35:19en même temps
00:35:20il y a une certaine honte
00:35:21aussi à se dire
00:35:22qu'on a soutenu
00:35:23un gouvernement socialiste
00:35:24et un budget socialiste
00:35:25je crois que les républicains
00:35:26n'ont plus trop d'excuses
00:35:27pour ne pas rejoindre
00:35:28la grande alliance
00:35:28que nous formons l'UDR
00:35:30avec le Rassemblement National
00:35:31et que
00:35:32en tout cas
00:35:33nous notre porte
00:35:33reste ouverte
00:35:34Eric Ciotti
00:35:34a tendu sa main
00:35:36de nombreuses reprises
00:35:37et nous sommes dans l'attente
00:35:40nous rejoindrons ou pas
00:35:41mais en tout cas
00:35:41la base militante
00:35:42est favorable
00:35:43à nos travaux
00:35:44et à l'union des droites
00:35:45Comment vous expliquez
00:35:46Raphaël Samy
00:35:46que des ministres
00:35:47estampillés de droite
00:35:48alors on ne va pas les citer
00:35:49mais il y en a
00:35:50si on va les citer
00:35:51mais pas encore
00:35:53faut-il s'en rappeler
00:35:54il y a Mme Genevard
00:35:55il y a M. Tabarro
00:35:57il y a M. Jean Brun
00:35:57et d'autres
00:35:58comment peuvent-ils accepter
00:35:59très franchement
00:36:00quand on voit là
00:36:00déjà les amendements
00:36:01et les premières propositions
00:36:03ce n'est pas possible
00:36:04c'est pas possible
00:36:05d'où ils viennent
00:36:05leur histoire
00:36:06leur parcours
00:36:06c'est totalement antinomique
00:36:08comment vous l'expliquez ?
00:36:09moi je ne veux pas croire
00:36:09que ça peut être juste
00:36:10pour des Marocains
00:36:11et des postes
00:36:12non mais vraiment
00:36:12je ne veux pas croire
00:36:13que c'est pour un CDD
00:36:14Sonia vraiment ?
00:36:15Thomas Thomas
00:36:16mais vraiment ?
00:36:17je suis d'accord avec Sonia
00:36:19évidemment
00:36:20vu la trajectoire
00:36:21des personnes
00:36:22dont nous parlons
00:36:23ce n'est pas pour avoir
00:36:23un chauffeur
00:36:24il y a un autre élément
00:36:26vous êtes dans l'éronie
00:36:27c'est ça ?
00:36:28non non pas du tout
00:36:28je suis tout à fait d'accord
00:36:30mais alors qu'est-ce qu'ils expliquent ?
00:36:31je pense qu'ils sont persuadés
00:36:32d'avoir une utilité
00:36:34comme Bruno Retailleau
00:36:35comme Bruno Retailleau
00:36:37était persuadé
00:36:37d'avoir une utilité
00:36:39après son conflit
00:36:41avec le président de la République
00:36:43sur l'Algérie
00:36:43selon moi
00:36:44c'était le moment de partir
00:36:46il ne fallait pas partir
00:36:46sur un truc
00:36:47que personne n'a compris
00:36:48vous voulez dire que Mme Genevard
00:36:48il n'y a pas de problème
00:36:51personnel avec elle
00:36:52mais pense que vraiment
00:36:53si elle n'est pas
00:36:53à l'agriculture
00:36:54l'agriculture française
00:36:55c'est quoi le plus
00:36:56qu'elle est ?
00:36:57vous sous-estimez
00:36:58l'importance
00:36:58que se donnent les politiques ?
00:37:00non
00:37:00très sincèrement
00:37:01si je peux juste me permettre
00:37:02moi je crois que c'est
00:37:04absolument l'inverse
00:37:04et que les républicains
00:37:06qui restent actuellement
00:37:06en gouvernement
00:37:07considèrent aussi
00:37:08que c'est la chance
00:37:09de leur vie
00:37:09les républicains
00:37:10n'ont jamais été
00:37:11aussi bas dans les sondages
00:37:12les adhérents de droite
00:37:14les militants de droite
00:37:15ne votent plus
00:37:16pour les républicains
00:37:17donc ils considèrent
00:37:18que c'est leur chance
00:37:19et qu'il faut qu'ils saisissent
00:37:20précisément un ministère
00:37:21parce que ça ne risque pas
00:37:22d'arriver dans les années
00:37:22ils ont été quand même
00:37:23ils ont été quand même
00:37:23un plus bas encore
00:37:24dans les sondages
00:37:25c'est triste à dire
00:37:25mais c'est vrai
00:37:26non mais attendez
00:37:27non mais ce que je veux
00:37:28vous dire c'est que
00:37:29là où ils ont repris
00:37:30des couleurs les républicains
00:37:31c'est quand même
00:37:31lorsqu'ils sont rentrés
00:37:32au gouvernement
00:37:33en 2024
00:37:34donc effectivement
00:37:35il y a une stratégie
00:37:36qui se défend
00:37:37je ne dis pas
00:37:37qu'elle est souhaitable
00:37:38je ne me positionne pas
00:37:39là-dessus
00:37:39mais du point de vue
00:37:41simplement
00:37:41de stratégie politique
00:37:43l'arrivée au gouvernement
00:37:44des républicains
00:37:45et notamment de Bruno Rotaillot
00:37:47a provoqué un élan
00:37:48un élan pas considérable
00:37:49mais un élan quand même
00:37:50donc certains estiment encore
00:37:51sans doute
00:37:51que c'est la meilleure stratégie
00:37:53plutôt que de rester
00:37:53dans l'opposition
00:37:54est-ce qu'ils ont feinté
00:37:55pouvoir agir
00:37:56là au bout d'un an
00:37:57je crois que plus personne
00:37:57n'est dupe
00:37:58et on se rend bien compte
00:37:58que les républicains
00:37:59dans les gouvernements
00:38:00surtout ils ont justifié
00:38:01leur participation
00:38:02aux différents gouvernements
00:38:04par le fait que
00:38:06c'était pour empêcher
00:38:07que la gauche
00:38:08et notamment la gauche
00:38:09LFiste
00:38:10ne s'empare de Matignon
00:38:11et d'un certain nombre
00:38:12de ministères
00:38:13là ce qui est terrible
00:38:14c'est qu'ils restent
00:38:16au gouvernement
00:38:17avec
00:38:18sans qu'aucun
00:38:19ministre socialiste
00:38:20ou estampille
00:38:21mais avec
00:38:22une politique
00:38:24absolument socialiste
00:38:25en fait moi j'ai l'impression
00:38:26qu'un certain nombre
00:38:27de ces ministres
00:38:28ont déjà fusionné
00:38:29avec le macronisme
00:38:30depuis quelques années
00:38:31et depuis notamment
00:38:32leur réélection
00:38:33en 2024
00:38:34qui s'est fait au prix
00:38:35d'un certain nombre
00:38:36d'arrangements
00:38:36qui expliquent
00:38:39qu'aujourd'hui
00:38:39ils sont presque
00:38:41contraints
00:38:41et forcés
00:38:42de participer
00:38:43à ce naufrage
00:38:44une question simple
00:38:45que j'avais posée
00:38:45à Jérôme Gage
00:38:46mais il avait estimé
00:38:46que c'était du complotisme
00:38:47donc je vous la pose ici
00:38:48vous n'allez pas me dire
00:38:49que je suis complotiste
00:38:50s'il vous plaît
00:38:50comment vous expliquez
00:38:51qu'un nain électoral
00:38:52c'est la réalité
00:38:53comme le PS
00:38:54quand même préside
00:38:55aujourd'hui
00:38:56à un budget
00:38:56donc à la colonne vertébrale
00:38:59d'un pays
00:38:59qui soit dans différentes
00:39:00institutions
00:39:01maître
00:39:01quand même
00:39:02c'est vrai
00:39:03que ce soit un conseil d'état
00:39:05ou un conseil constitutionnel
00:39:06comment vous expliquez
00:39:06une telle emprise
00:39:07parce que c'est la seule façon
00:39:09de survivre
00:39:10c'est-à-dire que si Emmanuel Macron
00:39:11veut rester en poste
00:39:12et ne pas soit dissoudre à nouveau
00:39:14soit même démissionner
00:39:15c'est la seule voie de passage
00:39:16il a quand même été
00:39:17jusqu'à renoncer
00:39:18à la seule réforme
00:39:19de son deuxième quinquennat
00:39:20juste pour rester
00:39:21parce que c'est la seule lubie
00:39:23quant aux députés de droite
00:39:24ce qu'il faut avoir en tête
00:39:25et je me suis entretenu
00:39:26avec un certain nombre d'entre eux
00:39:27pour essayer de comprendre aussi
00:39:28il faut savoir que
00:39:29deux tiers des députés
00:39:30qui sont actuellement
00:39:31à l'Assemblée
00:39:32des députés LR
00:39:32ont été élus
00:39:33avec les voix de la gauche
00:39:35et du centre
00:39:36dans le cadre évidemment
00:39:36du fameux Front républicain
00:39:38contre le Rassemblement national
00:39:39donc si demain
00:39:40ils se placent en opposition
00:39:41vis-à-vis de la Macronie
00:39:42voire vis-à-vis de la gauche
00:39:43ils savent
00:39:44ils ont l'assurance
00:39:45de perdre leur siège
00:39:46et perdre leur siège
00:39:47il y a évidemment
00:39:47un intérêt personnel
00:39:49qu'on peut imaginer
00:39:49mais il y a aussi
00:39:50là aussi de la stratégie politique
00:39:52je prends un exemple
00:39:53juste pour terminer
00:39:53vous avez Julien Dive
00:39:54qui est député de l'Aisne
00:39:55qui est député de Saint-Quentin
00:39:56de la ville de Xavier Bertrand
00:39:58il a gagné
00:39:59à une centaine
00:40:00quelques centaines de voix près
00:40:01si demain
00:40:01il perd sa circonscription
00:40:03au profit du Rassemblement national
00:40:05imaginez ce que
00:40:06Xavier Bertrand
00:40:06va en penser
00:40:07lui qui se fait
00:40:08le chantre
00:40:09de la lutte
00:40:10contre le Rassemblement national
00:40:11imaginez ce que
00:40:12chacun va
00:40:13imaginer
00:40:14pour répondre à votre question
00:40:15Sonia
00:40:15concernant le nain électoral
00:40:17du PS
00:40:17qui arrive à dicter sa loi
00:40:19je pense que
00:40:20si on peut reconnaître
00:40:21une seule qualité
00:40:22à Olivier Faure
00:40:24c'est d'être un politicard
00:40:25et il a eu affaire
00:40:27à lui
00:40:27il a eu en face de lui
00:40:30oui c'est le seul
00:40:31que j'ai trouvé
00:40:31et il a eu en face de lui
00:40:33des non-politiques
00:40:34c'est-à-dire qu'il a pu
00:40:35d'une certaine façon
00:40:36avancer tous ses pions
00:40:37comme il le souhaitait
00:40:38en étant maître du jeu
00:40:39avec les enjeux
00:40:40que vient de nous décrire
00:40:42Thomas
00:40:42mais je pense que
00:40:43dans le rapport
00:40:44humain
00:40:45il y a eu aussi
00:40:47cette façon
00:40:47de pouvoir s'imposer
00:40:49et ce sera peut-être
00:40:52le grand drame
00:40:53de la Macronie
00:40:54et d'Emmanuel Macron
00:40:54en premier lieu
00:40:55de ne pas être
00:40:56un homme politique
00:40:57Alors les rapports humains
00:40:58par exemple
00:40:59un ancien
00:41:00un membre du conseil
00:41:01constitutionnel
00:41:02ancien ministre
00:41:04Alain Juppé
00:41:05vous allez voir ça
00:41:05vous avez découvert
00:41:06sa réaction
00:41:07sur le service public
00:41:08ça dit beaucoup aussi
00:41:10même plus largement
00:41:11d'ailleurs
00:41:11ce que chacun pense
00:41:12de l'autre
00:41:13des relations
00:41:14dans la grande famille
00:41:15de la droite
00:41:15vous verrez d'ailleurs
00:41:16ce matin
00:41:17un président de région
00:41:19centriste
00:41:19ce qu'il a également dit
00:41:20sur l'union des droites
00:41:21mais tout d'abord
00:41:22Alain Juppé
00:41:22sur Bruno Rotaillot
00:41:23ça tient en un mot
00:41:25Bruno Rotaillot
00:41:27Ciao
00:41:30Ah oui ?
00:41:33Là le devoir de réserve
00:41:38concernant Bruno Rotaillot
00:41:40bon ?
00:41:42Non mais je ne suis plus
00:41:43membre du RPR
00:41:43Ah oui
00:41:44C'est moi qui suis parti
00:41:46Je vais dire au revoir
00:41:47quelqu'un en italien
00:41:48C'est pas un acte politique
00:41:52Aucune mort
00:41:54C'est un salut amical
00:41:54Mais vous êtes membre
00:41:57du conseil constitutionnel
00:41:58Avec des amis pareils
00:41:59on n'a pas besoin d'ennemis
00:42:00Le dessous de l'émission
00:42:01je ne sais pas si
00:42:01vous l'avez déjà
00:42:02faite cette émission
00:42:04qu'à l'époque
00:42:04Non ?
00:42:05Vous n'avez déjà été invité ?
00:42:07J'ai été invité
00:42:08Vous avez généralement
00:42:09les photos
00:42:10je ne veux pas révéler
00:42:11de grands secrets
00:42:11mais vous savez déjà
00:42:12vous avez déjà
00:42:14ce qu'on appelle
00:42:14la galerie de photos
00:42:15sur laquelle vous allez
00:42:16vous exprimer
00:42:17donc ce n'est pas
00:42:18instinctif
00:42:18C'est pas spontané
00:42:19Non c'est pas spontané
00:42:20donc quand Alain Juppé
00:42:21donne la réponse
00:42:21je pense qu'il a préparé
00:42:22la veille
00:42:23l'avant-veille
00:42:23Il s'est permis
00:42:25de ne pas répondre
00:42:26à d'autres photos
00:42:27il y a d'autres photos
00:42:28où il a fait le choix
00:42:28de ne pas parler
00:42:29de ne pas s'exprimer
00:42:30donc c'était possible
00:42:31Moi c'est pas tellement
00:42:32Alain Juppé
00:42:33enfin le devoir de réserve
00:42:34d'évidence
00:42:34il s'assoit dessus
00:42:35mais c'est la réaction
00:42:37unanime du plateau
00:42:38c'est-à-dire les 50 nuances
00:42:39de ricanement
00:42:40parce que ces gens-là
00:42:41dans leur domaine
00:42:42ils ont leur légitimité
00:42:43mais moi Retailleau
00:42:45on peut en penser
00:42:45ce qu'on veut
00:42:45M. Retailleau
00:42:46on peut en penser
00:42:46ce qu'on veut
00:42:47il me semble qu'il a
00:42:48la France au cœur
00:42:48et dans la tête
00:42:49est-ce que ces gens-là
00:42:50ont fait quelque chose
00:42:50pour la France
00:42:51autant que M. Retailleau
00:42:52non mais c'est le ricanement
00:42:53du service public
00:42:54puis alors là
00:42:55il s'en donne à cœur joie
00:42:56il s'esclafe et tout
00:42:57bon ils n'auraient pas
00:42:58accepté ça
00:42:58d'un autre homme politique
00:42:59vis-à-vis
00:43:00d'un autre homme politique
00:43:00on voit bien quand même
00:43:01C'est le seul but
00:43:02c'est le seul but d'Alain Juppé
00:43:03C'est Alain Juppé
00:43:04qui a quand même
00:43:05voulu pour avoir
00:43:06une fature d'homme d'État
00:43:07de ne pas donner
00:43:08C'est l'objectif d'Alain Juppé
00:43:10d'être adoubé
00:43:11par ces gens-là
00:43:12C'est là le grand mal aussi
00:43:17des Républicains
00:43:18en fin de carrière
00:43:19on le remarque souvent
00:43:20je ne voudrais pas citer
00:43:21d'autres personnalités politiques
00:43:22mais quand ils arrivent
00:43:23en fin de carrière
00:43:24ils n'ont qu'une seule volonté
00:43:25c'est simplement
00:43:25de pouvoir être adoubé
00:43:27et adoré par une gauche
00:43:28qui il y a quelques années
00:43:30traitait Alain Juppé
00:43:31de fasciste
00:43:32et de pouvoir essayer
00:43:33de rentrer sur des médias
00:43:35qui il y a quelques années
00:43:36Ça marche aussi pour les disciples
00:43:36d'Alain Juppé
00:43:37qui ne sont pas en fin de carrière
00:43:38et qui ne sont pas de droite
00:43:39et qui ont été Premier Ministre
00:43:40ça marche aussi pour eux
00:43:41ça s'applique aussi de la même manière
00:43:42Oui
00:43:43Mais chacun son union des droites
00:43:44J'ai posé la question ce matin
00:43:46Hervé Morin
00:43:47il est président décentriste
00:43:48il est président de région Normandie
00:43:50il travaille beaucoup
00:43:51dit-il
00:43:51avec David Lissnard
00:43:52dont il est proche
00:43:53et David Lissnard
00:43:55a été très clair
00:43:55l'union des droites
00:43:56pour lui
00:43:56c'est de
00:43:575, 4, 4
00:43:591
00:43:59C'est pas très clair
00:44:03et pour Hervé Morin
00:44:04c'est l'enfant moins
00:44:05Ah oui effectivement
00:44:09c'est ce qui a été dit
00:44:11et nous sommes tenus
00:44:12par les temps de parole
00:44:13il y a des principes simples
00:44:15qu'on doit respecter
00:44:15est-ce que ceux
00:44:17avec lesquels
00:44:18on discute sont républicains
00:44:19racistes ou non
00:44:20quels ont été leurs propos
00:44:21certaines choses
00:44:22ne sont pas acceptables
00:44:23et il évoquait
00:44:24notamment Sarah Knafo
00:44:25bon c'est pas pour demain
00:44:27on doit bâtir un modèle
00:44:29dans lequel on rassemble
00:44:30le maximum
00:44:30mais il y a des limites
00:44:31et c'est ces limites là
00:44:32ça c'est la langue de bois centriste
00:44:34magnifique
00:44:34une réponse de Normand
00:44:35mais puisque Thomas faisait
00:44:36le centre est un formidable trou noir
00:44:38mais là
00:44:39c'est le trou noir
00:44:40de la langue française
00:44:41chaque mot se détruit
00:44:43c'est comme dans Mission Impossible
00:44:44le message se détruit
00:44:45non mais puisque Thomas
00:44:46parlait d'Edouard Philippe
00:44:47Edouard Philippe
00:44:47il veut faire l'union
00:44:48avec le parti communiste
00:44:49donc c'est quand même
00:44:50c'est vrai que l'union des droits
00:44:51c'est le soufou des médias
00:44:52de la même manière
00:44:53qu'Alain Juppé
00:44:53à un moment
00:44:54incarner cette tendance
00:44:56où on l'a dit
00:44:57on l'a donné président
00:44:58avant l'élection
00:44:59oui mais est-ce que vous comprenez
00:45:00au-delà de l'argument
00:45:02qui vient d'être dit
00:45:02certains disent
00:45:03mais on ne peut pas
00:45:04comment dire
00:45:04on ne peut pas faire
00:45:05l'union des droits
00:45:06avec le RN
00:45:07même si on est plutôt d'accord
00:45:08avec le parti d'Eric Ciotti
00:45:09parce que par exemple
00:45:10je donne un exemple
00:45:10hier le RN a adoubé
00:45:13a soutenu l'amendement LFI
00:45:14sur l'impôt universel
00:45:16qui dit ça ?
00:45:17est-ce que ce sont tous
00:45:18ceux qui ont été élus
00:45:19grâce aux voix de LFI
00:45:20dans certaines circonscriptions ?
00:45:22ça c'est toujours marrant
00:45:23d'entendre ça
00:45:24on nous a dit la même chose
00:45:25pour la censure
00:45:26pour la censure
00:45:26on n'a pas voté
00:45:27un projet commun
00:45:28avec la France insoumise
00:45:29on a simplement
00:45:30voté une proposition
00:45:31pour faire partir
00:45:32un gouvernement
00:45:33qui n'avait aucune légitimité
00:45:34donc ces personnes-là
00:45:35qui prennent la parole
00:45:37pour essayer de faire
00:45:38un lien entre
00:45:39le RN et LFI
00:45:41plus personne n'est dupe
00:45:42de cet argument en tout cas
00:45:44il y a autre chose
00:45:45c'est qu'en privé
00:45:46nombre de ces parlementaires
00:45:49de droite
00:45:49et même du centre
00:45:50se révèlent
00:45:53beaucoup plus à droite
00:45:53qu'ils ne l'affirment
00:45:55sur les plateaux de télévision
00:45:57ou à la radio
00:45:57et on se dit
00:45:59à les écouter
00:45:59autour d'une table
00:46:02qu'ils seraient presque
00:46:03près demain
00:46:03à pouvoir sceller
00:46:05un accord de gouvernement
00:46:06avec le RN
00:46:08où est composée
00:46:10une grande coalition
00:46:11et dès lors
00:46:12qu'ils sont face
00:46:13aux caméras
00:46:13ils disent très exactement
00:46:14l'inverse
00:46:15de ce qu'ils disent
00:46:16en privé
00:46:16c'est ça qui est aussi
00:46:17le drame
00:46:18ce qui les bloque
00:46:19c'est précisément
00:46:21l'atmosphère
00:46:21qui régnait
00:46:22sur le plateau
00:46:22samedi soir
00:46:23c'est précisément
00:46:24ça qui bloque
00:46:25un certain nombre
00:46:26de responsables
00:46:26parce qu'ils savent
00:46:27que dès lors
00:46:28qu'ils vont franchir
00:46:28le Rubicon
00:46:29et Eric Ciotti
00:46:29en a été une illustration
00:46:30vous allez subir
00:46:31un fracas
00:46:33de critique
00:46:34rappelons ce qu'avait dit
00:46:35Jordan Bardella
00:46:35quand la photo
00:46:36dans cette même émission
00:46:37d'Eric Ciotti
00:46:38était passée
00:46:39il avait aussi
00:46:39esquissé un sourire
00:46:41dans une ambiance
00:46:42particulière
00:46:43c'est à dire que
00:46:44si vous voulez
00:46:44tous les hommes
00:46:45ou les femmes
00:46:46de droite
00:46:47qui vont dans cette émission
00:46:48se croient obligés
00:46:49un peu de baisser
00:46:50pavillon
00:46:51je ne sais pas pourquoi
00:46:52au contraire
00:46:53il faut y aller
00:46:53avec ses idées
00:46:54ses convictions
00:46:55comme vous le faites
00:46:55ici ou ailleurs
00:46:56ne pas changer
00:46:57en fonction de la maison
00:46:58d'autant que
00:46:59c'est ce qu'attend
00:47:01les français
00:47:01les sondages
00:47:02le montrent
00:47:02étude après étude
00:47:03plus de la moitié
00:47:04des français
00:47:0452%
00:47:06veulent l'union
00:47:07des droites
00:47:07ça monte jusqu'à
00:47:0891%
00:47:09au sein même
00:47:09du rassemblement national
00:47:11et on voit
00:47:11comment se comportent
00:47:12les responsables
00:47:13comme c'est les temps
00:47:13de parole
00:47:14je vais poser une dernière
00:47:15question à Nade Mansouri
00:47:15parce qu'après
00:47:16elle doit nous laisser
00:47:17ce qu'on doit respecter
00:47:18ces temps de parole
00:47:19c'est tout à fait normal
00:47:20mais c'est vrai
00:47:20on vous découvre
00:47:21vous avez déjà
00:47:23un parcours assez
00:47:24quand même éloquent
00:47:25et bien construit
00:47:26l'objectif
00:47:28c'est sans limite
00:47:29l'objectif
00:47:30c'est de pouvoir
00:47:31un jour
00:47:31voir de mes propres yeux
00:47:32une France
00:47:33dont je rêve
00:47:34avec de la sécurité
00:47:35avec du pouvoir d'achat
00:47:36pour tout le monde
00:47:37et puis un cadre de vie
00:47:38qui soit enfin bienveillant
00:47:40merci pour la réponse
00:47:41merci vraiment
00:47:42belle réponse
00:47:43belle réponse
00:47:44ça change de certains
00:47:44politiques le matin
00:47:45alors à la grande interview
00:47:46quand vous voulez
00:47:47merci
00:47:48il faut régénérer
00:47:50c'est pas évident
00:47:51nous sommes d'accord
00:47:52quand il y a du talent
00:47:53il faut le mettre
00:47:54nous sommes d'accord
00:47:54une courte pause
00:47:55et on se retrouve
00:47:56à tout de suite
00:47:57restez avec nous
00:47:57beaucoup de sujets à venir
00:47:58midi news
00:48:03la suite
00:48:04le terrain
00:48:04il y a ne va plus
00:48:05en quelques jours
00:48:06la note de la France
00:48:06est dégradée
00:48:07beaucoup ont fait le lien
00:48:08avec le Louvre volé
00:48:10la France humiliée
00:48:11le fait que l'on s'en rende compte
00:48:12qu'on n'a pas les moyens
00:48:13de protéger
00:48:14de préserver nos joyaux
00:48:16nos trésors
00:48:17on va en parler
00:48:17à l'instant
00:48:18le ministre de l'Intérieur
00:48:19Laurent Nunes
00:48:20demande à ce que
00:48:21les abords des musées
00:48:23soient renforcés
00:48:24que la sécurité
00:48:25soit renforcée
00:48:25il y a beaucoup de musées
00:48:26en France
00:48:27évidemment certains
00:48:28plus importants que d'autres
00:48:29on va évidemment
00:48:30en parler
00:48:31sachant que beaucoup
00:48:32de lieux de culte
00:48:32sont déjà protégés
00:48:33faut-il protéger aussi
00:48:35tous ces musées
00:48:36et ces lieux de culture
00:48:37ce sera l'un des sujets
00:48:38de notre débat
00:48:39il est 13h tout d'abord
00:48:41place au journal
00:48:41rebonjour à vous
00:48:42ma chère Somaïa
00:48:43rebonjour Sonia
00:48:44et bonjour à tous
00:48:45vous allez en reparler
00:48:46dans Midi News
00:48:47Laurent Nunez
00:48:48annonce un renforcement
00:48:49de la sécurité
00:48:50aux abords des musées
00:48:52décision prise
00:48:52lors d'une réunion
00:48:54de crise
00:48:54place Beauvau
00:48:55au lendemain
00:48:56du cambriolage du Louvre
00:48:57ce qui est sûr
00:48:58c'est que nous avons failli
00:48:59puisque des malfaiteurs
00:49:00ont été capables
00:49:01de mettre un mont de charge
00:49:02sur la voie publique
00:49:04de faire monter des gens
00:49:05en quelques minutes
00:49:05pour récupérer
00:49:07des bijoux inestimables
00:49:08et de donner une image
00:49:09déplorable de la France
00:49:10réaction ce matin
00:49:11du garde des Sceaux
00:49:12Gérald Darmanin
00:49:13c'est l'autre actualité
00:49:15de ce lundi
00:49:16le procès
00:49:17de Dabia Benkiret
00:49:18pour le viol
00:49:18et le meurtre
00:49:19de la petite Lola
00:49:20se poursuit devant
00:49:21la cour d'assises de Paris
00:49:22plusieurs auditions
00:49:24prévues aujourd'hui
00:49:24avec une matinée
00:49:25consacrée à l'audition
00:49:26des experts
00:49:27experts qui ont confirmé
00:49:28la violence
00:49:29dont a fait preuve
00:49:30l'accusé
00:49:30envers la fillette
00:49:31Les différents experts
00:49:34légistes
00:49:34sont venus
00:49:34confirmer
00:49:36les nombreux coups
00:49:38que l'accusé
00:49:39a apporté à Lola
00:49:41donc ça venait
00:49:42démontrer
00:49:43une nouvelle fois
00:49:44la violence
00:49:45de ses actes
00:49:46et ils ont confirmé
00:49:48qu'il y avait eu
00:49:49une forme d'intensité
00:49:50quand même très importante
00:49:51dans les différents faits
00:49:53qui sont exposés
00:49:55dans cette affaire
00:49:55Je pense que pour
00:49:57les partis civils
00:49:58la famille de Lola
00:49:58c'est des moments
00:50:00qui sont douloureux
00:50:01à entendre
00:50:01quand on est face
00:50:02à un mur
00:50:02Et puis on termine
00:50:04ce journal
00:50:04avec ce drame à Lyon
00:50:06quatre morts
00:50:07dans l'incendie
00:50:07d'un immeuble
00:50:08du troisième arrondissement
00:50:09de la ville
00:50:10les précisions
00:50:10du secrétaire général
00:50:11de la préfecture du Rhône
00:50:13au micro
00:50:14de Sébastien Benbetier
00:50:15écoutez
00:50:15Alors l'incendie
00:50:18s'est déclaré vers les 5 heures
00:50:19dans la matinée
00:50:20Il a été maîtrisé
00:50:23et éteint
00:50:23à 7 heures du matin
00:50:25Lorsque les secours
00:50:27sont arrivés
00:50:27ils ont constaté
00:50:29quatre personnes
00:50:30en arrêt cardio-respiratoire
00:50:32quatre personnes
00:50:33auxquelles
00:50:34ils ont porté secours
00:50:35mais malheureusement
00:50:36ils n'ont pas pu
00:50:36les réanimer
00:50:37donc les quatre personnes
00:50:38sont décédées
00:50:39ils se trouvaient donc
00:50:39dans ce R-1
00:50:41de l'immeuble
00:50:42qui est derrière nous
00:50:43Il y a eu 78 sapeurs-pompiers
00:50:45qui ont été engagés
00:50:45donc des moyens
00:50:46qui sont importants
00:50:48L'incendie en lui-même
00:50:50n'était pas très important
00:50:51enfin le feu
00:50:52n'était pas important
00:50:53il a été vite maîtrisé
00:50:54mais ce qui a causé
00:50:55le décès des victimes
00:50:57ce sont les fumées
00:50:57et non pas le feu
00:50:59Voilà ce qu'il fallait retenir
00:51:01de l'actualité
00:51:02à 13h Sonia
00:51:03C'est ce maillage
00:51:04je vous dis à tout à l'heure
00:51:05après le braquage
00:51:06de nombreux bijoux
00:51:08du musée du Louvre
00:51:09beaucoup y ont vu
00:51:10et ont fait un parallèle
00:51:11avec la situation de la France
00:51:12la note de la France dégradée
00:51:14le climat politique
00:51:15également
00:51:16et la situation
00:51:16du personnel politique
00:51:18on a vu un spectacle
00:51:19plutôt affligeant
00:51:20ces dernières semaines
00:51:21beaucoup ont fait un parallèle
00:51:23et affirme que c'était
00:51:24une forme d'affaissement
00:51:25de faillite du pays
00:51:27on va voir tout cela
00:51:27avec nos invités
00:51:29aller également
00:51:30sur les failles
00:51:31de sécurité préoccupantes
00:51:32au musée du Louvre
00:51:33et la demande
00:51:33à l'instant du ministre
00:51:34de l'Intérieur
00:51:35de renforcer la sécurité
00:51:37autour des musées
00:51:38est-ce possible ?
00:51:39c'est le cas des principaux
00:51:40musées français
00:51:40je salue la présence
00:51:41de Frédéric Lohse
00:51:43qui est avec nous
00:51:43bonjour à vous
00:51:44bonjour à vous
00:51:44secrétaire générale
00:51:45des commissaires de police
00:51:48et auteur également
00:51:49avec ce livre
00:51:50Insécurité Stop
00:51:51à la descente aux enfers
00:51:53aux auditions Fayard
00:51:54avec Frédéric Ploquin
00:51:57également
00:51:57qui est grand reporter
00:51:58qui est journaliste
00:51:59d'investigation
00:52:00vous-même
00:52:01Frédéric Lohse
00:52:01et dans ce livre
00:52:02vous évoquez différents faits
00:52:04le grand banditisme
00:52:05les narcotrafiques
00:52:06quand vous avez vu
00:52:07un tel cambriolage
00:52:09il y a une forme d'ironie
00:52:10à parler de ce qui s'est passé
00:52:11en 7 minutes
00:52:11arriver en scooter
00:52:12avec une nacelle
00:52:13monter ainsi
00:52:14découper à la disqueuse
00:52:16une vitre
00:52:17et partir avec
00:52:17un butin inestimable
00:52:19laisser tomber
00:52:19une couronne
00:52:20tout aussi inestimable
00:52:22la retrouver dans le caniveau
00:52:23cabosser
00:52:25dégradé
00:52:26un peu comme la France
00:52:27quel regard avez-vous
00:52:28porté sur cela ?
00:52:30comme beaucoup de français
00:52:32c'est atteint
00:52:35ce viol de notre patrimoine
00:52:36de notre mémoire
00:52:37me choque
00:52:38me scandalise
00:52:39et évidemment
00:52:40ce qui va être important
00:52:43vous avez évoqué
00:52:43le livre
00:52:44que j'ai publié
00:52:46chez Fayard
00:52:46où j'évoque
00:52:47le coût de la sécurité
00:52:48qui n'est jamais évoqué
00:52:49personne n'est capable
00:52:50de vous parler
00:52:50du coût de la sécurité
00:52:52qu'il faut mettre
00:52:52en parallèle
00:52:53avec ce que coûte
00:52:54par exemple
00:52:55la police
00:52:55la gendarmerie
00:52:56l'administration pénitentiaire
00:52:57et si on avait
00:52:58véritablement
00:53:00une analyse
00:53:01faite par exemple
00:53:02par l'INSEE
00:53:03la cour des comptes
00:53:04chaque année
00:53:04ou tous les deux ans
00:53:05sur le coût
00:53:06de la sécurité
00:53:06il y aurait un électrochoc
00:53:08de responsabilisation
00:53:09ce que ça m'évoque
00:53:11également
00:53:12c'est tous les retards
00:53:13que l'on a
00:53:14sur la vidéoprotection
00:53:15tous les débats
00:53:16vétilleux
00:53:17que l'on a
00:53:18sur les libertés
00:53:19individuelles
00:53:20on avait les mêmes
00:53:20sur le terrorisme
00:53:22avant la vague
00:53:22d'attentats
00:53:23et puis d'un coup
00:53:24il a fallu
00:53:25qu'il y ait
00:53:25pratiquement 450 morts
00:53:27pour qu'on bouge
00:53:28le curseur
00:53:28alors qu'avant
00:53:29on aurait été traité
00:53:30de réactionnaire
00:53:32de liberticide
00:53:33et donc aujourd'hui
00:53:34on a quelque chose
00:53:36qui s'appelle
00:53:36l'intelligence artificielle
00:53:37la vidéo augmentée
00:53:39qui est une aide
00:53:40à la décision extraordinaire
00:53:41qu'on a utilisé
00:53:43notamment
00:53:43de façon ponctuelle
00:53:45par l'intermédiaire
00:53:46d'une loi
00:53:46pour les Jeux Olympiques
00:53:47qu'est-ce qu'on attend
00:53:48pour sécuriser
00:53:49notre patrimoine
00:53:50on avait eu
00:53:51l'établissement
00:53:52et le musée
00:53:53de la porcelaine
00:53:54de Limoges
00:53:55qui avait été aussi
00:53:56cambriolé
00:53:57je crois qu'avec
00:53:58un préjudice
00:53:59de 5 millions d'euros
00:53:59il y a un mois
00:54:00le musée
00:54:01d'histoire naturelle
00:54:03donc aujourd'hui
00:54:04il faut réagir
00:54:05et ce que ça m'inspire
00:54:07premièrement
00:54:07c'est le coût
00:54:08de la délinquance
00:54:09il faut le traiter
00:54:10il faut une répression
00:54:12pour dissuader
00:54:13ceux qui vont
00:54:14s'attaquer
00:54:15à notre patrimoine
00:54:16comme l'ensemble
00:54:17des délinquants
00:54:17et puis surtout
00:54:19par exemple
00:54:20sur la vidéo
00:54:20parce que là
00:54:21il faut être très concret
00:54:22sur les solutions
00:54:23on ne peut pas tout faire
00:54:24mais par contre
00:54:25sur la vidéo augmentée
00:54:27là il faut bouger
00:54:28il faut enfin bouger
00:54:29et si ça pouvait servir
00:54:31à bouger
00:54:32et puis le grand retard
00:54:33sur le
00:54:34pareil
00:54:35sur le débat
00:54:35alors là vous avez évoqué
00:54:36tout ce qui
00:54:37tout ce qui manque
00:54:38en réalité
00:54:39c'est-à-dire le tout
00:54:40l'essentiel
00:54:40et il faudrait ajouter
00:54:42maintenant
00:54:42presque le caractère humain
00:54:44parce que Sabrina
00:54:45l'annonce du ministre
00:54:46de l'Intérieur
00:54:47demande de renforcer
00:54:48la sécurité
00:54:48des principaux musées français
00:54:50j'étais en train de voir
00:54:51la liste
00:54:52des principaux musées
00:54:53ils sont très nombreux
00:54:54les grands musées
00:54:55ou les musées
00:54:55qui sont visités
00:54:56par les touristes
00:54:57ce qui n'est pas du tout
00:54:58rassurant
00:54:59en effet
00:54:59ça veut dire
00:55:00qu'il y a un manque
00:55:00de sécurité évident
00:55:01vous avez vu
00:55:02la cour des comptes
00:55:03a fait paraître
00:55:04une publication
00:55:05enfin ça a fuité
00:55:06ce n'était pas prévu
00:55:07que ça sorte aussitôt
00:55:07qui montre
00:55:08qu'il y a une réelle
00:55:09déficience
00:55:11en matière de sécurité
00:55:12et de sûreté
00:55:13sûreté on pense à incendie
00:55:14aussi
00:55:14il y a ce risque-là
00:55:15dans les musées
00:55:16notamment dans le musée du Louvre
00:55:17et un manque de vidéosurveillance
00:55:19certaines salles
00:55:19n'étaient même pas équipées
00:55:21de vidéosurveillance
00:55:21dans le Louvre
00:55:22les deux tiers des salles
00:55:26ne sont pas équipées
00:55:28donc
00:55:28c'est inconcevable
00:55:29complètement fou
00:55:30on peut avancer
00:55:32une nacelle
00:55:32sur la voie publique
00:55:34sans qu'il n'y ait
00:55:34aucune détection
00:55:36la même nacelle
00:55:37pour un déménagement
00:55:38chez vous
00:55:38si elle reste un peu plus
00:55:39vous avez une amende
00:55:40incroyable
00:55:41mais devant le Louvre
00:55:42un dimanche matin
00:55:43en plein Paris
00:55:43même dans ce périmètre
00:55:44allez vous garer
00:55:44en double fil
00:55:45simplement pour
00:55:46très vite
00:55:48faire de la monnaie
00:55:49pour aller
00:55:50payer votre part
00:55:52mais en 20 secondes
00:55:54votre véhicule est enlevé
00:55:55il y avait de la place
00:55:55pour la nacelle
00:55:56d'où la question peut-être
00:55:57de la complicité en interne
00:55:58d'ailleurs
00:55:59alors est-ce que vous vous diriez
00:55:59que c'est une affaire d'Etat
00:56:00parce que maintenant
00:56:01les réactions politiques
00:56:02c'est une avalanche
00:56:03le débat s'enflamme
00:56:04la question des responsabilités
00:56:06là encore plus
00:56:06c'est en train de monter
00:56:07vous voyez quelques réactions
00:56:09politiques
00:56:09notamment Éric Ciotti
00:56:10Jordan Bardella
00:56:11Laurent Wauquiez
00:56:12et d'autres
00:56:12alors tous pointent
00:56:14l'Etat
00:56:15quand l'Etat
00:56:15n'assure plus
00:56:16la sécurité de ses trésors
00:56:17c'est la nation
00:56:18tout en sorte
00:56:19qui est menacée
00:56:19Jordan Bardella
00:56:21qui évoque également
00:56:23on va le voir
00:56:24le symbole évidemment
00:56:26mondial de notre culture
00:56:27jusqu'où ira
00:56:27le délitement de l'Etat
00:56:28et Laurent Wauquiez
00:56:29c'est un peu
00:56:30la même veine
00:56:31il y a eu des réactions
00:56:32à gauche ou pas ?
00:56:34très peu
00:56:34parce que j'ai été marqué
00:56:35de voir depuis hier
00:56:36est-ce qu'il faut y voir
00:56:36un manque d'attachement
00:56:37à notre patrimoine
00:56:38à notre trésor ?
00:56:39on ne peut pas le croire
00:56:39non mais
00:56:40un désintérêt
00:56:41de cet héritage
00:56:43traduit
00:56:44d'une autre façon
00:56:45par Madame Brum-Pivet
00:56:46comme on l'a entendu
00:56:47tout à l'heure
00:56:47plus une absence
00:56:48de préoccupation
00:56:49sur la sécurité
00:56:50c'est les deux sujets
00:56:51que la gauche n'aime pas
00:56:52le patrimoine
00:56:54l'héritage
00:56:54et la sécurité
00:56:55c'est récent
00:56:56il y a eu une époque
00:56:57quand même
00:56:58pas si lointaine
00:56:58où la gauche française
00:57:00avait un lien
00:57:01à l'histoire
00:57:01sans réclame
00:57:03mais enfin
00:57:03d'une certaine histoire
00:57:04dès que ça la concerne moins
00:57:06en effet
00:57:06c'est silence radio
00:57:08mais c'est une question
00:57:09de définition
00:57:10des priorités
00:57:11est-ce que
00:57:12ce genre
00:57:13de patrimoine
00:57:14est en effet
00:57:15à protéger
00:57:15coûte que coûte
00:57:16voilà ce qu'il faut décider
00:57:17ensuite
00:57:18les mesures
00:57:19en découleront
00:57:19mais est-ce qu'on décide
00:57:20que c'est important ou pas
00:57:21il y a des gens
00:57:22qui considèrent
00:57:22que c'est pas important
00:57:23c'est dit à Napoléon
00:57:25Napoléon c'est l'horreur
00:57:26c'est l'esclavage
00:57:27c'est le patriarcat
00:57:29c'est
00:57:30voilà tout ce qu'on veut
00:57:31donc peut-être que
00:57:32le silence d'une certaine gauche
00:57:33s'explique par ça
00:57:34mais moi j'imagine
00:57:35j'imagine qu'on va maintenant
00:57:36sécuriser les abords
00:57:37des musées
00:57:37comme on sécurise
00:57:38les synagogues
00:57:38et d'autres lieux
00:57:39il y a 130 musées
00:57:40à Paris
00:57:40oui exactement
00:57:41et qui sont quand même
00:57:42d'importance
00:57:43et qui sont très importants
00:57:45donc la liste
00:57:46je suis en train de voir
00:57:46de quel
00:57:47parce qu'il dit
00:57:48des musées d'importance
00:57:49je crois qu'ils le sont tous
00:57:50et qui aura le privilège
00:57:52d'être un musée important
00:57:53et qui ne le sera pas
00:57:54et celui qui ne sera pas gardé
00:57:55sera celui
00:57:56qui est donc
00:57:56le plus vulnérable
00:57:57et qui pourrait faire
00:57:58l'objet de mon envol
00:57:59il faut quand même aussi rappeler
00:58:02que la France
00:58:03est le premier pays touristique
00:58:05du monde
00:58:06certains disent même
00:58:07que le tourisme
00:58:08c'est notre pétrole
00:58:09je crois que ça correspond
00:58:10à 7% du PIB
00:58:11des centaines de milliers
00:58:13d'emplois
00:58:14c'est l'équivalent
00:58:15je crois
00:58:15de l'industrie automobile
00:58:16vous avez des gens
00:58:17qui viennent spécialement
00:58:19en France
00:58:19à l'autre bout du monde
00:58:21pour visiter
00:58:22le musée du Louvre
00:58:23donc on peut quand même
00:58:24s'étonner
00:58:25de ces carences
00:58:26en matière de sécurité
00:58:27depuis des décennies
00:58:28est-ce qu'il faut
00:58:30s'étonner vraiment
00:58:31parce que la suradministration
00:58:33le labyrinthe
00:58:35technocratique
00:58:37parfois pour obtenir
00:58:37quelque chose
00:58:38parce que là
00:58:39on dit l'Etat
00:58:39l'Etat
00:58:40l'Etat nounou
00:58:41pardonnez-moi
00:58:41les choix politiques
00:58:42démagogiques
00:58:43excusez-moi d'y revenir
00:58:44oui je suis d'accord
00:58:45mais dites-moi
00:58:47c'est ce même
00:58:47Etat nounou
00:58:48qui nous surveillait
00:58:49jusque quand on sortait
00:58:50le chien de la maison
00:58:51pendant la période de Covid
00:58:53et qui n'est pas capable
00:58:54d'assurer ses propres trésors
00:58:55c'est le même Etat
00:58:55on est d'accord
00:58:56mais bien sûr
00:58:56il y a quand même
00:58:57quelque chose
00:58:58ça découle de la hiérarchie
00:58:59des priorités
00:59:00il faut toujours
00:59:01en revenir à ça
00:59:02qu'est-ce qui est important
00:59:03ou pas
00:59:03alors comment
00:59:06ce sujet
00:59:06j'hésite à le passer
00:59:07parce qu'il s'intitule
00:59:08comment écouler le butin
00:59:10je pense que
00:59:11malheureusement
00:59:12ils savent comment faire
00:59:13vous n'allez pas leur donner
00:59:14de mauvaises idées
00:59:15voyez quand même
00:59:16pour ceux qui s'interrogent
00:59:17comment évidemment
00:59:18des trésors
00:59:18aussi inestimables
00:59:20peuvent se retrouver
00:59:20sur certaines formes
00:59:22sur le marché
00:59:23ou entre les mains
00:59:24de certaines personnes
00:59:26vraiment ça doit être
00:59:26deux ou trois personnes
00:59:27dans le monde
00:59:28et bien c'est possible
00:59:30regardez
00:59:30parmi les objets dérobés
00:59:35dans cette galerie
00:59:36Apollon
00:59:37le diadème
00:59:38de l'impératrice Eugénie
00:59:39assorti de 212 perles
00:59:41et 1998 diamants
00:59:43mais aussi
00:59:44le collier
00:59:45de la parure de saphir
00:59:46de la reine Marie-Amélie
00:59:48et de la reine Hortense
00:59:49composé de 8 saphirs
00:59:50et de 631 diamants
00:59:52des joyaux
00:59:53très identifiables
00:59:54que les cambrioleurs
00:59:55vont devoir écouler
00:59:56sur un marché parallèle
00:59:57En leur forme actuelle
00:59:58je pense qu'ils seront
01:00:01difficilement écoulables
01:00:02c'est pour ça
01:00:03qu'à mon avis
01:00:04mais ça reste
01:00:04qu'un avis
01:00:05tout à fait personnel
01:00:06je pense qu'ils risquent
01:00:08malheureusement
01:00:09dessertis
01:00:10pour ce qui concerne
01:00:12les pierres
01:00:12et puis fondus
01:00:14pour ce qui concerne
01:00:15l'or
01:00:15parce que
01:00:16l'or se vend facilement
01:00:18et les pierres
01:00:19une fois desserties
01:00:20il y a parfois
01:00:21des marchands
01:00:22moins regardants
01:00:23qui peuvent très bien
01:00:25acquérir ce genre de choses
01:00:26Mais alors pourquoi
01:00:27un tel vol
01:00:28et quel profil
01:00:29pour les supposés commanditaires ?
01:00:30Que ce soit dans les pays
01:00:31du Balkan
01:00:31en Russie
01:00:32en Chine
01:00:32il y a un nombre de gens
01:00:33qui sont
01:00:34déjà le profil
01:00:35c'est bon
01:00:35il faut être effectivement
01:00:36amateur de cette époque-là
01:00:37amateur d'art
01:00:37mais aussi un peu
01:00:39un peu véreux
01:00:39donc grand voyou
01:00:40et avoir beaucoup d'argent
01:00:41D'après la procureure de Paris
01:00:42l'acte d'ingérence
01:00:44fait partie des hypothèses
01:00:45tout comme la criminalité
01:00:46organisée dans l'achat
01:00:47de pierres précieuses
01:00:48pour des opérations
01:00:49de blanchiment
01:00:50en lien avec le narcotrafic
01:00:52Bien
01:00:53puis on verra
01:00:54comment va se décliner
01:00:54la demande
01:00:55de Laurent Nunez
01:00:56parce qu'il est vrai
01:00:56qu'ensuite on pourrait
01:00:58il y a des dégradations aussi
01:00:59pardonnez-moi
01:01:00mais on peut aller
01:01:01lors de la Toussaint
01:01:01on peut se dire
01:01:02qu'il faudra surveiller
01:01:03les cimetières
01:01:04et autre chose
01:01:04Il y a beaucoup de vols
01:01:05dans les cimetières
01:01:06énormément de vols
01:01:06Les églises
01:01:07on pense aux églises
01:01:09Souvent-en-vous
01:01:11il y a quelques mois
01:01:11c'est le château de Fontainebleau
01:01:12qui avait été cambriolé
01:01:13et c'était des
01:01:14ce qu'on appelle
01:01:16des chinoiseries
01:01:16qui a des objets
01:01:17Vous tenez bien la liste
01:01:18C'est un domaine
01:01:19dans lequel je prétends
01:01:21avoir deux trois compétences
01:01:22Voilà c'est pour ça
01:01:23que je voulais mettre
01:01:23en avance là
01:01:24Est-ce qu'on en sait ?
01:01:26Oui ce sont toujours
01:01:26quatre malfaiteurs
01:01:27quatre voleurs
01:01:28Sabrina Berlin-Bouillet
01:01:29qui sont évidemment
01:01:30activement recherchés
01:01:31et le butin aussi
01:01:32Oui ce que l'on sait
01:01:33à ce stade
01:01:33ce serait un commando
01:01:35de quatre individus
01:01:36expérimentés
01:01:37puisque je vous rappelle
01:01:38que sept minutes seulement
01:01:39ont suffi
01:01:40pour cambrioler
01:01:41cette galerie
01:01:41Apollon du Louvre
01:01:42c'est la BRB
01:01:43la brigade de repression
01:01:45du banditisme
01:01:46qui est chargée
01:01:47de l'enquête
01:01:47la police scientifique
01:01:48est sur place
01:01:49depuis dimanche
01:01:50pour relever toutes les traces
01:01:51les indices
01:01:52qui peuvent conduire
01:01:53à ces braqueurs
01:01:54on sait par exemple
01:01:54qu'il y a un des gilets jaunes
01:01:55qui était porté
01:01:56par l'un des voleurs
01:01:57qui a été retrouvé
01:01:58par les enquêteurs
01:01:59et alors côté pistes
01:02:01on l'a vu à l'instant
01:02:02la procureure de Paris
01:02:03évoque la possibilité
01:02:04d'un commanditaire
01:02:05et de petites mains
01:02:05au sein d'une organisation
01:02:07d'un groupe criminel
01:02:08il s'agirait donc
01:02:10d'un vol lié
01:02:10au grand banditisme
01:02:11soit pour agir
01:02:13pour un commanditaire
01:02:15ou bien pour obtenir
01:02:16ces pierres précieuses
01:02:17et commettre
01:02:18des opérations
01:02:18de blanchiment
01:02:19on aura peut-être
01:02:21la réponse
01:02:21bientôt
01:02:23ou pas
01:02:23ou jamais
01:02:24ils se font passer
01:02:25souvent ?
01:02:26pas souvent
01:02:27mais il a
01:02:27un sur deux
01:02:28rappelé
01:02:29c'est pas rien
01:02:30le ministre de l'intérieur
01:02:31c'est une bonne proportion
01:02:33me semble-t-il
01:02:33un sur deux
01:02:34oui parce qu'on a aussi
01:02:36l'office central
01:02:37de lutte
01:02:38contre le
01:02:39le trafic
01:02:41de biens culturels
01:02:42qui est co-saisie
01:02:43avec la BRB
01:02:44qui connaît
01:02:44particulièrement bien
01:02:46cette criminalité
01:02:47qui est très spécialisée
01:02:48vous parliez tout à l'heure
01:02:49d'intelligence artificielle
01:02:50parfois il y a
01:02:52la bêtise
01:02:53naturelle
01:02:54il faudrait d'abord
01:02:55corriger
01:02:55il y a sûrement
01:02:57des responsabilités
01:02:58mais vraiment
01:02:59là
01:02:59beaucoup se demandent
01:03:00comment déjà
01:03:01rien que la vitre
01:03:02qui cachait
01:03:03qui protégeait
01:03:04ces bijoux
01:03:05a pu être aussi
01:03:06facilement brisé
01:03:07donc il y a
01:03:07quand même
01:03:08beaucoup de questions
01:03:09certainement
01:03:10des défaillances
01:03:11des failles aussi
01:03:12donc on va laisser
01:03:12le temps de l'enquête
01:03:13je voudrais qu'on évoque
01:03:15ce sujet
01:03:15parce qu'il est
01:03:16d'abord c'est des bisbis
01:03:17plus que ça
01:03:18des tensions importantes
01:03:19souvent entre les maires
01:03:20les départements
01:03:21et les habitants
01:03:22c'est les affaires
01:03:24ou les cas
01:03:25de mineurs isolés
01:03:26rendez-vous compte
01:03:27ce sont près de 1000 mineurs
01:03:28non accompagnés
01:03:29étrangers
01:03:30qui sont souvent
01:03:31pas isolés
01:03:31et pas mineurs
01:03:32mais dans certains cas
01:03:33ils le sont
01:03:34qui devraient être
01:03:35accueillis prochainement
01:03:36dans des centres
01:03:36en construction
01:03:37alors un projet
01:03:38qui révèle
01:03:38je vous le disais
01:03:39de véritables tensions
01:03:40c'est le cas
01:03:41ce sont des villages
01:03:42véritablement
01:03:43qu'on installe
01:03:43notamment
01:03:44à Mantes-la-Jolie
01:03:45à Chapay
01:03:46dans les Yvelines
01:03:47c'est un reportage
01:03:48de Laura Lestrette
01:03:48et Kylian Salé
01:03:49on en parle
01:03:50juste après
01:03:50c'est devenu
01:03:51une véritable filière
01:03:52d'immigration
01:03:53aujourd'hui
01:03:53c'est dans ce collège
01:03:56désaffecté
01:03:56qu'un centre pour mineurs
01:03:58non accompagnés
01:03:59doit être installé
01:04:00dans le quartier
01:04:01du Val-Fouré
01:04:01connu pour son trafic
01:04:03de drogue
01:04:03une centaine d'adolescents
01:04:04doivent être accueillis
01:04:05l'année prochaine
01:04:06selon le maire
01:04:07de la commune
01:04:08cet endroit
01:04:08comporte déjà
01:04:09assez de difficultés
01:04:10un constat
01:04:11partagé par les habitants
01:04:13non pas qu'il ne faut pas
01:04:14aider les jeunes
01:04:15je comprends très bien
01:04:16mais déjà
01:04:17c'est une cité
01:04:18qui a déjà des problèmes
01:04:20donc c'est pas
01:04:21en rajouter
01:04:22à une quinzaine
01:04:24de kilomètres
01:04:24de Mente-la-Jolie
01:04:25Chapay
01:04:261300 habitants
01:04:27cette petite commune
01:04:29pourrait également
01:04:29accueillir
01:04:30une centaine
01:04:30de mineurs isolés
01:04:31pour faire avorter
01:04:32le projet
01:04:33une pétition
01:04:34a été lancée
01:04:35à l'initiative
01:04:36de la branche
01:04:36reconquête
01:04:37du département
01:04:38des habitants
01:04:39de Chapay
01:04:40que je ne connaissais pas
01:04:41qui ont pris la peine
01:04:43d'appeler reconquête
01:04:44directement en 78
01:04:45donc moi
01:04:46en l'occurrence
01:04:47et qui m'ont demandé
01:04:48si on pouvait les aider
01:04:49le maire
01:04:50assure
01:04:51n'avoir jamais
01:04:51été consulté
01:04:52pour ce projet
01:04:53il s'étonne
01:04:54que son village
01:04:55ait été choisi
01:04:56par le département
01:04:56vous ne pouvez pas
01:04:57les parquer
01:04:58au milieu
01:04:58de la campagne
01:04:59qu'est-ce qu'ils vont
01:05:00faire ici
01:05:00errer dans les champs
01:05:02aller aux mureaux
01:05:02je l'ai dit au préfet
01:05:04ce centre
01:05:04ça va être atomique
01:05:05d'autres communes
01:05:06se sont déjà opposées
01:05:07à l'installation
01:05:08de ces centres
01:05:09en 2024
01:05:10la mairie
01:05:11et les habitants
01:05:11d'une commune
01:05:12du Val-d'Oise
01:05:13avaient fait annuler
01:05:14ce projet
01:05:14du département
01:05:15et je vous le disais
01:05:17ces mineurs isolés
01:05:17sont devenus
01:05:18une véritable filière
01:05:19d'immigration
01:05:19en 2012
01:05:20ils étaient près de 1000
01:05:21aujourd'hui ils sont
01:05:2240 000
01:05:23selon les chiffres
01:05:2470% de ces mineurs
01:05:25sont en réalité
01:05:26des majeurs
01:05:26et malheureusement
01:05:27les passeurs ont compris
01:05:28qu'ils pouvaient
01:05:29les utiliser
01:05:30et les faire sombrer
01:05:31dans l'extrême délinquance
01:05:33oui on a même
01:05:34un phénomène plus récent
01:05:36je parle sous votre contrôle
01:05:37qui sont des réseaux de prostitution
01:05:42c'est à dire qu'on fait passer
01:05:45pour un mineur isolé
01:05:47un individu qui est en fait
01:05:49un recruteur de prostituées
01:05:51et ça permet d'aller à la source
01:05:53parce que beaucoup
01:05:54des vraiment mineurs
01:05:57parce qu'il y en a quand même
01:05:58des vrais mineurs isolés
01:06:00notamment des jeunes filles
01:06:02alors là c'est affreux
01:06:03c'est vraiment des cibles
01:06:06parce que le système
01:06:07n'est pas du tout surveillé
01:06:08pas du tout filtré
01:06:09ce sont des cibles
01:06:10pour l'exploitation
01:06:11des êtres humains
01:06:12et puis on peut le dire
01:06:13la place de mineurs isolés
01:06:14c'est auprès de leurs parents
01:06:15c'est des mineurs
01:06:16et chez eux
01:06:17dans leur pays
01:06:18parce que pour ces villages
01:06:19ou ces villes
01:06:20ou ces communes
01:06:21ils deviennent
01:06:21une source de revenus
01:06:23oui et puis ça devient
01:06:24des dortoirs
01:06:25de l'immigration
01:06:25des villages dans lesquels
01:06:27ils sont imposés
01:06:27on ne peut pas comprendre
01:06:28soit que ce soit
01:06:29ni qu'il y ait un fonds
01:06:30de rejet
01:06:30ni quoi que ce soit
01:06:31mais une inquiétude
01:06:32et une angoisse
01:06:32pour le moins
01:06:33ce dont vous parlez
01:06:34dans votre livre
01:06:35oui bien sûr
01:06:35ils sont utilisés aussi
01:06:36dans le cadre du narcotrafic
01:06:38et puis aujourd'hui
01:06:42ils sont fortement impliqués
01:06:43dans la délinquance
01:06:44alors effectivement
01:06:45le proxénétisme
01:06:46le narcotrafic
01:06:47les cambriolages
01:06:48et c'est aussi
01:06:50un coût énorme
01:06:51pour les départements
01:06:52qui s'étaient pleins
01:06:53d'ailleurs les départements
01:06:54de toute tendance politique
01:06:55je crois que le coût
01:06:56de leur accueil
01:06:57c'était un milliard et demi
01:06:58par an
01:06:58on ne supprime pas
01:06:59le dispositif
01:07:00c'est un dispositif
01:07:03mineur isolé
01:07:04c'est un dispositif
01:07:05ils ne viennent pas
01:07:06chaque jour
01:07:06je passe 100-150 euros
01:07:08donc on sait
01:07:08qu'en majorité
01:07:10ce sont des majeurs
01:07:11qui sont utilisés
01:07:12même eux-mêmes
01:07:12c'est une catastrophe
01:07:13donc même
01:07:14les personnes de gauche
01:07:16qui se disent
01:07:16il y a des obstacles juridiques
01:07:18vous ne pouvez pas imposer
01:07:19à quelqu'un
01:07:20un test osseux
01:07:21qui permet de déterminer
01:07:23même si ce n'est pas
01:07:24avec une très grande exactitude
01:07:25la majorité
01:07:27la minorité
01:07:28évidemment que
01:07:29quelqu'un
01:07:30qui est majeur
01:07:32et qui se passait
01:07:32pour un minor
01:07:33ne va pas dire
01:07:33oui oui bien sûr
01:07:34je suis volontaire
01:07:35on en revient
01:07:36au débat philosophique
01:07:37il faut protéger
01:07:39la collectivité
01:07:40contre l'individu
01:07:40or c'est le contraire
01:07:41qu'on fait
01:07:42l'individu a tous les droits
01:07:43la collectivité
01:07:43n'en a aucun
01:07:44là une partie
01:07:45de ces gens
01:07:46menacent la collectivité française
01:07:48je ne fais pas une généralité
01:07:49mais ils tombent
01:07:50sous la coupe de délinquants
01:07:51ils deviennent délinquants
01:07:52eux-mêmes
01:07:52ils sont exploités
01:07:53exploiteurs
01:07:54ils nourrissent
01:07:55toutes les figures délinquantes
01:07:55une fois qu'ils sont sur le sol
01:07:56qu'est-ce que vous faites
01:07:57pardonnez-moi
01:07:58si aucun village
01:08:00ni aucune commune
01:08:01ni aucune ville
01:08:01n'en veut
01:08:02comment on fait
01:08:02pour le moment
01:08:04c'est le constat
01:08:05de notre impuissance
01:08:06et c'est ça qui est
01:08:07assez terrorisant
01:08:08je dois dire
01:08:09parce qu'effectivement
01:08:10les leviers d'action
01:08:12a priori
01:08:13sont connus
01:08:14mais on voit bien
01:08:14que personne ne veut
01:08:15mettre la main dessus
01:08:16les expulsions
01:08:18pourquoi c'est un sujet
01:08:20qui n'en est pas un
01:08:20par exemple
01:08:21tous ne viennent pas
01:08:23de pays en guerre
01:08:24est-ce que la justice
01:08:24refuse d'expulsion
01:08:25des mineurs de France ?
01:08:27mais quand ils ne le sont pas
01:08:28s'il y a 70% d'entre eux
01:08:29qui sont majeurs
01:08:30que font-ils ?
01:08:31donc vous voyez
01:08:33c'est le serpentissement
01:08:34l'arqueux
01:08:34c'est souvent
01:08:35les mêmes sujets
01:08:36qui reviennent
01:08:37on voulait en parler
01:08:38puisque véritablement
01:08:39on a beaucoup d'appels
01:08:41et de réactions de maires
01:08:42qui nous écrivent
01:08:42en nous disant
01:08:43que ce n'est pas une question
01:08:43de rejet
01:08:46évidemment de ces personnes
01:08:47vous l'avez très bien dit
01:08:47on ne va pas
01:08:48essentialiser
01:08:49à tous les mineurs isolés
01:08:50mais ça constitue
01:08:51un véritable sujet
01:08:52alors ce sujet
01:08:54je voudrais vous en parler
01:08:54juste après la pause
01:08:56le business
01:08:57de la naturalisation
01:08:58ce n'est pas un business
01:08:59c'est légal
01:09:00c'est comme un tuto
01:09:01un compte Instagram
01:09:02qui vous explique
01:09:03comment passer le test
01:09:04pour obtenir la nationalité
01:09:06je vous avoue
01:09:07si je l'avais eu
01:09:07il y a quelques années
01:09:08ça vous aurait bien aidé
01:09:09oui parce que vous savez
01:09:10alors peut-être que ça a changé
01:09:11mais c'était quand même
01:09:12je vous le dis souvent
01:09:13dans cette émission
01:09:13c'était quand même
01:09:14il fallait connaître
01:09:15toute l'histoire de France
01:09:17les principaux personnages
01:09:18ça paraît évident
01:09:19comme dans tous les pays
01:09:20mais on avait un par cœur
01:09:21mais maintenant
01:09:23on apprend qu'il suffit
01:09:24de répondre
01:09:24alors vous allez voir
01:09:25c'est assez édifiant
01:09:26des réponses toutes faites
01:09:27vous l'avez vu ?
01:09:29non j'attends
01:09:30très bien
01:09:31alors vous voyez
01:09:31vraiment vraiment
01:09:32vous allez être très intéressé
01:09:33puis nous parlerons évidemment
01:09:34de l'information judiciaire
01:09:36et politique
01:09:36avec Nicolas Sarkozy
01:09:38qui sera incarcéré demain
01:09:39vous me direz comment
01:09:40Judith Vintraub
01:09:41vous qui suivez la droite
01:09:42depuis des années
01:09:43pourquoi est-ce qu'il y a
01:09:44des réactions timorées
01:09:45en particulier dans son camp
01:09:46je serai
01:09:47à tout de suite
01:09:48merci d'être avec nous
01:09:54nous avons largement commenté
01:09:55ce qui s'est passé
01:09:56au niveau du Louvre
01:09:58avec à l'instant
01:09:59je vous le disais tout à l'heure
01:10:00le ministre de l'Intérieur
01:10:01Laurent Nunes
01:10:01qui demande de renforcer
01:10:02la sécurité autour
01:10:04des musées
01:10:04des musées les plus importants
01:10:06de notre pays
01:10:07nous parlerons dans quelques instants
01:10:08de Nicolas Sarkozy
01:10:09incarcéré demain
01:10:10de sa famille
01:10:11qui fait bloc
01:10:12des soutiens dans son propre camp
01:10:13qui sont un peu
01:10:14parfois timides
01:10:16de ce qu'il va emporter
01:10:17en prison
01:10:18le conte de Montecristo
01:10:19en deux volumes
01:10:20et la biographie
01:10:21de Jésus
01:10:22par petit-fils
01:10:24Jean-Christophe
01:10:25évidemment
01:10:26et vous nous direz
01:10:28quand on emporte
01:10:29cher Éric Nolo
01:10:30ces deux ouvrages
01:10:31c'est qu'on pense
01:10:32à l'avenir déjà
01:10:33c'est à l'avenir
01:10:34effectivement
01:10:34mais tout d'abord
01:10:35les titres avec vous
01:10:36Somaya
01:10:36à la ligne de l'actualité
01:10:38coup d'envoi
01:10:39du marathon budgétaire
01:10:40à l'Assemblée
01:10:41avec les débats
01:10:41en commission des finances
01:10:43qui ont débuté
01:10:44à 9h ce matin
01:10:45le timing est très serré
01:10:47le gouvernement
01:10:47n'a que 70 jours au total
01:10:49soit jusqu'au 23 décembre
01:10:50pour le faire adopter
01:10:51et le chemin promet
01:10:52d'être très long
01:10:53puisque 1800 amendements
01:10:55ont été déposés
01:10:56trois blessés graves
01:10:58dans un accident
01:10:59après un refus
01:10:59d'obtempéré
01:11:00dans le quartier
01:11:01Confluence à Lyon
01:11:02des effets
01:11:02qui se sont produits
01:11:03aux alentours
01:11:04de 4 à 5h du matin
01:11:05dans la nuit
01:11:06de samedi à dimanche
01:11:08lorsqu'un conducteur
01:11:09a grillé un feu
01:11:09pour échapper à la police
01:11:10et a percuté
01:11:11un autre véhicule
01:11:12et puis
01:11:14Donald Trump assure
01:11:15que le cessez-le-feu
01:11:15à Gaza
01:11:16est toujours en vigueur
01:11:17déclaration du locataire
01:11:18de la Maison-Blanche
01:11:19après qu'une série
01:11:20de frappes israéliennes
01:11:21a tué au moins 45 personnes
01:11:23dans le territoire palestinien
01:11:24dimanche
01:11:25en réponse selon Israël
01:11:26à des attaques du Hamas
01:11:28Merci Somaïa
01:11:31avant d'évoquer Nicolas Sarkozy
01:11:32l'incarcération demain
01:11:34sa famille qui fait bloc
01:11:35les soutiens
01:11:36en particulier celui
01:11:37de Marine Le Pen
01:11:37qui lui a téléphoné
01:11:39et l'ancien président
01:11:40en a parlé
01:11:40tout d'abord
01:11:41je vous évoquais
01:11:42ce compte Instagram
01:11:43nommé
01:11:44Naturalisation Facile
01:11:46qui propose
01:11:46des guides
01:11:47pour aider les étrangers
01:11:48à obtenir
01:11:49la nationalité française
01:11:50alors ce n'est pas illégal
01:11:52mais c'est quand même
01:11:53une forme de contournement
01:11:54de la procédure
01:11:55puisque c'est un test
01:11:56que vous passez
01:11:57et là il s'agit
01:11:58de vous préparer
01:11:59les réponses
01:11:59de vous mâcher les réponses
01:12:01de vous présenter
01:12:02les réponses toutes faites
01:12:03une manière aussi
01:12:04de mentir
01:12:05ou d'arriver plus facilement
01:12:07à obtenir
01:12:07la nationalité française
01:12:08regardez le mode d'emploi
01:12:09il est résumé
01:12:10par Charles Pousseau
01:12:11et Florian Doré
01:12:12Réussir son entretien
01:12:15de naturalisation
01:12:16pour seulement 30 euros
01:12:17c'est ce que propose
01:12:18ce compte Instagram
01:12:19Naturalisation Facile
01:12:21un mode d'emploi détaillé
01:12:22mais est-ce légal ?
01:12:24Assez largement
01:12:25elles sont dans le champ légal
01:12:27il est possible
01:12:28que parfois
01:12:28elles soient dans la zone grise
01:12:29mais en tout cas
01:12:29ça n'a rien d'illicite
01:12:31à ma connaissance
01:12:32même si cette pratique
01:12:33n'est pas pénalement répréhensible
01:12:35elle fait néanmoins débat
01:12:36notamment pour son contenu
01:12:38on y retrouve
01:12:39des thèmes sensibles
01:12:40comme l'assassinat
01:12:40de Samuel Paty
01:12:41l'attentat de Charlie Hebdo
01:12:43ou encore
01:12:44le conflit
01:12:44israélo-palestinien
01:12:46un point porte aussi
01:12:47à confusion
01:12:47celui de ne pas mentir
01:12:49pourtant
01:12:50le guide propose
01:12:51des réponses toutes faites
01:12:52qui ne correspondraient pas
01:12:53aux convictions
01:12:54de la personne interrogée
01:12:55le guide à ma connaissance
01:12:57n'incite pas
01:12:57comment dire
01:12:59ouvertement
01:13:00explicitement
01:13:01à mentir
01:13:01mais il est évident
01:13:02que lorsqu'on fournit
01:13:04clé en main
01:13:04des éléments de réponse
01:13:05à ces débats
01:13:06très brûlants
01:13:07on comprend
01:13:08que c'est ça
01:13:10qu'il faut dire
01:13:10et donc il peut y avoir
01:13:11une démarche
01:13:12effectivement utilitaire
01:13:13de dissimulation
01:13:15voire même
01:13:16de mensonges
01:13:17sur leur site internet
01:13:18différents types de guides
01:13:19sont à disposition
01:13:20comme la naturalisation
01:13:21par décret
01:13:22mariage
01:13:23ou encore
01:13:23la circulaire
01:13:24de Bruno Retailleau
01:13:25contacté
01:13:26ce compte Instagram
01:13:27n'a pas répondu
01:13:28à nos sollicitations
01:13:29sans surprise
01:13:31ce sont des sortes
01:13:32d'antisèches
01:13:33mais quand même
01:13:34pour une procédure
01:13:35qui doit aboutir
01:13:37la nationalité française
01:13:38ce n'est pas rien
01:13:39non mais il y a tout
01:13:39un écosystème
01:13:40qui se développe
01:13:41c'est ça
01:13:41c'est quand même
01:13:42une forme de business
01:13:43en fait
01:13:43les associations
01:13:45il y a cette forme
01:13:46de tuto
01:13:46mais il y a des associations
01:13:47qui fournissent
01:13:48oui c'est très chose
01:13:49l'accompagnement
01:13:51oui mais enfin
01:13:51avec un effet
01:13:53quand même
01:13:53d'aspiration
01:13:54parce que quand vous savez
01:13:55que vous n'allez pas
01:13:56être tout seul
01:13:57qu'il y a des gens
01:13:58qui vont vous mâcher le travail
01:13:59soit sous forme de tuto
01:14:00soit en vous expliquant bien
01:14:02comment il faut s'y prendre
01:14:03ça rend la France
01:14:04vraiment très attractive
01:14:05quand même
01:14:05et qu'il y ait des profiteurs
01:14:07à la limite
01:14:08c'est de bonne guerre
01:14:10comme dans toute situation
01:14:11en revanche
01:14:12les associations
01:14:13ça c'est beaucoup plus problématique
01:14:14parce que bien nombre
01:14:15bon nombre d'entre elles
01:14:17survivent avec des subventions publiques
01:14:19là où je suis
01:14:20dans un autre domaine
01:14:21beaucoup plus choqué
01:14:22qu'une initiative privée
01:14:23comme celle-ci
01:14:24c'est quand par exemple
01:14:25le syndicat de la magistrature
01:14:26offre le guide
01:14:28de la garde à vue
01:14:29aux manifestants
01:14:30et autres casseurs
01:14:31là si vous voulez
01:14:33c'est des profiteurs de guerre
01:14:34il y en a toujours eu
01:14:35si ça passe sous les radars
01:14:37si ça passe sous les radars
01:14:38de la loi
01:14:38qu'il n'y a rien à faire
01:14:40effectivement
01:14:42le problème commence
01:14:43quand les antichèches
01:14:44deviennent un manuel
01:14:45de la taquilla
01:14:45oui
01:14:46c'est à dire
01:14:48la taquilla
01:14:48vous savez
01:14:49c'est la dissimulation
01:14:50dans l'islam
01:14:51de ses convictions
01:14:53tout en continuant
01:14:55à les défendre
01:14:56mais de façon
01:14:56les questions qui peuvent
01:14:58être posées
01:14:58c'est est-ce que vous êtes
01:14:59pour l'égalité
01:14:59femmes-hommes
01:15:00franchement
01:15:01faut-il une antichèche
01:15:03face à quelqu'un
01:15:03pour dire non
01:15:04je ne suis pas pour
01:15:05et je suis en train
01:15:08de travailler
01:15:08sur le contrat
01:15:09d'intégration républicaine
01:15:10et donc
01:15:11j'ai pu assister
01:15:12à des cours
01:15:14c'est un stage
01:15:15de 4 jours
01:15:16une journée
01:15:17consacrée
01:15:17aux principes et valeurs
01:15:18de la république
01:15:19et j'ai vu
01:15:20alors ce sont
01:15:21des sociétés
01:15:22prestataires
01:15:22qui décrochent
01:15:23des contrats
01:15:24sur des appels
01:15:26d'offres lancés
01:15:26par l'OFI
01:15:27l'Office français
01:15:28de l'intégration
01:15:28et de l'immigration
01:15:29l'immigration
01:15:30et de l'intégration
01:15:30je le dis dans le mauvais sens
01:15:32et donc par exemple
01:15:33quand il s'agit
01:15:34du mariage
01:15:37des couples
01:15:39de personnes
01:15:40de même sexe
01:15:41ça a beaucoup réagi
01:15:42parmi les stagiaires
01:15:44quand le prestataire
01:15:46enfin le cadre
01:15:48le formateur
01:15:49a expliqué
01:15:51qu'en France
01:15:52des couples
01:15:53de même sexe
01:15:54pouvaient
01:15:54non seulement
01:15:54se marier
01:15:55mais adopter
01:15:56des enfants
01:15:57il y a eu
01:15:57des questions
01:15:58du genre
01:15:58c'était une dame
01:16:01congolaise
01:16:01est-ce que
01:16:02l'enfant
01:16:04aura le droit
01:16:05de porter plainte
01:16:05pour avoir été
01:16:06privé de père
01:16:06ou de mère
01:16:07selon les cas
01:16:09des questions
01:16:10d'un Albanais
01:16:11qui fait le père
01:16:13qui fait la mère
01:16:14enfin vraiment
01:16:14on sentait
01:16:15un fossé culturel
01:16:16absolument énorme
01:16:18je me souviens
01:16:18moi des quelques questions
01:16:19que j'avais eues
01:16:20pour passer ce test
01:16:21et c'était
01:16:22êtes-vous pour
01:16:23ou contre
01:16:23l'égalité
01:16:24femmes-hommes
01:16:25êtes-vous pour
01:16:27la polygamie
01:16:29c'était des questions
01:16:30de ce style-là
01:16:31donc
01:16:31attention il y a un piège
01:16:33surtout
01:16:34ne pas faire d'humour
01:16:36mais regardez
01:16:38quand Valérie Pécresse
01:16:39a imposé
01:16:40la charte républicaine
01:16:47aux associations
01:16:48qu'elle voulait subventionner
01:16:49on se disait
01:16:51c'est complètement
01:16:52inutile
01:16:53évidemment
01:16:54les associations
01:16:55ne vont pas dire
01:16:55je suis contre
01:16:56l'égalité
01:16:57il s'est quand même
01:16:58trouvé quatre associations
01:16:59pour dire
01:17:00non non
01:17:01je n'adhère pas
01:17:02à ces principes
01:17:03dans certains cas
01:17:04on part de très loin
01:17:04j'ai vu une modestie
01:17:05de formation
01:17:06on tombe sur des individus
01:17:07qui ont une conception
01:17:08extrêmement éloignée
01:17:09des nôtres
01:17:10et qui ne voient pas
01:17:11où est le problème
01:17:11oui c'est leur question
01:17:12ah oui tout à fait
01:17:13c'est ça
01:17:14on nous explique aussi
01:17:15que les conditions
01:17:16d'attribution
01:17:16pour la nationalité française
01:17:19ont été durcies
01:17:20que les tests
01:17:21sont plus sévères
01:17:23moi je veux bien
01:17:24mais est-ce que finalement
01:17:25ceux qui vont devenir français
01:17:28à l'issue de ces tests
01:17:30on leur a donné
01:17:31à aimer la France
01:17:32on leur a donné
01:17:32à finalement
01:17:33à louvoyer
01:17:37pour obtenir
01:17:38la nationalité française
01:17:40sans que jamais
01:17:41ne soit questionné
01:17:42ce lien charnel
01:17:43avec la France
01:17:44votre question est la plus importante
01:17:45mais je fais le lien
01:17:46avec ce dont on parle
01:17:47depuis le début de l'émission
01:17:48un pays qui ne protège pas
01:17:50j'exagère
01:17:51je force le trait
01:17:52mais ses trésors
01:17:53est-ce qu'il donne
01:17:55à être aimé ?
01:17:56ça c'est la vraie question
01:17:57mais vous avez raison
01:17:59moi je pense que c'est ça
01:18:00ce qui est fondamental
01:18:00beaucoup plus que ce business
01:18:02ce petit malin
01:18:03qui a trouvé
01:18:03non parce que si on ne s'aime pas
01:18:04est-ce qu'on peut exiger
01:18:05des autres qui nous aiment ?
01:18:06je suis d'accord
01:18:07pour les associations
01:18:08j'ai vu
01:18:10dans la salle d'attente
01:18:11avec moi
01:18:11il y avait des femmes
01:18:13en particulier
01:18:13qui
01:18:14alors qui travaillaient
01:18:15très tôt le matin
01:18:15qui arrivaient
01:18:16les premières lignes
01:18:17comme on les a appelées
01:18:17pendant le Covid
01:18:18qui ne parlaient pas bien français
01:18:19qui étaient accompagnées
01:18:20par certaines associations
01:18:21j'ai trouvé ça plutôt bien
01:18:23parce que d'abord
01:18:24vous pouvez vous perdre
01:18:24c'est pas évident
01:18:25les papiers à faire
01:18:26c'est vraiment
01:18:27alors là c'est
01:18:28le papier A
01:18:29dans l'administration B
01:18:30le couloir C
01:18:31etc
01:18:31donc parfois
01:18:32c'est pas vu à mal
01:18:33c'est pas forcément
01:18:34mais en fait
01:18:34il y a de tout
01:18:35et même parmi Lofi
01:18:36les agents de Lofi
01:18:37il y a des gens
01:18:38qui font un travail
01:18:38admirable
01:18:39qui avec très très peu
01:18:40c'est l'occasion
01:18:40parfois de les saluer
01:18:41oui
01:18:42avec très peu de moyens
01:18:44moi j'ai vu
01:18:44une auditrice de Lofi
01:18:47qui faisait passer
01:18:49des entretiens
01:18:50il se trouvait
01:18:51qu'elle maîtrisait
01:18:53une des langues
01:18:54parlées en Afghanistan
01:18:55qui est le Dari
01:18:57parce qu'elle-même
01:18:58était d'origine
01:18:58iranienne
01:18:59française
01:18:59mais d'origine iranienne
01:19:01et pendant
01:19:02qu'elle parlait
01:19:03à la migrante
01:19:05elle m'a dit
01:19:06cette femme ment
01:19:07et en fait
01:19:09ça repose
01:19:10sur le seul
01:19:10sur la seule compétence
01:19:12sur le talent
01:19:13sur l'investissement
01:19:14sur l'intégrité
01:19:14de ces agents
01:19:15qui est souvent
01:19:16très grande
01:19:17puisqu'on échange
01:19:17puisqu'on est entre nous
01:19:18et qu'on échange
01:19:19des anecdotes
01:19:20j'étais aussi passée
01:19:21juste avant moi
01:19:21c'était une femme iranienne
01:19:22et je vous assure
01:19:23qu'elle a donné une leçon
01:19:25à l'agent
01:19:25qui l'interrogeait
01:19:26sur l'égalité
01:19:27femmes-hommes
01:19:28c'était une leçon
01:19:29alors elle ne maîtrisait pas
01:19:31parfaitement le français
01:19:32mais la maîtrise du sujet
01:19:33valait maîtrise de la langue
01:19:35je trouve
01:19:35et c'était presque
01:19:36une leçon
01:19:37d'ailleurs la salle
01:19:38une partie de la salle
01:19:39qui l'écoutait
01:19:40ça a forcé l'admiration
01:19:41donc parfois
01:19:42on ne maîtrise pas le français
01:19:43mais on maîtrise
01:19:44certains principes
01:19:44beaucoup plus
01:19:45mais heureusement
01:19:45mais oui
01:19:46bien sûr
01:19:47non mais parfois
01:19:48on peut échouer au test
01:19:49mais remplir tous les critères
01:19:51des valeurs dites républicaines
01:19:52non mais c'est l'essentialisation
01:19:53qu'il faut éviter
01:19:54parce qu'on va tomber
01:19:55sur des cas extrêmement différents
01:19:56oui mais dans les 200 séries
01:19:57parce que prenez les afghans
01:19:59par exemple
01:19:59vous pouvez être victime
01:20:01et porteur
01:20:02d'une culture
01:20:03absolument incompatible
01:20:05bien sûr
01:20:06évidemment
01:20:06alors là
01:20:08tout autre sujet
01:20:09incompatibilité
01:20:10un ancien président
01:20:11de la République
01:20:11et la prison
01:20:12c'est ainsi
01:20:13c'est aussi une image
01:20:13qu'on renvoie à l'international
01:20:15il sera donc incarcéré demain
01:20:17Nicolas Sarkozy
01:20:18Frédéric Lowe
01:20:19c'est la prison de la santé
01:20:20pendant la pause
01:20:21on vous posait quelques questions
01:20:22pour savoir s'il y avait
01:20:22des entrées dérobées
01:20:23si le président va se présenter
01:20:25l'ancien président seul
01:20:26jusqu'à la prison
01:20:28semble-t-il
01:20:29c'est le cas
01:20:30il sera dans sa voiture
01:20:31personnelle
01:20:32pour arriver
01:20:33ensuite
01:20:34il est accueilli
01:20:34par le directeur de la prison
01:20:36directeur de la prison
01:20:38peut-être le juge
01:20:39d'application des peines
01:20:40après tout cela
01:20:42a été discuté
01:20:44je ne vais pas dire
01:20:44négocié
01:20:45préalablement
01:20:46voilà
01:20:48après
01:20:48évidemment
01:20:49c'est un événement
01:20:51parce qu'il y a
01:20:51le problème
01:20:53de la couverture médiatique
01:20:54et puis il y a aussi
01:20:55le problème
01:20:55de l'homme
01:20:56voilà
01:20:57du président
01:20:58de ce qu'il représente
01:20:59symboliquement
01:20:59et de l'homme
01:21:00parce que ce n'est pas rien
01:21:01que de se retrouver
01:21:02dans une cellule
01:21:03de 9 mètres carrés
01:21:04vous parliez du choc carcéral
01:21:07et puis oui
01:21:07je parlais du choc carcéral
01:21:08parce que
01:21:09le choc carcéral
01:21:10il concerne absolument
01:21:11tout le monde
01:21:12tous les détenus
01:21:13quels qu'ils soient
01:21:14il y a ce que les agents pénitentiaires
01:21:16appellent au départ
01:21:18un choc carcéral
01:21:19même pour celui
01:21:19qui sait
01:21:20qu'il ne va pas rester longtemps
01:21:21quel que soit son statut
01:21:22qu'il soit en détention
01:21:23qu'il soit condamné
01:21:24se retrouver dans 9 mètres carrés
01:21:27entendre des bruits de porte
01:21:28et dans un univers
01:21:29qui est très
01:21:31très très particulier
01:21:32très fermé
01:21:34c'est psychologiquement
01:21:35un choc redoutable
01:21:37pour tout le monde
01:21:37alors je vais vous montrer
01:21:38le sujet
01:21:39qui a été fait
01:21:40autour des soutiens
01:21:41de Nicolas Sarkozy
01:21:42de sa famille
01:21:42de son clan
01:21:43de ses amis
01:21:44ensuite
01:21:44j'aimerais évoquer avec vous
01:21:46une réaction
01:21:46quelques réactions
01:21:47d'autres familles
01:21:49qui ont trouvé cela
01:21:51déplacé
01:21:52en tout cas
01:21:52au niveau du rassemblement
01:21:54de l'appel
01:21:54à rassemblement
01:21:55de ses fils
01:21:55j'aimerais bien savoir
01:21:56ce que vous en pensez
01:21:57parce que là
01:21:57c'est émotion
01:21:58contre émotion
01:21:59donc quand même
01:22:00on ne peut pas faire
01:22:01une hiérarchie
01:22:02et je trouve que ça mérite
01:22:03d'en parler
01:22:03tout d'abord
01:22:04le sujet sur les soutiens
01:22:05de Nicolas Sarkozy
01:22:06sur son compte Instagram
01:22:12c'est en chanson
01:22:13que Carla Bruni Sarkozy
01:22:15a choisi de s'exprimer
01:22:16la chanteuse
01:22:17a publié une série
01:22:18de photos
01:22:19de la famille Sarkozy
01:22:20accompagnée
01:22:21d'une musique évocatrice
01:22:22intitulée
01:22:23Les séparés
01:22:23qu'elle avait enregistrée
01:22:25il y a quelques années
01:22:26Les fils de Nicolas Sarkozy
01:22:45ont eux aussi exprimé
01:22:46publiquement leur soutien
01:22:47à leur père
01:22:47sur Instagram
01:22:49Jean Sarkozy
01:22:50a partagé une longue lettre
01:22:51contre la liberté
01:22:52ils auront bien un texte
01:22:54contre l'égalité
01:22:55ils auront des prétextes
01:22:56mais contre cette fraternité
01:22:58ils ne pourront jamais rien
01:22:59L'aîné, Jean
01:23:01a publié une photo éphémère
01:23:02de lui
01:23:03enfant dans les bras
01:23:04de son père
01:23:04enfin le plus jeune
01:23:06Louis
01:23:06a posté une vidéo
01:23:07composée d'images d'archives
01:23:09de la carrière politique
01:23:10de son père
01:23:11Rien, jamais
01:23:12ne m'a fait renoncer
01:23:14à tout tenter
01:23:15tout essayer
01:23:16Chaque fois
01:23:19j'ai répondu présent
01:23:20et chaque fois
01:23:21on a trouvé une solution
01:23:22Ses trois fils
01:23:23appellent également
01:23:24un rassemblement
01:23:25en soutien
01:23:25à l'ancien chef de l'Etat
01:23:27prévu ce mardi
01:23:28à 8h30
01:23:28dans le 16ème arrondissement
01:23:30de Paris
01:23:30Bon, il est tout à fait normal
01:23:35qu'une famille
01:23:35exprime son émotion
01:23:37évidemment
01:23:37pour le moins
01:23:39et il y a eu
01:23:39en tous les cas
01:23:41certaines voix
01:23:42de victimes
01:23:43de filles
01:23:44de femmes
01:23:44en tout cas
01:23:45de proches
01:23:46de victimes
01:23:47de l'attentat
01:23:47décédissent
01:23:48dans l'affaire libyenne
01:23:50il y en a que c'était
01:23:51totalement indécent
01:23:52un tel rassemblement
01:23:53comment vous avez réagi
01:23:54Eric Nolot ?
01:23:55Moi je prendrais même
01:23:56le problème à l'envers
01:23:57parce que je trouve
01:23:57que c'est plutôt
01:23:58le manque de soutien
01:23:59de Nicolas Sarkozy
01:24:00qui est étonnant
01:24:01et j'ai un soupçon
01:24:02très fâcheux
01:24:03que je vous livre
01:24:03j'ai l'impression
01:24:04que dans son camp
01:24:05on dit
01:24:05c'est pas le moment
01:24:06de se faire repérer
01:24:07par la justice
01:24:07parce que le jour
01:24:08où je serai devant eux
01:24:09ils vont faire un carton
01:24:10sur moi
01:24:10c'est un peu embêtant
01:24:11parce que normalement
01:24:11la justice
01:24:12n'est pas là
01:24:12pour faire des cartons
01:24:13sur les prévenus
01:24:14mais pour juger
01:24:14en toute équité
01:24:15ce qui ne semble plus
01:24:16être le cas
01:24:17après moi je comprends
01:24:18il y a des réactions
01:24:19particulières
01:24:19je trouve que tout le monde
01:24:20est dans son rôle
01:24:21et c'est bien
01:24:22qu'il y ait un rassemblement
01:24:23s'il y a des gens
01:24:23qui ont une sensibilité
01:24:24particulière
01:24:26c'est bien aussi
01:24:26après je crois
01:24:27que dans le camp
01:24:28de Nicolas Sarkozy
01:24:29il y a vraiment
01:24:29des arrières pensées
01:24:30les gens se méfient
01:24:31maintenant de la justice
01:24:32alors parlons-en
01:24:33c'est une méfiance
01:24:34à l'égard de la justice
01:24:35c'est aussi une volonté
01:24:36de prendre de la distance
01:24:37avec un ancien
01:24:38président de la république
01:24:39quand même
01:24:40chef incontesté
01:24:41il y a encore quelque temps
01:24:42peut-être l'est-il encore
01:24:43de la droite
01:24:44c'est l'ancien président
01:24:45à droite
01:24:46Nicolas Sarkozy
01:24:47dont beaucoup veulent
01:24:48aujourd'hui s'éloigner
01:24:49les deux mon général
01:24:50je crois que la peur
01:24:52existe
01:24:53de passer un jour
01:24:55devant un juge
01:24:55qui fera du zèle
01:24:58d'une part
01:24:59et puis d'autre part
01:25:01les politiques
01:25:02sont avant tout
01:25:03des politiques
01:25:04on a vu
01:25:05à travers les sondages
01:25:06que finalement
01:25:08les français
01:25:09étaient relativement
01:25:10indifférents
01:25:11au sort de Nicolas Sarkozy
01:25:13ce qui peut surprendre
01:25:16quand on pense
01:25:17comme c'est mon cas
01:25:18qu'il a eu droit
01:25:20à un traitement
01:25:21absolument exorbitant
01:25:23exorbitant
01:25:24de la règle
01:25:25mais
01:25:26c'est ce qu'il y a
01:25:28de délétère
01:25:29en fait
01:25:29dans cette décision
01:25:31d'exécution provisoire
01:25:32cette décision de justice
01:25:33et cette exécution provisoire
01:25:34c'est que vous avez
01:25:35toute une partie
01:25:36des gens
01:25:36qui se disent
01:25:36il n'y a pas de fumée
01:25:37sans feu
01:25:37donc
01:25:38si les juges
01:25:40ont
01:25:42pris
01:25:43ont rendu
01:25:44cette décision
01:25:45ça veut dire
01:25:46que quelque part
01:25:47et comme de toute façon
01:25:49l'idée
01:25:50de la corruption
01:25:51de la classe politique
01:25:53est assez largement
01:25:54répandue
01:25:54chez les français
01:25:55tout ça
01:25:56nourrit
01:25:57un climat
01:25:58de méfiance
01:25:58qui fait que
01:25:59pour un politique
01:26:00en exercice
01:26:01ce n'est pas forcément
01:26:02rentable
01:26:03disons
01:26:04d'exprimer sa solidarité
01:26:05à Nicolas Sarkozy
01:26:06je le disais tout à l'heure
01:26:07réaction de Marine Le Pen
01:26:08n'est pas seulement
01:26:09par un message écrit
01:26:10par un appel
01:26:11un coup de téléphone
01:26:11à Nicolas Sarkozy
01:26:12qui s'en est
01:26:13qui l'a confirmé lui-même
01:26:15dans les colonnes
01:26:16de la tribune
01:26:17dimanche
01:26:18Raphaël Saint-Ville
01:26:19deux choses
01:26:19soit il faut y voir
01:26:20une réaction tout à fait
01:26:21normale
01:26:22humaine
01:26:22et salutaire
01:26:24soit certains y voient
01:26:25puisqu'ils voient le mal
01:26:25partout
01:26:26ou ils voient les détails
01:26:27partout
01:26:27et bien
01:26:28une sorte de parallèle
01:26:30entre les deux destins
01:26:32et évidemment
01:26:32ce qui va devenir
01:26:33de Marine Le Pen
01:26:34sur le plan judiciaire
01:26:35également
01:26:35j'ai envie de vous faire
01:26:36la même réponse
01:26:38bien évidemment
01:26:39oui mais
01:26:40pour le volet le plus important
01:26:42qui est la similitude
01:26:43et l'exécution provisoire
01:26:45qui frappe
01:26:46et Nicolas Sarkozy
01:26:46et Marine Le Pen
01:26:47bien évidemment
01:26:47qu'il y a
01:26:49quelque chose
01:26:49qui les lit
01:26:50et qui explique
01:26:52que Marine Le Pen
01:26:53ait probablement
01:26:54pris le temps
01:26:55de téléphoner
01:26:57à l'ancien chef de l'État
01:26:59moi il se trouve
01:27:00qu'il y a
01:27:00quelques jours
01:27:01j'ai rendu visite
01:27:03à Nicolas Sarkozy
01:27:04avec
01:27:05d'autres confrères
01:27:06du J&D
01:27:07moi ce qui m'a frappé
01:27:08c'est que bien sûr
01:27:08qu'il est touché
01:27:09de la vague de soutien
01:27:11qu'il peut recevoir
01:27:12d'un certain nombre
01:27:13de ses sympathisants
01:27:14et amis
01:27:15parfois
01:27:16très discrets
01:27:17publiquement
01:27:18mais qui se manifestent
01:27:19dans le privé
01:27:21mais il ne sollicite pas
01:27:23forcément
01:27:24ses soutiens
01:27:25en revanche
01:27:26ce qui m'a frappé
01:27:27c'est la manière
01:27:27dont il conçoit
01:27:28cette expérience
01:27:30et cette échéance
01:27:31qu'il attend
01:27:32dès demain
01:27:33il conçoit la prison
01:27:36comme une expérience
01:27:37supplémentaire
01:27:38il s'est résigné
01:27:41à accepter
01:27:43sans se plaindre
01:27:45sans se plaindre
01:27:46une expérience
01:27:46la prison
01:27:47oui mais
01:27:48toute sa vie
01:27:50est une expérience
01:27:51et il se dit
01:27:52que de cette expérience
01:27:53de la prison
01:27:54il tira probablement
01:27:56des enseignements
01:27:56aussi
01:27:57j'ai été très frappé
01:28:00de la manière
01:28:00dont il anticipait
01:28:02un certain nombre
01:28:03de choses
01:28:03et dont il allait
01:28:05faire en sorte
01:28:05de transformer
01:28:07ce mal en bien
01:28:08les livres
01:28:08qu'il a choisis
01:28:09d'emporter
01:28:09envoient des messages
01:28:10il y a la biographie
01:28:11du Christ
01:28:12peut-être pas la peine
01:28:13d'insister
01:28:13quelqu'un qui a été
01:28:14crucifié en public
01:28:15et qui ressuscite
01:28:16et le comte de Montecristo
01:28:17qui est le plus grand polar
01:28:18de tous les temps
01:28:19c'est quelqu'un
01:28:19qui est victime
01:28:20d'une injustice monstrueuse
01:28:22qui revient de l'enfer
01:28:23et qui va se venger
01:28:24de tous ceux
01:28:24dont il a été victime
01:28:26excusez-moi
01:28:26il y a comme un programme
01:28:27je ne vous écoute
01:28:28jamais
01:28:28un tel isolement
01:28:30mais même si vous alliez
01:28:31à un endroit
01:28:32où on aurait du mal
01:28:33à vous joindre
01:28:33vous prendriez
01:28:34ces deux ouvrages
01:28:35également
01:28:35et après avoir passé
01:28:37une telle épreuve
01:28:37je crois que c'est
01:28:38deux choses fondamentales
01:28:39dans le genre sacré
01:28:40et dans le genre laïque
01:28:41je ne sais pas la peine
01:28:43d'insister
01:28:43le comte de Montecristo
01:28:45ceux qui se pâment
01:28:46devant les séries américaines
01:28:47tout vient de là
01:28:48c'est le plus grand feuilleton
01:28:49de tous les temps
01:28:50c'est le plus grand polar
01:28:50de tous les temps
01:28:51les derniers mots
01:28:52du comte de Montecristo
01:28:53c'est attendre et espérer
01:28:54mais voilà
01:28:56et Bernardo disait
01:28:57la plus haute forme
01:28:58de l'espérance
01:28:59c'est le désespoir surmonté
01:29:00et si l'espérance
01:29:03pouvait aussi épouser
01:29:04parfois la France
01:29:05on retrouverait
01:29:05les bijoux du Louvre
01:29:07et on va conclure
01:29:08comme ça cette émission
01:29:09merci à vous
01:29:09c'est un plaisir
01:29:10de vous accompagner
01:29:11beaucoup d'actualités
01:29:12on verra demain
01:29:13on aura l'occasion
01:29:13d'évoquer évidemment
01:29:14cette incarcération
01:29:16Frédéric Loss
01:29:17je rappelle votre ouvrage
01:29:18Insécurité
01:29:19Stop à la descente
01:29:20aux enfers
01:29:20nous avions parlé
01:29:21des mineurs isolés
01:29:22c'est l'un des sujets
01:29:23vraiment que vous traitez
01:29:24dans cet ouvrage
01:29:25avec beaucoup
01:29:26beaucoup d'autres sujets
01:29:27d'ailleurs
01:29:27après demain
01:29:28ce sera le ministre de l'Intérieur
01:29:29Laurent Nunez
01:29:30qui sera avec nous
01:29:31peut-être que d'ici là
01:29:32les bijoux auront été retrouvés
01:29:33vous pensez ?
01:29:34non
01:29:34et les malfrats arrêtés
01:29:36quand même
01:29:36pour lui c'est vraiment
01:29:37un premier défi
01:29:39il vient d'arriver
01:29:40évidemment
01:29:40c'est important
01:29:42on aura l'occasion
01:29:42d'en discuter avec lui
01:29:43je vous remercie
01:29:44je vous dis à demain
01:29:45déjà pour la grande
01:29:46interview et Midi News
01:29:47d'ici là
01:29:47bel après-midi
01:29:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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