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  • il y a 4 mois

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00:0018h19 sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:04Parce que dans l'extrait...
00:0618h18, on est en direct sur CNews et sur Europe 1.
00:09On a le plaisir d'accueillir Michel Cotab.
00:11Bonsoir Michel, ravi de vous accueillir dans cette émission
00:14où on débat de l'actualité politique.
00:16Alors on a entendu Philippe Devilliers il y a quelques instants
00:18qui disait en 40 ans de vie de politique, je n'ai jamais vu ça.
00:21On va écouter Marine Le Pen qui, elle, dit qu'elle va tout censurer.
00:25Quel que soit le gouvernement...
00:26Je censurerai tous les gouvernements
00:29jusqu'à obtenir la dissolution.
00:32Il n'y a aucun scénario aujourd'hui, Mme Le Pen,
00:34dans lequel vous ne censurez pas le prochain gouvernement ?
00:36Aucun ?
00:37Ben non, aucun.
00:38Parce que je considère que chaque nouveau gouvernement
00:40est une manière de contourner la volonté populaire.
00:44Voilà.
00:45Est un moyen de contourner l'expression du peuple souverain.
00:51Donc non seulement il ne se contente plus aujourd'hui
00:54de contester les choix du peuple souverain,
00:57de forcer la main,
01:02comme ils l'ont fait entre les deux tours d'élections législatives dernières,
01:06mais maintenant, carrément,
01:08ils veulent les empêcher, le peuple souverain,
01:11de pouvoir voter.
01:13Ils n'ont qu'à supprimer les élections, ça ira plus vite.
01:14Marine Le Pen, Laetitia Guinan,
01:18qui dit, bon, voilà, censure absolue.
01:20Donc à peu près tous les gouvernements sont condamnés, là.
01:23Oui, oui, mais ça, depuis un moment.
01:25Et depuis, Sébastien Lecornu a pris aussi son poste
01:28en sachant qu'il allait être condamné
01:29à moyen terme ou à court terme.
01:31Ça, c'est arrivé beaucoup plus vite que prévu,
01:33parce que tout d'un coup, il y a eu une effervescence
01:35chez les partis d'opposition,
01:36en se disant peut-être que là, justement,
01:38une dissolution maintenant,
01:39ça serait mieux qu'une dissolution dans quelques semaines.
01:41Mais la question, effectivement, des ministres,
01:43aujourd'hui, elle est totalement comptée.
01:44Et tout le monde joue au pire noir, en fait,
01:46dans cette partie, au pire noir pour...
01:48C'est quoi la pire noir, Laetitia ?
01:49Je ne connais pas ce pire noir.
01:50Alors, c'est peut-être un jeu suisse,
01:51effectivement, c'est avoir la mauvaise carte.
01:53Avoir la mauvaise carte et être celui,
01:56le mystic gris, exactement.
01:58Et donc, tous les partis ne veulent, évidemment,
02:01ne veulent pas décevoir leur électorat,
02:02qui sont multiples,
02:03et ne veulent pas être les responsables
02:05de la grande chianlis,
02:08pour ne pas dire autre chose.
02:09Donc, ils se repassent tous.
02:11Ils essayent, Trousse, de trouver des subterfuges.
02:13Emmanuel Macron aussi.
02:14Donc, il fait semblant de négocier,
02:15de proposer des solutions,
02:16de dire, voilà, cette fois,
02:17j'ai proposé aussi à la gauche de gouverner.
02:19J'ai proposé même au peuple français
02:21qui, majoritairement, voudrait l'abolition,
02:23justement, de cette loi sur la retraite.
02:25Donc, voilà, j'aurais fait ce que j'ai pu.
02:27Et puis, après, on va passer à autre chose.
02:29Et ils font tous...
02:30Ils jouent tous ce jeu-là.
02:32À un moment donné, il y en a bien
02:33un qui va devoir assumer quelque chose.
02:35Mais, pour l'instant,
02:35c'est cette logique-là qui s'applique.
02:37Il pourrait y avoir des possibilités,
02:39notamment de réforme du système,
02:41mais aucun parti ne s'y a attelé.
02:44Aucun parti n'a proposé
02:46la moindre piste de réflexion
02:49pour changer la vraie situation
02:51qui est problématique aujourd'hui.
02:53La vraie situation qui est problématique aujourd'hui,
02:54c'est qu'en fait,
02:55on n'a plus un bipartisme.
02:57On a plusieurs parties de sociétés.
02:58Et donc, ça, ça rend...
03:01Dans un système comme le système présidentiel,
03:03ça ne marche pas.
03:03Michel Cotat.
03:04Éclairez-nous,
03:05parce que là, vraiment,
03:06on a pris le problème sur toutes ces coutures.
03:07Ça va éclairer moi plus tôt,
03:08parce que, franchement,
03:09on est tous au même stade.
03:12On regarde.
03:13Et puis, si on compare par rapport
03:15aux grandes crises, quand même,
03:16bien sûr, tout le monde est obligé de se dire
03:17« Ah, mais quand le général de Gaulle
03:19est revenu au pouvoir en 50... »
03:20Il y avait une personnalité tutélaire, quand même,
03:22qui arrivait de très loin,
03:24dont la communication avait été très bien réglée,
03:27pas par lui, mais par ses partisans.
03:30Donc, il y avait quelque part...
03:31On comprend pourquoi la IVe République
03:33s'est déstabilisée.
03:35À partir du moment où ce grand personnage apparaissait,
03:38c'était sûrement mieux qu'eux
03:40qui, d'un seul coup, avaient l'air de nain.
03:41Tandis que, voilà, maintenant...
03:43Là, on est chez les nains.
03:44On ne voit pas ça.
03:44Il n'y a que des nains.
03:46C'est vraiment effrayant.
03:49Et à la fois...
03:50Je suis tout à fait d'accord avec vous.
03:51Chacun voit le petit bout de la lornette.
03:53Mais on voit bien quand même
03:54que les deux principes,
03:55c'est que tout ce qui est majorité,
04:00fausse majorité macronienne,
04:02ne veut pas d'élection.
04:04Tandis qu'évidemment,
04:05la seule qui en veut,
04:06c'est Marine Le Pen,
04:07à qui ça poserait d'autres problèmes de droit,
04:09on le sait,
04:10à cause de sa condamnation.
04:11Enfin, eux, au moins,
04:12ils veulent une élection,
04:13des élections,
04:15et une élection peut-être présidentielle,
04:18et sans doute même...
04:19Enfin, sans doute législative,
04:21ou les deux à la fois.
04:21Ce qui serait quand même...
04:23On a l'impression qu'on ne s'en sortira jamais
04:25autrement qu'à une élection présidentielle.
04:26C'est un jour sans fin,
04:27c'est une semaine que ça dure.
04:28Gauthier,
04:29et après je passerai la parole à Gambert.
04:30Je réfléchis à haute voix,
04:31parce que j'essaye de trouver
04:32de la cohérence à tout cela.
04:34Quand je vois Emmanuel Macron
04:35accepter le vote de confiance
04:38voulu par François Bérou,
04:40sachant pertinemment,
04:41je ne peux pas croire
04:41qu'Emmanuel Macron ait cru sincèrement
04:43que François Bérou
04:44obtiendrait le vote de confiance
04:45ou que le RN s'abstiendrait.
04:46Donc, il pense que François Bérou
04:48va vraisemblablement tomber
04:51que ça a été annoncé.
04:52Donc, il y a ça.
04:53Ensuite, il y a Bruno Le Maire.
04:54On sait que Bruno Le Maire
04:55s'est imposé par Emmanuel Macron
04:58à Sébastien Lecornu.
04:59Il sait que Bruno Le Maire,
05:00c'est un épouvantail.
05:01Il a du sens politique aussi,
05:02qu'il a cette image
05:03de l'homme qui valait 1 milliard
05:05et qui est responsable
05:06de la dette.
05:07Oui, bien sûr,
05:08à tort et à raison,
05:09mais il sait très bien
05:09ce que ça peut provoquer.
05:11Ça provoque donc
05:11la démission de Sébastien Lecornu
05:13puisque Bruno Rotaillot
05:14convoque une cellule des crises
05:16au sein de son parti.
05:17Donc, tout ça pour dire quoi ?
05:18Tout ça...
05:19Et après, il y a la théorie
05:20du premier ministre de gauche.
05:21Peut-être qu'Emmanuel Macron
05:22ira au bout.
05:23Donc, Emmanuel Macron
05:24est-il en train
05:26de faire tout
05:27pour qu'on ait ce chaos
05:29et de dire
05:30« Regardez, j'ai tout essayé.
05:31J'ai tout essayé.
05:32Je suis obligé de dissoudre. »
05:34Et chaque jour qui passe,
05:35chaque jour qui passe,
05:36c'est un député de plus
05:38pour Marine Le Pen
05:38et le Rassemblement National.
05:40Parce que c'est la seule
05:40qui est à peu près claire
05:41qui dit « Dissolution.
05:42Je me fiche de mon cas personnel.
05:44Je ne pourrais probablement
05:45pas me représenter.
05:46Et donc, je ne serai plus
05:47présidente de groupe
05:48et député d'Énim-Beaumont.
05:50Et si Emmanuel Macron
05:51veut un peu de stabilité,
05:53c'est quoi ?
05:53C'est une cohabitation
05:54avec le Rassemblement National.
05:55Donc, ce grand chaos,
05:56ce grand bazar
05:57qui profite, à mon avis,
05:58au Rassemblement National,
05:59n'est-il pas instrumentalisé
06:01par la présidence
06:02de la République
06:03pour arriver
06:03à une majorité absolue
06:04pour le RN
06:05qui était l'objectif
06:06de la première dissolution ?
06:07Exactement.
06:07Je pose la question.
06:08On a reçu tout à l'heure
06:09Wally Bordas
06:10qui dit exactement ça,
06:11que l'objectif
06:12de la première dissolution,
06:13c'était d'amener
06:13le RN à Matignon.
06:15Ça n'a pas marché
06:15comme il l'était
06:17sous le trésor.
06:17Guillaume Perrault.
06:18C'est très possible.
06:19L'hypothèse que Gauthier
06:20vient de nous expliquer
06:21et de nous exposer
06:22très brillamment,
06:23dans ce cas,
06:23ça serait déguiser
06:24une faiblesse
06:25en habileté.
06:26Parce que tout ça,
06:27il le subit.
06:28Il s'agit simplement
06:29de garder la tête haute
06:30et de montrer,
06:32de faire bonne figure
06:33au milieu d'une adversité
06:34comme aucun président
06:35de la République
06:36n'a eu jusqu'ici
06:37à en affronter une.
06:39Et je voudrais juste
06:39rappeler le slogan
06:40de campagne
06:41de Pierre Poujade
06:42dans les années 50
06:43qui est plus que jamais
06:44d'actualité,
06:45c'était
06:46« Sortez les sortants ! »
06:47Sortez les sortants !
06:49On y est !
06:49Et évidemment,
06:51Marine Le Pen
06:51le reprend à son coup.
06:52Michel Cotet,
06:52est-ce que vous avez déjà
06:53connu un président
06:53plus affaiblé
06:54qu'Emmanuel Macron
06:55sous la cinquième ?
06:56À vrai dire,
06:57j'en ai jamais connu
06:58d'aussi fluctuant quand même.
07:00Voilà.
07:00C'est plutôt ça.
07:01Je ne mets pas en cause
07:02son sens politique.
07:03Alain Duhamel a dit ailleurs
07:05qu'il n'en avait aucun.
07:06Mais enfin,
07:06pour être élu,
07:08il faut quand même
07:08avoir un minimum.
07:09Mais c'est son côté fluctuant.
07:11Je prends l'exemple
07:12des retraites
07:13parce que je trouve ça
07:13extraordinaire.
07:14Déjà,
07:14on peut toujours se poser
07:15la question
07:16de la date butoir
07:17dans 62 ans,
07:1864 ans.
07:19Tout le monde est d'accord.
07:21Agir sur les cotisations,
07:23c'est beaucoup plus facile.
07:25Il le fait.
07:26Non seulement il le fait,
07:27il demande un conclave.
07:29Le conclave échoue.
07:31Comment est-ce qu'on peut
07:32maintenant
07:33dire au ministre
07:35qui a présenté la réforme
07:36de manger son chapeau
07:38comme ça devant tout le monde ?
07:39Mais ça donne
07:40une impression
07:41de fluctuation,
07:44d'insécurité.
07:45On ne sait plus
07:46ni à qui se vouer.
07:48Je veux bien.
07:49C'est ça surtout
07:50qui est pesant.
07:52Parce que même
07:52si on prend l'exemple
07:53de la 4ème République
07:54et de l'arrivée
07:54du général de Gaulle,
07:55le président de la République,
07:56René Coty,
07:57dont tout le monde
07:58a tendance à sourire,
08:00maintenant,
08:00il a tenu.
08:01Il a tenu.
08:01Il a dit « je veux de Gaulle ».
08:03Et c'est lui,
08:03finalement,
08:04qu'il a imposé.
08:05Il a menacé de démissionner.
08:06Il a menacé de démissionner
08:07si ça n'était pas de Gaulle.
08:08Là, il ne peut pas dire.
08:10Moi, je suis désolé.
08:10Je pense peut-être,
08:11on peut prévoir,
08:12on peut se dire
08:13« oui, c'est un coup tordu,
08:14il amène le Front National
08:15au pouvoir ».
08:16Mais enfin,
08:16vous vous rendez compte
08:17ce que c'est pour lui,
08:18pour un président
08:18de la 5ème République,
08:19d'être celui
08:20qui amène
08:21le Front National,
08:22le Rassemblement National
08:22derrière ?
08:23Donc,
08:23quand on pense à l'idée
08:24qu'a Macron de lui-même,
08:26et on sait que sur l'intelligence,
08:29en tout cas,
08:29il en a une haute idée,
08:31mais on se dit
08:32« c'est pas possible ».
08:33Ça,
08:34c'est un coup fourré,
08:35peut-être,
08:36pour le Rassemblement National,
08:39mais c'est un coup fourré
08:39vraiment pour lui.
08:40Pour lui aussi.
08:41Comment est-ce qu'on se sort
08:41d'un truc comme ça
08:42quand on s'appelle
08:43Emmanuel Macron ?
08:44J'en sais rien.
08:44Sauf si on pense à 2032.
08:45Et voilà,
08:46c'est ce que j'allais dire.
08:46Sauf si on pense à 2032,
08:47on se dit « ah bah,
08:48je vais devenir le sauveur
08:49après,
08:50c'est un camp de Rassemblement National ».
08:50Les anciens premiers ministres
08:51s'y tirent comme ça
08:52contre Emmanuel Macron.
08:54C'est parce qu'ils sont persuadés
08:55qu'ils ne veulent pas
08:56que son propre camp
08:58lui succède.
08:59Parce que si c'est Édouard Philippe
09:00ou si c'est Gabriel Attal,
09:01évidemment,
09:02ils voudront se représenter
09:03s'ils sont élus en 2027,
09:05en 2032.
09:06Et donc,
09:06ça barra la route
09:07à Emmanuel Macron.
09:08Donc,
09:08est-ce qu'ils préfèrent
09:09voir Jordan Bardella
09:11si Marine Le Pen
09:11est toujours inéligible
09:12à l'Élysée en 2027
09:14pour pouvoir revenir en 2032 ?
09:15Ou est-ce qu'ils préfèrent
09:16que son camp lui succède ?
09:17C'est peut-être la première réponse.
09:19J'aimerais ajouter effectivement
09:20qu'est la grande intelligence
09:21d'Emmanuel Macron
09:21comme homme politique
09:22depuis le début quasiment,
09:24c'est de tenir le coup
09:26et de n'avoir ni foi ni loi
09:28pour continuer à régner.
09:30Et plus la situation s'est compliquée
09:32et plus il n'a fait que ça.
09:34En fait,
09:34quel calcul politique
09:35je vais pouvoir faire
09:36pour me maintenir encore un peu ?
09:39Et c'est vrai qu'à l'aune
09:39de l'histoire récente,
09:40c'est quand même celui
09:41qui a réussi à faire
09:42deux quinquennats.
09:43Il n'était pas donné
09:43comme pouvant
09:45se représenter,
09:46pas pas être réélu.
09:47Il a été réélu
09:47parce que justement
09:48il avait déjà fait monter
09:49le Rassemblement national.
09:50Il s'est proposé
09:51comme la force d'opposition
09:52et c'est ça
09:53qui lui a permis...
09:54On l'avait fait avant lui.
09:55Oui, bien sûr.
09:56Mais là,
09:56il a été tout de suite sanctionné
09:58puisque les législatives
09:59qui ont suivi
10:00ne lui ont pas donné
10:01une majorité.
10:01Donc c'est bien la preuve
10:02que les Français
10:03ne voulaient pas
10:03Emmanuel Macron
10:04mais voulaient effectivement
10:05barrer la route.
10:06Donc il n'a fait que ça
10:08jusqu'à présent
10:08et aujourd'hui,
10:09effectivement,
10:09c'est le feu d'artifice.
10:10On est vraiment
10:11dans le bouquet final.
10:13Pas encore peut-être.
10:14Non, non, je vous assure
10:15que ce n'est pas terminé.
10:16Non, non.
10:16Rachael Ghan.
10:17Mais tenir dans des situations
10:18comme ça,
10:19c'est la force des invertébrés.
10:21Quand on n'a pas
10:22de colonne vertébrale,
10:23on peut naviguer
10:23et toujours s'en sortir.
10:25Et malheureusement,
10:26quand on pense à 2032,
10:28alors que...
10:29Franchement,
10:30les Français,
10:30ils voient au jour le jour
10:31maintenant.
10:32C'est-à-dire,
10:32on est dans ces crises économiques,
10:34dans la dette,
10:35la question des retraites,
10:36la question de la solitude
10:37des personnes âgées.
10:38Enfin, il y a plein de problèmes.
10:39La jeunesse,
10:40l'insécurité,
10:41ils nous mettent tous
10:42en insécurité.
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