00:00Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les Ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse à Monsieur le Premier Ministre.
00:06Monsieur le Premier Ministre, la situation de notre pays est grave, les crises sont profondes et elles tranchent avec les légèretés dont le pouvoir fait preuve.
00:13Venons-en aux faits. Il y a eu tout d'abord le rejet par Madame Pénicaud et les députés LREM de la proposition de loi portant à 12 jours le congé pour décès d'un enfant, qu'elle manque spontanée d'humanité.
00:24Il y a eu le très sévère et pour tout dire inédit avis du Conseil d'Etat sur les retraites, qui a pointé du doigt les risques juridiques, l'absence de visibilité d'ensemble de la réforme et le flou sur le financement, que d'inquiétude.
00:37Il y a eu l'avis du même Conseil d'Etat sur les circulaires castanaires relatives aux élections municipales, qui a pris la main du gouvernement dans le pot de confiture.
00:45A deux reprises, le Conseil d'Etat, avec force, vous a rappelé que nous étions en état de droit. Il a pointé la légèreté de vos copies.
00:51Mais ce n'est pas tout, Madame la garde des Sceaux a confondu liberté de conscience et délit de blasphème.
00:58Et le parquet est allé jusqu'à ouvrir une enquête contre la victime.
01:01On ne vous a pas entendu condamner avec fermeté les propos du délégué général du CFCM, pour qui Mila avait bien cherché les menaces de mort dont elle fait l'objet.
01:10Enfin, le président de la République a lui-même contribué à ce sentiment de flottement.
01:16Il s'est laissé tout sourire et immortalisé avec un tee-shirt, dénonçant les policiers qui se sont sentis humiliés par celui qui devait les protéger.
01:24Enfin, comment imaginer régler la difficile question de l'assimilation des jeunes générations issues de l'immigration en rapprochant guerre d'Algérie et Choua ?
01:32Monsieur le Premier ministre, vous conduisez le gouvernement, nous attendons vos explications.
01:36Merci.
01:37Merci.
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