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  • il y a 3 mois
La ministre de l'Éducation nationale Élisabeth Borne a affirmé être favorable à la "suspension" de la réforme des retraites qu'elle a portée en 2023 quand elle était Première ministre.

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Transcription
00:00L'ancienne première ministre Elisabeth Borne, celle qui a porté contre tous la réforme, c'est elle qui a ouvert la portière à cette suspension de la réforme des retraites, Emmanuel.
00:09Oui, alors on comprend bien que c'est une nouvelle main tendue au socialisme, mais en réalité, ce serait une triple capitulation.
00:15Une capitulation politique, une capitulation économique et une capitulation financière.
00:20La capitulation politique, c'est le fait de renoncer en partie.
00:24Et alors, au rythme, ouvons les choses, est-ce que ce ne sera pas un renoncement définitif à la réforme qui est considérée comme la réforme emblématique des quinquennats d'Emmanuel Macron ?
00:35Que va-t-il rester du bilan d'Emmanuel Macron ensuite ?
00:38Pire, il y a eu huit grandes réformes des retraites depuis 1981.
00:42Chaque président a réussi sa réforme des retraites.
00:45Songez qu'Emmanuel Macron en aurait raté deux, la réforme de la retraite à point en 2020.
00:50Et celle-ci, maintenant, ce serait quand même un énorme échec.
00:54Mais ça, ce serait pour l'aspect politique.
00:56Mais pourquoi ce serait une capitulation économique, selon vous ?
00:58Parce que la France, c'est le pays dans lequel on travaille le moins, le pays dans lequel les retraités vivent le mieux.
01:03Tout ça au prix de cotisations sociales qui plombent la compétitivité des entreprises.
01:10La preuve, nous avons à la fois le plus gros déficit public d'Europe,
01:15parce que les cotisations ne suffisent pas, et qu'on a aussi le plus gros déficit commercial d'Europe.
01:22Ça veut dire qu'on n'arrive pas à vendre nos produits à l'étranger parce qu'ils sont trop chers.
01:27Repousser l'âge de départ à la retraite, on sait que c'est le moyen le plus efficace de faire travailler davantage le pays.
01:36C'est d'ailleurs ce qu'ont fait nos voisins, où l'âge légal se situe désormais entre 65 et 67 ans,
01:41et où l'âge réel, parce que c'est souvent une critique, vous savez on dit il y a l'âge légal,
01:45mais en fait la réalité c'est que les gens ne partent pas à ça.
01:47La réalité c'est qu'on part quand même un an plus tôt que les Belges,
01:51deux ans plus tôt que les Allemands et trois ans plus tôt que les Italiens à la retraite.
01:55Imaginons qu'on gèle cette réforme des retraites, quelles seraient concrètement les conséquences financières ?
02:01Alors, donc si on gèle la réforme maintenant, ça revient finalement à geler l'âge de départ légal à 63 ans.
02:07Alors, grosso modo la Cour des comptes a chiffré à à peu près 5 milliards d'euros en 2035 le coût de cette réforme,
02:1513 milliards au sens large, c'est-à-dire que si on inclut le fait qu'il y a moins de travail, moins de cotisations, etc.
02:21Mais ce n'est pas le pire, le pire c'est déjà ce qu'a coûté cette réforme,
02:24la négocier, le coût politique, le coût de l'abandon de toutes les autres réformes qu'on n'a pas pu faire pendant ce temps-là,
02:29et puis le coût financier, parce que la réalité c'est que pour les investisseurs internationaux,
02:33la réforme des retraites, c'était le symbole que la France avait changé et pouvait être réformée.
02:38Y revenir, c'est montrer que la France finalement est toujours en prise avec ses vieux démons.
02:44Je vous dis quand même que si on prend 0,5 point de taux d'intérêt sur notre dette, c'est pas beaucoup,
02:49c'est 15 à 20 milliards d'euros d'ici 2020, d'ici 2030,
02:53ça veut dire que ça double le coût mécanique uniquement pour le système de retraite.
02:57Donc attention.
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