- il y a 3 mois
Au cours de la quatrième édition de Demain Le Sport, Bixente Lizarazu, champion du monde 1998 de football et consultant télé et radio, et Michel Cymes, médecin et animateur télé, se sont entretenus pendant 45 minutes avec Nathalie Ianneta, directrice des sports de Radio France. Retrouvez le replay de leur table ronde en vidéo.
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00:00Deuxième rendez-vous de cette journée consacrée au nouveau souffle pour le sport.
00:05Je vais vous laisser le temps de vous réinstaller en accueillant nos deux nouveaux invités.
00:11Il est champion du monde, champion d'Europe, il a gagné la Champions League,
00:16il est la voix de la France, enfin de l'équipe de France, c'est déjà pas mal,
00:20Bichente Lissarassou, et il n'est pas champion du monde, il n'est pas champion d'Europe,
00:25il n'est même pas champion olympique, mais il est bardé de diplômes et il est tout bib.
00:28Le médecin généraliste dont nous rêvons tous, il s'appelle Michel Cymes.
00:35Messieurs, bienvenue, installez-vous.
00:38On vous a dit de vous installer où, moi je ne sais même pas.
00:41Là ? Allez, installez-vous, on s'installe.
00:45Merci à tous les deux d'avoir accepté cette invitation, Bichente Lissarassou,
00:48c'est Vivre de sport, le bouquin que vous avez publié l'année dernière aux éditions Flammarion,
00:54qui nous a donné envie de discuter et d'avoir cette conversation avec vous,
00:57parce qu'il y a le sport de haut niveau et puis il y a l'autre sport, et vous évidemment, docteur.
01:04C'est parce que ça fait très longtemps que vous êtes mobilisés sur ces questions d'activité
01:09pour notre santé, mieux vivre, mieux vieillir.
01:14Bichente, je ne sais pas si vous avez lu l'interview de Martin Fourcade ce matin,
01:18qui est lui aussi assez addict au sport, un peu comme vous, d'une certaine manière,
01:22et qui explique à quel point, quand on a été champion de haut niveau, il est difficile
01:27de se désintoxiquer, non pas de la pratique sportive, mais de la compétition,
01:32de cet esprit de la gagne et de cette volonté farouche de pousser son corps le plus loin possible,
01:39quitte à lui faire mal, parfois.
01:41Et vous, vous avez basculé de l'autre côté, après votre carrière.
01:46Il vous a fallu combien de temps pour, d'une certaine manière, vous détoxifier de tout ça ?
01:53J'y suis encore.
01:54C'est bien, c'est bien de le reconnaître, c'est bien d'être ici.
01:57J'ai réussi à faire un bon chemin, mais j'y suis encore.
01:59Je connais bien Martin, on fait de la rando à ski ensemble, on fait du vélo ensemble,
02:03on partage la même philosophie du sport.
02:06Le même chemin où on a fait du sport de haut niveau, c'est pas du tout le même sport
02:09que celui que je pratique aujourd'hui, où là, il y a simplement une volonté de me sentir bien,
02:14de me sentir en forme, de faire attention à moi.
02:19Et essayer, évidemment, de combattre cette espèce de truc intérieur
02:25où t'aimes pas qu'on te dépasse.
02:27C'est-à-dire, en gros, quand vous faites du vélo dans le Pays Basque...
02:30En gros, je pars faire un tour de vélo, tranquille, je suis pas mépensé, je suis tout seul,
02:34et puis il y a un mec qui me double, il me dit pas bonjour,
02:37et puis je vois que finalement, il va pas super vite, et j'ai l'air en ligne de mire,
02:41ben là, je vais le mettre en target, et puis je vais faire la course avec lui.
02:44D'accord, vous êtes malade, en fait.
02:46Donc c'est le genre de truc, par exemple, j'essaye de me battre contre ça,
02:49parce que c'est pas ça le plus important.
02:51Et puis en plus, en vieillissant, il faut arrêter d'être toujours dans l'obsession du chrono,
02:56dans l'obsession de battre quelqu'un, il faut être simplement dans le plaisir de faire du sport
03:01et de se sentir bien après.
03:04Quand tu fais 4 heures de vélo, avant, tu peux être un peu nerveux,
03:08tu peux être un peu con, tu peux être un peu soucieux,
03:10et après, t'es moins con, t'es moins nerveux, et t'es plus apaisé.
03:15Et donc, je me suis rendu compte...
03:16On va se mettre à faire du vélo, alors.
03:17Non, mais je me suis rendu compte au fil du temps à quel point le sport me faisait du bien,
03:21en oubliant complètement la compétition, vraiment.
03:23à quel point je trouvais mon équilibre,
03:27à quel point j'étais heureux en pratiquant plusieurs sports, d'ailleurs, différents.
03:33On va en parler de ces différences.
03:34Et c'est un équilibre absolu.
03:36Alors, bien sûr, vous allez pouvoir poser des questions à Bichent Elisarassou
03:39et à Michel Cymes au terme de cette masterclass.
03:44Quand vous le regardez, Michel, sur ses réseaux sociaux et sur Insta, notamment,
03:49Je me dis que j'ai affaire à un malade.
03:52Tout le monde ne peut pas faire ce que fait Bichent Elisarassou.
03:55Mais est-ce que, moi, j'ai 53 ans, par exemple,
03:59est-ce que c'est trop tard si je veux me mettre à faire un sport que j'ai jamais pratiqué, par exemple ?
04:04Oui, oui.
04:04C'est trop tard ?
04:05Oui.
04:05Voilà, merci, Michel.
04:06Oui, oui.
04:07Il y a des moments où il faut faire preuve de lucidité, quand même.
04:10Oui, voilà.
04:11Moi, je suis ultra lucide là-dessus.
04:14Non, mais alors, déjà, c'est important, la question, c'est jamais trop tard.
04:18Parce qu'en fait, c'est ça qui est extraordinaire depuis quelques années,
04:22c'est que pendant très longtemps, on s'est dit, le sport...
04:25Je ne parle pas de celui que fait Bichent Elisarassou,
04:27parce que lui, il est effectivement...
04:30Je le vois, je le suis, pas sur l'école du Pays Basque,
04:34mais sur ses réseaux, ça me fatigue moins.
04:36Mais lui, il est vraiment dans le sport presque un peu extrême,
04:43mais en plus, pour quelqu'un qui a fait tant de compétitions, c'est assez incroyable.
04:47Mais l'activité physique, le sport...
04:50Moi, j'ai été ambassadeur santé de Paris 2024,
04:52et on parlait plus d'activité physique que de sport.
04:55Pendant des années...
04:55C'est quoi la nuance, d'ailleurs ?
04:56Alors, la différence, c'est que l'activité physique,
04:58les gens qui sont inactifs, ce sont les personnes qui ne font pas
05:01les 30 minutes d'activité physique quotidienne
05:03recommandées par l'Organisation mondiale de la santé,
05:06c'est-à-dire, en gros, il faut marcher plus vite,
05:09ne serait-ce que ça, marcher plus vite que la normale.
05:12Faire comme si vous étiez en train de rater votre train
05:13et que vous accélériez un peu.
05:14Ça, c'est l'activité physique.
05:16Après, on peut passer sur le sport ou en faire plus.
05:20Mais pendant des décennies, on a entendu,
05:23et moi aussi, quand j'étais jeune étudiant en médecine,
05:26le sport, c'est bon pour la santé.
05:28C'était très empirique.
05:29On savait que c'était bon parce que ça faisait travailler le cardio,
05:34parce que, théoriquement, on évitait de grossir.
05:37Mais aujourd'hui, on a toutes les données scientifiques.
05:38C'est ça qu'on a essayé de matraquer pendant huit ans
05:41avec le collectif Pour une France en forme aux Jeux Olympiques.
05:45On veut expliquer aux Français pourquoi l'activité physique est essentielle
05:49si vous voulez vivre plus vieux et en bonne santé.
05:52L'espérance de vie augmente pratiquement aujourd'hui d'un mois tous les trimestres
05:57grâce au progrès de la médecine.
05:59C'est fabuleux, sauf que ça ne vous concerne pas.
06:02D'abord, ça concerne les gamins qui naissent aujourd'hui.
06:04Mais surtout, cette augmentation d'espérance de vie,
06:08elle est en mauvaise santé.
06:11Si vous ne faites pas d'activité physique ou de sport,
06:13vous allez gagner des années de vie, mais vous allez les gagner gravataires.
06:17Et on dit aujourd'hui jeunesse sédentaire, vieillesse gravataire.
06:20On a une bombe à retardement avec les jeunes.
06:24On le sait, on est extrêmement mal classé.
06:26Je crois de mémoire que sur 140 pays, nous sommes 116e dans l'activité sportive
06:33et pas le sport pour les adolescents.
06:36Comment c'est possible de remédier à ça et de sortir nos gosses de leurs écrans,
06:41de leurs canapés et de les mettre au sport ?
06:44Vous savez, François Carré, qui est un cardiologue du sport,
06:47dit « sitting is the new smoking ».
06:50On passe notre temps assis.
06:53On est de plus en plus sédentaires.
06:54C'est ça la différence qu'on a essayé de faire passer aussi pendant les Jeux.
06:59L'activité physique, c'est une chose.
07:01Donc si vous faites vos 30 minutes d'activité physique quotidienne,
07:04et c'est ça qu'il faut expliquer aux gamins,
07:06c'est bien, eux c'est une heure.
07:08Mais tout se joue entre 5 et 11 ans.
07:10Si vous ne motivez pas les gamins entre 5 et 11 ans,
07:13vous en ferez des adultes sédentaires.
07:15La sédentarité, la différence avec l'activité physique,
07:18c'est le nombre d'heures que vous passez assis toute la journée.
07:22Quand vous dépassez 7-8 heures, calculez.
07:24Là, vous allez rester toute la matinée assis.
07:26Vous allez déjeuner, vous allez dîner, vous allez regarder la télé ce soir.
07:31Calculez le nombre d'heures que vous passez assis.
07:33Et si d'ailleurs, si je devais vous motiver,
07:35j'en parlais avec Michente dans les coulisses,
07:39il y a le syndrome de la fesse molle.
07:41Ça, ça motive bien.
07:42Pourquoi vous me regardez en disant ça, mon cher Michel ?
07:46Je vous explique en un mot, et ça, ça peut vous motiver.
07:50Les muscles les plus puissants de l'organisme,
07:52ce sont les muscles fessiers.
07:53Ça me fait peur.
07:54On a le petit, le moyen et le grand fessier,
07:56c'est les muscles les plus puissants de l'organisme.
07:58Ils sont là pour quoi ?
07:59Pas seulement pour faire joli,
08:01ils sont là pour maintenir le bassin dans une bonne position
08:03et votre squelette tout entier.
08:06Si je tiens debout et que je ne suis pas dans une mauvaise position,
08:09c'est grâce à mes fessiers.
08:11Ces muscles-là doivent être stimulés.
08:14Un muscle qui n'est pas stimulé, il fond, il se ramollit.
08:18Si on passe du temps assis,
08:19on passe 7-8 heures assis,
08:21il ne bosse pas, ça devient des coussins.
08:23Et donc, votre fessier se ramollit.
08:26C'est le syndrome de la fesse molle.
08:28Et qu'est-ce qui se passe ?
08:29Comme il faut bien qu'on reste debout,
08:30qui est-ce qui va compenser ?
08:32Le dos.
08:32C'est le dos, les lombaires.
08:34Et c'est pour ça qu'on a tant de douleurs,
08:36des lombagies, des lumbagos et tant de douleurs.
08:39Donc, s'il ne voulait pas avoir la fesse molle,
08:40bougez-vous.
08:41Bon, alors vous allez vous bouger tout à l'heure.
08:43Bichent, il y a une clé quand même
08:45pour rentrer là-dedans, d'une certaine manière.
08:48Ça s'appelle le plaisir.
08:50Ah oui.
08:50Ça ne doit jamais quitter le plaisir.
08:52Moi, je n'ai jamais fait du sport
08:53sans rechercher le plaisir.
08:56Et pour avoir le plaisir,
08:57il faut de la variété.
08:59Il ne faut jamais faire la même chose.
09:00Le problème dans le sport de haut niveau,
09:02c'est qu'on a une forme de routine,
09:04d'entraînement.
09:05Mais vous, déjà, quand vous étiez sportif de haut niveau,
09:08quand vous étiez footballeur professionnel,
09:10vous faisiez autre chose.
09:11Vous faisiez déjà du vélo,
09:13vous faisiez déjà du ski.
09:14Vous êtes un grand passionné de la montagne.
09:16Ça aussi, ça vous a permis de basculer
09:19et de sortir de ce monomaniaque
09:22de l'entraînement tous les jours.
09:24Ça m'a aidé,
09:25notamment à la trêve de faire du surf en été
09:29ou du ski en hiver,
09:31même si on n'avait pas le droit.
09:33C'était formellement interdit.
09:34Mais c'était une façon aussi de casser la routine
09:37parce que faire tout le temps la même chose,
09:39au bout d'un moment,
09:40tu as une forme d'usure
09:41et tu perds ce plaisir fondamental.
09:44Et quand j'ai arrêté,
09:47j'ai repris le sport de façon très variée.
09:49C'est-à-dire que mes entraînements,
09:50tout au long de l'année, changent.
09:52Ils changent en fonction des saisons,
09:53par exemple, en hiver,
09:55ça va être de la randonnée à ski,
09:56ça va être du ski.
09:57En été, ça va être du surf
09:59parce que c'est plus agréable.
10:01Le vélo, c'est plutôt aussi en été.
10:03Je ne vais pas faire du vélo
10:03s'il fait un temps horrible.
10:06Et de varier,
10:07ça permet d'être tout le temps dans le plaisir.
10:10Varier tes entraînements aussi,
10:11tout le temps dans le plaisir.
10:12Pas faire tout le temps la même chose tous les jours.
10:14Je peux faire des séances de renforcement musculaire,
10:17je peux faire des séances de yoga,
10:18mais j'ai tout le temps des entraînements
10:19qui sont très différents
10:21et je vais chercher des nouveautés
10:23en permanence,
10:24ce qui fait que j'ai l'impression
10:26d'apprendre quelque chose à chaque fois.
10:28D'où le jujitsu, par exemple.
10:30Le jujitsu brésilien,
10:31c'est un art martial,
10:32ça, c'est encore autre chose,
10:33mais c'est à la fois une technique de combat,
10:36mais en même temps,
10:37ça permet de travailler musculairement,
10:40d'entretenir ta force, ta puissance,
10:43tout en faisant un sport de combat
10:45qui est assez ludique et tactique.
10:47Il y a la santé physique
10:49et puis le sport,
10:50c'est aussi la santé mentale.
10:52On sait aujourd'hui
10:54à quel point faire du sport
10:56ou faire une activité,
10:57marcher, courir,
10:59il ne s'agit pas de faire des choses extravagantes,
11:01ça lave la tête
11:02et ça nous fait aller mieux
11:04là-dedans aussi,
11:06Michel.
11:07Donc, il y a aussi
11:08un enjeu presque
11:09professionnel
11:11et familial.
11:12quand on va bien dans sa tête,
11:14on va mieux dans sa famille,
11:15quand on va bien dans sa tête
11:16et qu'on s'est lavé la tête professionnellement,
11:18on n'est plus performant,
11:19il y a plus de concentration,
11:21tout ça, c'est lié.
11:21Évidemment,
11:22et on peut résumer ça
11:24de façon très simple.
11:25Plus vous faites de sport,
11:27plus vous faites d'activité physique,
11:29plus vous augmentez
11:30l'irrigation de votre cerveau.
11:32Notre cerveau,
11:32il a besoin de sang,
11:33il a besoin de carburant,
11:34il a besoin de glucose,
11:36il a besoin de tous les nutriments
11:37que vous lui apportez
11:39par l'alimentation
11:39et plus vous faites marcher votre cardio,
11:42plus votre cerveau est irrigué.
11:45Le sport est,
11:47tout ce que je vous dis
11:48est scientifiquement prouvé,
11:50ce n'est pas juste des phrases en l'air,
11:51le meilleur antidépresseur.
11:54Ça a été prouvé par des études.
11:56Quand vous prenez des gens
11:58qui font des dépressions
12:00et que vous les mettez
12:01à l'activité physique ou le sport,
12:03ils diminuent le nombre
12:04de comprimés d'antidépresseurs
12:06qu'ils prennent.
12:07Quand vous comparez les populations,
12:10il y a beaucoup plus de dépressions
12:12chez les non-sportifs
12:13que chez les sportifs.
12:15Ça s'explique par l'irrigation du cerveau
12:16mais ça s'explique aussi
12:17par l'estime de soi.
12:19Quand vous faites de l'activité physique,
12:21quand vous faites du sport,
12:22que même si vous n'en avez jamais fait,
12:25vous me demandiez si je rigolais tout à l'heure,
12:27vous pouvez vous y mettre Nathalie,
12:28mais surtout qu'à mon avis,
12:29vous en faites.
12:30Mais vous êtes content de vous.
12:32Quand vous prenez votre smartphone
12:36et que vous apercevez
12:38que vous avez fait
12:39les 6 ou 7 000 pas par jour
12:40recommandés par l'OMS,
12:43alors que vous n'aviez rien fait avant,
12:45vous êtes content.
12:45Et vous allez en faire 7 000,
12:46et 8 000,
12:47et 10 000 le lendemain.
12:49L'estime de soi
12:50fait que vous allez être bien.
12:52Vous allez libérer des endorphines,
12:53ces neurotransmetteurs du bonheur,
12:55la sérotonine,
12:56toutes ces molécules
12:57qui vont noyer votre cerveau
12:59parce que vous vous dites
13:00mais putain,
13:01mais je l'ai fait,
13:02je suis capable de le faire.
13:03Et comme en plus,
13:05vous savez qu'avec ça,
13:06vous allez diminuer vos risques
13:07d'avoir des cancers,
13:08vous allez diminuer votre risque
13:10d'avoir une maladie cardiovasculaire,
13:13et puis en plus,
13:14il y a le regard des autres.
13:16Ah, mais dis non,
13:16tu t'es mis à faire du sport.
13:18Donc, vous vous valorisez.
13:20Donc, le meilleur antidépresseur,
13:22c'est le sport.
13:23Vous êtes d'accord avec ça, Michel ?
13:23Oui, mais ce que dit Michel
13:25sur le plan théorique, physiologique,
13:27moi, je le ressens
13:28sur le plan pratique.
13:30Je parlais du vélo.
13:32On ne peut pas faire
13:33quatre heures de vélo.
13:34Tout le monde ne va pas faire
13:35quatre heures de vélo,
13:36mais ne serait-ce que de faire
13:37une heure de marche
13:38ou d'aller nager une demi-heure,
13:40tu as une sensation,
13:41comme je l'ai dit,
13:42entre l'avant et l'après
13:43qui est radicalement différente.
13:46Une heure de marche,
13:47c'est la portée de tout le monde.
13:49Quatre heures de vélo,
13:49on décolle, d'accord,
13:50mais deux heures de vélo
13:51sur du plat,
13:52c'est à la portée de tout le monde.
13:54Et la sensation,
13:55véritablement,
13:56après,
13:56c'est une sensation
13:58de bien-être
13:59qui est totale absolue.
14:01Il y a des sujets
14:02d'hormones,
14:03évidemment.
14:04On est addict
14:05à ces hormones-là,
14:06mais ce sont des hormones
14:07qui sont naturelles.
14:08Et donc,
14:08cette sensation-là,
14:10elle est apaisante
14:11et tu te sens bien
14:13tout le reste de la journée.
14:15Michel ?
14:15Oui.
14:16Pardon,
14:16je vais prendre un exemple
14:17que je connais bien,
14:18mon père.
14:19Normalement,
14:20quand vous vieillissez,
14:21c'est logique,
14:22vous avez les os
14:23qui deviennent
14:23un peu plus fragiles.
14:26Vous perdez l'équilibre,
14:28vous êtes moins alerte,
14:29vous déprimez.
14:31La dépression des seniors,
14:32ce n'est pas une vue de l'esprit
14:35parce que vous perdez
14:36des motivations,
14:37etc.
14:38Je fête aujourd'hui
14:39les 94 ans de mon père.
14:40Bon anniversaire,
14:42monsieur Simon.
14:42Il fait deux heures
14:43de sport tous les jours.
14:45Depuis toujours ?
14:46Deux heures,
14:46depuis toujours.
14:47Deux heures de gym,
14:48il va à la salle,
14:48il fait ce qu'il peut.
14:49parfois il se plaint,
14:52il me dit
14:53je récupère moins qu'avant.
14:5594 ans,
14:56tu m'étonnes.
14:5694 ans,
14:57il conduit sa bagnole,
14:59il vit seul,
15:00il va faire ses courses,
15:01il fait sa bouffe
15:02et l'autre jour,
15:03il était chez moi,
15:04j'ai un escalier,
15:05il loupe la dernière marche,
15:06il tombe.
15:07A 94 ans,
15:08vous vous pétez
15:09le col du fémur
15:09ou vous vous pétez
15:10une vertèbre.
15:11Il s'est relevé,
15:11il m'a dit
15:12t'as pas mis un truc
15:13sur ta marche.
15:1494 ans.
15:16Et mon père
15:17n'est pas exceptionnel,
15:18mais voilà,
15:19il a fumé parfois
15:20et puis il a arrêté.
15:22Deux heures de sport
15:22par jour,
15:23il est en pleine forme,
15:24il n'est pas dépressif
15:25et il est complètement autonome.
15:27Et quand il ne fait pas
15:28ses deux heures de sport,
15:29là ça le déprime.
15:30Le mien,
15:30il a 77 ans
15:31et il est comme le vôtre
15:32et c'est un bel exemple.
15:34Bichent,
15:35ça aussi,
15:36quand on avance
15:37dans l'âge,
15:37parce que ce n'est pas facile
15:39d'avancer dans l'âge,
15:41le sport,
15:41c'est aussi
15:42une manière,
15:45pas de ralentir
15:46les choses,
15:46mais d'embrasser
15:48un peu plus
15:49ce corps qui change,
15:50ce souffle
15:51qui peut-être
15:52se ralentit un peu.
15:54Est-ce que ça vous aide ?
15:56Là,
15:57il va être déprimé
15:57pour de bon.
15:58Là,
15:58il va me mettre une danse.
16:00Dis donc,
16:01Liza Razout,
16:02tu as un petit tracteur
16:03ou pas ?
16:04Non,
16:05ça m'aide
16:06et surtout,
16:06changer de sport,
16:07ça m'aide.
16:08Par exemple,
16:09le foot,
16:10étant donné qu'on a touché
16:12l'excellence,
16:14faire des matchs amicaux,
16:16aujourd'hui,
16:17je n'ai pas spécialement envie
16:17parce que je vois le gap
16:19qu'il y a entre le niveau
16:20qu'on a aujourd'hui
16:21puisqu'on ne s'entraîne plus
16:22et le niveau que l'on a avant.
16:23Pour moi,
16:24je n'ai pas envie de...
16:26Ça,
16:26c'est plus du plaisir
16:27de faire un match de foot ?
16:27Ça,
16:27c'est plus du plaisir.
16:28Non,
16:28parce qu'en fait,
16:29le plaisir dans le sport,
16:30dans tout,
16:30c'est de progresser,
16:32c'est d'apprendre.
16:33Et donc,
16:33je préfère faire d'autres sports
16:34où j'ai l'impression
16:35de pouvoir apprendre.
16:36Quand je fais du vélo,
16:37j'ai encore une marge de progression
16:39et donc,
16:40ce rapport...
16:41Je ne dis pas vieillir
16:42au temps qui passe.
16:44Ce rapport au temps qui passe,
16:45il est plus facile à accepter.
16:48J'ai toujours des sports
16:49pour me sentir actif,
16:51me sentir en forme.
16:53Les sports de combat,
16:54je sais que petit à petit,
16:55je vais arrêter
16:56ou je vais ralentir.
16:57Mais le vélo,
16:58c'est un sport qui est durable.
16:59Faire du yoga,
17:00c'est un sport aussi qui est durable
17:01parce qu'il faut travailler
17:02sur la souplesse.
17:03Faire du renforcement musculaire,
17:05c'est aussi quelque chose
17:05qui te permet de mieux vieillir
17:07puisqu'on lutte contre la sarcopénie.
17:09Et donc,
17:10c'est...
17:11Tu trouves toujours des parades.
17:12Oui.
17:13Mais il faut être très...
17:15Il faut être capable
17:16de changer de sport.
17:17Il faut être capable
17:18de s'adapter,
17:18en fait,
17:19au temps.
17:20Et moi,
17:21j'ai trouvé le sport,
17:22on va dire,
17:23du futur,
17:23entre guillemets.
17:24C'est que je fais déjà du vélo
17:25et je sais que plus tard,
17:27je ferai beaucoup de yoga,
17:29beaucoup de vélo,
17:30beaucoup de renforcement musculaire
17:31et les activités explosives,
17:33je vais les réduire.
17:34Et je m'attacherai
17:35au temps qui passe
17:36sans avoir l'impression
17:37de vieillir
17:38ou de voir que mon corps
17:39n'est plus capable
17:40de le faire.
17:40Il y a autre chose
17:42qui est,
17:43encore une fois,
17:44quand on vous suit
17:45sur vos réseaux
17:45ou quand on lit
17:46votre livre,
17:47notamment sur les balades
17:48à vélo,
17:49par exemple,
17:49qui ressort,
17:51c'est les copains.
17:52C'est le fait
17:53de partager aussi
17:54avec deux,
17:55trois amis
17:56cette balade
17:57qui est une balade
17:58encore un peu...
17:59Voilà,
18:00parce que vous êtes encore
18:01dans la force de l'âge
18:02les uns et les autres,
18:03mais ça aussi,
18:04ça compte
18:05de se dire
18:06on part ensemble
18:07et on va se balader.
18:09Oui,
18:11il y a plein de choses
18:12autour du sport,
18:13mais les gens,
18:14souvent,
18:14me demandent,
18:15notamment sur Instagram,
18:16ils me disent
18:16mais comment tu fais
18:17pour être motivé
18:18tous les jours
18:18à faire du sport ?
18:19Nous,
18:19on n'a pas cette motivation.
18:20Je leur dis,
18:21en fait,
18:21il y a plein de choses.
18:22Il y a le plaisir
18:23qui est tout le temps différent
18:25en changeant de sport,
18:25mais aussi le fait
18:26de le partager
18:28avec des amis.
18:28Il y a un volet social.
18:30Même quand je fais
18:31des sports de combat,
18:31je suis dans un club,
18:32je suis avec des copains,
18:33je retrouve des gens
18:34quand je fais du vélo,
18:35on peut rouler
18:36pendant cinq heures,
18:37ça peut être très dur,
18:37mais on parle,
18:38on refait le monde.
18:40On va se faire
18:40une bonne bouffe
18:41parce que moi,
18:42je ne mange pas
18:42des barres énergétiques.
18:44Il y a la récompense après.
18:45Mais non,
18:45mais ça,
18:46ça compte.
18:46On prend le temps aussi
18:48de faire,
18:48on va manger une omelette
18:49plutôt que de manger
18:49des barres énergétiques.
18:50Parfois même,
18:51on va faire une côte de bœuf
18:52plutôt que...
18:53C'est un peu dur
18:53à la reprise,
18:54mais il y a ce volet
18:55aussi social
18:56de partager,
18:57de faire de la rando aussi,
18:58de marcher pendant
18:59trois heures,
19:00quatre heures
19:00avec des amis
19:01et de vivre ce moment ensemble
19:04et d'avoir
19:04des souvenirs ensemble.
19:05Donc le sport,
19:06c'est aussi un volet social,
19:08se faire un réseau d'amis,
19:10être avec d'autres personnes
19:11et partager des choses,
19:12être dans des paysages
19:13aussi,
19:14magnifique.
19:14Il y a la reconnaissance
19:15à la nature, oui.
19:17Parce que le sport urbain,
19:18c'est plus difficile.
19:18Je comprends qu'à Paris,
19:19ce soit beaucoup plus difficile
19:20de faire du sport
19:21dans une salle de sport.
19:22Moi, perso,
19:23à part ma salle à moi,
19:24je préfère faire du sport
19:25en extérieur
19:25et faire du sport
19:26dans la montagne
19:27ou être en mer.
19:29Évidemment que ça t'apporte
19:30quelque chose de plus
19:30parce que tu as le paysage,
19:31tu as ce que la nature
19:32t'apporte.
19:33Donc moi,
19:33je vais chercher plein de trucs autour
19:35qui viennent compléter
19:35la sensation
19:36de faire du sport,
19:38de respirer profondément,
19:41de sentir ses muscles
19:42puissamment
19:44et il y a plein de trucs
19:46qui t'apportent du plaisir
19:47à côté.
19:48L'associabilité,
19:49c'est important aussi,
19:51Michel,
19:51notamment chez les jeunes.
19:52On sait que l'endroit
19:54où on s'éduque,
19:55c'est d'abord la famille,
19:56puis l'école
19:57et ensuite,
19:58c'est le club de sport.
20:01Il y a des parents
20:01dans la salle.
20:03Les encourager vraiment
20:05à trouver
20:06avec leur enfant
20:07un sport
20:08qu'ils ont envie
20:08de pratiquer
20:09et surtout les accompagner
20:11pour qu'ils ne renoncent pas
20:12parce que là,
20:13on est en début d'année.
20:14On l'a tous fait,
20:15le côté
20:15je vais m'inscrire
20:16au club de judo
20:17ou au club d'escrime
20:18et puis au bout
20:18de trois semaines,
20:19j'arrête
20:20parce que j'en ai marre.
20:21Comment est-ce qu'on arrive
20:23à se motiver
20:24et à motiver
20:25un enfant
20:26qui doit pratiquer
20:28et qui doit se retrouver
20:30en dehors de la famille,
20:32en dehors de l'école,
20:33dans un autre endroit
20:33de socialisation
20:34où il va aussi pouvoir
20:36prendre un peu possession
20:37de lui-même ?
20:39Déjà,
20:39il y a l'exemplarité.
20:42Nous ne sommes pas
20:43un pays sportif.
20:44Ça bouge depuis Paris 2024,
20:46heureusement.
20:47Ça ne bouge pas vite.
20:48Non,
20:48ça ne bouge pas suffisamment vite
20:49mais je prends souvent l'exemple.
20:52Je suis ORL,
20:54je suis médecin.
20:55Quand j'exerçais à l'hôpital
20:57et que j'avais quelqu'un
20:57qui venait me voir
20:58avec un larynx
20:59qui était un peu limite,
21:01qui était inflammatoire
21:02et qu'on sait
21:02que ça peut faire
21:03le lit des cancers,
21:04je disais à la personne
21:05il faut que vous arrêtiez
21:06de fumer.
21:06Il faut que vous arrêtez
21:07de fumer parce que sinon
21:08on va se revoir,
21:09je ne sais pas quand,
21:09mais on va se revoir
21:10avec un diagnostic
21:11beaucoup plus sévère
21:13avec un cancer.
21:15Les gens ne me tendaient
21:16pas le paquet
21:17de cigarette à la consultation
21:18en me disant
21:19d'accord docteur,
21:20j'arrête tout de suite
21:21mais c'était rentré
21:22dans le cerveau
21:23et à l'occasion
21:24de la mort d'un pote,
21:26à l'occasion
21:27d'un anniversaire
21:28du 31 décembre,
21:29du réveillon,
21:30il se disait
21:31tiens c'est peut-être
21:31l'occasion.
21:32Il faut faire rentrer
21:33dans le cerveau des gens,
21:36les parents,
21:37les enfants,
21:38que l'activité physique
21:39et le sport
21:39ce n'est pas une variable
21:41d'ajustement.
21:43Ça doit faire partie
21:43de l'hygiène de vie.
21:45Quand ce sera bien
21:46rentré dans le cerveau
21:47et je pense
21:47que ce qu'on a fait,
21:48le travail qu'on a fait
21:49avec Tony,
21:51avec Marie Barzac,
21:52avec Amélie Odea-Castera
21:54pendant toutes ces années
21:55des Jeux Olympiques,
21:57le message est passé,
21:58il est rentré
21:58dans le cerveau.
21:59Après,
21:59il faut que les parents
22:00soient exemplaires
22:01parce que les gens
22:02ne se bougent pas.
22:03Nous, parents,
22:04si on passe notre soirée
22:06allongée sur un canapé
22:07et qu'on ne fait pas de sport,
22:08on ne peut pas motiver
22:09nos enfants.
22:09Et puis,
22:10il y a l'éducation nationale.
22:12Les 30 minutes
22:13d'activité physique quotidienne
22:14à l'école
22:15qui ont été mises en place
22:16par Marie Barzac
22:18pendant les Jeux Olympiques,
22:20aujourd'hui,
22:21il y a moins de la moitié
22:22des écoles
22:22qui le font.
22:24J'ai même entendu
22:25une amie
22:26qui me disait
22:26que l'expérimentation
22:29avait été arrêtée
22:30par le directeur
22:31d'une école
22:32parce que ces 30 minutes
22:33se passaient sous sa fenêtre
22:34et que ça l'empêchait
22:35de travailler.
22:35On est dans un monde
22:38et l'éducation nationale,
22:40ce gros mammouth
22:40qui est difficile à bouger
22:42et je comprends
22:42que ce soit difficile
22:43pour les enseignants
22:44de tout faire
22:44mais par exemple,
22:46pour motiver les enseignants,
22:47leur expliquer
22:48que contrairement
22:49aux idées reçues,
22:50des enfants
22:51qui vont faire
22:51les 30 minutes
22:52d'activité physique quotidienne
22:53à l'école
22:53ne vont pas être
22:55plus dissipés après.
22:56Toutes les études
22:57ont montré l'inverse.
22:58Ils sont plus calmes,
22:59ils sont plus concentrés,
23:00ils se sont dépensés.
23:02Donc,
23:02comment motiver les gamins ?
23:04Il y a l'exemplarité
23:05il y a l'autorité.
23:07On ne peut pas
23:08laisser un gamin
23:08avec un téléphone
23:09ou son écran
23:10toute la journée
23:12ou le soir
23:12quand il rentre.
23:13Il y a un moment
23:14où il faut mettre
23:14des règles
23:15et c'est difficile.
23:17Je suis parent,
23:17je sais que ce n'est pas facile
23:18mais il faut mettre
23:19des règles en place
23:20et dire voilà,
23:21tu as le droit peut-être
23:22de faire une heure
23:23d'écran
23:25pour aller sur Insta
23:26avec tes potes
23:27mais à côté,
23:28je veux que tu fasses
23:29une demi-heure
23:30ou est-ce que tu as fait
23:31ton heure
23:31d'activité physique quotidienne ?
23:32L'exemplarité
23:33et le modèle familial,
23:35c'est aussi là-dedans
23:36que vous avez grandi,
23:37Bichent.
23:38Cette passion du sport,
23:41vous l'avez sentie
23:41à quel moment ?
23:42Vous aviez quel âge ?
23:44Moi,
23:44tout petit.
23:45Vraiment tout petit.
23:46j'ai senti que c'était
23:47mon truc,
23:48je pense qu'à l'âge
23:49de 4-5 ans,
23:51j'allais au club Mickey
23:52sur la plage en Daille
23:53et j'attendais
23:55les concours,
23:57les concours
23:57de son longueur,
23:58les concours
23:59de course
24:01et j'ai senti là
24:02que j'aimais le sport
24:03et que je voulais
24:04absolument faire du sport.
24:06Moi,
24:06ça a toujours fait partie
24:08de ma culture,
24:09je transmets ça
24:10à mes enfants
24:11même si
24:11on n'arrive pas forcément
24:13à leur transmettre
24:14sa passion,
24:14il faut faire gaffe aussi
24:15de ne pas les rendre
24:17obsédés par cette idée-là
24:18parce que c'est la mienne
24:19à la base
24:20mais par exemple,
24:21mon fils,
24:21le surf,
24:22ça a été un blocage.
24:23Il n'a jamais voulu.
24:23J'aurais aimé qu'il fasse du surf
24:24mais le surf,
24:25il est passé à côté.
24:26Il fait plein d'autres sports.
24:27Il fait plein d'autres choses
24:28et ma fille,
24:30j'ai voulu la mettre
24:30au jujitsu brésilien
24:31et ça n'a pas fonctionné
24:33et là,
24:34elle vient de m'annoncer
24:34qu'elle fait du MMA.
24:37Donc,
24:37finalement,
24:39il y a eu
24:39une transmission
24:41qui s'est faite.
24:42Je ne m'attendais pas
24:42forcément à ça
24:43mais il y a eu
24:43une transmission qui s'est faite
24:44mais pour revenir
24:45sur le propos précédent,
24:47je trouve que
24:49moi,
24:50j'ai fait des études STAPS,
24:51sciences techniques,
24:52des activités physiques
24:52et sportives
24:53où j'ai appris
24:54la physiologie,
24:55l'anatomie
24:56et en fait,
24:57je trouve que
24:57ce qui manque
24:58à l'école,
25:00c'est qu'on apprenne
25:01le corps déjà,
25:03connaître son corps,
25:04savoir comment il fonctionne,
25:05comment il est composé
25:07et ensuite,
25:08des bases,
25:09des bases de l'entraînement
25:10parce que les gens
25:11ne savent pas s'entraîner.
25:12Mais ça,
25:12on ne l'a pas.
25:13On ne l'a pas à l'école.
25:14S'ils n'ont pas de coach,
25:15ils ne savent pas s'entraîner.
25:16Mais je dis,
25:16le minimum,
25:17le minimum,
25:18comme je l'ai dit,
25:18c'est juste
25:19aller faire un petit sport
25:20d'endurance,
25:21s'étirer
25:22et faire un peu
25:23de renforcement musculaire.
25:24Rien que ça,
25:25c'est la base parfaite
25:27pour se sentir bien
25:28dans son corps.
25:29On ne nous l'apprend pas.
25:31Moi,
25:32je l'ai appris
25:33parce que j'ai fait
25:33du sport de haut niveau
25:34et parce que j'ai fait
25:35des études
25:35pour des études STAPS
25:37mais je trouve
25:39qu'à l'école,
25:40il faudrait
25:40qu'il y ait une petite formation
25:42sur ce sujet-là
25:43pour que les gens
25:44soient autonomes.
25:45Parce qu'en fait,
25:46souvent,
25:46les gens sont dépendants
25:47des coachs aussi.
25:48Il faut avoir
25:49une certaine forme
25:49d'autonomie,
25:50se dire,
25:50tiens,
25:51à minima,
25:51il faut que je fasse ça
25:52pour être en bonne forme.
25:54Et franchement,
25:54ce n'est pas très compliqué.
25:56Honnêtement,
25:57j'ai vraiment des clés
25:58d'exercice très faciles
26:00pour que tu fasses
26:01ton petit rituel
26:02tous les jours
26:03sans aucune difficulté.
26:04Puisqu'on parle
26:05d'éducation physique
26:06et sportive,
26:07les profs d'EPS
26:08en sixième
26:09expliquent
26:10qu'ils ne font pas
26:11faire du sport
26:12aux gamins
26:12mais de la psychomotricité.
26:15Psychomotricité.
26:16C'est-à-dire que
26:16les gamins
26:17ne sont pas capables
26:17de s'envoyer
26:18les ballons de gym
26:19un peu plus lourds.
26:20Ils ne sont pas capables
26:21de sauter
26:22quatre fois de suite
26:23sur un pied
26:23en sixième.
26:25Donc,
26:26effectivement,
26:27il faut...
26:27Comment c'est possible
26:28un truc pareil ?
26:28C'est possible
26:29parce qu'il n'y a pas,
26:29parce que ce qu'on vient
26:30de dire,
26:30c'est-à-dire qu'à l'école primaire,
26:33il y a très peu
26:34d'activités.
26:35les parents ne...
26:37Les enfants
26:38ne vont pas suffisamment
26:39faire de sport.
26:40Ils ne font pas
26:40le minimum
26:41d'entraînement.
26:44Ils font
26:44de la psychomotricité.
26:46Parce que
26:47quand vous passez
26:47la journée
26:48sur les écrans...
26:48En sixième,
26:48on a douze ans,
26:49Michel.
26:50Oui,
26:50onze-douze ans.
26:52Et vous ne...
26:53Quand vous passez
26:53votre journée
26:54sur les écrans,
26:55vous ne pouvez pas
26:57penser que votre corps
26:59va être en forme
27:00pour faire le minimum
27:01qu'on vous demande.
27:02Et les écrans
27:03aujourd'hui...
27:04Je ne veux pas faire vieux con
27:05en disant
27:06qu'il faut supprimer
27:07tous les écrans,
27:08tous les smartphones,
27:08mais on a un vrai...
27:10En dehors même
27:10du problème
27:11des réseaux sociaux,
27:12de l'image
27:13qu'on veut donner,
27:14etc.
27:15Le temps que vous passez
27:16ou que vos enfants
27:17passent sur les écrans,
27:18ils ne les passent pas debout,
27:20ils ne les passent pas
27:21à marcher.
27:22Aujourd'hui,
27:22la mobilité active...
27:23Combien il y a de gamins
27:24qui vont à l'école à pied ?
27:27Combien ?
27:28C'est les parents
27:28qui les accompagnent ?
27:29C'est les trottinettes ?
27:31Les trottinettes,
27:32ce n'est pas actif.
27:32C'est aussi pour ça
27:33que les adolescents
27:34en 25 ans
27:35ont perdu 50%
27:36de leur capacité respiratoire.
27:37On a perdu un quart
27:39de leur capacité cardiovasculaire,
27:40c'est-à-dire qu'ils font
27:42un quart de tour de piste
27:43en moins
27:43pour la même durée.
27:45Donc, il va y avoir,
27:46et ça a été mis en place
27:47d'ailleurs,
27:47des bilans physiques
27:50à l'entrée en sixième
27:52qui vont être essentiels
27:54pour faire un bilan...
27:54Savoir d'où on part
27:56pour savoir d'où on part
27:59et pour avoir un bilan.
28:01Et en plus,
28:01il y a des expérimentations
28:02qui ont été faites
28:03à l'école
28:04en montrant que
28:04si on personnalise
28:05un petit peu
28:06l'accompagnement
28:07par les profs
28:08d'éducation physique,
28:09pour les gamins
28:10notamment qui sont
28:11en difficulté
28:12parce qu'ils sont
28:12en surpoids,
28:13etc.,
28:14ces gamins
28:15vont mieux
28:16en quelques mois.
28:17Donc,
28:18c'est une question...
28:19Ce n'est pas
28:19une question médicale,
28:21ce n'est pas
28:21une question
28:22de connaissance,
28:24c'est une question
28:24d'avoir envie
28:26de le faire.
28:27Pour rendre nos gamins
28:28sportifs,
28:29pour rendre nos gamins...
28:31Pour les mettre
28:31en bonne santé
28:32et avoir,
28:33parce que je suis désolé,
28:33mais il y a un retour
28:35sur investissement
28:36aujourd'hui
28:37avec tous les débats
28:38qu'il y a
28:39autour des budgets
28:39en général,
28:41on sait que
28:41un euro investi
28:43dans le sport santé,
28:44c'est 13 euros
28:45d'économie
28:46pour la sécurité sociale.
28:4713 euros.
28:48Ça, c'est ce que
28:49nous a dit tout à l'heure
28:50Amélie Oudéa-Castera,
28:51les grands commis
28:52de l'État,
28:53en fait,
28:54ces gens-là
28:54avec leur gros cerveau
28:56si puissant.
28:58Si moi,
28:58je le comprends,
28:59comment se fait-il
29:00qu'ils ne le comprennent pas ?
29:01La caisse d'assurance maladie
29:02le comprend.
29:04Thierry Fatome,
29:04qui est le nouveau patron
29:05de la CNAM,
29:08comprend ça.
29:09Le problème...
29:09Alors,
29:10on ne va pas faire
29:10de la politique,
29:11surtout pas en ce moment.
29:12On peut essayer.
29:14Non,
29:15mais le problème,
29:15c'est que si quelqu'un
29:17à la tête
29:17de la CNAM
29:19ou autre
29:19décide de rembourser
29:21le sport santé,
29:22ça va lui coûter de l'argent.
29:23Qui va récupérer
29:25les bénéfices ?
29:27C'est celui
29:27qui arrivera
29:28dans 10 ans
29:28parce qu'on aura fait
29:29de la prévention,
29:30moins de maladies.
29:31Ça s'appelle
29:32l'intérêt général,
29:33non ?
29:33L'intérêt comment ?
29:34Général.
29:35Si,
29:36si je répète,
29:36général.
29:37C'est dépasser.
29:38Comme si on est souvent
29:39sur le court terme.
29:40Mais on le sait,
29:41c'est le meilleur moyen
29:43de prévention.
29:44La place du sport
29:44en France,
29:45Bichent,
29:45c'est aussi un sujet
29:47dans tout ce que raconte
29:48Michel,
29:49dans le problème
29:50que nous avons tous,
29:52en tout cas,
29:52que certains ont
29:53de ne pas considérer
29:54qu'un sportif
29:56de haut niveau
29:57ou un sportif
29:58du dimanche,
29:58il est essentiel
30:00à la société
30:01et que tout ça
30:03doit faire partie
30:03en quelque sorte
30:04de notre éducation
30:06et de notre mode
30:06de fonctionnement.
30:07C'est aussi quelque chose
30:08dans lequel vous,
30:09vous êtes particulièrement
30:10engagé.
30:11Ça vous a toujours
30:12un peu gonflé,
30:13disons-le,
30:14que les sportifs
30:15soient à ce point
30:16si peu considérés.
30:19On est considéré
30:20quand on gagne
30:20des médailles.
30:23J'ai eu le plaisir
30:24de participer
30:24aux Jeux Olympiques,
30:26enfin participer,
30:27de commenter
30:27les Jeux Olympiques.
30:28Ici,
30:29à Radio France.
30:29Avec Radio France
30:30et j'ai vu
30:32à quel point
30:33ça a porté
30:35du bonheur
30:36aux gens,
30:36à quel point
30:37ça a rendu
30:39même le pays
30:40apaisé
30:42et à quel point
30:43aussi
30:43tous les représentants
30:45politiques
30:46se sont servis
30:47de ça
30:47et étaient forcément
30:48présents
30:48pour faire la photo
30:49mais malheureusement,
30:50une fois que c'est passé,
30:52il n'y a pas
30:52ce suivi derrière
30:53et c'est vrai
30:54que le rôle
30:55du sportif
30:56dans la société
30:57ou en tout cas
30:57l'image
31:00qu'il peut
31:00représenter
31:01dans la société.
31:03À certains moments,
31:04il a été
31:04un peu sous-évalué.
31:06Il y a plein de choses
31:07qui sont importantes
31:08mais j'ai l'impression
31:09qu'on nous sort
31:10quand ça intéresse
31:11et en l'occurrence,
31:12quand il y a
31:13la Coupe du Monde
31:1498,
31:15quand il y a
31:15les Olympiques
31:16en France,
31:17là tout d'un coup
31:18on devient très important
31:18mais après,
31:19il y a beaucoup
31:20de sportifs
31:20qui repartent
31:21dans l'anonymat
31:21il n'y a pas
31:23un suivi de fond
31:23par rapport
31:24à ce qu'ils peuvent
31:24apporter aux gens
31:26qui est quand même
31:26quelque chose
31:26d'extraordinaire.
31:27Il n'y a que le sport
31:28qui arrive à pacifier
31:30une société.
31:31Nous,
31:31ça a duré six mois
31:31en 98.
31:33Les Jeux Olympiques,
31:34ça a duré à peu près
31:34trois semaines,
31:35un mois.
31:36Et la Coupe du Monde
31:382018,
31:38deux jours.
31:39C'est incroyable
31:39mais c'est un travail
31:41de fond,
31:42être athlète de haut niveau.
31:43Dans ma tête,
31:44ça a démarré
31:45à l'âge de cinq ans
31:46et j'ai arrêté
31:47à 36 ans.
31:48C'est un vrai travail,
31:48c'est un pan de vie.
31:49Après,
31:50il y a le volet
31:50de la reconversion
31:51par exemple
31:51où tu te démerdes
31:53tout seul,
31:53tu es abandonné
31:54vraiment.
31:55Si toi,
31:56tu ne fais pas
31:56un travail sur toi
31:57par rapport
31:58à cette fameuse
31:59petite mort
32:00de reconversion,
32:01de réfléchir
32:01à ce que tu peux faire,
32:02il n'y a personne
32:03qui t'aide
32:03même dans des milieux
32:04professionnels
32:05comme le mien.
32:06Alors,
32:06je n'imagine même pas
32:06dans les milieux
32:07où le sport est amateur.
32:09Bien sûr.
32:10Et je trouve
32:11qu'il y a encore
32:12du travail à faire
32:12pour accompagner
32:13ces athlètes
32:14encore plus
32:15quand ils ont arrêtés
32:16où c'est le plus difficile.
32:17Vous avez vécu
32:18très longtemps
32:18à l'étranger,
32:19en Allemagne.
32:20Est-ce que vous avez
32:21véritablement senti
32:22une différence
32:23de culture
32:23par rapport
32:24au sport là-bas ?
32:29Oui,
32:30il y a une différence.
32:32En tout cas,
32:33par rapport au titre
32:33de champion du monde,
32:34je l'ai vraiment ressenti.
32:35Quand je suis revenu
32:36en Allemagne
32:37champion du monde,
32:38j'ai senti
32:39qu'il y avait...
32:40Alors,
32:40ils étaient déjà
32:41champions du monde
32:41des Allemands
32:42depuis longtemps.
32:43Il y avait déjà
32:44cette culture-là
32:46de gagner
32:46des titres majeurs
32:48et donc,
32:49être champion du monde,
32:50c'était quelque chose
32:51de très puissant
32:51et les sportifs
32:53là-bas,
32:55quand ils gagnent
32:56des médailles,
32:57c'est vrai qu'il y avait
32:57quelque chose de puissant.
32:58C'est en train
32:58de venir en France.
33:00Pendant longtemps,
33:01on ne gagnait pas,
33:02notamment dans le foot.
33:03Mais c'est en train
33:04de venir.
33:04Maintenant,
33:05les champions français
33:06gagnent des titres.
33:07Donc,
33:08cette culture,
33:08on va dire,
33:09du sport,
33:10de la compétition,
33:11du respect du sportif
33:12de haut niveau,
33:12elle est en train
33:13de se développer,
33:14de s'ouvrir.
33:15Parce que,
33:15quand même,
33:16Michel,
33:16avant qu'on passe aux questions
33:17à la salle,
33:18les rôles modèles,
33:20ça compte
33:20quand on est gosse
33:22et qu'on se dit,
33:23même parce que je vois
33:24Djokovic
33:25ou Alcaraz,
33:26j'ai envie de demander
33:27à mes parents
33:28de m'inscrire au tennis
33:29ou quand j'ai vu
33:29les hauts marchands,
33:31j'ai envie de faire
33:31de la natation
33:32ou quand,
33:32évidemment,
33:33je vois les joueurs
33:34de foot,
33:35j'ai envie de faire
33:35du foot.
33:36Ce n'est pas une motivation
33:37neutre,
33:38le rôle modèle
33:39du grand sportif.
33:40C'est l'exemplarité,
33:40c'est pareil qu'on en parlait
33:42tout à l'heure
33:42avec les parents
33:43qui devaient être exemplaires
33:44pour donner envie
33:46aux enfants de bouger,
33:47mais on a tous rêvé,
33:49tous les enfants
33:49qui ont des idoles,
33:52ce n'est pas seulement
33:53des influenceurs,
33:54heureusement.
33:55Nous, à notre époque,
33:56il n'y en avait pas.
33:57Non, il n'y avait pas
33:57d'influenceurs à l'époque,
33:58on n'avait même pas de téléphone.
34:00Moi, j'avais le bac et l'île,
34:01je ne suis plus où,
34:02mais évidemment
34:05que ce sont des modèles.
34:07Et je trouve,
34:08et ce n'est pas parce que
34:09Lisa est là,
34:09mais le côté,
34:12il y a des sportifs
34:13de haut niveau
34:14qui sont des modèles,
34:16des idoles pour les gamins
34:17et qui ne sont pas forcément
34:19recommandables
34:21en termes de mentalité,
34:22d'état d'esprit.
34:23On parle beaucoup
34:24de la mini-amale
34:25en ce moment
34:25qui est un joueur exceptionnel.
34:28Je ne suis pas sûr
34:28que son comportement
34:29en dehors du terrain
34:30soit un modèle
34:35pour nos enfants.
34:36Quand vous avez
34:37quelqu'un comme Lisa,
34:38moi, ça a été un modèle
34:38pour moi, Lisa,
34:39parce qu'il représente,
34:42ferme tes oreilles,
34:43il représente
34:44le côté sain
34:45du sport de haut niveau.
34:47Quelqu'un qui a une hygiène de vie
34:49et on le voit encore aujourd'hui
34:50puisqu'il continue,
34:51mais l'hygiène de vie,
34:53le fait qu'il ait,
34:54pardon,
34:55je ne vais pas faire
34:56des caricatures
34:57avec les joueurs de foot,
34:58mais quand Lisa
34:59était interviewée,
35:00c'est peut-être pour ça
35:01aujourd'hui qu'il commente,
35:02mais quand il était interviewé,
35:04il ne répondait pas seulement
35:05par voilà.
35:06c'est quand même
35:07le mot le plus utilisé
35:08dans les interviews.
35:10Voilà.
35:10Et puis on se gratte
35:11et on dit voilà.
35:13Vous le faites vachement.
35:14Vas-y.
35:14Oui, oui.
35:15Moi, je suis effaré.
35:17Oui, voilà.
35:18On va essayer de marquer
35:19en deuxième mi-temps.
35:20Après, il en avait quand même
35:23avec lui qui, voilà.
35:25Non, mais c'est vrai,
35:26il était dans une génération
35:27où on arrivait à avoir,
35:29un peu comme dans le rugby,
35:30beaucoup d'ailleurs,
35:31mais les types arrivaient
35:32à répondre aux interviews.
35:33Donc, quand on parle de modèle,
35:35il faut que ce soit un modèle
35:36d'état d'esprit sain,
35:41d'hygiène de vie saine,
35:42dans un sport qui fait rêver
35:44les enfants avec des sportifs
35:48de haut niveau qui arrivent
35:49à faire des phrases.
35:51Et je suis désolé,
35:52mais moi, je pense que c'est
35:53essentiel pour tout ça.
35:55Et ce n'est pas une responsable,
35:57ce n'est pas forcément la faute
35:57de nos sportifs de haut niveau.
35:59Mais comme ils sont recrutés
36:01dès l'âge de 12 ans
36:02et qu'ils ne font pas tous
36:03sport-études,
36:05ça devient compliqué.
36:05Mais le modèle est essentiel.
36:08Il faut que les gamins rêvent.
36:10On rêve tous.
36:10Moi, j'ai rêvé d'être
36:11footballeur de haut niveau.
36:12J'ai vite compris qu'il fallait
36:13que je fasse médecine.
36:15Mais voilà, c'est un modèle.
36:18C'est quelque chose
36:18qui m'a motivé.
36:19J'ai joué au foot jusqu'à 18 ans
36:20parce que des gens,
36:22alors ce n'était pas toi
36:23à l'époque quand j'avais 18 ans,
36:25mais des gens m'ont fait rêver.
36:27C'est essentiel aussi.
36:28Alors, est-ce qu'il vous faut rêver ?
36:29C'est beaucoup de responsabilité
36:30pour les athlètes aussi.
36:31Oui, bien sûr.
36:32Parce qu'en effet,
36:32on fait tout le temps attention
36:34à ça,
36:34essayer à la fois d'être
36:36des athlètes performants
36:37et d'essayer d'avoir une tenue.
36:40Et ce n'est pas toujours facile
36:41tout au long d'une carrière
36:42de le faire.
36:43Mais la notion de modèle,
36:44elle est très importante.
36:44de moi,
36:45ça a été Björn Borg d'abord.
36:49J'étais fasciné.
36:50Je faisais du tennis,
36:50j'étais fasciné par Björn Borg.
36:51Une machine.
36:52Et j'aimais sa mentalité,
36:54son côté concentré,
36:57sa façon de s'habiller.
36:58Et après,
36:59ça a été Alain Géresse
36:59quand je suis arrivé
37:00au Géranin de Bordeaux
37:01et j'étais petit,
37:03donc du coup,
37:04je me comparais un peu à lui.
37:05Mais c'est très important
37:06pour les enfants
37:07d'avoir des modèles
37:08et c'est vrai que du coup,
37:09nous,
37:10je m'en suis rendu compte après,
37:11j'ai le souvenir aussi,
37:12je pense que c'était Antoine Griezmann
37:14qui était venu à Clairefontaine
37:16pour signer des autographes.
37:17Il y a une vidéo
37:17qui tourne comme ça
37:18et tu te dis,
37:19tu te rends compte quand même
37:20que ce jour-là,
37:22en fait,
37:22il y a Antoine Griezmann
37:22qui est venu.
37:23Il a rêvé ce jour-là.
37:24Il a rêvé ce jour-là
37:26et son rêve s'est réalisé.
37:28Il te rends compte
37:28de la responsabilité que tu as
37:30ce jour-là,
37:31peut-être de lui faire ce sourire,
37:32de lui faire cette signature
37:33qui fait que le mec,
37:34il va rêver encore plus
37:35et ça va lui donner
37:36encore plus envie
37:37de devenir ça
37:38et donc tout ce que tu vas donner
37:42au travers d'un écran,
37:44au travers d'une interview,
37:46c'est aussi important finalement
37:47que les médailles
37:48que tu vas gagner
37:48parce que derrière,
37:50tu vas créer des vocations
37:51et des enfants
37:51qui vont avoir envie
37:52de faire du sport.
37:53Pour moi,
37:53le sport,
37:54c'est la meilleure école
37:54de la vie possible,
37:55imaginable.
37:56Et parfois,
37:57des femmes aussi
37:57parce que je sais
37:58que tu as inspiré
38:00des footballeuses
38:01qui portaient ton numéro
38:03qui,
38:05à l'époque,
38:05il n'y avait pas de chaussures
38:07en 38 ou en 39.
38:08Elles jouaient
38:08avec des chaussures
38:09en 42.
38:11Aujourd'hui,
38:11elles s'appellent
38:11Sonia Bond-Pastor,
38:12par exemple,
38:13et tu as été son idole
38:15lorsqu'elle était
38:16jeune footballeuse.
38:17Donc,
38:18il faut aussi
38:18qu'on ait des modèles
38:19inspirants masculins
38:21et féminins
38:22parce que c'est aussi
38:23important de pouvoir
38:24se projeter.
38:26Vous pouvez bien sûr,
38:27je ne sais pas
38:28où sont les micros,
38:29mais poser vos questions
38:30à Michel
38:32et à Bichent
38:33qui commencent.
38:36Alors,
38:36il y a une question,
38:37il y a un bras levé
38:37là-devant,
38:38là-bas.
38:38Alors,
38:39le micro est là-bas,
38:40il va descendre ici.
38:41Bonjour,
38:41vous pouvez vous lever.
38:42Quel est votre nom ?
38:43Je m'appelle Gaëtan.
38:45J'ai une question,
38:47notamment pour Bichenté,
38:49en tant qu'ancien
38:51footballeur professionnel.
38:53des athlètes
38:54comme Raphaël Varane
38:56s'est plaint
38:57du cumul
38:58des matchs.
38:59Est-ce qu'on ne met pas
39:00en danger
39:01la vie
39:02des futurs
39:04footballeurs
39:05et est-ce qu'on ne met pas
39:06en danger
39:07l'avenir
39:08du football ?
39:10Et la santé,
39:10du coup ?
39:11On ne met pas
39:12en danger la vie,
39:13mais on met en danger
39:14l'intégrité physique.
39:15On augmente,
39:16évidemment,
39:17le risque
39:17de blessures.
39:19J'ai l'impression
39:20que dans le rugby,
39:22on a réfléchi
39:24un peu plus tôt
39:24à ce sujet-là
39:26où ils ont des effectifs
39:27beaucoup plus larges,
39:27où ils font tourner
39:28davantage.
39:29Mais c'est vrai
39:30que nous,
39:31cette saison,
39:31la saison dernière
39:33en particulier
39:33avec la Coupe du Monde
39:34des Clubs,
39:35c'est un peu
39:35la saison de trop
39:36en termes de matchs
39:38et de calendrier fou.
39:40D'ailleurs,
39:41les joueurs du Paris Saint-Germain
39:42le payent en ce moment
39:43parce qu'il y a
39:44beaucoup de blessures.
39:45Donc ça,
39:45c'est assez logique.
39:47Tu veux faire jouer
39:47les mecs
39:48avec peut-être
39:4970 matchs.
39:51Ça se paye
39:52la saison d'après
39:53ou les saisons suivantes.
39:54Si c'est des petites
39:55blessures musculaires,
39:56ça va.
39:57Quand ça commence
39:57à devenir des ligaments
39:58croisés du genou,
39:59c'est une carrière
40:00qui peut être
40:00mise en péril.
40:02Juste,
40:03il y a une étude
40:04qui a été faite
40:04entre David Beckham
40:06et Jude Bellingham
40:07et qui montre
40:08qu'à 20 ans,
40:09au même âge,
40:10Jude Bellingham
40:11a joué 5 fois plus
40:12que David Beckham
40:13n'avait joué
40:14à 20 ans.
40:15Donc,
40:16il faut qu'on
40:17fasse aussi attention
40:18à l'intégrité physique
40:19et du coup aussi mentale
40:20des sportifs
40:22de haut niveau.
40:22Juste un mot,
40:23le corps est un tout,
40:25nous avons un cerveau
40:26et le reste
40:28de l'organisme
40:28et quand,
40:30avec des rythmes
40:31pareils
40:31dont a parlé
40:32Bidjente,
40:33la fatigue mentale
40:34s'installe,
40:36il y a un relâchement
40:37de la vigilance
40:38corporelle
40:39et physique
40:40qui fait qu'on se blesse
40:41beaucoup plus facilement.
40:42Les études l'ont montré.
40:43un joueur
40:44qui est fatigué,
40:46qui a une fatigue
40:47mentale,
40:48psychologique
40:49liée à l'accumulation
40:50de sport,
40:51de match,
40:52se blessera
40:53beaucoup plus
40:54et c'est probablement
40:55ce qu'arrive au PSG
40:55aujourd'hui aussi.
40:56Tu as eu ces blessures-là
40:57dans ta carrière.
40:57Oui,
40:58je l'ai vécu.
40:59Après,
41:00la blessure,
41:00elle arrive parfois
41:01comme...
41:03Un révélateur.
41:04Un révélateur
41:05et après,
41:06une chance,
41:06un moment
41:07de pouvoir récupérer
41:08entre guillemets
41:09naturellement
41:09parce que personne
41:10te dit
41:11ça serait bien
41:12que tu joues demain.
41:13Une autre question.
41:14Bonjour,
41:15Pascal.
41:16On a la chance
41:17d'avoir deux spécialistes,
41:18donc Michel et Bixente,
41:19anciens champions
41:20de haut niveau
41:21et en fait,
41:22je me disais,
41:23ça rebondit
41:23sur la première question
41:24mais est-ce qu'il y a
41:26une relation particulière
41:26qui s'installe entre toi
41:27et le médecin
41:28quand tu étais champion
41:29de haut niveau
41:30en football
41:30et que malgré
41:31les blessures
41:32et tout ce qu'on a expliqué
41:33juste avant,
41:34tu te dis,
41:35non écoute,
41:36tu me dis que je suis
41:36un peu blessé
41:37mais moi j'ai envie
41:38de faire ce match
41:38et donc je ne vais pas
41:39t'écouter,
41:40je vais y aller.
41:41Est-ce que maintenant,
41:41même si on voit
41:42qu'au PSG
41:42il y a beaucoup de blessures,
41:43avec leur cul,
41:44tu te dis,
41:44des fois j'y suis allé
41:45alors que j'aurais pas dû y aller
41:46ou alors j'ai eu raison
41:47d'y aller
41:47parce qu'en fait
41:48le médecin
41:48il s'est trompé ?
41:51C'est très intéressant
41:52votre question,
41:53j'ai fait un peu le contraire,
41:54c'est-à-dire qu'il y a eu
41:54un match
41:55où je ne suis pas allé,
41:57c'était une finale
41:58de ligue des champions,
41:59je m'étais blessé
42:00trois mois avant,
42:01rupture du croisé
42:02postérieur
42:03et j'étais vraiment
42:04limite en termes de timing
42:07et j'ai pas voulu
42:09me mettre
42:10trop sous pression
42:12et physiquement
42:13et mentalement
42:14parce que j'étais
42:15vraiment sur
42:16une deadline
42:18qui était trop juste
42:19et du coup
42:21j'ai pas fait
42:21cette finale
42:22de ligue des champions.
42:2399 ?
42:24Face à Manchester United ?
42:25Mais mon genou
42:26me dit merci
42:26encore aujourd'hui
42:27parce que j'ai jamais
42:29eu plus de problèmes
42:30à mon genou
42:31depuis
42:32et j'ai déjà vu
42:33des joueurs
42:34qui ont forcé
42:35notamment sur
42:36des problèmes articulaires
42:37avec des genoux
42:38qui étaient
42:40pas soignés
42:42et qui ont abîmé
42:43leurs genoux
42:44et ça a eu un impact
42:44sur la durée
42:45de leur carrière
42:46donc oui la relation
42:47avec le docteur
42:49est très importante
42:50il y a une relation
42:50de confiance
42:51le joueur a toujours
42:53tendance à vouloir
42:53jouer
42:54mais après
42:55il faut pas être con
42:56il y a des blessures
42:57musculaires
42:59par exemple
42:59où si tu te redéchires
43:02un petit peu
43:03c'est pas dramatique
43:04mais les blessures
43:05articulaires
43:05tu peux vraiment
43:06fracasser ton articulation
43:08et encore une fois
43:10perdre des années
43:11de carrière
43:11donc à ce moment là
43:12je crois qu'il faut savoir
43:13ne pas forcer
43:14avec le conseil
43:15du médecin aussi
43:16Vous savez
43:17je crois que
43:18médecin d'un club
43:19que ce soit de foot
43:21ou autre
43:21c'est l'enfer
43:23parce que
43:24vous êtes
43:25normalement
43:25notre exercice
43:27en tant que médecin
43:28doit être complètement
43:28indépendant
43:29de toute influence extérieure
43:30si je vois un patient
43:32c'est moi qui décide
43:33je peux décider
43:33avec d'autres médecins
43:34de l'hôpital
43:35si je travaille dans un service
43:36mais c'est moi qui décide
43:37avec le patient
43:38de ce que je dois lui proposer
43:40comme traitement
43:40arrêt de travail
43:41quand vous êtes
43:42médecin d'un club
43:44et j'en ai parlé
43:44avec des médecins
43:45récemment
43:47des médecins de foot
43:48vous êtes sous influence
43:50du joueur
43:50le joueur
43:51veut jouer
43:52il veut jouer
43:53il se dit
43:53ouais ça va mieux
43:54non c'est une semaine
43:55de plus de repos
43:56non non mais je veux jouer
43:57impérativement
43:57sinon je vais perdre ma place
43:58le directeur sportif
44:00et l'entraîneur
44:02qui veulent que le joueur
44:03parce qu'il est important
44:04l'agent du joueur
44:05qui ne veut pas
44:07que son joueur
44:07soit dévalorisé
44:08parce qu'il n'a pas joué
44:09qu'il risque de se faire remplacer
44:10que s'il se fait remplacer
44:11qu'il est sur le banc
44:12il va perdre
44:12il va perdre de la valeur
44:14l'influence des médias
44:15qui disent
44:16mais comment ça se fait
44:17que Dembélé ne joue pas
44:19alors qu'on a besoin de lui
44:20pour un champion de l'ing
44:21et le médecin
44:22avec tout ça
44:23il a toutes les influences extérieures
44:26qui font que
44:27ça va biaiser son jugement
44:29alors qu'il ne doit avoir
44:30qu'un seul intérêt
44:31c'est celui de son patient
44:33et de son intégrité
44:34et il y a un problème aussi
44:36de secret médical
44:36il y a un papier dans l'équipe
44:37ce matin sur le secret
44:39les bonnes relations
44:40entre le Paris Saint-Germain
44:41et la Fédération Française de Football
44:43où on a Barcola
44:44qui arrive
44:46enfin c'est extraordinaire
44:47quand même
44:47la photo
44:47il arrive avec son dossier médical
44:49à Clairefontaine
44:49pour expliquer
44:51ben oui mais moi
44:51j'ai un problème aux ischios
44:52etc
44:53et on partage l'information
44:55entre médecins
44:57et un groupe Whatsapp
44:58c'est normal
44:59mais finalement
45:00ça sort dans la presse
45:01le secret médical
45:02il est violé là
45:02on n'a pas à savoir
45:04qu'il a un oedème
45:04de l'ischio janvier
45:05et c'est des discussions
45:08entre médecins
45:08donc le boulot
45:09de médecin
45:10moi à un moment
45:10j'ai rêvé
45:11d'être médecin
45:11dans un club de foot
45:13finalement non
45:14j'ai rêvé
45:14de trop de trucs
45:15finalement tu fais du théâtre
45:16c'est bien aussi
45:17l'athlète doit aussi
45:18à un moment donné
45:19prendre ses responsabilités
45:21parce que le jour
45:21où il décide de jouer
45:25et finalement
45:26il abîme son articulation
45:28définitivement
45:29sa carrière
45:30elle est terminée
45:31et personne
45:32je répète encore une fois
45:33personne n'a strictement
45:34rien à foutre
45:35parce qu'il y a d'autres joueurs
45:36qui arrivent
45:37parce que la vie continue
45:38parce que les matchs continuent
45:39donc l'athlète doit toujours penser
45:40à être durable
45:42donc être durable
45:43c'est à un moment donné
45:45ne pas être stupide
45:47c'est pour ça qu'il faut
45:47vraiment discuter
45:48sur les risques
45:49les risques
45:50sur des blessures musculaires
45:51ne sont pas très importants
45:52sur des blessures articulaires
45:53c'est très important
45:54et à un moment donné
45:55savoir dire stop
45:57ça vient aussi
45:58de l'athlète
45:59mais
46:00il y a beaucoup de pression
46:01de partout
46:01oui et puis il y a
46:02un autre sujet
46:03qui est apparu
46:04qui est le sujet
46:05des commotions cérébrales
46:06vous parlez Gaëtan tout à l'heure
46:08de Raphaël Varane
46:09il a dit avoir joué
46:10en ayant subi des commotions
46:12aujourd'hui
46:12c'est aussi un enjeu
46:13pour notamment le football
46:15le rugby
46:16est un peu plus en avance
46:17sur ces sujets là
46:18mais pour le hand
46:19pour le foot
46:19c'est aussi un sujet
46:21je voudrais qu'on termine avec vous
46:22madame
46:23vous avez levé la main
46:23pour une question
46:24la dernière
46:25pour Bichente
46:25et Michel
46:26oui moi c'est Claire
46:28je voulais vous remercier
46:29pour votre intervention
46:30depuis le début de la matinée
46:32il y a eu la barbelle
46:33qui a été faite
46:33à la jeunesse
46:34et à l'éducation nationale
46:36vous avez parlé
46:37durant l'intervention
46:38de prise en main
46:40individuelle
46:41de responsabilité
46:42que nous avons
46:43à titre personnel
46:44est-ce que vous pensez pas
46:45également
46:46qu'il y aurait
46:46une responsabilité
46:47à donner
46:48aux entreprises
46:49sachant qu'en ce moment
46:51on fait beaucoup face
46:53à des burn-out
46:54des burn-out
46:55toutes sortes de choses
46:56est-ce qu'il faudrait pas
46:57diviser un petit peu
46:58la responsabilité
46:59au sein des différentes
47:00parties prenantes
47:01qu'il peut y avoir
47:01dans notre quotidien
47:02il faut pas diviser
47:03il faut compléter
47:03et en fait
47:04le monde du travail
47:05et on a beaucoup travaillé
47:07pendant Paris 2024
47:08avec les entreprises
47:09notamment les entreprises
47:10partenaires premium
47:11des jeux
47:13il y avait
47:14une opération
47:15pour faire bouger
47:17leurs collaborateurs
47:18aujourd'hui
47:19il y a une vraie prise
47:20de conscience
47:21de la part
47:21des chefs d'entreprise
47:23sur l'importance
47:25de l'activité
47:25physique
47:26et du bien-être
47:27au travail
47:27et là aussi
47:28je vais utiliser
47:29un gros mot
47:30c'est le retour
47:30sur investissement
47:31parce que les entreprises
47:32se sont rendues compte
47:33qu'un euro d'investi
47:35dans le bien-être
47:36dans l'activité physique
47:37dans la possibilité même
47:39ne serait-ce que
47:39pour que les collaborateurs
47:41puissent faire même
47:41des siestes
47:42dans des endroits
47:43dédiés
47:44c'est
47:4510 euros
47:46de retour
47:46sur investissement
47:47en termes
47:48de baisse
47:49des arrêts maladie
47:50des arrêts de travail
47:51baisse des accidents
47:52de travail
47:53et sur le bien-être
47:54et quand vous croisez
47:55un collaborateur
47:56dans une entreprise
47:57qui a la banane
47:58parce qu'il est bien
47:58il contamine
48:00tous ceux
48:00qui sont autour
48:01plus les mobilités
48:03actives
48:03qu'on essaye
48:04de motiver aussi
48:06auprès des entreprises
48:07pour qu'elles subventionnent
48:08l'achat
48:09la location
48:10de vélos
48:10pour se rendre
48:11au travail
48:12qu'on demande aux gens
48:13de marcher un petit peu plus
48:15plutôt que de descendre
48:16dans la dernière station
48:17de métro
48:17et puis
48:18architecturalement
48:19quand vous allez
48:21dans un immeuble
48:22de bureau aujourd'hui
48:23que vous cherchez
48:24que vous voulez monter
48:25au cinquième étage
48:26vous avez l'ascenseur
48:27devant vous
48:28cherchez l'escalier
48:29alors ici
48:30à la maison de la radio
48:31tu sais que je fais
48:3210 000 pas par jour
48:33ça t'a pas échappé
48:34cette maison
48:34elle est ronde
48:35pour aller d'un endroit
48:36à un autre
48:36pour aller du point A
48:37au point B
48:37il faut passer par le point F
48:39et je vous jure
48:39que c'est vrai
48:40du coup moi je
48:42voilà
48:42mais c'est vrai
48:43les escaliers
48:44sont moins accessibles
48:45que les ascenseurs
48:46et les nouvelles entreprises
48:47qui ont compris ça
48:48elles mettent les escaliers
48:49bien en évidence
48:50très large
48:51très agréable
48:52très éclairé
48:53et il faut plutôt
48:54aller chercher l'ascenseur
48:55pour si on veut monter
48:56et ça
48:57les entreprises
48:58le monde du travail
48:59aujourd'hui
48:59a compris
49:00l'importance
49:01de l'investissement
49:02dans l'activité physique
49:03merci beaucoup
49:04à vous
49:05pour vos questions
49:05merci Michel
49:06merci Bichent
49:07Bichent
49:08on vous retrouve
49:09sur Instagram
49:11parce que vous donnez
49:12des petits cours aussi
49:13c'est pas mal
49:13et vous Michel
49:14on vous retrouve au théâtre
49:15Saint-Georges
49:16secret médical
49:17secret médical
49:18voilà cet homme là
49:19c'est tout fait
49:19merci beaucoup à vous
49:21on se retrouve dans 10 minutes
49:22et cette fois-ci
49:23c'est Alexis en quincan
49:24merci beaucoup
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