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  • il y a 5 mois

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00:00On parle politique ce matin, évidemment, actualité oblige.
00:03Nous sommes avec Maria Echevarria, la présidente de Renaissance au Pays Basque,
00:06membre du bureau exécutif du parti présidentiel.
00:09Au lendemain, évidemment, de la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:12un ex-Premier ministre qui, d'ailleurs, à la demande d'Emmanuel Macron,
00:15dispose de deux jours pour tenter de trouver un accord politique
00:18capable de restaurer la stabilité gouvernementale.
00:21Bref, c'est le souk. Yves Thussaud, bonjour.
00:23Bonjour Maria Echevarria, bonjour.
00:25Bonjour.
00:25Merci d'avoir accepté l'invitation.
00:27« Je ne comprends plus les décisions du président de la République.
00:30Elle donne le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. »
00:34Est-ce que vous savez qui a tenu ce discours ?
00:36Évidemment. Gabriel Attal, donc, notre secrétaire général de parti.
00:42Il a lâché Emmanuel Macron en race campagne.
00:44Je crois qu'actuellement, il est quand même difficile, effectivement,
00:48de voir un petit peu où l'on va.
00:50La colère est immense chez les Français, chez nous tous.
00:53Je peux vous dire qu'hier, la journée était composée d'événements comme ça,
00:59soudain, qui étaient effectivement incompréhensibles.
01:02Et dans le même temps, je pense qu'Emmanuel Macron n'est ni le problème ni la solution au niveau de la...
01:08Je sais que plusieurs appellent à sa démission.
01:11Je pense que ce ne serait ni la solution et ça n'est sûrement pas le problème.
01:14Alors, après, le même temps, c'est le ni-ni ?
01:17Alors, en fait, ce qu'il faut revoir un petit peu, parce que la colère ne nous permet pas...
01:21Enfin, moi, je vois, vous devez l'entendre aussi, les gens sont de plus en plus imperméables.
01:26On est de moins en moins audibles, et c'est là pour tous.
01:29Et ce qui est sûr, c'est que le Président a essayé, lorsqu'il a choisi le premier Premier ministre,
01:35qui était issu de LR, LR ne voulant pas travailler avec nous au départ,
01:39Barnier, d'ouvrir un petit peu, de partager ce pouvoir et de laisser Barnier diriger.
01:47Il a par la suite été imposé par Bayrou, qui ne faisait pas non plus partie de notre socle,
01:55et qui était assez indépendant.
01:57Et là, il a essayé avec Sébastien Lecornu, qui, je vous rappelle, a quand même fait l'annonce de s'asseoir sur le 49.3.
02:03Donc, c'était rendre le pouvoir au Parlement, et ce qui a été un peu incompréhensible,
02:10c'est le choix de ces partis, de venir contester un gouvernement auquel personne ne voulait adhérer.
02:17C'est-à-dire que le PS ne voulait pas y aller, les LR se demandaient s'ils y resteraient,
02:21on a pris ce qu'il y avait, en gros.
02:23Alors, vous parliez aussi de la colère que vous entendez dans cette période.
02:28Mais justement, Thibaut Vincent a promené son micro hier en fin de journée à Hendaille.
02:32Écoutez.
02:32On a là un peu par-dessus la tête.
02:34Je ne sais pas vraiment s'ils se préoccupent de ce qui se passe vraiment chez les Français.
02:39Pour moi, c'est grave.
02:40Déjà, la France, pour moi, n'est pas dans une situation où il faut se permettre encore un peu plus dans le négatif.
02:47Chaque parti veut garder ses prérogatifs, et puis, on ne pense pas à la France, on pense au parti d'abord.
02:54Et ça, c'est grave, je trouve.
02:55Ça fait 40 ans que je vote, j'ai 60 ans, et je crois bien que je vais arrêter de voter,
02:59parce que je suis un peu dégoûté de tout, de tous les partis.
03:04C'est désolant, je ne sais pas où on va, voilà.
03:06Pour moi, il faudrait que le président actuel démissionne, et qu'on refasse les élections.
03:10Maria Chevaria, Emmanuel Macron doit démissionner, il faut refaire des élections ?
03:14Non, du tout. Ce que je vous disais, il n'est ni le problème ni la solution au niveau de la démission.
03:19Le problème, non, parce que je vous rappelle que les deux premiers ministres n'étaient pas issus de nos rangs,
03:23et ils ont été indépendants.
03:24Le troisième, Sébastien Lecornu, a eu une méthode de concertation, d'échange,
03:30et c'est là où, par contre, les partis politiques ont une responsabilité,
03:33ils se sont tous braqués, et tous ont l'impression d'avoir gagné cette élection en 2024.
03:39Personne ne l'a gagné, personne aujourd'hui ne peut exiger,
03:42et nous, en renaissance, Gabriel Attal, je vous rappelle qu'il n'a demandé aucun poste,
03:47et qu'il d'ailleurs n'a obtenu aucun poste.
03:49Mais il attend 2027, Gabriel Attal, donc.
03:51Mais comme les autres. En fait, c'est tout le problème.
03:53C'est tout le problème.
03:54C'est qu'aujourd'hui, Gabriel Attal ne parle pas, effectivement, d'un projet pour 2027,
03:59il parle de solution pour aujourd'hui.
04:01Lorsqu'il dit qu'il faudrait commencer par le quoi,
04:04et choisir le qui après, c'est la solution qui est proposée depuis le mois de septembre,
04:08elle n'est malheureusement pas choisie par le président.
04:12Ici Pays Basque, il est 7h51, notre invitée ce matin, Maria Echevarria,
04:15la présidente de Renaissance au Pays Basque,
04:17après la démission du gouvernement de Sébastien Lecornu,
04:20et la démission aussi du Premier ministre.
04:21Emmanuel Macron qui a donné 48 heures à Sébastien Lecornu
04:23pour trouver un accord politique capable de restaurer la stabilité gouvernementale.
04:28Personne n'y croit.
04:29C'est-à-dire que ça fait des mois qu'on travaille,
04:31parce que ça, les Français ne le savent pas,
04:33mais ça fait des mois qu'on essaye de bâtir un budget.
04:37Vous avez vu la réaction aussi du Premier ministre,
04:39mais ça fait des mois, depuis la dissolution,
04:42que rien ne se passe,
04:43et en 48 heures, on peut trouver la recette miracle.
04:45Mais ça n'est pas Emmanuel Macron qui est à la manœuvre,
04:49ce sont des partis politiques.
04:50Moi, je suis désolée.
04:52Lorsque Sébastien Lecornu prend la parole hier,
04:54il le dit très clairement.
04:56Ce positionnement,
04:57ces coups de menton sont absurdes dans la situation actuelle.
05:00Justement, Colette Capdeviel,
05:02la députée socialiste de la 5e circonscription,
05:04de Bayonne, sur ici Pays Basque,
05:06ce matin, dit qu'elle attend du chef de l'État
05:08qu'il nomme un Premier ministre de gauche.
05:10Mais à quoi bon ?
05:11À quoi bon aussi personne ?
05:13Moi, je veux bien.
05:14Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
05:15On part trois mois.
05:15Moi, je vous rappelle que lundi,
05:17nous sommes censés voter un budget.
05:19C'est fini.
05:20Il n'y en aura pas.
05:21Le coût pour les entreprises,
05:23le coût pour les foyers...
05:24Emmanuel Macron ne démissionne pas.
05:26Les LR ne veulent pas être dans un gouvernement
05:28avec M. Lecornu ou quelqu'un d'autre.
05:30Vous ne voulez pas d'un Premier ministre socialiste ?
05:32C'est quoi la solution ?
05:33Mais ça n'est pas qu'on n'en veut pas.
05:35On en veut bien.
05:36Est-ce que la solution est la dissolution ?
05:38Mais, alors, je ne pense pas,
05:40et c'est pour ça, je pense,
05:41qu'Emmanuel Macron a donné 48 heures.
05:44Le problème, quand même, c'est un monde.
05:46Ce sont ces partis politiques
05:47qui ont pris la main et qui exigent.
05:50Ils exigent.
05:51Imaginez que vous devez, vous,
05:53organiser un événement,
05:55et qu'à droite, on vous dit
05:56« Ah ben non, s'il y a Pépito qui vient,
05:58moi, je ne vienne pas. »
05:59L'autre qui dit « Ah oui, mais s'il y a Ginette,
06:00je ne participe pas. »
06:01C'est ça depuis des mois.
06:03Ça n'est plus possible.
06:04Et bien, justement,
06:05cas d'échec des négociations
06:06de Sébastien Lecornu,
06:07Emmanuel Macron a dit
06:07qu'il prendra ses responsabilités.
06:09Mais bien sûr !
06:09Mais il fait quoi ?
06:10Mais qui va être pénalisé ?
06:11Mais qui...
06:12S'il prononce une dissolution
06:15que nous ne souhaitons pas,
06:16qui sera pénalisé ?
06:18Nous !
06:19Qui sera pénalisé ?
06:20L'LR.
06:21Qui sera pénalisé ?
06:21Le PS.
06:22Voilà.
06:23Pourquoi ?
06:23Parce qu'à un moment donné,
06:25personne ne va faire un part en avant.
06:26Moi, je veux juste rappeler
06:28à ces gens-là
06:28que les élections présidentielles,
06:31c'est dans 18 mois.
06:32C'est demain.
06:33Donc, ils peuvent porter
06:35leur projet dans 18 mois.
06:37Merci.
06:37Qu'ils nous laissent tranquilles,
06:38qu'ils nous laissent travailler,
06:39qu'ils aident les Français à avancer,
06:41qu'ils nous permettent
06:42de maintenir un pays serein.
06:45Merci.
06:45C'est à 18 mois.
06:46Merci, Maria Chevaveria,
06:47d'avoir accepté notre invitation.
06:48Merci à vous.
06:49Bonne journée.
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