00:00Le problème, c'est que tous les Français, en voyant ce gouvernement,
00:02se sont dit que le macronisme revient au cœur du gouvernement de la France.
00:06– Le problème, c'était Bruno Le Maire ?
00:07– Non, le problème, c'est…
00:08– La plupart des ministres sortants ont été reconduits,
00:11plusieurs venant des Républicains, il y avait très peu de changements,
00:14à part l'arrivée de Bruno Le Maire.
00:15– Bruno Le Maire n'était pas le problème, il était le symptôme du problème.
00:20Le problème, c'est que ce gouvernement a été fait à l'Élysée.
00:23Et donc, nous, nous disons une chose très simple.
00:25Je ne sais pas comment vont évoluer les décisions
00:27qui se prendront dans les jours qui viennent,
00:28mais pour nous, il est absolument clair que nos institutions doivent être respectées.
00:33Et le respect des institutions, c'est revenir aux résultats de la dissolution,
00:35revenir à ces élections législatives.
00:38Il faut que le président de la République, s'il veut renommer un Premier ministre,
00:41nomme quelqu'un qui ne vienne pas de son camp.
00:43Il faut que le président de la République renonce à gouverner le pays,
00:46renonce à exercer le pouvoir.
00:48On est dans une situation qui ressemble à une cohabitation,
00:51et il faut maintenant qu'on rentre dans cette situation.
00:52– Quelqu'un qui n'est pas de son camp, c'est quel camp ?
00:53Ça laisse…
00:55– On ne revendique rien pour nous-mêmes, je le précise,
00:57et merci de me poser la question.
00:58– Nous ne prétendons pas avoir gagné les élections législatives,
01:01nous ne revendiquons pas d'être à matinée.
01:03– Donc ce que vous nous dites ce soir, c'est qu'il doit appeler un Premier ministre de gauche ou du RN ?
01:06– Non, il peut appeler quelqu'un qui vienne de la société civile.
01:08En tous les cas, pour nous, nous n'envisagerons de rentrer de nouveau
01:12dans la participation à un gouvernement
01:14que si nous avons la certitude
01:16que ce n'est plus pour l'Élysée
01:18l'occasion de revenir à cette tentation
01:20d'exercer le pouvoir sur tout.
01:22Et encore une fois, je le dis sans aucune animosité,
01:24mais parce que nous devons le respect aux Français.
01:27Moi, je me mets à la place de ces millions de Français
01:29qui sont totalement désarçonnés par ce qui est en train de se passer.
01:33Et je voudrais leur dire, oui, c'est vrai, nous tâtonnons,
01:35et la situation est difficile.
01:37Et Bruno Retailleau, depuis le début,
01:38comme président de notre famille politique,
01:40n'a eu qu'un seul et unique objectif en tête,
01:42servir la France, servir le pays,
01:45protéger les Français de toutes les dérives
01:47que la gauche voudrait nous imposer.
01:48François-Xavier Benhamy, que depuis ce matin,
01:51LR est redevenue dans l'opposition.
01:53Non, je le redis, je viens de vous dire,
01:55et c'est ce dont nous avons parlé avec Bruno Retailleau,
01:57on a échangé sur la question,
01:58on aura l'occasion de l'en parler.
01:59Sinon, vous faites du en même temps
02:00ce que vous reprochez à Mme Macron.
02:01Mais je ne sais pas qui sera le prochain Premier ministre de la France.
02:06Si le prochain Premier ministre est de gauche,
02:07je peux déjà vous dire que nous serons dans l'opposition
02:09de manière déterminée.
02:11Vous ne souhaitez pas que le prochain Premier ministre...
02:11Parce que vous posiez la question à Boris Vallaud,
02:12moi je réponds à cette question.
02:13Vous ne souhaitez pas que le prochain Premier ministre
02:15soit issu des Républicains ?
02:18On ne peut pas le revendiquer,
02:19ce serait totalement excessif de notre part,
02:21parce que nous ne croyons pas avoir gagné
02:23les élections législatives.
02:25Et justement, il faut que chacun regarde
02:26avec beaucoup d'humilité et beaucoup de sérieux
02:28la situation actuelle.
02:29Parce que ce qui est en jeu,
02:31c'est le sens même de notre démocratie.
02:35Ce qui est en jeu, c'est le respect des Français,
02:37le respect du vote des électeurs.
Commentaires