00:00— Moi, je pense qu'il se donne du temps. Il se donne du temps avant d'annoncer une dissolution. Enfin, je pense que...
00:04— C'est-à-dire qu'il a déjà pris la décision pour vous ?
00:06— En fait, c'est même pas qu'il a pris la décision. Il n'a pas d'autre choix, en fait. Il faut aussi le dire. Nous, si depuis maintenant plusieurs semaines, on appelle à la dissolution, contrairement à ce que certains pensent, c'est pas dans notre intérêt.
00:17Bien entendu, aujourd'hui, les sondages sont favorables. Mais quelle est l'autre solution ? Enfin, on regarde la Constitution, on regarde les pistes.
00:26— Aujourd'hui, on l'a vu, on vient de sortir d'un débat entre LR... — Si vous étiez dans les choux dans les sondages, vous n'auriez pas la solution. Comment ?
00:32— Si vous étiez dans les choux dans les sondages, ce soir, vous n'appelleriez pas la solution. — Mais alors franchement, sincèrement, non. Je vous promets qu'il n'y a aucune autre solution.
00:38Mais n'importe quelle Constitution. Vous le direz. Quand il y a un blocage, quand il y a une crise, il y a un retour aux urnes. Ça fait un an. Il n'y a eu aucun texte. Mais il faut qu'on comprenne.
00:47Il n'y a eu aucun texte à l'Assemblée nationale. Il n'y a aucune réforme. Le pays est en train de sombrer. Il n'y a pas d'autre choix qu'il y ait une majorité, quelle qu'elle soit, qui doit sortir.
00:55— Les 48 heures, d'ailleurs, pour vous, quand vous dites que c'est pour gagner du temps, est-ce que ça veut dire... Parce que je reviens quand même sur les propos de Gabriel Attal.
01:02Gabriel Attal, on le sait, depuis la dissolution, est comme blessé, en quelque sorte, que... Et je parle évidemment sous le contrôle de nos éditaristes politiques,
01:13mais il était Premier ministre. Et le chef de l'État décide de cette dissolution sans l'en prévenir. Et cette dissolution, lui, coûte son poste.
01:24Il doit donc quitter Matignon. Là, avec ces 48 heures gagnées, ce... Encore un peu, s'il vous plaît, M. Le Bourreau,
01:33ces 48 heures pour pouvoir passer des coups de fil, appeler les uns et les autres, ne pas les prendre de cours ?
01:36— Je ne vois pas d'autre raison. C'est-à-dire de prévenir un peu les copains et de dire « Préparez-vous et on va aller à la dissolution ».
01:43Alors, parce qu'on le voit bien, ils ne vont pas trouver de solution. C'est-à-dire que si ce que M. Lecornu n'a pas réussi à faire en un mois,
01:50il réussit en 48 heures, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
Commentaires