Sébastien Lecornu a déposé sa démission ce lundi dans la matinée après une levée de bouclier contre son nouveau gouvernement, devenant ainsi le Premier ministre plus éphémère de la Ve République. Si le chef de l'État a accepté son départ, il lui a demandé de mener "d'ici mercredi soir d'ultimes négociations".
00:00— Moi, je pense qu'il se donne du temps. Il se donne du temps avant d'annoncer une dissolution. Enfin, je pense que...
00:04— C'est-à-dire qu'il a déjà pris la décision pour vous ?
00:06— En fait, c'est même pas qu'il a pris la décision. Il n'a pas d'autre choix, en fait. Il faut aussi le dire. Nous, si depuis maintenant plusieurs semaines, on appelle à la dissolution, contrairement à ce que certains pensent, c'est pas dans notre intérêt.
00:17Bien entendu, aujourd'hui, les sondages sont favorables. Mais quelle est l'autre solution ? Enfin, on regarde la Constitution, on regarde les pistes.
00:26— Aujourd'hui, on l'a vu, on vient de sortir d'un débat entre LR... — Si vous étiez dans les choux dans les sondages, vous n'auriez pas la solution. Comment ?
00:32— Si vous étiez dans les choux dans les sondages, ce soir, vous n'appelleriez pas la solution. — Mais alors franchement, sincèrement, non. Je vous promets qu'il n'y a aucune autre solution.
00:38Mais n'importe quelle Constitution. Vous le direz. Quand il y a un blocage, quand il y a une crise, il y a un retour aux urnes. Ça fait un an. Il n'y a eu aucun texte. Mais il faut qu'on comprenne.
00:47Il n'y a eu aucun texte à l'Assemblée nationale. Il n'y a aucune réforme. Le pays est en train de sombrer. Il n'y a pas d'autre choix qu'il y ait une majorité, quelle qu'elle soit, qui doit sortir.
00:55— Les 48 heures, d'ailleurs, pour vous, quand vous dites que c'est pour gagner du temps, est-ce que ça veut dire... Parce que je reviens quand même sur les propos de Gabriel Attal.
01:02Gabriel Attal, on le sait, depuis la dissolution, est comme blessé, en quelque sorte, que... Et je parle évidemment sous le contrôle de nos éditaristes politiques,
01:13mais il était Premier ministre. Et le chef de l'État décide de cette dissolution sans l'en prévenir. Et cette dissolution, lui, coûte son poste.
01:24Il doit donc quitter Matignon. Là, avec ces 48 heures gagnées, ce... Encore un peu, s'il vous plaît, M. Le Bourreau,
01:33ces 48 heures pour pouvoir passer des coups de fil, appeler les uns et les autres, ne pas les prendre de cours ?
01:36— Je ne vois pas d'autre raison. C'est-à-dire de prévenir un peu les copains et de dire « Préparez-vous et on va aller à la dissolution ».
01:43Alors, parce qu'on le voit bien, ils ne vont pas trouver de solution. C'est-à-dire que si ce que M. Lecornu n'a pas réussi à faire en un mois,
01:50il réussit en 48 heures, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
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