00:00Bonne heure de recevoir ce matin deux excellents comédiens qui forment un couple à l'ancienne dans un film qui sort mercredi.
00:07Bonjour Elsa Silberstein et bonjour Didier Bourdeau.
00:11Bonjour.
00:12Et bienvenue à tous les deux.
00:13Alors avant de parler de votre film, c'était mieux demain, on va évoquer d'abord quelques souvenirs avec des petits sons pour mieux vous connaître.
00:20Et voici le premier.
00:21Oh papa j'ai soif !
00:23Je peux pas te donner à boire, j'ai pas le temps !
00:25S'il te plaît papa !
00:27Bon d'accord, heureusement que j'ai Kirexpress !
00:30Kirexpress !
00:32Pour ne pas perdre de temps, Kirexpress, le premier Kire déjà mélangé dans la bouteille.
00:37Kirexpress !
00:38C'est génial tu sais !
00:40C'est sur Europe 1.
00:41C'est sur Europe 1.
00:43Une excellente idée, les inconnus de l'après-midi, Didier Bourdon, Bernard Campon, Pascal Légitimus, Sémur, Bruxelles.
00:49A cette époque-là vous étiez quatre, les inconnus, après le départ de Smeignes.
00:53Quel souvenir vous en gardez de cette époque-là, de cette saison sur Europe 1 ?
00:57Alors on était dans des locaux différents, on était avec François 1er, on était près du studio Coluche aussi d'ailleurs.
01:03Donc on était un peu émus.
01:05Et non, c'était un beau souvenir.
01:07Bon, je me rappelle que nous on était contents des pubs, mais quand même je me disais comment les gens peuvent écouter quand même les radios avec des pubs aussi longues.
01:14Mais bon, nous on était contents, vous aussi, parce que ça se fermait de se reposer.
01:17Mais il y a moins de pubs aujourd'hui qu'avant, j'ai l'impression.
01:19Oui, je pense qu'on s'est un petit peu calmer là-dessus.
01:22Mais j'ai vu que vous écriviez, vous avez écrit plus de 400 sketchs en un an, c'était un délire.
01:26C'est ça qui devait être très dur, c'est le rythme à tenir dans la quotidienne.
01:30C'est peut-être pour ça que vous n'avez fait qu'une saison d'ailleurs.
01:32Et oui, et puis c'est moins un autre truc que les émissions de télé où on avait le temps de...
01:35Alors on a aimé, Bernard était très fort parce qu'il avait déjà fait de la radio libre avant.
01:40Et donc c'était vraiment un challenge tous les jours.
01:42Je me souviens, on se levait trop tôt le matin pour écrire les sketchs et puis être à la hauteur.
01:47Parce que c'est tout bête, mais enfin une heure et demie, oui, ça devait être un sketch chacun.
01:50Oui, c'était du boulot.
01:51Il faut fournir.
01:52Allez, extrait sûr.
01:53Bienvenue à cette soirée de speeddating.
01:56Sept hommes, sept femmes, sept minutes pour se rencontrer et la vie pour se revoir.
02:01C'est parti !
02:02Alors, vous êtes célibataire depuis longtemps ?
02:05Eh bien, ça c'est direct.
02:06Comme on est là pour ça et qu'on n'a pas beaucoup de temps.
02:09J'ai un tel désir de me marier, d'avoir des enfants.
02:11Qu'est-ce que vous recherchez le plus, c'est un homme ?
02:13C'est l'amour, justement.
02:14C'est aussi déliré.
02:16Mais je vous sens moqueuse.
02:17De toute façon, je serais bien.
02:18Pas assez bien pour vous.
02:20Est-ce que je vous plais ?
02:22Oui, je vous l'apprends.
02:25Vous voulez m'époser ?
02:27Non, excusez-moi.
02:29Vous vous souvenez de ce film de 2008 ?
02:31Je suis trop content que vous passiez ça, parce qu'on ne le passe pas souvent.
02:33C'est un film qui s'appelait « La fabrique des sentiments » de Jean-Marc Moutou,
02:36qui avait fait « Violence des échanges en milieu tempéré ».
02:39Le film, on était allé à Berlin, le film avait une super belle carrière,
02:42et le rôle était génial.
02:43Je vais vous raconter une anecdote qui va vous faire marrer.
02:46Pour préparer le rôle, je me suis dit « Bon, je vais quand même aller à un speed dating
02:49pour voir ce que ça fait ».
02:50C'était produit par Margaret Menegos, qui était une grande productrice.
02:53C'était vraiment pour préparer le rôle ?
02:55Et elle me dit « Mais Elsa, on va te reconnaître si tu vas à un speed dating ».
03:00Moi, je n'y pense même pas, je ne pense jamais à ça.
03:01Et je lui dis « Non, mais ça m'intéresse de voir vraiment ce que je peux ressentir
03:05en allant faire un vrai speed dating ».
03:07On trouve un vrai speed dating.
03:08C'est vrai que la veille, je dis « Peut-être que je vais mettre une perruque quand même ».
03:11Je mets une perruque rousse, courte, et je mets des lunettes.
03:15Et je descends faire le speed dating.
03:17Premier mec, il s'assoit, il me fait « Ah, vous ressemblez à une actrice ! »
03:21Ah oui, je sais, on me le dit souvent.
03:24Et après, il me dit « On commence à échanger, qu'est-ce que vous faites ?
03:28Là, j'invente un métier, j'invente tout.
03:30Vous aimez les oeufs au plat, j'aime le poulet, j'aime le tennis. »
03:33Il était bien, le gars, il était bien ?
03:35Il vendait des cuisines chez lui, il me dit « Je ne rencontre pas beaucoup de monde ».
03:37Du coup, on fait le petit échange.
03:39Il y avait la productrice à côté de moi, Régine Vial, qui fait la même chose.
03:43Elle était atterrée.
03:44Et on fait le truc.
03:45À la fin de l'entenduit, il me fait « Ça y est, Elsa Zilberstein, c'est à elle que vous ressemblez ».
03:49Et il dit, je dis « Ah oui, je me cache à moitié le visage. »
03:54Je dis « Oui, oui, on me le dit souvent. »
03:55Il me dit « Oui, mais la différence, c'est qu'elle, elle ne serait pas là. »
03:58C'est génial !
04:00C'est trop mignon !
04:01Et donc, mon expérience, j'ai enlevé la perruque, je suis remontée au café.
04:04Et Régine m'a dit « Et le mec du café me dit « De toute façon, on vous reconnaissait. »
04:09Et au gars, vous ne l'avez jamais dit, au vendeur de cuisine ?
04:11Non, voilà l'anecdote.
04:13Peut-être qu'il écoute sa préparation.
04:14Il découvre cette anecdote.
04:15Ma préparation de film, c'était mignon comme anecdote, en tout cas.
04:19Elle est extrait sûre.
04:19Nous avons choisi l'église.
04:21La cérémonie aura lieu à...
04:22À Saint-Ernestine de Louvois !
04:24Oh, la bonne nouvelle !
04:25Nous avons un petit problème.
04:27Le 19 ou le 26 ?
04:29C'est à vous de choisir, Didier.
04:29C'est un coup de d'eau qui fait des barbes d'Elvaz.
04:36Pardon ?
04:37C'est que, il faut faire des bébés avec elle.
04:40Oui, oui, j'ai pas envie.
04:42Pardon ?
04:44Non, parce qu'elle est moche.
04:46Elle est gentille, mais elle est moche.
04:48Alors que toi, t'es moche, t'es con.
04:50Enfin, vous êtes con, quoi.
04:51T'es très con, je te le dis.
04:53Quand tu dis les rasta-querre, les bachats,
04:55tu supportes pas, quoi.
04:56Je te le dis gentiment.
04:57Mais qu'est-ce qu'il dit ? Je comprends rien.
04:59Oui, oui, je crois que je commence à comprendre.
05:01Vous avez vu, Didier ?
05:02Ah bon, une fois, t'es moins con que t'en a l'air.
05:04Une fois, il faudra remettre à plus tard cette conversation.
05:06À plus tard, oui.
05:07Mais s'ils trouvent que la robe est trop longue,
05:08on peut pas peut-être pas faire un ouvrier.
05:09Oui, mais c'est pas la question.
05:10Elle est très con, elle aussi.
05:11Et puis d'abord, tais-toi.
05:13Et toi, arrête de chialer.
05:14Et pour moi, c'en.
05:16C'était violent.
05:17C'était violent.
05:18Un extrait des Trois Frères, film des Inconnus,
05:20qui a été le plus grand succès en salle de l'année 1995.
05:24César, du meilleur premier film l'année suivante.
05:29Toujours aussi efficace.
05:30Vous en êtes auteur et réalisateur avec Bernard Campan.
05:33Est-ce que c'est, finalement, le film dont vous êtes le plus fier, Didier ?
05:37Est-ce que vous pourriez dire ça, ou pas spécialement ?
05:39Le plus fier, pas forcément,
05:41parce qu'il y a un 7 ans de mariage avec Catherine Froome.
05:43Oui.
05:44J'aime beaucoup.
05:45Les Rois mages aussi, qui est un film profond.
05:46Le Paris, il y a des gens.
05:47Vincent Bilraux, la réalisatrice, elle adore le Paris.
05:49Donc, on en a fait des biens, mais...
05:51Avec cœur, quoi.
05:52Mais peut-être, comme c'est le premier,
05:54puis l'enfant que je suis toujours,
05:56maintenant qui est un grand homme,
05:57ça a été vraiment des moments incroyables de cinéma
06:01quand il était sur le plateau.
06:02Votre Colin avec ou sans patate ?
06:04Sans patate !
06:06Est-ce que vous étiez fan des Inconnus, vous aussi, Elsa ?
06:08Mais fan !
06:09Avec mes parents, on regardait tous les sketchs.
06:12D'ailleurs, dans l'humour familial,
06:14c'est resté dans notre famille.
06:15Un truc que mon père, encore il y a 3 ans, disait
06:17« Attends, il faut être un bon ou un mauvais chasseur ? »
06:20C'est l'humour de famille.
06:22J'étais super fan.
06:23On allait au lycée, on faisait tous les sketchs.
06:26Non, non, pour moi, c'est fait partie de mon...
06:28La galinette cendrée, ça a fait toute notre vie, quoi.
06:32La galinette cendrée, c'est toute notre vie.
06:34Au début, on ne savait pas si on allait durer,
06:35mais mon père me disait « Ne fais pas une lecornue ! »
06:38Déjà, il le disait.
06:42Allez, on va parler dans un instant de votre film.
06:45C'était Mieux, demain, qui sort mercredi au cinéma,
06:48qui est au croisement des visiteurs et de Barbie.
Écris le tout premier commentaire