- il y a 4 mois
Plusieurs élus parisiens, dont Anne Hidalgo, sont fustigés pour certaines de leurs dépenses effectuées avec leur enveloppe de frais de mandat. Jeanne d'Hauteserre, maire du 8e arrondissement de Paris, détaille ses dépenses sur BFMTV
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00:00On en vient à notre sujet, à notre débat du jour autour de la guerre des notes de frais et de ces dépenses qui ont peut-être choqué les Français.
00:10Je vous rappelle que le scandale a été ouvert avec les dépenses d'Anne Hidalgo qu'on va revoir.
00:1473 700 en frais, donc deux robes à 3 500 et 2 800 euros.
00:21Je crois qu'on va voir les images parce qu'on a préparé des petites infographies effectivement pour revoir un peu.
00:26Donc d'abord, voilà, 73 000 euros de dépenses dans des vêtements, des robes Dior notamment qui ont été achetées par Anne Hidalgo.
00:38Voilà, vous les voyez, 3 500 euros pour une seule robe, 2 800 euros pour une autre.
00:44Alors la maire de Paris a contre-attaqué, elle a demandé justement à ce que toutes les dépenses des autres maires puissent être regardées.
00:52C'est le journal Libération qui les a épluchés et qui a trouvé effectivement des dépenses qui sont tout à fait légales mais qui interrogent.
01:00Par exemple, un pantalon de ski et des bols bretons personnalisés pour enfants payés par le contribuable français, par cet élu Emmanuel-Pierre-Marie.
01:10On a vu aussi, eh bien, 5 000 euros de chocolat, de très bons chocolats signés par Alain Ducasse.
01:17Là encore, bon, aux frais du contribuable.
01:20Mais voilà, d'autres frais de représentation dont une élue, Jeanne Dotser, élue Les Républicains,
01:27que Libération a surnommé l'élu « ça paie comme jamais » et qui a dépensé 35 000 euros en 5 ans de frais de vêtements.
01:36Et Jeanne Dotser, bonjour. Vous êtes l'invité ce soir du club BFM.
01:41Vous êtes maire du 8e arrondissement de Paris, conseillère de Paris, conseillère régionale de Libération.
01:46« Ça paie comme jamais » ce soir, j'ai envie de dire, madame.
01:50Merci infiniment pour votre invitation.
01:52Effectivement, j'ai vu que depuis trois jours, je suis sur tous les plateaux.
01:55On me montre partout.
01:57Et effectivement, j'ai cette image de maire toujours bien sapée, toujours élégante.
02:04Donc, je suis quand même maire d'un arrondissement qui est le 8e arrondissement.
02:08Et effectivement, ce soir, je viens pour m'exprimer sur ces dépenses pour que les vêtements.
02:15Parce que, comme vous le savez, chaque maire a une enveloppe de 990 euros par mois.
02:21Et chaque maire peut dépenser comme il veut.
02:25Donc, moi, j'ai préféré effectivement m'acheter des fringues pour être bien sapée.
02:29Alors, on va revoir les dépenses, effectivement, parce que vous êtes allée quand même dans pas mal de marques.
02:33The Coopples, Maj, Eric Bompard.
02:38Ces dépenses, vous sentez le besoin de les justifier quand même ?
02:43En fait, oui.
02:45Parce que moi, j'essaie d'acheter des produits français et de bonne qualité.
02:51La preuve, c'est qu'en 2024, je n'ai pas dépensé toute mon enveloppe et j'ai remboursé la moitié des frais de représentation.
03:04Je vous coupe, Jeanne Dauter, mais est-ce que vous comprenez que ça puisse choquer les Français ?
03:07Bien sûr.
03:08Les Français qui se serrent la ceinture, alors même que la taxe foncière a augmenté à Paris.
03:11C'est ce que j'ai dit.
03:12Et effectivement, 35 000 euros en 5 ans, c'est colossal pour les Français qui ont du mal à finir les fins de mois.
03:18Oui, mais je comprends tout à fait qu'une personne qui gagne 1 200 euros par mois puisse être choquée,
03:23que nous, on puisse avoir 990 euros de frais des indemnités, donc de représentation.
03:30Je le comprends tout à fait.
03:31Et d'ailleurs, je profite de l'occasion pour remercier tous nos concitoyens et concitoyennes qui travaillent et qui, effectivement, nous permettent d'avoir ces indemnités.
03:45Donc, malheureusement, on n'est pas les seuls.
03:47On a les députés, les maires, justement, les ministres.
03:53Donc, c'est-à-dire que vous leur dites merci pour les vêtements que vous avez pu avoir.
03:56C'est particulier quand même.
03:57D'accord, mais c'est quand même grâce à eux, ce sont les fonds, donc c'est le gouvernement, c'est l'État qui nous attribue ces subventions.
04:07On doit les remercier.
04:08Maintenant, dans la conjoncture actuelle, dans la situation actuelle où on demande aux concitoyens de faire des efforts, je pense, et je l'ai dit, je l'ai suggéré, il faut qu'on supprime tous ces privilèges.
04:18Oui, mais en fait, c'est ça.
04:19Moi, je pense que ça ne choque pas juste les gens qui ont des fins de mois difficiles.
04:21Ça choque, en fait, tout le monde, y compris des cadres, y compris des gens qui ont d'assez bons revenus, d'assez bons salaires,
04:26comme les gens qui sont autour de cette table.
04:30Quand j'ai vu, moi, les notes, par exemple, une paire de chaussures Weston à 700 euros,
04:34quand même quelqu'un qui gagne 5 000, 6 000 euros, qui rentre dans les 5 % des revenus les plus élevés en France,
04:40je ne suis pas sûr qu'il achète des chaussures Weston.
04:42Est-ce qu'on n'aurait pas pu acheter une paire de chaussures à 250 ou 300 euros d'une autre marque ?
04:46Non, mais c'est des choses...
04:48Quand on regarde, par exemple, 1 500 euros de vêtements chez Ralph Lauren,
04:51qui, aujourd'hui, va dans un magasin et est capable de sortir des sommes aussi élevées que ça ?
04:58C'est quand même particulier.
04:59Alors, je n'ai pas envie de rentrer dans le débat qui consiste toujours à dire tous pourris,
05:04les politiques, etc., ou de penser qu'il y a des économies énormes à faire chez les politiques.
05:07Je suis quasiment sûr qu'on trouvera quelques dizaines ou quelques centaines de millions,
05:11et pas plus que ça.
05:12Mais quand même, en termes d'exemplarité, ça me fait penser au débat de l'optimisation fiscale.
05:17C'est-à-dire que l'optimisation fiscale, elle est légale, mais elle est choquante.
05:21Et là, c'est pareil, c'est légal, mais c'est choquant.
05:23Et je voudrais vous faire écouter le son, justement, le témoignage d'un maire
05:27qui était sur notre plateau hier, Christophe Dietrich,
05:29d'un petit maire de Lagneville, dans l'Oise, 5 000 habitants,
05:32et lui aussi a été choqué parce que ça, selon lui, jette l'opprobre sur tous les élus.
05:37Et les maires, on l'écoute.
05:39Dans l'époque qu'on vit aujourd'hui, on devrait plutôt être dans la prudence en matière de dépense.
05:45Clairement, moi, j'ai le sentiment, quelque part, que c'est un peu une insulte qui est faite
05:49aux milliers de petits maires de France comme moi
05:51qui, aujourd'hui, se battent tous les jours pour que chaque euro de la commune
05:56soit un euro utile aux habitants.
05:57Tous les jours, on nous met dans le même sac que ces élus
06:02qui, aujourd'hui, semblent vivre totalement hors sol.
06:05Vivre hors sol, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
06:09Moi, je réponds simplement qu'effectivement, dans la conjoncture actuelle,
06:13il faut que l'État, la mairie centrale, revoie le système d'attribution de ces indemnités
06:20et éventuellement supprimer.
06:23Parce que l'on ne peut pas demander à la population de faire des efforts
06:25si nous, en tant qu'élus, on n'est pas à l'écoute et, comme je l'ai dit tout à l'heure,
06:29dans la conjoncture actuelle, il faut impérativement qu'on change les codes.
06:32Mais vous ne vous êtes pas dit, pardon, en allant dans ces grands magasins,
06:36par exemple, je vous le demande, mais cette veste, par exemple,
06:39vous l'avez achetée avec l'argent des contrats, vous ne vous êtes pas dit
06:42« Ah ben, c'est peut-être pas obligatoire d'aller dans ces grands magasins,
06:45je peux faire des petites dépenses ? »
06:47Écoutez, il y a des marques qui, effectivement, durent et perdurent.
06:50Cette veste, je crois qu'elle doit avoir 5 ans,
06:53donc ce n'est pas une grande, grande marque,
06:56mais c'est une marque qui est très utilisée par les cadres
07:01et notamment les femmes dans mon arrondissement.
07:05Mais ce qui peut créer un lien de rupture avec la population
07:10et notamment les chefs d'entreprise pour le vivre,
07:13c'est qu'on a le sentiment qu'on ne joue pas avec les mêmes règles
07:16et nous, si on fait ça, on se fait contrôler.
07:19Et d'ailleurs, j'ai été contrôlé il n'y a pas très longtemps
07:20parce que vous savez que j'ai des établissements
07:22qui font du bistrot aux deux étoiles, Guy de Michelin.
07:25Et dans ces établissements, évidemment,
07:27on fournit des costumes à nos salariés.
07:30Eh bien, lors d'un contrôleur safe, j'ai dû justifier
07:32que j'avais bien donné ces costumes aux salariés
07:35et que je ne les ai pas pris pour moi.
07:36Donc, on est quand même...
07:37Moi, ça ne me choque pas que vous ayez des frères d'entreprise.
07:39Moi, ça me va très bien, d'ailleurs.
07:41Mais il ne faudrait peut-être pas restreindre, du coup, les politiques.
07:44Il faudrait juste ouvrir que les règles soient les mêmes pour tout le monde.
07:47Et que pour nous, on ait les mêmes règles, au fond.
07:49Bien sûr qu'un patron, quand vous avez le malheur d'offrir une poussette
07:52pour une naissance, vous vous faites contrôler, vous vous faites redresser
07:55parce que ce n'est pas plus de 40 euros, sinon c'est un ABS, etc.
07:58Moi, je ne dis pas qu'il faut réduire ce que vous avez droit.
08:02C'est juste que dans ce cas-là, la population doit aussi y avoir droit.
08:04Bien sûr.
08:05Jean-Garric, c'est quand même un sacré changement de la classe politique,
08:07cette opération transparente.
08:09C'est-à-dire que n'importe quel Parisien, aujourd'hui,
08:11peut aller dans le bureau de son maire pour demander de contrôler les notes de frais.
08:15Ça ne se faisait pas du tout avant, ce choc de transparence.
08:17Non, il y avait déjà eu à la mairie de Paris, du temps que Jacques Chirac,
08:21toute une polémique sur les frais de bouche,
08:23les dépenses somptuaires pour nourrir les invités de la mairie de Paris,
08:28qui avaient quand même déjà choqué à l'époque.
08:31Aujourd'hui, on voit bien qu'il y a un degré de tolérance minimale
08:35de la part des citoyens.
08:36Pourquoi ? Parce qu'on voit que notre système politique ne fonctionne pas.
08:40Et forcément, on est beaucoup moins indulgent envers nos élus.
08:45Je salue la mairesse qui aujourd'hui a le courage de venir s'expliquer.
08:52Mais c'est vrai qu'on a un peu de mal à comprendre,
08:55avec ce qu'on sait de l'évolution du pouvoir d'achat,
08:57de la majorité des Français, etc.
08:59On a un peu de mal à comprendre ce type d'...
09:01Je lui suis permis à payer un maire d'arrondissement.
09:04Je vais mettre les pieds dans le plat.
09:05Elle est là, mais ça gagne 4 000 euros net par mois.
09:08Ce n'est pas non plus le bout du monde
09:09quand on a les responsabilités d'une ville d'arrondissement de 170 000.
09:15La question n'est pas là.
09:16C'est une question d'abord d'exemplarité.
09:18Et les Français sont très sensibles à ça.
09:20Et c'est surtout une question aujourd'hui de différence.
09:24Si vous voulez, les Français ont l'impression
09:27que leurs élus sont hors sol,
09:29qu'ils ne comprennent pas leurs problèmes
09:31et qu'ils ne comprennent pas la manière dont c'est difficile
09:35chaque jour pour les citoyens de s'en sortir.
09:38Donc, dans un contexte comme celui-là,
09:41évidemment, c'est la tolérance zéro.
09:44C'est-à-dire que par rapport...
09:46Et donc, il faut en tenir compte.
09:47C'est symboliquement très important.
09:48C'est une crise de conscience pour vous.
09:49Et c'est vrai que je le dis quand même
09:50parce qu'on a tenté d'inviter énormément d'élus parisiens
09:54qui, tout d'un coup, avaient quelque chose à faire ce week-end
09:58et qu'effectivement, vous êtes là ce soir.
10:00Est-ce que ça vous a fait prendre conscience
10:02que peut-être vous auriez dû être un peu moins dépensé ?
10:05Mais bien sûr.
10:07La conjoncture depuis ces deux dernières années
10:09a énormément changé.
10:12Et moi, j'entends mes concitoyens sur le terrain.
10:17Et c'est la raison pour laquelle je n'ai pas dépensé les frais pour 2025
10:24et je vais rembourser toute l'enveloppe qui nous est destinée.
10:28Donc oui, et c'est la raison pour laquelle, je répète encore,
10:31je l'ai dit il n'y a pas longtemps,
10:33il faut impérativement revoir notre système de fonctionnement.
10:37Parce que normalement, un élu, voilà, donc il est élu,
10:40il a une mission, il a un devoir d'exemplarité,
10:45il a un devoir de résultat par rapport à ses concitoyens.
10:50On a bénéficié des privilèges.
10:52Aujourd'hui, ce n'est plus possible.
10:54On demande beaucoup de choses à nos concitoyens.
10:56Il faut impérativement revoir cela.
10:57Par exemple, je ne comprends pas, moi,
10:59qu'il n'y a même pas une limite géographique.
11:00C'est-à-dire qu'on peut aller acheter des choses à Londres
11:02et se les faire rembourser à Paris.
11:04On a l'impression qu'il y a très peu de contrôle, en réalité.
11:07Toutes les notes, c'est ce que révèle Libération,
11:10toutes les notes ne sont pas, on ne dit pas avec qui on a déjeuné.
11:12Est-ce qu'il y a une obligation pour nous, dans nos entreprises ?
11:14Et donc là, avec de l'argent public,
11:17dans un cadre où on a quand même un ancien Premier ministre
11:19qui vous a dit qu'on était face à un danger mortel,
11:21là, ça ne se tient plus.
11:23D'un moment, les frais de déjeuner ou de dîner,
11:28sur la facture, vous devez noter le nom de la personne
11:31que vous avez invitée.
11:31On a vu quand même, sur certaines notes de frais,
11:34des menus enfants.
11:35Là, effectivement, ça pose un peu de questions.
11:39Frédéric Michaud, comment est-ce qu'effectivement,
11:41les Français ont dit souvent les élus tous pourris,
11:43mais effectivement, ça remonte dans les fondages, les intentions ?
11:45On l'a un peu d'ores et déjà abordé.
11:48Il y a une très grande exigence de l'opinion publique,
11:51peut-être même une grande sévérité,
11:53une grande intransigeance de l'opinion publique
11:54à l'égard de toutes ces questions.
11:56A fortiori, dans le climat actuel,
11:59qu'on connaît,
12:00et les questions budgétaires qui sont les nôtres.
12:04Il y a deux lignes, en fait,
12:05principalement pour l'opinion publique.
12:07qui a le sentiment de déconnexion,
12:08avoir des élus qui sont complètement hors sol,
12:10qui sont dans l'entre-soi
12:11et qui ne comprennent pas la réalité
12:13des personnes qu'ils sont censées représenter.
12:17Ça, c'est une critique très forte
12:18et qui existe depuis très longtemps.
12:22La deuxième, c'est le sentiment de malhonnêteté.
12:25On a 74% des Français
12:27qui considèrent que les élus sont corrompus.
12:30C'est en progression de six points
12:31par rapport à l'année dernière.
12:32C'est une spécificité française.
12:35Ce n'est pas le cas en Allemagne.
12:36Ce n'est pas le cas en Italie.
12:37C'est vraiment typiquement français.
12:39Alors, c'est sans doute sévère
12:40parce que quand on prend l'ensemble des élus,
12:42on voit bien que c'est quelques cas particuliers
12:44et tout ça rejaillit sur l'ensemble
12:46des élus français.
12:49Mais ça reste quelque chose de très profond,
12:52ce sentiment que les élus se servent
12:55plutôt qu'ils ne servent l'intérêt général.
12:57Et regardez justement les frais de représentation
12:59des maires dans les autres capitales européennes.
13:01C'est intéressant de voir que la France est en tête
13:03si on revoit ce petit tableau, effectivement.
13:06Bon, voilà, 84 000 euros.
13:07Alors, du côté de Berlin,
13:09c'est zéro quasiment d'indemnité spécifique.
13:12À Londres, ça prend 4 600.
13:14Ça veut dire que tous ces vêtements,
13:15vous n'auriez pas pu vous les offrir,
13:17je ne sais pas, j'en sais pas.
13:18Mais est-ce que vous allez être candidate ?
13:21Est-ce que vous repartez ?
13:23Alors, je repars pour 2026.
13:25Et qu'est-ce que vous dites, justement, là, aujourd'hui ?
13:27Justement, alors je dis que ce que j'ai investi,
13:29donc en 2023, je crois, en 2023.
13:32Donc, ces vêtements restent parce que, voilà,
13:35donc ils ne sont pas détruits, ils ne sont pas démodés.
13:39Vous n'allez pas faire une cagnotte ?
13:40Je ne sais pas, les mettre aux enchères
13:42et les redonner à l'association ?
13:44Non, mais j'en offre, j'en donne pour les braderies.
13:49Mais bon, ça, c'est autre chose.
13:51Donc, je dis simplement que pour 2025, je n'ai pas dépensé
13:54parce que la collection de l'époque me convient bien
13:57et je reste, je n'ai pas grossi, je n'ai pas maigri.
14:00Je reste toujours la même
14:01et je garde donc la même collection que j'ai achetée en 2020.
14:05J'ai gêné à partir du moment où un maire dépense dans sa ville
14:08et érigue dans sa ville.
14:10Ce qui est choquant, c'est effectivement ce que vous disiez, Thomas,
14:12c'est d'acheter quelque chose à Londres
14:15qui n'a rien à voir.
14:16Lorsque ça érigue le tissu local, l'artisanat local,
14:19moi, ça ne me gêne pas.
14:20Et peu importe même la catégorie du restaurant,
14:23pardon, je n'aime pas les fast-foods.
14:26Mais si le maire de son arrondissement va dans un fast-food,
14:28ça ne me choque pas qu'il y aille
14:29parce que c'est dans son arrondissement
14:30et qu'au fond, il doit voir tout le monde.
14:32C'est le maire de tout le monde.
14:33Là où c'est choquant, c'est quand ça part dans tous les sens
14:36et qu'on a des choses complètement gigantesques
14:38en termes de dépenses.
14:39J'ai une dernière question.
14:40Vous qui êtes pour changer les règles,
14:42d'ailleurs tout comme Emmanuel Grégoire,
14:44candidat socialiste à la mairie de Paris,
14:46est-ce que vous pensez, je ne sais pas,
14:47qu'on a ouvert une boîte de pendants
14:49et si on a regardé les notes de frais des élus parisiens,
14:53est-ce qu'on devrait regarder les notes de frais
14:55des députés, des sénateurs ?
14:56Est-ce que la boîte de pendants est ouverte ?
14:58Moi, je pense qu'il faudrait,
14:59il faudrait par mesure de transparence
15:01et par respect de tous nos concitoyens
15:04qui, comme je l'ai dit,
15:05aujourd'hui, rament dans leur vie
15:08et ne comprennent pas.
15:09Je pense qu'on est complètement déconnectés.
15:12Mais à partir du moment où c'est légal,
15:14les élus dépensent.
15:20Mais maintenant, comme vous le savez,
15:23on est quand même en pleine campagne municipale.
15:25Donc, Anne Hidalgo a été épinglée
15:28et elle a diffusé...
15:32Elle a contre-attaqué.
15:33La meilleure défense, c'est l'attaque.
15:35Donc, elle a contre-attaqué.
15:36Maintenant, il faut qu'on justifie
15:37et surtout qu'on ait conscience
15:39qu'il faut impérativement changer les règles
15:41pour tout le monde,
15:42que ce soit pour les parlementaires,
15:43que ce soit pour les ministres.
15:44On n'est pas obligé d'attendre une campagne
15:47pour prendre des bonnes mesures.
15:49C'est pour ça que la comparaison
15:50avec l'Europe était intéressante.
15:52À un moment,
15:53et ce n'est pas le seul sujet,
15:55mais il faut qu'on se mette un peu au niveau
15:58des autres grandes démocraties
15:59qui sont beaucoup plus intransigeantes
16:01par rapport à tout ça.
16:02On se souvient d'une...
16:04Je ne sais plus...
16:04Des suédoises.
16:05Des suédoises qui avaient dû démissionner.
16:07Elle avait utilisé sa carte
16:09pour acheter du chocolat.
16:11Et c'était il y a quelques années déjà.
16:12Les Français le savent.
16:14Ils voient cette différence-là.
16:16Ils se disent,
16:16nous, la nuit du 4 août,
16:19on a supprimé les privilèges
16:20la nuit du 4 août.
16:21Il faut refaire une suppression des privilèges.
16:23Il faut impérativement qu'on revoie nos codes
16:25et effectivement supprimer des privilèges
16:28que nos concitoyens ne compagnent pas.
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