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[#Reportage] Élections 2025 : procurations frauduleuses, transports d’électeurs, silence coupable des procureurs?

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Transcription
00:00Dans une note circulaire datée du 1er octobre 2025 adressée aux commissions électorales locales,
00:06Herman Imango, ministre de l'Intérieur et président de la Commission nationale d'organisation et de coordination des élections et du référendum,
00:14Sénocère a reconnu implicitement des manœuvres frauduleuses massives lors du scrutin du 27 septembre dernier,
00:21notamment sur l'usage frauduleux des procurations et le transport massif des électeurs.
00:25Un aveu qui engage désormais la justice, mais dans les neuf provinces du pays, les procureurs de la République gardent en silence assourdissant,
00:32malgré les multiples dénonciations sur les réseaux sociaux et par voie de presse.
00:36Le cadre juridique est pourtant limpide. Au terme de l'article 335 du Code électoral, la violation du scrutin est punie d'un à cinq ans de prison
00:43et de 100 000 à un million de francs CFA d'amende. L'article 343, quant à lui, dispose clairement que les fraudeurs peuvent perdre leur droit de vote et d'éligibilité pour 5 à 10 ans.
00:54L'article 362 précise sans équivoque que toute fraude avérée peut conduire à l'annulation pure et simple d'un scrutin.
01:01En rappelant que nul électeur ne peut être porteur de plus d'une procuration,
01:04immongo a de facto validé les accusations de l'opposition, des indépendants et même de l'union démocratique des bâtisseurs.
01:11La loi est claire, les preuves sont là, mais l'action judiciaire, elle, manque cruellement.
01:16Dans chacun des tribunaux judiciaires de première instance des neuf provinces du Gabon,
01:19les procureurs de la République disposent d'un pouvoir d'action immédiat pour engager des poursuites.
01:24Pourtant, aucune communication sur l'ouverture d'une instruction n'a été faite, aucun procès verbal n'a été transmis, aucun mis en cause convoquée.
01:32Cette inertie choque d'autant plus qu'au quotidien, les mêmes juridictions poursuivent sans délai des délits mineurs
01:37ou des affaires de droit commun.
01:39Parfois, des soins transmis sont délivrés avec diligence contre des journalistes,
01:42alors que le délit de presse est dépénalisé en République gabonaise.
01:46Mais face à la fraude électorale, pourtant qualifiée par le code pénal et le code électoral,
01:50l'appareil judiciaire semble s'être figé.
01:52Ce silence des procureurs fragilise la crédibilité même du processus électoral,
01:56car laisser prospérer des pratiques aussi graves que le trafic de procuration
01:59revient à instaurer une impunité de fait.
02:02Cela envoie aux citoyens un signal dangereux.
02:04La fraude ne serait pas seulement tolérée, mais tacitement protégée.
02:08Dans une République qui prétend restaurer la confiance démocratique,
02:10cette attitude est intenable.
02:12La justice ne peut continuer à fermer les yeux sans se rendre complice d'un déni de droit.
02:17À l'heure où la Cour constitutionnelle examine les recours électoraux,
02:20la responsabilité des procureurs des neuf provinces est directement interpellée.
02:24Car il ne suffit plus de rappeler la loi dans une circulaire,
02:27il faut l'appliquer par des enquêtes, des poursuites et, si nécessaire, des condamnations exemplaires.
02:32La Ve République ne survivra pas à une nouvelle légitimation de la fraude.
02:36Elle ne pourra se construire que sur la fermeté de la loi
02:39et la rigueur des institutions judiciaires.
02:41Les procureurs de la République sont donc face à leur devoir.
02:44Protéger la sincérité du scrutin ou s'enfoncer dans un silence
02:47qui trahit la justice et la démocratie.
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