- il y a 2 mois
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00:00Europe 1, Pascal Prouet-vous ?
00:03Il est 17h42, nous sommes avec Sabrina Philippe pour son livre
00:06Nos folies invisibles aux éditions Mazarin, je l'ai dans les mains,
00:12Nos folies invisibles.
00:14Ce seront donc des folies par définition, mais on ne les verrait pas ?
00:18Alors, c'est un petit peu plus complexe que ça,
00:21ça parle de la folie et de la normalité,
00:23où est la frontière entre la folie et la normalité ?
00:26C'est toute la question que pose ce roman,
00:28parce que nous sommes tous fous à notre manière.
00:33Et c'est justement dans cette folie que vient se loger notre humanité, à mon sens.
00:38Parce que ce sont justement nos comportements,
00:42parfois inattendus,
00:43qui nous permettent de témoigner d'amour,
00:48d'inventivité, de créativité.
00:51Donc, c'est aussi mettre à l'honneur la folie
00:55et rendre hommage aussi à ceux qui n'ont pas toujours une voix,
01:00que l'on qualifie très vite de faux.
01:03Alors, c'est ce que vous dites, évidemment,
01:04à peine naissons-nous dans ce monde que nous y sommes perdus,
01:07notre corps, nos pensées, les autres,
01:09alors il nous faut nous adapter pour y survivre,
01:11respecter les normes de ceux qui nous entourent.
01:13Mais, par exemple, je connais M. Gérard Carreau depuis 40 ans.
01:16Il est tous au fou.
01:17Je le trouve, mais vraiment.
01:19Alors, il a peut-être un univers à lui,
01:21caché, mais je le trouve raisonnable.
01:25Je le trouve équilibré.
01:28Et vous savez qu'il nous a dit l'autre jour,
01:29il est toujours premier de sa classe.
01:31Alors, c'est son souci.
01:32Il a le syndrome du premier de la classe depuis qu'il est enfant.
01:35Et quand vous dites qu'on est tous fous,
01:36j'ai quand même l'impression qu'il y en a qui sont un peu plus fous que les autres.
01:39C'est vrai qu'il y a un critère un peu objectif quand même dans la normalité ou dans la folie.
01:50Alors, qui le définit ce critère ?
01:51Et bien justement, vous allez nous le dire, qui le définit ?
01:53Et je rappelle que vous-même, vous êtes...
01:56Je suis psychologue, je suis enseignante en psychologie.
01:58Exactement, vous êtes romancière.
02:00Et donc, on nous apprend en psychologie, on apprend en psychiatrie,
02:03aussi à mettre souvent les personnes dans des cases.
02:06Et une fois que vous êtes enfermé dans une case,
02:08notamment une case psychiatrique,
02:11vous n'en sortez pas.
02:13Donc, l'idée ici, c'était...
02:15Puisque mon héros, Yvan, est un jeune schizophrène
02:18qui, lui, a un regard sur le monde
02:20où il trouve cette société folle à certains égards,
02:25alors que c'est lui qu'on définit comme fou.
02:28Il paraît que j'ai même défoncé la porte de ma chambre.
02:31À coups de poing, mon père a dû se résoudre à appeler les pompiers.
02:34Fini la fac.
02:35Bonjour les AAAH.
02:36Les fameuses allocations adultes handicapés.
02:39Le verdict est tombé.
02:41Schizophrène.
02:42Oui.
02:43Oui.
02:43Malheureusement...
02:44Schizophrène, c'est une maladie.
02:45C'est une maladie.
02:46Et visible.
02:46Il n'y a rien d'invisible dans la schizophrénie.
02:49Non, il n'y a rien d'invisible.
02:50Mais il va falloir aller plus loin dans le roman pour découvrir aussi, peut-être, que parfois,
02:59ce qui nous est soufflé...
03:00Il y a une phrase dans ce roman que j'aime bien, que j'ai écrite, mais que j'aime bien.
03:04Entre moi et moi, il y a un monde où tu n'es pas.
03:08Qu'est-ce que l'on pense dans nos têtes ?
03:10On est tous là, on est très adaptés, on est autour de ce plateau.
03:13Mais qu'est-ce qui se passe dans notre tête ?
03:17Et ce qui se passe dans notre tête, ça, c'est invisible, pour chacun d'entre nous.
03:21La folie, c'est effrayant pour tout le monde, y compris pour moi.
03:25Écrit le personnage, déjà parce que personne ne la comprend.
03:28La dépression, je suis d'accord avec vous, personne ne peut comprendre une dépression.
03:32Et ce qui est terrible, lorsqu'on est confronté à quelqu'un qui a une dépression,
03:37c'est l'impossibilité de l'aider.
03:40L'impossibilité de trouver peut-être les mots.
03:41Alors vous, vous êtes une professionnelle, vous savez ce qu'il faut faire et ce qu'il faut dire.
03:46Mais essayez simplement de lui dire je t'aime,
03:49essayez de dire ou ce n'est pas grave, ou la vie est belle, etc.
03:53Toutes ces fraçons parfaitement inopérantes.
03:56Que faire avec un être dépressif, sinon d'être à côté de lui ?
04:00Tout à fait, mais c'est surtout aussi sortir du silence.
04:03C'est pour ça que je disais, c'est donner une voix à ceux qui n'en ont pas toujours.
04:06Nous sommes dans une société, et notamment poussée par les réseaux sociaux,
04:09où on est dans le bien-être à tout prix.
04:10Il faut être bien, il faut être heureux.
04:13Où est la place ?
04:15Où est la place pour ceux qui ne le sont pas ?
04:17Où est leur voix ?
04:19Et cette voix-là, elle n'est pas toujours présente,
04:20elle ne peut pas toujours s'exprimer.
04:24Vous avez remarqué sur les réseaux à quel point il faut être toujours heureux,
04:27et on communique sur les choses merveilleuses que l'on fait.
04:30Mais il n'y a pas de place forcément pour la souffrance.
04:32Il faut laisser une place à la souffrance.
04:34Mais dans l'entreprise, par exemple,
04:38C'est un bon exemple.
04:39Quelqu'un qui viendrait avouer ses difficultés, ses malheurs, ses états d'âme,
04:47pourquoi pas ?
04:48Je ne suis pas sûr qu'il serait écouté avec bienveillance.
04:52Ce qu'on cherche, c'est des gens performants.
04:54Ce qu'on cherche, c'est des gens en pleine forme.
04:56Ce qu'on cherche, ce sont des gens qui n'ont précisément pas d'état d'âme.
05:02Oui, mais nous en avons tous en réalité, donc c'est faux.
05:04Ben, certains en ont moins d'autres.
05:06Il y a quelques psychopathes dans l'entreprise.
05:08Il y a un peu faux.
05:10Ça peut exister.
05:11Mais en réalité, nous avons tous nos failles,
05:12nous avons tous nos moments où nous allons moins bien.
05:14Mais alors, vous, vous les repérez tout de suite ou pas ?
05:16Par exemple, est-ce que la professionnelle que vous êtes,
05:18quand vous arrivez dans un milieu, dans un studio, par exemple,
05:20vous regardez les uns les autres,
05:22vous les écoutez, vous dites,
05:24oh là là, celui-là, il y a un truc qui n'est pas clair.
05:27Alors, pas clair, non.
05:29Il s'appelle Christophe.
05:30Mais il arrive, en effet, de ressentir, bien sûr.
05:33De ressentir, mais ce qui est important, vous voyez,
05:35et c'est là aussi,
05:38qu'est-ce que j'ai voulu montrer dans ce roman ?
05:39C'est qu'en effet, il y a des soignants en blouse blanche,
05:42et puis il y a des patients, il y a des malades.
05:44Non.
05:45Nous sommes tous des humains, face à d'autres humains.
05:48Et c'est cette humanité qui nous faut retrouver,
05:49notamment en psychiatrie,
05:51où parfois, c'est très barbare.
05:53C'est très barbare.
05:54Et le monde de la psychiatrie est parfois plus fou
05:57que les patients eux-mêmes.
05:59Mais qu'est-ce qui fait qu'on est si inégaux face à la folie ?
06:02C'est l'éducation, c'est l'environnement,
06:04c'est génétique.
06:06Pourquoi il y a des fous alliés,
06:08et puis d'autres personnes qui sont très...
06:09Il n'y a pas de réponse à cette question.
06:12Donc, comme il n'y a pas de réponse
06:13à cette question,
06:14alors il y a des facteurs que l'on dit génétiques,
06:16mais on ne peut pas affirmer à 100%
06:19que c'est génétique.
06:20Donc, vous avez des facteurs génétiques,
06:22vous avez des facteurs environnementaux,
06:23c'est ce que j'explique d'ailleurs dans ce moment.
06:25Il le dit lui-même, le héros.
06:26Il dit, mais en fait,
06:27en réalité, il y a 1% de schizophrène
06:29sur toute la planète,
06:30mais personne ne sait réellement.
06:33Alors, vous avez toujours une étude
06:34qui va montrer que oui,
06:35le facteur génétique est là,
06:36le facteur environnemental est là,
06:38mais personne ne peut affirmer aujourd'hui,
06:42réellement,
06:43pourquoi la schizophrénie va émerger
06:45chez l'un et pas chez l'autre.
06:46Il est 17h49,
06:48on est avec Sabrina Philippe,
06:49nos envies,
06:51nos folies invisibles,
06:52c'est aux éditions Mazarin,
06:53et il y a ce héros
06:54qui parle de ces difficultés
06:56et qui dit à un moment,
06:57en revanche,
06:57je suis trop déprimé pour les bipolaires,
06:59je ne les intéresse pas,
07:01ils arrivent toujours complètement exaltés,
07:03il y en a qui se prennent pour Napoléon ou Jésus,
07:05et ça nous fait bien marrer.
07:07Pas les infirmiers qui bataillent
07:08pour leur faire une piquouse.
07:11Et c'est vrai que ce monde des bipolaires
07:14évidemment existe,
07:16l'impression qu'on a,
07:17c'est que le mot bipolaire,
07:19par exemple,
07:19il n'existait pas il y a 50 ans,
07:20on disait quoi ?
07:21Maniacodépressif ?
07:22Oui, psychose maniacodépressif,
07:23c'est ce qu'on disait,
07:24oui.
07:25Mais aujourd'hui,
07:27la psychiatrie fait tout aussi peur qu'avant,
07:30en réalité,
07:31c'est le parent pauvre de la médecine.
07:32Sauf qu'on a le sentiment,
07:34et je parle parfois avec des jeunes adultes,
07:37des adultes d'ailleurs,
07:39qui ont des enfants,
07:40qui ont entre 15 et 25 ans,
07:42et que tous ces enfants ont des soucis psychiques,
07:44tous sont plus ou moins chez le psy,
07:45tous sont parfois sous médicaments.
07:48Et effectivement,
07:49ça nous renvoie à notre époque à nous,
07:52où ces gens souffraient sans doute,
07:54mais ils n'étaient pas repérés,
07:56ils n'étaient pas soignés.
07:57Ils n'étaient pas repérés,
07:58ils n'étaient pas soignés,
07:59mais aussi,
08:00ça nous montre aussi à quel point
08:02notre société est dans le normatif.
08:04Aujourd'hui,
08:05vous avez un enfant un peu agité,
08:06on va dire qu'il est très vite
08:07dans l'hyperactivité.
08:09Alors que vous avez des enfants
08:10qui sont de nature,
08:12dans cette hyperactivité,
08:13pourquoi ?
08:14Parce qu'ils vont explorer le monde
08:15par leur motricité.
08:16Et on va tout de suite poser une étiquette,
08:18parce qu'on est dans le normatif.
08:19Ah oui,
08:19mais maintenant,
08:19la grande mode dans un dîner,
08:21c'est de dire,
08:21mon fils est trop intelligent,
08:22il a trois de moyenne partout,
08:24parce qu'il est HPI.
08:25Il est tellement intelligent
08:26qu'il a des mauvaises notes.
08:28Oui,
08:29qu'il a des mauvaises notes.
08:30Non,
08:30mais je caricature,
08:32mais vous avez entendu cela.
08:33Mais évidemment,
08:34c'est quelque chose,
08:36là encore,
08:36qui n'existait pas,
08:37ce terme n'existait pas
08:38il y a de nombreuses années.
08:40Je reviens au livre,
08:41quand tu t'es pris pour Einstein
08:42et que tu réalises finalement
08:43que tu es incapable
08:44de changer une ampoule,
08:46la chute est rude,
08:47il y aurait de quoi
08:47se jeter d'une falaise,
08:49la plupart restent prostrés
08:50dans leur lit.
08:51Quoique,
08:51Einstein n'était pas très net non plus,
08:53peu de personnes le savent,
08:54mais il a été victime
08:55de bouffées délirantes lui aussi,
08:57et son fils était schizo comme moi,
08:59comme quoi tout est possible.
09:00Mais quand j'ai pensé à ça,
09:01paraît-il que Churchill
09:02était un grand malade,
09:03paraît-il que de Gaulle
09:04n'était pas très clair
09:06sur le plan psychique,
09:07avec des phases dépressives
09:08très très importantes.
09:10Napoléon,
09:10je ne sais pas,
09:11mais...
09:11Il y a eu un livre,
09:12Napoléon aussi.
09:12Il y a eu un livre
09:13sur les moments de spleen
09:14de Gaulle d'ailleurs.
09:15Oui, oui, tout à fait.
09:16Mais c'est là justement,
09:18vous voyez.
09:19Merci,
09:19merci d'avoir lu ces lignes
09:21parce que,
09:22voilà,
09:22c'est ça exactement.
09:23C'est-à-dire que notre monde,
09:25c'est comme un kaléidoscope,
09:26vous voyez.
09:27Et en fait,
09:28il y a des personnalités
09:29très différentes.
09:30Et dans ces personnalités,
09:31il y a aussi du génie
09:32dans cette folie.
09:33Voilà.
09:34Et nous avons besoin aussi
09:35de cette folie
09:36pour avoir du génie.
09:38Et c'est pour ça
09:38qu'il y a beaucoup d'artistes.
09:40Il y a beaucoup de penseurs,
09:42oui,
09:42qui sont parfois bordeurs,
09:43ou à qui on aurait pu
09:44coller une étiquette psychiatrique,
09:46mais qui ont fait
09:47des choses merveilleuses.
09:49Donc la folie,
09:49ce n'est pas que souffrance.
09:51C'est aussi créativité.
09:52Et c'est parfois aussi lumière.
09:54Et c'est ça que j'ai voulu
09:55mettre en exemple,
09:56mais sans...
09:56Vous voyez,
09:57comme je suis psychologue justement,
09:59et comme moi j'ai rencontré
10:00des patients,
10:00j'ai travaillé à l'hôpital.
10:02Je ne voulais pas trahir
10:03cette souffrance.
10:04C'est-à-dire que j'essaye
10:05de trouver aussi
10:06des mots justes
10:06pour mon héros,
10:08pour qu'il parle aussi
10:09de sa souffrance à lui,
10:10sans le trahir.
10:11On n'est pas dans le fil-goûte.
10:12Mais convenez
10:13qu'il y a les professions délirantes.
10:15Et j'ai souvent cité
10:16ce texte de Paul Valéry,
10:17que vous connaissez sans doute,
10:18les professions délirantes
10:19ou qui se rassemblent à Paris.
10:21Alors,
10:22les professions délirantes,
10:23c'est les grands avocats,
10:24les grands politiques,
10:25les grands artistes,
10:26les grands chefs d'entreprise,
10:27les grands...
10:28Ceux qui ont une ambition...
10:30Mais il y a aussi
10:30ce que j'appelle parfois
10:31les normopathes.
10:33Les gens qui ne rêvent
10:34ni de gloire,
10:35ni d'argent,
10:36ni de pouvoir,
10:36mais simplement
10:37de traverser la vie
10:38en aimant leur femme,
10:40en faisant des enfants,
10:41pourquoi pas,
10:42et en ayant une vie...
10:44Je ne sais pas
10:45comment la qualifier,
10:46d'ailleurs,
10:46mais...
10:47Je ne sais pas
10:48comment la qualifier.
10:49Sans grande fantaisie.
10:51Vous dites
10:51sans grande fantaisie,
10:52qui en dit beaucoup,
10:53d'ailleurs, déjà.
10:54Moi, j'ai dit normopathe.
10:55Je ne trouve pas
10:56d'autres termes que ça.
10:57Mais pour vous,
10:58ils sont normopathe
11:00parce que vous avez
11:00un parcours hors norme.
11:02Je ne dirais pas ça,
11:03mais il y en a qui sont...
11:04Je veux dire,
11:04de vouloir
11:05aller dans la lumière,
11:07par exemple,
11:08un artiste,
11:09quand tu les...
11:10Ce n'est pas neutre
11:11de vouloir aller
11:12au contact du public,
11:13de vouloir que des gens
11:13crient ton nom,
11:14etc.
11:15Il y a quelque chose
11:16que ça signifie.
11:17Mais bien évidemment.
11:18Et ça signifie quoi ?
11:19Souvent...
11:21C'est une folie ?
11:22C'est une douce folie
11:24qu'ils ont tournée
11:26en créativité.
11:26parce que dépasser aussi
11:29ces douze folies,
11:30c'est les tourner
11:31dans un but créatif.
11:33Et c'est pour ça que,
11:34regardez les meilleurs poèmes,
11:36les plus beaux poèmes
11:37qu'on a,
11:38voilà,
11:38des deux auteurs français.
11:39c'est tellement mélancolique.
11:44La mélancolie,
11:45c'est une forme de folie.
11:46Bon, en tout cas,
11:46votre livre,
11:47on pourrait en parler
11:48pendant des heures.
11:48Voilà,
11:49je trouve que c'est passionnant.
11:51J'ai pensé beaucoup de choses
11:52dans ma vie
11:54et j'ai beaucoup pensé
11:55mais que je puisse être en contact
11:57avec des morts
11:58ou des entités,
11:59jamais.
11:59C'est des phrases qu'on peut lire
12:00à la fin du livre.
12:01Ce qui me fait plaisir,
12:02vraiment plaisir,
12:03c'est que la prochaine fois
12:03que vous croiserez quelqu'un
12:04qui hurle des insultes
12:05dans la rue,
12:06habillé comme un clochard
12:07ou à moitié nu,
12:08vous ne changerez peut-être
12:09pas de trottoir
12:10comme vous l'avez fait si souvent,
12:11mu par la peur
12:12qu'il vous agresse.
12:13Ce sont les dernières pages du livre.
12:15Oui, parce que j'écris pour ça.
12:16Sabrina Philippe,
12:17Nos folies invisibles
12:18aux éditions Mazarin.
12:19Alors, je pense que ce livre
12:20aura beaucoup de succès.
12:22D'abord parce que
12:23vous écrivez bien,
12:24parce qu'il est sensible
12:25et qu'il est accessible.
12:27Il y a un plaisir de lecture.
12:28En tout cas,
12:29ce fut le mien
12:29lorsque j'ai lu
12:30ces 250 pages.
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