00:00Arthur Delaporte, je vous sens prêt à réagir.
00:04Sur l'opposition, vous allez dire ce que vous en pensez,
00:06mais tout d'abord sur le fait qu'Emmanuel Macron nous dit
00:08« Attendez, ce n'est pas si grave que ça, la France n'est pas au bord du gouffre ».
00:11Vous êtes d'accord avec ça ?
00:12On l'a toujours dit.
00:13Je pense qu'il ne faut pas dramatiser de façon excessive l'instabilité politique.
00:17Nos institutions sont solides, notre économie, les fondamentaux sont solides.
00:21Et je ne suis pas de ceux qui, comme François Bayrou,
00:23agitaient le spectre du chaos, de la falaise.
00:26Donc là, on a quand même Emmanuel Macron qui désavoue son ancien Premier ministre.
00:29Et il a raison.
00:30Aujourd'hui, on est dans une situation, certes, d'instabilité politique
00:34qui a une conséquence économique que le président de la République a provoquée.
00:37Il a provoqué l'instabilité.
00:38Maintenant qu'il y a des changements gouvernementaux
00:40et qu'on tâtonne un peu pour essayer d'inventer une nouvelle forme de parlementarisme,
00:44c'est plutôt sain dans une démocratie.
00:46Je préfère sain à un régime autoritaire.
00:48Je vais juste ajouter une petite précision.
00:49Parce qu'on a tendance à se gargariser, à dire
00:51« Regardez les Allemands, comme ils sont forts, comme ils sont beaux ».
00:54Je vais vous dire un truc.
00:55Les Allemands, en ce moment, ils sont en train de voter leur budget.
00:57Leur budget, 2025.
01:00Ils ont un an de retard.
01:01Pourquoi ? Parce qu'ils ont discuté pendant un an pour réussir à se mettre d'accord.
01:04Donc nous, on nous demande souvent de nous mettre d'accord en deux semaines.
01:08Et donc, en fait, on voit bien que dans les démocraties matures,
01:10même en Allemagne, ça n'est pas possible.
01:11Sous-titrage Société Radio-Canada
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