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  • il y a 4 mois

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00:007h20, l'une des directrices d'UPSA qui produit et distribue du Daffalgan et de l'Efferalgan
00:04est l'invité de l'éco d'ici, l'économie de votre région, Clément Souleda.
00:09Bonjour Laure Lechertier.
00:10Bonjour.
00:10Merci d'être là ce matin.
00:11Vous êtes entrée au capital d'Ipsophène, une usine qui doit produire le principe actif du paracétamol à Toulouse,
00:18principe actif qui servira pour vos médicaments.
00:21Alors l'usine Ipsophène, elle devait ouvrir cette année,
00:24mais elle vient tout juste d'obtenir l'autorisation environnementale.
00:27Est-ce que ce retard vous inquiète ?
00:29Alors l'autorisation environnementale qui a été délivrée par le préfet de région est une excellente nouvelle
00:34parce que c'est justement un gage de sérieux industriel et environnemental.
00:39Et pour nous c'est important parce que c'est un projet d'envergure.
00:42Mais c'est un projet qui prend du retard.
00:44La relocalisation, c'est un processus en fait qui nécessite du temps,
00:49donc il y a une temporalité spécifique.
00:51Et l'idée c'est de se dire nous, le produire en France et le fabriquer en France,
00:55c'est dans notre ADN depuis 90 ans.
00:57On fabrique 100% de nos médicaments à jeun.
01:00Avec des principes actifs qui aujourd'hui viennent d'ailleurs d'Arde notamment.
01:04Donc vous croyez encore à un principe actif des médicaments 100% français,
01:08vous y croyez encore aujourd'hui ?
01:10Complètement, c'est une conviction profonde.
01:12On veut faire du 100% fabriqué en France de bout en bout.
01:15Et si vous voulez, très clairement, la crise Covid a montré toutes les vulnérabilités sur la chaîne d'approvisionnement.
01:21Donc il y a une urgence et même une stratégie importante à avoir pour relocaliser ces principes actifs.
01:27Mais une ouverture de l'usine en 2026, parce que c'est ce qui a été annoncé,
01:31ça pour vous, ce sera fait ? Ce sera possible ? Il n'y aura pas de nouveau retard ?
01:35Nous, on attend effectivement ce paracétamol tricolore en 2026,
01:40sachant qu'on a aussi un autre projet en Rhône-Alpes,
01:44puisqu'on met sur une pluralité d'acteurs pour se fournir en paracétamol,
01:48qu'on a un projet aussi avec un chimiste qui s'appelle Séquence,
01:51et qui nous permettra d'avoir tous nos besoins en paracétamol,
01:55pour nos références d'Afalgan et Ferrandgan pour le marché français.
01:58Alors ça a une conséquence, et vous nous l'aviez dit,
02:00quand vous avez reçu en février 2024, lors Le Chartier,
02:03vous avez dit qu'il faudra augmenter le prix des médicaments,
02:05si on les produit en France.
02:07Est-ce que les discussions avec les autorités, avec le ministère, avancent à ce sujet ?
02:10Oui, c'est un impératif. Pourquoi ?
02:12Parce que aussi, s'approvisionner en France, c'est du circuit court.
02:17Donc ça a une vertu aussi écologique, on réduit l'impact sur l'environnement,
02:22et puis ça valorise les territoires.
02:24Donc ça participe de la cohésion territoriale que de fabriquer.
02:28Mais ça a un coût, et il faut que le coût soit répercuté dans le prix du médicament.
02:32Parce qu'aujourd'hui, arrêtez-moi si je me trompe,
02:34une boîte de 16 gélules de Dafalgan, 500 mg, c'est 2,18 euros environ.
02:38Vous aimeriez que ce soit combien demain pour que ce soit rentable ?
02:41Pour vous, vous ne perdiez pas d'argent.
02:42Oui, alors 2,18 euros, quand vous allez en pharmacie, effectivement, vous le procurez.
02:46Mais pour nous, fabricants, c'est 76 centimes.
02:49Donc c'est moins qu'une baguette de pain.
02:51Donc vous imaginez une boîte de 8 grammes de paracétamol produite à Agen.
02:55On en produit 300 millions de boîtes par an.
02:57Eh bien, 76 centimes.
02:59Donc ce n'est pas rémunérateur pour le fabricant.
03:03Et par conséquent, l'idée, c'est de dire, prenant en compte dans la tarification,
03:06toutes les externalités positives que l'on crée sur un territoire.
03:10Donc les emplois directs, indirects, et les investissements.
03:13Combien ? 30, 10, 20% ?
03:15Alors ça, c'est une négociation qu'on doit mener, mais qui prenne en compte aussi nos investissements.
03:20On investit 17 millions d'euros par an dans notre outil industriel,
03:24pour être à la pointe du savoir-faire français, qu'on exporte dans plus de 60 pays.
03:29Donc ça, ça doit être reconnu, en fait, dans la régulation du médicament.
03:32Et vous avez aussi, à UPSA, 1 600 collaborateurs.
03:35Vous êtes le premier employeur du Lot-et-Garonne.
03:37Deux sites de production, deux sites de distribution près d'Agen.
03:39Merci, Laure Lechertier.
03:41Vous êtes directrice de l'accès au marché, notamment d'UPSA.
03:43Bonne journée.
03:43Merci, bonne journée.
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