- il y a 3 mois
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00:00Alors, merci beaucoup Yvan de nous avoir appelé. On va passer à un autre sujet avec Jean-Philippe Spano qui nous a rejoint à l'instant.
00:07Bonjour mon cher Jean-Philippe Spano.
00:09Bonjour.
00:09Vous voulez parler, on vient, on va profiter de votre présence pour parler du cancer en France.
00:16Alors, je rappelle que vous êtes chef du service d'oncologie médicale La Pitié-Salpêtrière.
00:21Vous êtes dans le studio avec nous pour parler du cancer notamment.
00:26D'abord, avant d'arriver à votre actualité, à cette formation spéciale que vous avez créée pour les médecins et les journalistes à propos du cancer, on en parle dans un instant.
00:36D'abord, question basique, question simple Jean-Philippe Spano.
00:40Je profite de vous avoir parce que personne aujourd'hui ne peut témoigner de la réalité du cancer dans sa vie.
00:47Un proche, une mère, un frère, une soeur, un cousin, personne n'échappe à ça.
00:54Comment expliquer cette explosion des cancers aujourd'hui en France et dans le monde, surtout en France ?
01:00Oui, merci beaucoup Christine.
01:03On peut déjà faire référence à l'article de cette semaine du New England Journal of Medicine qui relate en effet de l'augmentation de l'incidence,
01:10c'est-à-dire de nouveaux cas de cancer et qui ne cessent d'augmenter avec des perspectives pour 2050 assez préoccupantes.
01:17Et on l'explique tout simplement parce que d'abord on a des facteurs de risque bien identifiés, le tabac, je ne vous apprends rien,
01:24l'alcool, on a déjà parlé, des virus comme le fameux papillomavirus, d'où l'arme qui s'appelle le vaccin.
01:31Jean-Philippe Spano, je vais vous taquiner, je vous connais en dehors de l'antenne et je vous aime bien, donc je me permets de vous taquiner.
01:37Le tabac, on fume plus qu'avant, on fume moins qu'avant. L'alcool, on fume moins qu'avant.
01:41C'est pour ça que je ne comprends pas cette émergence du cancer. Je me fais l'avocat du diable.
01:45Le tabac, on fume moins qu'avant, mais il reste effectivement encore un facteur de risque prédominant.
01:52Après, il y a une notion aussi, et c'est tant mieux qu'on oublie, c'est qu'on vit de plus en plus longtemps.
01:57Et que l'âge est un facteur de risque du cancer. Plus on vieillit, plus on a un risque.
02:00Mais il y a des jeunes maintenant qui ont le cancer, de plus en plus de jeunes.
02:04Absolument. Alors pour l'instant, on n'a pas encore clairement identifié toutes les causes, c'est en cours.
02:07Alors, probablement, comme je vous disais, les virus, pourquoi pas l'environnement aussi.
02:13Et donc ça, c'est aussi un sujet très important sur la pollution, les facteurs nutritionnels, par exemple.
02:20Alors la plupart des nouveaux cas de cancer en France concernent le cancer de la prostate, le cancer du sein,
02:26le cancer colorectal, le cancer du poumon.
02:28Je vais vous poser la question qui tue, Jean-Philippe Spano, ne m'en voulez pas.
02:32Mais on voit sur les réseaux sociaux, beaucoup de personnes se disent que c'est à cause du vaccin,
02:36que cette recrudescence de cancer, beaucoup de personnes le disent, les effets secondaires du vaccin.
02:40Vous dites non, je n'ai même pas fini de poser ma question.
02:43Non mais très sincèrement, très sincèrement, là devant les auditeurs d'Europe 1,
02:47qui sont en train de se demander, est-ce qu'il n'y a pas aussi, pas que,
02:51mais aussi un lien avec les effets secondaires du vaccin ?
02:54Vous voulez parler de quel vaccin ?
02:55Le vaccin au Covid, bien sûr mon chéri.
02:58Non.
02:58Non, aujourd'hui, aucun lien n'est établi.
03:02Les seuls liens qui soient établis, ce sont ceux dont je viens de vous parler.
03:07Évidemment.
03:08Et vous n'avez pas l'impression, je vous inquiète, pardon,
03:10mais vous n'avez pas l'impression qu'il y a une sorte de chape de plomb sur ce lien entre...
03:15Oui.
03:16D'accord.
03:17Et personne, personne, il n'y a pas de lien, selon vous ?
03:20Non, pour l'instant, il n'y a pas de lien qui soit effectivement démontré.
03:23En tout cas, le vaccin anti-Covid a une efficacité qui a été prouvée
03:27sur, effectivement, la prévention, mais surtout la diminution des effets de ce virus.
03:32La preuve en est, c'est qu'il y a moins de problèmes aujourd'hui liés à ce virus
03:35qui nous le font de par le par le.
03:37Et aujourd'hui, pardon, et aujourd'hui, donc pour...
03:40Et ensuite, je viens à votre diplôme.
03:43Mais aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire au quotidien ?
03:46Rappelez-nous ce qu'il faut faire au quotidien pour tenter d'échapper au cancer.
03:51Avoir une hygiène de vie, déjà.
03:53Vous savez qu'on axe beaucoup sur tout ce qui est activité sportive,
03:57sur tout ce qui est, effectivement, activité physique.
04:01C'est vrai que ça, c'est très important.
04:03Le nombre de pas évoqué, déjà.
04:06Ensuite, il y a les facteurs nutritionnels.
04:07C'est sûr qu'une alimentation...
04:09Alors ça, ce n'est bien entendu pas à la portée de tout le monde, on le sait.
04:12Mais une alimentation équilibrée, qualitative et quantitative,
04:17exposerait effectivement à une diminution du risque.
04:21Et puis, bien sûr, tous les facteurs préventifs dont je vous ai parlé tout à l'heure.
04:26Appelez-nous au 01 80 20 39 21 si vous voulez interpeller le professeur Spano.
04:31Ne faites pas cette petite tête-là.
04:32On va tout gérer.
04:35Je sais que ce n'est pas votre métier, évidemment,
04:36mais on va se faire l'avocat, effectivement.
04:40Et d'où votre diplôme.
04:41On aura dans un instant Alex en ligne pour vous interpeller sur les cancers du sang.
04:48Mais d'abord, parlez-nous de ce diplôme que vous êtes en train de créer,
04:51que vous avez créé, qui commence le 17 octobre.
04:53De quoi s'agit-il concrètement ?
04:55Merci Christine.
04:56En effet, c'est la raison pour laquelle vous m'avez invité aujourd'hui.
04:59Je vous en remercie.
05:00C'est un diplôme interuniversitaire qui est basé sur les médias,
05:04la communication et le cancer.
05:05En fait, vous venez d'évoquer si le cancer devient aujourd'hui un problème de santé publique,
05:09plus que jamais et encore dans les années futures.
05:12Il faut qu'à la fois les professionnels de santé qui sont attachés,
05:16ou en tout cas intéressés par ce problème qui est le cancer,
05:21mais aussi les journalistes,
05:22on a besoin plus que jamais d'informations
05:25et de savoir bien communiquer, justement.
05:28Et donc, c'est en fait un diplôme interuniversitaire
05:30qu'on a monté avec plusieurs universités en France.
05:33Donc, il y a Sorbonne Université,
05:35il y a l'Université de Lyon, de Clermont-Ferrand, de Montpellier,
05:39et puis il y a l'Université Côte d'Azur, Nice et Cannes.
05:42Et c'est unique parce qu'en fait,
05:44c'est un diplôme qui va à la fois concerner le public,
05:47comme je vous le disais, professionnel de santé,
05:48mais aussi les journalistes.
05:50C'est-à-dire qu'on souhaite aussi que les journalistes et les médecins
05:55peuvent absolument s'inscrire.
05:58S'inscrire pour ce diplôme,
05:59ce DIU, Communication, Média et Cancer.
06:02Exactement, parce qu'on souhaite aussi que les journalistes
06:05puissent aussi avoir une culture scientifique du cancer,
06:09une culture scientifique des virus,
06:11une culture scientifique des vaccins,
06:12vous l'évoquiez tout à l'heure, ma chère Christine.
06:15Et puis, effectivement, pour optimiser, finalement,
06:18l'information et en fait, quelque part,
06:22éduquer les journalistes à la problématique du cancer,
06:27mais peut-être qu'un jour, ce sera pour d'autres maladies.
06:30C'est peut-être effectivement quelque chose de nouveau pour vous
06:33et de curieux, mais pour nous, c'est très important.
06:36Non, non, non, c'est très intéressant cette formation
06:38parce que, justement, on parle déjà du principe
06:41qu'il y a une recrudescence de cancer.
06:43Donc, il faut effectivement de la pédagogie.
06:45Allô, Alex.
06:46Oui, bonjour Christine.
06:47Bonjour, Robert.
06:48Oui, bonjour.
06:49Vous l'avez interpellé, le professeur Jean-Philippe Spano.
06:53Oui, en fait, on parle du cancer du sang, ma fille,
06:56je vous avais appelé à une époque,
06:57je n'avais pas eu la chance de passer sur votre antenne,
06:59ma fille, sauf d'un pur purat,
07:00mon bopénique, idiopathique, aigu,
07:02depuis l'âge de 2 ans et demi,
07:04elle a 16 ans aujourd'hui, bientôt, au mois de novembre.
07:06Et cette semaine, en fait,
07:08quand on m'a appelé pour vous,
07:09j'ai dit oui parce que j'ai un ami,
07:11un très bon ami,
07:11qui, il y a 6 mois, était chez le dentiste,
07:13parce qu'il avait mal aux dents,
07:14et en fait, c'était la langue.
07:16Et puis, c'était trop tard pour en enlever un bout,
07:17et 6 mois plus tard, il est décédé,
07:19parce que ça s'est généralisé.
07:21Et je vous entendais parler de la cigarette,
07:22je suis tout à fait d'accord,
07:23l'alcool, je suis tout à fait d'accord.
07:25Je ne sais pas si c'était une solution
07:26de taxer la cigarette,
07:27mais bon, parce que ça crée de la délinquance.
07:29Mais on ne parle pas de tous ces produits alimentaires,
07:32ces exauceurs de goût,
07:33toutes ces choses dont on doute
07:34qu'elles sont cancérigènes,
07:36ce qu'on a mis sur la terre,
07:37les légumes qu'on mange,
07:39ça, c'est pas de la tête,
07:40c'est jamais condamné.
07:41Alex, très bonne remarque,
07:42de tout cœur avec vous,
07:44pour tout ce qui s'est passé.
07:45On marque une pause et on revient,
07:47parce que votre question est très intéressante
07:48pour Jean-Philippe Spano,
07:49sur les produits alimentaires,
07:50c'est vrai qu'il n'y a pas que le tabac,
07:52on marque une pause.
07:52Vous pouvez aussi interroger notre invité,
07:54le professeur Jean-Philippe Spano,
07:56chef du service d'oncologie médicale
07:58à la pitié salpêtrière,
07:59à PHP au 0, 1, 80, 20, 39, 21,
08:02tout de suite sur Europe 1.
08:04Europe 1, Christine Kelly.
08:0612h46 sur Europe 1,
08:07la suite de Christine Kelly,
08:09et vous avec notre invité,
08:10c'est le professeur Jean-Philippe Spano,
08:13chef du service d'oncologie médicale,
08:14pitié salpêtrière,
08:16HPHP.
08:17Oui,
08:18le professeur Jean-Philippe Spano,
08:19qui est l'auteur de plus de 200 publications,
08:22ses principaux domaines d'expertise
08:24sont le cancer du sein,
08:25des cancers rares,
08:26vous êtes un véritable expert dans la matière,
08:29je rappelle que vous êtes donc
08:31chef du service d'oncologie,
08:32vous l'avez dit,
08:33Géraldine Médicale,
08:34à la pitié salpêtrière,
08:36beaucoup d'appels aux standards européens,
08:38vous êtes là pour nous parler de cette formation
08:41que vous lancez,
08:42le DU Communication Média et Cancer,
08:45pour les journalistes,
08:46pour les médecins,
08:47on y revient dans un instant,
08:48sur cette formation,
08:49parce que c'est très innovant,
08:51et pour pouvoir effectivement décrypter,
08:53et savoir un peu ce qui se passe autour du cancer.
08:55Appelez-nous au standard Europe 1,
08:57pour pouvoir poser vos questions
08:59à cette grande personnalité,
09:00qui est assez inaccessible,
09:02habituellement,
09:03si vous pouvez me permettre,
09:04on est avec Alex,
09:06Alex,
09:06vous parliez des cancers du sang,
09:08à propos de,
09:10avec notre intervenant,
09:12Jean-Philippe Spano,
09:12et vous parliez des produits alimentaires,
09:14et qu'on ne parle pas suffisamment des produits alimentaires,
09:16alors Jean-Philippe Spano va vous répondre tout de suite,
09:18Alex.
09:19Merci.
09:20Oui,
09:20bonjour monsieur,
09:21alors votre question,
09:22d'abord,
09:23comme le disait Christine,
09:25tout notre soutien pour votre ami,
09:27en fait,
09:28vous parliez de votre ami,
09:29qui apparemment a eu,
09:30plutôt un cancer de la langue,
09:32et vous vous posiez la question s'il n'y avait pas d'autres facteurs
09:35que le tabac et l'alcool,
09:37il est clairement établi que le cancer est multifactoriel,
09:40ça on l'oublie,
09:41mais c'est vrai que c'est souvent l'adjonction,
09:44ou l'association,
09:46je dirais,
09:46de plusieurs facteurs,
09:48et aujourd'hui,
09:49ce que l'on sait de l'alimentation,
09:52ou de la nutrition,
09:53c'est ce que je disais tout à l'heure en matière de prévention,
09:56c'est-à-dire, bien entendu,
09:57des alimentations qui sont mal équilibrées,
10:00ou des alimentations,
10:03effectivement,
10:04qui ne tiennent pas compte des recommandations actuelles européennes
10:07sur les fruits, les légumes,
10:09et puis sur certains, effectivement,
10:13composants,
10:13il est clairement établi que ça doit rentrer en compte.
10:17L'augmentation d'incidence,
10:18aujourd'hui,
10:19on en a parlé,
10:20nous amène,
10:20de toute façon,
10:21à davantage approfondir
10:23les études épidémiologiques,
10:25et mieux comprendre ce qui se passe,
10:27et pourquoi, en effet,
10:29certains cancers surviennent,
10:31aujourd'hui,
10:32de manière plus importante que d'autres.
10:33Jean-Philippe Spano,
10:34ce sujet passionne,
10:36nos auditeurs d'Europe 1,
10:37qui sont en train de nous appeler en masse.
10:39Je vous dis ça,
10:40j'ai des frissons,
10:41parce qu'on a, par exemple,
10:43Pierre,
10:43merci beaucoup, Alex,
10:44de nous avoir appelé de Bretagne,
10:46mais Pierre,
10:47qui nous a appelé au Standard,
10:49pour nous dire que sa femme est morte d'un cancer du poumon,
10:52elle n'a jamais fumé.
10:53Et vous savez, Jean-Philippe Spano,
10:54on entend beaucoup ça,
10:56de plus en plus,
10:57c'est-à-dire qu'on fait attention,
10:58comme disait Eric Tegner,
10:59on fait attention,
11:00on ne fume pas,
11:01on n'essaie de pas boire, etc.
11:02Et on meurt d'un cancer du poumon.
11:04Allô, Pierre ?
11:05Oui, bonjour.
11:06Dites-nous tout.
11:07Eh bien,
11:08mon épouse est décédée en avril 2014,
11:12d'un cancer du poumon,
11:14elle n'a jamais fumé une cigarette de sa vie,
11:16pour manger,
11:17elle achetait des produits bio,
11:18on mangeait les légumes du jardin
11:19que je cultivais sans pesticides,
11:21pendant toute sa vie,
11:24à chaque fois qu'elle avait une prise de sang,
11:26les médecins lui disaient
11:27« Ah, madame Trichard,
11:28vous avez toujours des prises de sang de jeune fille. »
11:30Eh bien, ça ne sert à rien d'avoir une prise de sang de jeune fille,
11:31parce qu'elle est quand même décédée.
11:33Et moi, l'an dernier,
11:35j'ai eu un cancer d'aprostate,
11:36j'ai eu 39 séances de rayon,
11:38ça va maintenant,
11:39et je fais du sport,
11:42je fais du vélo,
11:43je fais depuis 1990,
11:44depuis 1990,
11:45j'ai parcouru à peu près 120 000 kilomètres,
11:48je continue de faire du vélo en ce moment,
11:49je fais des sorties de 100 kilomètres,
11:50et je veux un cancer d'aprostate quand même.
11:52Alors, Pierre...
11:54Qu'est-ce que j'ai fait de mal dans la vie, moi,
11:56pour avoir...
11:56Non, mais je pense qu'il ne faut pas se poser la question comme ça, Pierre,
11:59mais restez en ligne,
12:00Jean-Philippe Spano vous répond sur Europe 1.
12:02Jean-Philippe Spano,
12:04vous êtes là pour nous parler
12:05de votre nouvelle formation média et cancer,
12:09et qu'est-ce que vous répondez
12:10à ce qu'on entend souvent ?
12:12C'est-à-dire, voilà, j'ai tout fait,
12:13sa femme mangeait bio,
12:14elle n'a jamais fumé de sa vie,
12:15elle est morte de cancer,
12:16lui, il fait du sport,
12:17on parlait d'activité physique,
12:18il meurt quand même,
12:19que Dieu me pardonne,
12:20non, pas qu'il meure,
12:21mais il a un cancer,
12:22il se fait soigner, il va mieux,
12:23tant mieux, mon cher Pierre.
12:24Qu'est-ce que vous répondez, Jean-Philippe Spano ?
12:26Alors, d'abord, merci, monsieur,
12:28pour votre question.
12:29Je réponds tout simplement encore,
12:31comme je le disais à l'instant même,
12:32qu'il y a des causes inconnues.
12:34Je réponds aussi sur le fait
12:36que nous savons aussi
12:37qu'il y a des gènes,
12:39pour l'instant, clairement identifiés,
12:41et d'autres,
12:42qui seraient probablement responsables,
12:44mais dont on ne connaît pas encore l'existence,
12:46et c'est justement grâce au progrès scientifique
12:49qu'on amènera peut-être un jour
12:50à mieux connaître
12:51pourquoi, en effet,
12:52alors qu'on a une hygiène de vie
12:54et qu'on développe effectivement des maladies,
12:56comme on peut développer d'autres maladies,
12:57d'ailleurs, que le cancer,
12:59puisque effectivement,
13:00l'hygiène de vie,
13:01c'est valable aussi pour d'autres maladies,
13:02que, par exemple,
13:03nous savons qu'il y a des populations dans le monde,
13:05par exemple, des femmes,
13:06souvent d'origine asiatique,
13:09qui peuvent développer des cancers spécifiques,
13:11qui ont des mutations,
13:11des allomanies de gènes et du poumon.
13:14Absolument.
13:14Les femmes asiatiques.
13:15Exactement.
13:16Absolument, Christine.
13:17Je suis bien renseignée.
13:17Vous êtes bien renseignée,
13:18vous êtes des très bons consultants.
13:20Et donc, du coup,
13:22voilà,
13:22et aujourd'hui,
13:23c'est comme ça
13:24que l'on continue à développer à fond
13:27nos études.
13:28Et Jean-Philippe,
13:29c'est intéressant de voir effectivement
13:31que, bon,
13:31il y a de plus en plus de cancers,
13:34mais c'est intéressant de se dire aussi
13:35qu'on voit, par exemple,
13:37Pierre qui nous dit
13:38qu'il fait du sport,
13:39sa femme a mangé bio, etc.,
13:40et ils ont quand même un cancer,
13:42mais si on ne fait pas ça,
13:44c'est assurer qu'on ait un cancer.
13:46Non, alors assurer, non,
13:47parce que, heureusement,
13:48mais en tout cas,
13:49ça expose à un risque supplémentaire.
13:51Il y a une chose dont on n'a pas parlé aussi,
13:53on en parlait tout à l'heure
13:54autour de cette table,
13:55c'est le dépistage.
13:56Oui.
13:56Voilà, et ça, c'est très important
13:58à partir de 50 ans.
13:59Alors, Eric Tegner réagit.
14:03Géraldine réagit.
14:05Non, je parlais du dépistage
14:06que c'est à partir de 50 ans
14:07et maintenant,
14:07ça va arriver de plus en plus jeune.
14:09Oui, mais à chaque fois
14:10que ça arrive dans ma boîte de lettre,
14:11ça me déprime.
14:11Non, mais je sais.
14:12Ça ne m'encourage pas du tout
14:13à me faire dépister.
14:14Pardon, mon cher Jean-Philippe.
14:15Eric Tegner,
14:16ensuite Gabrielle Prisel
14:17et on a beaucoup d'appels.
14:17Après ces 10 minutes qui m'ont démoralisé,
14:18j'ai une question.
14:19Moi, j'ai 32 ans.
14:21Qu'est-ce que je risque
14:22et quel type de dépistage
14:24je peux mettre en place dès maintenant
14:26pour savoir ce qui peut m'arriver demain ?
14:27Non, à 32 ans,
14:28vous avez peu de risques,
14:29effectivement,
14:30surtout si vous avez,
14:31je l'espère,
14:32une hygiène de vie.
14:33Après, il faut aussi tenir compte
14:35un peu des histoires familiales.
14:37Ça, c'est très important.
14:38La génétique, c'est important.
14:39C'est ce qui fait la différence
14:40entre nous tous,
14:41quelque part.
14:42Mais si aujourd'hui,
14:44ce qu'on disait,
14:45c'est que si vous mettez
14:45toutes les chances de votre côté
14:46par rapport aux mesures préventives,
14:49vous diminuez, en tout cas,
14:50ce risque de développer
14:52un jour une pathologie.
14:53Oui, non,
14:53pour terminer le propos d'Éric,
14:55il me semble que pour les femmes,
14:56les cancers du sein,
14:57même jeunes,
14:58il y a une façon aujourd'hui
14:58de voir si génétiquement,
15:00c'est ça,
15:00on peut identifier.
15:01Oui, il y a des gènes
15:02clairement identifiés.
15:03Pour le cancer du sein.
15:04Et pour d'autres cancers aussi.
15:05Mais est-ce que vous pouvez
15:06nous parler aussi des progrès
15:07pour nous remonter le moral
15:08en matière curative ?
15:10Mais c'est vos questions.
15:12Oui, est-ce qu'il y a eu
15:13des progrès en matière curative ?
15:15Est-ce qu'il y a des progrès ?
15:16Non, merci de vous prêter au jeu
15:18parce que ça nous interpelle tous.
15:19Non, mais on est là pour s'occuper et informer.
15:21Il est clairement établi aujourd'hui
15:22qu'il y a une diminution
15:24de la mortalité quand même
15:25et en particulier en France.
15:27Il y a une amélioration
15:27de toutes les prises en charge,
15:29qu'elles soient chirurgicales,
15:30qu'elles soient médicales,
15:31qu'elles soient en radiothérapie,
15:33en chimiothérapie,
15:34en immunothérapie.
15:35Et puis vous parliez tout à l'heure
15:36du dépistage,
15:37puis on diagnostique tôt
15:38et on augmente les chances.
15:40Un dépistage qu'on appréhende.
15:42Absolument,
15:42mais le diagnostic précoce,
15:45c'est fondamental.
15:46Non, non, attention.
15:47Il y a une augmentation
15:48d'incidence,
15:48il y a une diminution
15:49de la mortalité
15:50et surtout une meilleure
15:51prise en charge globale
15:52des patients.
15:52On prend Mathieu
15:53qui nous appelle de Paris,
15:55le dernier appel de la matinée.
15:56Vous dites que...
15:58Bonjour Mathieu.
15:59Bonjour Mathieu.
15:59Christian, pardon, Christine,
16:01bonjour.
16:01Christiane Saint-Bourg.
16:02J'ai une échange avec vous.
16:03Je suis contente de vous entendre.
16:05Restez là, ma jolie.
16:07Racontez-nous un peu
16:08pourquoi vous voulez interpeller
16:09le professeur Jean-Philippe Spano.
16:11Parce qu'en fait,
16:12moi j'étais en pleine santé,
16:14en pleine possession des moyens
16:15quand j'avais 52 ans,
16:16j'en ai 59 aujourd'hui.
16:18Et en 2019,
16:19je fais tous les vaccins
16:21pour le Covid
16:21pour continuer à travailler,
16:22à circuler,
16:23à vivre normalement.
16:24Et en 2020,
16:25tout d'un coup,
16:25alors que je faisais
16:26mes dépissages régulièrement,
16:27on m'a dépisté
16:28un cancer de la prostate,
16:29une agressivité folle
16:31et rare à mon âge,
16:32avec un taux très élevé
16:34sur l'échelle de Willisone.
16:35Je pense que ça parle
16:35à votre invité.
16:37J'ai dû faire
16:37deux mois de radiothérapie,
16:39deux mois,
16:4060 jours de radiothérapie.
16:42Et après,
16:43j'ai fait trois récidives
16:44avec des hormonothérapies.
16:45Est-ce que vous allez mieux
16:46aujourd'hui,
16:46mon cher Mathieu ?
16:47Non, pas du tout.
16:48Parce qu'en fait,
16:49là, le remède est très dur
16:50parce que l'hormonothérapie,
16:52c'est la castration chimique.
16:53Donc, vous êtes dans un état
16:55vraiment très, très affaibli.
16:56Et j'ai développé aussi
16:58de la fibrillation atriale.
16:59Et tout ça,
17:00mes cardiologues
17:01et mon cancérologue
17:02m'ont dit,
17:02quand je lui ai posé la question
17:03quel rapport est le Covid,
17:04il m'a dit,
17:04je ne peux pas vous dire
17:05qu'il n'y a aucun rapport,
17:06je ne peux pas vous dire
17:06qu'il y en a un,
17:07mais voilà,
17:08je reste dans le flou.
17:09Et je pense que s'il y en avait un,
17:10jamais ils ne le diront.
17:11Ils vous l'auraient dit.
17:12Jamais ils ne le diront.
17:12Merci pour votre appel.
17:13On est obligé de rendre l'antenne.
17:15Juste avant de rendre l'antenne,
17:16nous avons Brigitte Millot
17:17que nous saluons dans le studio.
17:19Un dernier mot,
17:20Jean-Pierre Fano,
17:21pour répondre un peu à Mathieu,
17:23pour aussi faire un point
17:24sur ce...
17:25Répondez à Mathieu
17:26et pour faire aussi un point
17:27sur ce diplôme
17:29que vous êtes en train,
17:30que vous créez,
17:31que vous lancez le 17 octobre.
17:32Et comment est-ce qu'on fait
17:33pour s'inscrire ?
17:33On peut s'inscrire à travers
17:35les différentes universités
17:36que j'ai citées.
17:37Donc je le rappelle,
17:38Sorbonne Université,
17:39Lyon-Sud,
17:41Clermont-Ferrand,
17:43Montpellier,
17:43Nice et Cannes.
17:45Je remercie aussi
17:46le campus de Cannes.
17:50Brigitte rigole
17:51parce qu'elle adore Cannes
17:52et moi aussi
17:52puisque je suis cannoise.
17:53Parce qu'elle est très contente
17:54de ce DIU.
17:55Moi je trouve ça formidable.
17:56Et c'est la première fois effectivement.
17:57Donc comment s'inscrire
17:58auprès des universités
17:59ou sinon vous m'envoyez un mail
18:00et puis je vous transférerai
18:02les mails de mes collègues.
18:04Et encore une fois,
18:05ce DIU,
18:05je vous le disais,
18:07les objectifs
18:08c'est basé justement
18:09sur la meilleure communication
18:10justement à l'époque
18:12des médias de masse
18:13et de l'impact
18:14comme vous le disiez tout à l'heure
18:15Christine,
18:15des réseaux sociaux.
18:16Il faut être bien informé.
18:19Il y a,
18:19vous savez,
18:20un dom'gue chez nous
18:21en médecine,
18:22c'est l'Evidence-Based Medicine.
18:24Merci infiniment
18:26Jean-Philippe Spano
18:26d'avoir été en direct
18:27avec nous.
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