00:00Qu'est-ce qu'on a retenu, nous, de l'interview de Sébastien Lecornu ?
00:03C'est que c'était tout le programme, rien que le programme d'Emmanuel Macron,
00:06comme s'il n'y avait pas eu des élections il y a un an,
00:08qu'il y avait infligé une lourde défaite à l'ex-majorité.
00:14Je rappelle que vous avez 66 députés.
00:15À la gauche, on était à 192.
00:17Et je rappelle que François Barraud, quand il a fait un vote de confiance,
00:19il a eu 193 voix.
00:21Ils ne viennent pas nous dire qu'on ne nous pèse rien.
00:22Il y a quand même un nombre de gens, des millions de gens,
00:25qui ont mis un autre bulletin que celui du président de la République dans les urnes.
00:28Et donc, il fallait ouvrir le jeu et prendre un certain nombre de propositions.
00:32Et on a vu une grande fermeture.
00:33Non, évidemment, à la taxation, non pas seulement Zoukman,
00:36mais de tout le patrimoine professionnel.
00:39Non à notre proposition de la retraite.
00:44Non à une autre trajectoire, d'ailleurs, que nous proposons.
00:46On pense qu'il faut étaler dans le temps la réduction des déficits
00:48pour ne pas casser la croissance.
00:50Rien sur notre proposition sur la hausse des salaires.
00:53Et puis, tout ça, on voit une très grande fermeture
00:56et dans le même temps, une grande ouverture vis-à-vis des propositions de l'extrême droite.
00:59Alors, on se dit, que cherche le Premier ministre ?
01:02Cherche-t-il vraiment à ce que soit adopté un budget ?
01:05Pascal Perrineau a raison de dire, c'est qu'on ne laisse pas le Parlement faire.
01:08Aujourd'hui, le Premier ministre est plus fermé sur les sujets
01:11que ne le sont les députés macronistes eux-mêmes.
01:12Ben, justement, je repars d'une page blanche.
01:14Les députés macronistes eux-mêmes, vous aviez des grandes figures
01:16de la Commission des Finances, M. Mathieu Lefebvre, M. Zichtenstuhl,
01:20M. Cazeneuve, qui ont dit ici, on est prêt à discuter d'une taxe Zuckmann,
01:25il faut discuter de l'assiette et du taux, on est prêt à discuter sur la fiscalité,
01:28on est prêt à discuter sur la réforme des retraites,
01:30sur comment on peut annuler les effets des 62 ans.
01:33Ils ont été plus ouverts que le Premier ministre lui-même
01:35et que le Président de la République.
01:36Est-ce qu'on ne laisserait pas faire le Parlement ?
01:38Plutôt que, finalement, ces décisions prises d'en haut
01:41qui empêchent les compromis qui peuvent se faire en bas.
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