00:00Donc, à la fois, ça la conforte en partie la conviction du « tous pourris »
00:08chez beaucoup de nos concitoyens, indépendamment de ce que dit le sondage.
00:11On peut ne pas avoir confiance en la justice,
00:13mais penser que tous les politiques sont pourris.
00:16Ils sont responsables aussi, les politiques.
00:18Ils sont responsables de ce qu'ils ont fait, de l'état de la société.
00:21Nos sociétés sont malades aux États-Unis.
00:22– De la multiplication des lois qui condamnent la politique.
00:24– Donc, vous assumez aussi d'avoir commis peut-être des fautes
00:30ou de ne pas avoir tout fait ?
00:31– Mais tout le monde a commis des fautes.
00:32– Tout le monde a finalement laissé faire.
00:37Mais quand on a essayé…
00:38– C'est-à-dire, comment ça vous dites ?
00:40– On a laissé faire, par exemple, on a laissé le Conseil constitutionnel
00:42constitutionnaliser le préambule de la Constitution.
00:45On a laissé les…
00:47Ce procès, il est très intéressant pour ça,
00:49parce que là, c'est tellement éclatant qu'il y aura vraiment un avant et un après.
00:53Ce procès, vous dites, l'accusation dit, il y a un pacte de corruption.
00:59S'il y a un pacte de corruption, il y a contrepartie.
01:01Et alors, je vous pose la question, quelle est la contrepartie ?
01:04Et la contrepartie, c'est la politique extérieure,
01:07l'action extérieure du ministre de l'Intérieur
01:09et la politique extérieure de la France ensuite.
01:11Et donc là, vous entrez sur un terrain où le juge n'a rien à faire.
01:14Le juge ordinaire.
01:15Je veux dire, vous ne pouvez pas faire juger la politique d'un pays
01:18et l'opportunité des décisions politiques par le tribunal correctionnel.
01:25Si on avait fait les choses correctement,
01:27le tribunal aurait dû se déclarer incompétent
01:30et ça aurait dû passer pour la partie ministre de l'Intérieur
01:32à la Cour de justice de la République.
01:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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