00:00Oui, je crois la sidération d'à peu près tout le monde qui a suivi cette journée hier.
00:06Deux moments très intenses, l'ouverture de la lecture du jugement qui laisse penser que tout va bien se passer pour Nicolas Sarkozy
00:14parce que les infractions tombent les unes après les autres et il y en a trois sur quatre pour lesquelles il est relaxé.
00:21Le jugement fait 380 pages, moi je l'ai reçu dans la foulée, la présidente lit les attendus principaux, ça prend énormément de temps.
00:30Mais logiquement pour n'importe quel juriste, trois infractions sur quatre pour lesquelles il est relaxé, c'est une immense victoire pour la défense.
00:40Et l'équation laisse penser que la peine qu'il va recevoir pour la quatrième infraction qui est la plus fragile, si vous voulez,
00:51qui est la moins grave de la situation de malfaiteur, on peut considérer qu'il va écoper d'une peine, j'allais dire, moins symbolique.
00:59Et c'est la première partie de la mi-journée hier.
01:05Personne ne s'attend à cette logique juridique qui pour moi est aberrante.
01:10Et je pense que pour la communauté juridique, elle est aberrante.
01:13Le tribunal, dans sa souveraineté, le relaxe trois infractions sur quatre et finalement lui inflige une peine qui est considérable et qu'il a sorti des pires mesures,
01:29c'est-à-dire l'exécution provisoire et le mandat de dépôt, je vous en remercie, il est différé.
01:35Avec un peu plus, il partait avec les gendarmes et les menottes.
01:40C'est totalement illogique, totalement aberrant par rapport au raisonnement juridique et par rapport aux qualifications qui ont été retenues.
01:48Et donc, on est subjugué par ça et la deuxième partie de la lecture laisse tout le monde pantois.
01:56Voilà, c'est le raisonnement.
01:58Je n'ai pas changé d'une virgule mon analyse.
02:00Est-ce que d'expérience, vous avez déjà vécu, et là je me tourne aussi vers Sarah dans un instant, mais une telle situation ?
02:06Jamais.
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