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  • il y a 4 mois
Le 24 septembre, la commission de la culture du Sénat organisait une table-ronde pour faire le bilan de la saison 2025 des festivals. Etaient conviés Alexandra Bobes, directrice de France Festivals, Aurélie Foucher, directrice déléguée aux politiques culturelles et aux relations institutionnelles de Scène Ensemble, Sylvie Hugues, présidente du réseau L U X, Stéphane Krasniewski, président du syndicat des musiques actuelles et Malika Séguineau, directrice générale d’Ekhoscènes. Tous ont alerté sur la situation financière des festivals, qui est très précaire. Ils ont mis en garde contre l’effet ciseau en cours : une augmentation importante des coûts, sans hausse des revenus pour compenser. Pour autant, ils se sont réjouis de l’engouement du public, qui ne faiblit pas. Les personnes interrogées ont également manifesté leur inquiétude face à la censure et aux entraves à la liberté de création et d’entreprendre, qui sont de plus en plus fréquentes via notamment la forme de retraits de subventions. Revivez leurs échanges. Année de Production : 100

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00:00:00Bonjour, prenez place dans 100% Sénat, l'émission qui vous fait vivre le cœur du travail parlementaire.
00:00:16Direction la Commission de la Culture, les sénateurs ont interrogé plusieurs acteurs des festivals de musique et de théâtre en France.
00:00:23Cette table ronde porte sur la situation des festivals après la concertation nationale et la saison estivale 2025.
00:00:30Les parlementaires veulent répondre à cette question. Quel avenir pour les festivals ? On regarde.
00:00:36Je suis donc directrice générale d'Ecoscen.
00:00:39Ecoscen, c'est une organisation professionnelle, une organisation patronale du spectacle Vivant Privé, la première sur le champ du spectacle Vivant Privé.
00:00:47Nous regroupons depuis le 1er janvier 2024 les acteurs de la musique, des musiques actuelles, du théâtre privé et des cabarets.
00:00:55Quelques 500 producteurs de spectacles, des producteurs de spectacles, des diffuseurs installés en région, des salles de concert,
00:01:02tout le réseau des Zéniths mais également de salles privées, des cabarets, des théâtres privés parisiens et en région.
00:01:09Donc Ecoscen, plus précisément sur la question des festivals, nous représentons 137 festivals qui sont installés sur tout le territoire.
00:01:18Ces 137 festivals sont organisés par 99 entreprises adhérentes d'Ecoscen qui sont spécialisées ou non dans cette activité,
00:01:25dont le chiffre d'affaires cumulé s'élève environ à 830 millions d'euros pour cette activité festivalière.
00:01:31Alors comme vous l'avez rappelé, Monsieur le Président, année après année, les saisons des festivals se succèdent
00:01:36et mettent en exerbe les mêmes difficultés que vous avez parfaitement rappelées et résumées.
00:01:41Et je pense que nous allons poursuivre aujourd'hui par le même constat,
00:01:45le constat d'une fragilisation globale des modèles économiques des festivals qui est aujourd'hui largement partagée.
00:01:51Comme vous l'avez dit, nous progressons en revanche en études,
00:01:54puisque désormais il y a des études barométriques qui sont publiées chaque année,
00:01:58notamment celle dont vous faisiez état et qui va prochainement être de nouveau mise à jour avec le ministère de la Culture,
00:02:05le CNM et auxquels Ecoscen, France Festival et le SMA contribuons.
00:02:09Donc les résultats seront rendus publics en octobre 2025, donc le mois prochain.
00:02:14Et pour le moment déjà, nous avons des tendances, des tendances en tout cas auprès de nos adhérents festivals
00:02:18qui ne font que confirmer ce que nous constatons depuis un certain nombre d'années.
00:02:24Sur les 105 adhérents qui nous ont fait des retours, 83% de nos adhérents ont connu des difficultés financières
00:02:31sur l'édition 2025, en dépit d'un remplissage plutôt positif.
00:02:3648% ont connu des difficultés liées à la programmation artistique
00:02:40et 17% ont connu des difficultés liées à des aléas climatiques.
00:02:45Et sur la programmation artistique, les difficultés viennent aussi,
00:02:47et c'est presque désormais peut-être la vraie grande nouveauté de pression extérieure
00:02:53dont nous pourrons, je pense, parler avec les problématiques de liberté d'expression.
00:02:57Alors quelles sont les causes ?
00:02:58Vous les avez rapidement rappelées, mais ce sont toujours les mêmes.
00:03:01Elles ne font que s'accentuer.
00:03:03Des coûts en augmentation.
00:03:04Les coûts, bien sûr, n'ont absolument pas baissé,
00:03:06même si l'inflation n'est plus ce qu'elle était il y a quelques années.
00:03:09Tous les postes, tous postes de coût d'un festival augmente de façon continue et depuis 5 ans.
00:03:13Les salaires, les matériels, les prestations techniques, les frais de location,
00:03:17d'aménagement des sites, les achats de bars, les restaurations, le catering,
00:03:21le coût assurantiel, les frais de sécurité, ça n'a eu de cesse d'augmenter.
00:03:24Ça ne baisse absolument pas, puisque, comme vous le savez,
00:03:28faire une édition de festival, c'est sortir une ville de terre chaque année.
00:03:31Donc, effectivement, ce sont des coûts très importants.
00:03:33Mais une des augmentations les plus impactantes est celle du prix des contrats de cession des spectacles,
00:03:38notamment pour les têtes d'affiches, un sujet dont on a beaucoup parlé,
00:03:41dont on continuera de parler, consécutif à une hausse généralisée des prix des cachets,
00:03:46déterminé dans un écosystème beaucoup plus vaste et international de surcroît,
00:03:50dans lesquels les festivals sont finalement en bout de chaîne.
00:03:53Et je tiens à insister sur ce point.
00:03:55Il est essentiel, en effet, de souligner que les festivals se situent au bout de cette chaîne.
00:04:00C'est un élément d'une tournée, un festival, une date de festival,
00:04:04et qu'une politique publique qui n'adresserait que ce dernier maillon pour agir sur les cachets
00:04:08serait, selon notre analyse, vouée à l'échec.
00:04:11C'est un problème beaucoup plus global, qui mérite d'être analysé à l'échelle de la filière,
00:04:16et non pas seulement à l'échelle du secteur du live.
00:04:19C'est vraiment la question de l'économie de la musique,
00:04:22qui s'est beaucoup transformée depuis la crise du disque au début des années 2000,
00:04:25qui a abouti à un changement important dans les pratiques,
00:04:28mais également dans les revenus des artistes.
00:04:30Si la musique enregistrée a réussi sa transition numérique et renouée avec sa croissance,
00:04:35ce dont on peut tous se féliciter, avec l'avènement de l'abonnement auprès des plateformes,
00:04:39qui aujourd'hui affiche même des chiffres positifs en indiquant qu'elles sortent des périodes difficiles,
00:04:44une grande majorité d'artistes, en dehors de quelques esthétiques,
00:04:46n'ont jamais retrouvé le niveau des revenus antérieurs à cette crise de la musique enregistrée
00:04:52lorsque leurs revenus dépendaient des ventes de CD.
00:04:55Artistes français, artistes internationaux, ils dépendent aujourd'hui majoritairement du live,
00:04:59des tournées et donc des festivals, qui sont un élément de la tournée,
00:05:03un élément de l'équation dans les revenus des artistes.
00:05:06Et comme l'ont montré multiples études publiées au Niveau Monde de Goldman & Sachs dès 2020.
00:05:11Enfin, je trouve que ça c'est extrêmement important de le souligner ici,
00:05:15que ce qui se passe au niveau des festivals ne doit pas être pris comme un fait isolé,
00:05:19c'est globalement la surface immergée de l'iceberg,
00:05:21mais c'est aussi lié aux tensions que subit le modèle de la production en France,
00:05:27parce qu'il n'y aurait pas de date en festival s'il n'y avait pas initialement,
00:05:31originellement, un producteur de spectacle qui investit sur un artiste,
00:05:35sur un spectacle, sur une tournée, en France et à l'international,
00:05:38et à l'intérieur desquels nous trouvons les dates en festival
00:05:41qui sont également essentielles à la découvrabilité des artistes
00:05:45et sur lesquels nous continuerons donc à nous battre.
00:05:50Donc, sur les recettes, après avoir parlé des coûts,
00:05:52quelles sont aujourd'hui les recettes ?
00:05:54Bien évidemment, de là où je parle,
00:05:56les festivals adhérents des Cossaines sont très peu subventionnés.
00:05:58Nos produits dépendent majoritairement des recettes propres,
00:06:01des recettes de billetterie,
00:06:02donc il faut que le public soit au rendez-vous.
00:06:04Vous l'avez dit, le public reste fidèle au festival.
00:06:08Néanmoins, on en avait parlé l'année dernière,
00:06:10et on continue de le constater,
00:06:12on a des enquêtes qui commencent à montrer une certaine désaffection
00:06:15d'un certain type de public
00:06:16qui commencent plutôt à privilégier des dates en concert
00:06:20dans une salle type stade ou arena
00:06:23pour être avec leur communauté
00:06:25et accéder au show intégral de leur artiste
00:06:28et non pas à un show monté pour un festival
00:06:32au milieu d'autres artistes
00:06:33et au milieu d'un autre public
00:06:35qui ne leur ressemble pas, qui n'est pas leur communauté.
00:06:37C'est ce qu'on appelle un signal faible
00:06:39qu'on est en train d'analyser avec nos organisateurs de festivals
00:06:42parce qu'effectivement, c'est un fait, c'est un fait aujourd'hui.
00:06:47Il y a un soutien du public,
00:06:49mais en même temps des éléments qu'il faut prendre en compte.
00:06:52Sur l'augmentation des prix,
00:06:53nous, on constate une augmentation modérée des prix
00:06:55qui n'est absolument pas en phase avec l'augmentation des coûts,
00:06:59de plus à 30 à 40% pour les coûts,
00:07:01et on a augmenté depuis 2-3 ans,
00:07:02plus 4 à 5% des prix dépassent pour accéder à un concert.
00:07:07Donc effectivement, ces recettes restent...
00:07:10C'est ça l'effet ciseau,
00:07:12c'est qu'on a une courbe de dépense
00:07:13qui augmente beaucoup plus vite que les recettes.
00:07:15Vous l'avez dit également,
00:07:16une multiplication des aléas climatiques
00:07:18qui fragilisent le modèle,
00:07:19avec effectivement une récurrence,
00:07:21une sévérité croissante de ces aléas climatiques
00:07:23qui soulèvent des questions sur la pérennité des festivals
00:07:26et une grande incertitude sur la capacité encore
00:07:28à pouvoir trouver une assurance
00:07:30et également la question du coût des assurances.
00:07:33Alors le dernier point,
00:07:34quels sont les leviers actionnables par les pouvoirs publics
00:07:36pour accompagner ces festivals en cette période de tension ?
00:07:40Eh bien, bien évidemment,
00:07:41nous avons la question première de notre établissement public,
00:07:44le Centre National de la Musique,
00:07:46des recettes de cet établissement
00:07:47qui dépendent des taxes,
00:07:49notamment la taxe sur la billetterie de spectacle,
00:07:51payée par les acteurs du spectacle vivant musical et de variété,
00:07:54et dont le problème, c'est qu'elle est plafonnée.
00:07:57Cette taxe est en croissance,
00:07:59eu égard à la croissance de l'activité,
00:08:00mais cette taxe est plafonnée
00:08:01et l'année dernière, c'est près de 5 millions d'euros
00:08:04qui ont été écrétés au profit du budget général de l'État.
00:08:08Je pense qu'ici, nous serons tous d'accord
00:08:09pour dire que c'est une mesure absolument illégitime,
00:08:12un plafonnement injuste et injustifié
00:08:14et un plafonnement injuste lorsqu'on sait
00:08:16que le grand établissement à côté du CNM
00:08:19qui s'appelle le CNC
00:08:20voit toutes ses classes, ses taxes non plafonnées.
00:08:23Donc aujourd'hui, nous revendiquons
00:08:24et nous demandons un déplafonnement de cette taxe fiscale,
00:08:28surtout à un moment où on doit aborder toutes ces crises,
00:08:30et on parle ici de la crise festivale.
00:08:32Nous ne comprenons pas le détournement du budget de l'État
00:08:35des recettes issues de taxes sectorielles.
00:08:37Je vous rappelle qu'à l'origine de cette taxe
00:08:39sur la billetterie de spectacle,
00:08:41c'est une surtaxe voulue par les professionnels
00:08:43pour des professionnels.
00:08:45Il est donc illégitime qu'elle soit écrêtée
00:08:47au profit du budget général de l'État.
00:08:49Et de manière indirecte également,
00:08:52on aura une attention toute particulière
00:08:53au crédit d'impôt spectacle vivant,
00:08:55parce que pour que les festivals aillent bien,
00:08:57il faut aussi que la production soit soutenue
00:08:59et le crédit d'impôt est ce qui permet aux producteurs
00:09:02de prendre un risque sur des artistes en développement
00:09:05qui ensuite font des dates en festival.
00:09:07Donc ce sont les leviers.
00:09:09L'autre levier, effectivement, et vous l'avez dit,
00:09:12l'absorption de l'inflation des coûts,
00:09:14le réalignement avec les attentes des différents publics
00:09:16ou le développement des nouveaux partenariats relève clairement
00:09:19de la stratégie économique et artistique des entreprises.
00:09:22Nous n'attendons pas ici des pouvoirs publics
00:09:24qu'ils décident pour nous.
00:09:25C'est un travail que les professionnels mêlent.
00:09:27En revanche, nous attendons un cadre législatif
00:09:30et réglementaire qui évite des contraintes inadaptées,
00:09:33disproportionnées, mettant en péril la situation
00:09:35des événements en plein air.
00:09:36Et là, vous en avez parlé.
00:09:38Je ne vais pas revenir ici en détail
00:09:39sur la problématique de la réglementation sonore.
00:09:42Oui, il y a des réunions interministérielles,
00:09:44mais nous sentons qu'il va être difficile d'aboutir
00:09:46à quelque chose rapidement, et ça, c'est un sujet.
00:09:49Il n'est pas possible que nous ayons de nouveau
00:09:51cette épée de Damoclès sur la tête des festivals
00:09:53sur l'édition 2025, 26, pardon.
00:09:56Il y a la problématique de la réglementation
00:09:58des ensembles démontables,
00:10:00autre texte extrêmement technique,
00:10:02issu d'un arrêté de juillet 2022,
00:10:04pensé sans le secteur qui le subit en premier lieu.
00:10:08Là aussi, nous faisons partie du comité de veille,
00:10:10du comité de suivi de ce texte
00:10:11au sein du ministère de l'Intérieur,
00:10:13mais il est extrêmement difficile
00:10:14de faire bouger également les lignes de cet arrêté
00:10:17qui est une nouvelle contrainte réglementaire
00:10:19qui pèse sur nos festivals.
00:10:21Et voilà ce que je voulais dire rapidement.
00:10:23Désolée, j'ai sans doute été un petit peu longue.
00:10:24Merci à vous.
00:10:25Merci, madame la directrice générale.
00:10:26Monsieur le Président.
00:10:31Monsieur le Président,
00:10:32madame la présidente du groupe de travail festival,
00:10:34madame la rapporteure des Crédits Création,
00:10:37mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs,
00:10:38mesdames et messieurs les administrateurs,
00:10:39chers collègues.
00:10:40Je vais à mon tour tenter de vous dresser
00:10:42les enjeux qui se dessinent pour nos adhérents
00:10:44en ce début de saison 2025-2026
00:10:46et à l'issue de la saison des festivals 2025.
00:10:50Pour mémoire, le SMA, le syndicat des musiques actuelles,
00:10:52est un syndicat, une organisation qui regroupe
00:10:55600 entreprises qui agissent toutes
00:10:57dans le champ des musiques actuelles
00:11:00et ce, sur l'ensemble de la filière.
00:11:02L'ensemble de la filière s'entendant par les salles,
00:11:05les producteurs, les festivals,
00:11:06mais également les labels phonos, les radios associatives,
00:11:10les centres de formation, etc.
00:11:12Je vais m'appuyer pour décrire cette situation
00:11:14sur la récente étude que le CNM a publiée,
00:11:16c'était en juillet dernier,
00:11:17et qui analysait les éditions de 107 festivals
00:11:20de musique actuelle,
00:11:22ce qui permet de faire un petit focus
00:11:23et vous verrez que les chiffres sont un peu plus alarmistes
00:11:26que ceux qui ont été publiés par le CNM.
00:11:29Selon cette étude,
00:11:30c'est deux tiers des festivals
00:11:31dont le taux de remplissage est supérieur à 90%
00:11:35qui sont en déficit.
00:11:36Cela représente une augmentation de 26 points
00:11:38par rapport à l'année précédente.
00:11:41Nous pouvons tirer deux conclusions
00:11:42de cette information.
00:11:44Premièrement, c'est une bonne nouvelle,
00:11:45le public est au rendez-vous.
00:11:48Deuxièmement, l'effet ciseau
00:11:50dont nous subissons les effets
00:11:51depuis plusieurs années s'amplifie.
00:11:53Ce phénomène est d'ailleurs confirmé
00:11:54par cette même étude
00:11:55qui souligne que sur la période observée,
00:11:57les charges ont augmenté de 6%,
00:11:58alors que les recettes n'augmentaient que de 4%.
00:12:02Pour être complet,
00:12:04il faut ajouter à ce contexte économique
00:12:06les atteintes à la liberté de création
00:12:08et d'expression
00:12:08et un cadre réglementaire
00:12:10qui fait peser sur les organisateurs
00:12:11de nouvelles charges
00:12:12et un risque certain.
00:12:13Je pense bien sûr
00:12:14à la législation sonore
00:12:16que nous contribuons à faire évoluer
00:12:17par la mise en œuvre
00:12:18d'essais grandeur nature
00:12:19et la concertation.
00:12:21Celle-ci est actuellement
00:12:22en cours de discussion interministérielle
00:12:24et nous espérons que cela porte ses fruits
00:12:25dès 2026.
00:12:27Les mêmes causes produisant les mêmes effets,
00:12:29les chiffres que nous présenterons
00:12:31à l'occasion du prochain MAMA,
00:12:33le marché des musiques actuelles,
00:12:34mi-octobre,
00:12:35devraient confirmer
00:12:35que cette dégradation
00:12:37s'est poursuivie en 2025.
00:12:40Comme une réponse à cette situation,
00:12:41la ministre de la Culture
00:12:42a lancé il y a un an
00:12:43une concertation
00:12:44autour de la question des festivals.
00:12:46Cette concertation s'est achevée en juillet
00:12:48sur des propositions
00:12:49qui ne nous semblent pas
00:12:50à la hauteur des enjeux
00:12:51que les festivals traversent.
00:12:53Nous avions pourtant interpellé publiquement
00:12:55la ministre
00:12:55à l'issue de la concertation en juin,
00:12:57avant ces annonces donc,
00:12:59pour l'alerter sur les graves difficultés
00:13:00que traversent les structures.
00:13:03Vous pourrez trouver
00:13:04nos différentes pistes de travail
00:13:06sur le sujet
00:13:06dans le communiqué ad hoc
00:13:07qui date du 12 juin dernier.
00:13:10La semaine prochaine,
00:13:11comme un aveu d'impuissance,
00:13:12le ministère de la Culture
00:13:13nous proposera une nouvelle réunion
00:13:14sur l'observation des festivals.
00:13:17Nous sommes pour la concertation,
00:13:18mais les enjeux
00:13:19et l'urgence de la situation
00:13:20demandent des actes
00:13:21et des moyens.
00:13:23Car si cet effet ciseau
00:13:24s'explique par des facteurs exogènes,
00:13:26modification des fondamentaux
00:13:28de l'économie du secteur
00:13:29suite à la révolution numérique
00:13:30et donc du disque,
00:13:32changement climatique,
00:13:33contexte sécuritaire,
00:13:34crise énergétique, etc.,
00:13:36il est accéléré
00:13:37par des phénomènes structurels
00:13:38dont les effets
00:13:39pourraient certainement
00:13:40être jugulés
00:13:40par une régulation adaptée.
00:13:43Ainsi,
00:13:44force est de constater
00:13:44que l'impact
00:13:45des grandes enceintes
00:13:46telles que les stades
00:13:47et les arénas
00:13:47est de plus en plus prégnant
00:13:48sur les salles
00:13:49comme sur les festivals.
00:13:51Le risque d'un déséquilibre
00:13:52entre les territoires
00:13:53et d'un appauvrissement
00:13:54de l'offre est réel.
00:13:55Par leur précarité,
00:13:57les acteurs des musiques actuelles
00:13:58pourraient en être
00:13:58les premières victimes.
00:14:00Vous avez à ce sujet
00:14:01de l'économie du secteur
00:14:02sans aucun doute
00:14:04pris connaissance
00:14:05de l'étude
00:14:06sur les coupes budgétaires
00:14:07que nous avons publiées
00:14:08en avril dernier,
00:14:09mais aussi sur la cartographie
00:14:10du poids des dix principaux opérateurs
00:14:11dans la chaîne de valeur
00:14:12des musiques actuelles
00:14:13publiée en mai 2025.
00:14:16Dans ce contexte,
00:14:17le CNM est un outil précieux
00:14:19dans la mesure
00:14:20où il assure une prééquation
00:14:21au sein du secteur.
00:14:22En effet,
00:14:23grâce à la collecte
00:14:24de ces deux taxes
00:14:25sur la billetterie du spectacle
00:14:27et sur le streaming,
00:14:29il assure une redistribution
00:14:30entre les structures
00:14:30de la filière,
00:14:32comme le CNC
00:14:32le fait pour le cinéma.
00:14:34Chez nos collègues du cinéma,
00:14:35la diffusion d'un blockbuster
00:14:36assure ainsi
00:14:37la création
00:14:38de futurs films
00:14:39à réessai.
00:14:40La billetterie des multiplexes
00:14:41assure la diffusion
00:14:42du cinéma
00:14:42en milieu rural
00:14:43et cette logique redistributive
00:14:45fonctionne à plein.
00:14:46Pourquoi ?
00:14:47Car le cinéma a la chance
00:14:48de bénéficier de taxes
00:14:49qui ne sont pas plafonnées.
00:14:52Aussi, notre unique demande
00:14:53en vue de ce prochain PLF
00:14:54et c'est certainement unanime
00:14:57au sein de la filière,
00:14:57c'est que les taxes affectées
00:14:58au CNM soient elles aussi
00:15:00déplafonnées
00:15:00afin que le secteur musical
00:15:02bénéficie des conditions
00:15:03aussi favorables
00:15:04que le cinéma.
00:15:06Je vous l'ai dit en préambule,
00:15:07même si les records
00:15:08des chiffres de billetterie
00:15:09des concerts
00:15:10peuvent laisser penser
00:15:10à une bonne santé
00:15:11de la filière,
00:15:12la réalité est bien plus
00:15:13complexe et contrastée.
00:15:15Aussi, il est indispensable
00:15:16que dès 2026,
00:15:17nous puissions obtenir
00:15:18ce déplafonnement
00:15:19sans quoi une partie
00:15:20de la filière
00:15:21va continuer de se précariser
00:15:23au risque de réduire
00:15:24l'accès à la culture
00:15:25pour toutes et tous
00:15:26sur l'ensemble du territoire.
00:15:28Cette année encore,
00:15:29comme l'an dernier,
00:15:30nous avons malheureusement
00:15:30déjà l'assurance
00:15:31que le CNM va devoir reverser
00:15:32plusieurs millions d'euros
00:15:33à Bercy
00:15:34puisque sans aucun doute
00:15:36les plafonds des deux taxes
00:15:37vont être dépassés.
00:15:39Outre ce reversement,
00:15:40le deuxième effet
00:15:41de ce dépassement
00:15:43va se faire au détriment
00:15:49des aides sélectives
00:15:50de 2026
00:15:51qui vont être diminuées
00:15:52pour honorer
00:15:53le droit de tirage
00:15:54exigible
00:15:55quoi qu'il en soit.
00:15:56Nous espérons pouvoir
00:15:57compter sur l'ensemble
00:15:57des parlementaires
00:15:58pour porter cette demande
00:15:59au nom de l'intérêt général.
00:16:02Je voudrais aussi
00:16:02vous interpeller
00:16:04au sujet du fonds PEPS,
00:16:05le fonds pour l'emploi
00:16:06pérenne dans le spectacle,
00:16:07dont les financements
00:16:08pour 2025
00:16:09viennent à manquer
00:16:10comme nous le craignons
00:16:11depuis le début
00:16:11de l'année 2025.
00:16:13En effet,
00:16:14le besoin de financement
00:16:15s'élève à près
00:16:16de 55 millions d'euros
00:16:17alors que le disponible
00:16:18n'est que de 32 millions
00:16:20d'euros pour cet exercice.
00:16:22La ministre de l'Agriculture
00:16:22s'est toujours montrée
00:16:23rassurante à ce sujet,
00:16:25nous garantissant
00:16:25que les moyens
00:16:25existaient
00:16:26pour financer
00:16:27ce dispositif.
00:16:29Le fonds PEPS
00:16:30repose sur une logique
00:16:30de guichet,
00:16:31donc en effet
00:16:32les sommes sont dues,
00:16:33mais de quelles lignes
00:16:33budgétaires vont-elles
00:16:35provenir ?
00:16:36Nous sommes particulièrement
00:16:37inquiets à ce sujet.
00:16:39Pour terminer,
00:16:40je souhaite aussi
00:16:40attirer votre attention
00:16:41sur le programme 361,
00:16:43la ligne 361.
00:16:45En effet,
00:16:46année après année,
00:16:47les fonds de celui-ci
00:16:48se voient diminuer.
00:16:49D'autre part,
00:16:49dans les collectivités
00:16:50territoriales,
00:16:51les fonds dédiés
00:16:51à l'action culturelle
00:16:52font de plus en plus
00:16:53l'objet d'appels à projets.
00:16:55Mener à bien
00:16:55des projets
00:16:56d'éducation artistique
00:16:57et culturelle
00:16:58nécessitent ainsi
00:16:59de répondre
00:16:59à des dizaines
00:17:00d'appels à projets.
00:17:02Les chargés
00:17:02d'action culturelle
00:17:03passent finalement
00:17:03plus de temps
00:17:04à monter des dossiers
00:17:04administratifs
00:17:05qu'à mener des actions
00:17:06concrètes sur le terrain
00:17:07auprès de différents publics.
00:17:09Ce point vient donc
00:17:10compléter notre préoccupation
00:17:11de l'accès à la culture
00:17:12pour toutes et tous.
00:17:152026 s'annonce
00:17:15comme une année complexe
00:17:16au niveau budgétaire.
00:17:18Nous en avons d'ores
00:17:19et déjà conscience
00:17:20tant en regard
00:17:21du contexte économique
00:17:22que du contexte politique.
00:17:24Aussi, nous espérons
00:17:24que vous,
00:17:25les parlementaires,
00:17:25serez à nos côtés.
00:17:26Je vous remercie
00:17:27pour votre attention
00:17:28et reste naturellement
00:17:28à votre disposition
00:17:29pour vous apporter
00:17:30toute précision.
00:17:31Merci, M. le Président.
00:17:32Sylvie Hugues,
00:17:32présidente du Réseau Luxe.
00:17:36Mesdames les sénatrices,
00:17:37Messieurs les sénateurs,
00:17:38merci de cette invitation
00:17:39tout d'abord.
00:17:42Le Réseau Luxe,
00:17:43c'est un réseau
00:17:44qui fédère
00:17:4531 festivals
00:17:46et foires de photographie.
00:17:48C'est un réseau
00:17:49qui s'est créé
00:17:50depuis un an et demi.
00:17:51Donc c'est un jeune réseau
00:17:52mais qui est quand même
00:17:53très actif.
00:17:55Je vais peut-être préciser
00:17:56certaines choses
00:17:56sur les festivals
00:17:57de photographie
00:17:57parce qu'on a un modèle
00:17:58un peu différent
00:17:59de mes confrères
00:18:01et consoeurs.
00:18:02Donc les festivals
00:18:03de photographie
00:18:04sont un levier
00:18:04de démocratisation
00:18:05culturelle
00:18:06et portent un rôle
00:18:09central
00:18:09dans la diffusion
00:18:10de la culture.
00:18:11Les festivals
00:18:12de photographie
00:18:12occupent une place
00:18:13essentielle
00:18:13dans le paysage
00:18:14culturel français.
00:18:15Leur ancrage territorial,
00:18:16leur accessibilité
00:18:17et leur présence
00:18:18dans l'espace public
00:18:19en font des vecteurs
00:18:20puissants
00:18:20de démocratisation
00:18:21culturelle.
00:18:2282% des festivals
00:18:24de photographie
00:18:25sont gratuits
00:18:26favorisant ainsi
00:18:27une large inclusion
00:18:27sociale.
00:18:29Chaque festival
00:18:30investit en moyenne
00:18:31huit lieux différents
00:18:32souvent répartis
00:18:34sur un territoire
00:18:35étendu.
00:18:3773% des expositions
00:18:38ont lieu
00:18:39en plein air
00:18:39garantissant ainsi
00:18:41une visibilité maximale
00:18:43et un accès élargi
00:18:44au-delà
00:18:45des lieux
00:18:46culturels
00:18:46traditionnels.
00:18:47Ce sont des festivals
00:18:49qui sont très engagés
00:18:51dans l'éducation
00:18:52artistique
00:18:53et culturelle.
00:18:54Au-delà
00:18:55de la simple exposition,
00:18:56les festivals
00:18:56de photographie
00:18:57développent une offre
00:18:58dense
00:18:59de médiation
00:19:00et d'éducation
00:19:01artistique.
00:19:0291%
00:19:04d'entre eux
00:19:04organisent
00:19:05des actions
00:19:05de médiation
00:19:06avec une moyenne
00:19:07de 18 initiatives
00:19:09par édition.
00:19:1174%
00:19:12mènent
00:19:12des actions
00:19:13spécifiques
00:19:14à destination
00:19:14des scolaires
00:19:15s'inscrivant
00:19:16pleinement
00:19:17dans les objectifs
00:19:18de l'EAC
00:19:18éducation
00:19:20artistique
00:19:20et culturelle
00:19:21comme vous le savez.
00:19:22La photographie
00:19:23par sa nature
00:19:23accessible
00:19:24et son langage
00:19:25universel
00:19:26est un médium
00:19:27particulièrement
00:19:27pertinent
00:19:28pour sensibiliser
00:19:29les jeunes publics
00:19:30et encourager
00:19:30la pratique amateur.
00:19:33Les festivals
00:19:34répondent
00:19:34à des objectifs
00:19:35de politique
00:19:35publique
00:19:36claire.
00:19:38Ils sont gratuits,
00:19:39ils ont un ancrage
00:19:40territorial fort
00:19:41notamment en zone
00:19:42rurale
00:19:43et dans les petites
00:19:43villes
00:19:44et ils ont
00:19:45des actions
00:19:45éducatives
00:19:46structurantes.
00:19:49Pourtant,
00:19:50ce secteur
00:19:51est très fragile.
00:19:53Un tiers
00:19:53des festivals
00:19:54ne disposent
00:19:54d'aucun poste
00:19:56pérenne,
00:19:57fonctionnement
00:19:58essentiellement
00:19:58grâce à des
00:19:59contrats précaires
00:20:00et à l'engagement
00:20:01bénévole.
00:20:03Des données
00:20:03issues du département
00:20:05des études
00:20:05de la prospective
00:20:06et des statistiques
00:20:07du ministère
00:20:07de la culture,
00:20:08le DEPS,
00:20:09montrent que
00:20:10le montant moyen
00:20:11d'aide
00:20:12des DRAC
00:20:13est de 26 000 euros.
00:20:14On est dans des budgets
00:20:16qui sont très différents
00:20:16de la musique.
00:20:17On est beaucoup plus
00:20:18petits.
00:20:20En médiane,
00:20:20on est à 10 000 euros
00:20:21et la photographie
00:20:22représente
00:20:233,1%
00:20:24des festivals
00:20:25aidés.
00:20:27Les crédits
00:20:27alloués
00:20:28à la photographie
00:20:28sont de 7,2%,
00:20:30soit une part
00:20:31proche du cirque
00:20:32et représentent
00:20:336,5%
00:20:35des arts visuels.
00:20:36Des chiffres
00:20:36qui sont peut-être
00:20:37un peu plus élevés
00:20:38parce qu'ils sont
00:20:38influencés
00:20:39par les gros
00:20:40festivals
00:20:41qui sont
00:20:42Visa pour l'image
00:20:43et les rencontres
00:20:44d'Arles,
00:20:45mais qui en fait
00:20:46faussent un peu
00:20:47les chiffres
00:20:47parce que
00:20:48la plupart
00:20:48de nos festivals
00:20:49sont quand même
00:20:50de petite
00:20:51et moyenne taille.
00:20:53J'ai des exemples
00:20:55précis à vous.
00:20:57Notre inquiétude,
00:20:58elle représente
00:20:59surtout dans la baisse
00:21:00inquiétante
00:21:01que nous avons connue
00:21:02entre 24 et 25.
00:21:04Ainsi,
00:21:05nous avons perdu
00:21:05énormément
00:21:06de subventions.
00:21:08Ces baisses
00:21:08proviennent
00:21:09principalement
00:21:09des régions
00:21:10et des dracs.
00:21:11La drac
00:21:12Île-de-France
00:21:12étant très sollicitée
00:21:14actuellement,
00:21:14nous enregistrons
00:21:15des grosses baisses,
00:21:18mais aussi,
00:21:18comme vous le savez,
00:21:20les Pays de Loire.
00:21:21Nous avons ainsi
00:21:22un festival
00:21:23qui a vu
00:21:24sa subvention
00:21:24passer de 12 000 euros
00:21:26en 24
00:21:26à 0 en 25.
00:21:29Alors,
00:21:2912 000 euros,
00:21:30c'est peut-être
00:21:30pas beaucoup
00:21:31pour vous,
00:21:31mais c'est un festival
00:21:32qui avait 50 000 euros
00:21:33de budget.
00:21:34Autant vous dire
00:21:34que proportionnellement,
00:21:35c'est terrible.
00:21:38Ce que nous recommandons,
00:21:40ajuster les aides
00:21:42à la hauteur
00:21:43de l'impact réel,
00:21:44remonter les aides
00:21:44au festival de photographie
00:21:46pour les aligner
00:21:47avec leur poids
00:21:47dans les arts visuels,
00:21:49soit au minimum
00:21:5010 % des crédits dédiés.
00:21:53Peut-être valoriser
00:21:53la gratuité,
00:21:55faire de la gratuité
00:21:56un critère
00:21:56d'éligibilité
00:21:57ou d'évaluation
00:21:58dans l'attribution
00:21:59des aides
00:21:59et subventions,
00:22:00en particulier
00:22:01dans les territoires
00:22:02où l'accès
00:22:02à la culture
00:22:03est plus limité.
00:22:05Renforcer la reconnaissance
00:22:06des festivals
00:22:07en zone rurale,
00:22:08mieux soutenir
00:22:08les festivals
00:22:09implantés en zone
00:22:10blanche ou ruralité,
00:22:11ainsi que ceux
00:22:12qui prennent
00:22:12des risques esthétiques
00:22:14dans les formes
00:22:15contemporaines
00:22:15ou émergentes.
00:22:16soutenir la structuration
00:22:18de l'emploi,
00:22:19mettre en place
00:22:20un fonds dédié
00:22:21à l'emploi culturel
00:22:22inspiré du fonds PEPS,
00:22:24permettant à chaque festival
00:22:25de disposer
00:22:26au moins d'un poste
00:22:27pérenne et stable.
00:22:30Structurer le AC
00:22:31au sein des festivals,
00:22:32bénéficier d'un accompagnement
00:22:34renforcé de la part
00:22:35de la délégation générale
00:22:36à la transmission
00:22:37au territoire
00:22:37et à la démocratie culturelle,
00:22:39afin d'intégrer
00:22:40pleinement
00:22:40les festivals de photographie
00:22:42dans les politiques
00:22:42d'éducation artistique
00:22:43et culturelle existantes.
00:22:45L'éducation à l'image
00:22:47est un enjeu
00:22:48démocratique fondamental.
00:22:50À l'heure
00:22:50de la multiplication
00:22:51des images,
00:22:53souvent manipulée
00:22:53ou générée
00:22:54par l'intelligence artificielle,
00:22:56former les jeunes
00:22:57à l'analyse critique
00:22:58des images
00:22:59devient indispensable.
00:23:00Cela permettrait également
00:23:01de diversifier
00:23:02les sources de financement.
00:23:05Enfin,
00:23:08et ça c'est très très important,
00:23:10mieux représenter
00:23:11la photographie
00:23:12dans les instances
00:23:12de régulation de l'IA,
00:23:15inclure les acteurs
00:23:15de la photographie
00:23:16dans les concertations
00:23:17relatives à l'intelligence
00:23:18artificielle,
00:23:19notamment celles pilotées
00:23:20par le ministère
00:23:21de la Culture
00:23:22et celui du numérique.
00:23:24À ce jour,
00:23:25la photographie
00:23:26est absente
00:23:26des discussions
00:23:27entre développeurs
00:23:28d'IA génératives
00:23:29et ayant droit culturel.
00:23:31C'est une faille majeure,
00:23:32alors que l'IA
00:23:33bouleverse profondément
00:23:34la création,
00:23:35l'économie
00:23:35et la valeur symbolique
00:23:36des images.
00:23:38En conclusion,
00:23:39les festivals de photographie
00:23:40sont des acteurs
00:23:41culturels stratégiques,
00:23:43accessibles,
00:23:43territorialisés,
00:23:44engagés dans l'éducation
00:23:45à l'image,
00:23:46fragiles financièrement
00:23:47et désormais confrontés
00:23:48à des bouleversements
00:23:49technologiques majeurs.
00:23:52Ils méritent
00:23:52un accompagnement
00:23:53à la hauteur
00:23:53de l'impact culturel
00:23:55qu'ils ont,
00:23:56éducatifs et citoyens.
00:23:57Le réseau luxe
00:23:58recommande
00:23:58une reconnaissance accrue
00:24:00et une intégration
00:24:01renforcée
00:24:01des festivals de photographie
00:24:02dans les politiques publiques
00:24:03afin de soutenir
00:24:05et protéger
00:24:05la création
00:24:06et la diffusion photographique
00:24:08alors que nous nous apprêtons
00:24:10à célébrer
00:24:11le bicentenaire
00:24:11de ce médium
00:24:12inventé en France
00:24:13et que la France
00:24:14a donné au monde.
00:24:15Je vous remercie.
00:24:16Merci Madame la Présidente.
00:24:18Aurélie Fouché
00:24:18pour Seine Ensemble.
00:24:20Monsieur le Président,
00:24:21Mesdames les Sénatrices,
00:24:22Messieurs les Sénateurs,
00:24:23au nom des coprésidents
00:24:24de Seine Ensemble,
00:24:26Céline Porte
00:24:27et Vincent Rochleca,
00:24:28je vous remercie
00:24:28de cette nouvelle réunion
00:24:30qui nous permet
00:24:30de rappeler
00:24:31l'importance
00:24:32des festivals
00:24:33dans le paysage.
00:24:35Je voudrais appuyer
00:24:36en préambule
00:24:37sur ce qui a été dit
00:24:37par mes collègues
00:24:38sur le biais de division
00:24:39qu'on peut avoir
00:24:40quand on observe
00:24:41la question des festivals.
00:24:42Les festivals sont
00:24:43un maillon essentiel
00:24:44d'un système plus large.
00:24:46Donc voilà,
00:24:46je pense qu'on gagnerait
00:24:47aussi à faire ce focus
00:24:48arrière.
00:24:49J'abonde dans ce sens-là.
00:24:51Seine Ensemble
00:24:51représente 500 adhérents
00:24:53sur l'ensemble du territoire
00:24:54hexagonal et outre-mer,
00:24:56un peu moins d'une centaine
00:24:57de festivals,
00:24:58de services publics,
00:24:59de musiques majoritairement,
00:25:01mais aussi pluridisciplinaires,
00:25:03implantés en métropole,
00:25:05en territoire périurbain,
00:25:06en ruralité,
00:25:06en montagne,
00:25:07un peu partout,
00:25:08qu'ils soient adossés
00:25:09à une structure
00:25:09de type centre culturel
00:25:10de rencontre
00:25:11ou scène pluridisciplinaire
00:25:13ou pas.
00:25:14Vous nous avez enjoint
00:25:16à la concision,
00:25:17donc je ne vais pas revenir
00:25:17sur ce qui a été dit.
00:25:19Je laisserai aussi
00:25:19le soin à France Festival
00:25:20d'apporter un premier bilan
00:25:21de l'édition 2025.
00:25:24La saison des festivals
00:25:24est toujours en cours
00:25:25pour nous,
00:25:26très largement,
00:25:27sur cet automne.
00:25:28Je voudrais simplement
00:25:29me contenter de rappeler
00:25:30que notre bilan global
00:25:32est le suivant.
00:25:33L'érosion économique
00:25:34des festivals persiste
00:25:35et leur fragilité
00:25:36est désormais structurelle.
00:25:37Et enfin,
00:25:39l'agilité qui est déployée
00:25:40par nos adhérents
00:25:41empêche un effondrement
00:25:43et une disparition
00:25:43des festivals
00:25:44sur les territoires,
00:25:45mais au prix d'un risque
00:25:48constant de rupture,
00:25:49qu'elle soit humaine,
00:25:50on commence à vraiment
00:25:52le voir dans les équipes,
00:25:53économique et aussi artistique.
00:25:56On a trois indicateurs,
00:25:58outre les questions
00:25:59d'observation
00:25:59des festivals particulièrement,
00:26:01mais qui nous remontent
00:26:02et qui nous inquiètent
00:26:03à l'égard des festivals.
00:26:04La première,
00:26:07c'est que notre collège festival
00:26:08nous fait remonter
00:26:08qu'il y a de plus en plus
00:26:09de difficultés
00:26:10à accueillir
00:26:11des grandes formes,
00:26:12des grands plateaux
00:26:13et c'est une menace
00:26:14sur ce qu'on est capable
00:26:15de présenter au public
00:26:16en termes de diversité,
00:26:18j'insiste,
00:26:19en termes de format.
00:26:21Le deuxième,
00:26:21on est aussi,
00:26:22évidemment,
00:26:23comme nos collègues administrateurs
00:26:24des organismes sociaux
00:26:25du secteur
00:26:25et on commence
00:26:27à avoir
00:26:27quelques indicateurs
00:26:28poindres sur le fait
00:26:29que les cotisations sociales
00:26:30ne sont pas toujours réglées
00:26:32et qu'un certain nombre
00:26:33de contentieux
00:26:34commence à être lancé,
00:26:35en tout cas,
00:26:36de recouvrement,
00:26:36de procédures de recouvrement,
00:26:38ce qui doit nous alerter
00:26:39pour les festivals
00:26:40et pour l'ensemble
00:26:41du monde culturel.
00:26:42Et puis,
00:26:43enfin,
00:26:43notre cellule juridique
00:26:44nous fait remonter
00:26:44une saisine particulièrement
00:26:46importante
00:26:46sur un accompagnement
00:26:48pour des ruptures conventionnelles,
00:26:50pour des licenciements économiques,
00:26:52voire pour un modèle
00:26:53auquel nous n'aspirons pas,
00:26:54c'est-à-dire
00:26:54le non-remplacement
00:26:56d'emplois
00:26:57au profit
00:26:58de prestations.
00:26:59Donc,
00:27:00ça doit vraiment
00:27:00nous inquiéter.
00:27:02Les festivals tiennent,
00:27:03mais ils tiennent au prix
00:27:04de cette érosion
00:27:05qui va nous mener bientôt
00:27:06à une rupture.
00:27:08On aura sans doute
00:27:09l'occasion dans nos échanges
00:27:10de se parler
00:27:11du projet de loi de finances,
00:27:13évidemment,
00:27:13des questions
00:27:14de fonds PEPS,
00:27:15des plafonnements
00:27:15de la taxe,
00:27:16fonds festival.
00:27:17Je n'y reviens pas
00:27:18dans cette introduction.
00:27:21Je voudrais simplement dire
00:27:22qu'on est dans une période
00:27:23d'incertitude prolongée.
00:27:25Le discours qu'on tient aujourd'hui
00:27:26et qui est maintenant établi
00:27:27par les observations,
00:27:29on le tient depuis
00:27:30près de trois ans,
00:27:31peut-être même plus.
00:27:32Donc,
00:27:33il y a une sensation
00:27:33un peu désagréable
00:27:34de devoir rappeler
00:27:36à quel point
00:27:37on arrive au point de rupture.
00:27:39Je voudrais me faire
00:27:40cet écho
00:27:41parce qu'on le ressent
00:27:42très fort
00:27:42dans les discussions
00:27:43avec nos adhérents,
00:27:44mais c'est peut-être aussi
00:27:45dans ce temps maudit
00:27:46l'occasion
00:27:47de se poser la question
00:27:48de ce qu'on veut
00:27:49comme politique publique
00:27:51robuste
00:27:51à un moment
00:27:52où notre pays
00:27:54fait aussi face
00:27:55à un certain nombre
00:27:55de divisions,
00:27:57tout simplement
00:27:58pour garantir
00:27:58un avenir aux festivals
00:27:59dans leurs dimensions
00:28:00les plus diverses.
00:28:01Notre propos,
00:28:02ce n'est pas d'opposer
00:28:03les grands festivals
00:28:03et les petits festivals,
00:28:05les festivals de photos,
00:28:06les festivals de musique.
00:28:07La question,
00:28:07c'est de savoir
00:28:08qu'est-ce qu'on veut
00:28:09comme écosystème
00:28:10qui soit robuste
00:28:11et ça veut dire
00:28:11un écosystème
00:28:12qui soit divers.
00:28:14On demande trois choses.
00:28:16Le premier,
00:28:17c'est de réinstaller
00:28:18un partenariat
00:28:18qui soit durable,
00:28:19qui soit basé
00:28:20sur un pilier triple.
00:28:22La confiance,
00:28:23la stabilité
00:28:24et la visibilité.
00:28:26La confiance,
00:28:26c'est reconnaître
00:28:27la capacité des acteurs
00:28:28à faire leur travail,
00:28:29c'est-à-dire leur dire
00:28:30quel impact
00:28:31on veut avoir
00:28:31sur un territoire,
00:28:32sur une population,
00:28:33dans une politique
00:28:34culturelle globale
00:28:34et de laisser faire
00:28:35ces acteurs.
00:28:37La seconde,
00:28:37c'est la stabilité,
00:28:38c'est offrir
00:28:39un cadre juridique
00:28:39et financier
00:28:40qui soit stable.
00:28:41On est depuis cinq ans
00:28:42dans des cadres
00:28:43qui bougent en permanence
00:28:44et qui nous fragilisent.
00:28:46La troisième,
00:28:47donc la visibilité,
00:28:48c'est justement
00:28:48la visibilité
00:28:49sur les dispositifs
00:28:50de soutien.
00:28:51C'est revenir
00:28:52à une vision politique,
00:28:53sinon budgétaire,
00:28:55pluriannuelle,
00:28:56avec une programmation
00:28:58ambitieuse
00:28:59de ce qu'on souhaite
00:29:01pour les festivals,
00:29:03y compris dans la dimension
00:29:04d'EAC.
00:29:04Ça a été soulevé,
00:29:06ça devient intenable
00:29:07de faire dix appels
00:29:08à projets
00:29:08pour pouvoir faire
00:29:10ces missions
00:29:10de services publics.
00:29:12La deuxième chose
00:29:13qu'on demande,
00:29:14c'est de revoir
00:29:15les modes d'observation
00:29:16et d'évaluation
00:29:17des festivals.
00:29:18Aujourd'hui,
00:29:18on a une évaluation
00:29:19qui est essentiellement
00:29:20quantitative,
00:29:21économique,
00:29:21qui est importante,
00:29:23qu'on doit avoir,
00:29:24mais on souhaite aussi
00:29:25rappeler qu'un festival,
00:29:26c'est une manière
00:29:27d'habiter un territoire
00:29:27autrement.
00:29:29C'est créer une communauté
00:29:30éphémère qui partage
00:29:31des choses,
00:29:32et c'est un temps
00:29:32un peu suspendu.
00:29:33Et dans cette extraordinaire
00:29:35naissent des coopérations,
00:29:36des impacts territoriaux,
00:29:37de l'engagement,
00:29:38de la cohésion,
00:29:39et ça,
00:29:39on l'observe encore trop peu,
00:29:41ce qui nous rend
00:29:41un petit peu impuissants
00:29:43à défendre
00:29:43les festivals de territoire.
00:29:46Donc,
00:29:47vraiment réinterpeller
00:29:48cette question
00:29:48de l'économie,
00:29:49de la relation
00:29:49et de la coopération.
00:29:51Troisièmement,
00:29:52et c'est peut-être
00:29:52le point le plus important,
00:29:53réarticuler une vision
00:29:54et un cadre d'action
00:29:55qui soit partagé
00:29:56pour les festivals.
00:29:57On est à un moment
00:29:58charnière pour repenser
00:30:00la place de chacun,
00:30:01l'État,
00:30:02les collectivités territoriales
00:30:03dans leurs différents
00:30:04niveaux d'intervention,
00:30:04les professionnels.
00:30:06Dans un édifice
00:30:06de politique publique
00:30:07de festival global,
00:30:09il n'y a aucun endroit
00:30:10où on se rencontre
00:30:11pour se dire
00:30:11quelle est notre vision politique,
00:30:14et après,
00:30:15on pourra parler
00:30:15du budgétaire,
00:30:16c'est-à-dire qu'est-ce
00:30:17qu'on espère
00:30:19pour une politique publique
00:30:20des festivals
00:30:21qui soit réellement partagée.
00:30:23On est à l'heure
00:30:24où certaines régions
00:30:25quittent les coreps,
00:30:26se désengagent,
00:30:27on est à l'heure
00:30:27où certains départements
00:30:28n'ont plus les moyens
00:30:29de faire face
00:30:30à leurs compétences obligatoires.
00:30:32Voilà,
00:30:32réinterroger la place
00:30:33de chacun,
00:30:34la compétence
00:30:34et la participation,
00:30:36y compris financière,
00:30:37de chacun,
00:30:38est importante.
00:30:40Ça se posera
00:30:41de manière budgétaire
00:30:42tout de suite
00:30:42dès 2026,
00:30:43puisqu'on a
00:30:43les plus grandes inquiétudes
00:30:45sur ce budget,
00:30:47mais sans ces trois
00:30:48grands chantiers,
00:30:49on continuera
00:30:50à écoper
00:30:50avec un dé à coudre.
00:30:52Les festivals
00:30:53sont une opportunité
00:30:54de recréer
00:30:55de la proximité.
00:30:56À un moment
00:30:57où une partie
00:30:57de notre population
00:30:58se sent éloignée
00:30:59du service public
00:31:00avec un sentiment
00:31:01d'isolement,
00:31:01sinon de relégation,
00:31:02notamment dans certains
00:31:03territoires périurbains
00:31:05et ruraux,
00:31:06les festivals
00:31:06sont porteurs
00:31:07de ces missions
00:31:08de service public
00:31:08et de cet engagement
00:31:10à être ensemble.
00:31:12Donc, voilà,
00:31:12ce sont des catalyseurs
00:31:13de participation citoyenne,
00:31:15d'engagement,
00:31:16de partage,
00:31:16de démocratie.
00:31:18Et si nous ne prenons
00:31:18pas politiquement
00:31:19la mesure de cela,
00:31:21si nous ne sommes pas
00:31:22capables de poser
00:31:22un agenda politique
00:31:24avec des intentions
00:31:25partagées
00:31:26et donc,
00:31:27après de pouvoir
00:31:27discuter d'un cadre
00:31:28budgétaire,
00:31:30d'autres se chargeront
00:31:31de le faire pour nous
00:31:32avec des visées
00:31:32peut-être plus identitaires
00:31:34et ils sont déjà là.
00:31:37Merci.
00:31:38Alexandra Bobès,
00:31:39directrice
00:31:39de France Festival.
00:31:40Bonjour,
00:31:44donc,
00:31:44monsieur le président,
00:31:45mesdames les sénatrices,
00:31:47messieurs les sénateurs,
00:31:48merci beaucoup
00:31:48pour cette invitation.
00:31:49On a aussi
00:31:49de nos co-présidents
00:31:50et de tous nos adhérents,
00:31:51bien sûr.
00:31:52Donc,
00:31:53France Festival,
00:31:54c'est une fédération,
00:31:56un syndicat,
00:31:57une fédération
00:31:58de festivals de musique
00:31:59et du spectre vivant
00:32:00qui contribue
00:32:01de manière active
00:32:02depuis 60 ans maintenant
00:32:05à la réflexion
00:32:05et la mise en œuvre
00:32:06des politiques publiques
00:32:07à destination des festivals.
00:32:10On observe aussi
00:32:11le secteur
00:32:11par la conduite
00:32:12des études
00:32:13et l'organisation
00:32:14aussi de temps
00:32:15de réflexion,
00:32:16échanges,
00:32:16coopérations
00:32:17comme Sofès,
00:32:19par exemple,
00:32:19le Forum national
00:32:20des festivals
00:32:20qui a eu lieu
00:32:21cette année
00:32:22pour la première édition
00:32:23et qui continue,
00:32:24qui sera reconduit
00:32:25en 2026
00:32:26dans une autre région.
00:32:28Nous représentons
00:32:29des festivals
00:32:30d'intérêt général
00:32:30dans tous les territoires,
00:32:32festivals de disciplines différentes,
00:32:34donc on a des festivals
00:32:35de musique actuelle,
00:32:36de musique de patrimoine
00:32:37et de création,
00:32:38de théâtre,
00:32:39danse et pluridisciplinaire
00:32:40avec des tailles
00:32:41et modèles économiques
00:32:42très, très différents.
00:32:44Les budgets
00:32:44de nos adhérents,
00:32:45juste pour que vous ayez
00:32:46une idée,
00:32:47vont de 5 000 euros
00:32:48à plus de 25 millions d'euros.
00:32:51C'est ça,
00:32:52nos adhérents.
00:32:53Il n'y a pas,
00:32:54mais on ose dire
00:32:55qu'il n'y a pas
00:32:56de petits et grands festivals,
00:32:57il y a des échelles
00:32:57de festivals diverses,
00:32:59mais tous contribuent
00:33:00à l'aménagement
00:33:00culturel des territoires.
00:33:02Ils sont sans aucun doute
00:33:03l'outil de décentralisation
00:33:05culturelle
00:33:06le plus important
00:33:07et je pense
00:33:08que nos études
00:33:09l'ont déjà montré
00:33:09à plusieurs reprises.
00:33:12Laissez-moi vous donner
00:33:13quelques tendances
00:33:14sur le bilan
00:33:15des festivals
00:33:15donc 2025,
00:33:18même s'il est un peu
00:33:19trop tôt de disposer
00:33:20de données
00:33:21consolides,
00:33:22exhaustives,
00:33:23on fait tous partie
00:33:24avec le SMA
00:33:25et le COSEN
00:33:26des travaux
00:33:27pour le baromètre
00:33:28des festivals.
00:33:30On a interrogé
00:33:32nos adhérents
00:33:34très divers
00:33:34et ça nous permet
00:33:37de dégager
00:33:37quelques grandes tendances.
00:33:40Comme vous l'avez dit,
00:33:40ici en 2024,
00:33:42nous avions observé
00:33:43une situation
00:33:44très contrastée,
00:33:45donc d'un côté
00:33:46une fréquentation
00:33:46très élevée
00:33:47mais de l'autre côté,
00:33:50près de la moitié
00:33:50des festivals
00:33:51répondant en déficit.
00:33:53En 2025,
00:33:54en ce qui concerne
00:33:55nos adhérents,
00:33:56la fréquentation
00:33:57semble encore progresser
00:33:59avec une moyenne
00:34:00qu'on n'a jamais eue,
00:34:01une moyenne
00:34:01qui est proche
00:34:02de 90%
00:34:03de taux de remplissage,
00:34:05donc c'est vraiment énorme
00:34:07et dans certains cas,
00:34:09assez souvent,
00:34:10on va dire pour un quart,
00:34:11on a observé
00:34:12des progressions spectaculaires
00:34:13jusqu'à plus de 25%
00:34:15du public.
00:34:17Donc le public est là,
00:34:18c'est un signe
00:34:19fort d'attachement
00:34:19du public au festival
00:34:21et je pense que c'est aussi
00:34:22une bonne nouvelle
00:34:23pour la vitalité culturelle.
00:34:25Sur le plan économique,
00:34:27en 2025,
00:34:27l'édificit devrait être
00:34:29moins important
00:34:30qu'en 2024,
00:34:32je parle bien
00:34:32des adhérents
00:34:33de notre fédération,
00:34:36moins important
00:34:37en termes de pourcentage,
00:34:38donc peut-être pas
00:34:3949%
00:34:40ou 46%
00:34:41comme c'était
00:34:42l'année dernière
00:34:43pour musique actuelle
00:34:44et autres disciplines
00:34:45du spectacle vivant,
00:34:46mais plutôt
00:34:47à 45 et 30%,
00:34:49donc 45 musique actuelle
00:34:50et 30%
00:34:51pour les autres disciplines,
00:34:52mais ce résultat
00:34:54a un prix
00:34:55très très élevé.
00:34:57Donc quand il n'y a pas
00:34:58de déficit,
00:34:59on observe
00:35:00une réduction
00:35:01de la marge artistique
00:35:02avec moins de prise de risque
00:35:04et parfois
00:35:04une programmation restreinte.
00:35:07Très important,
00:35:08on observe
00:35:08ces systématiques
00:35:09le non-remplacement
00:35:10de départ
00:35:10dans les équipes
00:35:11qui accroît
00:35:13la pression
00:35:14sur le personnel
00:35:15en poste,
00:35:17une forte tension sociale
00:35:18aussi,
00:35:19car les demandes
00:35:20de révalorisation
00:35:21salariale
00:35:22sont impossibles
00:35:23et en général
00:35:25des budgets
00:35:26en tension permanente,
00:35:27gestion de trésorerie
00:35:29impossible,
00:35:29intenable,
00:35:30suite à des notifications
00:35:31d'aides tardives
00:35:33ou négatives,
00:35:35ça a été le cas
00:35:36très souvent
00:35:36cette année
00:35:37et donc qui oblige
00:35:38les équipes
00:35:39à faire
00:35:39à l'économie
00:35:40et souvent
00:35:43au détriment
00:35:43du confort
00:35:45du travail
00:35:46et de la qualité
00:35:46de la production.
00:35:48Donc un constat
00:35:49général s'impose,
00:35:51mes collègues
00:35:51l'ont évoqué aussi,
00:35:53la hausse des coûts
00:35:54s'est poursuivie
00:35:56en 2025,
00:35:57les recettes
00:35:58sont mieux stables,
00:36:00souvent en baisse,
00:36:01donc le fameux
00:36:02coup de ciseau
00:36:03continue sa trajectoire
00:36:05en 2025.
00:36:07Parmi nos adhérents,
00:36:09et on a beaucoup
00:36:09d'adhérents communs,
00:36:10les postes techniques,
00:36:12sécurité
00:36:12et VHR,
00:36:14donc les dépenses
00:36:15liées au voyage,
00:36:16hébergement,
00:36:16restauration,
00:36:17ont explosé encore
00:36:19en 2025.
00:36:20On enregistre
00:36:21des augmentations
00:36:22entre 10%
00:36:24et 30%,
00:36:24donc pour la moitié
00:36:26de 30%,
00:36:27et on a aussi
00:36:29observé
00:36:30des cachets
00:36:31artistiques
00:36:32en hausse,
00:36:33mais un peu
00:36:33moins évidents
00:36:36et moins clairs
00:36:37que chez nos collègues
00:36:38qui ont créé
00:36:39des festivals
00:36:39de musique actuelle.
00:36:41Voilà.
00:36:42Ensuite,
00:36:43côté recettes,
00:36:45on a observé
00:36:46à peu près
00:36:4720%
00:36:48des festivals
00:36:48qui ont eu
00:36:49des baisses
00:36:49de subventions,
00:36:51souvent avec
00:36:51un retrait brutal
00:36:52en cours d'année,
00:36:54avec des programmations
00:36:55déjà faites,
00:36:56et donc un financeur
00:36:57clé au niveau
00:36:58collectivité territoriale
00:36:59qui s'est retiré,
00:37:00ça peut être
00:37:01région,
00:37:02département,
00:37:02etc.
00:37:03Un chiffre important
00:37:05aussi,
00:37:06c'est que,
00:37:08vu que
00:37:08le taux de remplissage
00:37:10était en hausse,
00:37:11on enregistre
00:37:11quand même
00:37:12une billetterie
00:37:12en hausse,
00:37:13donc 20%
00:37:14de hausse
00:37:15de billetterie,
00:37:16mais paradoxalement,
00:37:17la moitié
00:37:18d'entre eux,
00:37:19des festivals
00:37:19qui ont enregistré
00:37:20des hausses
00:37:20de billetterie,
00:37:21sont déficitaires
00:37:22quand même.
00:37:23Et enfin,
00:37:25les 10%
00:37:26de festivals
00:37:27dont le mécénat
00:37:28est en baisse
00:37:29sont tous
00:37:30en déficit.
00:37:31Donc,
00:37:32il faut aussi
00:37:32comprendre
00:37:33que ce n'est pas
00:37:34que les subventions
00:37:34souvent,
00:37:35il y a un mécène
00:37:35qui se retire aussi
00:37:36au dernier moment.
00:37:39Et oui,
00:37:40ça fait un trou
00:37:41dans le budget,
00:37:42donc un déficit.
00:37:43Donc,
00:37:43enfin,
00:37:44ce qui est noté
00:37:45en 2025,
00:37:46c'est que les déficits
00:37:47dans notre fédération
00:37:48sont très facilement
00:37:49explicables
00:37:50et se traduisent
00:37:51de manière systématique
00:37:52par un ou plusieurs
00:37:53de ces trois facteurs,
00:37:54baisse de subvention,
00:37:55baisse du mécénat,
00:37:55aller à climatique.
00:37:56On n'a pas à chercher
00:37:57plus loin,
00:37:58c'est un des trois,
00:37:59c'est systématique.
00:38:00Donc,
00:38:02si les festivals
00:38:03en 2025
00:38:04ont montré
00:38:04une résilience
00:38:05remarquable
00:38:06et une fréquentation
00:38:07extraordinaire,
00:38:09tout cela,
00:38:09ça a été fait
00:38:10au prix d'un effort
00:38:11humain considérable
00:38:12qui n'est pas soutenable
00:38:13à long terme.
00:38:14Nous,
00:38:14on est vraiment inquiets
00:38:15par rapport
00:38:16aussi à ce facteur
00:38:19et vous l'avez
00:38:19aussi évoqué.
00:38:21Donc,
00:38:21oui,
00:38:22c'est un modèle
00:38:22sous tension
00:38:23qui ne pourrait pas
00:38:24se maintenir durablement
00:38:25sans un engagement
00:38:25fort,
00:38:26plus clair
00:38:27et plus stable
00:38:27des pouvoirs publics.
00:38:29Et si on a beaucoup
00:38:30parlé de fragilisation,
00:38:32et là,
00:38:32je suis d'accord,
00:38:33mais on parle beaucoup
00:38:33aussi de dégradation
00:38:34du modèle festival,
00:38:37les chiffres,
00:38:37mais aussi
00:38:37certaines dynamiques
00:38:39à l'œuvre
00:38:39au niveau territorial
00:38:40et au niveau national
00:38:41montrent qu'il s'agit
00:38:42plutôt d'une dégradation
00:38:43des politiques publiques
00:38:44de la culture.
00:38:48voilà.
00:38:49En ce qui concerne
00:38:50la concertation
00:38:50sur l'avenir
00:38:52des festivals
00:38:53qui a eu lieu
00:38:53de janvier
00:38:54à juin
00:38:55à laquelle
00:38:56on a participé,
00:38:58si on peut saluer
00:38:59certains travaux
00:39:00en cours,
00:39:01par exemple,
00:39:01sur le décret
00:39:02son
00:39:03ou les structures
00:39:04démontables,
00:39:05nous attendons
00:39:05bien sûr
00:39:06la poursuite
00:39:06effective
00:39:07de ces travaux,
00:39:08la traduction
00:39:09rapide des annonces
00:39:09et des mesures concrètes
00:39:10et surtout
00:39:11des garanties
00:39:11des moyens.
00:39:12Les festivals
00:39:13ne peuvent pas
00:39:14se contenter
00:39:14juste à des promesses,
00:39:16ils font partie
00:39:16d'un maillage
00:39:17territorial important.
00:39:19Vous avez tous
00:39:20redit
00:39:21l'importance
00:39:22des festivals
00:39:22sur le territoire
00:39:23donc on attend
00:39:25des décisions
00:39:26fermes
00:39:27et des soutiens
00:39:27tangibles
00:39:28à la hauteur
00:39:28des enjeux
00:39:29qu'ils s'affrontent.
00:39:29Enfin,
00:39:30pour le projet
00:39:32de loi
00:39:32de finances,
00:39:34nous réjoignons
00:39:34nos collègues
00:39:36bien sûr
00:39:37sur le déplafonnement
00:39:37de la taxe CNM,
00:39:39vous avez donné
00:39:39déjà les détails,
00:39:41la sécurisation
00:39:42du fonds PEPS,
00:39:43bien sûr,
00:39:43la sécurisation
00:39:44de la part collective
00:39:45du pass culture
00:39:46et je pense
00:39:47qu'il faut aussi
00:39:47être ambitieux
00:39:48alors que tout le monde
00:39:49nous demande
00:39:50de ne pas être ambitieux,
00:39:51ambitieux,
00:39:52on demande aussi
00:39:52une augmentation
00:39:53du fonds festival
00:39:53de 30 millions
00:39:54à 50 millions
00:39:55et enfin,
00:39:57je souhaiterais
00:39:58rajouter
00:39:58que nous ne pouvons
00:40:00pas parler
00:40:00d'un projet
00:40:01de loi
00:40:01de finances
00:40:02sans interroger
00:40:03le projet
00:40:03de société
00:40:04qui est censé
00:40:05servir,
00:40:07la société
00:40:08dans laquelle
00:40:08nous voulons vivre,
00:40:09quelles valeurs
00:40:10nous voulons défendre
00:40:11ensemble
00:40:11et quels droits
00:40:12fondamentaux
00:40:13nous voulons garantir
00:40:14à nos concitoyens.
00:40:15Or,
00:40:16le contexte est lourd,
00:40:17on l'a dit,
00:40:18redit,
00:40:18inflation,
00:40:19superinflation,
00:40:19instabilité économique
00:40:20et politique,
00:40:21fragilisation continue
00:40:22de la démocratie,
00:40:24entrave croissante
00:40:25à la liberté
00:40:25d'expression
00:40:26et de programmation.
00:40:27Dans ce climat,
00:40:28le secteur culturel
00:40:29qui devrait être
00:40:30un espace de respiration,
00:40:31de débat
00:40:31et d'ouverture
00:40:33se trouve de plus en plus
00:40:33fragilisé.
00:40:34le rôle du Parlement
00:40:36et de son projet
00:40:37de loi de finances
00:40:38est alors essentiel.
00:40:39Il doit être
00:40:39un outil
00:40:40de réparation,
00:40:41pardon de le dire
00:40:42comme ça,
00:40:42réparation de la société
00:40:43et de renforcement
00:40:45de la démocratie.
00:40:46Car nous posons
00:40:47une question simple
00:40:48qui a été déjà posée,
00:40:50quelle est aujourd'hui
00:40:51la politique culturelle
00:40:52partagée entre l'État
00:40:53et la collectivité
00:40:54territoriale ?
00:40:56Le principe de réalité,
00:40:57bien sûr,
00:40:58nous oblige
00:40:58à prendre en compte
00:40:59les contrats budgétaires
00:41:00contemporaines,
00:41:01mais il nous oblige
00:41:02aussi à être ambitieux
00:41:03de rebâtir une politique
00:41:04culturelle forte,
00:41:05lisible et ambitieuse
00:41:07avec des moyens
00:41:08à la hauteur des enjeux.
00:41:10Un budget
00:41:11qui n'affirmera pas
00:41:12la culture
00:41:12comme un secteur essentiel,
00:41:14un budget qui manquera
00:41:15une fois de plus d'ambition
00:41:16sera pour nous
00:41:18une erreur
00:41:18dans la période trouble
00:41:19que nous traversons.
00:41:21Merci beaucoup.
00:41:24Première question
00:41:24de notre rapporteur
00:41:26pour les crédits budgétaires,
00:41:27Karine Daniel.
00:41:28Je vous invite
00:41:29à les noter
00:41:30parce qu'on va prendre
00:41:31toutes les questions
00:41:31et après vous répondrez
00:41:33globalement.
00:41:35Tout d'abord,
00:41:36merci à toutes et tous
00:41:37pour les premiers éléments
00:41:38que vous avez portés
00:41:39à notre connaissance.
00:41:41Je partage...
00:41:42Je ne vais pas revenir
00:41:42sur le contexte budgétaire
00:41:44qui a été décrit
00:41:44par Laurent Laffont
00:41:45et puis repris
00:41:46par les uns
00:41:47et les autres,
00:41:48mais je partage
00:41:49aussi et peut-être
00:41:50surtout la nécessité
00:41:52de reposer
00:41:53des objectifs
00:41:54et une ambition
00:41:55pour les politiques culturelles,
00:41:57pour la politique culturelle,
00:41:59dans laquelle s'inscrit
00:42:00évidemment
00:42:01le volet
00:42:03des festivals
00:42:04singulièrement
00:42:06et évidemment,
00:42:08ils ont une spécificité
00:42:09de ce point de vue.
00:42:11Alors,
00:42:12par rapport
00:42:12à la situation
00:42:13dans laquelle on est,
00:42:15je souhaiterais revenir
00:42:16sur certains leviers
00:42:17d'action identifiés
00:42:18par le ministère
00:42:19à l'issue du cycle
00:42:20de concertation
00:42:21sur l'avenir
00:42:22des festivals,
00:42:23sachant qu'on a tous
00:42:24conscience aussi
00:42:25de l'instabilité
00:42:26dans laquelle
00:42:27on est
00:42:28et de l'absence
00:42:29d'interlocuteurs
00:42:30que l'on subit
00:42:32actuellement.
00:42:33Donc,
00:42:33dans son communauté
00:42:34quête presse,
00:42:35le ministère
00:42:35dit avoir retenu
00:42:37votre demande
00:42:38d'une adaptation
00:42:39des modalités
00:42:40d'accompagnement
00:42:40apportées par l'État
00:42:41et d'un renforcement
00:42:42du dialogue
00:42:43avec les collectivités
00:42:44territoriales,
00:42:45annonçant l'inscription
00:42:45du sujet des festivals
00:42:47à l'ordre du jour
00:42:48d'un prochain
00:42:49Conseil national
00:42:50des territoires
00:42:51pour la culture,
00:42:52vous l'avez dit,
00:42:52et en invitant
00:42:53les DRAC
00:42:54à se saisir
00:42:54des conclusions
00:42:55de la concertation nationale
00:42:56dans le cadre
00:42:58des conseils locaux
00:42:58des territoires
00:42:59pour la culture.
00:43:01Donc,
00:43:01d'abord,
00:43:02que pensez-vous
00:43:02de cette méthode ?
00:43:04En cette rentrée,
00:43:04observez-vous
00:43:05d'ores et déjà
00:43:06une mobilisation
00:43:07des DRAC
00:43:07sur ce dossier
00:43:09à l'échelle
00:43:09territoriale.
00:43:11Sur le fond,
00:43:12l'adaptation
00:43:13que vous demandez
00:43:13ne passe-t-elle pas
00:43:14d'abord
00:43:15par une meilleure visibilité
00:43:16dans l'attribution
00:43:18des demandes
00:43:18de subventions
00:43:20car les calendriers
00:43:21des subventions
00:43:22ne sont souvent
00:43:23pas en phase
00:43:23avec la réalité
00:43:24de l'organisation
00:43:26des festivals ?
00:43:27Donc,
00:43:27ça,
00:43:27c'est un sujet
00:43:27de calendrier
00:43:29qui peut apparaître
00:43:30technique
00:43:30mais qui est important
00:43:31en termes d'organisation.
00:43:33Deuxièmement,
00:43:33en s'agissant
00:43:34de la question
00:43:34de l'inflation
00:43:35des coûts artistiques
00:43:36et des concentrations
00:43:37des budgets artistiques
00:43:39sur un nombre
00:43:39restreint d'artistes
00:43:41à forte notoriété,
00:43:42le ministère annonce
00:43:43un travail conjoint
00:43:44avec le CNM
00:43:45sur la rémunération
00:43:46des artistes
00:43:47et la promotion
00:43:48de la diversité artistique.
00:43:50Comment devraient,
00:43:51selon vous,
00:43:52évoluer les critères
00:43:53d'aide du CNM ?
00:43:54Ce travail de réflexion
00:43:55et de concertation
00:43:56fait-il l'objet
00:43:57d'un calendrier,
00:43:58d'une feuille de route
00:43:59de premiers travaux ?
00:44:01Troisièmement,
00:44:02une autre annonce
00:44:03du ministère
00:44:04est la mise en place
00:44:05de conventions
00:44:06partenariales
00:44:07PASCULTURES.
00:44:08Vous l'avez aussi évoqué
00:44:10avec des festivals
00:44:11dans les territoires.
00:44:12Les festivals
00:44:13n'ont évidemment
00:44:13pas attendu
00:44:14ces conventions
00:44:15pour s'adresser
00:44:15aux jeunes.
00:44:17Quel état des lieux
00:44:17faites-vous
00:44:18de leur fréquentation ?
00:44:19Observez-vous
00:44:20des fractures
00:44:21territoriales
00:44:22urbains
00:44:23versus rurales
00:44:24en la matière.
00:44:25Le PASCULTURES
00:44:26vous semble-t-il
00:44:27un bon outil
00:44:28pour attirer
00:44:28de nouveaux publics
00:44:30et les fidéliser ?
00:44:31Ici,
00:44:32on a toujours
00:44:32l'habitude
00:44:32de dire
00:44:34que le PASCULTURES
00:44:35est un outil
00:44:36et non pas
00:44:36une fin en soi
00:44:37et on différencie
00:44:38aussi bien
00:44:39la part individuelle
00:44:40de la part collective.
00:44:43Enfin,
00:44:44je voudrais finir
00:44:45en évoquant
00:44:46le sujet
00:44:46de la liberté
00:44:47de création
00:44:47et de programmation
00:44:48sur laquelle
00:44:49notre commission
00:44:50avait alerté
00:44:51dans le cadre
00:44:52de son rapport
00:44:52d'information
00:44:53sur l'évaluation
00:44:55de la loi
00:44:56El Cap.
00:44:56Comment jugez-vous
00:44:57la situation
00:44:58à ce jour ?
00:44:59Avez-vous des alertes ?
00:45:01Constatez-vous
00:45:01des améliorations
00:45:02depuis l'adoption
00:45:03en novembre 2024
00:45:05du plan ministériel
00:45:06en faveur
00:45:07de la liberté
00:45:08de la création ?
00:45:09Le guide juridique
00:45:10et pratique
00:45:11à destination
00:45:11des élus
00:45:12et des professionnels
00:45:13du secteur
00:45:14publié
00:45:15en juillet dernier
00:45:16vous satisfait-il
00:45:18et a-t-il
00:45:18de réels effets
00:45:20sur la situation ?
00:45:22Je vous remercie.
00:45:24Question de Sonia
00:45:25de la Provoté,
00:45:25présidente du groupe
00:45:26d'études.
00:45:29Merci beaucoup.
00:45:30Je souhaite revenir
00:45:31sur les contraintes
00:45:32réglementaires
00:45:33qui pèsent
00:45:33sur les festivals
00:45:34pour avoir un peu
00:45:35un état des lieux
00:45:35du calendrier
00:45:36et des réponses
00:45:38ou pas
00:45:38qui ont été faites
00:45:40en tout cas
00:45:40dans le cadre
00:45:41de la concertation
00:45:44et des échanges
00:45:44que vous avez déjà
00:45:45eu lieu
00:45:46compte tenu
00:45:47en ce qui concerne
00:45:49le détresse
00:45:49d'une échéance
00:45:51au 31 octobre.
00:45:52Donc j'imagine
00:45:53que déjà
00:45:53des pistes
00:45:55techniques
00:45:56ont été
00:45:57trouvées
00:45:58même si
00:46:00on voit bien
00:46:00que les aspects
00:46:02techniques
00:46:02sont
00:46:03difficiles
00:46:05à trouver
00:46:05en ce qui concerne
00:46:06les festivals
00:46:08en plein air.
00:46:09Mais où en est-on ?
00:46:10Avez-vous des éléments
00:46:11un peu factuels
00:46:12à la fois
00:46:13pour une amélioration
00:46:14sans aller
00:46:15à l'excès
00:46:16de ce qui avait
00:46:17été mis en place ?
00:46:18L'autre question
00:46:19concerne évidemment
00:46:20la réglementation
00:46:21relative aux ensembles
00:46:22démontables.
00:46:24Ça a été abordé
00:46:25parmi les éléments
00:46:27tout à l'heure.
00:46:29Où est-ce qu'on en est
00:46:30aussi ?
00:46:31Parce qu'il y a
00:46:31des vraies difficultés
00:46:32aussi pour le coup
00:46:33techniques d'application.
00:46:35Et donc faut-il repasser
00:46:37par les mêmes étapes
00:46:38que l'évolution éventuelle
00:46:39du décréçon ?
00:46:40Ou est-ce que dès à présent
00:46:41on peut espérer
00:46:42qu'une adaptation
00:46:43soit possible ?
00:46:44Concernant l'adaptation
00:46:45de la filière
00:46:45au changement climatique,
00:46:47quels sont les leviers
00:46:47d'action qui ont été
00:46:49précisément identifiés
00:46:51lors de la concertation ?
00:46:52Parce qu'évidemment
00:46:52il y a un certain nombre
00:46:53de problématiques
00:46:54et donc il faut un peu
00:46:55avoir une stratégie.
00:46:57Et est-ce que votre secteur
00:46:59parle d'une seule voie ?
00:47:00Puisque c'est un peu aussi
00:47:02la difficulté
00:47:04et à la fois
00:47:04la richesse
00:47:05évidemment des festivals
00:47:06sur ces sujets
00:47:08et où est-ce qu'il existe
00:47:09des différences de vues
00:47:10entre vous ?
00:47:11Et est-ce que vous avez
00:47:11des précisions également
00:47:12de contenu,
00:47:14de calendrier
00:47:15sur le plan d'action
00:47:16mené par le ministère
00:47:17en juillet dernier ?
00:47:20Concernant le relèvement
00:47:22des plafonds des taxes
00:47:23billetteries et streaming,
00:47:27est-ce que cette question
00:47:28a été abordée ?
00:47:29Est-ce qu'il y a déjà
00:47:30un début de réponse
00:47:32ministérielle
00:47:34du ministère de la Culture ?
00:47:36Évidemment qui n'est pas forcément
00:47:37la réponse du ministère
00:47:39du Budget,
00:47:40mais est-ce que cette question
00:47:43reste présente ?
00:47:45Et enfin, je rajouterai
00:47:46une question sur l'observation.
00:47:50Est-ce qu'en l'état actuel
00:47:52des choses,
00:47:53si on compare évidemment
00:47:54les années d'observation,
00:47:57est-ce que les difficultés
00:47:58sont territorialisées ?
00:48:00Est-ce qu'il y a des disciplines
00:48:01ou des esthétiques
00:48:02qui sont en plus grande difficulté
00:48:05que d'autres ?
00:48:06Parce qu'évidemment,
00:48:07il est nécessaire d'avoir
00:48:08cette vision de poétique
00:48:10publique des festivals.
00:48:11Et pour le coup,
00:48:12si on veut cette vision
00:48:13des poétiques publiques,
00:48:14il faut bien identifier
00:48:15à la fois les esthétiques,
00:48:17les disciplinaristes,
00:48:18mais aussi les territoires
00:48:19à risque,
00:48:19puisque les choses
00:48:21pouvant être liées,
00:48:22puisqu'il y a un peu
00:48:22des caractérisations
00:48:24de certains territoires.
00:48:25Et est-ce que vous avez
00:48:26déjà un début de réflexion
00:48:27sur ces sujets-là
00:48:28qui paraissent essentiels ?
00:48:30Merci.
00:48:30Je vais prendre aussi
00:48:31les questions des uns
00:48:32et des autres,
00:48:34en commençant par celle
00:48:35de Laurence Garnier.
00:48:38Merci, M. le Président.
00:48:40Merci à vous
00:48:41pour cette présentation.
00:48:42Alors, moi,
00:48:43j'ai une question
00:48:43un petit peu spécifique
00:48:44spécifique
00:48:45et un petit peu
00:48:46poil à gratter.
00:48:47Je préviens tout le monde,
00:48:48je préviens mes collègues
00:48:49et je le fais sans malice.
00:48:52Je voulais vous interroger
00:48:53parce que c'est vous,
00:48:54Mme Fouché,
00:48:54je crois,
00:48:55qui avez évoqué
00:48:56à la fin de votre propos
00:48:57le financement de la culture
00:48:59par des acteurs identitaires.
00:49:01Je crois que vous avez
00:49:01conclu votre intervention
00:49:02par là.
00:49:03et je voulais vous interroger
00:49:05de manière extrêmement factuelle
00:49:07sur la polémique estivale
00:49:09concernant le label,
00:49:10je vois que vous souriez,
00:49:11donc vous aviez sans doute
00:49:12en tête ce label
00:49:14des plus belles fêtes de France
00:49:15qui a fait pas mal parler de lui
00:49:17et qui soutient
00:49:18un certain nombre de festivals
00:49:20sur tout le territoire métropolitain.
00:49:23Je le fais sans malice
00:49:25et en posant vraiment
00:49:26en préambule de mon propos
00:49:27que je ne crois pas du tout
00:49:28à un financement privé
00:49:30exclusivement par des mécènes,
00:49:32ceci ou d'autre,
00:49:34de la politique culturelle française.
00:49:36Vous l'avez posé
00:49:37les uns et les autres.
00:49:38Moi, je suis,
00:49:39j'ai été,
00:49:40j'ai été,
00:49:41je le précise,
00:49:42vous allez comprendre
00:49:42pourquoi vice-présidente
00:49:44de la région des Pays de la Loire
00:49:45en charge de la culture
00:49:46il y a plusieurs années.
00:49:47J'ai entendu,
00:49:48vous avez cité cette région
00:49:49et les interrogations
00:49:51qu'elle a suscité
00:49:52au niveau du monde culturel
00:49:53que je peux parfaitement
00:49:54entendre par ailleurs.
00:49:55Mais je voudrais vraiment
00:49:56resserrer mon propos
00:49:57parce que moi,
00:49:58je comprends parfaitement
00:49:59les interrogations
00:50:00du monde culturel
00:50:01sur ces financements
00:50:03extérieurs
00:50:04aux partenaires publics
00:50:07et aux collectivités
00:50:07de la culture.
00:50:09Je peux les entendre
00:50:10mais je voulais savoir
00:50:11de manière extrêmement précise,
00:50:12j'ai eu beaucoup
00:50:13de témoignages,
00:50:14sans doute parce que
00:50:14j'ai ce prisme culturel
00:50:16qui m'a précédé,
00:50:17d'un certain nombre
00:50:18de vos collègues
00:50:19festivaliers
00:50:20que vous connaissez,
00:50:20que vous fréquentez au quotidien
00:50:22qui ont insisté
00:50:23sur le fait
00:50:24qu'ils n'avaient eu
00:50:24aucune pression
00:50:26de la part de ce label,
00:50:28aucune,
00:50:28aucune forme
00:50:29de prosélytisme,
00:50:30aucune forme
00:50:31de volonté
00:50:32d'influencer
00:50:33sur la programmation
00:50:34des festivals.
00:50:34Donc ma question
00:50:35était toute simple,
00:50:36est-ce que vous,
00:50:38dans les interlocuteurs
00:50:39qui sont les vôtres,
00:50:40vous avez eu
00:50:40des témoignages précis
00:50:41de personnes
00:50:42qui vous auraient dit
00:50:43oui,
00:50:44le label a cherché
00:50:45à influencer
00:50:46ma programmation,
00:50:47oui,
00:50:47ils ont cherché
00:50:48à modifier
00:50:48les éléments
00:50:49que je présentais
00:50:50dans mon festival ?
00:50:51Sylvie Robert,
00:50:54sans transition.
00:50:58Sans transition,
00:50:59merci monsieur le président,
00:51:00merci à toutes et à tous.
00:51:02D'abord,
00:51:03je voudrais rappeler
00:51:04l'attachement,
00:51:06je dirais peut-être
00:51:06quand même
00:51:07notre attachement
00:51:07à tous les membres
00:51:08de cette commission
00:51:09au festival,
00:51:10ça fait plusieurs années
00:51:11que l'on vous écoute,
00:51:14que l'on vous entend
00:51:15surtout,
00:51:16et malheureusement,
00:51:18chaque année,
00:51:19amène son lot
00:51:19de fragilité supplémentaire
00:51:22et j'ai entendu
00:51:22dans vos propos
00:51:23peut-être l'idée
00:51:26qu'à un moment,
00:51:26nous sommes peut-être
00:51:27au bord de la rupture
00:51:28pour certains,
00:51:29pour ces festivals.
00:51:32Donc vous avez pointé
00:51:33les questions économiques,
00:51:35nous sommes un certain nombre
00:51:36à nous être élevés
00:51:39contre effectivement
00:51:40la question du plafonnement
00:51:43de la taxe du CNM,
00:51:44crédit d'impôt,
00:51:45nous le referons,
00:51:47j'aurai encore des collègues,
00:51:48je pense,
00:51:49solidaires
00:51:49pour remonter au créneau
00:51:50parce que les dangers
00:51:52sont réels
00:51:53et je sais que derrière,
00:51:54c'est l'impact
00:51:54sur toute une filière
00:51:55et je crois que nous devons
00:51:57en être tout à fait conscients.
00:51:59Le problème des festivals,
00:52:01c'est qu'il n'y a pas
00:52:02de visibilité pluriannuelle,
00:52:04les festivals ne sont pas
00:52:05soclés dans le budget,
00:52:06on l'a toujours dit
00:52:07et là,
00:52:08c'est un vrai sujet,
00:52:09on en a déjà parlé
00:52:10et je crois que si on structure
00:52:12une véritable politique publique,
00:52:14il faut aller vers ça.
00:52:16Alors,
00:52:17je vais avoir deux questions,
00:52:18la première,
00:52:19alors je ne vais pas,
00:52:21monsieur le président,
00:52:22vous voyez,
00:52:23vous êtes peut-être inquiets,
00:52:24mais je vais vous rassurer,
00:52:25je ne vais pas rebondir
00:52:26sur les propos
00:52:27de ma collègue
00:52:28Laurence Garnier,
00:52:29mais je voudrais quand même
00:52:31alerter les uns et les autres
00:52:34et Karine Daniel
00:52:36en a parlé
00:52:36sur les questions
00:52:37de censure,
00:52:38d'autocenture.
00:52:39Avec Elsa Joseph
00:52:40et Monique Demarco,
00:52:41notre rapport,
00:52:42vous le savez,
00:52:43a démontré
00:52:44que ces alertes
00:52:46sont de plus en plus fréquentes
00:52:47et ces alertes,
00:52:48au-delà de la question
00:52:49de la censure
00:52:50et de l'autocensure,
00:52:51ont montré
00:52:51que même cet été,
00:52:53une grande région,
00:52:54pas loin d'ici,
00:52:55a carrément retiré
00:52:56sa subvention
00:52:57à un festival
00:52:58plébiscité,
00:52:59très important,
00:53:01pour des raisons
00:53:02que je qualifie
00:53:03d'idéologiques.
00:53:05Donc,
00:53:05je voudrais très clairement
00:53:06savoir
00:53:07si vous avez,
00:53:09en l'espèce,
00:53:10des remontées
00:53:12sur l'été dernier
00:53:14d'autres phénomènes
00:53:16de cette nature.
00:53:19Je rappelle
00:53:19que le Conseil d'État,
00:53:21en 2020,
00:53:21a consacré
00:53:22la liberté de création
00:53:23et d'accès aux oeuvres
00:53:24comme liberté fondamentale.
00:53:26Donc,
00:53:26il y a très clairement,
00:53:29ce n'est pas un acte anodin
00:53:30puisque la justice administrative
00:53:31l'encadre
00:53:32et peut apprécier
00:53:34le caractère disproportionné
00:53:35de la décision
00:53:36de la collectivité.
00:53:37Je voudrais savoir
00:53:38si vous avez
00:53:39vraiment
00:53:39des remontées
00:53:41de cette nature
00:53:42parce que c'est la première fois,
00:53:43en l'occurrence,
00:53:44pour une telle raison
00:53:47qu'il y a un retrait
00:53:48global de la subvention
00:53:50et je ne parlerai pas
00:53:51de la région
00:53:51Pays de la Loire.
00:53:53Vous avez compris
00:53:54que ce n'est pas
00:53:54de cette région
00:53:55dont je parle.
00:53:57Je pense effectivement
00:53:58que tout ce qui a été dit
00:53:59autour,
00:54:00notamment des cachés
00:54:01qui se sont envolés,
00:54:02des groupes
00:54:03qui existent
00:54:04au sein du secteur du live,
00:54:06renvoient à ce que
00:54:06j'ai essayé d'évoquer
00:54:07tout à l'heure
00:54:08sur le fait
00:54:08qu'il faut vraiment
00:54:09réussir à dézoomer
00:54:10le sujet.
00:54:11On parle beaucoup
00:54:12des festivals,
00:54:13mais le festival
00:54:14n'est qu'un élément
00:54:15dans un écosystème
00:54:16plus global
00:54:16et plus national
00:54:18mais mondialisé
00:54:19où c'est un secteur
00:54:20qui est ultra concurrentiel
00:54:21et celui qui décide,
00:54:23c'est l'artiste
00:54:23et son management
00:54:25et son entourage.
00:54:26Tout cela est aussi lié
00:54:27à une économie
00:54:28de la musique
00:54:28qui s'est profondément
00:54:30transformée depuis 25 ans.
00:54:32Je ne vais pas vous refaire
00:54:32un cours d'histoire,
00:54:33vous connaissez tout ça
00:54:34mieux que moi,
00:54:34mais il y a 25 ans,
00:54:35le tout-puissant,
00:54:37c'était la maison
00:54:38de disques
00:54:38avec effectivement
00:54:40des chiffres d'affaires
00:54:41explosifs
00:54:42et un live
00:54:43qui était globalement
00:54:44très peu visible,
00:54:46balbutiant
00:54:47et très peu de tournées,
00:54:48très peu de festivals.
00:54:49Tout a changé
00:54:50quand effectivement
00:54:51le disque a connu sa crise
00:54:53avec l'arrivée
00:54:54des plateformes gratuites,
00:54:56puis la discussion
00:54:57pour avoir
00:54:58des abonnements payants
00:54:59et puis tout doucement
00:55:00le retour
00:55:01à une croissance
00:55:02pour le secteur
00:55:03de la musique enregistré,
00:55:04ce qui est très positif
00:55:06parce que ce sont
00:55:07des secteurs interdépendants
00:55:08pour le secteur
00:55:09de la musique.
00:55:10Il faut que les deux secteurs
00:55:11aillent bien
00:55:11pour que l'ensemble
00:55:13du secteur aille bien.
00:55:14Mais je crois
00:55:14qu'on n'a absolument
00:55:15pas du tout
00:55:16réinterrogé
00:55:17ce qui composait
00:55:20les revenus
00:55:20des artistes,
00:55:21absolument pas.
00:55:22Et nous,
00:55:23on constate aujourd'hui
00:55:24une tension extrêmement forte
00:55:26sur le modèle
00:55:26de la production
00:55:27qui doit faire
00:55:28de plus en plus de dates,
00:55:29de plus en plus
00:55:30de tournées,
00:55:31des spectacles
00:55:32qui deviennent
00:55:33de plus en plus gigantesques,
00:55:34non pas parce qu'on est
00:55:35ravi de faire
00:55:36des super shows,
00:55:37mais parce que ces shows
00:55:38sont demandés
00:55:39par les artistes,
00:55:40demandés par leur entourage
00:55:41et demandés
00:55:42par le public.
00:55:43Tout ça avec plein
00:55:44d'injonctions contradictoires
00:55:45au moment même
00:55:46où on nous dit
00:55:46que c'est un secteur
00:55:47qui doit lancer
00:55:49sa transformation écologique.
00:55:51Donc on a effectivement
00:55:52des chantiers majeurs
00:55:53pour un secteur
00:55:54qui a explosé
00:55:55en croissance
00:55:56en moins de 20 ans
00:55:57avec des structures
00:55:58qui,
00:55:59je voudrais le dire,
00:56:00à plus de 85%
00:56:01sont des petites entreprises,
00:56:03des PME.
00:56:05Donc essayons juste
00:56:06de dézoomer
00:56:07du festival
00:56:08et reposons le problème.
00:56:11Et à ceux qui pensent
00:56:12que le CNM
00:56:13n'a plus beaucoup d'intérêt,
00:56:14nous, acteurs
00:56:15du spectacle
00:56:16Vivant Privé,
00:56:17on y est très attachés
00:56:18sans doute
00:56:18parce que c'est l'histoire.
00:56:19Il y a près de 50 ans
00:56:21de cela,
00:56:21on a effectivement
00:56:22créé un fonds de soutien
00:56:23avec une taxe
00:56:24sur la billetterie
00:56:24de spectacle
00:56:25pour soutenir
00:56:26des projets plus fragiles
00:56:27et créer un mécanisme.
00:56:28On n'a globalement
00:56:29rien inventé.
00:56:29Le CNC l'a fait
00:56:30bien avant nous.
00:56:31Donc ça,
00:56:31ça nous semblait
00:56:32indispensable
00:56:33et nous continuerons
00:56:33à défendre ce modèle.
00:56:35Et je pense que ce modèle
00:56:36fait qu'aujourd'hui,
00:56:37le live
00:56:37n'est pas du tout
00:56:38à la lumière
00:56:39de ce qu'a été
00:56:40la musique enregistrée
00:56:41quand il a connu sa crise.
00:56:42Il n'y a pas
00:56:43trois majors,
00:56:44il y a une multitude
00:56:46d'acteurs
00:56:46très diversifiés.
00:56:48Alors oui,
00:56:48il y a des groupes,
00:56:50mais il n'y a pas
00:56:50que des groupes.
00:56:51Il y a encore
00:56:52énormément
00:56:53d'entreprises indépendantes
00:56:55qui continuent
00:56:56à se bagarrer
00:56:57pour pouvoir
00:56:57développer les artistes,
00:56:59pour pouvoir
00:57:00effectivement lancer
00:57:01des festivals.
00:57:02Et tout ça est rendu possible
00:57:03grâce au crédit
00:57:04d'impôt spectacle
00:57:05qui est tourné
00:57:06majoritairement
00:57:07vers la production indépendante
00:57:08et au Centre National
00:57:09de la Musique
00:57:10qui bénéficie
00:57:11d'une recette
00:57:12de taxes
00:57:13qui a effectivement
00:57:14beaucoup
00:57:14également augmenté
00:57:16depuis 2019.
00:57:1735 millions
00:57:19en 2019
00:57:19de collègues
00:57:20de taxes
00:57:20ce sera peut-être
00:57:2258 millions
00:57:22en 2025
00:57:23mais grâce
00:57:24à ce qu'on appelle
00:57:25les grands concerts.
00:57:27Donc n'oublions pas
00:57:27que ce modèle
00:57:28est globalement
00:57:30interdépendant.
00:57:31S'il y a
00:57:32des grands concerts
00:57:33il y a
00:57:33une taxe fiscale
00:57:34importante
00:57:35qui permet
00:57:35d'alimenter
00:57:36des dispositifs
00:57:37de soutien
00:57:38qui permettent
00:57:38de soutenir
00:57:39des projets fragiles.
00:57:40C'est pour ça
00:57:41qu'on continue
00:57:41de dire
00:57:42que c'est totalement
00:57:43illégitime
00:57:44que cette surtaxe
00:57:45payée par des professionnels
00:57:46pour alimenter
00:57:47des programmes
00:57:48de soutien
00:57:48vers des projets
00:57:49plus fragiles
00:57:49soit plafonnée
00:57:50et que chaque année
00:57:52désormais
00:57:52l'État
00:57:53prenne une partie
00:57:54fléchée au budget
00:57:56général de l'État
00:57:56ça n'a aucun fondement
00:57:58et ça va à l'encontre
00:57:59même de ce qu'on nous
00:58:00demande de faire
00:58:00c'est-à-dire
00:58:01d'accompagner
00:58:02les transformations
00:58:03sociales, écologiques,
00:58:04économiques
00:58:05et de faire en sorte
00:58:06justement
00:58:07que ce secteur
00:58:08ne soit pas le secteur
00:58:09où il y ait
00:58:09deux majors
00:58:10dans dix ans.
00:58:11Alors effectivement
00:58:11il y a des rachats
00:58:12effectivement il y a
00:58:13des groupes
00:58:14dans tout secteur économique
00:58:15ces phénomènes existent
00:58:18on les observe
00:58:19Ecocène a cette particularité
00:58:21de rassembler
00:58:21tout le monde
00:58:22on a la petite entreprise
00:58:24avec un salarié permanent
00:58:25puisque c'est la condition
00:58:27d'adhésion
00:58:27à notre organisation
00:58:28à la multinationale américaine
00:58:30on a d'ailleurs les deux
00:58:31donc oui
00:58:32on observe tout le monde
00:58:33tout le monde est présent
00:58:34dans nos instances
00:58:35et à côté de cela
00:58:36également
00:58:37l'autre sujet
00:58:38dont vous parliez
00:58:39dont vous parliez
00:58:40si je veux terminer sur ça
00:58:41comme on est extrêmement
00:58:42préoccupé
00:58:43par l'évolution du live
00:58:44qui affiche des chiffres
00:58:46incroyables
00:58:47mais qui est sur un équilibre
00:58:48extrêmement fragile
00:58:49les marges de nos entreprises
00:58:51sont négatives
00:58:52pour la majeure partie
00:58:53d'entre elles
00:58:53donc oui
00:58:54il y a des chiffres dingues
00:58:55oui il y a des shows
00:58:56incroyables
00:58:57on parle de cachets dingues
00:58:58mais non
00:58:59les producteurs de spectacles
00:59:00ne s'en mettent pas
00:59:00plein les poches
00:59:01ce sont des entreprises
00:59:02aux marges négatives
00:59:04c'est pour vous dire
00:59:05à quel point l'équilibre
00:59:05il est fragile
00:59:06et le festival
00:59:07n'est qu'un élément
00:59:08de cet écosystème global
00:59:10on réclame depuis des années
00:59:12et enfin
00:59:13ça a été entendu
00:59:13que le CNM
00:59:15qui est quand même
00:59:16l'opérateur
00:59:17qui nous rassemble tous
00:59:18qui doit étudier
00:59:19ce secteur
00:59:20et l'évolution
00:59:21de ces secteurs
00:59:21travaille sur
00:59:23l'économie du live
00:59:24sur le modèle
00:59:25de la production
00:59:25et nous attendons
00:59:26les résultats
00:59:27de cette étude
00:59:28qui devrait paraître
00:59:29début d'année
00:59:29c'est essentiel pour nous
00:59:31et je crois également
00:59:32qu'il faudrait que le CNM
00:59:33s'empare aussi
00:59:34enfin
00:59:35du problème
00:59:36de la composition
00:59:36du revenu des artistes
00:59:37je sais que tous les acteurs
00:59:39de la filière musicale
00:59:41ne sont pas extrêmement
00:59:42favorables
00:59:43mais je pense qu'il est temps
00:59:44qu'on se dise les choses
00:59:45clairement
00:59:46il est plus possible
00:59:47de simplement dire
00:59:48que c'est le live
00:59:49qui n'arrive pas
00:59:50à réguler les cachets
00:59:51que ce sont les producteurs
00:59:53qui n'arrivent absolument
00:59:54pas à négocier
00:59:54avec les artistes
00:59:55je peux vous assurer
00:59:56que c'est un secteur
00:59:56ultra concurrentiel
00:59:57et que si vous dites non
00:59:59à un artiste
00:59:59à un groupe
01:00:00un artiste qui devient
01:00:01un peu majeur
01:00:02bah il s'en va
01:00:03voilà
01:00:04c'est tout simple
01:00:05il s'en va
01:00:05et donc si un producteur
01:00:07le spectacle perd un artiste
01:00:08même pas majeur
01:00:09même idole
01:00:10pour son équilibre
01:00:11c'est compliqué
01:00:12parce que ce sont des modèles
01:00:13qui fonctionnent
01:00:14avec des artistes
01:00:15en développement
01:00:15qui peuvent être développés
01:00:17parce qu'il y a aussi
01:00:17des artistes
01:00:18qui commencent
01:00:18à faire des salles
01:00:19de jauge importante
01:00:21et on n'est pas en train
01:00:21de dire qu'on ne veut
01:00:22que des artistes
01:00:23qui fassent des stades
01:00:24et le dernier point
01:00:25et après je passerai la parole
01:00:26je voulais aussi rebondir
01:00:27sur ce qui s'est passé
01:00:29cet été
01:00:30et ce que nous voyons
01:00:31également arriver
01:00:32sur la censure
01:00:34la liberté
01:00:36de programmation
01:00:37la liberté
01:00:38d'expression
01:00:38c'est un sujet
01:00:39qui nous préoccupe
01:00:40nous l'avions dit
01:00:41l'année dernière
01:00:42sur des questions
01:00:43de tournées théâtrales
01:00:45qui étaient compliquées
01:00:46en région
01:00:46parce que certains sujets
01:00:48n'étaient pas considérés
01:00:49comme étant
01:00:50acceptables
01:00:51ou acceptés
01:00:51nous avons de plus en plus
01:00:54de remontées
01:00:54effectivement
01:00:55de programmations
01:00:57qui deviennent
01:00:58plus acceptées
01:00:59donc censurées
01:01:00et on a eu
01:01:01ce qui s'est passé
01:01:02cet été
01:01:03dans une région
01:01:04très proche
01:01:05c'est un sujet
01:01:06qui est remonté
01:01:07bien évidemment
01:01:08dans nos instances
01:01:08on a installé
01:01:09un comité
01:01:09de pilotage
01:01:10composé effectivement
01:01:12d'élus
01:01:12qui se sont emparés
01:01:13du sujet
01:01:14et nous on veut
01:01:15se dire aussi
01:01:15que ce sujet
01:01:16de la liberté
01:01:17de programmation
01:01:17de la liberté
01:01:18d'expression
01:01:18il y a une loi
01:01:19mais au-delà
01:01:20quand on porte atteinte
01:01:21à cela
01:01:21on porte atteinte
01:01:22à la liberté
01:01:22d'entreprendre
01:01:23donc c'est vraiment
01:01:24un sujet
01:01:24qui nous préoccupe
01:01:25c'est un sujet
01:01:26qui devient important
01:01:27pas de question
01:01:29de polarisation politique
01:01:30nous on observe
01:01:31juste ce qui se passe
01:01:32et on veut faire en sorte
01:01:34de pouvoir continuer
01:01:35à programmer
01:01:36des artistes
01:01:36parce que derrière
01:01:37c'est aussi
01:01:37la liberté
01:01:38de création
01:01:39des artistes
01:01:39qui est entamée
01:01:40voilà
01:01:41j'ai certainement
01:01:41pas répondu à tout
01:01:42mais je voulais
01:01:42m'exprimer sur ça
01:01:43je laisse la parole
01:01:43à mes collègues
01:01:45merci
01:01:45Stéphane Kraszewski
01:01:48oui je vais préciser
01:01:49d'entrée aussi
01:01:50que je parle
01:01:50de mon point de vue
01:01:51de directeur de festival
01:01:52ça permettra
01:01:54de resituer
01:01:54un peu mon propos
01:01:55oui
01:01:56c'est pas un effet d'optique
01:01:58c'est pas un effet d'optique
01:01:59les festivals sont en crise
01:02:00je vous le confirme
01:02:01j'ai organisé
01:02:02la 30ème édition
01:02:03des Sud-Arles
01:02:04cet été
01:02:05on n'a jamais fait
01:02:06une telle fréquentation
01:02:07on dépasse
01:02:07les 95%
01:02:08de remplissage
01:02:09plébiscite du public
01:02:11programmation
01:02:12qui ne va pas
01:02:13sur des têtes d'affiches
01:02:14à 6-0
01:02:16malgré ça
01:02:16on va perdre
01:02:17de l'argent
01:02:18on va perdre de l'argent
01:02:20à partir de là
01:02:21on a quoi
01:02:21comme solution
01:02:22soit on arrive
01:02:23à agir
01:02:23sur les dépenses
01:02:24donc faire des choix
01:02:27et prendre plus
01:02:28de risques artistiques
01:02:28au risque de réduire
01:02:30les recettes
01:02:30parce qu'on est quand même
01:02:31attendu sur les têtes d'affiches
01:02:32soit on arrive
01:02:35à développer
01:02:37de nouvelles recettes
01:02:38en travaillant
01:02:40sur
01:02:40non pardon
01:02:43je vais continuer
01:02:44sur les charges
01:02:45on peut continuer
01:02:45de réduire les charges
01:02:46en réduisant une scène
01:02:47en réduisant
01:02:48en supprimant un jour
01:02:50en supprimant une édition
01:02:51on a l'exemple
01:02:52d'un festival
01:02:53au fond de la rue
01:02:54en Mayenne
01:02:54qui passe en Biennale
01:02:55j'ai d'autres exemples
01:02:57en région PACA
01:02:58qui eux
01:02:59ou elles
01:02:59décident de réduire
01:03:00une scène
01:03:01de réduire un jour
01:03:01voilà
01:03:02donc ça c'est
01:03:02l'une des réponses
01:03:03qui est apportée
01:03:03c'est celle-ci
01:03:04c'est on réduit les charges
01:03:05l'autre réponse
01:03:06c'est on va augmenter
01:03:07les recettes
01:03:07on peut plus tourner
01:03:08vers les collectivités
01:03:09on le voit
01:03:09on est en pleine crise
01:03:10les recettes propres
01:03:13et bien
01:03:13c'est quand même
01:03:14extrêmement compliqué
01:03:14d'aller au-delà
01:03:15de ce que l'on peut
01:03:16enfin on essaye
01:03:17de jouer sur la billetterie
01:03:18mais malheureusement
01:03:19si on veut garder
01:03:19des spectacles accessibles
01:03:20c'est extrêmement compliqué
01:03:22c'est aussi
01:03:23un indicateur
01:03:26de distinction
01:03:26et de différenciation
01:03:27par rapport
01:03:28à l'offre privée
01:03:29qui existe
01:03:29purement privée
01:03:30ou dans les arénas
01:03:31ou dans les stades
01:03:32qui peut exister
01:03:33et où là
01:03:33la question du prix
01:03:34ne se pose pas
01:03:35dans les mêmes termes
01:03:36on va donc
01:03:38assister à des festivals
01:03:39qui vont se diversifier
01:03:40par une concentration
01:03:41verticale
01:03:43c'est-à-dire
01:03:43on va intégrer
01:03:44une agence de booking
01:03:45on va intégrer
01:03:46la production
01:03:46on intègre
01:03:47toute la chaîne
01:03:48de valeur
01:03:49ou alors
01:03:49développement horizontal
01:03:52en multipliant
01:03:54les actes
01:03:55de diffusion
01:03:57à l'année
01:03:57par exemple
01:03:57sur l'ensemble
01:03:58du territoire
01:03:58c'est les quelques
01:04:00éléments
01:04:00ou outils
01:04:01qu'on a nous
01:04:01à notre disposition
01:04:04pour faire face
01:04:05à cette crise
01:04:05malgré ça
01:04:06on est face
01:04:08à des situations
01:04:08réellement de crise
01:04:09on a là récemment
01:04:10un festival
01:04:11à Lyon
01:04:12Woodstower
01:04:12qui a annoncé
01:04:13sa liquidation
01:04:14donc
01:04:16on est résilient
01:04:17on est robuste
01:04:18c'est peut-être plus
01:04:19adéquat
01:04:21mais malgré ça
01:04:21on ne résiste pas
01:04:23à cette transformation
01:04:24réellement
01:04:25de tout
01:04:26le modèle économique
01:04:28en tout cas
01:04:28de tout l'environnement
01:04:29économique
01:04:30des festivals
01:04:32dans cet environnement
01:04:34effectivement
01:04:34la hausse
01:04:36des cachets
01:04:36des têtes d'affiches
01:04:37pose question
01:04:39doit poser question
01:04:40honnêtement
01:04:41je ne suis pas sûr
01:04:41je rejoins Malika
01:04:42qu'il soit
01:04:43de notre compétence
01:04:45de pouvoir réguler
01:04:46ces cachets
01:04:47on est sur une
01:04:47concurrence internationale
01:04:50et je dirais que
01:04:52oui bien sûr
01:04:52qu'il y a une concurrence
01:04:53entre les opérateurs
01:04:54mais aussi une concurrence
01:04:54entre les régions
01:04:55et les élus locaux
01:04:56qui veulent
01:04:56tel ou tel artiste
01:04:58sur leur territoire
01:05:00parce qu'ils réduisent
01:05:01l'action culturelle
01:05:02à une simple action
01:05:04de marketing territoriale
01:05:04qui va définir
01:05:06ils l'espèrent
01:05:06l'image
01:05:07ou l'identité
01:05:08de leur ville
01:05:08de leur commune
01:05:10de leur département
01:05:11de leur région
01:05:11on est sur ces rapports
01:05:14là aussi
01:05:15il faut en avoir conscience
01:05:15là dedans
01:05:16la réflexion
01:05:17que le CNM
01:05:17je ne sais plus
01:05:18qu'à poser la question
01:05:18à mener
01:05:19sur la régulation
01:05:21des cachets
01:05:21elle est intéressante
01:05:22dans le sens
01:05:23où elle ne propose pas
01:05:24un écrètement
01:05:26on ne conditionne pas
01:05:27le soutien du CNM
01:05:29le soutien public
01:05:30au respect
01:05:32d'un plafond
01:05:35on pense réellement
01:05:37que ce n'est pas opérant
01:05:39en revanche
01:05:39travailler sur les écarts types
01:05:40sur les écarts moyens
01:05:41là il y a des leviers
01:05:42qui nous semblent intéressants
01:05:43parce que
01:05:43l'un des effets pervers
01:05:45de cette inflation
01:05:46des têtes d'affiches
01:05:47est que ça va venir
01:05:48impacter directement
01:05:49les artistes intermédiaires
01:05:51on voit
01:05:53que ça se creuse
01:05:54on voit que
01:05:54et on attend une étude
01:05:55du CNM aussi
01:05:56sur ce sujet
01:05:57que finalement
01:05:58les quatre artistes
01:05:59je prends l'exemple
01:06:00de 20%
01:06:01de la programmation
01:06:02d'un festival
01:06:03qui prenait
01:06:04jusqu'en 2017
01:06:052018
01:06:06peut-être 40%
01:06:07du budget artistique
01:06:08aujourd'hui
01:06:08c'est même 20%
01:06:09de la programmation
01:06:10vont prendre peut-être
01:06:11plutôt 60-70%
01:06:12donc le reste
01:06:13la marge artistique
01:06:14qui a été évoquée
01:06:15tout à l'heure
01:06:15elle se réduit
01:06:16et ça se fait
01:06:17au détriment
01:06:18de la diversité artistique
01:06:20et aussi
01:06:20de cet effet d'ascenseur
01:06:23de cet effet de levier
01:06:25que peuvent avoir
01:06:25les festivals
01:06:26donc ça c'est important
01:06:27de l'avoir en tête
01:06:28par rapport
01:06:30à la concertation
01:06:32festival
01:06:32et à la question
01:06:33qui a été posée
01:06:33sur le CNTC
01:06:34CLTC
01:06:35les DRAC
01:06:36à ma connaissance
01:06:37n'ont toujours pas
01:06:37de lettres de cadrage
01:06:38pour 2026
01:06:39donc autant vous dire
01:06:40que pour ce qui est
01:06:41de la priorité
01:06:41donnée au festival
01:06:42on n'y est pas
01:06:43mais je vous rejoins
01:06:45complètement sur le fait
01:06:46et la nécessaire
01:06:47visibilité pluriannuelle
01:06:48qu'il nous faudrait
01:06:49le mécénat
01:06:51quant à lui
01:06:51ça n'est pas
01:06:52la panacée
01:06:53ça n'est pas une solution
01:06:54en tout cas
01:06:54pour tout le monde
01:06:55c'est très clair
01:06:56on peut réfléchir
01:06:57et on l'a évoqué
01:06:58lors de la concertation
01:06:59avec les festivals
01:06:59à d'autres modalités
01:07:01de mécénat
01:07:01notamment à des
01:07:02comme ça a pu être fait
01:07:03sur des candidatures
01:07:05sur des capitales
01:07:06européennes de la culture
01:07:07par exemple
01:07:08ou une association
01:07:08collectait le mécénat
01:07:10pour l'ensemble
01:07:11sur l'ensemble du territoire
01:07:12et ensuite se chargait
01:07:12de le redistribuer
01:07:13par des appels à projets
01:07:15qui nous font tant souffrir
01:07:16mais qui pourraient
01:07:17pour le coup
01:07:17pallier aux différences
01:07:19territoriales
01:07:20parce que ça
01:07:21entraîne bien
01:07:21des différences territoriales
01:07:22le mécénat
01:07:22selon le territoire
01:07:23sur lequel on vit
01:07:24selon la concurrence
01:07:25que l'on peut subir
01:07:26je suis à Arles
01:07:27j'ai des excellents collègues
01:07:29qui sont les rencontres
01:07:29de la photo
01:07:30et qui ont un pouvoir
01:07:31d'attraction du mécénat
01:07:32bien supérieur au mien
01:07:34voilà
01:07:34et donc
01:07:35comment lutter
01:07:36par rapport à ça
01:07:36si je n'avais pas
01:07:38cette concurrence là
01:07:38peut-être que j'aurais accès
01:07:39à d'autres mécénats
01:07:40mais c'est
01:07:40voilà
01:07:41c'est la réalité
01:07:42ça renforce
01:07:44les inégalités territoriales
01:07:45ça renforce
01:07:45les inégalités par esthétique
01:07:46il vaut mieux
01:07:47si on est dans la musique actuelle
01:07:49et qu'on veut toucher du mécénat
01:07:51il vaut mieux programmer
01:07:52Juliette Armanet
01:07:53que C.O. Georges
01:07:54je vous le dis
01:07:55voilà
01:07:58courte ici
01:08:00qui s'en est dans la question
01:08:01appel à projet
01:08:02les bénévoles
01:08:02oui
01:08:03nous de notre côté
01:08:04en tout cas
01:08:04on n'a pas ressenti
01:08:05de crise du bénévolat
01:08:06pour répondre à une question
01:08:07ça n'est pas la panacée non plus
01:08:08ça n'est pas une solution
01:08:09une réponse à tout
01:08:10loin s'en faut
01:08:11mais en tout cas
01:08:11on n'a pas eu à constater ça
01:08:14la concentration
01:08:17bien sûr que c'est quelque chose
01:08:19qui nous inquiète
01:08:20et sur lequel on souhaite alerter
01:08:23la concentration
01:08:24pourquoi
01:08:24parce que c'est
01:08:25on le voit comme un phénomène
01:08:27d'accélération
01:08:27des inégalités
01:08:28qui peuvent exister
01:08:29et de cette précarisation
01:08:30cette énorme précarisation
01:08:31qu'il y a
01:08:32du secteur indépendant
01:08:33des festivals
01:08:34c'est l'arrivée
01:08:36d'opérateurs exogènes
01:08:37qui peuvent avoir
01:08:37une stratégie de conquête
01:08:39et qui vient sur un marché
01:08:40qui lui-même est fragilisé
01:08:41et donc nécessairement
01:08:42ça peut amener
01:08:43à des distorsions de concurrence
01:08:45ça peut alimenter aussi
01:08:46une bulle spéculative
01:08:47et ça peut dans tous les cas
01:08:48amener à une homogénéisation
01:08:51de l'offre
01:08:51sur les territoires
01:08:53si ce n'est en tout cas
01:08:55une métropolisation
01:08:56de l'offre culturelle
01:08:57voilà
01:08:57ça c'est très clair
01:08:58alors
01:09:01puisque je suis sur le territoire
01:09:03et sur les questions
01:09:03de différences territoriales
01:09:04et d'inégalités territoriales
01:09:06non le pass culture
01:09:07à notre connaissance
01:09:07n'a pas contribué
01:09:09à réguler l'offre
01:09:11sur l'ensemble du territoire
01:09:12en tout cas
01:09:13et ça a même eu
01:09:15selon nous
01:09:15parfois un effet d'aubaine
01:09:17qui est même venu renforcer
01:09:19ces différences territoriales
01:09:21il y a évidemment
01:09:23des territoires
01:09:23qui sont plus touchés
01:09:24que d'autres
01:09:24on a parlé des pays de la Loire
01:09:25mais là je voudrais
01:09:27quand même redire
01:09:27que bien sûr
01:09:29que dans les régions
01:09:31qui ont été touchées
01:09:31fortement
01:09:32par des coupes budgétaires
01:09:33on parle quand même
01:09:33à l'échelle nationale
01:09:36d'une coupe
01:09:37en 2025
01:09:38de 67 millions d'euros
01:09:39de la part des collectivités
01:09:40locales
01:09:41sur la culture
01:09:42donc on est vraiment
01:09:43sur une coupe massive
01:09:44qu'il nous faut encore
01:09:45réactualiser
01:09:45parce qu'avec le SMA
01:09:46on a établi
01:09:47cette étude
01:09:48en début d'année
01:09:49alors que tous les budgets
01:09:50n'étaient pas votés
01:09:51donc c'est certainement
01:09:51plus important que ça
01:09:52ce qu'il faut voir
01:09:53c'est que c'est
01:09:54je trouve intéressant
01:09:56de considérer ça
01:09:57à l'échelle du territoire
01:09:58parce que
01:09:59bien sûr que
01:10:00j'ai par exemple
01:10:01un bon producteur
01:10:02qui est basé sur Arles
01:10:03et qui réalise 30%
01:10:04de son chiffre d'affaires
01:10:05ou qui réalisait
01:10:0530% de son chiffre d'affaires
01:10:06avec des structures
01:10:07du pays de la Loire
01:10:08donc voilà
01:10:09donc en fait
01:10:09ces impacts
01:10:10même s'ils sont localisés
01:10:12même s'il y a
01:10:12un impact direct
01:10:13et immédiat
01:10:15sur le territoire
01:10:16en termes d'emplois
01:10:17en termes d'offres culturelles
01:10:18il y a
01:10:20il y a des effets
01:10:21également
01:10:22qui sont indirects
01:10:23et décalés dans le temps
01:10:24sur l'ensemble
01:10:25de la filière
01:10:27voilà
01:10:28par rapport à la loi
01:10:29le cap
01:10:30c'est important
01:10:30oui on constate
01:10:31de plus en plus
01:10:32on a de plus en plus
01:10:33de remontées
01:10:34d'alertes
01:10:35il y a de plus en plus
01:10:35d'atteintes
01:10:36à la liberté d'expression
01:10:38et de création
01:10:38oui
01:10:40ces actes
01:10:41sont de plus en plus
01:10:42légitimes
01:10:43c'est très inquiétant
01:10:45c'est très inquiétant
01:10:46dans ce contexte là
01:10:48la réponse qui a été apportée
01:10:49par le ministère
01:10:50si l'on considère
01:10:52la nomination
01:10:53d'une autre fonctionnaire
01:10:54chargée
01:10:56dans ce domaine
01:10:57de compétences
01:10:58oui c'est une bonne chose
01:10:59le guide
01:11:00à destination
01:11:01des collectivités
01:11:02force est de constater
01:11:03que tous ne l'ont pas lu
01:11:04voilà
01:11:05merci
01:11:07merci
01:11:08qui veut
01:11:09prendre
01:11:10madame Foucher
01:11:10oui je veux bien
01:11:11prendre le relais
01:11:12d'abord sur le
01:11:13pass culture
01:11:13pour clarifier
01:11:15s'il était encore
01:11:15nécessaire de le faire
01:11:16notre position
01:11:16à l'égard de cet outil
01:11:18la part individuelle
01:11:19ne nous bénéficie pas
01:11:20au jeu de l'attractivité
01:11:22des propositions
01:11:23sur le Tinder
01:11:25de la culture
01:11:25nous sommes les grands perdants
01:11:26voilà
01:11:27donc la part individuelle
01:11:29nous concerne très peu
01:11:30mais on est aussi
01:11:30sur des structures
01:11:31qui ont des
01:11:32comment dire
01:11:33des politiques tarifaires
01:11:34qui sont très attractives
01:11:35et donc voilà
01:11:36on pense que
01:11:37le non fonctionnement
01:11:39de cette part individuelle
01:11:39en tout cas
01:11:40chez nos adhérents
01:11:41est aussi lié à ça
01:11:42par contre
01:11:43sur la part collective
01:11:44et là je vais dépasser
01:11:45le cas des festivals
01:11:45ça peut représenter
01:11:4710% de la billetterie
01:11:48de certaines de nos
01:11:49scènes de territoire
01:11:50scènes conventionnées
01:11:51c'est pas anodin
01:11:52c'est devenu
01:11:53un des leviers
01:11:53principaux de financement
01:11:55de l'EAC
01:11:55puisqu'il y a une concentration
01:11:57des moyens
01:11:57sur cette part collective
01:11:58qui n'est pas à la hauteur
01:12:00on s'est suffisamment exprimé
01:12:01depuis le début de l'année
01:12:02voilà on a fait une étude
01:12:04avec un collectif
01:12:05de professionnels
01:12:07de l'EAC
01:12:08qui a montré
01:12:09l'impact très important
01:12:10c'est à dire
01:12:11800 projets
01:12:11qui n'ont pas eu lieu
01:12:12voilà
01:12:12on a accueilli avec un soulagement relatif
01:12:16le réenclenchement des 15 millions
01:12:20de financement de la part collective
01:12:22à partir du 1er octobre
01:12:24qui au passage vont obérer la capacité
01:12:27de nos festivals
01:12:28qui se tiennent en septembre
01:12:29de pouvoir financer des actions
01:12:31en lien avec les établissements
01:12:33mais bon ça c'est autre chose
01:12:34je voulais juste indiquer
01:12:35que d'après les remontées de terrain
01:12:37qu'on a
01:12:37on est passé d'une prise en charge
01:12:39par élève
01:12:39de 25 euros
01:12:40à 2,5 à 3 euros par élève
01:12:43voilà
01:12:44je vais prendre un seul exemple
01:12:45le collège d'Éteint
01:12:47dans la Meuse
01:12:47qui pour son établissement
01:12:49a bénéficié de 1400 euros
01:12:51soit une sortie par an
01:12:52pour les élèves
01:12:53un billet
01:12:54c'est à dire
01:12:55même pas une action
01:12:56plus large que ça
01:12:58on est en lien
01:12:59avec le cabinet
01:13:00d'Elisabeth Borne
01:13:01sur ce sujet
01:13:02depuis le printemps
01:13:04on nous dit
01:13:05qu'il y a un plancher
01:13:06de 400 euros
01:13:07par établissement
01:13:08qui doit permettre
01:13:08de prendre en charge
01:13:09le coût moyen
01:13:10d'une action
01:13:11qu'ils ont calculée
01:13:12à 400 euros
01:13:12nous on sait pas faire
01:13:14du qualitatif
01:13:14voilà
01:13:15par contre on est attaché
01:13:16à une politique de assez
01:13:18qui soit forte
01:13:19il y a aujourd'hui
01:13:21un levier sur le pass culture
01:13:22par collective
01:13:23on y tient
01:13:24on pense qu'il y a des choses
01:13:25à revoir
01:13:25à prioriser
01:13:26en termes de territoire
01:13:27en termes de typologie
01:13:29de projet
01:13:29typologie d'action
01:13:30on pourra y travailler
01:13:31mais ça va manquer
01:13:33c'est à dire que
01:13:3315 millions d'eux
01:13:34les projets ont été
01:13:36pré-réservables
01:13:36à partir de la semaine
01:13:38dernière
01:13:39je pense que
01:13:40l'enveloppe doit déjà
01:13:41être épuisée
01:13:41et on n'a aucune visibilité
01:13:43sur 2026
01:13:44puisque on est en
01:13:45annualité budgétaire
01:13:47civile évidemment
01:13:47donc pour prévoir
01:13:49des actions
01:13:50dans les écoles
01:13:51sur une année scolaire
01:13:52on est au point zéro
01:13:55sur la question
01:13:57du
01:13:58pardon
01:14:00je reprends mes notes
01:14:01sur la question
01:14:02de la censure
01:14:03et de l'auto-censure
01:14:04nous ce qu'on observe
01:14:06c'est que c'est plutôt
01:14:07de la censure
01:14:08et de l'auto-censure
01:14:08sur le secteur
01:14:09que je représente
01:14:10en saison
01:14:11que sur les saisons
01:14:12festivalières
01:14:13voilà les remontées
01:14:14qu'on a
01:14:15ça peut être
01:14:16des difficultés
01:14:16de lien
01:14:17avec des élus locaux
01:14:17on a aussi nous
01:14:18beaucoup de
01:14:19théâtres de ville
01:14:20scènes qui peuvent
01:14:21être en régie directe
01:14:22donc ça nous interroge
01:14:23et on est en travail
01:14:24avec le CNFPT
01:14:25sur qu'est-ce que
01:14:26pourrait être un cadre
01:14:26d'emploi pour les directions
01:14:28de lieux culturels
01:14:29parce que ça n'existe pas
01:14:30dans la filière
01:14:30de la fonction publique
01:14:32et donc il n'y a pas non plus
01:14:33de protection
01:14:35de cette liberté
01:14:35de programmation
01:14:36ou liberté de création
01:14:38on pense qu'il y a un levier
01:14:38là peut-être
01:14:39à imaginer
01:14:40au même titre
01:14:41que ce qui avait été fait
01:14:41sur les bibliothèques
01:14:42voilà
01:14:43que le ministère
01:14:45ait nommé une haute fonctionnaire
01:14:46à la liberté de création
01:14:48on y est attaché
01:14:49on sait son engagement
01:14:50on sait aussi
01:14:52sa détermination
01:14:53à faire en sorte
01:14:54que ce sujet
01:14:55soit au cœur
01:14:56des politiques
01:14:57de la politique
01:14:58du ministère de la culture
01:14:59vous dire que ça a produit
01:15:00des effets
01:15:01je pense que c'est
01:15:02un peu tôt
01:15:02et que ça ne sera pas
01:15:04le seul acteur
01:15:04qui permettra
01:15:05de faire avancer
01:15:06les choses
01:15:08en termes de
01:15:09je voudrais juste
01:15:09parce que j'ai
01:15:10beaucoup d'adhérents
01:15:11qui travaillent
01:15:11sur le secteur
01:15:12de la musique classique
01:15:13certains ont été cités
01:15:15dans cet hémicycle
01:15:16vous dire
01:15:18qu'on a parfois
01:15:18aussi des difficultés
01:15:20quand les festivals
01:15:21s'organisent
01:15:22dans des lieux
01:15:23de culte
01:15:23avec les affectataires
01:15:24de ces lieux
01:15:25avec une intervention
01:15:27parfois un peu forte
01:15:28aussi sur
01:15:28le type de musique
01:15:30une musique
01:15:31qui ne serait pas
01:15:31assez sacrée
01:15:32pour être présentée
01:15:33dans un lieu de culte
01:15:34on est face
01:15:35à ces difficultés
01:15:36
01:15:36sur la question
01:15:38du financement
01:15:39privé
01:15:40et notamment
01:15:41du mécénat
01:15:42le mécénat
01:15:44je vais reprendre
01:15:44ce que disait
01:15:45mon collègue
01:15:46du SMA
01:15:46nos acteurs
01:15:48ne sont pas égaux
01:15:49face au mécénat
01:15:50quand on est
01:15:51William Christie
01:15:51c'est plus facile
01:15:52de lever du mécénat
01:15:54ou quand on est
01:15:55le centre de musique
01:15:55baroque de Versailles
01:15:56que quand on est
01:15:57un ensemble
01:15:58de créations contemporaines
01:15:59basé à Marseille
01:16:00voilà
01:16:01j'enfonce une porte ouverte
01:16:02mais c'est quand même
01:16:02la réalité
01:16:03en jazz
01:16:04c'est compliqué
01:16:05en musique de création
01:16:06c'est compliqué
01:16:06je suis sûre
01:16:07que si on demandait
01:16:08aux acteurs
01:16:10de la marionnette
01:16:11leur relation
01:16:12au mécénat
01:16:13bon voilà
01:16:13on est sur un mécénat
01:16:15pour un événement
01:16:15local
01:16:16d'entreprise
01:16:17et c'est tant mieux
01:16:17ça fait aussi
01:16:18partie de cette logique
01:16:19de coopération
01:16:20que j'exprimais
01:16:21sur un territoire
01:16:22qu'on est capable
01:16:22mais c'est un levier
01:16:23somme toute
01:16:24assez relatif
01:16:25je peux donner
01:16:27un chiffre
01:16:28qui n'est pas un chiffre
01:16:28spécifique au festival
01:16:30qui est un chiffre
01:16:31spécifique
01:16:31aux acteurs
01:16:33de la musique classique
01:16:33qu'on a
01:16:34qui est que
01:16:34nos grands ensembles
01:16:36musicaux classiques
01:16:37ont environ 10%
01:16:38de leur budget
01:16:38en mécénat
01:16:39c'est pas rien
01:16:40mais ça concerne
01:16:41une partie des acteurs
01:16:42et plutôt les acteurs
01:16:43des musiques de patrimoine
01:16:44parce qu'historiquement
01:16:45ça se passe
01:16:46comme ça
01:16:47dire aussi que
01:16:49sur ce même secteur
01:16:50effectivement
01:16:51il y a des très grands
01:16:52mécènes
01:16:53de la musique
01:16:53on est très content
01:16:54quand ils sont là
01:16:55quand ça va s'arrêter
01:16:56il va falloir se poser
01:16:56la question
01:16:57de la soutenabilité
01:16:57des projets
01:16:58et c'est une vraie interrogation
01:17:00et pour revenir
01:17:01à la question
01:17:02de la sénatrice Garnier
01:17:03nous n'avons pas
01:17:05nous dans nos adhérents
01:17:06de personnes
01:17:07qui nous ont remonté
01:17:07avoir été sollicitées
01:17:10sur ce label
01:17:11c'est possible
01:17:12que ça ait été le cas
01:17:13et qu'on ne l'ait pas su
01:17:14par contre
01:17:14ce qu'on observe
01:17:15c'est
01:17:16un tiraillement
01:17:18éthique
01:17:19de certaines
01:17:19de nos structures
01:17:20à se dire
01:17:22finalement
01:17:22il y a aussi
01:17:23des appels à projets
01:17:23à la fondation
01:17:24du bien commun
01:17:25ce qui est dangereux
01:17:26pour nous
01:17:27c'est de se dire
01:17:28on a un projet
01:17:30de AC
01:17:30sur trois territoires
01:17:31avec des collèges
01:17:32en REB plus
01:17:33et on n'arrive pas
01:17:34à les monter
01:17:35parce qu'il n'y a pas
01:17:35d'argent pour faire ça
01:17:36et donc
01:17:37on devient aussi
01:17:38une cible
01:17:39pour des acteurs
01:17:40qui ont un projet politique
01:17:41derrière
01:17:42et on doit dire non
01:17:43à ces financements là
01:17:44parce que
01:17:44nos projets à nous
01:17:45s'ils sont porteurs
01:17:47de principes et de valeurs
01:17:48ils ne sont pas
01:17:49politisés
01:17:50ou politiques
01:17:50voilà
01:17:51comment est-ce qu'on
01:17:52comment est-ce qu'on fait
01:17:53face à ça
01:17:53et on sait que
01:17:54une partie de ces grands acteurs
01:17:56investissent massivement
01:17:57sur les questions
01:17:58de patrimoine
01:17:59qui sont très liées aussi
01:18:00au secteur que je représente
01:18:01on a l'ensemble
01:18:02des centres culturels
01:18:02de rencontre
01:18:03voilà
01:18:04entre autres
01:18:04musique de patrimoine
01:18:06et de création
01:18:07je le disais
01:18:07surtout en patrimoine
01:18:08ça peut être
01:18:09un élément de fragilité
01:18:10parce que
01:18:11il peut y avoir
01:18:12une récupération identitaire
01:18:13et c'est un sujet
01:18:14sur lequel on s'interroge
01:18:15nous notre sujet
01:18:16c'est pas de dire
01:18:17il faut avoir
01:18:18de l'argent de droite
01:18:19ou de l'argent de gauche
01:18:20c'est pas ça
01:18:20c'est par rapport
01:18:22aux valeurs qu'on porte
01:18:22qu'est-ce que ça implique
01:18:24d'accepter de l'argent privé
01:18:25qui finalement
01:18:28est sous-tendu
01:18:29par un projet politique
01:18:30voilà la question
01:18:31et notre fragilité
01:18:32structurelle
01:18:33fait que ces questions
01:18:34sont en train
01:18:35de se poser
01:18:35aujourd'hui
01:18:36on arrive à esquiver
01:18:37voilà
01:18:38il y a des projets
01:18:39qui vont s'arrêter
01:18:40parce qu'à un moment donné
01:18:41on ne pourra pas
01:18:41les financer
01:18:42et que peut-être
01:18:43il y aura un positionnement
01:18:44de la part de nos directions
01:18:46de projet
01:18:47de dire
01:18:47on ne va pas
01:18:49chercher cet argent là
01:18:50c'est ça que je pointe
01:18:52et puis entre festival
01:18:55et fête de village
01:18:55même s'ils ont ciblé
01:18:56aussi certains festivals
01:18:57on n'est pas tout à fait
01:18:58dans le même projet
01:19:00mais une grande partie
01:19:02des acteurs
01:19:03que je représente
01:19:04qui sont aussi
01:19:04sur un volet patrimonial
01:19:05sont vulnérables
01:19:08à cela
01:19:08oui merci
01:19:15peut-être
01:19:15juste quelques précisions
01:19:16du festival
01:19:17sur le mécénat
01:19:18juste pour vous dire
01:19:20que parmi nos adhérents
01:19:21le mécénat
01:19:23dans les budgets
01:19:24c'est entre 0 et 30%
01:19:25donc 30%
01:19:26c'est pas mal
01:19:28et on observe
01:19:30vraiment une différence
01:19:31entre les grands festivals
01:19:33donc voilà
01:19:34un rayonnement international
01:19:35c'est normal
01:19:35et les tout petits
01:19:36ça ne veut pas dire
01:19:37que les tout petits festivals
01:19:37n'ont pas du mécénat
01:19:39ils ont des constellations
01:19:40de mécénat
01:19:41donc nous on voit
01:19:42les grands mécènes
01:19:43et le mécénat de proximité
01:19:44pour répondre
01:19:46à une question
01:19:46qui a été posée
01:19:47je n'ai pas un dispositif
01:19:50précis à vous donner
01:19:50mais peut-être
01:19:51sur ce mécénat de proximité
01:19:53il y a encore
01:19:54peut-être une amélioration
01:19:56à faire sur le dispositif
01:19:58parce qu'on voit très bien
01:19:58que c'est les producteurs locaux
01:20:01c'est tous les commerces
01:20:02c'est tout le tissu local
01:20:05autour du festival
01:20:08petit et moyen
01:20:09mais j'ose dire aussi
01:20:12que ce n'est pas
01:20:13non plus
01:20:13une solution fiable
01:20:15à 100%
01:20:15puisque comme je viens
01:20:16de vous le dire
01:20:17dans notre bilan
01:20:1810% des festivals
01:20:20qui ont eu
01:20:20des baisses de mécénat
01:20:22sont en déficit
01:20:23c'est arrivé pendant l'année
01:20:24à cause d'un changement
01:20:25d'un PDG
01:20:26ou d'un président
01:20:26etc
01:20:27donc encore une fois
01:20:28la stabilité
01:20:29visibilité
01:20:29on ne l'a pas
01:20:30malgré
01:20:31voilà
01:20:32malgré quand même
01:20:33un mécénat
01:20:33quand même
01:20:33assez stable
01:20:35dans le milieu
01:20:37des festivals
01:20:37par rapport
01:20:39au pass culture
01:20:40donc je rejoins
01:20:41Aurélie
01:20:43avec une petite nuance
01:20:44dans les festivals
01:20:45de musique actuelle
01:20:45le pass culture
01:20:46est utilisé
01:20:46individuel
01:20:47la part individuelle
01:20:48est utilisé
01:20:49on n'a pas
01:20:50des chiffres astronomiques
01:20:51mais il est quand même
01:20:52utilisé
01:20:53et surtout
01:20:53sur des soirées
01:20:54spécifiques
01:20:55pour les jeunes
01:20:56donc j'ai l'impression
01:20:57qu'on commence
01:20:58je ne sais pas
01:20:59si c'est une bonne chose
01:21:00mais on commence
01:21:01à programmer
01:21:01pour les jeunes
01:21:03qui ont le pass culture
01:21:04donc on peut voir
01:21:06les avantages
01:21:07et les inconvénients
01:21:08et ensuite
01:21:10par rapport
01:21:11aux petits festivals
01:21:12qui pourront être
01:21:13plus
01:21:15plus en danger
01:21:17que les autres
01:21:18donc petits moyens
01:21:19festivals
01:21:19de territoire
01:21:20en milieu rural
01:21:21non
01:21:21on n'observe
01:21:22pas forcément ça
01:21:23chez les tout petits
01:21:25ou moyens
01:21:26en réalité
01:21:28ou pas
01:21:29on n'observe
01:21:30plutôt
01:21:31pas des déficits
01:21:32on observe
01:21:34des déficits
01:21:34plutôt sur les grands festivals
01:21:35je m'arrête là
01:21:38parce que beaucoup
01:21:39de choses ont été dites
01:21:40alors tout le monde
01:21:44aime la photographie
01:21:45tout le monde
01:21:47adore voir
01:21:48des expositions
01:21:48de photos
01:21:49et nous aussi
01:21:50dans le secteur
01:21:50de la photographie
01:21:51en 25 ans
01:21:52les photographes
01:21:54ont connu
01:21:55vraiment une baisse
01:21:56de leur revenu
01:21:57mais monstrueuse
01:21:58en partie
01:21:59à cause du numérique
01:22:00et nous les festivals
01:22:01on a quand même
01:22:03compensé en partie
01:22:04aussi la baisse
01:22:04des revenus
01:22:05qui était issue
01:22:06de la presse
01:22:06parce que la presse
01:22:07on le sait
01:22:07rémunère pratiquement
01:22:10enfin maintenant
01:22:11de moins en moins
01:22:11les photographes
01:22:13en droit d'auteur
01:22:13le réseau luxe
01:22:15s'est constitué
01:22:15autour d'une charte
01:22:17de valeurs
01:22:17c'est à dire
01:22:18que tous les membres
01:22:18du réseau
01:22:20payent des droits
01:22:21d'auteur
01:22:21ça il faut le savoir
01:22:23s'engage
01:22:24à l'éco-responsabilité
01:22:25et à être bienveillant
01:22:28envers les équipes
01:22:29et les bénévoles
01:22:30parce que nos festivals
01:22:31tiennent aussi beaucoup
01:22:32grâce aux bénévolats
01:22:33un bénévolat
01:22:34qui effectivement
01:22:34s'était souligné
01:22:36et de plus en plus âgé
01:22:38et d'ailleurs
01:22:39on a vu
01:22:40alors c'était une des raisons
01:22:42pour lesquelles
01:22:42mais pas l'essentiel
01:22:43en ces deux dernières années
01:22:46trois festivals
01:22:47de photographie
01:22:48se sont
01:22:49ont fermé leurs portes
01:22:51notamment l'année dernière
01:22:53les promenades photographiques
01:22:54de Blois
01:22:54pour diverses raisons
01:22:56la difficulté
01:22:58toujours
01:22:58de remplir
01:22:59de plus en plus
01:23:00de dossiers
01:23:00pour avoir des subventions
01:23:01qui
01:23:03si elles arrivent
01:23:04elles arrivent
01:23:05elles arrivent
01:23:05souvent en retard
01:23:06nous entre 24 et 25
01:23:09on a remarqué
01:23:10quand même
01:23:11une baisse
01:23:12de 178 000 euros
01:23:14de subventions
01:23:15qui venaient
01:23:16alors on s'est interrogé
01:23:17pourquoi
01:23:18d'où ça venait
01:23:19ce sont principalement
01:23:21les régions
01:23:22et les DRAC
01:23:2297 000 euros
01:23:24au total
01:23:25qui ont versé
01:23:26en moins
01:23:27par rapport
01:23:29à ces montants
01:23:30il y a
01:23:31différentes choses
01:23:32soit les subventions
01:23:33ont été carrément
01:23:34refusées
01:23:35soit elles ont été
01:23:36retardées
01:23:37j'ai quelques verbatimes
01:23:39de nos membres
01:23:40qui sont édifiants
01:23:41je pense à
01:23:43par exemple
01:23:44Photo Saint-Germain
01:23:45en région
01:23:45qui a lieu à Paris
01:23:46qui va avoir lieu
01:23:48au mois de novembre
01:23:49est toujours en attente
01:23:51de 30 000 euros
01:23:52qui lui ont été annoncés
01:23:53par téléphone
01:23:53l'événement va avoir lieu
01:23:55dans un mois
01:23:55donc elle n'a toujours
01:23:57pas cet argent
01:23:57l'héménographie
01:23:59dans les Yvelines
01:24:00festival de photos
01:24:01en plein air
01:24:02qui a un succès croissant
01:24:04il faut savoir aussi
01:24:04que dans notre domaine
01:24:06les festivals
01:24:08connaissent
01:24:09un engouement
01:24:10du public
01:24:11qui est considérable
01:24:13l'héménographie
01:24:14donc dans les Yvelines
01:24:15elle a eu
01:24:17son dossier DRAC
01:24:18a été déposé
01:24:18en janvier
01:24:19sa réponse négative
01:24:20a été reçue
01:24:21le 25 août
01:24:22pour une édition
01:24:23qui avait lieu
01:24:23entre juin et juillet
01:24:25donc je ne sais pas
01:24:26si vous voyez
01:24:27l'ampleur du massacre
01:24:28alors l'itinéraire
01:24:31des Photographes Voyageurs
01:24:32un festival très ancien
01:24:34qui se tient à Bordeaux
01:24:36donc en Nouvelle-Aquitaine
01:24:37pas de réponse
01:24:38de la DRAC
01:24:38alors que le festival
01:24:39est terminé
01:24:40depuis le 27 avril
01:24:41il a un déficit
01:24:42de 4700 euros
01:24:43si le soutien
01:24:45est refusé
01:24:45je continue
01:24:46la quinzaine photographique
01:24:48nantaise
01:24:48j'en ai plein comme ça
01:24:49dans les pays de la Loire
01:24:51la DRAC
01:24:52a supprimé son aide
01:24:53donc il est passé
01:24:54de 12 000 euros
01:24:55à zéro
01:24:55c'est ce que je vous disais
01:24:56tout à l'heure
01:24:57donc clairement
01:24:58on voit que
01:25:00pour répondre
01:25:01à la sénatrice
01:25:01Karine Daniel
01:25:02il n'y a pas
01:25:03de prise en considération
01:25:06des DRAC
01:25:07et de rapport
01:25:08avec le calendrier
01:25:09on a un vrai souci
01:25:11à ce niveau-là
01:25:12en ce qui concerne
01:25:14la liberté de création
01:25:15nous avons été
01:25:16d'autres membres
01:25:17ont été victimes
01:25:18d'attaques
01:25:19et même de saccages
01:25:20d'expositions
01:25:21à Nîmes
01:25:22le festival
01:25:23Les Vies Invisibles
01:25:24NECPOS à Nîmes
01:25:25a vu une exposition
01:25:26de Karine Lévesque-Gégaud
01:25:28qui a été
01:25:29mais quand je vous dis
01:25:30saccagée
01:25:31c'était terrible
01:25:32le festival
01:25:33enfin le directeur du festival
01:25:34en pleurait
01:25:35alors on s'est
01:25:37évidemment mobilisés
01:25:38en tant que réseau
01:25:40nous avons invité
01:25:41Juliette Mans
01:25:42donc la haute fonctionnaire
01:25:44chargée à la liberté de création
01:25:45à venir intervenir
01:25:46aux Rencontres d'Arles
01:25:47qui est quand même
01:25:48le festival le plus important
01:25:49et qui a donc
01:25:50une voix importante
01:25:51Libération
01:25:52on a fait un numéro spécial
01:25:54autour de
01:25:55Libération
01:25:57pardon
01:25:57le Libé des Photographes
01:25:59mais
01:26:00c'est une hausse
01:26:01aussi très très inquiétante
01:26:02on est vraiment très inquiets
01:26:03parce que ça
01:26:04forcément ça risque
01:26:05de nous
01:26:06enfin de nous
01:26:08on risque de s'auto-censurer
01:26:09je suis directrice moi-même
01:26:10de festival
01:26:11évidemment j'ai pas envie
01:26:13de répondre
01:26:13à ces intimidations
01:26:15mais le fait est
01:26:16qu'on va forcément
01:26:17se poser la question
01:26:18quand on va exposer
01:26:19un certain type de photographie
01:26:21donc ça c'est
01:26:21vraiment très inquiétant
01:26:23sur le mécénat
01:26:25évidemment
01:26:26vous pouvez encourager
01:26:28des mesures
01:26:28mais je crois
01:26:28que c'est déjà fait
01:26:30d'ailleurs
01:26:30pour qu'on puisse avoir
01:26:32recours
01:26:33à de l'argent privé
01:26:34avec
01:26:35je pense que
01:26:36s'il y a une incitation
01:26:37il faudrait bien
01:26:37qu'il y ait
01:26:38aussi
01:26:39pour faire la part
01:26:41des choses
01:26:41une mesure
01:26:44qui permettrait
01:26:44de contrôler
01:26:45et qu'il n'y ait pas
01:26:48d'ingérence
01:26:49dans la programmation
01:26:50de la part
01:26:50des mécènes
01:26:51comment ça peut être
01:26:53dit
01:26:53fait
01:26:53je ne sais pas
01:26:54mais je pense que
01:26:55c'est important
01:26:56de le souligner
01:26:58et enfin
01:27:00pour répondre
01:27:00à la sénatrice
01:27:01de la Gironde
01:27:02dans les petits festivals
01:27:04parce que nous
01:27:04on est quand même
01:27:05on a deux grands festivals
01:27:07enfin
01:27:07on a deux
01:27:08importants
01:27:09c'est assez particulier
01:27:10la photographie
01:27:11parce que
01:27:12c'est très hétéroclite
01:27:13la plupart des festivals
01:27:14sont plutôt petits
01:27:15contrairement à ce que
01:27:18vous avez remarqué
01:27:19nous
01:27:20les petits festivals
01:27:21souffrent encore plus
01:27:22parce que
01:27:23effectivement
01:27:23ils sont très très
01:27:24fragiles
01:27:25très dépendants
01:27:27des subventions
01:27:27très dépendants
01:27:28des bénévoles
01:27:29alors ils sont plein
01:27:31on est tous
01:27:31plein de bonne volonté
01:27:32mais à un moment donné
01:27:34on fatigue aussi
01:27:35tout simplement
01:27:37c'est des petites structures
01:27:39qui sont
01:27:39avec des gens
01:27:41qui portent ça
01:27:42vraiment sur leurs épaules
01:27:44et qui sont
01:27:44d'une énergie considérable
01:27:47et qui ont envie
01:27:47justement
01:27:48de participer
01:27:49à ce mouvement
01:27:51à apprendre
01:27:53aussi aux élèves
01:27:54à aider les gens
01:27:57à mieux comprendre
01:27:58la photographie
01:27:58surtout avec les enjeux
01:27:59actuels
01:28:00on l'a dit
01:28:02de l'IA
01:28:04et de tout ce qui est
01:28:05manipulation d'images
01:28:07fake news
01:28:08etc
01:28:08mais il faut nous aider
01:28:10il faut vraiment nous aider
01:28:11il ne faut pas nous laisser tomber
01:28:13merci
01:28:14et c'est ainsi
01:28:15que se termine
01:28:16cette audition
01:28:16sur la situation
01:28:17des festivals
01:28:18en France
01:28:19elle est à retrouver
01:28:19sur notre site internet
01:28:21merci de votre fidélité
01:28:23merci de nous avoir suivis
01:28:24très bonne journée
01:28:25sur Public Sénat
01:28:25merci de nous avoir suivi
01:28:26merci de nous avoir suivi
01:28:27merci de nous avoir suivi
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