- il y a 4 mois
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00:00Bienvenue au Cœur du Crime, un podcast issu des archives d'Europe 1.
00:11Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la Gendarmerie nationale ?
00:19Je m'appelle Yann Kermadek, je suis commandant de gendarmerie.
00:25Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire.
00:41L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
00:46Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
00:50Seuls les noms des personnes et des lieux ont été changés.
00:55Dès ma première nuit dans ce nouvel appartement, je l'entendis hurler comme un perdu et marteler les murs comme un fou furieux.
01:11Je regardais la pendule.
01:13Il était cinq heures et demie du matin.
01:15Le soleil commençait à se lever et je sentais que j'étais réveillé pour de bon.
01:22Même si ce type arrêtait maintenant son infernal boucan.
01:27En fait, il continua de plus belle.
01:32Le bruit provenait d'un appartement à mi-chemin dans le couloir.
01:37Ses voisins immédiats devaient drôlement déguster.
01:40Quelques heures plus tard, je rencontrais l'un d'eux qui attendait devant l'ascenseur.
01:48Il me dévisagea et après quelques secondes d'hésitation, m'adressa la parole.
01:55« Vous êtes aux 14 H seulement depuis hier soir, hein ? »
02:00Je lui confirmai la chose et nous nous présentâmes mutuellement.
02:05Je lui dis que l'immeuble m'avait paru fort sympathique à l'encontre de celui que je venais de quitter.
02:13Mon nouvel ami, qui habitait le 14 C, me montra l'appartement situé sur la gauche de l'ascenseur.
02:21C'était le 14 A.
02:25« Vous l'avez entendu faire son numéro, le 14 A, cette nuit ? »
02:30« Ah bon, c'est donc là qu'habite le coupable. »
02:33« Oui, ça fait deux semaines qu'il a emménagé. »
02:37« N'arrête pas de hurler des fois pour insulter les gens et des fois simplement parce que ça lui chante par vice, voyez, pour empoisonner le monde. »
02:48« C'est charmant, dites-donc. Ça lui prend souvent ? Enfin, je veux dire, au milieu de la nuit, comme ça ? »
02:53« Non, non, non, pas au début, non. C'est seulement depuis quelques jours. Il faudrait faire quelque chose, ne pas trouver un moyen de s'en débarrasser de ce fichu bonhomme. »
03:05« Ben, dites-moi, ne pourrait-on pas le faire expulser ? »
03:09« Oh, c'est pas si facile. Il y a tout un tas de procédurés. Ça prendrait du temps. »
03:16« Par ailleurs, il faudrait que... »
03:19Une serrure cliqueta dans le couloir et la porte du 14A s'ouvrit.
03:26L'individu qui en sortit était le prototype du malabar teigneux et mal léché, énorme, gigantesque, sale comme un peigne.
03:43Les cheveux hirsutes, décoiffés, affublés d'un vieux t-shirt lui arrivant à peine à la taille et dotés d'un caleçon douteux qui débordait de plusieurs centimètres d'un pantalon sans ceinture.
03:57Le personnage était effrayant et caricatural en même temps.
04:04Il avança vers l'ascenseur en dardant sur mon vieil ami du 14C, un regard lourd de menaces.
04:1614C, lui, baissa les yeux.
04:19En rentrant à mon nouveau domicile ce soir-là, je vis les murs du hall d'entrée couverts de graffiti tracés au pistolet.
04:32Le couloir du 14e étage, mon étage, enfin notre étage, avait eu droit au même traitement.
04:40La porte du 14C s'agrémentait même d'une croix gammée.
04:48Notre délicieux voisin avait eu une journée bien remplie.
04:55Je trouvais, glissé sous ma porte, un billet m'invitant à une réunion au 14C à 19h30.
05:05J'y allais.
05:06Je n'y reconnus pas beaucoup de visages, mais de toute évidence, les occupants du 14e étage n'étaient pas les seuls convoqués.
05:1714C me présenta à la ronde, puis à la droite au but.
05:22« C'est on ne peut plus clair. Il y a là un véritable problème à résoudre.
05:27Vous avez vu les graffités sur les murs et la croix gammée sur ma porte ? »
05:33Une petite vieille déclara.
05:34« Cet immeuble n'a jamais été comme ça. Les locataires ont toujours, jusqu'ici, été très convenables.
05:42Savez-vous ce que m'a fait le 14A ? Eh bien, il m'a montré son derrière, en plein dans l'entrée. »
05:52Le 14C faillit en avaler son dentier.
05:55« Quoi ? Oui, c'est comme je vous le dis, M. Strauss. Il m'a tourné le dos et baissé son pantalon. Il a trouvé ça fort drôle. Moi, j'ai été écœuré. »
06:09« Pauvre Mme Dubnet ! Faudrait vraiment faire quelque chose à propos de ce sale individu. »
06:15« Vous croyez que je ne suis pas allé voir M. le gérant ? Et vous savez ce qu'il m'a dit ? Que ça pourrait prendre des mois et des mois pour le faire expulser. Et même peut-être plus. Voilà ce qu'il m'a dit. »
06:32« Un participant intervint. Ma chambre et ce sont les migrants ont un mur mitoyen et je ne peux pas attendre des mois, moi. Et si on faisait une pétition, hein ?
06:54Ou alors, si vous voulez, comme je travaille à la radio, j'ai un bon bon matériel d'enregistrement. Je pourrais l'installer la nuit près de sa porte et enregistrer son bac-arme. Et nous irions au tribunal. »
07:21« Même si vous l'enregistrez, même s'il ne prend pas un avocat, nous en aurons de toute façon pour six mois. Au minimum. Avec de la chance. »
07:32« Moi, pour de rien vous cacher, il me flanque la trouille, ce type. Alors, qu'est-ce que ce sera ? Je vous le demande. Quand il saura qu'on cherche à se débarrasser de lui. »
07:45« Et si on ne se débarrassait pas de lui au plus vite, la vie allait vraiment devenir impossible. Et comment s'en débarrasser ? »
07:57« C'est ce que vous saurez dans quelques instants. »
08:38« Je ne sais pas comment on réagit les autres, mais moi, ça m'a tenu éveillé toute la nuit. J'attendais la chute de la deuxième chaussure, si vous voyez ce que je veux dire. »
09:08Le comportement du Malabar avait manifestement des répercussions au-delà de notre étage.
09:15Je pus le constater alors que j'attendais dans le hall d'entrée en compagnie d'un autre résident de l'immeuble.
09:22Comme je ne le connaissais pas, nous attendions en silence. Mais lorsque l'ascenseur arriva et que j'appuyais sur le bouton du quatorzième, il me dit
09:33« Oh ! Vous êtes à son étage ? Je me demande comment vous pouvez le supporter, mon pauvre monsieur. Il me fait peur, moi, ce type-là. Écoutez, j'ai dit à ma femme de ne pas entrer dans l'ascenseur s'il y a voix qui s'y trouve. Et pour tout vous dire, moi, je ne m'y risquerai pas non plus. »
09:51« Ah ! Je vous comprends fort bien, mon cher monsieur. Mais comme on n'arrête pas de le dire autour de moi, il faudrait faire quelque chose pour s'en débarrasser. »
10:00« Vous avez raison. Vous avez raison, monsieur. Et quoi faire, hein ? Je ne sais pas, moi. Mais vous avez raison, monsieur. »
10:10Il y eut une autre réunion au 14C ce soir-là. Un beau rassemblement. Peut-être une trentaine de personnes.
10:19Une jeune femme qui habitait au dixième étage déclara que le voyou l'avait menacée. L'ayant rencontrée en sortant de l'immeuble, il l'avait abreuvé d'injure, puis avait braillé qu'il lui flancrait une raclée si jamais elle se mettait en travers de son chemin.
10:37La jeune femme était en larmes. Elle ne savait même pas de quoi il voulait parler. Mais comment avait-il pu lui dire des choses pareilles alors qu'elle ne savait même pas de quoi il parlait ?
10:48Le mari de la jeune femme était très excité. Il avait quitté son travail pour accompagner sa femme à la police, pensant qu'on pourrait faire arrêter le malotru.
10:57Les flics lui avaient dit qu'on pouvait éventuellement porter plainte pour insultes et menaces sur la voie publique, mais qu'on ne pourrait pas le maintenir en détention plus d'une journée.
11:05Et alors ? Qu'est-ce qui se passerait ensuite, hein ? Alors, que faire ?
11:13Se barricader dans son appartement à perpétuité, ne plus jamais sortir, ne plus...
11:19Oh !
11:21Mais même à quoi ça servirait ?
11:26Moi, j'habite à côté de lui et j'ai peu peur de le...
11:32Voir surgir chez moi, à tout instant.
11:37Vous voyez ?
11:38La jeune femme menacée se remit à pleurer de plus belle, prenant soudain conscience de ne pas être aussi en sécurité qu'elle l'imaginait.
11:52Son mari la prit dans ses bras.
11:53Alors, je m'adressai à la cantonnade.
11:59Les portes dans ce building ne valent pas grand-chose, hein ?
12:03Un bon coup de pied ou même un simple coup d'épaule, et les voilà ouvertes.
12:06Mais pourquoi n'avez-vous jamais changé vos serrures et vos portes ?
12:10Quatorze C me répondit.
12:13Parce que jusqu'ici, mon cher monsieur, nous n'avons jamais eu besoin de serrures ni de portes plus robustes.
12:21Nous n'avons jamais été confrontés à ce genre de problème, voyez.
12:24Vous ne pouvez pas comprendre parce que vous êtes nouveau ici, mais...
12:28Nous n'avons pas l'habitude de vivre comme ça, dans la méfiance et l'insécurité.
12:32D'ailleurs, une atmosphère pareille, ça n'est acceptable pour personne, n'est-ce pas ?
12:36Faudrait quand même qu'on puisse faire quelque chose pour se débarrasser de ce type.
12:40Je ne dis rien, car l'attitude de Quatorze C commençait à m'agacer sérieusement.
12:51L'attitude générale, en fait.
12:53Faudrait faire quelque chose, faudrait, faudrait, toujours faudrait.
12:58Je me demandais combien de temps s'allait durer cette valse hésitation entre gémir et agir.
13:04Ça dura jusqu'au jour où une petite fille de sept ans fut poursuivie dans la rue par l'affreux personnage.
13:15Elle tomba et se cassa une jambe.
13:18L'appartement de Quatorze C était bondé comme le métro aux heures de pointe ce soir-là.
13:25Une bonne moitié de l'immeuble y était représentée.
13:27Une centaine de personnes se répandant jusque dans la cuisine et la chambre à coucher.
13:32Tout le monde parlait en même temps.
13:34Ça ne peut pas continuer comme ça.
13:36Qu'est-ce qu'il va faire la prochaine fois ?
13:37J'ai fait poser une nouvelle serrure sur ma porte.
13:40Faut faire quelque chose, faut absolument faire quelque chose.
13:43Je me décidais à prendre la parole.
13:45Écoutez, écoutez-moi, s'il vous plaît.
13:48Je réclame un peu de votre attention.
13:51Voilà.
13:52Pour le problème qui nous occupe,
13:55il y a une solution possible, une solution radicale.
13:59Et pour ce qui me concerne, j'en vois pas d'autre.
14:02Je vais vous dire tout simplement ce qu'il en est.
14:06Voici quelques années,
14:08pour gagner ma vie,
14:10je portais sur moi un revolver.
14:13Et je sortis mon revolver
14:16de l'étui dissimulé sous ma veste.
14:21Il y eut un silence total.
14:25La plupart de ces braves gens
14:26n'avaient jamais vu un revolver de leur vie.
14:31La petite vieille,
14:32qui avait vu le derrière de l'affreux,
14:35vint vers moi.
14:36Vous voulez dire que
14:39vous étiez veilleur de nuit,
14:42une sorte de vigile armé ?
14:46Oui, madame, oui,
14:47c'est bien ça que je veux dire.
14:49Je veux dire aussi que
14:50notre charmant voisin,
14:52là-bas, de l'autre côté du couloir,
14:54je peux vous en débarrasser.
14:57Avec ce revolver,
14:59d'une façon ou d'une autre,
15:00ou bien je le perçoite
15:02de vider les lieux immédiatement,
15:04ou bien...
15:07Un certain nombre de spectateurs
15:10ne semblaient guère enchantés
15:12par cette perspective,
15:15mais ça n'était pas la majorité.
15:19Seulement, mes bons amis,
15:22ça me gêne assez d'en parler
15:23parce que vous êtes tous
15:24des gens sympathiques.
15:25« Si je m'en charge,
15:28j'agirais en tant que professionnel,
15:30voyez-vous ? »
15:32Parmi vous,
15:33il y a peut-être des médecins
15:34ou des comptables,
15:35des avocats,
15:36des commerçants,
15:36que sais-je.
15:37Et quand vous effectuez un travail,
15:39vous comptez bien être payé,
15:41n'est-ce pas ?
15:43Eh bien, pour moi,
15:46c'est pareil.
15:48Vous comprenez ?
15:5114C fut le premier
15:53à poser une question.
15:55« Combien ? »
16:01« Dix mille dollars.
16:03Je suis un professionnel.
16:05C'est un tarif minimum.
16:08Dix mille dollars ! »
16:12Je lui tendis mon revolver.
16:14« Tenez, monsieur Strauss,
16:15prenez-le.
16:17Et faites le travail vous-même. »
16:21Pendant un court instant,
16:22j'ai bien cru qu'il allait prendre
16:24le revolver.
16:26Mais il se ravisa
16:28et bâtit en retraite.
16:31« Écoutez-moi tous,
16:33je reconnais
16:33que c'est une grosse somme.
16:36Mais combien êtes-vous ?
16:37Hein ?
16:38Une centaine ?
16:39Eh bien, ça fait
16:40cent dollars par famille.
16:41Je crois que ça vaut le coup.
16:43Non ? »
16:46Tout le monde se remit
16:47à parler en même temps
16:47et je pus constater
16:48que les arguments
16:49en ma faveur
16:50tendaient nettement
16:52à l'emporter
16:53sur les arguments contre.
16:56Je m'approchais
16:57de 14C
16:58qui discutait ferme.
17:01« Monsieur Strauss,
17:02je vous laisse tous
17:03débattre de la question
17:04et demain,
17:06vous me ferez part
17:07de votre décision.
17:08D'accord ? »
17:10Sur quoi
17:11je m'éclipsais.
17:14Je savais
17:14que je les avais eus.
17:16Il était
17:21une heure du matin.
17:25À sept heures aussi tardives,
17:26en pleine nuit,
17:28j'aurais fort bien pu
17:28me rendre à son appartement
17:30sans aucun risque,
17:31mais je préférais
17:32lui téléphoner.
17:34À franchement parler,
17:36je n'ai jamais aimé
17:37traiter avec lui
17:38face à face.
17:39Il avait
17:39toujours eu,
17:41comment dire,
17:41une sorte de
17:42laideur intérieure.
17:45Il semblait croire
17:45que son volume
17:46sa taille
17:47et son manque
17:48total de scrupules
17:49à l'égard d'autrui
17:50le rendait
17:51supérieur
17:52à n'importe qui.
17:55Ça n'était
17:55pourtant pas le cas.
17:58Je composais
17:59son numéro
18:00de téléphone.
18:02« Oui,
18:03qui c'est ? »
18:04« Qui c'est ? »
18:05« À ton avis,
18:06qui ça peut bien être ? »
18:08Il explosa
18:09d'un rire énorme,
18:10comme s'il venait
18:11d'entendre
18:11la meilleure de l'année,
18:13un rire
18:14prolongé
18:15et vraiment
18:15peu plaisant
18:16qui me fit froid
18:17dans le dos.
18:19Il finit
18:20par s'arrêter
18:21et me demanda
18:21« Alors,
18:23comment ça a marché ? »
18:25« Comme sur des roulettes. »
18:27« Mais t'aurais
18:27quand même pu éviter
18:28de lui casser la jambe,
18:29cette petite fille. »
18:30« Hé là, hé là, hé !
18:31Je n'ai pas cassé la jambe,
18:33je l'ai poursuivie,
18:33c'est tout.
18:34Elle se l'est cassée
18:35elle-même,
18:35sa jambe. »
18:36« Oui,
18:37parce que tu l'as fait tomber. »
18:38« Oh, hé, oh !
18:38Viens pas m'asticoter. »
18:39« Tu voulais que je les affole,
18:42tous ces blaireaux ?
18:43J'ai fait ce qu'il fallait.
18:45Viens pas me dire maintenant
18:46que j'en ai trop fait, hein ? »
18:47« Bon, c'est bon, c'est bon,
18:48c'est bon, tout va bien. »
18:49« Tout va bien. »
18:51« Quand je les ai laissés
18:52ce soir,
18:53ils étaient en train
18:54de se tâter
18:54et de gamberger,
18:55mais je suis sûr
18:56qu'ils donneront
18:57le feu vert demain soir.
18:58Alors,
18:59prépare-toi
19:00à être parti
19:00le jour d'après. »
19:01« Quoi ?
19:02Si tôt que ça ? »
19:02« Oui, si tôt que ça ! »
19:05« Bonsoir. »
19:08Il accepta la consigne
19:09avec mauvaise grâce
19:10comme d'habitude
19:11et je raccrochais.
19:16Le soir suivant,
19:19alors que je sortais
19:19du métro
19:20et que je me trouvais
19:21à quelques 300 mètres
19:23de notre immeuble,
19:25je rencontrais
19:26le vieux monsieur
19:27du 14C.
19:30Il me parut bizarre.
19:32« Ne rentrez pas
19:34chez vous, messieurs. »
19:36« Ah bon ?
19:36Pourquoi ça ?
19:37Qu'est-ce qui se passe ? »
19:38« La place grouille
19:39de flics
19:40qui vous attendent.
19:41Ils ont trouvé
19:42le corps du type
19:43du 14A
19:44abattu.
19:46Redmore,
19:46tué d'une balle
19:47de revolver. »
19:48« Mais monsieur,
19:49je ne l'ai pas tué. »
19:50« Non, mais bien sûr
19:50que non, monsieur.
19:51C'est moi
19:52qui l'ai tué.
19:53Mais hier soir,
19:55devant une centaine
19:57de personnes prêtes
19:58à en témoigner,
20:00vous avez déclaré
20:01que vous alliez
20:02le faire.
20:04Sentez-moi.
20:06C'est assez
20:07accablant,
20:08n'est-ce pas ?
20:09Non, mais attendez,
20:10attendez, monsieur
20:10Strauss.
20:12J'ai bien offert
20:13de le liquider,
20:14mais après avoir
20:15touché les 10 000 dollars.
20:17Et alors ?
20:18Avec cette zèle,
20:20mon ami,
20:21on ne dirait pas
20:22que vous avez
20:23déjà pratiqué
20:24ce genre
20:25d'interloupe.
20:26Hein ?
20:27M. Strauss,
20:30comment avez-vous su ?
20:32J'ai emprunté
20:34le matériel
20:35d'enregistrement
20:35de M. Laval,
20:38le gars de la radio-là.
20:39Vous vous souvenez ?
20:40Alors,
20:41j'ai enregistré
20:42la communication téléphonique
20:44du côté
20:45du malotru.
20:46Mais c'était suffisant.
20:48Oh !
20:49J'ai oublié
20:50de vous dire, monsieur,
20:51j'ai utilisé
20:53votre revolver.
20:54Vous auriez vraiment
20:55dû faire poser
20:56une serrure
20:57plus solide
20:58sur votre porte,
20:59comme nous autres,
21:00d'ailleurs.
21:01Mais vous,
21:01évidemment,
21:02vous ne vous faisiez
21:03pas de soucis.
21:05Hein ?
21:05Vous ?
21:06Et puis,
21:08vous alliez
21:09extorquer
21:1010 000 dollars
21:11à mes pauvres voisins.
21:13Et puis,
21:14vous seriez allé
21:15faire la même chose
21:16dans je ne sais
21:17combien d'autres
21:18immeubles.
21:19Alors,
21:19je me suis dit,
21:21je me suis dit
21:22qu'il faudrait
21:23faire quelque chose,
21:24voyez,
21:25trouver moyen
21:27de se débarrasser
21:28de vous aussi.
21:35Vous venez d'écouter
21:37Au cœur du crime,
21:38un podcast
21:39issu des archives
21:40d'Europe 1.
21:41Réalisation,
21:42Julien Tarot.
21:43Production,
21:44Estelle Laffont.
21:46Patrimoine sonore,
21:47Sylvaine Denis,
21:48Laetitia Casanova
21:49et Antoine Reclut.
21:50Au cœur du crime
21:54est disponible
21:54sur le site
21:55et l'appli Europe 1.
21:57Écoutez aussi
21:58l'épisode suivant
21:59en vous abonnant
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22:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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