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  • il y a 4 mois
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement ce jeudi 25 septembre dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. L'ex-chef de l'État est reconnu coupable d'association de malfaiteurs mais relaxé pour d'autres chefs d'inculpation.

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Transcription
00:00Anne, Nicolas Sarkozy a donc été condamné hier à 5 ans de prison ferme avec mandat de dépôt.
00:04Ça veut dire qu'il ira, quoi qu'il arrive, en prison.
00:08Ça a été un coup de tonnerre dans la vie politique française.
00:10Mais sa famille politique, la droite, a été étrangement discrète.
00:16Oui, et pourtant, étant donné le coup de tonnerre, on aurait quand même pu s'attendre à une levée de boucliers,
00:21une indignation historique, un peu comme le Rassemblement National pour Marine Le Pen il y a quelques mois.
00:26Souvenez-vous des communiqués, des rassemblements, des médias, des drapeaux.
00:29Mais non, la droite a fait le job, comme on dit, mais le pied sur le frein.
00:33Un communiqué de 5 lignes pour le président des Républicains, Bruno Retailleau.
00:37L'essentiel y est de l'amitié, du soutien, mais quand même, 5 lignes.
00:42Gérard Larcher, lui, le conjugué déjà au passé hier, Nicolas Sarkozy, fut un homme d'État engagé.
00:49On frôle l'épitaphe, attention, l'épitaphe politique.
00:52Le président du Sénat, homme fort de la droite, prend acte de la décision de justice
00:55et s'interroge sur l'exécution provisoire.
00:58C'est tout, j'ai continué à fouiller.
01:00Du côté de Rachida Dati, qui fut sa ministre, du côté de Michel Barnier.
01:04Rien, silence radio.
01:05Quant à critiquer cette décision de justice, à droite, pas un ne s'y risque,
01:09à part peut-être Geoffrey Didier, vice-président des Républicains.
01:11Sur notre antenne hier, on l'écoute.
01:14Je pense que cette décision est une faute de la part de l'autorité judiciaire.
01:18Je le dis, d'une faute, parce qu'en fait, elle dessert la cause de la justice.
01:22C'est ça qui me choque.
01:24C'est vrai qu'on a connu des soutiens plus nombreux et plus passionnés dans le passé.
01:30Qu'est-ce qui explique, selon vous, cette frilosité de la droite ?
01:33D'abord, la famille de la droite commence à être assommée avec Nicolas Sarkozy.
01:36C'est la quatrième condamnation qui touche un très grand responsable de cette famille politique.
01:41Après Jacques Chirac, Alain Juppé et François Fillon, un ténor de la famille.
01:44Il me le résumait.
01:45Hier soir, version match de boxe, un coup, on est sonné, deux, on est groggy, trois, on est au tapis, à quatre, on est KO.
01:52Deuxième raison, un impératif pas très confortable, c'est vrai, de cohérence politique.
01:56Je cite un autre baron hier soir de la droite républicaine.
01:59Est-ce qu'on peut passer son temps à dire que la justice est trop laxiste et hurler au scandale quand elle touche un des nôtres ?
02:05Mais est-ce que ça, c'est l'ordre de la façade, de la communication ?
02:09Qu'est-ce qu'ils en pensent réellement derrière ?
02:11Parce que là, il n'y a pas de remise en question de la décision de justice.
02:13Et Dominique le disait, on l'a vu par le passé, je pense à François Fillon notamment.
02:17Là, pour le coup, ils avaient été beaucoup plus loquaces là-dessus.
02:20Rassurez-vous, en coulisses, ils hurlent les responsables de la droite sur la prison et sur l'exécution provisoire,
02:24surtout comme au Rassemblement National.
02:26Mais la politique, c'est Dallas, un univers impitoyable.
02:29Dallas, un an et demi avant 2027, une chance pour la droite de revenir au pouvoir.
02:33Et il faut bien dire, force, les affaires successives de Nicolas Sarkozy commençaient à devenir un peu un boulet pour sa famille politique.
02:40Et puis, il y a le parquet national financier qui fait très peur.
02:43Aujourd'hui, on ne sait plus qui sera le prochain touché, le prochain sur la liste, me disaient les responsables de la droite hier.
02:51La droite le juge trop puissant, trop politisé.
02:53Elle veut le réformer, mais légalement, sans appeler aux militants comme Marine Le Pen et sans appeler à la rue comme Jean-Luc Mélenchon.
03:00Alors, la petite citation du jour, je sais que vous aimez bien.
03:02Plus on manifeste un désaccord sur le fond, plus on doit être attentif à la forme.
03:07C'est de qui ?
03:08De Nicolas Sarkozy.
03:10Évidemment.
03:11Nicolas Sarkozy qui peut en revanche compter sur le soutien de Marine Le Pen.
03:13Ça a été une des premières à réagir, et pour cause, puisqu'elle est dans la même situation.
03:16Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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BFM
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