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  • il y a 4 mois
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##LE_LOVE_CONSEIL-2025-09-25##
Transcription
00:00Radio, le Love Conseil
00:02Alors Gérard Salama, vous êtes médecin, donc je parle sous votre regard.
00:09On va parler de l'anxiété.
00:10Alors il semblerait que biologiquement l'anxiété est liée au système limbique,
00:15c'est-à-dire au niveau du cerveau émotionnel.
00:18Par exemple, quand on a peur et qu'on imagine un danger qui n'a pourtant pas eu lieu,
00:22c'est l'amidale qui s'active.
00:24Mais le néocortex ne peut que créer des hypothèses qu'on va donc inventer,
00:31puisque le cerveau limbique a eu peur.
00:34Alors l'anxiété, elle fait qu'on a tendance à adhérer à nos scénarios qu'on s'est inventés,
00:43parce qu'on a une sorte de peur, qu'on ne sait pas très bien pourquoi, etc.
00:47Et ces constructions mentales sont provoquées par le système limbique qui s'emballe de plus en plus.
00:52Plus il s'emballe, plus ça s'emballe.
00:54Et donc on est bien dans une sorte d'imaginaire et non de réel.
00:58Donc le premier pas pour gérer l'anxiété, ça consisterait donc à se dire
01:02« mon cerveau s'emballe, c'est biologique, mais il m'égare avec des hypothèses ».
01:06Sauf que pour ça, il faut accepter de se mettre dans une situation
01:10où on va être anxieux et cohabiter un temps avec son anxiété pour l'apprivoiser.
01:15Alors on sait que quand on est anxieux, on ne peut plus raisonner.
01:19Donc c'est un petit peu compliqué d'arriver à régler le problème de l'anxiété.
01:24Et alors ce love conseil, évidemment, ne s'adresse pas aux personnes qui sont anxieuses
01:27puisque justement, ça s'emballe, donc elles ne sont pas aptes à arrêter cet emballement.
01:33Mais en revanche, pour les personnes qui sont avec quelqu'un d'anxieux,
01:37il faut bien comprendre que ce n'est pas en leur disant
01:40« mais non, mais tu n'as pas de raison d'avoir peur, tu n'as pas de raison ».
01:42C'est juste plutôt en les sécurisant et en les rassurant
01:46qu'on peut aider un partenaire anxieux à être un peu moins anxieux.
01:50Tout à fait. Mais, à deux choses près, c'est que l'anxiété a toujours besoin d'un support.
01:55Donc quand quelqu'un a peur de ceci ou de cela, vous lui résolvez son problème
02:00et puis l'anxiété se transporte instantanément sur autre chose.
02:03C'est-à-dire que l'anxiété est à la base.
02:04On est bien d'accord.
02:06Ce que je voudrais rajouter aussi, c'est que l'anxiété est un phénomène...
02:11Enfin, le cerveau, pardon, est sous influence hormonale.
02:16Nous n'avons pas déjà le même cerveau, les femmes et les hommes, au niveau du ressenti, j'entends.
02:21Quand on dit que les femmes sont plus sensibles, moins sensibles, etc.
02:23Mais tout ça, c'est biologique, évidemment. C'est un phénomène hormonal.
02:27On voit bien, d'ailleurs, au moment de l'adolescence, où il y a cette poussée hormonale,
02:31à quel point les jeunes garçons et les jeunes filles sont assez différents.
02:34On voit bien lorsque, dans le cycle menstruel d'une femme,
02:38il y a certaines femmes qui vont très bien pendant tout le cycle
02:40et d'autres parce qu'il y a une baisse hormonale en pré-menstruel
02:43qui sont, comme vous le savez, irritables, énervées, pas bien,
02:48et même parfois dépressives ou au contraire hyper-excitées.
02:52Donc il y a une influence évidente.
02:54Ça, il n'y a même pas besoin de le prouver.
02:56Et donc si on revient à la ménopause, c'est pareil aussi,
02:58puisqu'on a un manque hormonal, on a une augmentation au niveau du cerveau, bien sûr,
03:03de l'irritabilité des mouvements d'humeur.
03:05Ça, c'est le premier signe que vous dites toutes les femmes à la ménopause.
03:08Je ne leur demande pas si elles vont bien.
03:10Je leur demande si on les supporte à la maison.
03:12Et c'est très vrai.
03:13Elles me disent, ah ben non, ils sont tous fous, ils ne me supportent pas.
03:16Je ne les supporte plus.
03:17Non, c'est le contraire.
03:18Parce qu'on devient invivable, on réagit avec force.
03:22Pas toutes les femmes, mais certains.
03:22Non, non, non, mais bien sûr, pas toutes les femmes.
03:24On a dit qu'il y avait plusieurs ménopause.
03:25Mais je veux dire qu'il y a l'irritabilité qui est un signe de la ménopause.
03:29L'anxiété est un signe de la ménopause aussi,
03:32mais aussi de tous les autres moments de la vie.
03:35Donc voilà.
03:37Et ça fait partie, si on revient à notre sujet d'aujourd'hui,
03:42à traiter d'une manière globale.
03:45Parce que la ménopause, ce n'est pas l'asexualité, comme on l'a dit.
03:48C'est un problème global.
03:49Oui, ce que vous voulez dire, c'est qu'en effet, si certaines femmes qui nous écoutent,
03:53qui sont en pré-ménopause et qu'elles se sentent de plus en plus anxieuses,
03:57ça vaut le coup d'aller consulter,
03:58parce que peut-être qu'un traitement hormonal va diminuer leur anxiété.
04:01Non, mais...
04:02Évidemment.
04:03Je dis évidemment pourquoi.
04:04À la condition que ce soit cyclique, quand même.
04:06Quand on est en pré-ménopause, que ce soit cyclique.
04:09Elle peut être anxieuse de nature,
04:10elle peut avoir des problèmes personnels qui augmentent son anxiété naturellement.
04:14Ça, c'est le domaine du psy ou du médecin généraliste.
04:16Mais si c'est cyclique, et c'est très fréquent, croyez-moi,
04:20entre 45 et 50, c'est évidemment hormonal.
04:23Mais on n'y pense pas.
04:24On n'y pense pas, malheureusement.
04:26À la ménopause, si on n'était pas anxieux avant,
04:29et qu'on deviait anxieux, ce qui est très fréquent,
04:32on peut se poser la question, on doit se poser la question du système hormonal.
04:34Et puis de toute façon, ce n'est pas compliqué.
04:35On traite et on voit la différence.
04:37On traite hormonalement.
04:38Moi, j'ai vécu à travers des générations anciennes,
04:43je parle de ma mère parce que c'est comme ça,
04:45qui a été déprimée pendant des années,
04:47des déprimes terribles à la ménopause.
04:50Et nous savons aujourd'hui que si elle avait eu un traitement hormonal,
04:53elle n'aurait pas eu cette déprime chronique.
04:54Vous voyez ce que je veux dire ?
04:55Donc, on n'est pas que chez le psy.
04:57On est aussi dans la biologie.
04:59Et il faut prendre tous les éléments en main maintenant.
05:01Alors, moi, je dis toujours que tout ce qui est psy,
05:04entre guillemets, doit être, chez le médecin,
05:06en dernière ligne du traitement.
05:09On ne va pas dire d'emblée, tout est psy.
05:11Alors là, c'est trop facile.
05:12C'est ridicule.
05:12Bien évidemment.
05:13Donc, on traite les femmes,
05:15on les met sous traitement d'équilibrage hormonal,
05:18et puis on voit ce qui reste.
05:19Et je peux vous dire que dans 75% ou 40% des cas,
05:22on a résolu pas mal de problèmes.
05:23Même s'il y a une partie psychologique,
05:25le fait d'aller mieux sur le plan hormonal,
05:27de toute façon, va réduire aussi cette partie psychologique.
05:30Donc, de toute façon, on a tout à gagner.
05:31Mais bien évidemment, ça va...
05:32L'hypersensibilité, surtout, ça va réduire.
05:34En même temps, Gérard Salama,
05:36aujourd'hui, on a quand même toute une population qui est anti-hormone.
05:40On voit bien, les jeunes femmes ne veulent plus prendre de pilules.
05:43comme si c'était une sorte de mouvement écologique.
05:48Il faut garder sa nature telle qu'elle est.
05:51Ça veut dire quoi ?
05:52Ça veut dire qu'il faut informer ?
05:53Ça veut dire qu'il faut informer ?
05:54Oui, oui, bien sûr.
05:55C'est tout.
05:56Moi, j'ai travaillé dans des pays de l'Aise,
05:57dans certains pays de l'Aise, en Russie notamment,
05:59où le mot hormone, déjà,
06:00le mot hormone veut dire vous allez mourir.
06:02Mais quand je dis hormone,
06:03ça veut dire contraception orale,
06:05traitement de fertilité,
06:06syndrome prémenstruel,
06:07alors ne parlons même pas de la ménopause.
06:09Eh bien, tous ces gens-là sont en train de changer.
06:11Et vous savez pourquoi les médecins russes changent ?
06:14Parce que ce sont les femmes qui viennent taper à la porte
06:16en disant que ça suffit.
06:17Elles ont écouté en Europe,
06:19elles ont regardé la télévision,
06:20elles lisent,
06:21et elles disent,
06:21mais les médecins sont en train de se dire,
06:23tiens, c'est pas si mal finalement.
06:25Et ils commencent à traiter,
06:26et à se rendre compte que les gens vont bien,
06:28et les gens vont mieux.
06:29Donc, c'est un phénomène d'information.
06:32Et quand je disais tout à l'heure d'information des médecins,
06:34ça commence par eux.
06:35Le bord, le médecin,
06:37ensuite les patients.
06:38Eh bien, on va continuer à vous...
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