00:00Drôle d'époque avec vous, Françoise Degoy.
00:05Donc alors, toujours pas de gouvernement à l'horizon, ça devrait venir.
00:10Je croyais qu'Emmanuel Macron était le maître des horloges.
00:15Alors on va utiliser une image à la dali, c'est-à-dire des horloges qui deviennent des montres molles un petit peu, non ?
00:20Voilà, absolument. Vous la voyez, cette horloge fondue qui s'étire de manière un peu dégoulinante,
00:26qui étire le temps, pour en faire une sorte de flaque, vous voyez absolument cela.
00:31Et bien voilà à quoi me font penser Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron.
00:36On est loin du maître des horloges, de Jupiter qui ordonne autant de se plier à sa volonté.
00:41Tout ça, c'est bien fini. Nous sommes entrés dans la molitude, Patrick, la molitude.
00:46Cette manière désormais habituelle, épuisante de gouverner, étirer le temps, embourber le débat,
00:52enfumer, organiser des réunions, des rendez-vous secrets, ambiancer la presse pour gagner un peu de temps.
00:59Alors le record de France sans gouvernement, c'est l'été dernier, vous vous souvenez,
01:03où Emmanuel Macron a utilisé les Jeux Olympiques jusqu'au bout pour éviter de trouver un Premier ministre,
01:08à l'époque Michel Barnier, qui lui permettrait de garder le pouvoir malgré la déculottée aux législatives.
01:13Chute de Michel Barnier, rebelote avec l'étirement du temps pour retomber sur François Bayrou,
01:18qui lui-même a adopté la même façon d'avancer, en crabe, en bourbée, en fumée,
01:25promettre des choses pour amadouer les socialistes, sauver sa tête une première fois avant de quitter le pouvoir.
01:31Bon, et maintenant alors ?
01:33Eh bien, c'est Gastien Lecornu qui procède exactement de la même manière.
01:36Ça fait plus de 15 jours qu'il est nommé, je vous le rappelle.
01:38Vous avez entendu parler du gouvernement nommé.
01:41Non, on en parlera la semaine prochaine.
01:43Par contre, en matière de contorsion, eh bien, Lecornu est fidèle à la tradition macroniste.
01:47Il feuilletonne sur ce qu'il est prêt à lâcher pour se sauver de la censure socialiste.
01:52Les petits télégraphistes, eh bien, des deux camps échangent dans des réunions très secrètes.
01:57On n'y comprend rien, si ce n'est que le nouveau Premier ministre croit avoir trouvé sa martingale,
02:03remplacer la taxe Zuckman par l'ISF.
02:05Alors bon, alors c'est ça, mais alors l'ISF, pourquoi ?
02:09Pour évacuer la taxe Zuckman, vous voyez.
02:11L'ISF rapportait 4 milliards d'euros contre Zuckman, qui enlèverait 15 milliards.
02:15Ce qui est assez malin dans l'ISF, c'est qu'en gros, vous faites un gros clin d'œil aux petits propriétaires.
02:21Vous voyez, c'est intéressant ce que vous lisez sur le logement.
02:23C'est-à-dire les gens qui ont une baraque à l'île d'Eure et etc.
02:26Et surtout, vous ne touchez jamais aux ultra-riches.
02:29Alors, Amadou et les socialistes, explique un proche de Lecornu, me disait-il hier soir.
02:34Derrière cette phrase, pardon, s'est ramené le parti socialiste à un rôle de petit enfant
02:38auquel il faudrait donner un sucre d'orge pour le calmer.
02:41On parle aussi d'une économie de 30 milliards d'euros au lieu de 44 milliards de Bayrou.
02:46Un rubik-scul indébrouillable, pour rester poli, vous voyez ce que je veux dire comme mot.
02:51Car il faut s'éviter la censure du PS sans perdre la droite.
02:54Toujours la même rengaine depuis l'an dernier.
02:57Toujours les mêmes russes, toujours les mêmes postures.
03:00faire semblant d'écouter et ne rien entendre
03:03pour gagner du temps contre ces montres molles de Salvador Dali
03:06et tirer le temps à l'infini
03:09et espérer qu'on va gagner quoi ?
03:11Encore une minute, M. Lebourreau ?
03:12Parce que de toute façon, Sébastien Lecornu n'échappera pas à la censure.
03:17Mais c'est un artiste, Emmanuel Macron.
03:19Les horloges molles.
03:22Il veut combier d'elle.
03:23Mais c'est vous qui m'inspirez.
03:25Parce que vous êtes obligés, vous nous demandez d'être originaux.
03:28Ben voilà, maintenant je pars dans la peinture.
03:30Allez, c'est bon, c'est comme ça.
03:31Non, mais drôle d'époque tout de même.
03:32Merci, François Decois.
03:33Vous revenez pour le débrief de l'actualité face à Elisabeth Lévy.
03:37Elisabeth Lévy, tout à l'heure, qui est à 8h08,
03:39reviendra sur le discours de Donald Trump
03:43et les leçons qu'on peut en tirer.
03:45Absolument.
03:46Parce qu'il est dans la provocation en permanence.
03:49Alors qu'est-ce qu'il faut prendre au premier degré, au second degré, au troisième degré ?
03:53Non, mais c'est intéressant.
03:53Et vous en débattrez également, bien sûr.
03:55De même que vous reviendrez tout à l'heure sur l'invité de Jean-François Aquili.
04:00Votre invité politique tout à l'heure à 8h15, Jean-François Aquili.
04:03Oui, ce sera Maude Bréjon, député ensemble pour la République des Hauts-de-Seine,
04:08qui a été l'éphémère porte-parole du gouvernement Barnier.
04:11Et nous lui poserons la question soulevée par Françoise Degoy.
04:14Est-ce qu'elle est prête, tiens, à voter ?
04:16Elle pourrait revenir ?
04:17Tous, ils peuvent tous revenir, tous.
04:20Et tous partir aussi.
04:21Et tous partir aussi avec l'eau du bain.
04:23Est-ce qu'elle est prête à voter pour une ISF revisité ?
04:28Tiens, on lui posera la question tout à l'heure.
04:29ISF, parce qu'aujourd'hui il y a l'IFI qui existe, où on taxe l'immobilier.
04:34Également les petits propriétaires qui...
04:36Alors bon, il n'y a pas de petits propriétaires.
04:38On ne parle que de taxes.
04:41Mais est-ce qu'on pourrait penser à autre chose ?
04:46Se dire qu'on peut produire, créer de la richesse en France, être compétitif.
04:52Parce que sinon, à un moment donné, on n'aura plus rien à taxer.
04:55Bien sûr.
04:56Même si, je le reconnais, il y a des grands groupes quand même,
04:59qui aujourd'hui ont su évidemment bien exploiter les choses.
05:05Mais demain, de quoi sera fait l'avenir ?
05:07Ça, c'est une autre question.
05:08Taxer les taxes, tiens, c'est une piste.
05:10Ah ben, ça existe.
05:11Il y a des taxes sur les taxes ?
05:12Ben, regardez vos feuilles d'électricité, de l'eau, etc.
05:18Il y a des taxes sur les taxes.
05:19Ça vient.
05:19Alors, arrêtez avec ça.
05:22Dans un instant, les chevaliers du Fiel,
05:25avec un nouveau talent, pas comme les autres.
05:28Oui, vous allez voir ça.
05:29Et puis ensuite, le journal, l'inviter.
05:31Et puis les débats, ça continue, bien sûr, sur Sud Radio.
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