00:00L'autre soir, vous avez été touché par les larmes d'Ousmane Dembele.
00:03Mon agent, il m'a toujours aidé, il a toujours cru en moi, il m'a toujours motivé.
00:07Mon meilleur pote.
00:11Il se met à pleurer, Ousmane Dembele, docteur.
00:13Il vient d'avoir le ballon d'or quand il parle.
00:15Ce n'est même pas son rêve de gamin tellement c'est énorme.
00:18Qu'est-ce qu'il fait pleurer ? Pourquoi on pleure aussi quand ça va très bien ?
00:21Il faut comprendre déjà qu'on a plusieurs types de larmes.
00:23Les larmes basales sont celles qui vont être produites en permanence
00:26pour lubrifier et protéger la surface de l'œil.
00:28On a ce qu'on appelle les larmes réflexes
00:30qui sont produites en très grande quantité quand vous avez l'œil irrité
00:33à savoir si vous avez une petite poussière ou de la fumée qui arrive.
00:36C'est l'oignon ça ?
00:37C'est l'oignon, ça sert à rincer l'œil.
00:38Et puis on a les larmes émotionnelles qui sont liées aux émotions
00:41qu'elles soient positives ou négatives.
00:42Et d'ailleurs la composition chimique de chacune de ces larmes est différente.
00:46Dans les larmes émotionnelles, on va retrouver des hormones
00:49des hormones liées au stress, des neurotransmetteurs
00:52c'est-à-dire des messagers chimiques.
00:53C'est en quelque sorte une soupape de sécurité.
00:56C'est un exutoire émotionnel que le fait de pleurer.
00:58On sait que rien n'est gratuit dans le corps.
01:00Si on pleure de joie, c'est dans quel but ?
01:02C'est pour réguler les émotions.
01:04Ousmane Dembélé, lorsqu'il reçoit ce ballon d'or, il est heureux.
01:07Il a des souvenirs de son enfance,
01:09de son enfance parfois peut-être difficile avec sa maman.
01:11Il en parle.
01:12Et donc ça, ça active une zone du cerveau qu'on appelle le système limbique
01:14qui gère les émotions.
01:16Le cerveau détecte un trop-plein d'émotions.
01:18C'est la cocotte minute, on vide un polaire.
01:20Il se dit, tiens, il va falloir évacuer.
01:22Il faut qu'on évacue les émotions.
01:23Il ordonne aux glandes lacrymales de produire des larmes.
01:27On se met à pleurer.
01:28On libère de la dopamine, de la sérotonine.
01:30On se sent mieux.
01:31Et puis, il y a un lien social.
01:33Lorsqu'on voit un homme, un joueur de foot,
01:35dont on dit parfois qu'ils sont égoïstes, pleurer,
01:37ça les humanise.
01:38Et donc, il y a un lien social au fait de pleurer.
01:40Et puis physiquement, lorsqu'on se met à pleurer,
01:42vous savez, on a cette respiration un peu saccadée.
01:44On a une inspiration et puis après, on expire.
01:47Et cette expiration saccadée,
01:49ça active un système un peu particulier
01:50qu'on appelle le système parasympathique
01:52qui permet de diminuer le stress.
01:54Même chose pour le cœur.
01:54Quand on se met à pleurer, le cœur s'emballe,
01:56il va très très vite.
01:57Et puis, dès lors que la crise de l'arme est terminée.
01:58On est complètement zen.
02:00Et puis, les muscles du visage.
02:02C'est pareil pour les pleurs de joie
02:03ou les pleurs de tristesse.
02:04Ça, la même fonction.
02:05Même chose pour les muscles du visage.
02:06Ils vont se crisper.
02:07On a cette fatigue musculaire.
02:09Et puis, tout d'un coup, on est zen.
02:10Donc, finalement, pleurer,
02:11c'est une façon de se sentir mieux.
02:13Avec nos enfants, il faut bien le reconnaître.
02:15Et on a tous dit un jour,
02:16quand on en a un peu marre,
02:17arrête de pleurer, t'es plus un bébé.
02:19Oui, alors que les pleurs sont normaux.
02:21Là, un enfant pleure.
02:22Et c'est une réponse biologique universelle
02:24qui est normale.
02:25Ça sert à évacuer les émotions.
02:26Et les pleurs sont utiles
02:27à la fois pour l'enfant,
02:28lui permettant de retrouver un équilibre.
02:30Ça sert de signal aux parents.
02:31C'est le moment d'écouter son enfant
02:32ou peut-être de l'aider.
02:33Et puis, ça participe au développement émotionnel d'un enfant.
02:36Il va apprendre à reconnaître,
02:37exprimer ses émotions.
02:38Et donc, c'est une compétence essentielle.
02:40En clair, le message implicite
02:41quand on dit à un enfant
02:42« Ne pleure pas, t'es un grand. »
02:44« Ne pleure pas comme un bébé. »
02:45En fait, c'est dangereux.
02:46Ça permet, en fait,
02:47ça véhicule l'idée
02:48que pleurer est un signe de faiblesse
02:49ou d'immaturité.
02:50En conséquence de quoi ?
02:51L'enfant, il risque d'intérioriser ses émotions,
02:53ce qui va augmenter le risque d'anxiété
02:55et peut-être même plus tard
02:56de comportement agressif.
02:57Donc oui, un enfant, ça pleure.
02:59Il faut l'accepter.
02:59Et puis, on le prend dans ses bras.
03:00Et puis, on le console.
03:01Et puis, on se met avec lui.
03:02Dis-donc, Olivier Devers,
03:03en général, c'est Jimmy
03:04qui commande votre clinique.
03:05Oui, mais là, j'ai un truc.
03:05Oui, il paraît que vous avez des oignons.
03:07Eh oui, parce qu'il existe désormais
03:08des oignons qui ne font pas pleurer.
03:10C'est une variété spécifique.
03:11Ça s'appelle « Sonion ».
03:12Et ensuite, on les fait maturer
03:14pendant trois mois
03:14pour que le gaz irritant
03:15qu'ils contiennent disparaisse.
03:17Donc, ça y est,
03:17on est en train, peut-être,
03:19de trouver la solution aux larmes,
03:20en tous les cas, causées par l'oignon.
03:22Ça fera une raison de moins de pleurer.
03:23Le score entre Jimmy Mohamed
03:24et Olivier Devers
03:25passe donc de 12 à 1.
03:26Je monte au filet d'oignons.
03:29Oh, très joli.
03:31Merci beaucoup.
03:31On est dans les grosses têtes
03:32à partir de 15h30.
03:34Dans un instant,
03:35c'est Laurent Gérard et Jade.
03:36Merci, messieurs.
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