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  • il y a 5 mois

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Transcription
00:00Passe à votre signature européen du mercredi, bonjour Samuel Fitoussi.
00:04Bonjour Dimitri.
00:04Alors vous êtes inquiet ce matin Samuel, pourquoi ?
00:07Et oui Dimitri, je suis un peu sonné parce que j'ai lu hier soir le dernier livre de Nora Buccini,
00:12Les Nouveaux Antisémites, dans lequel elle raconte son année d'immersion dans les rangs de l'extrême gauche militante.
00:17C'est un livre haletant et effrayant.
00:20On prend conscience, les yeux écarquillés à chaque page, du degré de violence et de folie qui s'est emparé de cette mouvance.
00:26On y apprend par exemple que salle blanche, salle bourgeoise et salle sioniste sont devenues des insultes répandues dans certains cercles militants.
00:34On y découvre qu'un terroriste appelant à, je cite,
00:37« vaincre l'Europe, les Etats-Unis et Israël à coup de Kalashnikov »
00:41est accueilli avec bienveillance à une manifestation féministe où des femmes juives, elles, sont mises à l'index.
00:47On lit avec effroi que des écrivaines de droite ont échappé de justesse à un attentat terroriste
00:52orchestré par des transactivistes armés de matraques et d'explosifs.
00:56Je pourrais vous répondre, Samuel, qu'il y a des fous dans toutes les familles politiques.
01:00La différence, c'est que l'extrême gauche militante érige la violence en principe structurant,
01:04avec la complaisance, si ce n'est le soutien tacite, de l'extrême gauche politique.
01:09Tenez, prenez par exemple l'association antifasciste Paname, qui écrit Noir sur Blanc.
01:13« Nous nous opposons physiquement et violemment à l'existence des transphobes.
01:17Il n'y aura pas de réconciliation possible, il faudra en découdre.
01:21Il faudra que la peur s'installe dans leur tête.
01:23Cela ne pourra se faire que par la violence, et donc par l'éclatage des têtes en question. »
01:27C'est charmant.
01:28Oui, et tenez, une autre citation élégante.
01:30« Un bon fasciste est un fasciste mort, un bon flic est un flic mort.
01:35Nous voulons voir des fachos courir, apeurés de ce que nous leur ferons.
01:39Nous voulons voir des flics courir, apeurés d'être atteints par un cocktail Molotov.
01:43Il y aura sans doute des Charlie Kirk français, assassinés pour leurs opinions. »
01:47« Sans cautionner la violence amulée, est-ce qu'on ne peut pas considérer tout de même
01:50qu'il est nobre de vouloir combattre le fascisme ? »
01:54Le problème, Dimitri, c'est qu'aux yeux de l'extrême gauche, nous sommes tous des fascistes,
01:57de Caroline Fourest à François Ruffin, en passant par Manuel Valls.
02:01Surtout, il faut garder en tête que l'accusation de fascisme remplit avant tout
02:05une fonction psychologique pour l'ultra-gauche.
02:07Elle fournit une caution morale à toutes ces violences.
02:10Quand des pulsions agressives s'emparent d'un groupe humain,
02:12la mécanique est toujours la même.
02:15Ce groupe cherche à légitimer moralement ses élans belliqueux.
02:18Alors il diabolise un autre groupe, caricature ses opinions et ses intentions,
02:22et finit par se convaincre que sa propre violence relève de la légitime défense.
02:27On ne tue pas quelqu'un parce qu'il est fasciste,
02:29on le traite de fasciste pour pouvoir le tuer. »
02:31Intéressant. Plutôt que de voir tout en noir,
02:33est-ce qu'on peut choisir de rire de la folie de l'extrême gauche aussi, Samuel ?
02:36Il vaut mieux en rire, en effet, et Nora Bussini nous y aide,
02:39car elle nous offre une immersion au sein d'un véritable asile psychiatrique à ciel ouvert.
02:44On y rencontre un blogueur déconstruit qui accumule des milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux
02:48en parlant de sa façon de concilier militantisme décolonial et pratique du travail sexuel tarifé.
02:53On y croise un groupe de militants qui se définit comme, je cite,
02:56« une bande armée de travlots qui veulent en découdre ».
03:00On y lit les propos d'une femme qui affirme
03:02« Mon corps ne m'appartient que lorsque, marteau en main,
03:05adrénaline qui se mélange aux oestrogènes,
03:07je fracasse les vitres d'une banque ».
03:10On apprend qu'il existe un activiste queer non-binaire du nom de Habibich
03:13qui tient des conférences dansantes pour, je cite encore,
03:17« décoloniser le dancefloor ».
03:19On rit moins lorsqu'on apprend que certaines de ses représentations
03:21sont financées par le contribuable
03:23ou qu'il a soutenu le pogrom du 7 octobre.
03:26Et on rit jaune à l'évocation de ces manifestants
03:29qui brandissent des pancartes appelant à lutter contre les violences sexistes
03:32et qui, quelques minutes plus tard, agressent des femmes de droite.
03:36Et tous ces gens arrivent vraiment à cohabiter tous ensemble ?
03:39Eh bien pas vraiment en fait.
03:40Nora Bussini nous raconte avec talent
03:42des scènes cocasses de coexistence difficile
03:44entre des militants LGBTQIA+, déconstruits
03:48et des islamistes homophobes en kéfier.
03:50Pour l'instant, ces gens sont unis par leur haine commune
03:54des sionistes, de la police et des sociétés occidentales.
03:58On verra jusqu'à quand cela tiendra.
04:00Voilà, le livre s'appelle « Les nouveaux antisémites »
04:03signé Nora Bussini.
04:04Vous l'avez lu pour nous, merci beaucoup de nous en avoir parlé.
04:06Samuel Fitoussi, signature.
04:08Merci.
04:09Merci.
04:10Merci.
04:11Merci.
04:12Merci.
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