- il y a 1 an
On l’a idolâtrée « sous le soleil » du petit écran. Aujourd’hui sophrologue, c’est sa résilience qui inspire. Adeline Blondieau a connu une traversée du désert. Elle a su se réinventer pour, à son tour, aider les autres à se sentir bien. Un parcours qui fait sens et qu’elle raconte dans le Dictaphone de So Soir.
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00:00Alors notre invitée, elle était en couverture du ce soir, il y a quelques jours, c'est Adeline Blondiot.
00:12Petit cadeau déjà Adeline, pour te dire bienvenue.
00:15Merci Charlotte, mais c'est un très bon magazine et puis cet article était vraiment formidable.
00:19Merci, ça commence bien. Tu es là Adeline parce qu'on va évoquer ton parcours et ça tombe bien
00:25parce que tu vas bientôt sortir un livre dans quelques jours pour cheminer vers soi.
00:29Exact.
00:30Et tu vas justement expliquer comment tu as cheminé vers toi-même et comment tu peux peut-être aider les gens à cheminer vers eux-mêmes.
00:37Et c'est ce que tu fais au quotidien parce que tu es aujourd'hui sophrologue.
00:40Ce qu'on va essayer de comprendre, c'est comment tu es passée de comédienne à sophrologue,
00:44tout ce qui a fait, tous les éléments de la vie qui ont fait qu'eux.
00:52J'imagine qu'il n'y a pas eu un moment, un déclic, comme on peut dire.
00:56Et c'est vraiment tous des petits moments de vie qui ont fait que…
00:59Oui, c'est des petites décisions qui mènent à…
01:01Comment ça a commencé déjà, le fait de se tourner vers l'autre, de se tourner vers le soin de l'autre, essayer d'aider les autres ?
01:09C'est quelque chose que tu avais en toi depuis longtemps ?
01:11Je pense que ça, c'est vraiment quelque chose qu'on a en soi depuis longtemps.
01:15Donc, je l'avais en moi depuis longtemps.
01:17J'ai toujours été la psy de mes copines, à aider les uns les autres.
01:22Et puis, j'avais le défaut des gens qui aident, c'est-à-dire d'aider sans forcément qu'on me fasse une demande précise.
01:28Ce qui fait que tu aides.
01:30Et puis parfois, tu reçois de l'ingratitude ou des reproches, alors qu'à la base, tu voulais aider, tu voulais faire plaisir à tout le monde.
01:36Et tu as l'impression parfois d'être intrusive aussi ?
01:39Non, jamais. Je n'ai pas eu l'impression d'être intrusive, mais j'ai l'impression d'être…
01:42J'ai fait ça pour aider quand même.
01:44Oui, mais c'était…
01:45Ah bon, d'accord, donc on me reproche d'avoir aidé.
01:47Et des situations ubuesques où tu dis, à quoi bon ?
01:50J'ai voulu faire plaisir à tout le monde, je ne me suis pas fait plaisir à moi et personne n'est content.
01:54C'est des situations, je pense qu'on rencontre tous quand on est des bonnes personnes.
01:57Parce que la plupart des gens, ils ont plutôt envie d'être bon, d'être gentil, d'aider et que ça arrive bien.
02:06Comment est-ce qu'à partir d'un moment, comment est-ce que cette tendance-là qui est dans ta nature, en fait, elle se transforme en un métier ?
02:13Parce qu'aujourd'hui, sophrologue, c'est ton métier. C'est ça que tu fais au quotidien. Tu gagnes ta vie en faisant ça.
02:18Oui.
02:19Dans tes consultations, tu fais des ateliers et puis tu as aussi énormément de followers sur les réseaux sociaux.
02:25À quel moment tu te dis, ça y est, je vais un peu étudier parce qu'il faut quand même étudier pour être sophrologue. Comment ça se passe ?
02:31Eh bien, petit à petit, en fait, le chemin, comme tu te dis, ce n'est pas du jour au lendemain que tu te réveilles et tu as la vista.
02:38En tous les cas, ça n'a pas été ça me concernant.
02:40J'avais fait un burn-out qui était venu me dire que peut-être que la vie que je menais, ce n'était pas la bonne vie, que ce métier de l'image, peut-être qu'il était un peu trop douloureux.
02:48Peut-être que humainement, je ne m'y ressentais pas super bien.
02:51En sortant du burn-out, j'ai plongé dans une émission de tes réalités. J'en suis ressortie en croix tellement ça a été violent.
02:58C'était la ferme célébrité ?
02:59La ferme célébrité. Je suis repartie quand même avec un bar très abîmé, handicapé pendant un an.
03:05Ça n'a dérangé personne alors que c'était un homme qui me l'avait fait, mais tout allait bien.
03:09Et je me suis dit, mais pourquoi ça doit être aussi douloureux ? Et pourquoi c'est tout le temps douloureux ou humiliant ?
03:16Alors évidemment, il y a des tournages comme Sous le soleil où ça s'est super bien passé.
03:20C'était fatigant, mais ça se passait bien.
03:22Et donc, il y a eu ça.
03:23Et puis, il y a eu d'autres choses qui me disaient, mais tu n'as plus ta place en fait dans ce métier-là.
03:27Et toi-même, tu ne te sens plus à ta place là-dedans.
03:30Mais qu'est-ce qu'on fait ?
03:31Qu'est-ce qu'on fait quand on a 40 ans passés ?
03:33Que c'est la traversée du dessert professionnellement, qu'il y a des problèmes financiers aussi qui vont avec,
03:38qu'on est maman solo avec deux enfants à charge.
03:41Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on fait ? Comment on se réinvente ?
03:44Alors, je m'épuisais à faire un milliard de petits trucs.
03:47Et puis, pour gagner trois balles en plus.
03:50Tu as écrit des livres aussi.
03:51J'écris des livres, j'écris des BD.
03:53Je suis une hyperactive.
03:54Du coup, je m'activais dans tous les sens.
03:56Et ce n'était pas forcément la bonne chose.
03:58Et puis, l'homme que j'ai épousé récemment, qui était déjà à mes côtés à ce moment-là, me dit,
04:05merci pour les félicitations, me dit, mais toi, tu aimes aider les gens.
04:10Tu as fait le bouquin de yoga grossesse.
04:13Tu as fait le bouquin de yoga enfant.
04:15Tu aides les enfants à l'école.
04:17J'accompagne aussi des personnes qui me disaient, des avocats me disaient,
04:20vous ne voudriez pas m'aider pour les prises de parole en public, pour avoir un peu plus de faculté et d'éloquence.
04:25Tu ne voudrais pas m'aider à gérer le stress parce que tu le gères mieux que moi.
04:29Je faisais déjà des petits accompagnements en off comme ça.
04:32Et puis, mon compagnon m'encourage à aller vers ce qui fait sens pour moi.
04:37J'ai distrait les gens pendant des années.
04:39Et puis, je me dis, oui, ça fait sens de les aider.
04:42Donc, on a couru les salons, les festivals, du musée, du développement personnel.
04:49Et il fallait quelque chose qui cadre avec ce que j'avais vraiment envie de faire,
04:53avec mes compétences, même si elles pouvaient être développées, avec mes valeurs, avec mes besoins,
04:58avec aussi un engagement temporel qui n'était pas trop long.
05:03Moi, à la base, je voulais être naturopathe.
05:04C'est trois ans.
05:05D'études, oui.
05:06C'est trois ans et c'est assez cher.
05:08Et puis, de fil en aiguille, j'ai une de mes amies psyches qui me dit,
05:11tu sais ce que tu fais quand tu accompagnes les gens avec la respiration, la relaxation, le yoga, la parole.
05:17Comme ça, ça ressemble beaucoup à la sophrologie.
05:19J'ai dit, moi, la première fois que j'ai fait de la sophrologie, j'ai cru que j'allais périr d'ennuis.
05:23J'ai détesté.
05:24J'ai dit, tu sais, ça dépend aussi beaucoup du thérapeute.
05:28Et c'est vrai, tu peux avoir n'importe quel thérapeute, quel que soit son job,
05:32qui peut vraiment être utile et vraiment t'accompagner.
05:35Et donc, j'en parle avec mon frère qui me dit, je connais Catherine Aliotta,
05:40qui en France est très connue et qui a vraiment un institut de formation extrêmement sérieux.
05:46Je te la présente. Il m'arrange le rendez-vous.
05:48Et moi, je suis en face d'une femme qui a la pêche, qui a le sourire jusqu'aux oreilles,
05:52qui est sympa, qui rigole, qui est intelligente, qui te parle de façon structurée,
05:57qui t'explique son métier, les bienfaits de son métier, ce que ça apporte, pourquoi c'est intelligent,
06:02qui te parle d'Alfonso Caicedo qui a inventé cette méthode.
06:06Et moi, je me dis, mais voilà, je vais être dans cet état-là moi un jour.
06:12Je ne pensais pas de l'état dans lequel j'étais, qui était quand même un peu désagréable.
06:17Je me dis, je rêverais d'être comme ça.
06:20J'y serais pas.
06:21Mais si je pouvais déjà aller un peu mieux et m'incarner dans quelque chose qui a du sens
06:25et gagner ma vie avec quelque chose qui me plaît, ce serait tellement bien.
06:28On s'est quitté. Je suis allée directement dans un institut et je suis allée faire mes chèques.
06:39Et je me suis inscrite et j'ai commencé cette formation.
06:42Et à chaque fois que j'allais faire la formation, je me disais, mais waouh, je suis bien ici.
06:48Je suis à ma place, ça me plaît.
06:50Est-ce que tu disais déjà, je suis alignée ?
06:53Je retrouvais.
06:54Parce que c'est ce qu'on recherche.
06:55Terminer vers soi, c'est ça, c'est chercher un alignement.
06:57Je retrouvais un alignement.
06:59Mon corps était bien en place.
07:01Il était content d'être là.
07:02Mon cerveau, il était intéressé par ce qu'on lui racontait.
07:05Du coup, les émotions étaient positives.
07:07Et je me dis, mais ça fait sens tout ça.
07:09Ça fait sens.
07:10Et puis, j'ai suivi la formation.
07:12J'ai terminé la formation.
07:14Il y a un moment donné où on fait des stages,
07:16où on doit suivre plusieurs personnes pro bono
07:20pour pouvoir après rendre compte, pour voir si on est bien.
07:23Et puis, forte de tout ça, j'ai ouvert mon cabinet.
07:26Et ça a commencé.
07:27T'avais ouvert à Paris, ton cabinet d'abord.
07:28À Paris, dans le 9e.
07:29Aujourd'hui, tu es en Camargue.
07:30Aujourd'hui, je suis en Camargue.
07:31Aujourd'hui, je suis en Camargue.
07:33Alors, j'ai ouvert mon cabinet et quelques mois plus tard,
07:40pof, le confinement.
07:42Covid, ouais.
07:43Donc, en deux heures, au moment où notre président annonce le confinement,
07:48en deux heures, je vois tous les messages de tous mes clients
07:53qui remplissaient mon cabinet et qui annulent.
07:56Est-ce que ça fonctionnait à ce moment-là ?
07:58Ça avait commencé à fonctionner.
07:59Ça a pris assez vite, tu dirais ?
08:00Non, ça a pris du temps.
08:02Parce qu'il y avait les gens qui venaient parce que j'étais connue,
08:04parce que c'était rigolo.
08:05Ah ben, on peut faire une photo ?
08:06Non, on ne va pas faire de photo.
08:07Est-ce que vous pouvez me raconter votre vie ?
08:08En fait, ils auraient été facile de payer juste pour une photo ?
08:10Oui, oui, ils auraient pu.
08:11Non, on est là pour parler de vous, on n'est pas là pour parler de moi.
08:14Et de temps en temps, du coup, il y avait des gens qui venaient par curiosité
08:17et puis qui s'apercevaient qu'en fait, ils n'allaient pas si bien que ça
08:19quand je leur posais des questions.
08:20Donc, tu as déclenché limite une réflexion sur eux-mêmes
08:22qui n'étaient pas venus chercher.
08:23Certains, il y en a, ils ont été surpris d'avoir une réflexion sur eux-mêmes.
08:26Et du coup, ils sont revenus, ils ont exploré.
08:28Il y a eu des rencontres super.
08:29Et j'ai mis toute mon énergie une fois que j'avais posé ma plaque
08:34pour vraiment faire marcher ce cabinet.
08:36Et là, au bout de quelques mois, tout qui s'arrête, ah, j'étais écœurée.
08:41Mais tu étais écœurée, mais contrairement à ce que tu avais fait un burn-out une première fois,
08:44là, tu étais structurée, tes exercices de sophrologie, tes études de sophrologie,
08:49tu avais appris à voir le côté, à essayer de voir, voilà, ça s'est passé.
08:53Comment je peux en sortir plus forte ?
08:55Qu'est-ce que j'en fais ?
08:56Donc, je me retrouve confinée en Camargue dans une maison
08:59qu'on devait retaper pour notre retraite, dans laquelle il n'était pas du tout question qu'on vive.
09:03Et puis, j'ai dit, mais qu'est-ce que je fais de ça ?
09:06Et puis, j'ai une amie qui tient une association qui s'appelle Léa,
09:10qui s'occupe d'accompagner les familles en deuil ou les familles dont un enfant est malade.
09:15Elle me dit, Adeline, on doit s'occuper des soignants.
09:19Je suis marraine de son assaut.
09:21Elle me dit, ça serait bien si tu pouvais faire un cours de yoga pour les enfants handicapés.
09:28J'ai dit, ok, go.
09:29Donc, une fois par semaine, cours de yoga.
09:31Mais dis-tu ça après, on fait un cercle de paroles avec les enfants qui sont en difficulté.
09:35Est-ce que tu voudrais participer ?
09:36Ok, go.
09:37Donc, j'ajoute un deuxième rendez-vous dans la semaine.
09:39Ensuite, une autre assaut m'appelle en disant, on a les soignants qui ne vont pas bien.
09:44Ils s'en prennent plein la tête.
09:45Les gens sont durs avec eux.
09:47Ils ont un travail de maboule.
09:48Ils sont en train d'être en perdition.
09:51Ils ont du mal.
09:52Est-ce que vous accepteriez d'eux ?
09:53Ok, je rajoute un autre rendez-vous.
09:55Du coup, ma semaine commence à avoir des rendez-vous pro bono à chaque fois.
10:00Et je me dis, écoute, tu gagnes ma trique.
10:02Tant pis.
10:03Mais tu peux être utile.
10:04Et là, aujourd'hui, c'est une espèce d'urgence mondiale.
10:06On était tous enfermés chez soi.
10:08Donc, petit à petit, j'ai fait ça.
10:10Et puis, je me suis occupée de la famille.
10:12Et puis, on me dit, il y avait quand même les réseaux sociaux.
10:16J'ai dit, mais ça va, j'ai 3000 personnes sur Instagram.
10:18On ne va pas s'agiter non plus.
10:19Tu étais un peu réfractaire au réseau ou pas ?
10:21Non, pas réfractaire, mais je ne savais pas comment prendre le truc.
10:24Je ne savais pas par quel bout.
10:26Tu vois, aujourd'hui, Instagram, Facebook, je suis très à l'aise.
10:29TikTok, je ne comprends rien.
10:30Ok.
10:31Bon, je pense que...
10:32C'est pas dégénérationnel.
10:33Je ne sais pas.
10:34Il y a des nonas de ma génération qui assurent et qui trouvent le truc.
10:37Moi, pour l'instant, TikTok, c'est un grand mystère.
10:39Et mon compagnon, mon fils, mes amis me disent, mais partage aussi sur Insta.
10:46Et je partage timidement.
10:49Et puis, je vois que ça prend.
10:50Et puis, je vois que de 3000 en quelques semaines, je passe à 10 000.
10:54Je fais, ah !
10:55Tu fais des vidéos.
10:56Voilà, je fais des vidéos en disant, tiens, voilà, un exercice de respiration.
10:59Une posture.
11:00Une posture, un exercice pour se détendre, un exercice de yoga, une question.
11:06Et puis, j'essayais de ne pas donner de conseils fermés, d'injonctions.
11:11Faites comme ça, parce que comme ça, c'est bien.
11:13Voilà, moi, je fais ça.
11:14Peut-être que ça peut vous aider.
11:15L'idée, c'était, voilà ce que j'applique sur moi.
11:17Ok.
11:18Vous voyez le résultat.
11:19Voyez si ça peut vous aider.
11:21Et ça a un écho.
11:23Et un écho qui me surprend.
11:25J'étais vachement déstabilisée.
11:26Je me dis, bah, au-delà du fait qu'il y a autant de gens qui commencent à cliquer
11:29et à se mettre dans cette communauté, il y avait quelque chose, un retour très agréable.
11:34Je me dis, bah, il y a peut-être une vraie demande.
11:36Et je m'aperçois que les gens vont effectivement assez mal.
11:38Et quand on nous annonce que le confinement va durer plus longtemps,
11:41les consultations en physio, c'était très, très rare.
11:44Ça ne marchait pas.
11:45Et bien là, pof, pof, ça commence à popper.
11:48Et je me dis, bah, il y a peut-être une autre façon de gérer et de pratiquer ce métier différemment.
11:54Et chacun, finalement, comme chacun invente son histoire d'amour,
11:58et bien chacun peut aussi inventer sa profession.
12:00Et j'ai inventé une autre façon de pratiquer ma profession.
12:05Ta profession aujourd'hui, la sophrologue, si on devait expliquer en quelques mots,
12:15parce que c'est le corps, c'est les émotions, c'est la tête, l'alignement, il vient de ces trois sphères.
12:22Je ne sais pas comment l'expliquer, mais toi, tu le diras beaucoup mieux que moi.
12:24J'espère.
12:25Si en quelques mots, tu dois expliquer aux gens qui n'ont jamais consulté un sophrologue,
12:29qui confondent sophrologie et acupuncture, naturopathie, etc.
12:34Ah oui, on me demande aussi si je fais des énergies et tout ça.
12:36Si tu mets des aiguilles dans le dos des gens.
12:38On me demande tout.
12:39On me dit, est-ce que vous faites les câlins ? Non.
12:41Est-ce que vous faites les massages ? Non plus.
12:43C'est une méthode psychocorporelle.
12:46C'est-à-dire qu'on va passer à travers le corps pour atteindre l'esprit
12:49et du coup, pour mieux accueillir les émotions.
12:51Donc, ça permet, à travers des exercices physiques,
12:55que l'on va pratiquer dans l'état dans lequel on est surtout,
12:58avec une respiration particulière et des intentions.
13:01Donc, on va être dans une espèce de globalité.
13:04Eh bien, ça permet d'aller chercher des choses dans le mental.
13:08Et puis, il va y avoir les relaxations.
13:10Et les relaxations, on induit un état de conscience modifiée
13:15où on va être proche de l'hypnose.
13:17Et dans cet état-là, tu es perméable à toutes les informations
13:20positives, c'est-à-dire à toutes les phrases positives.
13:23Donc, si je te fais une relaxation en disant
13:25« tu es formidable, rappelle-toi d'un souvenir positif »,
13:29ça va être super.
13:30Mais si je te dis « tu es vraiment une ondouille, tu as fait n'importe quoi »,
13:35je suis aussi dans le positif parce qu'il n'y a pas de négation dans la phrase.
13:37D'accord.
13:38Donc, c'est hyper important, quand on se parle aussi,
13:40de voir comment je peux m'adresser à moi-même sans mettre de négation.
13:45Ce n'est pas « je suis nulle, il faut que j'arrête de fumer ».
13:49Il serait mieux que je vive ma vie sainement en m'éloignant de la cigarette.
13:55Par exemple, là, ça a plus de sens.
13:57Moi, je privilégie beaucoup la parole parce que je trouve que les gens,
14:01quand ils parlent et qu'ils s'écoutent parler, ça fait vraiment écho.
14:06Donc, moi, dans l'idéal, j'aurais voulu être psychanalyste, mais c'était trop long.
14:16Mais la sophrologie, j'allais dire le but ultime,
14:19c'est ce que dans ton livre, en tout cas « cheminer vers soi »,
14:21pour peut-être un jour s'aimer.
14:23Je te pose bien la question à Cinq Cent.
14:26Est-ce que toi, ce cheminement que tu as fait toutes ces années,
14:29tu t'aimes aujourd'hui ?
14:30Est-ce que c'est possible de s'aimer, en tout cas d'être plus doux ?
14:35Oui, c'est possible.
14:36Il y a une grosse différence entre être plus doux et s'aimer complètement.
14:38Oui, c'est possible.
14:40Ça se passe étape par étape, en fait.
14:43Le but de la sophrologie, c'est d'améliorer la qualité de vie au quotidien.
14:47D'éviter de répéter des schémas aussi.
14:49De sortir des schémas délétères.
14:51C'est de pouvoir établir un objectif extrêmement précis
14:57pour savoir vers où on veut aller.
15:00Parce que j'ai des gens qui disent « Ah ben moi, je veux être heureux ! »
15:03Ok, mais c'est quand même assez vague, on va essayer de préciser.
15:06Qu'est-ce qui te rend heureux ?
15:07Et à force de préciser, on établit une phrase, on fait une anamnèse,
15:11donc un questionnaire assez long et factuel.
15:13Et là, la personne me dit « Bon ben finalement, c'est peut-être pas ça mon objectif,
15:17j'ai peut-être le redirigé. »
15:18Et du coup, dans l'idée de s'aimer, qui est vraiment pour moi aussi
15:23le but de ce cheminement, c'est de se rencontrer, de savoir qui on est,
15:29de voir à quoi on ressemble vraiment, les zones d'ombre, les zones de lumière,
15:33les compétences, comment on peut observer notre fonctionnement.
15:37Une fois qu'on observe notre fonctionnement, on peut le comprendre.
15:40Et une fois qu'on comprend, on peut mieux l'accepter.
15:42Et à partir du moment où tu comprends comment tu fonctionnes
15:45et que tu apprends à t'accepter, et bien là, tu vas pouvoir t'aider.
15:48Et là, tu vas pouvoir faire partie de ton équipe.
15:50Et tu vas pouvoir affiner cette connaissance de toi.
15:52Et plus tu vas affiner cette connaissance de toi, et mieux tu vas te comprendre,
15:56et bien, plus tu vas te donner les choses qui te vont.
15:58Plus tu vas t'organiser pour avoir un cadre de vie qui te correspond.
16:02Et bizarrement, mieux tu vas aller, mieux tu vas interagir avec le monde autour de toi.
16:07Et donc, tu vas améliorer ta qualité de vie au quotidien.
16:09Donc, tu vas faire partie de ton équipe.
16:11Et s'aimer, c'est le but.
16:13Oui.
16:14Mais déjà, se supporter, ce serait pas mal.
16:16Oui.
16:17Arrêter de se dénigrer.
16:18Ça, tu es arrivé, tu te supportes.
16:19Oui, oui.
16:20Mais moi, je parlais de moi, c'était horrible.
16:21Jusqu'à quand est-ce que tu as commencé à changer la manière dont tu parlais de toi ?
16:25Il y a une dizaine d'années.
16:26Je me suis dit, mais quand je suis sortie de ce burn-out,
16:30quand les médecins, sur cinq médecins, il y en a quatre qui m'ont dit,
16:33Madame, c'est fini, quoi.
16:35Vous ne courrez plus, vous ne parlerez plus jamais sans bégayer.
16:38Donc, tu étais complètement alité.
16:40Ah, mais j'étais un légume, j'étais un légume.
16:42Et il y a eu un élément déclencheur, tu sais, on dirait la cerise sur le gâteau,
16:46mais plutôt un élément déclencheur à ce moment-là qui a fait que ça a signé le début du burn-out ?
16:50C'était une accumulation, une accumulation, une accumulation.
16:54J'étais au théâtre, je jouais les monologues du vagin,
16:57mais comme ça ne payait pas bien parce que c'était le théâtre à Paris,
17:00il fallait que je fasse, j'écrivais une bande dessinée en plus.
17:03Et puis ensuite, j'étais sur un autre scénario.
17:05Et puis ensuite, je faisais d'autres petites pailles de nouilles à droite, à gauche et tout.
17:08Et du coup, ça faisait trop.
17:10Et puis, on me demandait un milliard de trucs.
17:13Et quand tu es quelqu'un de fort, on me demande toujours plein de trucs.
17:16Parce que de toute façon, tu es fort et on te fait confiance.
17:18C'est souvent ceux-là qui partent en burn-out.
17:20Voilà, on te fait confiance.
17:22Et mon burn-out, je m'en suis sortie parce que j'ai compris qu'en fait, c'était ma responsabilité,
17:29que j'avais accepté d'être corvéable à Merci, d'être toujours la personne solide sur laquelle on pouvait compter.
17:35Et je me suis dit, mais c'est ma responsabilité en fait ce burn-out.
17:39C'est moi qui me le suis construit.
17:40Et la conséquence, c'est que mon fils, il a une maman cassée.
17:44Et là, ça, il n'a pas mérité.
17:46Et cette conséquence-là me dérangeait tellement que je me suis dit, ben, là, ma grande, d'imaginer ne plus courir après mon fils dans les parcs et de ne plus faire l'andouille avec lui, de parler comme ça.
17:57Je me suis dit, ben non, ça ne va pas être possible.
17:59Donc, je me suis mise dans mon équipe ce jour-là et je me suis dit, ben, blondio, tu te bouges le cul.
18:05Tous les matins, méditation, yoga.
18:07Alors, ça ressemblait à un crabe tétraplégique.
18:11Ce n'était pas toujours très victorieux, mais ce n'était pas grave.
18:13J'ai gratté centimètre par centimètre.
18:15J'ai été suivie par une psychiatre merveilleuse qui m'a vraiment aidée et qui a été la seule personne à me dire avec le travail psychanalytique que vous faites depuis tant d'années.
18:22C'est ranger l'intérieur.
18:23Vous allez revenir.
18:25Vous allez revenir, mais prenez le temps.
18:27J'ai pris le temps.
18:28Je me suis fait suivre par un autre psychiatre avec des médicaments.
18:31Je voulais partir à l'autre bout du monde en méditation.
18:34On m'a dit non, essaye plutôt de faire quelque chose.
18:36Tu avais les deux en parallèle.
18:37Voilà.
18:38Tu avais des exercices de méditation et à côté, tu avais le côté médical suivi et médicamenteux.
18:44Oui.
18:45J'avais le côté médicamenteux que j'ai accepté parce que quand on ne l'accepte pas, c'est difficile.
18:50J'avais une partie du cerveau qui avait été démolie quand même.
18:53Il y a eu un psychiatre russe qui m'a dit, moi, j'utilise telle molécule pour reconstruire, pour permettre à cette partie du cerveau de revenir.
19:01Mais vous allez devenir diabète type 2.
19:03J'ai accepté.
19:04Et j'ai accepté ce parcours du combattant parce que c'était de ma faute, parce que je me l'étais construit et que c'était ma responsabilité d'y rester ou d'en sortir.
19:14Et à partir du moment où tu te responsabilises, tu ne te donnes plus d'excuses.
19:17Tu y vas.
19:18C'est ce que tu expliques dans le livre.
19:20C'est la différence entre être une victime ou résiliente.
19:23C'est ce que tu me dis, c'est être résiliente.
19:25Victime, ça serait de dire, le monde est contre moi.
19:27Tout me tombe dessus.
19:28Ah mais oui, bien sûr.
19:29Et je ne sais rien y faire.
19:31Oui, oui, oui.
19:32Mais à l'époque...
19:33C'est à ça que ça sert aussi, la sophrologie.
19:34Oui.
19:35C'est d'arriver vers une résilience et pas de se mettre dans une seule posture et d'y rester.
19:38Et parfois, c'est difficile de le faire tout seul.
19:40Et moi, j'ai été accompagnée par cette psychiatre qui a été admirable, qui m'a dit, mais à votre vitesse, vous allez y arriver et moi, je suis là pour vous épauler.
19:47Et elle m'a épaulée.
19:48Et on a réussi et j'ai réussi parce que finalement, c'est à la personne qui fait le chemin que ça appartient.
19:54Et quand les personnes que j'accompagne, à chaque fois, elle me dit, ah, ça a été génial, merci.
19:58Tu m'as...
19:59Non, vous avez fait le chemin.
20:01Ça n'appartient qu'à vous.
20:02Comment tu expliques que tu avais cette propension-là justement à dire oui, à prendre, à prendre, à prendre, à ne pas vouloir décevoir ?
20:13Mais tu as accepté ?
20:14J'ai accepté, oui.
20:15J'imagine que tu t'es posé plein de fois la question après.
20:17Parce qu'on était plutôt bien traité, parce que c'était mon métier.
20:21Parce que ça fonctionnait hyper bien.
20:22Parce que ça fonctionnait...
20:23Oui, mais alors tu vois, on était vachement épargnés du succès.
20:26Parce que comme on était dans notre coin Saint-Tropez, on n'avait pas le retour...
20:29Vous ne saviez pas que ça cartonnait ?
20:31On ne se rendait pas compte à ce point-là.
20:32Je ne sais pas, des dizaines et des dizaines de pays dans le monde, ça vous saviez ?
20:35Vous étiez complètement...
20:36On n'avait pas conscience de cet impact-là et on était très protégés parce qu'on était à Saint-Tropez.
20:41Et puis tous les postes clés, enfin beaucoup de postes clés étaient tenus par des femmes.
20:44Donc il n'y avait pas de pression sexuelle, il n'y a rien.
20:46Donc on a vraiment eu ce confort-là.
20:48Et quand on revenait, on était tellement épuisés qu'il fallait qu'on parte en vacances.
20:52Donc on n'était pas trop dans ce truc-là.
20:54Et puis à cette époque-là, il y avait autre chose, c'est que les séries télé étaient méprisables.
20:59Il y avait effectivement ce regard-là dédaigneux.
21:01C'est tout.
21:02Oui.
21:03Alors quand on regarde aujourd'hui, tu te dis, ben non en fait, ça passe...
21:05Mais bien sûr, quand on voit Sous le soleil d'hier et les séries d'aujourd'hui, on se dit, ben oui.
21:09Et bizarrement, c'est devenu iconique quand même.
21:11C'est tout à fait ça.
21:12Iconique.
21:13Mais quand on est toutes les trois dans un restaurant, maintenant on ne se voit plus toutes les trois dans un restaurant.
21:16Parce que sinon, on se retrouve avec plein de gens autour de nous.
21:18Mais ça justement, le regard de l'autre que tu as appris à ne pas prendre, à ne même pas entendre aujourd'hui.
21:26Mais à l'époque, il y a quand même, même si vous étiez préservé, il y avait le regard de l'autre.
21:29Il y avait le candiraton, il devait quand même arriver à taisorer un moment.
21:31Ce côté dédaigneux de, oui, mais elles font de la sous-télé, elles font du sous-cinéma.
21:35Oui, on nous disait qu'on faisait de la merde et on nous interdisait l'accès à tout ce qu'il y avait comme casting, cinoche ou des télés 90 minutes à 20h30.
21:44Et comment est-ce qu'on accepte d'entendre ça sur son propre travail ?
21:49On se dit, c'est pas grave.
21:50Tu t'aperçois que c'est quand même la réalité.
21:52Et quand un jour, j'ai voulu quitter Sous le soleil, il y a un des directeurs de la fiction TF1 qui me dit, ben c'est bien simple, tu quittes Sous le soleil.
21:59Nous, on a besoin de toi dans Sous le soleil. Tu quittes Sous le soleil, je te crame partout, tu ne bosseras plus.
22:03Et du coup, tu es restée.
22:05Du coup, je suis restée.
22:06Tu as fait le spin-off.
22:07J'ai fait le spin-off, mais quelques années plus tard.
22:09Mais le spin-off, j'étais ravie de le faire.
22:11J'étais ravie, on a empilé avec l'équipe, on était trop content de se retrouver.
22:15Et on a travaillé dans des conditions qui étaient plus douces, un peu moins rudes, un peu moins raides.
22:19C'était très chouette.
22:20Et puis, j'avais aussi un vrai travail en production.
22:25C'est-à-dire que j'étais au casting avec le directeur de casting, j'étais au texte.
22:29J'avais vraiment quelque chose qui me ressemblait plus.
22:33J'avais fait de la production avant et je me retrouvais dans quelque chose où je n'étais plus la comédienne qui accepte de dire son texte.
22:39Qui accepte de dire son texte et à qui on demande d'être canon.
22:42Oui, mais ça faisait partie du truc.
22:44C'est pour ça que, tu vois, une fois qu'on s'était fait nos journées qui duraient entre 12 et 14 heures, toutes les trois, on allait faire du sport.
22:51Mais est-ce que le concept de la femme objet, tu le ressentais ?
22:57Non, parce qu'on était, au final, on était les trois nanas qui faisaient la série.
23:04Et que pour cette époque-là et pour cette sorte de série-là, c'était un regard de femme sur la société.
23:11C'était la problématique des femmes.
23:13C'était que des...
23:14Enfin, c'était les trois nanas.
23:15C'était les trois points de vue.
23:16C'était les trois points de vue, mais c'était les trois femmes.
23:18Exactement.
23:19Et je pense qu'on aurait pu continuer longtemps à réinventer et à atterrir sur Desperate Housewives, à la française, parce qu'on a mûri.
23:29Et ce que prouve la vie, qui est quand même souvent beaucoup plus forte que la fiction, c'est que ces trois femmes, elles sont restées amies et qu'on est des espèces de maîtres et talons les unes pour les autres.
23:39On voit où est l'une ou est l'autre et il y a une espèce de sororité, de choses hyper fortes entre nous trois qui est dingue, qui a dépassé la fiction.
23:53Est-ce que cette période-là, la période sous soleil, j'entends qu'elle est quand même d'un point de vue sororité, d'un point de vue apprentissage aussi, un petit peu du métier, était vraiment bien.
24:04Après, il a fallu que tu te réinventes, sans changer de métier, mais en tant que comédienne, qu'on te voit dans un autre rôle que Caro.
24:12Ça, ça passe crème ou là, ça devient vraiment compliqué ? Et là, ça finit par traumatiser un peu ?
24:19Il y a eu la traversée du désert, elle a fait de la merde, elle a fait du sous le soleil, on ne peut pas l'engager.
24:25De toute façon, elle est nulle comme comédienne, elle a fait sous le soleil.
24:27Et puis, j'ai décroché des petits rôles et puis j'ai bossé dans une botte de production en tant que productrice.
24:32Et puis, j'ai animé des émissions. Et puis, le producteur avec lequel je travaillais à l'époque a commencé à vriller, à mal se comporter.
24:39Ça, c'est fini chez les flics. Donc, tu dis, waouh, qu'est-ce qu'on fait de ça ?
24:45Il n'a pas été embarqué dans le wagon des MeToo.
24:50Donc, c'est encore pire. Là, tu dis, ouais, mais quoi alors ?
24:55En fait, moi, j'ai un problème avec la blessure d'injustice.
24:57Tu sais, on a tous nos blessures d'âme et moi, la blessure d'injustice, ça me fait trop mal.
25:01Et je me dis, mais il faut que j'aille voir ailleurs, il faut que je trouve autre chose.
25:04Donc, il y a le spin-off de Sous le soleil. Ça remet un peu de choses chouettes.
25:08Après, il y a les spectacles que je fais pour enfants. Je fais beaucoup de spectacles pour enfants.
25:11Des livres, je fais des livres pour enfants. Donc là, c'est plutôt chouette. Et puis après, il y a...
25:17De nouveau un peu le vide, quoi.
25:19De nouveau un peu le vide, mais il y a des petites choses.
25:21C'est-à-dire que c'est un peu comme un jeu de poker. Tu dis, à un moment donné, je vais avoir la main.
25:24Ça va revenir, ça va revenir. C'est pour ça que c'est hyper difficile quand tu es comédien et que ça marche de temps en temps,
25:30mais pas toujours. Tu vois que c'est des on-off, de dire je lâche tout.
25:33Parce que tu dis, peut-être demain, mon agent m'appelle, il me décroche le rôle.
25:36C'est ça.
25:37C'est ça. Et c'est ça qui est difficile. C'est de se dire, ben, je lâche tout irrémédiablement et ça ira.
25:44Et il y a le moment où je suis sophrologue et où mon agent m'appelle en me disant,
25:48ah, mais il y a tel casting qui voudrait te voir. Non, je ne vais pas y aller.
25:51Comment ça, tu ne vas pas y aller ? Ben non, en fait, maintenant, j'ai un autre métier.
25:55C'était récemment, ça ?
25:56Ça arrivait quand je me suis installée en Camaray et régulièrement.
25:59Ok, donc récemment, quoi.
26:00Oui, il y a quelques années, il y a 4-5 ans.
26:02Et là, c'est fini cette année ?
26:04J'ai refusé tous les castings.
26:07On parlait de résilience, mais est-ce que cette période-là, toute cette longue période de cette carrière-là,
26:16cette autre carrière, la carrière avant, elle a laissé quand même des traumas que tu continues à gérer au quotidien ?
26:23Tu sens qu'il y a des choses qui reviennent, qui remontent parfois, qu'il y a des blessures qui sont fermées, mais pas cicatrisées.
26:29J'ai fait un bon travail, j'ai vraiment fait un gros travail, donc je n'ai pas l'impression.
26:34C'est plutôt des automatismes, tu vois.
26:36C'est plutôt des choses qui vont me servir dans tout ce que je fais sur Instagram.
26:39Et je retourne sur la question tout à l'heure, est-ce que tu t'aimes aujourd'hui ?
26:42Aujourd'hui, je m'accepte bien et je me veux du bien.
26:48Et il a fallu combien de temps, tu crois, pour te dire que tu te voulais du bien ?
26:54Très longtemps, parce qu'entre le moment où tu dis « je me fais du bien » et le moment où tu te déplies pour te mettre en condition et pour faire en sorte de te vouloir du bien,
27:05c'est-à-dire, moi je vois des gens qui me disent « mais bien sûr que je vais être heureux, mais bien sûr que je me veux du bien ».
27:09« Qu'est-ce que tu mets en place ? Comment tu te protèges de ton sommeil ? »
27:13« Ah non, mais ça va, je n'ai pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil, la personne n'arrive comme ça. »
27:18« Qu'est-ce que tu mets en place sur l'alimentation ? »
27:20« Non, mais moi, le sucre, ça ne me fait rien et je peux boire 15 cafés par jour, tout va bien. »
27:26C'est ça aussi, comment je fais, qu'est-ce que je mets en place.
27:29Aujourd'hui, ça fait plusieurs années que je me veux du bien, que je suis vraiment dans mon équipe et que j'applique ce que je propose,
27:37puisque je trouve que ce serait trop facile et j'applique ce que je propose avec l'observation des réseaux sociaux
27:43qui fait que les gens voient exactement ce que ça me fait.
27:46C'est-à-dire qu'il y a des moments où je tombe et je le dis, je dis « je suis au fond du trou et voilà ce que je veux mettre en place pour en sortir. »
27:51Parce qu'il y a eu ça, ça, ça et ça m'a fait exploser en vol, mais j'ai les outils et je vais m'en ressortir.
28:00Il y a une notion qu'on n'a pas abordée et que je voudrais… Tu m'en parles parce qu'elle est intéressante chez toi,
28:04c'est quand on parle de féminisme, que tu es féministe, mais ton féminisme, c'est un inclusif et ça inclut les hommes.
28:11Oui.
28:12Parce que quand on entend ton parcours de vie, on se dit que ce n'est pas facile d'en arriver à cette conclusion-là,
28:18qu'il faut inclure les hommes quand soi-même, on n'a pas forcément, par l'exemple du producteur, il y a des autres exemples,
28:23on n'a pas été hyper bien traité dans sa vie.
28:26Mais ce n'est pas parce que je me suis fait violer ou agresser sexuellement par des hommes, par une poignée d'hommes,
28:33que je vais condamner tous les hommes.
28:37Enfin, ça n'a pas de sens.
28:39Ça n'a pas de sens, mais ce n'est pas le cas pour…
28:41Bien sûr.
28:42Ce n'est pas un discours… On ne va pas dire que c'est le discours qu'on entend le plus.
28:45Mais c'est pour ça que je me suis fait accompagner et c'est pour ça qu'aujourd'hui, je suis capable d'être heureuse aux côtés d'un homme.
28:52Je ne peux pas mettre tout le monde dans le même panier.
28:54Et j'ai éduqué un fils qui est féministe et qui est très respectueux des femmes et qui partage la charge mentale.
29:03Enfin, pour qui c'est normal.
29:05Je pense que notre rôle de femme, c'est aussi d'éduquer nos fils pour que nos filles ou les filles des autres hommes et des autres femmes n'aient pas à les craindre.
29:15Et ça se fait ensemble, l'éducation d'un enfant.
29:17Moi, mon fils, je ne l'ai pas éduqué toute seule.
29:19Tu vois, il avait un père et qui lui a indiqué…
29:22Et on était d'accord sur cette façon d'éduquer.
29:24Donc oui, bien sûr, je trouve que le féminisme…
29:28Moi, j'ai envie de le vivre comme ça, en tous les cas.
29:30Ma transition va être très compliquée après ce que tu viens de dire.
29:33C'est pas grave.
29:34Je peux chanter une petite chanson ou faire un numéro de claquette si tu veux.
29:36Oui, tu peux.
29:37On va faire quatre questions rapides pour Clore.
29:39Et je voudrais d'abord utiliser…
29:41Parce que ton livre, il y a plein de…
29:43Enfin, on comprend ce qu'est la sophrologie.
29:45On peut faire plein d'exercices rien qu'en lisant ton livre physique et des exercices réfléchir sur soi à travers tous les petits tips.
29:53J'essaye, j'ai essayé, j'ai essayé.
29:54J'ai mis beaucoup de temps pour l'écrire.
29:56Mais si aujourd'hui, je te demande vraiment en manière concise, l'exercice le plus simple pour débuter qu'on peut faire sur soi, c'est quoi ?
30:05C'est respirer…
30:06La cohérence cardiaque.
30:07La cohérence cardiaque.
30:08Inspirer pendant cinq secondes, expirer pendant cinq secondes et le tout pendant cinq minutes.
30:14Si vous n'êtes pas confortable avec cinq secondes, vous faites quatre ou six secondes.
30:18Trouvez votre rythme.
30:19Normalement, ça devrait vous équilibrer.
30:21Ça équilibre en cinq minutes.
30:23Si on le fait trois fois par jour, pendant trois heures à chaque fois, ça va vous porter.
30:27Ça devrait avoir vraiment un impact très important sur votre vie.
30:30Je te fais quatre questions rapides, quatre réponses rapides du coup.
30:39Ton vrai luxe, si tu en as un dans la vie ?
30:42De prendre le temps d'interagir avec les gens que j'aime.
30:45Ton refuge ?
30:47Les animaux, la nature.
30:49Une journée parfaite ?
30:51Si la perfection existe, mais oui, ton idéal de journée…
30:54Rire et être entourée des gens que j'aime le plus, que ce soit des humains ou des animaux.
31:00Rire et qu'il y ait du rire et de l'amour.
31:03Voilà.
31:04Et si tu avais pu choisir un autre destin ?
31:06Tu aurais choisi quelque chose d'autre ou tu prendrais ça ?
31:09Ah, j'aurais bien aimé être psychiatre.
31:12Comme tu disais.
31:13Voilà, être psychiatre.
31:14Eh bien, merci Adeline Bondio.
31:16Merci Charlotte.
31:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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