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  • il y a 4 mois
Le PDG du numéro un mondial du luxe LVMH, a accusé samedi Gabriel Zucman de mettre "au service de son idéologie (...) une pseudo-compétence universitaire", le qualifiant de "militant d'extrême gauche", dans le journal britannique Sunday Times.

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Transcription
00:00Olivier Faure, il y a un homme qui n'est à ma connaissance ni patron ni milliardaire qui critique également cette taxe Zuckman,
00:05en tout cas qui dit, il faut sans doute l'améliorer, c'est quelqu'un que vous connaissez probablement,
00:09qui s'appelle François Hollande, qui a été président de la République. Il était avec nous la semaine dernière.
00:14Il n'y a pas de tabou, il n'y a pas de fétichisme. Si on veut intégrer les actifs professionnels, il faut que le taux soit très très bas.
00:19Donc pas 2% ?
00:20Pas 2%. Il vaut mieux avoir un rendement qui soit dans le temps plutôt que d'avoir une fois une prise
00:27et puis ensuite un risque qu'il n'y ait une évasion et donc un exil.
00:321% c'est trop, dit François Hollande, notamment parce que ça cible aussi le patrimoine professionnel.
00:37Et on va en parler parce qu'il y a une fronde aujourd'hui d'une partie des patrons de la French Tech.
00:41François Hollande s'y connaît un petit peu en impôts. C'est lui qui avait inventé la taxe à 75%
00:45et qui a eu beaucoup de mal à avoir le jour. Finalement, est-ce que vous êtes prêts à amender votre projet ?
00:50Je vais vous donner les noms de trois hommes. Messieurs Bati, Rudel et Thiberge.
00:55Ils sont les patrons de trois entreprises de la tech, justement.
00:59Non, attendez, d'abord...
01:00Tataïku, Criteo, Revu.
01:01On en vient à la tech.
01:02On en vient à la tech.
01:02Pourquoi je vous dis ça ? Parce que ces trois-là, aujourd'hui, viennent de signer une tribune en disant
01:06nous sommes demain passibles potentiellement de la taxe Zuckman.
01:10Eh bien, nous sommes prêts à la payer.
01:12Vous avez raison, il y a ces trois patrons-là qui ont dit ça, mais il y a aussi Arthur Mensch,
01:16le patron du ministral...
01:17Oui, qui n'a pas tout à fait dit ça, mais qui n'a pas dit non plus qu'il ne fallait pas les imposer.
01:19Attendez, attendez, je termine ma question.
01:20Donc, il a dit, je n'ai rien contre une taxation des plus hauts revenus, ce serait une mesure de justice,
01:23mais dans le cas présent, cette taxe Zuckman, si on me l'impose demain matin,
01:26je ne peux pas la payer de par la structure de ces entreprises qui ont un capital important,
01:31plusieurs milliards d'euros, mais qui ne sont pas cotées en bourse.
01:33Et donc, si on leur demande 10 millions d'impôts, il dit, je ne peux pas aller trouver ces 10 millions
01:38et mon banquier ne me prêtera pas 10 millions pour aller voir.
01:40Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a un problème avec ces entreprises-là pour la taxe Zuckman ?
01:44Oui, il y a un problème, mais qui a été résolu.
01:47Et d'ailleurs, ces trois hommes que je viens de citer disent les choses aussi très simplement.
01:53D'abord, on pourrait se retrouver avec Arthur Mench, qui est le patron d'une licorne
01:58et qui va donc avoir, dans un premier temps, d'immenses cotations,
02:04mais en même temps qu'il n'a pas de liquidité.
02:05Il n'est pas coté en bourse.
02:05Il n'est pas coté en bourse.
02:06Il voit son entreprise, il lève des fonds, mais il ne se sert pas de revenu
02:11à la hauteur de ce qu'on pourrait lui demander.
02:14Et donc, il dit, pour l'instant, je ne peux pas payer.
02:16Et ça, il a raison.
02:17Mais en revanche, là où vous pourrez tout à fait...
02:19Mais vous faites quoi dans son cas ?
02:20Justement, j'y viens.
02:22Et c'est ce que disent à la fois Zuckman et ce que disent ces trois hommes ce matin.
02:25Ils disent, en fait, il peut payer en action.
02:29Il va donner à l'État, ça peut être un petit bout de son entreprise.
02:31Alors attendez, c'est fini.
02:32Il va, dans un premier temps, donner des petits bouts de son entreprise.
02:36Très peu.
02:37Mais enfin, il va donner des petits bouts de son entreprise.
02:38On va nationaliser Mistral.
02:40Donc, on va...
02:42Non, non, attendez, c'est beaucoup plus compliqué que ça.
02:45Mais l'État s'engage à ne pas revendre.
02:48L'État s'engage à laisser les droits de vote dans l'entreprise
02:51à ceux qui sont les créateurs de l'entreprise.
02:53Et s'engage aussi à permettre à ceux qui sont à l'origine de l'entreprise
02:58de pouvoir racheter au taux nominal.
02:59Donc, racheter au taux qui était celui de leur imposition les années précédentes
03:04quand ils auront enfin des liquidités qui leur permettront de payer.
03:07Mais ça veut dire que tout doucement, l'État devient actionnaire minoritaire
03:10puis un jour majoritaire de Mistral, par exemple.
03:12Non, pas du tout.
03:13Ça veut dire que dans quelques années,
03:15quand ces gens-là auront enfin des liquidités
03:17et seront vraisemblablement très riches,
03:19ils pourront racheter à l'État les actions qu'ils avaient concédées à l'État
03:23dans un premier temps.
03:24Voilà ce que ça veut dire.
03:25Ça veut dire qu'en réalité, il n'y a aucune difficulté.
03:28Et vous savez, si vous étiez très riches
03:31et que vous aviez la chance de pouvoir négocier vos impôts chaque année,
03:35vous sauriez qu'à Bercy, on est habitué depuis longtemps à négocier
03:39avec les grandes fortunes et que ça ne se passe pas comme ça
03:42et que c'est beaucoup plus clément que pour celles et ceux
03:44qui malheureusement, eux, le coup près tombe.
03:47Et quand ça ne marche pas, c'est saisi sur leurs biens mobiliers.
03:50Je note que vous m'avez répondu sur les patrons de la French Tech,
03:52mais pas sur François Hollande qui dit 2% c'est trop.
03:56Ah ben, François Hollande dit ce qu'il veut.
03:58Moi, je suis pour la taxe Zuckman.
04:00Donc à 2%.
04:00Vous ne parlez pas de ces sujets-là.
04:02Mais c'est une taxe différentielle.
04:04Il faut bien aussi comprendre qu'en fait, c'est même pas...
04:07Ce n'est pas forcément 2%.
04:08Voilà, on leur dit on va leur piquer 2%.
04:10Ce qui n'est pas grand-chose.
04:12Reconnaissez que pour des gens qui ont plus de 100 millions de capital,
04:14on leur prend 2%, ça va, ils ne vont pas mourir.
04:17Et ils pourront continuer à acheter des hors-bords et des yachts.
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