00:00Qu'est-ce que ça veut dire pour un État qui souhaite se faire respecter de prononcer 130 000 obligations de quitter le territoire français quand il n'y en a que 11% qui sont exécutés ?
00:16Qu'est-ce que ça veut dire les OQTF quand votre collègue et notre ami Louis Dragnel a recueilli la confidence du Président de la République, la promesse du Président de la République il y a quelques années et cette promesse disait demain, l'année prochaine, il y aura 100% des OQTF qui seront exécutés.
00:44C'est ma promesse, a-t-il ajouté, c'est ma promesse.
00:50Donc il faut imaginer la maman de Philippine qui dit ce matin, elle était là où elle devait être, elle sortait de Dauphine, c'était pour le week-end, pour aller rejoindre son appartement, lui n'avait pas à être là où il était.
01:10Alors d'autant moins qu'il avait déjà été condamné en 2019 pour un viol dans la forêt du Val-d'Oise.
01:18Donc là, il y a une défaillance politique majeure, les hommes politiques dorment chaque nuit.
01:28Et pendant ce temps-là, il y a 130 000 OQTF qui sont des individus dangereux par définition, qui se promènent sur le territoire national et donc on est à la merci d'une nouvelle Philippine à chaque minute de notre vie.
01:43Je parle à tous les parents de France qui ont peur pour leurs filles qui sortent à 8h du soir partout en France.
01:52Les OQTF, 130 000.
01:55Ce sont des armes par destination.
01:56Et deuxièmement, j'allais dire plus grave encore, le Conseil constitutionnel a donc censuré la loi Marlex qui visait à allonger le délai de rétention.
02:14Pas beaucoup, mais un petit peu, pas assez, mais on est tenu par les normes européennes, là comme ailleurs.
02:22Et le Conseil constitutionnel a jugé que ça n'était pas nécessaire.
02:30Parce que le Conseil constitutionnel n'est plus le Conseil constitutionnel de Michel Debré.
02:40Du temps où il avait pour seule vocation de vérifier la conformité des lois à la Constitution.
02:47Aujourd'hui, le Conseil constitutionnel, c'est une cour suprême qui rejoint le combat des minorités pour parler comme eux.
02:57C'est-à-dire qu'en fait, on a instauré la double préférence.
03:03La préférence du délinquant sur l'innocent et la préférence de l'étranger sur le national.
03:12Voilà le Conseil constitutionnel.
03:14C'est une honte.
03:15Cette institution, c'est déshonoré.
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