Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 an
Sandrine Rousseau était l'invité de BFMTV ce mercredi 17 septembre. La député Écologiste et Social de Paris a évoqué différents sujets: dette française, manifestations du 18 septembre, nouveau Premier ministre...

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Non mais évidemment que j'irai manifester, évidemment que j'irai soutenir les manifestants.
00:03Je suis très très surprise, enfin surprise et pas en fait, de l'ampleur de la mobilisation qui s'annonce.
00:09Tous les syndicats disent que c'est une journée qui s'annonce historique.
00:12Et évidemment je serai avec les salariés qui seront dans la rue, bien sûr.
00:16Et avec en plus force et solidarité et joie.
00:21Qu'est-ce que vous attendez de cette manifestation ?
00:23Mais que la révolte qui est en cours dans le pays s'exprime.
00:27S'exprime, parce qu'aujourd'hui elle est tue, elle est effacée, elle est étouffée de mille et une manières.
00:33Et d'ailleurs on le voit dans la manière dont on traite cette manifestation qui n'est abordée que sous l'angle des débordements qu'elle pourrait générer.
00:40Alors que ce que veulent exprimer les gens qui sont dans la rue, vous savez, perdre une journée de salaire aujourd'hui,
00:46compte tenu des difficultés dans lesquelles se retrouvent énormément de salariés, c'est pas un petit sacrifice.
00:51Et s'ils le font, c'est pour dire véritablement qu'ils tiennent absolument au service public dont ils ont la charge.
00:57Enfin moi, je pense qu'il y a un sujet qui est le service public, je m'arrête juste après.
01:03Mais là il va y avoir beaucoup de salariés du service public qui vont aller dans la rue.
01:06Oui, c'est ce que j'allais vous dire, vous parlez de révolte, c'est la révolte du service public.
01:10Pas que.
01:10Et des fonctionnaires qui le plus souvent sont dans ces manifestations inter-salidales.
01:15Alors pas que déjà, pas que.
01:17Et ensuite sur le service public, moi je voudrais en dire deux mots parce que le service public,
01:22les gens ont accepté des conditions de salaire qui étaient plus faibles que dans le privé pendant bien longtemps.
01:28Et au nom de quoi ? Au nom d'un sens du service public.
01:30C'est-à-dire que la mission, le travail qu'ils faisaient avait un sens et ils participaient à un projet national.
01:36Et en fait aujourd'hui, on le voit avec les enseignants, la moitié des postes ouverts au concours d'enseignants ne trouvent même pas de candidats.
01:45Tellement ces métiers qui étaient pourtant enviés dans la population aujourd'hui sont tout à fait relégués.
01:52Et en fait, il y a tellement plus de sens, on comprend tellement plus ce qu'on fait, le service est tellement dégradé
01:57que la mission de service public, qui était vraiment une mission extrêmement noble,
02:01qui était à dire que quel que soit le niveau social, quelle que soit l'origine, quel que soit le quartier dans lequel vivaient les personnes,
02:08eh bien ils avaient le droit à une éducation pour leurs enfants de très haute qualité.
02:11Ils avaient le droit à des soins à l'hôpital de très haute qualité.
02:14Tout ça est en train de s'effondrer littéralement.
02:17Et donc ces gens là vont aller dire dans la rue qu'ils tiennent à ça, qu'ils tiennent à leur travail, qu'ils tiennent à leur sens du travail.
02:23Et bravo à eux de le faire.
02:24Est-ce que ça s'effondre aussi parce que pendant trop d'années, on n'a pas voulu réformer,
02:29que notamment la gauche s'est opposée à beaucoup de réformes pour améliorer aussi l'organisation de l'hôpital ?
02:37Ou lorsque parfois elle a été au pouvoir, elle a plutôt renforcé la suradministration des hôpitaux ?
02:42Parce que vous dites les soignants qui se plaignent beaucoup, c'est vrai qu'ils se plaignent beaucoup,
02:46mais ils se plaignent aussi beaucoup parce qu'il y a trop d'administration dans les hôpitaux.
02:50Oui, alors parlons de l'administration dans les hôpitaux, pas de problème.
02:54La tarification à l'acte, la T2A, a été mise en place par un gouvernement de droite.
02:58Bah oui, et donc en fait, c'est pas la gauche qui l'a fait.
03:01Et par ailleurs, je vais vous parler aussi de la psychiatrie, par exemple, dans l'hôpital public,
03:05sur lequel j'ai fait une mission d'information avec Nicole Dubré-Echira.
03:09Et en fait, c'est un état absolument dramatique.
03:12Et aujourd'hui, la psychiatrie est largement déplacée vers le privé.
03:17Et aujourd'hui, les patients en psychiatrie qui sont accueillis par le privé
03:20génèrent les marges les plus importantes pour les cliniques privées.
03:25Donc en fait, on a vraiment un décalage d'un service public utile à tous
03:29vers un service de profitabilité privée.
03:32Et en fait, c'est ça qu'on ne veut pas en France parce que c'est un choix radical
03:36qu'on a fait à la sortie de la guerre, qui est un choix noble,
03:38qui est un choix vraiment qui nous fait honneur,
03:40qui est de dire que oui, on met beaucoup de notre richesse en commun
03:43pour faire en sorte que chacun ait des droits équivalents,
03:47quel que soit son niveau de richesse.
03:48Et en fait, c'est beau.
03:49C'est ça, les valeurs de la France.
03:51On a une impression de décalage entre la mobilisation et les débouchés politiques.
03:57Les débouchés politiques à gauche, j'entends.
03:59C'est-à-dire qu'on voit une gauche qui peine à tenir le mouvement
04:02et faire en sorte que ça ne parte pas dans tous les sens.
04:05C'est la même chose à la fête de l'Huma.
04:06Alors qu'il y a une époque, dans les années 70,
04:09en réalité, la gauche avait un véritable service d'ordre,
04:11avait un mouvement, avait un encadrement qui était beaucoup plus fort.
04:15On sent aujourd'hui...
04:17Vous pouvez rire un...
04:17Ah bah oui, oui, je ris, oui.
04:18Je ne sais pas trop la pondre, mais je ris, oui.
04:21Très bien, tant mieux.
04:23Poursuivir, Raphaël.
04:24Ensuite, on a l'impression aussi d'un manque de débouchés politiques.
04:28C'est-à-dire avec une gauche qui finalement,
04:30et je ne dois pas être la première à vous l'avoir dit,
04:32qui finalement investit le sujet sociétal
04:34et très peu la question sociale aujourd'hui,
04:37et qui en plus, et qui en plus,
04:39je vais terminer de vous faire rire là-dessus,
04:41n'a pas un programme commun
04:42et ne se montre pas unie aujourd'hui.
04:45Et on a du mal à voir quel débouché politique, justement,
04:48de ce type de mobilisation,
04:50autre que les images peut-être de casques que l'on va voir.
04:55Est-ce que vous l'entendez ?
04:56Est-ce que...
04:56Je vois que vous ne le prenez pas au sérieux,
04:57et c'est tout à fait votre droit,
04:59mais est-ce que vous n'avez pas l'impression parfois
05:00qu'il y a quelque chose de presque stérile,
05:02qui n'accouche pas d'un véritable débouché ?
05:05Ce qui est bien, c'est que vous enfilez les clichés
05:07comme les perles sur un collier,
05:08donc on va les prendre les uns après les autres.
05:10C'est pour ça que vous êtes en fait.
05:11C'est-à-dire qu'à la fête de l'Huma,
05:13il y a un service d'ordre,
05:14et qui est extrêmement efficace par ailleurs.
05:15On a même dû changer l'adresse,
05:17vous savez très bien.
05:18Il y a un service d'ordre qui est parfaitement efficace,
05:21et j'en ai bénéficié d'ailleurs à la fête de l'Huma,
05:25et je salue tous les bénévoles
05:26et toutes les personnes qui ont assuré cette fête de l'Huma.
05:29Non, mais la fête de l'Huma,
05:31il y avait plus de 660 000 personnes qui y ont participé,
05:34c'est un record historique,
05:36et tout s'est extrêmement bien passé.
05:38Donc ça, c'est la première chose.
05:39La deuxième chose sur le fait qu'il va y avoir des violences,
05:43c'est à peu près à chaque fois le même refrain
05:45avant chaque manifestation,
05:47et j'entendais ça de manière continuelle
05:50et en boucle avant le 10 septembre.
05:51Il ne s'est rien passé.
05:52La seule chose qui a eu lieu,
05:53c'est une espèce d'incendie
05:55le long d'un mur d'un restaurant
05:57qui a été une image fixe sur votre chaîne
05:59pendant à peu près deux heures,
06:01puisque je l'ai moi-même vue,
06:02et qu'à partir du moment où la procureure d'Île-de-France
06:05a dit que c'était les policiers
06:07qui, par une grenade lacrymogène,
06:09avaient mis le feu...
06:10Il y a eu quand même...
06:10Ça s'est arrêté !
06:12Ça s'est arrêté !
06:12Oui, je suis allée les voir...
06:14Non, je suis allée voir les gens...
06:15... sur les tensions avec...
06:16Oui, et aucune mise en examen aujourd'hui,
06:20aucun déferment devant le tribunal.
06:23Donc en fait, oui, il y a des gardes à vue
06:24pour parler dans les journaux.
06:26Il n'y a aucun déferment
06:27en comparution immédiate.
06:29Il n'y a pas d'abri du jour.
06:30Vous vous tirez, Marc-Potin.
06:31Et par ailleurs, sur le nouveau...
06:33Et par ailleurs, sur le projet...
06:35Et par ailleurs, sur le projet,
06:37vous disiez que nous n'avions pas
06:39de projet commun de la gauche.
06:41Il y a un projet, ça s'appelle
06:42le nouveau Front populaire.
06:43Mais vous oubliez bien que ça...
06:44Non, ce que je veux dire, c'est que...
06:46Non, mais non, non, non,
06:47ils se sont désolidarisés...
06:49Mais non, ils ne se sont pas désolidarisés
06:51du programme du nouveau Front populaire.
06:52Je n'ai pas eu l'impression
06:53que les socialistes et les filles
06:54marchent du même pas.
06:55Alors, les socialistes ont fait
06:56un contre-projet,
06:57mais le nouveau Front populaire...
06:59Non, mais le nouveau...
07:00Oui, mais enfin, là,
07:01ils vont discuter avec le Premier ministre.
07:03Vous avez entendu
07:03ce qu'ils ont dit à la sortie.
07:05C'est qu'en fait,
07:05ils n'avaient rien à dire.
07:06Donc voilà, moi, je pense
07:07qu'il y a des stratégies différentes.
07:09Il ne peut pas y avoir de majorité
07:12de gouvernement avec les filles
07:14pour les socialistes.
07:14Enfin, il a surtout dit
07:15que pour l'instant,
07:16il n'y en avait pas avec le cornu.
07:17Donc voilà, vous entendez
07:18ce que vous voulez.
07:19Moi, j'entends que...
07:20Donc vous, vous croyez encore
07:21à l'unité...
07:22Mais ce sera obligatoire.
07:23En plus, il y a une dissolution.
07:24Mais ce sera obligatoire.
07:25S'il y a une dissolution,
07:26en plus, il y aura forcément une union.
07:27Non, ce que je veux dire simplement,
07:28c'est que...
07:28On va pas rentrer dans la polémique,
07:29mais on a l'impression
07:30qu'il n'y a pas assez
07:31de dépenses publiques en France,
07:32qu'il n'y a pas assez d'impôts.
07:33Alors que nous sommes numéro 1
07:34du monde des dépenses publiques
07:35par rapport à notre richesse.
07:36Il n'y a pas un pays
07:37qui fait plus que nous.
07:38On est d'accord,
07:38c'est les chiffres du FMI,
07:39de l'OC2.
07:40Donc il faut arrêter de dire
07:40qu'il n'y a pas assez
07:41de dépenses publiques.
07:41Le problème, c'est que les dépenses publiques,
07:42elles sont là,
07:43mais elles sont mal utilisées.
07:45Effectivement, ce qui a le plus augmenté
07:46ces dernières années,
07:47ce sont les dépenses...
07:47C'est les aides aux entreprises.
07:48Non, pas du tout.
07:48Merci.
07:49Ce sont les dépenses de fonctionnement.
07:50C'est très bien que ce chiffre est faux
08:02qui fait guillempre.
08:05Niche fiscale dénoncée
08:06par la Cour des Comptes.
08:07Non, mais c'est ça le problème.
08:08Mais si, niche fiscale dénoncée
08:09par la Cour des Comptes.
08:10Il faut regarder les chiffres
08:11d'un point de vue global,
08:12en commun de l'écran économique.
08:13Nous sommes numéro 1
08:14du monde des dépenses
08:14qui est le plus augmenté, justement.
08:16Il faut regarder les chiffres de l'INSEE.
08:17Moi, je n'invente rien.
08:18Ce sont les dépenses de fonctionnement.
08:20100 milliards d'euros d'augmentation
08:21depuis 2021.
08:22Moi qui le dis, c'est l'INSEE.
08:23Et donc, à partir de là,
08:25c'est effectivement
08:25tout un changement de paradigme
08:27qu'il faut faire.
08:28Donc, dire qu'on va augmenter
08:29bêtement la dépense publique,
08:30on sait très bien
08:30que ça ne marche pas.
08:31Ça ne fonctionne pas.
08:32Donc, le problème est là.
08:33C'est que, dans le même temps,
08:34si vous augmentez les impôts,
08:35on l'a dit tout à l'heure,
08:36vous allez casser l'activité économique.
08:38Donc, c'est ça.
08:38Vous n'avez pas de vrai programme économique.
08:40Ah, si, si.
08:41Alors, attendez, attendez,
08:42s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
08:43Oui, alors, allez-y, Jean-Marc Chilès,
08:45mais après, j'aimerais qu'on revienne
08:46sur demain, spécifiquement.
08:47Vous êtes économiste.
08:48Tout à fait.
08:49Vous êtes de formation économique.
08:50Ah, ben, j'ai un doctorat d'économie.
08:51Oui, oui.
08:5355% des dépenses publiques et sociales
08:56représentent du PIB.
08:59Les dépenses sociales et privées
09:00dont parle...
09:0157, 57.
09:0257.
09:03Bon, enfin, c'est 57.
09:0657%.
09:07Ça veut dire que plus de la moitié
09:08de la population
09:10vivent sur des revenus de redistribution
09:12par l'État.
09:13C'est un choix que nous avons fait.
09:15Ça veut dire que
09:16un type normalement constitué,
09:19il a presque plus intérêt
09:20à essayer d'avoir des recettes de l'État
09:23que des recettes de la création de richesses.
09:25Mais c'est incroyable.
09:26C'est ça, l'économie.
09:27C'est incroyable.
09:28Non, parce que,
09:29contrairement à bien d'autres pays dans le monde,
09:31vous n'avez pas à vous inquiéter
09:33que vos enfants fassent des études supérieures
09:35parce que vous n'avez pas à payer
09:36les études supérieures,
09:37vous n'avez pas à payer l'école
09:38ni le collège.
09:39Non, mais vous n'avez pas à payer l'hôpital
09:42quand vous êtes malade
09:43et vous n'avez pas peur
09:44des soins qu'on va vous prodiguer
09:46précisément parce que nous avons fait ce choix
09:48à la fois radical
09:49et encore une fois
09:50qui est l'honneur de la France,
09:52qui sont les valeurs de la France,
09:53qui est de dire que
09:54quel que soit votre niveau économique,
09:57social, tout ce que vous voulez,
09:58vous pouvez entrer dans un hôpital
10:00et vous aurez les mêmes soins
10:01de la même qualité
10:02avec des plateaux techniques,
10:03avec des plateaux techniques.
10:05Vous n'avez pas les moyens.
10:05Non, mais ça, on peut le faire
10:07avec moins de 57% du PIB.
10:08Évidemment que si.
10:09Pas tous en même temps, s'il vous plaît.
10:11Dans ce cas-là, touchons les 200 milliards
10:13d'entreprises.
10:14Il faut toucher à tout,
10:15mais encore une fois,
10:17ce n'est pas 220 milliards.
10:18Je vais vous donner mon propre exemple.
10:19Moi, je viens de citer HLM d'Orly.
10:21Moi, je viens de tout en bas.
10:22Moi, la difficulté,
10:23je les ai vraiment connues.
10:24Ce n'est pas de la théorie.
10:25Donc, à partir de là,
10:26quand j'étais dans une cité HLM,
10:28mon seul but dans la vie,
10:30c'était de m'en sortir.
10:31Ce n'était pas de tout casser.
10:32Oui, vous avez bénéficié d'un HLM
10:34grâce à l'impôt.
10:36Justement.
10:36Voilà, vous avez bénéficié
10:37d'école publique,
10:38vous avez bénéficié
10:39d'associations.
10:41À partir de ce moment-là,
10:42à cette époque-là,
10:44il y avait 48% de dépenses publiques
10:46par rapport au PIB.
10:47Et j'ai réussi à m'en sortir.
10:49Aujourd'hui, j'ai eu de la chance,
10:51mais j'ai réussi à m'en sortir
10:52grâce à mes parents.
10:53Mais globalement,
10:53il y a l'État aussi.
10:55Mais tu n'es pas sûr.
10:56J'avais une bourse, tout à fait.
10:57J'avais une bourse.
10:58Effectivement, c'est pour ça,
10:59il faut remercier l'État français.
11:0248% du PIB de dépenses publiques.
11:04Aujourd'hui, on est à 57%.
11:05Or, dans les cités HLM,
11:06où je suis issu,
11:07quel est le taux de chômage
11:08aujourd'hui des moins de 25 ans ?
11:0960%.
11:10Quelle est la chance,
11:11quelle est la probabilité
11:12de s'en sortir dans les cités HLM
11:13aujourd'hui ?
11:14Donc, c'est la preuve
11:15que vous avez augmenté
11:16votre dépense publique,
11:17mais ça n'a pas fonctionné.
11:18Donc, moi, je suis pour la dépense publique.
11:19Mais précisément,
11:20parce qu'on ne l'a pas orientée
11:23vers les quartiers
11:24qui n'ont pas bénéficié
11:25à la hauteur des enjeux,
11:27de l'ANRU, etc.
11:28Il y a eu l'ANRU
11:29et il n'y a pas eu derrière.
11:31Et on l'a vu d'ailleurs
11:32avec Emmanuel Macron
11:33et Jean-Louis Borloo
11:34que vous receviez
11:35sur ce plateau
11:37ou à un autre horaire,
11:38je ne me souviens pas,
11:39récemment,
11:40et qui disait que, en fait,
11:41cette espèce d'abandon de l'État
11:42génère aussi une forme
11:43de ressentiment
11:44qu'il faut entendre.
11:45Oui, mais quand j'entends,
11:48par exemple,
11:49Jean-Marc Silvestre,
11:50pas tout sans même coeur,
11:51s'il vous plaît,
11:51dire que le crédit impôt recherche,
11:54il est absolument indispensable.
11:55La Cour des comptes
11:56a fait plusieurs rapports,
11:57pas un seul, plusieurs,
11:58pour dire que c'était
11:59une niche fiscale
12:00et qu'une partie
12:00était totalement inefficace.
12:01Donc, c'est cela
12:02qu'il nous faut regarder en face.
12:04Et par ailleurs,
12:05quand j'entends
12:05sur la taxe Zuckmann
12:06que ce serait du communisme,
12:08enfin, vraiment,
12:09je pense qu'il faut
12:10raison d'être.
12:10Ça, c'est le patron de la BPI
12:11qui l'a dit
12:12sur notre l'an ce matin.
12:13De 2% d'imposition.
12:15Je rappelle que si le SMIC
12:18avait suivi le niveau
12:19de progression
12:20des revenus
12:21des personnes les plus riches,
12:23aujourd'hui,
12:23le SMIC serait à peu près
12:24à 10 000 euros.
12:25Donc, on va se calmer.
12:26C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:27il y a eu un enrichissement
12:28éhonté des plus riches.
12:29Il est normal
12:30qu'il redonne
12:31une partie de cette richesse
12:32qui vient d'une forme
12:35de service public, etc.,
12:36à la société.
12:37On va parler des pistes
12:38pour faire des économies
12:40et la taxe Zuckmann,
12:41évidemment, sur la table.
12:44Alors qu'il y a ces négociations
12:45à Matignon.
12:45Mais juste avant,
12:46parce qu'il y a quand même
12:46le 18 septembre demain,
12:47les Français qui nous regardent
12:48se demandent un petit peu
12:49comment ça va se passer.
12:51Quels sont les blocages prévus,
12:53Samy ?
12:53Quel est le dispositif
12:55déployé pour ce 18 septembre ?
12:57Factuellement,
12:58c'est vrai qu'on peut le dire.
12:59Ça sera une mobilisation considérable
13:01puisque les autorités
13:02parlent de 800 000 personnes.
13:04La mobilisation
13:05dans la fonction publique
13:06est également extrêmement importante.
13:07Regardez le mouvement
13:09du 18 septembre.
13:09à part sur les lignes automatiques
13:121 et 14
13:12et également la 4,
13:15le trafic sera fortement perturbé
13:17parce que les chauffeurs
13:22en tout cas sont très mobilisés.
13:23Sur le RER également,
13:24le trafic sera perturbé.
13:26Du côté du TGV,
13:27ça se passera plutôt bien
13:28si vous partez.
13:30En tout cas,
13:3190% du trafic sera assuré.
13:33Un train sur deux,
13:34un intercité sur deux,
13:36trois TER sur cinq.
13:37Le RER, je le disais,
13:38sera très perturbé.
13:40Dans l'éducation nationale,
13:41les professeurs
13:42sont également très mobilisés.
13:4490 écoles
13:45qui seront fermées
13:46sur 626 à Paris.
13:4845% en tout cas
13:50de taux de grévistes à Paris
13:51et 33% à l'échelle nationale.
13:54Donc, beaucoup d'entreprises
13:55se sont organisées
13:56pour du télétravail
13:57pour pouvoir garder d'ailleurs
13:58les enfants
13:59et le dispositif de sécurité.
14:01On en parlait tout à l'heure.
14:02Il va être exceptionnel.
14:0380 000 policiers et gendarmes
14:05vont être mobilisés demain
14:08avec 10 canons à eux.
14:10Vous savez,
14:10ces fameux véhicules,
14:11les Centaures,
14:13on va y revenir dans un instant,
14:14qui vont être également déployés
14:16dans la capitale.
14:17On va voir à quoi
14:18ça ressemble un Centaure.
14:20C'est un peu
14:21l'équipement de pointe
14:22de la gendarmerie.
14:23Ce sont ces blindés-là
14:24qui sont équipés
14:25de visions nocturnes,
14:26de lanceurs de gaz lacrymogènes
14:29et qui vont être répartis
14:30à Paris,
14:31mais également en province.
14:33Ce qui est intéressant,
14:34c'est que 90 Centaures
14:36ont été commandés.
14:37Ça représente quand même,
14:38je le notais,
14:3867 millions d'euros,
14:40740 000 euros pièce.
14:42Et alors,
14:43vous parliez de la Cour des comptes
14:44tout à l'heure,
14:44Sandrine Rousseau,
14:45la Cour des comptes
14:45qui l'année dernière
14:47a estimé avoir de forts doutes
14:49sur l'adéquation
14:50de la flotte de Centaures
14:51à l'usage réel
14:52qui en serait fait.
14:53Un achat, je cite,
14:54dans l'urgence du plan de relance
14:55avec une spécification rapide
14:58et incomplète.
14:59Ça, c'est la Cour des comptes
14:59qu'il a dit l'année dernière.
15:00Laurent Nunez,
15:01le préfet de police de Paris
15:02se dit très inquiet
15:03de la présence de perturbateurs
15:04dans la capitale et ailleurs.
15:06Ils sont estimés à 1 000 à Paris,
15:088 000 en province.
15:08Est-ce que vous partagez quand même
15:10cette inquiétude
15:11que ça ne dégénère demain ?
15:13Mais on avait déjà
15:13ces discours-là
15:14sur le 10 septembre
15:15et ça n'a pas dégénéré.
15:16Moi, ce que je voudrais juste dire
15:17aux manifestants de demain...
15:18Oui, on attend 9 000 personnes.
15:20Et je suis sûre
15:20qu'ils seront dans le même état d'esprit.
15:23C'est que le mouvement social
15:24gagnera par le fait
15:27qu'il soit puissant,
15:28fort et solidaire,
15:29mais pas violent.
15:29Et en fait, je le dis
15:31aux personnes qui manifestent.
15:33Et je suis sûre
15:33que c'est l'état d'esprit
15:35dans lequel tous et toutes
15:36vont aller manifester.
15:37Mais quel est l'objectif
15:38de cette intersindique ?
15:40Quel est l'objectif
15:41de cette journée de manifestation ?
15:44On ne voit pas très bien...
15:45Vous savez,
15:45est-ce que vous connaissez
15:46les chiffres ?
15:47Est-ce que vous connaissez
15:48les chiffres de la souffrance
15:50au travail, par exemple ?
15:50Mais on ne sait pas.
15:51Est-ce que vous connaissez
15:52les chiffres de la souffrance
15:53au travail, par exemple ?
15:54Il y a une personne sur deux...
15:56Je ne sais pas si demain,
15:57l'objectif c'est la fin
15:59de la souffrance au travail.
16:00Il y a une personne sur deux
16:01qui pense à démissionner.
16:03Il y a une personne sur quatre
16:04qui se dit en souffrance aiguë au travail.
16:06On n'a jamais eu autant
16:07d'arrêts pour des problèmes
16:11de souffrance au travail,
16:13de dépression, de burn-out.
16:16Et en fait, là,
16:18ce que veulent dire les gens
16:19qui vont aller dans la rue,
16:20mais j'imagine que vous allez
16:21les interroger demain,
16:22c'est que ce monde
16:24qui les oblige
16:26à travailler plus,
16:27parce que je rappelle quand même
16:29que François Bayrou
16:30est entré dans la discussion
16:30avec deux jours fériés,
16:33subprimés...
16:34Oui, très bien.
16:35C'était la première mesure
16:36qu'il annonçait.
16:37Alors qu'on parle de communisme
16:38quand on parle de la taxe Zuckman,
16:40là, on oblige les gens
16:41à travailler plus
16:42sans un euro de salaire supplémentaire.
16:44Et en fait, là,
16:45ces gens qui se donnent,
16:46qui donnent leur vie
16:47dans ce travail
16:48qui souvent sont très attachés,
16:50qui très souvent
16:52se sentent très attachés
16:54à ce travail,
16:55qui encore une fois
16:56cherchent le sens
16:57de ce travail,
16:58eh bien,
16:58vont aller dire dans la rue
16:59qu'après la réforme
17:00des retraites, par exemple,
17:01eh bien,
17:02ils veulent des conditions
17:03de travail meilleures,
17:04des conditions de salaire meilleures,
17:05et ils veulent juste
17:06vivre dignement.
17:07Et d'ailleurs,
17:07je n'ai pas répondu
17:08à une des perles
17:09de votre collier
17:10de tout à l'heure,
17:11qui était de dire...
17:11Vous pouvez être
17:12un peu plus agréable,
17:13si c'est pas impossible.
17:14Je suis en train de gagner
17:16des points pénibilités
17:17de travail avec vous.
17:18Mais ce soir,
17:19vous les enchaînez,
17:19madame Rousseau.
17:21Dites-moi lesquels ?
17:22Tout ce que vous dites,
17:24vous savez que les téléspectateurs
17:25qui travaillent dans le privé,
17:26ils doivent se dire
17:27mais elles vivent où,
17:28madame Rousseau ?
17:28Les personnes qui travaillent
17:30dans le privé,
17:30ils ont des problèmes
17:31de salaire,
17:31des problèmes de burn-out,
17:32ils ont des problèmes
17:33de poste au travail
17:34très aigus.
17:35Et en fait,
17:35je suis sûre
17:36qu'ils me comprennent
17:37extrêmement bien.
17:37Et bien absolument que si
17:39puisqu'on a dit...
17:40Mais bien sûr que si
17:41puisqu'on proposait
17:42l'augmentation des salaires.
17:43On est les seuls
17:44à proposer ça par exemple.
17:45Et en fait,
17:46je sens bien
17:47que ça vous énerve.
17:48Sandrine Rousseau,
17:49alors arrêtons-nous
17:50un instant là-dessus.
17:51Comment est-ce que
17:51vous augmentez les salaires ?
17:53Comment vous le financez ?
17:54Mais il y a eu
17:55des propositions sur la table
17:57qui étaient d'augmenter
17:58le niveau du SMIC
17:58et de faire en sorte
17:59qu'il n'y ait pas
18:01de palier aussi important
18:03qu'il y a actuellement
18:04sur la baisse
18:05des cotisations sociales.
18:07et des exonérations
18:08de cotisations sociales.
18:10On avait proposé
18:10de faire un fonds
18:11de solidarité
18:12pour les petites entreprises
18:13qui n'arriveraient pas
18:14à augmenter les salaires.
18:16On a proposé aussi
18:16de soutenir les PME,
18:18de soutenir les commerçants,
18:19de soutenir...
18:20Vous ne répondez pas
18:20à la question.
18:22Précisément parce qu'il nous faut
18:23la taxe Zuckman
18:24et d'autres manières
18:25de le faire.
18:26Mais évidemment.
18:28Vous n'allez pas récupérer
18:29grand-chose.
18:30Mais vous êtes dans
18:31le monde irréel.
18:32Vous êtes dans un rêve.
18:33Mais vous,
18:34vous êtes dans le monde
18:34où on fait de la croissance
18:35et de la productivité
18:36et c'est ça l'avenir,
18:37c'est ça le bonheur des gens.
18:38Mais non,
18:38ça n'est pas le bonheur des gens.
18:40L'avenir,
18:40c'est avoir un horizon.
18:41Parce que quand vous disiez
18:42tout à l'heure
18:43que l'air gauche
18:44ne s'intéressait
18:45qu'aux questions sociétales,
18:46une des plus grosses mobilisations
18:48qu'il y a eu ces derniers temps,
18:50c'était sur la retraite.
18:51Et nous avons absolument
18:52mené une bataille,
18:53mais gigantesque
18:54dans l'hémicycle
18:55sur les retraites.
18:56Nous n'oublions jamais
18:57les salariés.
18:58Moi, j'étais à Saint-Avold
18:59qui était la centrale
19:00à Charbon
19:01la semaine dernière
19:03où les salariés
19:04ne savent pas du tout
19:04de quoi demain sera fait
19:06où il manque
19:07de stratégie d'État,
19:08où il manque
19:09de vision d'État
19:10à 5, 10, 15, 20 ans.
19:12Si vous êtes écologiste,
19:13vous n'allez pas
19:13valoriser le charbon.
19:16Non, mais par contre,
19:17je me soucie
19:18de la situation
19:20des salariés.
19:21Non, mais vous pouvez rire,
19:22mais à un moment,
19:23je ne sais pas.
19:23Ce que vous ne voulez pas,
19:24c'est que la France
19:25puisse avoir
19:26un programme de gauche.
19:27Moi, je vous dis,
19:28l'Espagne,
19:28ils ont augmenté
19:30le nombre de salariés
19:31en Syrie.
19:32S'il vous plaît,
19:34est-ce qu'on peut
19:34les baisser d'un ton ?
19:35Ils ont augmenté
19:36les salariés.
19:38Ils ont augmenté
19:38le nombre de CDI,
19:39ils ont augmenté
19:40les salariés,
19:41ils ont diminué
19:41leurs déficits,
19:42ils ont une croissance
19:43économique qui est bien
19:44supérieure à la mienne,
19:45à celle de la France
19:46et pour autant,
19:47je ne suis pas
19:47pour la croissance.
19:48Mais regardez ce que ça fait
19:50en fait un programme de gauche.
19:51Pourquoi les ouvriers
19:51ne votent pas pour vous ?
19:52Regardez le mieux
19:55que ça fait
19:56sur la vie des gens
19:57et moi j'entends
19:58que la préservation
19:59du capital
20:00est première
20:00dans votre raisonnement.
20:03Je vous dis,
20:03moi je me battrai toujours
20:04pour que la vie des gens
20:05soit première
20:06sur tout taux de rentabilité
20:08et qu'en fait,
20:09c'est cela demain
20:09qui va se discuter
20:10dans la rue.
20:11Sauf que les Français
20:12qui nous regardent
20:13sont aussi conscients
20:14de l'urgence
20:15de la situation
20:18financière française.
20:19On a Nadine
20:20qui nous écoute.
20:21Si demain,
20:21Mme Rousseau
20:21arrivait au pouvoir,
20:23que ferait-elle
20:23pour réduire le déficit ?
20:25Alors déjà,
20:26on n'a pas besoin
20:26de le réduire
20:27de 40 milliards
20:28comme le proposait
20:31François Bayrou
20:31parce que l'Union Européenne
20:33nous impose 15 milliards.
20:34Jean-Claude Trichet,
20:35ancien président
20:36de la Banque Centrale Européenne
20:37qui était juste
20:38à côté de vous
20:38il y a un instant,
20:39disait que l'ampleur
20:40de l'effort,
20:41c'était bien ça.
20:42C'était au moins
20:42de 44 milliards d'euros
20:43d'économie.
20:43C'est 120 milliards
20:44sur 50.
20:44L'Europe nous impose
20:4615 milliards.
20:47120 milliards sur 50.
20:48Mais l'Europe
20:48nous impose de rien.
20:50C'est nous qui devons
20:51réduire notre déficit
20:52pour nos enfants
20:52pour éviter
20:55qui nous coûte,
20:56comme vous le savez,
20:56on va payer l'année prochaine
20:5770 milliards d'euros
20:58de charges d'intérêt
20:59de la dette.
21:00Bientôt 100 milliards d'euros
21:01complètement fichés en l'air.
21:02C'est de la dépense publique
21:03qui est donnée
21:04et qui est jetée
21:05par le fenêtre
21:06qui pourrait faire
21:07des hôpitaux,
21:07qui pourrait faire
21:08du social.
21:10Malheureusement,
21:11vous et vos collègues,
21:12vous avez dit
21:13la dette,
21:13on s'en fiche,
21:14ça ne coûte rien,
21:15mais oui,
21:16ça nous coûte
21:16extrêmement cher.
21:17C'est ça que demandent
21:18les Français.
21:18C'est de la crédibilité.
21:22Il y avait votre collègue
21:23dernièrement,
21:23M. Corquel,
21:24qui était là à votre place,
21:25qui disait ça.
21:26Mais bon,
21:26toujours dit que,
21:26mais il n'y a pas que lui.
21:27Aujourd'hui,
21:28le vrai enjeu,
21:29il est qu'il faut redonner
21:29un horizon aux Français.
21:31Il faut redonner
21:31de l'espoir.
21:32Aujourd'hui,
21:33moi,
21:33je le vois tous les jours,
21:34qu'on soit les chefs
21:35d'entreprise
21:35ou les particuliers,
21:36effectivement,
21:37ils n'ont plus cet espoir.
21:38Et si on arrive,
21:38on leur dit,
21:39voilà,
21:39on va complètement bloquer
21:40la France.
21:41Alors,
21:41c'est vrai qu'il y a
21:41une responsabilité
21:42de la part de M. Macron,
21:43ça,
21:43j'en suis tout à fait conscient.
21:53nous sommes numéro un
21:54du monde des finances publiques.
21:55Ce ne sont pas les solutions.
21:57Et quand on vous dit
21:57comment vous financez,
21:58oui,
21:58on va trouver l'argent
21:59quelque part.
22:00Donc,
22:00c'est ça,
22:00il faut être cohérent.
22:01Donc,
22:01c'est ça,
22:02le vrai enjeu.
22:02C'est qu'il faut aujourd'hui
22:03être crédible.
22:04Et je vous rappelle
22:05qu'aujourd'hui,
22:05la France est le seul pays
22:07de la zone euro
22:08qui augmente son déficit public.
22:10Et c'est le seul pays
22:10qui perd en crédibilité.
22:12C'est-à-dire qu'on améliore
22:13les notes des autres pays européens
22:14et nous,
22:15évidemment,
22:15on est en train
22:15de se dégrader,
22:16de tomber.
22:17Si on peut revenir
22:18sur un débat économique réel,
22:20beaucoup plus loin,
22:20bien entendu.
22:21Sambrine Rousseau.
22:21Donc,
22:22aujourd'hui,
22:23la charge de la dette
22:23dans le budget de l'État,
22:24c'est 2% du PIB.
22:26Aujourd'hui,
22:26en France,
22:27c'est 2% du PIB.
22:29Non,
22:29c'est pas 3%,
22:30c'est 2% du PIB.
22:31C'est l'année dernière,
22:31on a avancé.
22:33En Italie,
22:34c'est 4%.
22:34En Espagne,
22:36c'est 3%.
22:37La plupart du temps,
22:38en France,
22:39le poids du remboursement
22:40de la dette
22:41a été,
22:41pendant bien des années,
22:42autour de 3-4%.
22:44Donc,
22:45ça n'est pas vrai.
22:46Donc,
22:46ça n'est pas vrai
22:47qu'on est dans une situation
22:48historiquement dramatique.
22:50En 2007,
22:51François Fillon disait,
22:53avec des trémolos dans la voix,
22:55qu'il était à la tête
22:56d'un État en faillite.
22:57À ce que je sache,
22:57nous n'avons pas fait faillite
22:58depuis 2007.
22:59Par contre,
22:59ce qui est vrai,
23:00c'est qu'il y a un sujet
23:02autour de l'accumulation
23:04de la dette,
23:04dont je rappelle
23:05que 1 000 milliards
23:06de cette dette
23:07a été créée
23:07sous le mandat
23:08d'Emmanuel Macron.
23:09Et quand je dis
23:111 000 milliards,
23:12je suis en dessous
23:13de la réalité.
23:15puisque...
23:15Vous étiez parmi les premiers
23:17à réclamer des aides
23:18après la fin du Covid.
23:19Vous n'avez jamais empêché
23:20de voter.
23:211 000 milliards d'augmentation
23:23de la dette
23:24qui est en dessous
23:25de la réalité
23:25puisque j'ai retiré
23:27de ce chiffre-là
23:28le montant
23:29de la dette
23:30liée au Covid
23:31qui est de 280 milliards,
23:32110 en direct,
23:33280 milliards en indirect.
23:35De sorte que
23:36les 1 000 milliards,
23:37c'est vraiment
23:37le résultat
23:38de la politique
23:39d'Emmanuel Macron
23:40depuis 2017.
23:41Il est absolument incroyable
23:43qu'on ne lui demande
23:44aucun compte
23:45sur ce chiffre
23:46qui est.
23:47Aucun gouvernement,
23:48aucun président
23:49de la République
23:49n'a augmenté
23:50dans cette proportion
23:51la dette publique.
23:52Donc permettez quand même
23:53que je le propose
23:53puisque ça permet
23:55de penser
23:55que la politique libérale
23:57qui est menée
23:57par Emmanuel Macron
23:59ne permet pas
24:00en tous les cas
24:01de rétablir
24:02les comptes.
24:02Donc oui,
24:03il faut s'intéresser
24:04à la dette.
24:05Aujourd'hui,
24:05je rappelle
24:06que la dette
24:06de l'État
24:07est d'à peu près
24:08110% du PIB
24:09mais que la dette
24:10des entreprises
24:10et des ménages
24:11elle est de 135%
24:12du PIB
24:13et donc oui,
24:14il y a quelque chose
24:15à faire.
24:15Je proposais par exemple
24:17pour améliorer,
24:18pour détendre
24:19la contrainte
24:20sur la dette
24:21de faire en sorte
24:22que l'épargne
24:23des Français
24:23puisse,
24:24qu'on puisse ouvrir
24:25une souscription
24:27pour que les Français
24:29qui ont un taux d'épargne
24:30parmi les plus élevés
24:31au monde
24:31puissent souscrire
24:32de la dette française
24:35de sorte que
24:36comme au Japon
24:37qui a près de 240%
24:39de son PIB
24:39en dette
24:40et bien
24:40comme ce sont
24:42les Japonais
24:42qui détiennent la dette
24:43il y a moins
24:44de pression
24:44des marchés financiers.
24:46Quand j'ai dit ça
24:46ils ne le font pas.
24:49Quand j'ai dit ça
24:50Marine Le Pen
24:52qui a fait un tweet
24:54pour expliquer
24:55combien j'étais
24:56absolument stupide.
24:57Je vous le dis
24:57aujourd'hui
24:58ça fait partie
24:59des propositions
25:00qui sont sur la table
25:01par la banque centrale
25:03mais c'est très intelligent
25:04je vous remercie
25:04de le dire
25:05je vous assure
25:06mais ils peuvent le faire
25:08aujourd'hui.
25:09Baladur quand il l'a fait
25:10Baladur
25:10Baladur quand il l'a fait
25:12a réussi à lever
25:1440 milliards d'euros.
25:16Non mais
25:16attendez attendez
25:17arrêtons nous là dessus
25:18pour qu'on comprenne bien
25:19ils peuvent déjà le faire
25:20c'est ce que vous dites ?
25:20Ils peuvent le faire
25:21ils peuvent déjà investir
25:22l'argent
25:23là où ils veulent
25:24ils ont plein de banques
25:25qui peuvent leur offrir
25:26des choses aussi intéressantes
25:28que la caisse d'épargne.
25:29Ça s'appelle ?
25:30Ben oui
25:30Et alors vous voulez changer le nom ?
25:32Non.
25:33Edouard Baladur
25:34a fait une souscription
25:35Non mais ça c'était
25:35un emprunt d'Etat.
25:36C'était un emprunt d'Etat
25:37c'était un le seul réussi
25:39dans l'histoire
25:39parce que celui de Giscard
25:40avant a été un fiasco terrible.
25:43Il s'était donné
25:44comme objectif
25:4510 milliards d'euros
25:46il en a levé 40.
25:48Et le prix auquel
25:49il les a remboursés
25:49je pense qu'on peut
25:50Il a attiré les capitaux
25:51avec un taux d'intérêt supérieur
25:52Si vous demandez
25:53un taux d'intérêt supérieur
25:54ça va nous coûter cher
25:55à l'Etat encore une fois
25:56Donc comment vous financer
25:57le faire ?
25:58On n'est pas justement
25:59Donc ce qui est dangereux
25:59c'est qu'après on arrive
26:00à la scolation
26:01Vous avez totalement raison
26:01Pas tous en même temps
26:02s'il vous plaît
26:03s'il vous plaît
26:03autour de la table
26:04un peu de discipline
26:04Non mais quel que soit
26:05le truc que je propose
26:06en fait à la fin
26:07Là vous venez quand même
26:09de dire que c'était intelligent
26:10Mais oui
26:12parce que c'est un truc
26:14qu'il faut sortir
26:14mais il y a un problème
26:17de confiance globale
26:18Vous n'allez pas recuter
26:18Jean-Marc Sylvestre
26:19dans vos rangs
26:20C'est bon
26:21C'est l'honneur
26:22Je le dis juste
26:24pour moins dépendre
26:25de la note
26:25des agences internationales
26:28Il y a un moyen
26:29c'est notamment
26:30de faire des souscriptions
26:31publiques
26:32qui permettraient
26:33de lever largement
26:34de quoi desserrer
26:35la contrainte
26:35et de quoi amortir
26:37les dépenses de la lettre
26:38Sébastien Lecornu
26:39qui après avoir rencontré
26:41le PS aujourd'hui
26:41à Matignon
26:42s'est dit prêt
26:42à travailler
26:43sur la justice fiscale
26:44mais il veut faire attention
26:45je cite
26:45au patrimoine professionnel
26:46visé par cette taxe
26:48on parle donc
26:49de la taxe Zuckmann
26:502% sur les hauts patrimoines
26:52ça concernerait
26:52environ 1800 foyers
26:55et je voulais
26:56vous refaire écouter
26:57visiblement vous l'avez entendu
26:59mais pour les téléspectateurs
26:59qui nous rejoignent
27:00Nicolas Dufourc
27:01le patron de la BPI
27:02la Banque Publique d'Investissement
27:03qui n'est absolument
27:06pas d'accord
27:07et c'est un euphémisme
27:09avec cette piste
27:11évoquée par la gauche
27:13notamment
27:13on l'écoute
27:14c'est délirant
27:16c'est communiste
27:17en réalité
27:18et donc
27:19d'où ça sort
27:21comment est-ce qu'on peut
27:21encore sortir
27:22des énormités
27:22comme ça en France
27:23et beaucoup de choses
27:24jouent dans cette affaire
27:24il y a évidemment
27:25la haine du risque
27:26qui est soi-disant
27:26le nouveau noble
27:27alors qu'il faut quand même
27:28rappeler que François Pinault
27:28il était fils
27:29de petit entrepreneur du bois
27:30vous lui piquez la totalité
27:32à Bernard Arnault
27:34ça finance
27:34combien de mois
27:35d'assurance maladie
27:37ça finance 10 mois
27:38une fois qu'on a financé
27:3910 mois d'assurance maladie
27:40il n'y a plus d'Arnault
27:41c'est fini
27:41on fait comment ?
27:43qu'est-ce que vous lui répondez
27:44à Nicolas Dufourque ?
27:46c'est incroyable de dire ça
27:50vraiment c'est incroyable
27:51de dire ça
27:51depuis 2010
27:52les sans-fortunes
27:54les plus riches
27:54ont vu leur richesse
27:55augmenter
27:57et multiplier par 6
27:58là on parle
28:00d'une taxe à 2%
28:01sur le risque
28:03d'exil fiscal
28:04mais l'exil fiscal
28:05a été mesuré
28:06c'est-à-dire
28:07qu'il y a eu
28:08plusieurs épisodes
28:09en France
28:10d'augmentation
28:11des taxes
28:11sur les plus riches
28:12et à chaque fois
28:13l'exil fiscal
28:14est de l'ordre
28:14de 0,3%
28:15ce qui est vraiment
28:16minime en réalité
28:17et donc il n'y a pas
28:18de risque majeur
28:20de riches
28:21qui prendraient
28:21leur valise
28:22et qui partiraient
28:22ça n'est pas vrai
28:23surtout qu'on pourrait
28:24très bien mettre en place
28:25ce qu'ont mis en place
28:26les Etats-Unis
28:27par exemple
28:28qui est l'exil tax
28:29c'est-à-dire que
28:30même pour des personnes
28:31qui s'en vont
28:32et bien ils sont
28:32redevables de l'impôt
28:34en France
28:35pendant un certain
28:35nombre d'années
28:36de sorte que le fait
28:37de partir
28:38n'est plus un avantage
28:39et puis c'est tout simple
28:39Est-ce que c'est vraiment
28:40le cas ?
28:40Le risque est minime ?
28:41Non pas du tout
28:42parce que justement
28:42il n'y a pas eu de taxes
28:43de cette ampleur
28:44c'est pour ça qu'on n'a pas eu
28:46d'exode
28:46non mais l'enjeu encore une fois
28:47c'est les perspectives
28:49ce que je veux dire
28:49c'est que tous les pays
28:50du monde aujourd'hui
28:50ont fait l'inverse
28:51c'est-à-dire que
28:52pour restaurer justement
28:53leur activité économique
28:54ils ont réduit
28:54la pression fiscale
28:55mais c'est faux
28:56mais non c'est une réalité
28:57regardez les chiffres
28:58encore une fois
28:58c'est une réalité
28:59regardez les chiffres
29:00de ces deux
29:00mais Biden a posé
29:02un impôt de 25%
29:03on a effectivement réduit
29:05dans la plupart des pays
29:07qui s'en sortent aujourd'hui
29:08on a réduit effectivement
29:08l'imposition
29:09et justement relancé
29:11regardez l'Italie aujourd'hui
29:12a réduit de 30 milliards d'euros
29:13les impôts cette année
29:14parce que globalement
29:15on se rend bien compte
29:15que surtout nous les français
29:17nous sommes déjà
29:18numéro 1 du monde des impôts
29:19donc si on augmente encore
29:20moi je vous le dis
29:21très honnêtement
29:22il y aura évidemment
29:23non seulement un exode fiscal
29:25pas un exit
29:26un exode fiscal
29:27c'est-à-dire qu'il y aura
29:28aujourd'hui
29:28pas que les riches
29:29parce qu'on sait très bien
29:29comment ça se termine
29:30au début on dit
29:31tiens on va punir les riches
29:31on sait plus ce que c'est en riches
29:33il n'y en a pas beaucoup d'ailleurs
29:34plus beaucoup en France
29:34et après qui c'est qui reste ?
29:36la classe moyenne
29:37et c'est la classe moyenne
29:37qu'on va taper
29:38c'est la classe moyenne
29:39malheureusement
29:39qui aujourd'hui paye lourd
29:41cette pression fiscale
29:43parce que justement
29:43on n'a pas les moyens
29:44de retenir justement
29:46ces fortunes
29:47ensuite il y a les perspectives
29:48quand je termine
29:49il y a les perspectives
29:49effectivement sur les entreprises
29:50comment vont-elles
29:51continuer effectivement
29:53à investir ici
29:53parce que je vous rappelle
29:53que cette taxe
29:54elle veut taxer
29:55le potentiel de gain
29:57c'est-à-dire
29:57la valorisation des actions
29:59qui peut monter évidemment
30:00on dit
30:01vous êtes aussi
30:01mais si demain
30:02les actions baissent
30:03ben là vous avez perdu
30:03votre richesse
30:04mais là on va taxer
30:05votre richesse
30:05que vous n'avez pas
30:06ce qui veut dire
30:06que vous allez devoir
30:07vendre vos actions
30:07et donc à partir de là
30:08en plus si l'état
30:09c'est ça le terme communiste
30:10c'est-à-dire que si l'état
30:11effectivement
30:11prend les actions à sa place
30:13c'est une sorte de nationalisation
30:15déguisée
30:16donc c'est du jamais vu
30:17bien entendu
30:17et moi je dirais juste
30:18un dernier point qui m'inquiète
30:19parce que moi je vais voir
30:20justement les français
30:21les entreprises
30:22et les particuliers
30:23dans toute la France
30:24et ce qu'il me dit aujourd'hui
30:25c'est
30:26il y a un problème
30:27de consentement
30:28à l'impôt
30:28c'est-à-dire que
30:29tous les français
30:30sont prêts à payer l'impôt
30:31on est tous
30:31on paye des impôts ici
30:32on est tous d'accord
30:32le problème c'est qu'à partir
30:33d'un certain moment
30:34où on voit que l'impôt
30:35est mal utilisé
30:36ben là il y a un problème
30:37de consentement à l'impôt
30:38et ça c'est très grave
30:39parce que ce qui inspire confiance
30:41justement par rapport à la France
30:42c'est le fait que la France
30:43elle sait très bien lever l'impôt
30:44si demain
30:45on a
30:46et un exode fiscal
30:46et un problème
30:47de consentement à l'impôt
30:48je ne vous dis pas
30:49la crise de confiance
30:51qu'on va avoir
30:51internationale
30:52également pour les français
30:53il y a ce sondage
30:54commandé par le PS
30:55qui est sorti
30:56et à la question
30:57êtes-vous favorable
30:58pour instaurer la taxe Zuckman
30:5986% des français
31:01s'agissent favorables
31:02et 92% de renaissance
31:05il y a eu tellement
31:05de marketing
31:06si vous voulez
31:06qui a été fait autour
31:07de cette taxe etc
31:08on a vu
31:09on en a parlé
31:09on l'a présenté
31:10on ne dit pas
31:10ce qu'elle recoue vraiment
31:11je trouve qu'elle est crédible
31:12donc évidemment
31:13si on vous dit
31:13voilà
31:14moi je ne paye pas d'impôt
31:15on va taxer
31:16plus celui qui paye des impôts
31:17on a l'impression
31:18qu'ils n'ont jamais payé d'impôt
31:19effectivement
31:19ils ont payé des impôts
31:20mais encore une fois
31:21ce n'est pas le problème des riches
31:22c'est le problème de l'entreprise
31:23c'est-à-dire que là
31:23on taxe le capital des entreprises
31:25et c'est là où ça devient dangereux
31:27donc
31:27parce que nous n'oublions pas
31:28que les entreprises
31:29elles créent également des emplois
31:30donc moi ce qui me gêne
31:31pour terminer
31:31ce qui me gêne encore une fois
31:32je rappelle toujours
31:33mes origines des sites HLM
31:35parce que c'est important
31:36ça marque votre vie
31:37vous comprenez encore aujourd'hui
31:37on me le rappelle
31:38le vrai enjeu est là
31:40c'est que
31:40ce qui me dérange
31:41dans ce discours-là
31:42c'est que ça casse
31:43la cohésion sociale
31:44mais c'est incroyable
31:45mais si c'est vrai
31:50les méchants du privé etc
31:52les méchants des entreprises
31:53et c'est ça qui est dangereux
31:54il faut de la cohésion sociale aujourd'hui
31:56il faut donner envie aux français
31:58de s'en sortir
31:59il faut leur donner un horizon
32:01de s'élever
32:01pas de tout casser
32:03et ça c'est la grande différence
32:04ce qui casse la cohésion sociale aujourd'hui
32:06c'est les propositions de TVA sociale
32:07ce qui casse la cohésion sociale aujourd'hui
32:09je ne suis pas pour d'ailleurs
32:10oui mais enfin
32:10les gouvernements
32:11je ne suis pas du gouvernement
32:12moi j'ai d'autres propositions
32:14disent qu'il fallait augmenter la TVA par exemple
32:16donc la TVA c'est le pire
32:18le pire impôt qu'il soit
32:19le pire
32:19c'est l'impôt sur les plus pauvres
32:21c'est vraiment ce qu'on a
32:22ça ils étaient prêts à le faire
32:23par contre 2%
32:242%
32:25sur les 100 personnes les plus riches
32:27ça c'est pas possible
32:27et franchement
32:28alors la taxe Zuckman
32:29a quand même été portée
32:30par deux personnes de mon groupe
32:31qui s'appellent Eva Sass
32:32et Clémentine Autain
32:33je tiens à le dire
32:34parce qu'on a l'impression
32:35que cette taxe a été portée
32:38comme ça dans le débat
32:39ça a été voté
32:39à l'Assemblée Nationale
32:40en première instance
32:41ça n'a pas été voté au Sénat
32:43mais ça a été voté
32:44à l'Assemblée Nationale
32:45de sorte que
32:45quand vous vous interrogiez
32:46pour savoir s'il y avait
32:47une possibilité de majorité
32:49je vous conforte
32:50oui il y a une possibilité
32:51de majorité
32:52puisque ça a déjà été voté
32:53un dernier mot
32:53Jean-Marc Silès
32:54ensuite il y a
32:54un témoignage intéressant
32:56qu'on m'a présenté
32:58c'est que la taxe Zuckman
32:59elle ne sera pas payée
33:00par les gens
33:01parce qu'ils n'ont pas
33:02l'argent pour le faire
33:03tous ceux que j'ai vu
33:04notamment tous les gens
33:05qui ont monté des start-up
33:07parce que ce sont eux
33:07qui sont concernés
33:08c'est-à-dire qu'ils sont
33:09à la pointe de l'innovation
33:10tous les gens de l'innovation
33:11bon il y a à peu près
33:121500 personnes
33:13ces gens-là
33:15n'ont pas
33:15les quelques millions
33:17qu'on va leur demander
33:17pour payer la taxe
33:19la taxe Zuckman
33:20alors c'est pour ça
33:21qu'on veut les inviter
33:22à prendre des actions
33:24de l'État
33:24à le vendre à l'État
33:25mais enfin
33:25c'est pas la solution
33:26s'ils les vendent à l'État
33:27ils ne trouveront plus
33:28d'investisseurs privés
33:29et d'investisseurs étrangers
33:30pour le faire
33:31donc vous serez
33:32on sera
33:32on sera coissés
33:34mais c'est pas la première fois
33:34ce ne sont pas
33:35les start-up
33:36qui sont les premières
33:38cibles
33:38ce sont les empires
33:41ce sont les empires
33:42type LVMH
33:44Bolloré etc
33:45en 20 ans
33:46LVMH n'existe plus
33:47pour une taxe à 2%
33:49mais arrêtez d'être ridicule
33:50franchement
33:51on retourne au ridicule
33:52on parle de 2%
33:532%
33:55sur 10 ans
33:55ça fait 20%
33:56sur un patrimoine net
33:57sur un patrimoine net
33:58pas sur un patrimoine brut
34:00c'est-à-dire
34:01sur un patrimoine
34:02dont on enlève les dettes
34:04dont on enlève les dettes
34:06donc vraiment 2%
34:07dans toutes les bases fiscales
34:08mais je vais vous dire
34:09toutes les personnes
34:10qui payent des TVA à 20%
34:11et qui n'ont aucun moyen
34:12d'épargne etc
34:13enfin elles doivent rigoler
34:14là en vous entendant
34:15vraiment
34:16parce que
34:16c'est des taux d'imposition
34:18à 20%
34:18là on parle de 2%
34:20pour des gens
34:21qui ont des revenus
34:22qui se comptent
34:23en millions d'euros
34:25enfin je veux dire
34:26ce sont pas les revenus
34:26que vous imposez
34:27c'est le patrimoine
34:28c'est le patrimoine
34:29bien sûr
34:30c'est le patrimoine
34:30c'est donc un capital
34:31mais vous savez
34:31qu'aujourd'hui
34:32les inégalités de patrimoine
34:34sont bien bien plus importantes
34:36que les inégalités de revenus
34:38de sorte qu'on ne peut pas
34:39laisser s'accumuler
34:40comme ça
34:41des inégalités de patrimoine
34:42et quand vous parliez
34:43de cohésion sociale
34:44la cohésion sociale
34:45elle est aussi liée
34:47à un niveau d'inégalité
34:48qui ne peut pas exploser
34:49et on le voit
34:50aux Etats-Unis d'ailleurs
34:51et donc plus les riches
34:54s'envolent comme ça
34:55plus la cohésion sociale
34:56est menacée
34:57donc la taxe Zuckman
34:58c'est aussi une manière
34:58de ressouder
34:59la cohésion sociale
35:00vous enlève quand même
35:01le fait qu'ils créent
35:02beaucoup d'emplois
35:03ces riches comme vous dites
35:04non mais encore une fois
35:05moi je ne veux pas parler
35:05des riches
35:06parce que le problème
35:07c'est la classe moyenne
35:08ce qu'il faut regarder
35:09dans la réalité
35:09c'est que ces dernières années
35:10la dépense publique
35:11a augmenté
35:12avec Macron
35:13qui n'est pas du tout libéral
35:14il a continué
35:15d'augmenter
35:16la dépense publique
35:17il n'y a pas un président
35:18qui a plus augmenté
35:19le nombre de fonctionnaires
35:19que M. Macron
35:20donc il n'est pas du tout
35:22libéral
35:22et pourtant
35:23on a une réduction
35:24on a une augmentation
35:26du taux de pauvreté
35:27et une augmentation
35:28des inégalités
35:30donc c'est la preuve
35:31qu'augmenter la dépense publique
35:32ce n'est pas la solution
35:33c'est ça qu'il faut regarder
35:34on est en témoignage
35:35Brice
35:35merci d'être avec nous
35:37vous êtes serveur
35:37en Seine-Maritime
35:39vous
35:40bonsoir à vous
35:41vous ne souhaitez pas manifester
35:43vous n'allez pas manifester demain
35:45non
35:46du tout
35:47pourquoi
35:48parce que M. Lecornu
35:51on veut déjà d'office
35:52quasiment le censurer
35:53il faudrait peut-être lui laisser sa chance
35:55il est en train de faire des concertations
35:56il est en train de renier
35:57sur certaines choses
35:58que Bayrou avait proposées
35:59comme les deux jours fériés
36:00il faut peut-être lui laisser sa chance
36:02de proposer un budget
36:02avant de descendre dans la rue tout de suite
36:04et de dire on n'en veut pas
36:05on ne sait même pas
36:05ce qu'il va y avoir dans ce budget
36:06donc
36:07puis je ne me sens pas
36:09vraiment concerné
36:10ni représenté
36:10par les grévistes professionnels
36:12du secteur public
36:13qui sont
36:14l'éducation nationale
36:15EDF
36:16la SNCF
36:17tous ces gens-là
36:18qui quand on les écoute
36:19leur travail c'est germinal
36:20c'est la mine
36:21alors que je ne pense pas
36:22que ce soit ceux
36:22qui aient les conditions de travail
36:23les plus difficiles en France
36:24c'est ceux qui sont
36:26le plus protégés
36:27et c'est ceux demain
36:28qui vont nous empêcher
36:29encore de se déplacer
36:30de travailler
36:31qui vont empêcher
36:32des commerçants
36:32de faire leurs recettes
36:33vous parliez tout à l'heure
36:34des aides du Covid
36:35il y a des commerçants
36:36qui attendent toujours
36:36de pouvoir rembourser
36:37leur PGE
36:38donc on va les amputer
36:39d'une journée de recettes
36:40ça il ne faut pas l'oublier non plus
36:42parce que ces recettes-là aussi
36:43les commerçants
36:44ils payent des charges
36:45pour abonder tout ce qui est
36:46le service public
36:46que Mme Rousseau prend le temps
36:47qui...
36:50allez-y je vous en prie
36:51Vous vous dites en gros
36:52il faut laisser sa chance
36:53à Sébastien Lecornu
36:55qui a déjà décidé par exemple
36:56d'abandonner et jour ferier
36:57est-ce que je peux vous demander
36:58vous pour qui vous votez ?
37:00Moi à la base
37:01en 2017
37:02j'ai cru comme beaucoup
37:03à Macron
37:03je me suis...
37:06par dépit en 2022
37:07j'ai rejoint le camp
37:09que je votais
37:10avant Macron
37:11c'était les LR
37:12ouais Valérie Pécresse
37:13ça arrive en...
37:14j'en fais partie
37:15mais puis derrière
37:17par dépit
37:17j'ai voté Emmanuel Macron
37:19au deuxième tour
37:19parce qu'il était pour moi
37:20hors de question
37:21de voter pour Marine Le Pen
37:21et du coup
37:24de législative
37:26après la dissolution
37:27je me suis retrouvé
37:27au deuxième tour
37:28avec un candidat ARN
37:29et une super candidate
37:31Alma Dufour
37:31qui n'a rien de mieux à faire
37:32qu'aller faire une flottille
37:33à Gaza
37:33cela dit en passant
37:35donc j'ai dû voter blanc
37:37pour la première fois
37:37de ma vie
37:38donc pour vous dire
37:40à quel point
37:40on est représenté
37:41ma question derrière
37:42c'est effectivement
37:43de savoir si vous souteniez
37:44le gouvernement
37:45parce que votre parole
37:46est assez rare finalement
37:47de dire
37:48il faut lui laisser sa chance
37:51bah écoutez
37:52au bout d'un moment
37:52vous voulez faire comment ?
37:54le pays est bloqué
37:55il n'y a pas d'autre solution
37:56donc au bout d'un moment
37:58même si ça embête
37:58le RN
37:59ça embête la gauche
38:00ça embête un peu la droite
38:01ça arrange peut-être le PS
38:03mais au bout d'un moment
38:04on n'a pas 36 000 solutions
38:05une dissolution
38:06ça nous amènera
38:07exactement dans la même situation
38:08que celle où on est aujourd'hui
38:09ça ne changera strictement rien
38:10l'erreur que Emmanuel Macron
38:13a fait à mon avis
38:14pour moi
38:14même si je n'étais pas d'accord
38:15avec lui
38:15c'était de mettre
38:17Lucie Casté
38:17en Premier ministre
38:18au lendemain de la dissolution
38:19elle aurait été censurée
38:21de toute façon
38:22on a bien vu après
38:22que le NFP
38:23c'était une vaste blague
38:24parce qu'ils étaient
38:25incapables de travailler
38:25tous ensemble
38:26donc derrière
38:28elle aurait été censurée
38:29après je ne sais pas
38:30qui l'aurait mis
38:30on aurait peut-être
38:31gagné du temps
38:32je ne sais pas
38:32il reste 19 mois à tenir
38:34et le corps nu
38:35il a l'air quand même
38:36de discuter avec un peu
38:37tout le monde
38:37il a l'air d'être respecté
38:38quand même par pas mal
38:39de camps politiques
38:40autant lui laisser sa chance
38:41lui laisser le temps
38:42de monter un budget
38:42et à partir du moment
38:44où il aura présenté son budget
38:45qu'on considère déjà
38:46comme un budget d'austérité
38:47alors qu'on n'a strictement
38:48aucune information dessus
38:49là on pourra se mettre
38:50à le juger
38:51et les camps politiques
38:52pourront le censurer
38:53s'ils ont envie
38:54intéressant ce point de vue
38:55Sandrine Rousseau
38:57qu'est-ce que vous répondez
38:58à Brice
38:59les écologistes
39:00étaient reçus
39:01aujourd'hui
39:02à Matignon
39:03il n'en est pas ressorti
39:04grand chose
39:04pourquoi ne pas choisir
39:06de discuter
39:08avant de descendre
39:08dans la rue
39:09c'est ce que dit Brice
39:09ce soir
39:10parce qu'il n'en est pas
39:11ressorti grand chose
39:12parce qu'il ne peut pas
39:13en ressortir grand chose
39:14Sébastien Lecornu
39:15a été le ministre
39:16le plus fidèle
39:17des gouvernements
39:18Macron
39:19c'est-à-dire c'est le seul
39:20qui a échappé
39:21à tous les remaniements
39:22et qui a toujours eu
39:23un siège de ministre
39:25dans les gouvernements
39:26mais qui a déjà fait
39:27des concessions
39:28Sandrine Rousseau
39:29qui a déjà décidé
39:30d'abandonner
39:30la suppression
39:31des deux jours
39:32fériés
39:33qui a voulu mettre
39:33en place
39:33contre la Bayrou
39:34qui veut empêcher
39:37les avantages à vie
39:38le décret a été publié
39:40aujourd'hui
39:40des anciens premiers ministres
39:41il y a déjà
39:42des pas
39:43qui sont faits
39:44et il se dit
39:45être le premier ministre
39:47de la rupture
39:47vous n'y croyez absolument pas ?
39:50les jours fériés
39:52ça a été une annonce
39:53qui n'a pas été mise en place
39:55ça n'est pas une concession
39:56ça n'est pas un programme
39:58qui tend vers la gauche
39:59ou vers la droite d'ailleurs
40:00c'est en fait
40:01c'est la continuation
40:03de la politique publique
40:05de la politique
40:06suivie par Emmanuel Macron
40:07depuis 2017
40:09et l'entêtement
40:11et l'ego
40:11d'un homme à l'Elysée
40:12est en train
40:13de nous plonger
40:14dans une crise politique aiguë
40:15oui ça
40:16je suis d'accord
40:17avec vous là-dessus
40:18après quand vous disiez
40:19que vous aviez voté LR
40:23et bien les LR
40:24ont participé
40:25au précédent gouvernement
40:26et pour autant
40:27on a bien vu
40:28que ça n'a pas permis
40:29de trouver une majorité
40:30donc maintenant
40:31il y a un résultat
40:32sorti des urnes
40:33on ne peut pas rester
40:34dans le déni démocratique
40:35qui est actuellement
40:36et je vous le dis aussi
40:37en tant que serveur
40:38si vous voulez
40:39en tant que commerçant
40:40que votre commerce fonctionne
40:42et bien il faut aussi
40:43que les gens
40:44aient les moyens
40:44de pouvoir se venir
40:45prendre un verre
40:46ou se payer un repas
40:47et pour ça
40:48et bien
40:48les conditions de vie
40:50des personnes les plus précaires
40:52doivent être une priorité
40:53parce que sinon
40:54évidemment
40:54ils ne pourront jamais
40:55venir dans votre commerce
40:56une dernière question
40:58peut-être Sandrine Rousseau
40:59quel regard portez-vous
41:01sur les socialistes
41:02qui eux
41:02sont en train de discuter
41:03avec Sébastien Lecornu
41:06mais ça vous dites
41:07qu'ils sont en train de discuter
41:08moi je n'ai pas entendu
41:08qu'ils sortaient
41:09avec des éléments
41:10de discussion
41:11très forts
41:12ou alors je n'ai pas entendu
41:13la bonne chose
41:14je n'en sais rien
41:14c'est possible
41:15mais ils sont dans l'attente
41:16des propositions
41:17ils ne sont pas fermés
41:18comme vous
41:18à dire
41:19ça ne sert à rien
41:20ils reviendront à Matignon
41:22pour faire le coup
41:22dans quelques jours
41:23parce qu'ils attendent
41:24quelque chose
41:24ils passent leurs 15 jours
41:24comme ça
41:25y aller
41:25et à repartir
41:26et à revenir
41:26et moi je vous dis
41:27que dans 15 jours
41:28ils n'auront rien obtenu
41:28parce que de toute façon
41:29il n'y a rien à obtenir
41:30mais encore une fois
41:31ils sont passés les 15 jours
41:32et on verra qui a raison
41:33merci beaucoup
41:34Sandrine Rousseau
41:35d'être venue sur le plateau
41:37ce soir sur BFM TV
41:39et on verra qui
Commentaires

Recommandations