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  • il y a 4 mois
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu aujourd'hui les cadres du Rassemblement national, Jordan Bardella et Marine Le Pen à Matignon dans le cadre des consultations. 

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Transcription
00:00Nous avons rappelé sans surprise au Premier ministre que le pays et la démocratie française vivent un moment très important
00:09et que les Français aujourd'hui sont en attente d'une rupture.
00:12Nous l'avons pris au mot en lui exprimant quels étaient les points de rupture que nous attendions aujourd'hui,
00:16à la fois dans le cadre du budget, mais aussi plus largement sur la politique migratoire, la politique sécuritaire,
00:24les attentes de nos compatriotes en matière de pouvoir d'achat.
00:26Et nous lui avons indiqué de manière très claire ce que nous disons sur vos antennes et ce que nous disons au pays depuis plusieurs jours,
00:32à savoir que les Français sont en attente aujourd'hui de changements profonds
00:38et qu'il doit maintenant rompre avec la politique d'Emmanuel Macron telle qu'elle est menée depuis 8 ans et qu'il a applaudi année après année.
00:47Est-ce que vous vous a dit, Sébastien Lecornu, ou est-ce qu'au contraire, vous dites comme Olivier Faure que vous restez sur votre faim ?
00:53Écoutez, nous on juge M. Lecornu à ce qu'il va faire, à ce qu'il va annoncer.
01:00Et nous lui avons dit que, contrairement aux autres, on disait ce qu'on allait faire et qu'on faisait ce qu'on disait.
01:06Par conséquent, il n'y a pas de jugement a priori sur sa personne.
01:11Et peu importe qui était à la tête du gouvernement, la question maintenant c'est pour faire quoi ?
01:15Il y a des attentes très fortes aujourd'hui dans le pays.
01:18Et s'il poursuit la politique qui est menée jusqu'à présent, alors il tombera.
01:23Donc il a écouté nos arguments.
01:26La réception était républicaine.
01:29Nous avons été extrêmement fermes sur les attentes des Français.
01:32Est-ce qu'il existe un chemin pour que M. Lecornu ne soit pas censuré ?
01:37Est-ce qu'il existe un chemin pour que M. Lecornu ne soit pas censuré ?
01:40Ou est-ce que vous ne croyez pas au miracle, pour reprendre une expression que vous avez utilisé ?
01:44C'est un chemin avec une pancarte marquée « Rassemblement national » dessus.
01:50Il existe toujours un chemin.
01:52Encore une fois, Sébastien Lecornu a pris la responsabilité, lors de sa première prise de parole, d'évoquer la rupture.
02:01A lui de prouver qu'il est véritablement dans une rupture.
02:04Une rupture avec qui ?
02:05Évidemment, une rupture avec la politique macroniste.
02:10A tout le moins, une rupture avec les axes qui étaient ceux sur le plan budgétaire de ces deux prédécesseurs qui ont été remerciés.
02:20Vous voyez, donc on va attendre le budget.
02:23Et lorsque nous aurons le budget, nous effectuerons, comme d'habitude d'ailleurs, un contre-budget.
02:28Nous sommes en général les seuls à le faire.
02:31Et nous verrons si, véritablement, il existe des avancées pour les Français.
02:37Parce que c'est ça, notre objectif.
02:39C'est que la pression fiscale sur les Français ne s'aggrave pas.
02:43C'est que l'injustice fiscale ne s'aggrave pas.
02:46C'est qu'un certain nombre de dossiers extrêmement urgents soient traités.
02:50Notamment le dossier de l'énergie, puisque vous savez que la PPE reste toujours en suspens et pour de bonnes raisons.
03:00Il y a le sujet de nos Outre-mer, et notamment de Mayotte, où il y a un problème très essentiel à la suite de Chido, d'accès à l'eau notamment.
03:11Pas qu'à Mayotte, mais à Mayotte vraiment plus que partout ailleurs.
03:16Et puis le sujet de la sécurité, où nous attendons un changement d'orientation pour que les Français cessent d'avoir en permanence peur.
03:26Peur du lendemain sur le plan budgétaire et social.
03:30Et peur physiquement, compte tenu de l'aggravation de la situation sécuritaire dans notre pays.
03:35La gauche refuse qu'on reparle d'immigration ces prochains mois.
03:39Est-ce qu'il faut en reparler, selon vous ?
03:41– Écoutez, il est totalement grotesque de la part de la gauche de refuser de parler d'un sujet aussi essentiel, aussi important que l'immigration.
03:51Je rappelle à la gauche que ces électeurs, une très grande partie de ces électeurs, souhaitent que l'on parle d'immigration.
03:58Voilà, parce qu'aujourd'hui l'immigration, chacun le conçoit, y compris les électeurs de gauche, est hors contrôle, totalement dérégulé,
04:06qu'on ne maîtrise plus rien. Et que tout cela, bien sûr, tout le monde le comprend, a des conséquences aussi sur le plan budgétaire.
04:14– Sebastian Lecordier en parlera, selon vous ?
04:16– J'espère bien qu'il en parlera, parce que si c'est pour avoir un Premier ministre qui joue l'autruche et qui se met la tête dans le sable
04:24pour ne pas attaquer à un des sujets qui est essentiel aujourd'hui en France, et perçu comme essentiel par quasi l'intégralité des Français,
04:35ce serait, pour le coup, ce ne serait pas une rupture, ce serait vraiment une belle continuité.
04:40– Madame Le Pen, est-ce que vous l'avez trouvée ?
04:42– Ça veut dire que vous excluez, a priori, une censure juste après la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu ?
04:47– Nous verrons, ce n'est pas parce que, vous savez, on n'a pas…
04:52Ce contre-budget, de toute façon, il est utile.
04:55Ça permet de voir quels sont les axes, la différence qui existe entre les axes que nous prenons et les axes qui peuvent potentiellement être proposés.
05:06– Mais vous pourriez censurer juste après la déclaration de politique générale ?
05:08– Mais nous verrons ce que nous ferons.
05:10– Madame Le Pen, est-ce que vous l'avez trouvé flou ? Est-ce que vous voyez une grosse différence avec François Bayron ?
05:15Sur ses intentions, en tout cas.
05:16– Pour l'instant, ses intentions restent des intentions.
05:25Et moi, je suis trop expérimentée pour m'en contenter.
05:29Donc je vais attendre de juger sur pièce.
05:31– La gauche réclame un geste de justice fiscale taxé davantage les plus hautes fortunes, les plus hauts patrimoines.
05:38Dans quelle mesure est-ce que cela constitue une ligne rouge ou un go, justement, pour vous ?
05:43– Vous n'ignorez pas, parce que je crois que vous m'avez suivi dans la présidentielle, il me semble,
05:48que j'ai fait la proposition de la création d'un impôt sur la fortune financière.
05:53Mais à la différence des propositions qui sont faites par la gauche,
05:56nous préservons dans cette proposition d'abord la résidence principale ou unique.
06:02Nous préservons les biens professionnels.
06:05Et nous préservons les investissements dans les PME et les ETI.
06:10Donc vous voyez que c'est une énorme différence avec ce qui est proposé par la gauche,
06:16mais dont je vois que déjà, ils sont presque tentés de la maudier.
06:21– Est-ce que vous avez parlé de demain, des mouvements sociaux qui attendent les Français ?
06:26– Non, pas particulièrement.
06:28Pour le coup, je crois que ça relève du ministre de l'Intérieur, des missionnaires.
06:34– Sur l'immigration, Mme Le Pen, est-ce que vous appelez à voter la pétition pour un référendum sur l'immigration ?
06:40– Mais moi, je n'appelle pas à voter, enfin, j'appelle à voter.
06:43Les gens sont libres de voter la pétition.
06:45Mais il y a 11 millions de gens déjà qui, en quelque sorte, par un moyen extrêmement direct,
06:50ont fait savoir qu'ils considéraient que l'immigration telle qu'elle existe aujourd'hui en France n'est plus soutenable.
06:57Ce sont ceux qui ont voté pour le Rassemblement national.
07:00Voilà. Donc tout ce qui va dans le sens de la défense d'un référendum sur le sujet de l'immigration,
07:08je ne peux évidemment que m'en réjouir, puisque, vous le savez, nous-mêmes proposons depuis longtemps
07:13un référendum et même un référendum constitutionnel sur l'immigration,
07:17car nous considérons que c'est un des seuls moyens de véritablement reprendre la maîtrise du contrôle de cette immigration.
07:24Donc tout ce qui va dans ce sens va dans le bon sens.
07:27Est-ce que, comme les économistes, vous êtes aujourd'hui, en sortant de ce rendez-vous avec le Premier ministre,
07:32convaincu que rien ne pourra éviter la censure ?
07:36Nous verrons bien. Nous jugerons sur pièce.
07:39Je crois que c'est la qualité que nous avons.
07:42C'est que nous n'avons pas une approche dogmatique.
07:45Nous savons pertinemment qu'il devrait y avoir une dissolution.
07:48Voilà. Parce que nous sommes toutes les derniers à défendre la Ve République.
07:52L'extrême-gauche veut la sixième.
07:57Emmanuel Macron a mis en place la quatrième, a remis en place la quatrième.
08:02Nous sommes les seuls à défendre la cinquième.
08:03Dans la cinquième, quand on est confronté à une crise telle que celle que nous vivons,
08:07eh bien il y a une seule solution, c'est de revenir aux urnes.
08:10Donc nous maintenons qu'il est nécessaire de revenir aux urnes,
08:14par l'intermédiaire d'une dissolution ou par l'intermédiaire d'une démission du président de la République,
08:20si tant est que celui-ci veuille se hisser à la hauteur du général de Gaulle.
08:25Mais j'en doute.
08:25Vous avez dit rupture ou censure ?
08:27On est plus près de la rupture ou de la censure ce soir ?
08:31C'est le Premier ministre qui le dira.
08:33Ce soir, on est nulle part.
08:35Ce soir, on est nulle part.
08:36Nous attendons, encore une fois, des annonces, des décisions.
08:41Nous attendons un budget pour pouvoir juger si véritablement il y a une rupture ou pas.
08:47Et comme l'a rappelé Jordan, s'il n'y a pas de rupture, il y aura censure.
08:50Mais au sortir de ces deux heures de réunion,
08:52est-ce que vous pensez pouvoir avoir confiance en Sébastien Lecournus quand vous lui réclamez cette rupture ?
08:56Je ne vois pas bien pourquoi nous aurions confiance dans quelqu'un qui est ministre depuis huit ans d'Emmanuel Macron,
09:02qui est très proche d'Emmanuel Macron et qui a donc non seulement participé,
09:06mais soutenu l'intégralité des politiques qui ont mis le pays dans la situation que nous connaissons.
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