00:00Passons à la lecture politique de cette mobilisation.
00:02Vous avez commencé à nous dévoiler votre pensée, Jean-Michel Savateur,
00:06en nous disant que ça risque demain d'être un coup de pression
00:08pour ce nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu,
00:11nouveau gouvernement qui, au passage, n'est toujours pas là.
00:13On a le nom du Premier ministre, on n'a pas encore les ministres,
00:16on en reparlera dans Europe 1 Info.
00:18Mais voilà, un coup de pression.
00:20Est-ce que ça peut faire, selon vous, pencher la balance, Georges Fenech ?
00:24Mais on parle dans le vide, là.
00:27Est-ce que vous connaissez l'objet de cette manifestation ?
00:31Quelles sont les revendications, au fond ?
00:33Qu'est-ce qu'il y a de commun entre, je ne sais pas moi,
00:35un salarié de l'industrie avec des pharmaciens
00:38qui vont tous être dans la rue demain ?
00:40C'est quoi, les revendications ?
00:42On ne veut pas de votre budget, le budget est tombé.
00:44On ne veut plus de M. Bayrou, M. Bayrou est parti.
00:47Le vote de confiance n'a pas été adopté.
00:49Qu'est-ce qu'il en reste, finalement, de cette manifestation ?
00:52Sinon, qu'il y a beaucoup, beaucoup de colère.
00:54Dans le pays, beaucoup de désarroi, beaucoup d'inquiétude
00:58dans tous les secteurs professionnels,
01:00dans tous les secteurs de la vie, j'allais dire.
01:03Les familles sont inquiètes, tout le monde est inquiet.
01:05Et donc, c'est une manifestation très particulière.
01:09Il n'y a pas une revendication ou deux salariats.
01:12On se souvient, au départ, les gilets jaunes,
01:13ils voulaient revenir sur les 80 km heure, sur la taxe carbone.
01:17Il y avait des...
01:18On voulait le réf...
01:19Mais là, qu'est-ce qu'ils réclament ?
01:20Quand on regarde un petit peu les préavis et les tracts,
01:26en fait, les syndicats mettent plusieurs choses en avant.
01:29D'abord, l'idée, c'est non au sacrifice.
01:32Non au sacrifice.
01:32On considère qu'il serait injuste
01:35que ce soit les classes moyennes ou inférieures
01:38qui payent l'addition de la dette.
01:40Et puis ensuite, il y a des choses plus concrètes.
01:42Il y a...
01:42On veut revenir à la retraite à 62 ans.
01:44On ne veut pas de la suppression des jours fériés.
01:48Et puis, il y a aussi l'année blanche.
01:50Donc, tout ça, c'est en fait une manifestation anti-austérité.
01:55Anti, finalement, programme de Bayrou qui n'est plus là.
01:58C'est ce que...
01:59C'est ce que vient de dire Raphanec, effectivement.
02:00Ils ont obtenu satisfaction.
02:02Il n'y a plus les jours fériés.
02:03On ne sait pas quel sera le budget, M. Lecornu.
02:05Moi, je n'en sais rien.
02:06Vous dites, ça va pencher à gauche.
02:07On va voir.
02:07Moi, Lecornu, je l'ai connu très, très bien.
02:09Lorsqu'il était à l'UMP à l'ère.
02:10Il serait devenu tout à coup socialiste.
02:12Il veut donner des gains, en réalité.
02:14La feuille de route, le président de la République a quand même laissé dire
02:17qu'il fallait plutôt discuter avec les socialistes
02:20pour obtenir du Parti Socialiste un accord de non-censure.
02:24Donc, ça veut dire que, finalement, les gages,
02:26il faudra les donner plutôt à Olivier Faure.
02:29Et l'intérêt de la France, là-dedans ?
02:30Et l'intérêt de la France ?
02:33Donner des gages au Parti Socialiste,
02:35c'est plus important que préserver les intérêts de la France ?
02:38Non, mais je ne suis pas le porte-parole d'Emmanuel Macron.
02:41Mais je suis d'accord avec vous.
02:42Je suis d'accord avec vous, mais il y a quand même une feuille de route
02:44qui est de dire, le Rassemblement national, on ne parle pas avec eux,
02:48on essaye plutôt d'avoir un accord de non-censure avec les socialistes,
02:52ce qui paraît totalement aberrant.
02:53Parce que, je le disais, 70% des Français votent à...
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