00:00Oui, oui.
00:01Il est 5h14, très bon réveil à tous.
00:03Merci d'avoir choisi le Morning RMC 5-7.
00:07Un autre débat, ce matin.
00:07Vous avez fait le bon choix.
00:09Ah oui, on a un autre débat.
00:10Voilà qu'une élue du 16e arrondissement de Paris
00:13relance le débat sur la prostitution et les maisons closes en France.
00:19Je pense qu'il faut discuter sans tabou de la réouverture des maisons closes.
00:25Ah voilà, elle s'appelle Julie Boileau du Parti Horizon.
00:28Son idée est de protéger les travailleurs et les travailleuses du sexe
00:31pour leur offrir une sécurité sanitaire, fiscale et lutter contre les réseaux criminels.
00:35Ça part d'une bonne intention.
00:37Il y a un flou en France.
00:38Les maisons closes sont interdites depuis la loi Marthe Richard,
00:42qui était une conseillère municipale, ancienne prostituée,
00:45qui a fait passer cette loi en 1946.
00:49Ça avait entraîné la fermeture de 1 400 établissements.
00:51Il y avait 1 400 maisons closes en France.
00:55Non mais c'est un truc de dingue.
00:56Ça n'avait rien à voir avec la santé ou le bien-être des travailleurs et travailleuses du sexe.
01:02En fait, ça avait à voir avec les proxénètes qui avaient eu des liens avec les Allemands
01:09pendant la Seconde Guerre mondiale.
01:10C'est pas comme ça.
01:11Ah !
01:12Ils avaient collaboré.
01:13C'est des collabos en fait.
01:13Ils avaient un peu collaboré.
01:15Bon, voilà.
01:17Aujourd'hui, flou.
01:18Donc c'est le client qui est sanctionné.
01:19Pas les prostituées.
01:20Et franchement, honnêtement, j'ai un peu planché sur le dossier.
01:23J'ai eu beaucoup de mal à trouver d'informations.
01:24Parce que depuis la loi de la pénalisation des clients,
01:27qui remonte à 2016,
01:29on n'en parle pas beaucoup.
01:31Il y a un énorme flou.
01:32Oui, c'est pas comme si ça avait réglé la question.
01:34Et c'est vrai que c'est une élue.
01:35Alors je dis pour nos amis qui ne sont pas parisiens,
01:37élue du 16e arrondissement,
01:38ça veut dire qu'elle a le bois de Boulogne
01:40dans sa municipalité.
01:43Et bon, ça, il suffit de le dire,
01:45les gens, ça y est, ils ont compris.
01:46On le sait.
01:47Le racolage sur le bois de Boulogne, c'est une réalité.
01:49Et on peut s'inquiéter, effectivement,
01:50des conditions de vie de ces femmes.
01:51Et des réseaux, surtout des réseaux criminels.
01:53Après, il y a des pays comme la Belgique,
01:54les Pays-Bas et même l'Allemagne,
01:56où les maisons closes, en quelque sorte,
01:57sont autorisées à des degrés divers.
02:00Ça n'empêche pas les réseaux criminels non plus.
02:01Il y a quand même là-bas aussi des enjeux
02:02au niveau des réseaux criminels, malgré...
02:04Ah oui, malgré...
02:05Mais tu sais, c'est intéressant, tu as raison, Arthur.
02:07C'est vrai que beaucoup de nos auditeurs voyagent.
02:09Vous voyez comment ça se passe ailleurs.
02:11Je ne sais pas si vous allez témoigner
02:12d'un usage personnel.
02:14Ce n'est pas évident.
02:15Peut-être que vous appellerez au 32-16.
02:17Peut-être qu'on changera votre prénom
02:18si vous le souhaitez.
02:18Mais en tout cas, vous voyez aussi
02:20comment ça se passe à l'étranger.
02:22Beaucoup de légendes aussi sur la frontière espagnole.
02:24On vous attend au 32-16 ce matin.
02:26Est-ce qu'il faut rouvrir ce débat ?
02:27Je sais que...
02:28Et rouvrir la maison close, par ailleurs.
02:29Mais bon, c'est intéressant ce que dit Arthur.
02:31Effectivement, ça n'empêche pas les réseaux criminels.
02:33Mais bon, ça peut peut-être protéger
02:35certains travailleurs et travailleuses du sexe
02:37qui n'ont pas vraiment d'existence.
02:38C'est quand même incroyable.
02:39Mais qui paient quand même des impôts.
02:41On a le droit d'être prostitué, mais pas client.
02:44Exactement.
02:46Ce n'est pas proxénète, évidemment.
02:47Ce n'est pas proxénète, évidemment.
02:49Et la Cour des comptes,
02:50qui nous insiste à dépenser plus.
02:52Je suis désolé, ça m'a attiré l'œil.
02:54Quand je vois la Cour des comptes,
02:55qui nous dit dépenser quelques 200 milliards d'euros par an,
02:59« S'il vous plaît, voilà ce que dit Pierre Moscovici. »
03:02Alors pas sur les retraites, pas sur les fonctionnaires,
03:03mais pour l'écologie.
03:04En fait, les sages publient...
03:05Depuis le temps qu'on le dit, quand même.
03:06N'est-ce pas, Géraldine, je savais, je t'attendais.
03:08Les sages publient leur premier rapport annuel
03:10sur la transition écologique.
03:11En fait, il y aura un rapport annuel maintenant
03:12de la Cour des comptes.
03:14Et le constat est extrêmement sévère.
03:15La France accumule les retards.
03:17Les résultats sont maigres.
03:18La situation environnementale continue de se dégrader.
03:21Réchauffement, biodiversité, pollution.
03:23Le statu quo n'est pas une option,
03:24dit Pierre Moscovici,
03:25qui est le premier président de la Cour.
03:26En fait, l'autre dette,
03:28pas celle des comptes publics,
03:29mais bien celle de la dette écologique,
03:30pour y faire face,
03:31il faudra mettre sur la table 200 milliards d'euros par an.
03:34C'est deux fois plus qu'aujourd'hui.
03:35Alors, il parle de financement public et privé.
03:37200 milliards, c'est ce dont on a besoin.
03:39Comprenez bien que c'est pas la planète,
03:41comme toi, qui inquiète tant la Cour des comptes,
03:43Géraldine de Maury,
03:44mais bien nos comptes publics.
03:45Le changement, le dérèglement climatique,
03:46ça risque de nous coûter très cher.
03:48Moscovici prévient.
03:49Investir tôt coûtera bien moins cher
03:50que subir les dégâts plus tard.
03:51Écoutez ce qu'il dit.
03:52Chaque euro investi maintenant
03:54peut en éviter trois demain.
03:55Ça nous coûte déjà très cher.
03:57On a sans arrêt...
03:58Les assurances.
03:59Manu Le Chypre qui nous explique
04:01que la canicule a coûté tant
04:02que les inondations...
04:03Il y a encore, oui.
04:04Voilà.
04:05Et depuis le temps, effectivement,
04:06qu'on dit qu'il faut mettre l'argent
04:08pour ne pas avoir à le dépenser plus tard.
04:10Mais ça, c'est un impensé.
04:11Ces derniers mois, là,
04:12on cherche des milliards par-ci,
04:13les jours fermiers, les matières.
04:13Oui, ça paraît dingue.
04:14Personne ne parle de ce truc-là.
04:15C'est une espèce de gros mur
04:16qu'on met sous la poussière.
04:21Il va falloir que tout le monde s'y mette.
04:26Non, c'est incroyable.
04:28Arthur.
04:28Ah !
04:29Arthur, 5h19 sur RMC.
04:31C'est une histoire coquine ce matin.
04:32Ça se passe à Manchester.
04:33Oui, une affaire olé-olé
04:34révélée par la BBC.
04:37Les faits remontent au 16 septembre 2023,
04:40il y a deux ans, jour pour jour.
04:42Et ce jour-là,
04:42le docteur Suhaïl Anjoum,
04:4444 ans,
04:45est en pleine opération.
04:48Oh, c'est vieux, ça.
04:49Eh, urgence.
04:50Ça parle à tout le monde.
04:51Ça parle à tout le monde.
04:52Il y a The Pit aussi qui vient de sortir.
04:55C'est très bien, c'est pareil.
04:56Sur le billard,
04:57il y a un patient
04:58qui subit une intervention
04:59au niveau de la vésicule biliaire.
05:01Le docteur Anjoum
05:02participe à l'opération
05:03en tant qu'anesthésiste.
05:05C'est un rôle plutôt important,
05:06vital, diront certains.
05:07Quand on se fait opérer, oui.
05:09Entre deux coups de scalpel,
05:10le docteur annonce
05:11qu'il a besoin de faire une pause.
05:14Il demande à l'infirmière anesthésiste,
05:15sa collègue,
05:16de garder un oeil sur le patient.
05:18Et il sort du bloc.
05:20Quelques minutes plus tard,
05:21une employée de l'hôpital
05:22pénètre dans une salle
05:23qu'elle pense inoccupée.
05:25Et là, elle tombe
05:25sur le docteur Anjoum
05:27en pleine opération.
05:29Séduction.
05:30Et même un peu plus.
05:31Le médecin, en fait,
05:32est surpris en plein coït
05:33avec une infirmière.
05:35Une relation sexuelle.
05:36Le médecin coquin
05:37est revenu
05:38auprès de son patient
05:39au bout de
05:39huit minutes.
05:40l'opération de la vésicule biliaire.
05:43C'est très rapide.
05:44Ouais, ouais, ouais.
05:45Il est un peu en dessous de la moyenne.
05:46Je sais pas.
05:46Il faudra parler de ça.
05:47L'opération de la vésicule biliaire
05:49s'est bien terminée.
05:50Évidemment,
05:50la hiérarchie de l'hôpital
05:51a été alertée.
05:52L'affaire est jugée en ce moment
05:53au tribunal de Manchester.
05:55Le docteur Cavalier,
05:56qui est marié.
05:57Ah, en plus ?
05:57Oui, oui, oui.
05:58Il a reconnu avoir trahi
05:59ses collègues,
06:00son patient
06:01et sa femme.
06:02Il coche toutes les cases
06:02en joom, là.
06:05Oui, absolument.
06:06Moi, déjà,
06:07je suis un peu surpris.
06:08En pleine opération,
06:09je suis pas médecin,
06:10je connais pas.
06:11Tu peux dire
06:12je prends une petite pause.
06:14Oui, à moins qu'à.
06:15Je crois qu'il faut
06:15que quelqu'un prenne le relais.
06:16Enfin bon,
06:17c'est possible,
06:18je crois, techniquement.
06:19En même temps,
06:19si t'es pas bien,
06:20il faut bien prendre une pause.
06:21Voilà, exactement.
06:22Et huit minutes, après tout.
06:23Oui.
06:24C'est l'objet de la pause.
06:25C'est pas très rassurant.
06:27Ceux qui partent
06:28peut-être à l'hôpital
06:28ce matin
06:29pour une petite intervention.
06:30À l'hôpital de Manchester,
06:31ils sont nombreux
06:31à nous écouter.
06:33Non, mais tu te dis
06:34que ça pourrait peut-être
06:35se produire aussi en France.
06:36Je suis sûr
06:37que ça se produit.
06:38Bien sûr.
06:38Vous êtes au CHU, là,
06:42ce matin.
06:43Ça te roule la langue.
06:44C'est votre pause.
06:45Dr Gued,
06:45j'ai fait des gardes aux urgences.
06:47Ah, bah,
06:47on va lui demander.
06:48J'ai perdu la réponse.