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  • il y a 1 an
Ce mardi 16 septembre, Mikael Petitjean, chef économiste de Waterloo AM et professeur à l'université de Louvain, Paul Marcel, co-fondateur de L'Atelier des Options, Étienne Monceau, analyste financier chez Zonebourse, Jean-Marie Mercadal, directeur général de Syncicap Asset Management, Nathalie Benatia, macroéconomiste senior chez BNP Paribas Asset Management, et Olivier Gayno, directeur des investissements de HSBC Asset Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00L'actualité économique et financière continue sur BFM Business. Dans un instant l'ouverture
00:10des marchés européens dans un contexte où on a encore eu Etienne Braque qui a un record à Wall
00:15Street hier sur le S&P. 6600 points, ça va très vite. 6600 points sur l'indice S&P 500 grâce
00:20notamment à Alphabet, vous en avez parlé il y a quelques minutes, qui a franchi hier soir la barre
00:24symbolique des 3 000 milliards de valorisation boursière, plus de 3 000 milliards de capitalisation
00:31boursière pour ce titre Alphabet avec notamment des investisseurs qui sont convaincus de la dynamique
00:38dans le cloud. Alors vous n'avez plus de micro Etienne, voulez-je vous prête le mien ? Décidément.
00:42Tenez, je vous prête. Merci beaucoup. On va faire un nouveau grand moment de télé mais bon nos auditeurs
00:50ne verrons rien. C'est la bonne nouvelle. Avec donc Alphabet hier qui a gagné un peu plus de 4% à la clôture.
00:57Impressionnant de voir comment l'intelligence artificielle continue de faire révéler les investisseurs.
01:02Quand vous regardez Nvidia qui bien sûr est l'une des vedettes depuis le début de l'année et puis quand
01:06vous regardez également ce qui se passe du côté des autres valeurs. Broadcom qui, souvenez-vous,
01:12avait fait des étincelles et la semaine dernière Oracle qui avait quand même franchi la barre des
01:161 000 milliards de valorisation boursière. Alors il faut qu'on se prête le micro. Dans un instant,
01:22l'ouverture du CAC 7000 autour des 7896 points. On verra ça dans un instant. Au menu des marchés,
01:29notamment Etienne, les questions de valeurs de la défense avec des valeurs qui continuent d'augmenter
01:34très fort. Des valeurs de la défense avec notamment, figurez-vous, hier, Exail qui a publié ses résultats
01:40semestriels. Vous savez, Exail, c'est l'ancien groupe gorgé qui est notamment présent dans le secteur de la défense
01:46et qui a vu son carnet de commandes plus que doublé au premier semestre par rapport au semestre de l'an passé.
01:52Ça sera bien sûr un titre à surveiller. Hier, vous avez Thalès qui a gagné un peu plus de 3% qui était proche
01:57d'un record historique au-delà des 260 euros. Airbus était à 195 euros. Airbus qui est également bien sûr
02:02présent dans le secteur de la défense. Et ce matin, vous avez JP Morgan qui revoit à la hausse son objectif de course
02:08sur Safran. Et ça, mine de rien, ça explique pourquoi le CAC 40 hier a enchaîné une sixième séance dans le vert
02:14puisque nous parlons là de Safran, de Airbus, de Thalès, de grosse pondération de l'indice parisien.
02:18Et c'est quand même un élément important à souligner. Ces valeurs qui, bien sûr, grimpent parce que vous avez
02:23un contexte de réarmement. J'en parlais avec les résultats de Exail. Mais surtout parce que vous avez bien vu
02:28ce qui se passe en ce moment au Moyen-Orient avec des survols de drones également du côté de la Roumanie
02:32avec la Russie. Et ça, forcément, ça fait monter ces valeurs de la défense. Alors qu'à l'inverse,
02:38les cours du pétrole, eux, ne montent pas pour une fois. Les valeurs pétrolières et le pétrole...
02:42Et il y a de l'offre. Et il y a de l'offre. Et donc, ce qui fait que, mine de rien, malgré un contexte
02:46géopolitique incertain et compliqué, les matières premières ne s'envolent pas ces dernières heures.
02:517 886 points. On bascule dans le rouge. Moins 0,13%. Ça change ?
02:56Oui, ça change. Après six séances dans le vert, vous avez une très légère baisse qui s'amorce.
03:00Beaucoup de prudence, bien sûr, avant la Fed. La Banque centrale américaine qui est attendue au tournant demain.
03:05Parmi les plus fortes hausses à souligner ce matin à l'ouverture, Kering qui gagne 1,5% à 259 euros.
03:11Danone plus 1,6% ou encore Capgemini qui gagne également un peu plus d'1%.
03:15À l'inverse, L'Oréal, Bureau Veritas et Pernod Ricard ferment la marche. L'Oréal qui plombe un petit peu la tendance à l'ouverture,
03:21puisque la valeur perd 2,4% à 379 euros. Excel Group perd 3% dans les premières secondes de cotation après la publication de ces résultats.
03:31Et puis, il y aura un titre à surveiller dans les prochaines secondes. C'est Vision Group.
03:34Vous savez, c'est l'ex-SES Imagota qui ferait...
03:36Les étiquettes connectées.
03:38Voilà, que vous retrouvez dans vos supermarchés qui permettent d'actualiser les prix en temps réel.
03:41Le titre était en hausse de plus de 6% en avant-marché.
03:44Car figurez-vous que vous avez SES Imagota qui a revu à la hausse ses perspectives pour 2025.
03:50Donc, le gros morceau, la Fed, aujourd'hui et demain avec Lisa Cook et Stéphane Miran au board.
03:56Stéphane Miran qui, hier, s'est fait élire, grâce notamment à un vote au Sénat, à une voix, 48 voix pour, 47 voix contre.
04:04Stéphane Miran qui est un conseiller de Donald Trump, qui rejoint donc le board de la Banque centrale américaine.
04:10Alors, c'est censé être temporaire, mais en tout cas, forcément, sa voix sera quand même présente,
04:14pas forcément pour la réunion de demain, mais pour les futures réunions.
04:18avec, vous en avez parlé très longuement ces dernières semaines, une situation qui est totalement en train de changer
04:24au sein du conseil des gouverneurs de la Banque centrale américaine, avec les fidèles de Donald Trump
04:29qui, mine de rien, font entendre leur voix au conseil, avec bien sûr l'objectif de faire baisser les taux rapidement,
04:35comme le souhaite le président américain.
04:37Au menu de Good Morning Market dans un instant.
04:39Nous allons notamment parler de l'Asie dans le focus du jour, comme chaque mardi.
04:42Figurez-vous que la bourse d'Hong Kong gagne un peu plus de 30% depuis le début de l'année.
04:45Jean-Marie Mercadal sera avec nous depuis Hong Kong et puis en portefeuille.
04:49Dans 15 minutes, nous reviendrons notamment sur Alphabet, 3 000 milliards de valorisation boursière.
04:53Comment expliquer une telle envolée du titre Alphabet, notamment depuis le mois d'avril ?
04:58Réponse donc dans un peu plus d'un quart d'heure.
05:00Voilà quelques rendez-vous exhaustifs que vous retrouvez dans Good Morning Market, 9h, 10h sur BFM Business.
05:06Les experts, c'est à retrouver de 10h à 11h sur BFM Business.
05:09Bonne émission, bonne journée.
05:10C'est parti pour Good Morning Market en direct sur BFM Business jusqu'à 10h.
05:22Je vous rappelle la tendance à la bourse de Paris.
05:24Ouverture en très légère baisse, moins 0,18%, 7 882 points.
05:28La faute notamment à L'Oréal qui cède 1,8%.
05:31Figurez-vous que Jeffries revoit à la baisse son objectif de course sur la valeur,
05:35ce qui fait baisser L'Oréal.
05:35Et comme c'est l'une des plus grosses pondérations de l'indice, forcément ça a un impact sur le CAC 40.
05:40CAC 40 que nous analyserons dans un instant avec Paul Marseille qui nous attend depuis l'atelier des options.
05:44Mais pour démarrer cette émission comme chaque jour, on jette un coup d'œil sur l'image du monde, la macroéconomie.
05:52Avec ce matin, Mickaël Petitjean qui est avec nous en direct,
05:56chef économiste de Waterloo Asset Management et professeur à l'Université de Louvain.
05:59Oui, je vais vous demander quelle image vous dressez de l'économie américaine, Mickaël Petitjean,
06:04par rapport à la situation de l'emploi, sachant que demain vous avez la Fed,
06:08la banque centrale américaine qui va tenir sa conférence de presse.
06:12À votre avis, comment les membres de la Fed vont échanger de la situation américaine
06:17concernant l'emploi américain, sachant qu'on le voit depuis des jours maintenant,
06:21les chiffres se suivent et se ressemblent pour montrer qu'il y a un net ralentissement ?
06:25Alors c'est vrai qu'il y a un net ralentissement, alors personne ne peut le nier.
06:29Maintenant, il faut essayer de comprendre les raisons pour lesquelles il y a ce net ralentissement.
06:34Parce qu'on peut considérer qu'il y a des mauvaises raisons, évidemment,
06:36une sorte de décrochage économique, de ralentissement économique plus structurel qu'on ne le pense.
06:40Mais d'un autre côté, vous savez, quand vous avez un marché du travail qui ralentit,
06:45ce n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, notamment pour les entreprises,
06:49pour la simple raison qu'elles peuvent être en train de réaliser des gains de productivité.
06:54Il faudra bien évidemment suivre l'évolution des coûts salariaux,
06:59mais il est possible qu'actuellement, l'économie américaine continue à réaliser des gains de productivité.
07:06Il faut savoir que sur une période d'une quarantaine d'années,
07:09il y a eu un décrochage massif entre la zone euro et les États-Unis.
07:16On avait plus ou moins le même niveau de productivité encore au début des années 2000,
07:21sur Bassan, en partant de 1990, on était à 100, 105, je pense.
07:27Et aujourd'hui, on a un écart d'environ 35 points de pourcentage.
07:30C'est juste gigantesque.
07:32Donc, il faut se rendre compte que l'économie américaine,
07:35ce n'est pas demain qu'on va l'enterrer et que le ralentissement du marché du travail
07:39peut très bien être lié à des gains de productivité,
07:43en particulier dans le secteur industriel.
07:45Maintenant, il faut quand même garder aussi à l'esprit que le poids de l'industrie
07:51et des biens dans l'économie américaine, c'est environ 30 %,
07:55c'est un tiers du total du PIB.
07:58Les deux autres tiers, c'est le secteur des services.
08:00Donc, il faut quand même garder ça en tête.
08:02Et l'intelligence artificielle également, peut-être,
08:04qui commence à faire ses effets en termes de gains de productivité, Michael Petitjean ?
08:10Voilà, alors c'est très discuté.
08:11Vous savez, il y a des académiques comme Daré Nassimoglou du MIT
08:15qui est assez pessimiste concernant les gains de productivité liés à l'intelligence artificielle.
08:20Il y en a d'autres qui sont beaucoup plus positifs.
08:23Je pense qu'il y a pas mal de gens aussi qui pensent que…
08:26Moi, je le vois dans mon travail de tous les jours.
08:28Je pense que l'intelligence artificielle m'aide à faire un meilleur travail.
08:31Et à partir du moment où j'entends ce genre d'argument dans pas mal de différentes entreprises,
08:36je pense qu'il y a encore des poches de gains de productivité qui sont à y réaliser.
08:40Et on est au tout début.
08:41Maintenant, évidemment, il faut voir combien on paye pour ça.
08:44C'est-à-dire que les valorisations sont élevées,
08:46l'intelligence artificielle, l'intégration de l'intelligence artificielle, ça coûte cher.
08:49Et donc, il faudra effectivement avoir un équilibre
08:52entre ce que l'on peut gagner du côté des chaînes de production
08:56et de la qualité de son travail et ce que ça coûte de l'autre côté.
08:59C'est ça un peu le dilemme dans les mois et années qui vont venir.
09:02En tout cas, en attendant, ça porte Wall Street encore hier un record sur le S&P 500.
09:06Au-delà des 6600 points, avec donc Alphabet, la maison mère de Google,
09:10qui a franchi pour la première fois la barre symbolique
09:12des 3000 milliards de valorisation boursière,
09:14c'est-à-dire plus que l'ensemble du CAC 40.
09:16Nous verrons cela dans un gros quart d'heure avec les équipes de Zone Bourse.
09:19Juste avant, quand même, par rapport à cela,
09:21par rapport au record sur Wall Street, par rapport à l'allocation,
09:24intéressant de voir que l'ancien directeur général de Goldman Sachs,
09:27Lloyd Bonfinn, est désormais résolument pro-action.
09:31C'est-à-dire que là, il n'est même plus diversifié,
09:33il est bullish sur les actions.
09:34Oui, Blankfein, c'est un CEO qui a été quand même exceptionnel.
09:39Il a dirigé Goldman Sachs entre 2006 et 2018.
09:41Il avait remplacé Paulson, rappelez-vous.
09:43Paulson, c'était le secrétaire au trésor de Bush Junior
09:47en pleine crise financière.
09:50Blankfein, maintenant, effectivement, a davantage la parole libre.
09:53Et moi, ce que j'aime bien chez lui, c'est que,
09:55contrairement à d'autres grandes figures du monde financier aux États-Unis,
09:59mais aussi en Europe, vous savez, il y a une tendance à toujours être pessimiste,
10:02à vouloir crier à l'apocalypse.
10:05C'est comme ça qu'on attire les projecteurs des médias.
10:08Mais contrairement à des gens comme Redagio ou d'autres,
10:11dont je ne citerai pas le nom,
10:12mais Blankfein, ici, est positif.
10:14Et moi, je suis plutôt dans ce cas-là.
10:16Je pense que c'est extrêmement dangereux de ne pas être investi en action,
10:20parce que, généralement, les corrections, elles sont relativement éphémères,
10:23sauf, évidemment, lorsqu'il y a des crises structurelles.
10:25Mais des crises structurelles, actuellement, moi, je n'en vois pas.
10:28Il y aura une baisse des taux qui va sans doute continuer dans les mois qui viennent.
10:32Et encore une fois, les chiffres qui vont venir aujourd'hui sur les ventes de détail,
10:36pour moi, vont confirmer que l'économie américaine se porte bien.
10:39Ce n'est pas non plus ce qu'on a pu observer il y a un an et demi, deux ans.
10:43Mais néanmoins, je pense que l'économie américaine a une robustesse
10:47qui est assez impressionnante.
10:48Et vous partagez donc son point de vue,
10:50son certaine forme d'optimisme, malgré les niveaux de valorisation actuels ?
10:54Oui, parce que, vous savez, la grosse erreur des investisseurs,
10:59c'est de sortir du marché.
11:01Et ils se rassurent lorsqu'effectivement, ils ont évité une baisse de 10, 10%,
11:06mais ils se rendent hors après.
11:07Tout le monde se rendent hors et ils reviennent dans le marché trop tard.
11:11C'est-à-dire après avoir un niveau plus élevé que le niveau auquel ils ont vendu.
11:16Donc, il y a un manque à gagner qui est très, très coûteux
11:19pour les investisseurs qui réagissent trop vite à des nouvelles qui sont négatives.
11:22Et en fait, il suffit de louper les trois meilleurs jours de bourse sur une année
11:25pour voir toute sa performance dans un portefeuille d'actions complètement disparaître.
11:30Donc, il y a une prime véritablement à l'investissement continu
11:34et à la volonté de passer à travers.
11:37Et ça s'est vu une nouvelle fois, notamment en France,
11:39avec, souvenez-vous, fin août, le secteur bancaire,
11:41mais également le secteur des concessions qui avait baissé après les annonces politiques.
11:45Et puis, finalement, le secteur bancaire a récupéré quasiment toute la partie des gains,
11:50des pertes, pardon, d'il y a quelques jours.
11:53Un dernier mot quand même, Michael Petitjean,
11:54par rapport aux anticipations de baisse des taux de la Fed.
11:57Comment ne pas parler de ce sujet ?
11:58C'est quand même le sujet de la semaine.
12:00Est-ce que le marché ne va pas trop vite en besogne ?
12:02C'est-à-dire que là, pour l'instant, on parle de trois baisses de taux cette année,
12:05encore trois baisses de taux l'an prochain,
12:07alors que Jérôme Paul a toujours été mesuré quand même.
12:09Exactement.
12:11Nous, enfin, ça fait un an et demi, deux ans, en fait,
12:14qu'à chaque fois que le marché anticipait de fortes baisses de taux,
12:16nous, on était totalement de l'autre côté de la balance en disant
12:19c'est trop rapide, c'est trop fort.
12:22Et on a eu raison sur les 24 derniers mois,
12:25à chaque fois que le marché anticipait des fortes baisses de taux,
12:28ça n'a pas été le cas, ça a été reporté dans le temps,
12:30même s'il y a eu quand même 100 points de base de baisse.
12:33Donc, ce n'est pas rien non plus.
12:35Mais à chaque fois qu'on anticipait 4, 5 baisses de taux,
12:38je me souviens, en l'espace de 12 mois, ça n'a pas été le cas.
12:41Ici, pour moi, trois baisses de taux, c'est trop important.
12:44Maintenant, si elles interviennent, ce sera, je pense, favorable sur le marché des actions.
12:47Le problème, c'est de ne pas pousser les marchés trop haut, trop vite,
12:51parce que dans ce cas-là, il y a des corrections qui peuvent être de 15%
12:54et ça fragilise évidemment le comportement des investisseurs
12:57et précisément, ça les pousse à sortir du marché à des moments où, justement, il faut racheter.
13:02Très clair.
13:03Merci beaucoup, Mickaël Petitjean, de nous avoir accompagné ce matin,
13:05chef économiste de Waterloo Asset Management et professeur à l'Université de Louvain,
13:10afin notamment de parler de ces statistiques aux États-Unis, l'emploi, la productivité
13:15et également, bien sûr, la Banque Centrale Américaine, que nous suivrons, bien sûr,
13:19sur BFM Business.
13:219h13, on jette un coup d'œil sur la tendance à la Bourse de Paris.
13:24Petite pause.
13:26Après six séances dans le verre, le CAC 40 cède 0,4%
13:30et une nouvelle fois, il a du mal à s'accrocher à cette barre des 7900 points.
13:347 865 points pour le CAC 40, qui tient un super forme par rapport aux autres indices en Europe,
13:40puisque l'Eurostox 50 cède 0,2%.
13:43Pour décrypter avec nous la tendance du jour, Paul Marcel, comme chaque mardi,
13:46cofondateur de l'Atelier des Options.
13:49Bonjour Paul Marcel, comment vous regardez la tendance à la Bourse de Paris ?
13:52C'est une petite pause méritée après six séances dans le verre ?
13:56Oui, bonjour Étienne.
13:57Oui, effectivement, c'est une pause bien méritée après plusieurs séances haussières.
14:02La dégradation de l'agence de notation Fitch n'a eu aucun impact à court terme sur le CAC 40.
14:06Alors, reste à voir maintenant comment Moody's à fin octobre et Standard & Poor's fin novembre vont noter la France.
14:11Mais cette semaine, c'est vraiment la décision de la Fed qui va impacter tous les marchés.
14:15Alors, par rapport à mon passage sur votre antenne la semaine dernière,
14:17on note une grosse augmentation de la position au verre sur les futurs.
14:20Mais comme on est en fin d'échéance, je pense que c'est plutôt une hausse technique.
14:24Et sur les options, on note que le pouls de call ratio a diminué également,
14:27ce qui permet d'affirmer que les opérateurs sont moins inquiets que la semaine passée avant le vote de l'Assemblée.
14:32Et d'un point de vue graphique, comme je le disais la semaine dernière,
14:34nous étions restés une dizaine de séances dans un petit canal étroit de 100 points,
14:38compris entre 7 670 et 7 770.
14:42Et je vous indiquais qu'une cassure de ce canal nous mènerait jusqu'à 7 950 points.
14:46Or, on s'est arrêté hier à 7 935 points.
14:50Un débordement de la résistance de 7 950 pourrait nous emmener sur une prochaine cible à 8 260.
14:56Par contre, si on n'arrive pas à casser cette résistance,
14:59il est fort à parier qu'on réintègre ce petit canal de 100 points,
15:02donc je le répète, compris entre 7 670 et 7 770.
15:06Donc en attendant d'y voir plus clair, je pense que c'est vraiment la décision de la Fed qui va faire bouger après le CAC 40.
15:12Très clairement, le CAC 40 qui réagira jeudi, puisque le CAC 40 sera fermé demain à 20h lors du communiqué
15:19et lors de la conférence de Jerome Powell.
15:22Un mot quand même de certaines valeurs, justement.
15:24Tiens, il y aura du mouvement dans le CAC 40 dans les prochains jours,
15:27avec notamment Téléperformance qui va sortir de lundi.
15:30Et à la place, ça sera Euronext qui va rentrer.
15:32Euronext qui est proche d'un record historique, Paul Marcel.
15:35On est à la porte des 140 euros sur la valeur.
15:37Oui, tout à fait.
15:39Donc Euronext a très bien performé, va rentrer dans le CAC 40 officiellement le 22 septembre.
15:48Alors ce qu'on espère, c'est que Euronext ne connaîtra pas le même sort que certaines des dernières entrées au CAC 40,
15:53comme Bureau Veritas qui est rentré en décembre 2024,
15:56ou Eden Red qui est rentré en juin 2023,
15:58et enfin Eurofins qui est rentré en septembre 2021.
16:01Donc elles ont intégré le CAC 40 sur des points hauts et ont chuté par la suite.
16:03Donc ce n'est pas ce qu'on souhaite pour Euronext.
16:06Mais malgré tout, d'un point de vue graphique, on a quelques inquiétudes,
16:09notamment lorsqu'on regarde un graphique de la valeur en mensuel,
16:13car on note plusieurs bougies d'indécision ces derniers mois,
16:16avec notamment un avalement baissier au mois d'août.
16:19Là, aujourd'hui, on est proche d'un support à 136,7 euros.
16:23Donc si on venait à casser ce support,
16:25on pourrait aller chercher par duplication la prochaine cible à 121,3 euros.
16:29Mais d'un autre côté, en journalier, il y a une ligne de tendance baissière
16:33qui, s'il a été cassée par le haut, relancerait la dynamique haussière
16:36pour dans un premier temps viser le niveau intermédiaire du range à 145 euros,
16:41et dans le deuxième temps, viser le haut du range à 153,3 euros.
16:45Plus 0,5% à l'instant pour ce titre, Euronext, à 139,10 euros.
16:50Merci beaucoup, Paul Marcel, de nous avoir accompagné ce matin,
16:53cofondateur de l'Atelier des Options,
16:55pour regarder la tendance à la Bourse de Paris,
16:57qui est donc très légèrement en baisse, cette tendance,
17:00moins 0,4%, 7 866 points,
17:03avec notamment L'Oréal qui plombe un petit peu la tendance,
17:06moins 2%, avec, je vous rappelle sur ce titre,
17:09L'Oréal Jeffries, qui est un petit peu plus pessimiste qu'auparavant,
17:12ce qui permet à ce titre d'être en baisse aujourd'hui.
17:16Bureau de Veritas, cède 1,9%.
17:19A l'inverse, ça se passe bien pour Kirin, qui prend 2%,
17:21et puis surtout Fusion Group, hors CAC 40,
17:23qui gagne 18% après la publication de ses résultats à 250 euros,
17:28dans les résultats des small et mid-cap,
17:29a souligné également Exaïd Technologies,
17:32l'ex-groupe Gorgé, qui perd 9%,
17:35avec certes un carnet de commandes qui a plus que doublé
17:38sur la première partie de l'année,
17:40mais visiblement des résultats financiers
17:41qui ressortent en-delà des attentes,
17:43sachant que ce titre a connu un très beau parcours
17:45depuis le début de l'année,
17:46puisqu'il a été multiplié par 5 ou 6.
17:48Nous sommes à 108 euros sur Exaïd Technologies.
17:519h18 sur BFM Business,
17:52tout de suite, on va s'intéresser à Alphabet.
17:56Oui, parce que c'est quand même la nouvelle de ces dernières heures.
17:58Alphabet, la maison mère de Google,
18:00qui a franchi la barre symbolique
18:02des 3 000 milliards de valorisation boursière
18:04pour la première fois,
18:06qui rejoint ainsi le club très fermé,
18:08dans lequel on retrouve Nvidia,
18:10Apple ou encore Microsoft.
18:11Pour comprendre les enjeux de la maison mère de Google,
18:13nous sommes avec Étienne Monceau,
18:15analyste financier chez Zone Bourse.
18:17Bonjour Étienne Monceau,
18:18merci d'être avec nous
18:19pour regarder en détail ce dossier Alphabet.
18:23C'est allé très vite, on a quand même un titre
18:25qui a pris 50-60% depuis le mois d'avril.
18:31Oui, exactement.
18:33C'est vrai qu'il y a eu un nouvel élan,
18:35clairement, sur les Mac 10,
18:36et en particulier aussi sur Alphabet.
18:38On parle de concentration des marchés depuis un moment maintenant,
18:41mais là, depuis la publication du Q2,
18:44des résultats du Q2,
18:45et depuis aussi la nouvelle concernant
18:47ce potentiel démantèlement
18:48qui finalement n'aura pas lieu de Google,
18:50ça a donné effectivement un nouvel élan.
18:52Aujourd'hui, il y a un segment du marché qui va bien,
18:56ce sont les Mac 10,
18:57et parmi elles, figure Alphabet.
18:59Et si on devait parler précisément,
19:02pardon, particulièrement d'Alphabet
19:03au sein de ces Mac 10,
19:05si on exclut Nvidia,
19:06c'est l'entreprise la plus profitable.
19:08C'est aussi celle qui se paie le moins cher.
19:10On est aujourd'hui sur une des rares
19:11qui s'échange encore à un PER,
19:14un Forward PI en dessous de 30,
19:16et on est sur une entreprise
19:17qui est parfaitement positionnée
19:19sur l'intelligence artificielle.
19:20Il ne faut pas oublier que les ingénieurs de Google
19:22sont à la source même
19:25de l'avènement de l'intelligence artificielle.
19:27Et aujourd'hui, leur suite de modèles
19:29comme Gemini, VO3 ou encore Nano Banana
19:32excellent dans leurs domaines respectifs.
19:36En particulier, Gemini d'ailleurs,
19:37qui est de plus en plus adoptée par les développeurs.
19:40Il y a encore ChatGPT qui domine
19:43sur tout ce qui est raisonnement éthique,
19:45longues conversations
19:46et aussi originalité dans le raisonnement.
19:49Mais Gemini, en tout cas,
19:50se fait sa place chez les développeurs.
19:52C'est aujourd'hui plus de 9 millions de développeurs
19:54qui l'utilisent tous les mois.
19:55Ils en sont extrêmement contents.
19:57On a dépassé la barre des 450 millions
20:00de monthly users,
20:01donc d'utilisateurs mensuels,
20:03sur Gemini au total.
20:06C'est une entreprise
20:06qui est vraiment parfaitement positionnée là-dedans.
20:09et notamment aussi dans le cloud
20:10qui est en train de rattraper ses concurrents.
20:13Donc Microsoft, notamment.
20:16Ils occupent aujourd'hui 13% des parts de marché
20:20sur le cloud
20:20et ils ont une croissance excellente
20:22au-dessus de deux chiffres.
20:24Ce qui leur permet d'ailleurs
20:25d'avoir une croissance au global de leurs revenus
20:27qui est encore à deux chiffres
20:29alors que c'est une entreprise
20:30qui pèse aujourd'hui
20:31plus de 3 000 milliards de dollars de capitalisation.
20:34Dans un instant, on va regarder également
20:35comment la tech chinoise se porte
20:37avec Jean-Marie Mercadaille
20:38qui nous attend depuis Hong Kong.
20:40Mais juste avant, quand même,
20:41Étienne Monçon, rappelons ce chiffre,
20:423 000 milliards de valorisation boursière.
20:44Et surtout, si on regarde
20:45sur les quatre derniers trimestres,
20:46plus de 118 milliards de profits nets.
20:49C'est historique.
20:50C'est l'une des GAFAM
20:51qui est les plus rentables.
20:52Il faut le rappeler.
20:56Oui, c'est ça.
20:57C'est ce que je disais.
20:57Donc, l'une des entreprises
20:59qui est les plus rentables
20:59avec une marge nette à 30%.
21:02En revanche, il faut bien noter
21:04qu'il y a une explosion
21:05des investissements
21:06de toutes ces entreprises
21:07et de Google en particulier.
21:09Et c'est ça qui leur permet
21:10à ces entreprises finalement
21:11de maintenir ces niveaux de marge
21:14et cette croissance exceptionnelle.
21:16Mais il faut aussi comprendre
21:17qu'avoir 85 milliards de CAPEX par an,
21:21ce n'est pas sans risque.
21:23Il y a ces entreprises
21:24qui ont des business vachalés,
21:27en fait, si vous voulez.
21:27mais elles mettent aussi
21:29énormément de capitaux
21:30dans des projets parallèles
21:31comme Waymo,
21:33typiquement pour Alphabet.
21:34Waymo, aujourd'hui,
21:35qui vient de dépasser
21:36les 10 millions d'utilisateurs
21:38conduits par ces voitures autonomes.
21:41Ça, c'est quelque chose
21:42qu'on ne voit pas trop en France,
21:44mais c'est quelque chose
21:45qui est énorme en Californie,
21:46qui arrive sur New York,
21:48qui est présent aujourd'hui
21:48dans 10 villes.
21:49Mais c'est ce genre de projets
21:51qui peuvent potentiellement
21:52être aussi des puits de cash flow.
21:54On espère que ça ne le sera pas
21:56sur Alphabet,
21:57mais en tout cas,
21:58il faut quand même noter
21:58que dans les MacTen,
22:00il y a une explosion des CAPEX
22:02et il y a un changement radical
22:04de structure financière.
22:06Des entreprises qui, avant,
22:07avaient énormément de cash,
22:09on va les voir progressivement
22:10avoir des situations financières
22:12qui vont se dégrader
22:14sur les 3, 4, 5 prochaines années
22:16au vu de ces investissements massifs.
22:18Mais ils sont nécessaires,
22:19ces investissements.
22:20Une courbe quand même
22:21qui est extraordinaire
22:22sur ce titre Alphabet
22:24depuis le mois de mars-avril,
22:25avec donc une hausse
22:27en l'espace de 4-5 mois
22:28de plus de 60%.
22:29Comment vous regardez ça,
22:31vous, en tant qu'analyste financier ?
22:32Comment aujourd'hui
22:33un auditeur,
22:34téléspectateur,
22:34pourrait garder la tête froide
22:36face à une telle fusée
22:37aujourd'hui en bourse ?
22:38Oui, c'est une très bonne remarque.
22:42En fait, c'est très difficile
22:43pour les investisseurs rationnels
22:45qui ont lu du Graham,
22:46du Buffett en livre de référence
22:48et qui sont focus
22:50sur la valeur intrinsèque.
22:51C'est extrêmement difficile
22:52pour eux d'acheter des plus hauts.
22:53Mais en fait,
22:54sur ces 15 dernières années,
22:55depuis qu'on n'a pas connu
22:56de véritable crise financière,
22:58en réalité,
22:59acheter des plus hauts,
23:00c'est ce qui a permis
23:01de faire de la performance.
23:03Vendre parce que c'est trop cher,
23:04c'est quelque chose
23:06qui n'a pas fonctionné
23:07ces 15 dernières années.
23:09Je comprends tout à fait
23:10que ce soit extrêmement difficile,
23:11que ce soit même
23:12pour des investisseurs professionnels,
23:13mais aussi surtout
23:14pour des investisseurs particuliers,
23:16d'acheter des plus hauts
23:17et de conserver les titres
23:18en portefeuille
23:18quand ils s'échangent
23:20sur des niveaux de valorisation
23:21aussi élevés.
23:22Mais voilà,
23:22maintenant,
23:22on a de la spéculation
23:24sur des revenus potentiels
23:26concrets, en fait.
23:27On n'est pas juste là
23:28en train de se dire
23:28j'achète ce titre
23:29parce que j'espère
23:30qu'il y a quelqu'un
23:30qui va me l'acheter plus cher.
23:33Quand on voit
23:34la publication d'Oracle
23:36et qu'on voit
23:36qu'une entreprise
23:37qui pèse déjà
23:39600 milliards de dollars,
23:40qui est capable
23:40de prendre 40%
23:42en une séance,
23:43c'est absolument phénoménal.
23:45Mais derrière,
23:46ce n'est pas
23:46de la spéculation
23:47pure et dure.
23:48Il y a un carnet de commandes
23:49qui explose
23:50dans le cas d'Oracle
23:51qui se situe
23:53à 450 milliards de dollars.
23:55Le backlog de Google,
23:57pareil,
23:57il est autour
23:58des 100-105 milliards de dollars.
24:00Donc,
24:00ce n'est pas
24:00de la spéculation naïve,
24:04si vous voulez.
24:04c'est de la spéculation
24:05avec derrière
24:05un véritable potentiel concret.
24:08Mais je comprends tout à fait
24:09et je suis sûr
24:11que nos auditeurs
24:11comprennent ce que je dis.
24:12C'est que c'est très difficile
24:13d'acheter des plus hauts.
24:14En revanche,
24:15aujourd'hui,
24:16il faut s'y faire
24:16parce qu'il y a vraiment,
24:17encore une fois,
24:18je le répète,
24:18un segment du marché
24:20qui va bien
24:20et qui révise à la hausse
24:22avec des cabinets d'analystes
24:23qui revoient leurs opinions
24:25à la hausse tous les mois.
24:26Ce sont les Magnificent 10.
24:28Et c'est très difficile
24:29aujourd'hui
24:29de surperformer l'indice
24:30sans avoir
24:32l'une de ces Magnificent 10
24:34ou au moins
24:35deux ou trois
24:35de ces Magnificent 10
24:36dans son portefeuille.
24:38Sachant qu'on le rappelle,
24:38ça se paye 23 fois
24:39les profits attendus
24:40l'année prochaine,
24:41on n'est pas du tout
24:42dans la même situation
24:42qu'il y a 25 ans
24:43lors de la bulle Internet.
24:44On est sur une boîte
24:45qui fait plus de 100 milliards
24:46de profits par an.
24:46Oui, exactement.
24:50La concentration,
24:51elle s'explique aujourd'hui.
24:53Il y a vraiment
24:54la majorité du résultat économique,
24:57de la rentabilité économique
24:58des marchés américains
24:59se fait par ce top 10.
25:01Ce n'est pas juste
25:02une bulle spéculative
25:03et des valorisations
25:03qui sont dénuées de sens.
25:05Il y a vraiment
25:05une concentration
25:06non seulement de la valorisation,
25:08mais il y a une concentration
25:09du résultat économique.
25:10Et ça,
25:11c'est très important à souligner.
25:12Très clair.
25:12Merci beaucoup,
25:13Étienne Monceau,
25:13de nous avoir accompagné ce matin.
25:15Analyste financier
25:16chez Zone Bourse
25:16pour revenir à chaud.
25:18Et je vous en remercie
25:18sur Alphabet
25:19qui a donc franchi
25:20hier soir en séance
25:21la barre symbolique
25:23des 3 000 milliards
25:24de valorisation boursière
25:25grâce à une hausse
25:26d'un peu plus de 3%.
25:27Et donc,
25:27au passage,
25:28le S&P 500
25:29était sur un niveau inédit
25:31hier soir à la clôture
25:32au-delà des 6 600 points.
25:34Je vous rappelle
25:34la tendance
25:35à la Bourse de Paris.
25:36Ça souffle un petit peu
25:37après 6 séances dans le vert.
25:39Moins 0,3%.
25:407 869 points.
25:42Ça souffle sur l'ensemble
25:43des indices en Europe.
25:44Très légèrement,
25:45moins 0,4%
25:46pour le DAX
25:47à Francfort,
25:47moins 0,2%
25:49pour l'Eurostox 50.
25:51On se retrouve dans un instant.
25:52Nous parlerons
25:53notamment des indices asiatiques
25:55avec la Bourse de Hong Kong
25:56qui gagne un peu plus de 30%
25:57depuis le début de l'année.
25:58Et puis,
25:59Shenzhen et Shanghai également
26:00qui tentent de se reprendre.
26:02Les détails
26:02dans quelques secondes
26:03avec Jean-Marie Mercadal
26:04qui nous attend
26:05depuis Hong Kong,
26:06le directeur général
26:07de Cinecap Asset Management.
26:09BFM Business présente
26:13Good Morning Market.
26:16Étienne Brasse.
26:17C'est parti pour Good Morning Market.
26:18Deuxième partie,
26:19nous sommes ensemble jusqu'à 10h.
26:21Et puis, bien sûr,
26:21ensuite, vous retrouvez
26:22Raphaël Legendre
26:23et ses experts.
26:23Dans une poignée de secondes,
26:24ça sera le face-à-face
26:25avec Nathalie Benatia
26:26pour BNP Paribas Asset Management
26:28et Olivier Guénaud
26:29pour HSBC Asset Management.
26:31Nous reviendrons, bien sûr,
26:32sur la Fed,
26:33les anticipations de baisse d'auto
26:34aux Etats-Unis
26:34concernant, bien sûr,
26:37les baisses d'auto
26:37à attendre pour cette année
26:38mais également l'année prochaine.
26:40En attendant,
26:41la Bourse de Paris
26:41est un petit peu fébrile,
26:42moins 0,3%.
26:44Prudence avant la Fed
26:45et puis prudence également
26:46avant 14h30,
26:47les ventes au détail
26:48qui seront publiées
26:49aux Etats-Unis.
26:50Indicateur, bien sûr,
26:51primordial qui permet
26:52de prendre un petit peu
26:53le pouls de la consommation
26:54du côté des Etats-Unis.
26:56En attendant,
26:57hier,
26:57les marchés américains
26:58ont battu des records historiques,
27:00notamment sur l'indice S&P 500.
27:02Le baril de Brent,
27:03qui ne panique toujours pas
27:05malgré une situation géopolitique
27:06plus que tendue
27:07au Moyen-Orient
27:08mais aussi du côté
27:09de l'Europe de l'Est,
27:10vous avez un baril de Brent
27:12qui cède 0,4%
27:14à 67 dollars,
27:1563 dollars
27:16pour le WTI
27:17quand l'once d'or
27:18a franchi
27:19pour la première fois
27:20la barre des 3700 dollars
27:22pour ces 31 grammes d'or.
27:23On est à nouveau
27:24sur un plus haut historique
27:25pour l'or
27:25qui gagne désormais
27:26plus de 40%
27:27depuis le début de l'année.
27:299h30,
27:29vous connaissez le rendez-vous,
27:30c'est le focus du jour.
27:33Focus du jour
27:34qui chaque mardi
27:35est dédié à l'Asie,
27:36au marché asiatique
27:37avec ce matin
27:38Jean-Marie Mercadal
27:39qui est avec nous,
27:40directeur général
27:41de Sinsicap Asset Management
27:43depuis Hong Kong.
27:44Bonjour Jean-Marie Mercadal,
27:45merci d'être avec nous
27:46dans Good Morning Market,
27:48à distance bien sûr
27:49depuis Hong Kong.
27:50dans un instant
27:51on va parler
27:51des marchés asiatiques
27:52qui décidément
27:53tentent de prendre
27:54leur revanche
27:54ces dernières semaines.
27:56Juste avant,
27:56si on doit parler
27:57de la situation en Chine,
27:59comment aujourd'hui
28:00vous la mesurez,
28:00vous qui êtes présent
28:02du côté de Hong Kong,
28:04avec, on l'a encore vu hier,
28:05des signaux assez contrastés
28:06du côté de la production industrielle,
28:08du côté de la consommation,
28:10des ventes au détail.
28:11Ça a du mal à repartir
28:12quand même
28:12ces dernières semaines.
28:15C'est vrai que les derniers chiffres
28:16qui ont été publiés
28:17cette semaine
28:18sont un petit peu en retrait
28:19par rapport aux attentes.
28:21On attendait un petit peu mieux
28:22sur la production industrielle,
28:24on attendait aussi un petit peu mieux
28:25sur la consommation domestique.
28:28Il faut voir aussi
28:28que ça vient après
28:29un premier semestre
28:30qui a été plutôt bon
28:31puisque au premier semestre
28:33la croissance chinoise
28:34a été de 5,3%,
28:36donc légèrement au-dessus
28:37des attentes du gouvernement,
28:40enfin l'objectif du gouvernement
28:41qui est autour de 5%.
28:42C'est vrai qu'au premier trimestre
28:45et au premier semestre
28:46il y a eu des anticipations
28:48de commandes de l'extérieur
28:51en avance
28:53de l'application
28:54des droits de douane.
28:55Donc ça, c'est une explication.
28:57Après, il faut bien voir aussi
28:58que la confiance domestique
29:00commence à repartir
29:02tout doucement.
29:03C'est encore un petit peu décevant.
29:05C'est un des objectifs
29:06du gouvernement
29:07de relancer
29:07la consommation domestique.
29:09On voit bien
29:09qu'elle est quand même
29:10touchée par l'immobilier
29:12qui reste assez déprimé,
29:15qui tarde à repartir.
29:17Et c'est dans cette optique
29:18que je pense
29:19que pour la première fois
29:20les autorités chinoises
29:22regardent la bourse.
29:23On sait que Donald Trump,
29:25lui,
29:25considère la bourse
29:26comme un élément
29:27d'approbation.
29:29Les autorités chinoises
29:30jusqu'à présent
29:30ne regardaient pas du tout
29:31les marchés financiers.
29:32Mais je pense que la hausse
29:33boursière de cette année
29:34est très bien vue
29:35parce qu'elle contribue
29:36justement
29:37à relancer cette confiance
29:38qui est quand même
29:39assez déprimée
29:40dans le pays.
29:42Et à ce sujet,
29:43je vous invite à retrouver
29:43en replay
29:44les interventions
29:45d'Alexandre Wernot,
29:46de BNP,
29:46mais également
29:47de Michel Haut-de-Band,
29:48de Gemwe,
29:48qui étaient passionnantes
29:49sur ces sujets
29:50de la bourse chinoise
29:52et comment aujourd'hui
29:53les autorités chinoises
29:54tentent de contrôler
29:55les choses
29:56avec notamment
29:56des effets de levier
29:57qui sont en partie
30:00bloqués
30:01ces derniers jours.
30:02Un mot quand même,
30:03Jean-Marie Mercadal,
30:04vous l'avez souligné,
30:05sur le secteur immobilier
30:06depuis la crise Evergrande,
30:08c'était il y a 4-5 ans maintenant,
30:09ça a quand même
30:10mis une longue de choc
30:11en Chine.
30:12Est-ce qu'aujourd'hui,
30:13ça va un peu mieux
30:14sur ce secteur immobilier ?
30:16Est-ce que les choses
30:16se stabilisent
30:17ou on a une situation
30:17qui est quand même
30:18toujours fragile ?
30:20La situation
30:21est quand même fragile.
30:23Les prix n'ont pas repris
30:25à part dans quelques quartiers
30:26des très grandes villes
30:27sur des segments
30:29de très haute gamme.
30:30Dans l'ensemble,
30:31les prix sont encore
30:32très bas
30:33par rapport aux plus hauts
30:34en moyenne,
30:34on est à 30-35 %
30:36en moyenne
30:37sur le pays
30:38et on voit bien
30:39que la construction
30:41repart très doucement.
30:42On peut juste noter
30:44quelques signaux
30:45de première stabilisation
30:47mais ça mettra du temps
30:49à repartir
30:50parce qu'il y a vraiment eu
30:51trop d'offres,
30:53trop de capacités
30:55et donc je pense
30:57que l'immobilier
30:58s'est déprimé
31:00pour un petit moment.
31:02je pense que c'est
31:03plutôt l'épargne
31:05domestique des Chinois
31:08qui est extrêmement
31:08abondante,
31:09qui représente
31:10110 %
31:11du PIB
31:12du pays,
31:13qui est bloquée
31:14sur des comptes
31:15à terme
31:15pour l'essentiel
31:17alors que les taux
31:18ont énormément baissé
31:19et donc cette épargne,
31:21le gouvernement
31:22voudrait qu'elle soit
31:23remise au service
31:24de la consommation
31:25domestique
31:26et ça prendra du temps
31:27pour relancer
31:28cette confiance.
31:28il faut que le chômage
31:29baisse
31:29et il faut que la bourse
31:30monte aussi
31:31puisque c'est un élément
31:32qu'on a vu
31:33ces dernières semaines
31:35voire même
31:35derniers jours
31:36les particuliers chinois
31:38revenir vers la bourse
31:39domestique
31:40comme vous l'aviez signalé.
31:42La bourse
31:43cotée à Shanghai
31:45et à Shenzhen
31:46rattrape celle
31:47de Hong Kong
31:47donc ça montre
31:49que les particuliers
31:50reprennent un peu confiance
31:51sur le marché boursier.
31:52Tout ça,
31:53ce sont des éléments,
31:54des paramètres
31:55qui contribueront
31:56à terme
31:56à relancer
31:57cette confiance
31:59tout en sachant
31:59que le marché immobilier
32:00s'est stabilisé
32:02mais il ne va pas
32:02repartir tout de suite.
32:03Quand vous dites
32:04les particuliers,
32:05ce sont vraiment
32:05les particuliers
32:06qui font monter
32:06les marchés asiatiques,
32:07ce ne sont pas
32:07des flux offshore,
32:09extérieurs,
32:09c'est vraiment
32:10la population chinoise
32:11qui face à des prix
32:12de l'immobilier
32:12se dit bon
32:13allez il faut diversifier
32:14on va aller plus
32:14sur les marchés financiers
32:15et puis l'immobilier
32:16on attendra un petit peu,
32:17c'est un peu ça le message ?
32:19Alors la hausse
32:21elle a été
32:22je dirais au début
32:24initiée par
32:25les institutionnels chinois
32:27ainsi que par
32:28les grands investisseurs
32:29internationaux
32:30notamment américains
32:31les hedge funds
32:31qui ont commencé
32:32à revenir
32:32en début de l'année
32:33parce qu'en début de l'année
32:34il y a eu des éléments
32:35extrêmement importants
32:36qui ont été
32:36comme une sorte de catalyseur
32:38c'est le premier élément
32:39c'est que le gouvernement
32:41a reçu
32:41les grands chefs
32:42d'entreprises
32:43emblématiques chinois
32:44Xi Jinping
32:45lui-même les a reçus
32:46qui montrent un virage
32:47pro-business
32:48à nouveau
32:48du gouvernement
32:49après quelques années
32:50je dirais
32:51de vagues réglementaires
32:52intempestives
32:53et puis le deuxième élément
32:55c'est l'effet dipsique
32:55plus le fait
32:57que les marchés
32:58ont considéré
32:59que la Chine
33:00était en avance
33:00dans plein de domaines
33:02de la technologie
33:03si bien qu'on assiste
33:05à un re-rating
33:06je dirais
33:08une baisse
33:08de la prime politique
33:09sur ce marché
33:10qui était très déprimée
33:11en termes de valorisation
33:12c'est pour ça
33:13que la hausse de cette année
33:14elle est différente
33:14des hausses
33:15des années précédentes
33:16les hausses
33:16des années précédentes
33:17elles étaient
33:17en anticipation
33:19de décisions politiques
33:21de décisions
33:23de stimulations économiques
33:25cette fois-ci
33:25c'est une hausse
33:26beaucoup plus régulière
33:27qui ne se fait pas
33:28par un à-coup
33:29de 30 à 40%
33:30puis après
33:31il ne se passe plus rien
33:31et donc
33:32dans un premier temps
33:33les investisseurs
33:34institutionnels
33:35puis internationaux
33:37sont revenus
33:37et là
33:38évidemment
33:38cette hausse
33:39commence à se remarquer
33:41et donc
33:42les particuliers
33:43commencent à revenir
33:43mais ça
33:44c'est beaucoup plus récent
33:44et ce mouvement
33:45n'est pas fini
33:46parce que
33:46comme je vous le disais
33:47tout à l'heure
33:48il y a énormément
33:50de cash
33:50qui dort
33:51sur des comptes à terme
33:52et ça pourrait
33:54effectivement
33:55continuer à alimenter
33:57le marché
33:57des actions chinoises
33:58qui en termes
33:59de valorisation
33:59a encore beaucoup
34:01de rattrapage à faire
34:02comme je vous le disais
34:03cette prime de risque
34:04a commencé à baisser
34:05mais le PER
34:07d'ensemble
34:07des actions chinoises
34:08il est aujourd'hui
34:09autour de 13
34:0913,5
34:10on était autour de 10
34:11en début d'année
34:12on est encore loin
34:12des niveaux de valorisation
34:15qu'on a sur les actions
34:16américaines par exemple
34:17très clairement
34:17en dernier point
34:19quand même
34:19Olivier-Jean-Marie Mercadal
34:21comment ça se passe
34:23aujourd'hui
34:23chez Sinsicap
34:24Asset Management
34:25en termes d'allocations
34:26parce que le marché asiatique
34:27c'est un marché
34:28qui est très profond
34:29il y a de quoi faire
34:30alors nous
34:32on aime beaucoup
34:32les actions chinoises
34:33on pense qu'il y a
34:35encore du
34:36je dirais
34:37du potentiel
34:38de rattrapage
34:39c'est le marché
34:39qu'on préfère
34:40après sur les autres
34:41marchés
34:41en dehors de l'Asie
34:43c'est vrai
34:44qu'en dehors de la Chine
34:45l'Inde
34:46est en phase
34:47de stabilisation
34:48l'Inde a beaucoup monté
34:49ces dernières années
34:50les valorisations
34:51sont peut-être
34:52encore un petit peu
34:53élevées
34:54mais il y aura
34:55des points d'entrée
34:55et puis les marchés
34:57qu'on aime bien
34:57et qui va continuer
34:58là aussi
34:58sur un mouvement
34:59de re-rating
35:00c'est la Corée
35:01la Corée c'est le meilleur marché
35:02du monde
35:02on est à plus de 40%
35:04depuis le début de l'année
35:05cette accélération
35:07des actions coréennes
35:08s'est faite
35:08après les élections
35:10du nouveau président
35:11qui souhaitent
35:12je dirais
35:14accélérer
35:17la transparence
35:19de la gouvernance
35:19des entreprises
35:20faire que les entreprises
35:21distribuent plus de dividendes
35:23il y a une meilleure
35:24corporate governance
35:25et là aussi
35:26le PE du marché
35:27coréen
35:28pour la première fois
35:29depuis longtemps
35:30est au-dessus de 10
35:30mais on voit bien
35:31qu'il y a encore
35:31du potentiel de rattrapage
35:33Merci beaucoup Jean-Marie Mercadal
35:34nous a raccompagné ce matin
35:35directeur général
35:36de Sinsicap Asset Management
35:37pour notre focus
35:38sur l'Asie
35:39focus hebdomadaire
35:41pour regarder bien sûr
35:42ce qui se passe
35:42sur les marchés asiatiques
35:44avec donc
35:44comme vous l'avez souligné
35:45un très beau rattrapage
35:46ces dernières semaines
35:46que ce soit du côté
35:47de Hong Kong
35:48mais également du côté
35:49de Shenzhen
35:50et Shanghai
35:51Jean-Marie Mercadal
35:51donc Sinsicap Asset Management
35:539h38
35:54c'est l'heure du face à face
35:55Deux acteurs de marché
35:58chaque jour
35:59à 9h40
35:59sur BFM Business
36:00pour partager leur vision
36:01avec ce matin
36:02Nathalie Benatia
36:03Bonjour Nathalie Benatia
36:04Merci d'être avec nous
36:05ce matin en plateau
36:06macroéconomiste senior
36:07chez BNP Paribas
36:08Asset Management
36:08avec Olivier Guénaud
36:10directeur des investissements
36:11chez HSBC Asset Management
36:13Bienvenue
36:14Bonjour
36:14Merci d'être avec nous
36:15Olivier Guénaud
36:17Nathalie Benatia
36:18pour rebondir
36:19notamment
36:20sur les marchés
36:22émergents
36:23c'est vrai que c'est
36:23une classe d'actifs
36:24qui s'est reprise
36:25d'une façon spectaculaire
36:27c'est de l'année
36:28Oui absolument
36:29l'intervention
36:30était très intéressante
36:32on parle tout de suite
36:33d'allocations d'actifs
36:34non non
36:35sur la situation
36:36macroéconomique
36:37la situation macroéconomique
36:38en Chine
36:38n'est pas des plus souriantes
36:40pour employer
36:41une vieille formule
36:42on l'a vu hier
36:43notamment
36:43avec
36:44notamment absolument
36:45les ventes au détail
36:46qui sont très poussives
36:48le secteur immobilier
36:49qui ne ressort pas
36:50la tête de l'eau
36:51l'industrie
36:52qui est tirée
36:53par le secteur manufacturier
36:55mais néanmoins
36:55tout ça nous fait
36:56une croissance
36:56qui devrait être
36:57plus faible
36:59plus faible
37:00qu'au premier semestre
37:01et j'ai l'impression
37:02alors on peut
37:04voir la partie négative
37:06des investisseurs
37:07qui se disent
37:07quand il y a des mauvaises nouvelles
37:09sur la Chine
37:09ça veut dire que les pouvoirs publics
37:11vont mettre en oeuvre
37:12des mesures supplémentaires
37:13ou se dire
37:14plus logiquement
37:15oui
37:15cette économie chinoise
37:17va être soutenue
37:18non pas soutenue
37:19pour être propulsée
37:20mais soutenue
37:21pour éviter
37:21une baisse trop forte
37:22et là on va rentrer
37:24dans une séquence
37:25politique
37:26en Chine
37:27avec différents
37:28réunions
37:29au plus haut niveau
37:30le politbureau
37:31des réunions
37:32qui fixent
37:33des enjeux
37:34des cibles
37:37des cibles économiques
37:40des cibles de croissance
37:41etc
37:41ça ce sera pour plus tard
37:42et qui pourraient donner lieu
37:44à des annonces
37:45qui finalement
37:45seraient de nature
37:46à entretenir
37:47cet optimisme
37:48sur les marchés financiers
37:49des mesures de relance
37:50pour tenir les fameux
37:515% d'objectifs
37:52de croissance
37:53c'est l'objectif
37:54d'Oxygene Ping
37:54ça c'est l'objectif
37:55on était au-dessus
37:56au premier trimestre
37:57et au deuxième trimestre
37:58mais là c'est vrai
37:59que les statistiques
38:00qu'on a depuis cet été
38:02font craindre
38:03qu'on puisse passer
38:04légèrement en dessous
38:05pour le troisième trimestre
38:06néanmoins
38:07elle voit depuis hier
38:07Olivier Guénaud
38:08les indices asiatiques
38:09ne trébuchent pas
38:10par rapport à ces données
38:11en dessous des attentes
38:13le marché attend beaucoup
38:15et a déjà anticipé
38:16beaucoup de choses aussi
38:17oui alors c'est un marché value
38:18c'est à dire décoté
38:20qui a certes grimpé cette année
38:23mais qui a eu des années
38:24multiples de sous-performance
38:27et donc les valorisations
38:29sont encore très raisonnables
38:30je pense que la façon
38:31dont on le regarde
38:32c'est que c'est une alternative
38:34par exemple dans certains secteurs
38:36comme le secteur technologique
38:37aux Etats-Unis
38:38où les valeurs sont un peu tendues
38:40les valorisations sont un peu tendues
38:41en Chine elles le sont beaucoup moins
38:43donc c'est là où je pense
38:45qu'il y a un intérêt
38:46notamment sur le marché chinois
38:47avec une décote importante
38:49et aussi une espèce d'isolation
38:51par rapport au bruit
38:52qu'on peut avoir
38:53sur les marchés américains
38:55ou les marchés européens
38:56c'est sûr que les niveaux
38:57de valorisation
38:58aux Etats-Unis
38:58on en parle très régulièrement
38:59et ils interrogent
39:00bon nombre d'acteurs de marché
39:02avec notamment la Fed
39:04en ligne de mire
39:04ça sera demain
39:05Jérôme Poel
39:06qui est attendu au tournant
39:08non pas sur la baisse de taux
39:09de demain
39:09quoique désormais
39:10il y a des divergences
39:1225 ou 50 points de base
39:13Nathalie Benatia
39:15mais surtout
39:15sur les futures
39:16baisses de taux
39:17on voit un consensus
39:19quand même
39:19qui a du mal
39:19à se former
39:20sur les anticipations
39:22de fin 2025
39:23et 2026
39:25Absolument
39:25alors pour la réunion
39:26de cette semaine
39:27il est vraisemblable
39:28que l'accord se fasse
39:29enfin l'accord
39:30que le résultat
39:31soit 25
39:32une baisse de 25 centimes
39:33néanmoins
39:35on verra
39:35les divergences
39:37des votes
39:37déjà la dernière fois
39:39on avait eu une divergence
39:39qui est très rare
39:40au sein du
39:41conseil de politique monétaire
39:43de la réserve fédérale américaine
39:45ça arrive très souvent
39:46pour la banque d'Angleterre
39:47où il publie juste après
39:48la réunion
39:49pour la réserve fédérale
39:51c'est très rare
39:52qu'il n'y ait pas
39:52un consensus
39:53qui se dessine
39:54pendant
39:55enfin un consensus
39:55une unanimité
39:56qui se dessine
39:57pendant les discussions
39:59donc ça a été le cas
40:00la dernière fois
40:00ce sera vraisemblablement
40:02le cas cette fois-ci
40:03et là on peut imaginer
40:04que les divergences
40:05se fassent sur
40:05nous on préférerait
40:0650 tout de suite
40:08et j'allais dire
40:09en toute probabilité
40:11Stéphane Myren
40:12qui vient d'être approuvé
40:13par le Sénat
40:14et qui pourra donc
40:15participer au vote
40:16devrait pencher
40:18du côté de 50
40:18et puis il y a
40:19d'autres gouverneurs
40:21qui ont laissé entendre
40:22qu'ils voudraient
40:23un mouvement plus rapide
40:24après c'est pas
40:25une unanimité
40:26au sein du comité
40:29de vouloir aller très vite
40:30il y a des gens
40:30qui préfèrent réagir
40:31avec prudence
40:32et c'est vrai
40:33que la dernière série
40:34de données économiques
40:35qu'on a eu
40:37depuis les deux rapports
40:39sur l'emploi
40:40et ça continue
40:41plaide quand même
40:42pour amorcer
40:42ce mouvement
40:43de reprise
40:44du cycle
40:45d'assouplissement
40:45ça s'est joué
40:46à une voix
40:46quand même hier
40:47pour Stéphane Myren
40:4848 voix
40:49contre 47
40:50rien n'était gagné
40:51et au final
40:53ce vote arrive
40:54in extremit
40:55puisque la communication
40:56de la fête
40:56c'est demain
40:57mais cette réunion
40:57débute aujourd'hui
40:59dans le même temps
41:00cette nuit
41:01Donald Trump
41:02a essuyé un revers
41:03face à la cour d'appel
41:04concernant la situation
41:06de Lisa Cook
41:07cette gouverneure
41:07de la fête
41:08que Donald Trump
41:09voulait limoger
41:10cet été
41:11c'est tendu quand même
41:12pour une réunion
41:13de la fête
41:13c'est vrai qu'habituellement
41:14on parle assez peu
41:15des membres
41:15de la fête
41:15oui ça a l'air
41:16tendu
41:18c'est pas trop
41:18quelle va être
41:19l'ambiance
41:20autour de la table
41:21je ne sais pas d'ailleurs
41:22si Stéphane Myren
41:23va déjà communiquer
41:25ses prévisions
41:25puisque chaque membre
41:27du FOMC
41:28communique ses prévisions
41:29on aura la synthèse
41:31avec l'annonce
41:33de la décision
41:34en matière
41:35de taux d'intérêt
41:36oui
41:36donc il y a encore
41:37manifestement
41:38un contre-pouvoir
41:39aux Etats-Unis
41:40et c'est très intéressant
41:41donc il y a
41:42un sénateur
41:44enfin une sénatrice
41:45en l'occurrence républicaine
41:46qui n'a pas voté
41:47pour la nomination
41:48de Stéphane Myren
41:49en disant
41:50que ça l'a gêné
41:50quand même
41:51qu'il refuse
41:52de démissionner
41:52de son poste actuel
41:53qui est conseiller
41:54économique
41:55de la Maison-Blanche
41:56et que ça lui paraissait
41:57poser des questions
42:00sinon des problèmes
42:01en termes
42:01d'indépendance
42:02de la fête
42:03donc ça veut dire
42:04qu'il y a encore
42:05au sein du congrès américain
42:07des députés
42:09et des sénateurs
42:10qui sont attachés
42:11à l'indépendance
42:12de la Fed
42:13qui ont compris
42:13surtout l'importance
42:14pour la conduite
42:16de la politique monétaire
42:17et pour les marchés financiers
42:18bien évidemment
42:19en tout cas
42:19cette indépendance
42:20dans la Fed
42:21c'est une question
42:21qui se pose
42:22une question
42:22qui est légitime
42:23mais qui n'a pas
42:24d'impact sur les marchés
42:25que ce soit sur les marchés
42:26actions
42:26marchés obligataires
42:27marchés des devises
42:28aujourd'hui
42:29Olivier Guénaud
42:29vous voyez un impact
42:30par rapport à cela ?
42:31Alors l'impact
42:33qui risque
42:33de se dessiner
42:35notamment sur la réunion
42:36d'aujourd'hui
42:37c'est surtout
42:38ce dont Nathalie parlait
42:39c'est les prévisions
42:40les fameux d'autres plots
42:41est-ce qu'en moyenne
42:43les gouverneurs
42:45de la Fed
42:46les 18
42:46prévoient
42:472-3 baisses de taux
42:49c'est ça qui va
42:50surtout agiter
42:51les marchés
42:52à la suite
42:54de la publication
42:55de jeudi
42:57et qui va permettre
42:59un peu de se projeter
43:00sur les marchés financiers
43:02et notamment
43:02il y a quand même
43:03beaucoup d'intervenants
43:04qui voient
43:05les chiffres
43:06du chômage
43:09qui s'étiole
43:10il y a de l'inquiétude
43:11sur la croissance économique
43:15et donc
43:15ces fameuses
43:17attentes de baisse de taux
43:18vont donner
43:18une espèce de référentiel
43:20sur lesquels
43:21les marchés
43:21pourront se caler
43:22mais sur l'indépendance
43:23de la Fed
43:23pour l'instant
43:24c'est pas un sujet
43:24qui inquiète
43:25pour l'instant
43:27je dirais que les marchés
43:29sont bien évidemment
43:30plutôt attachés
43:32à une indépendance
43:34de la Fed
43:34ce qui va être important
43:36dans les mois à venir
43:37ça va vraiment être
43:38la trajectoire
43:40des taux d'intérêt
43:41qui va aussi dessiner
43:43la trajectoire
43:44en partie
43:45des taux à long terme
43:46qui sont absolument
43:47essentiels
43:47pour les Etats-Unis
43:48405
43:49pour ce 10 ans
43:50américain
43:50qui est sur des plus bas
43:51de 5 mois
43:52par rapport à ces fameuses
43:53anticipations
43:54de baisse de taux
43:55bon il y a une inconnue
43:56quand même dans l'histoire
43:56aujourd'hui
43:57Nathalie Benatia
43:58c'est la trajectoire
43:59d'inflation
44:00parce qu'on est toujours
44:01sur une inflation
44:01qui est collante
44:02aux Etats-Unis
44:03alors là comme vous l'avez souligné
44:04le marché est focus
44:05sur ces chiffres de l'emploi
44:07qui certes se dégradent
44:08mais l'inflation américaine
44:10elle elle est toujours
44:11collante
44:11on est toujours à la barre
44:12des 3%
44:13absolument
44:13on l'a fait
44:14d'un double mandat
44:15comme tout le monde le sait
44:16on l'a suffisamment répété
44:17et ce qui est intéressant
44:18c'est qu'au cours
44:19des derniers mois
44:20voire dernières années
44:22Jérôme Powell
44:23donnait l'impression
44:24de de temps en temps
44:25s'intéresser
44:26à l'emploi
44:27comme mandat principal
44:29et à d'autres moments
44:30à l'inflation
44:31et là le sentiment
44:32du marché
44:33que nous partageons
44:34d'ailleurs au moins
44:35pour les prochaines décisions
44:36c'est que la Fed
44:37va à nouveau
44:38mettre le projecteur
44:40sur l'emploi
44:40emploi qui donne
44:41des signes
44:42de ralentissement
44:42même si
44:44on l'a vu
44:44la semaine dernière
44:45ces données
44:46sur l'emploi
44:47ça non plus
44:48ce n'est pas une nouveauté
44:49pose très clairement
44:51des questions
44:52de fiabilité
44:53là ce qui se passe
44:54c'est que ces données
44:55fiables ou pas
44:57vont dans le sens
44:58logique
44:59j'allais dire
45:00avec une économie
45:01qui est amenée
45:01malgré tout
45:02à légèrement
45:03à légèrement ralentir
45:04Du côté des anticipations
45:06comment aujourd'hui
45:07vous voyez ces anticipations
45:08d'inflation
45:08parce qu'il y a les droits
45:09de douane
45:09il y a plein de facteurs
45:10qui rentrent en compte
45:12qui sont pour l'instant
45:13difficiles à mesurer
45:14alors difficile à mesurer
45:15absolument
45:16ce qu'on peut dire
45:17néanmoins
45:18c'est que
45:19si on fait la liste
45:21des éléments
45:22donc vous l'avez dit
45:22les droits de douane
45:23qui pour les Etats-Unis
45:24correspondent à des
45:25augmentations de prix
45:26d'autant plus
45:27que les entreprises
45:28sont assez
45:29assez transparentes
45:31pour dire
45:32dans les enquêtes
45:32que oui
45:34elles font passer
45:35aux consommateurs
45:36enfin à leurs consommateurs
45:38la hausse des coûts
45:39liés à ces
45:40droits de douane
45:42mais comme l'a dit
45:43Jérôme Poel
45:43d'une façon
45:44assez imagée
45:46oui ce sera temporaire
45:48mais ce ne sera pas
45:48d'un seul coup
45:49c'est-à-dire
45:49on a pu dire
45:51que la hausse des droits
45:52de douane
45:52c'est l'équivalent
45:53d'une hausse
45:53de la TVA
45:54ce qui est vrai
45:55sur le comportement
45:56des consommateurs
45:57mais c'est vrai
45:57qu'en termes de mesure
45:58de l'inflation
45:59on n'a pas cette marche
46:00d'un seul coup
46:01on a quelque chose
46:02qui va se diffuser
46:03et la question
46:04c'est est-ce que ça va
46:05se diffuser
46:05sans s'arrêter vers le haut
46:07ou est-ce qu'on va
46:08finalement avoir un palier
46:09pour le moment
46:10cette inflation jugée
46:12temporaire ou transitoire
46:13c'est plutôt l'impression
46:14d'un palier
46:15mais dans la publication
46:16des données
46:17on aura peut-être
46:18un jour 3%
46:193.1
46:203.2
46:20donc on peut avoir
46:21un petit début
46:22de dérapage
46:23qui pourra inquiéter
46:24les gens au sein
46:26du comité de la Fed
46:27qui ne sont pas en faveur
46:28d'une baisse des taux
46:29qui pourra inquiéter
46:30les marchés obligataires
46:31comme on le disait
46:32et à suivre
46:33cet après-midi
46:33à 14h30
46:34les ventes au détail
46:359h49
46:36je vous rappelle
46:36la tendance
46:37à la Bourse de Paris
46:37une petite pause
46:38après 6 séances
46:40dans le vert
46:40moins 0,2%
46:427879 points
46:43Kering continue
46:45de se reprendre
46:46après un parcours
46:47très difficile
46:47ces derniers mois
46:48plus 3,5%
46:49à 264 euros
46:51à l'inverse
46:51L'Oréal ferme la marche
46:52moins 1,8%
46:54et puis Orca 40
46:55a souligné
46:55deux publications
46:56qui sont arbitrées
46:57très franchement
46:57Vision Group
46:58plus 15%
46:59après la publication
47:00de ses résultats
47:01le groupe
47:01qui revoit à la hausse
47:02ses objectifs
47:03pour cette année
47:03243 euros
47:05pour la valeur
47:05et à l'inverse
47:06moins 15%
47:07pour Ex-Ai Group
47:07l'ex-groupe
47:09Gorgé
47:09qui a publié
47:10ses résultats
47:11qui confirment
47:11ses objectifs
47:12pour cette année
47:13le titre
47:13qui a été multiplié
47:14par 6
47:15depuis le début
47:15de l'année
47:16subit quelques prises
47:16de bénéfices
47:17secteur
47:18bien sûr
47:18Ex-Ai Group
47:19qui est présent
47:19dans le secteur
47:20de la défense
47:21101,20 euros
47:22pour cette valeur
47:24et donc la CAC 40
47:25qui est en légère baisse
47:26de 0,2%
47:27à 7879 points
47:30le face-à-face
47:30donc ce matin
47:31avec Nathalie Benatia
47:32pour BNP Asset Management
47:34et Olivier Guénaud
47:35pour HSBC Asset Management
47:37que faites-vous
47:38aujourd'hui Olivier Guénaud
47:39en termes
47:40d'allocations d'actifs
47:41face à un S&P 500
47:43qui est sur un record
47:44historique à 6600 points
47:45on le voyait
47:46un marché asiatique
47:47qui tente de se reprendre
47:48mais qui n'a toujours
47:49pas retrouvé ses records
47:50et puis l'Europe
47:51au milieu de tout ça
47:51qui vivote
47:53Oui effectivement
47:54sur les actions américaines
47:56il y a eu deux grands moteurs
47:57cet été
47:57qui ont permis
47:58cette reprise importante
48:00des actions américaines
48:01qui était
48:01la vigueur de l'économie
48:03d'un côté
48:04et les bénéfices des sociétés
48:05qui étaient toujours très bons
48:06or là
48:07on a eu quand même
48:08cette impression
48:09que sur la vigueur de l'économie
48:11il y a quand même une question
48:13les marchés se posent
48:14de plus en plus de questions
48:15et également
48:16on a eu des publications
48:18de certaines sociétés
48:19de prévision de bénéfices
48:21qui ont été revues
48:22très nettement à la baisse
48:23et donc
48:24on est un peu moins
48:26sur le marché
48:27des actions américaines
48:28un peu plus
48:29sur le marché
48:29des actions européennes
48:30surtout en ce qui concerne
48:31les valeurs plus value
48:33moins de croissance
48:34tout en sachant
48:36que si jamais
48:37il y a des événements
48:37de marché
48:38il y a des secteurs
48:39sur le marché européen
48:41qui ont beaucoup progressé
48:42le secteur bancaire
48:43par exemple
48:43a progressé
48:44de plus de 60%
48:45depuis le début de l'année
48:45certes les valorisations
48:47sont encore très faibles
48:48certes c'est un rattrapage
48:49de multi
48:50multi annuel
48:52qui est en cours
48:53mais vous pouvez avoir
48:54à ce moment là
48:54des prises de bénéfices
48:55auxquelles il va falloir
48:56faire attention
48:57et enfin
48:58ce qui nous semble
48:59comme je le disais tout à l'heure
49:00ce qui nous semble intéressant
49:01c'est sur les marchés émergents
49:03puisqu'il y a une espèce
49:03d'isolation
49:04par rapport
49:05à des phénomènes
49:06de court terme
49:07qui se passent
49:08à la fois aux Etats-Unis
49:09et en Europe
49:09et sur les marchés émergents
49:12il y a un avantage
49:14c'est que
49:14si le dollar
49:15continue à faiblir
49:16ce que nous pensons
49:18en moyenne
49:19c'est un vrai soutien
49:21pour les marchés émergents
49:22tant pour les marchés de taux
49:23que pour les marchés d'action
49:25et ces marchés émergents
49:27également
49:27ont une décorrelation intrinsèque
49:30on a parlé de la Chine
49:31l'Inde
49:32c'est un marché
49:32qui est complètement différent
49:33c'est un marché de croissance
49:34c'est la Chine
49:35qui est un marché
49:36plutôt décoté
49:37et vous avez même
49:39des marchés
49:40un peu plus frontières
49:41comme le Vietnam
49:42par exemple
49:43ou Ceylan
49:44où vous avez
49:45là des comportements
49:46beaucoup plus
49:47beaucoup plus domestiques
49:48donc c'est un
49:49c'est une place
49:50c'est une région
49:52que nous regardons
49:52avec attention
49:53et où il nous semble
49:55avoir un intérêt
49:56pour mettre
49:57pour mettre
49:58des positions importantes
49:59sachant que les choses
50:00vont très vite
50:00on se souvient que
50:01l'année dernière
50:02c'était l'Inde
50:02qui avait cartonné
50:03là depuis le début de l'année
50:04c'est beaucoup moins le cas
50:05cette année
50:06c'est Hong Kong
50:06et à chaque fois
50:07les mouvements sont très violents
50:09c'est pas plus 5
50:10plus 6
50:10sur une année
50:11c'est plusieurs dizaines de pourcents
50:12c'est tout à fait ça
50:14c'est-à-dire que ce sont des marchés
50:15qui ont des structures particulières
50:18assez orientées
50:21assez peu liquides
50:23parfois
50:23et quand la valeur
50:26se manifeste
50:28elle se manifeste
50:29assez vite
50:30et donc c'est pour ça
50:31que c'est important
50:31d'avoir
50:32je dirais
50:33un pied
50:33dans chaque type
50:35dans chaque style
50:36un pied dans la croissance
50:37un pied dans la value
50:38et d'avoir une bonne diversification
50:42sur le continent
50:42notamment asiatique
50:43et en termes d'allocation
50:45là vous avez parlé
50:46de l'allocation géographique
50:47en termes d'allocation de secteur
50:48parce qu'on voit aux Etats-Unis
50:49c'est vraiment le secteur de la tech
50:50en Europe
50:51c'est plus compliqué
50:52pour les cycliques
50:53comment vous arrivez
50:53à faire la part des choses
50:54au milieu de tout cela
50:55alors
50:55on est porté
50:58sur les marchés
50:59qui sont un peu chers
50:59à être plutôt
51:00sur des valeurs
51:02qui sont un peu décotées
51:04et sur les marchés
51:05qui ne sont pas chers
51:06compenser le manque
51:08de valeurs de croissance
51:09pour aller plutôt
51:10sur ces marchés pas chers
51:11sur les valeurs de croissance
51:12on pense par exemple
51:14que sur le secteur
51:15de la tech
51:16les entreprises chinoises
51:18qui ont démontré
51:19qu'elles avaient également
51:21des atouts
51:21technologiques
51:23sont plus intéressantes
51:24que l'équivalent
51:25américain
51:27voire l'équivalent
51:28européen parfois
51:29parce que les valorisations
51:31sont beaucoup
51:32beaucoup moindres
51:33donc on va plutôt
51:34avoir des allocations
51:37sectorielles
51:38qui sont liées
51:38aux valorisations
51:40des différents marchés
51:41géographiques
51:42et sur les small caps
51:42parce qu'on voit
51:43le Russell 2000
51:44c'est assez amusant
51:45de voir que depuis
51:45le début de l'année
51:46il ne fait rien en fait
51:47on est quasiment
51:47sur un 0 pointé
51:49alors que les grands indices
51:50eux notamment
51:51bien les 7 magnifiques
51:52portent la tendance
51:53alors c'est intéressant
51:55parce que les 7 magnifiques
51:56effectivement
51:56ont une valorisation
51:59qui est un peu plus importante
52:0025 fois à peu près
52:00les bénéfices
52:01le marché est à 22
52:02ce qu'il faut voir
52:04c'est que le reste
52:04du marché américain
52:05or
52:05ces 7 magnifiques
52:07et les small caps
52:09sont à des valorisations
52:10autour de 20
52:10ce qui n'est pas non plus
52:12complètement donné
52:13donc le marché
52:14dans son ensemble
52:15ce n'est pas invraisemblable
52:17qu'il ne fasse pas
52:18grand chose
52:18parce qu'il est relativement
52:19cher
52:20par contre
52:21il y a des pépites
52:22sur lesquelles
52:23on peut se positionner
52:24Nathalie Benatia
52:25chez BNP Asset Management
52:26comment vous regardez
52:27tout cela en termes
52:28d'allocations
52:28puis comment vous regardez
52:29également l'once d'or
52:30qui ça y est franchit
52:31les 3700 dollars
52:32plus 40% depuis le début
52:33de l'année
52:34ça y est
52:34alors ça c'est une petite
52:35particularité dans notre allocation
52:37normalement un grand investisseur
52:39institutionnel ne s'intéresse pas
52:40à l'or
52:40nous nous y intéressons
52:41depuis presque deux ans
52:44maintenant
52:4418 à 20 mois
52:47en faisant évidemment
52:48des prises de bénéfices
52:50quand il le fallait
52:52il se trouve que
52:53ça a été plutôt réussi
52:55pourquoi l'or
52:56alors évidemment
52:57l'incertitude
52:58mais ce n'est pas
52:59l'élément principal
53:00qui nous a conduit
53:01à investir
53:01sur l'or
53:02encore une fois
53:03il y a plus de 10 mois
53:04maintenant
53:05il y a l'attitude
53:06des banques centrales
53:06des pays émergents
53:07qui accumulent
53:09des réserves en or
53:10ça c'est vraiment
53:10un mouvement de fonds
53:13il y a
53:14la baisse
53:15des taux réels
53:16quand on a un actif
53:17qui ne rapporte rien
53:18quand les taux réels
53:19sont plus bas
53:20c'est plus facile
53:22d'y être
53:23plus confortable
53:24entre guillemets
53:25d'y être
53:25et puis bien sûr
53:26je l'ai dit
53:27il y a ce côté protection
53:29avec des guillemets
53:30de l'or
53:31mais aussi des minières
53:32il ne faut pas
53:32il ne faut pas oublier
53:33les minières
53:34donc voilà
53:34ça pour ce point
53:35de notre allocation
53:36encore une fois
53:37un petit peu
53:37un petit peu original
53:38et j'allais dire
53:39qui apporte de la valeur
53:41à nos portefeuilles
53:41sinon sur les actions
53:43c'est intéressant
53:44parce qu'on
53:45par rapport à ce que
53:46vous avez dit
53:47nous nous restons
53:48sur les valeurs
53:49technologiques américaines
53:50alors en ayant bien
53:52conscience
53:52qu'on n'est pas
53:52dans une situation
53:53qui permet
53:54d'affirmer
53:55de grandes positions
53:57directionnelles
53:57dans les portefeuilles
53:58il va falloir
53:59être prudent
54:00mais malgré tout
54:00on pense qu'il y a
54:01encore des choses
54:02à faire
54:02sur les valeurs
54:03technologiques
54:04américaines
54:05notamment sur le
54:07Nasdaq 100
54:08et en ce qui concerne
54:08les émergents
54:09nous partageons
54:10votre point de vue
54:11alors
54:12et également
54:14sur le fait
54:15que c'est peut-être
54:16pas utile
54:17dès à présent
54:17de se concentrer
54:18sur un marché
54:18mais plutôt
54:19de prendre un indice
54:20plus large émergent
54:21ce qui veut dire
54:22aussi être surexposé
54:23à la Chine
54:24compte tenu
54:24du poids
54:25de la Chine
54:26dans ses indices
54:26et puis là aussi
54:27une petite divergence
54:29peut-être
54:29nous nous pensons
54:31qu'il y a encore
54:33de la valeur
54:33dans les bancaires
54:34européennes
54:35alors ça peut se jouer
54:36ou directement
54:37via les bancaires
54:37ou pour être
54:38là encore
54:39un peu plus prudent
54:40là encore diversifié
54:41via des indices
54:43value européens
54:44qui sont
54:45on le sait
54:45en grande partie
54:46des indices bancaires
54:47et ben voilà
54:47deux visions complémentaires
54:49du marché
54:49merci beaucoup
54:50à tous les deux
54:50de nous avoir accompagnés
54:51ce matin
54:51Nathalie Benetia
54:52macroéconomie senior
54:53chez BNP Paribas
54:54Asset Management
54:55et Olivier Guénaud
54:57directeur des investissements
54:58de HSBC
54:59Asset Management
55:00dans une poignée de secondes
55:01il sera 10h
55:02vous connaissez le rendez-vous
55:03depuis la rentrée
55:04c'est Raphaël Legendre
55:05et ses experts
55:06bonjour Raphaël
55:07oui bonjour la tienne
55:08quel est le programme
55:09dans un instant
55:09le programme du jour
55:10on va parler budget
55:11bien sûr
55:12avec la taxe Zuckman
55:14que les socialistes
55:16pourraient éventuellement
55:17amender
55:17les lignes rouges
55:18du patronat
55:19aussi sur ce budget
55:20et puis ses mesures symboliques
55:22annoncées par Sébastien Lecornu
55:24la fin des privilèges
55:25des premiers ministres
55:26a fait des privilèges à vie
55:28est-ce que ça va suffire
55:29pour redresser les comptes
55:30et puis on parlera croissance
55:32que faut-il attendre
55:33pour la France
55:34en fin d'année
55:35et l'année prochaine
55:35mais aussi croissance chinoise
55:37qui donne
55:37de mauvais signaux
55:39en ce moment
55:41on parle tout ça
55:41tout de suite
55:42dans une minute
55:43à 10h-11h
55:43les experts
55:44vous connaissez le programme
55:45on se donne rendez-vous demain
55:46à 9h
55:47pour Good Morning Market
55:48et très bonne journée
55:49Good Morning Market
55:51sur BFM Business
55:53BFM Business
55:55BFM Business
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