00:0018h17 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, on évoquait quand même tout à l'heure ce qui s'est passé en Espagne, la Vuelta qui est le tour de France espagnol en fait, qui a été interrompue, ils n'ont pas pu faire le final quand même, ils n'ont pas pu faire le sprint final parce que des manifestants pro-palestiniens avec violences qui ont
00:29interrompu la course, à l'instant l'Union Cycliste Internationale regrette le soutien du gouvernement espagnol aux manifestants pro-palestiniens parce que c'est Pedro Sanchez, Premier ministre socialiste évidemment, qui s'est félicité, qui a félicité les manifestants qui ont attaqué ses propres policiers, écoutons ce qu'il a dit exactement parce que c'est assez hérissant.
00:49Comme je l'ai dit hier, nous éprouvons une profonde admiration et un profond respect pour nos sportifs, pour les cyclistes du Tour d'Espagne.
01:02C'est pourquoi nous avons donné la priorité à leur sécurité avant toute autre considération.
01:06Mais nous éprouvons également un immense respect et une profonde admiration pour la société civile espagnole,
01:13qui se mobilise contre l'injustice et défend ses idées de manière pacifique.
01:21Et je pense que le débat qui s'est ouvert ici à propos des événements d'hier à Madrid, en Espagne, devrait s'étendre et atteindre tous les coins du monde.
01:31À partir du moment où la violence est tolérée et encouragée par un Premier ministre, qu'est-ce que vous voulez qu'il se passe ?
01:36C'est l'Espagne !
01:37J'ai relativisé ce week-end, Laurence.
01:40Vous avez utilisé quoi ?
01:41On critique énormément Emmanuel Macron.
01:43On a un esprit critique, évidemment, sur l'action politique que mène le chef de l'État.
01:48Et je me suis dit, en fait, ça aurait pu être largement pire.
01:50Tu pourrais être dans un pays dirigé par Pedro Sanchez.
01:53Et là, évidemment, on aurait atteint le sommet de vraiment du n'importe quoi.
01:58Quand on en est à avoir un Premier ministre, et franchement, il nous fait relativiser sur notre situation politique.
02:03On a un gouvernement tous les quinze jours maintenant.
02:05Quand on a un Premier ministre, quand sa police est prise pour cible, quand sa police recule face à la foule tellement elle est nombreuse et haineuse,
02:15qui choisit la foule plutôt que la police, la défaite morale, là, est totale.
02:19Et d'ailleurs, la droite espagnole réagit de manière très vive en disant que c'est une honte internationale, ce qui s'est passé hier,
02:25puisqu'ils ont gagné, ils ont réussi à empêcher la fin du Tour d'Espagne.
02:31Mais comment peut-on en être à ce niveau-là et préférer le factieux à son policier qui défend l'État de droit et qui, évidemment, a le monopole de la violence légitime ?
02:40Et on apprend que Madrid annule un contrat de 700 millions d'euros pour des lances-roquettes de constitution israélienne.
02:44Il n'y a pas une journée en Espagne où il n'y a pas une manifestation, que ce soit des chorégraphes, que ce soit des artistes,
02:53que ce soit des romanciers qui soient israéliens et qui, à un moment donné, soient interdits.
02:58Alors, il faut quand même exactement mettre le curseur.
03:01Pedro Sanchez, c'est quand même la personne qui a dit et qui a regretté de ne pas avoir la bombe atomique pour stopper Israël.
03:08Ça, il faut quand même le dire et le dire avec force.
03:10Pedro Sanchez, c'est quand même la personne qui ne doit sa survie politique qu'en étant alliée avec l'ETA, l'extrême-gauche,
03:19et surtout l'ETA. Donc, évidemment, en termes de terrorisme, il sait de quoi il parle.
03:23Et Pedro Sanchez, c'est quand même quelqu'un qui préfère casser ce qui est la Vuelta, c'est la fierté nationale espagnole.
03:31C'est quelque chose d'extrêmement important. Il préfère casser ça plutôt qu'en effet son antisémitisme.
03:37Je rajoute quand même que l'antisémitisme en Espagne, alors là, il y a quand même un petit problème,
03:42parce qu'en 1492, les Espagnols ont expulsé les Juifs d'Espagne.
03:47Et qu'il a fallu attendre 500 ans, c'est-à-dire en 1992, pour que Juan Carlos, avec le président Herzog,
03:54à la synagogue de Madrid, dise, allez, on demande pardon. Il a fallu attendre 92.
04:00Donc, tous ces éléments-là, ce ne sont pas des éléments neutres.
04:04Non, non, non, non. Tout ça mis bout à bout.
04:05C'est une marmite qui bouillonne.
04:07Monsieur Rachel Kahn.
04:08À partir du moment, et je le répète à chaque fois, que dans la charte du Hamas,
04:15il est prévu la destruction d'Israël, mais la destruction de l'ensemble des Juifs du monde entier,
04:22nourrie par une idéologie qui se propage depuis le 7 octobre, qui est le palestinisme,
04:29et que l'on peut voir effectivement avec ce terreau espagnol,
04:33mais qui arrive aussi dans d'autres pays, et notamment en France.
04:36Voilà où nous en sommes, de l'intimidation des Juifs,
04:39mais aussi de l'intimidation des États démocratiques.
04:44Ensuite, moi, ces images-là, ça me fait peur par rapport à ce qui va se passer le 22 septembre,
04:51et par rapport à la proposition d'Olivier Fort de mettre des drapeaux, entre guillemets,
04:55palestiniens sur l'ensemble des frontons de l'Amérique.
04:58Je l'ai dit tout à l'heure.
04:59C'est une haine qui est mise en...
05:00On organise la guerre civile.
05:02Exactement.
05:02On organise la guerre civile.
05:03Exactement.
05:03Voilà ce que vous...
05:04Et j'ai des amis qui m'ont écrit, me disent, et le Tour de France ?
05:06Alors, justement, je voulais vous en parler.
05:07Comment on va sécuriser le Tour de France ?
05:08Parce qu'il y avait eu des militants, il y avait eu des militants quand même, malgré...
05:13Oui, bien sûr, Eric Revelle.
05:14On comprend bien le choc que ça représente, pour suivre la comparaison tout à l'heure de Gauthier Lebret,
05:20qui estimait qu'on a échappé au pire.
05:22Imaginez un Premier ministre français qui aurait encouragé des pro-palestiniens
05:27à interrompre le Tour de France.
05:28Monument patrimonial sportif, s'il en est.
05:31Donc, c'est de cet ordre-là.
05:32Je rappelle quand même que là, c'est même pas le SPRIM qui n'a pas pu se dérouler.
05:36La dernière étape a été interrompue, 50 kilomètres de l'arrivée.
05:39Parce qu'en fait, toutes les routes sont submergées par des pro-palestiniens.
05:43Ça veut dire quoi ?
05:44Ça veut dire qu'en fait, oui, le Premier ministre socialiste joue contre sa police.
05:49Il s'attaque à un monument du patrimoine sportif.
05:51Mais n'oubliez pas une chose.
05:52Pourquoi tout ça ?
05:53Parce qu'il y a une équipe israélienne de cyclisme qui était engagée sur la Vuelta,
05:57sur le Tour d'Espagne.
05:58Un coureur israélien.
06:00Bon.
06:00Un seul dans l'équipe.
06:00Ça veut dire quoi ?
06:01Il demande l'interdiction de tout compétiteur israélien, de toute compétition.
06:06Est-ce que vous vous rendez compte ?
06:07Je me rends compte.
06:08Et vous avez un Premier ministre.
06:10Allez, je mets de côté, pour une fois, le côté socialiste.
06:13Responsable, normalement.
06:14Un Premier ministre d'un pays important en Europe
06:15qui encourage des gens à interrompre une figure majeure du patrimoine sportif
06:21et même tout court d'Espagne.
06:23Parce que n'oubliez pas que là, vous avez énormément de partenaires
06:26qui financent ce genre de tours.
06:28Ah oui, ils vont.
06:28Bien sûr.
06:29Mais non, mais il y a un aspect aussi, pardonnez-moi, tout bassement business.
06:33Donc, en fait, comment ?
06:34Mais qu'est-ce qui lui a...
06:35Alors, peut-être qu'il a envie de faire oublier d'autres turpitudes.
06:38Qui scandale.
06:39Joseph rappelait très bien, il a regretté de ne pas avoir la bombe nucléaire
06:44pour arrêter Israël.
06:45Donc, à partir de là, quand on est à ce niveau de radicalité-là,
06:49on choisit le militant pro-palestinien plutôt que son policier.
06:51Voilà.
06:52Rachel.
06:52Je crois juste qu'il faut arrêter de dire pro-palestinien.
06:55C'est-à-dire que c'est du palestinisme, donc c'est complètement autre chose.
06:58C'est une haine, oui, des juifs, mais une haine des pays européens aussi.
07:02Et on le voit, cette attaque contre la police.
07:05Mais si j'ai peur, moi, le 22, c'est que le 22, c'est Rosh Hashanah,
07:08comme vous l'avez souligné dans votre vidéo.
07:10Le nouvel an juif.
07:10Le nouvel an juif, qu'aujourd'hui, les synagogues sont protégées.
07:14Mais avec cette proposition d'Olivier Faure,
07:17ça met les juifs encore dans une fragilité encore plus
07:20parce que c'est ce genre de population haineuse qui va être dans la rue.
07:24Et une fois de plus, les policiers seront en première ligne
07:26pour tenter de protéger et d'endiguer cette violence.
07:28Je suis évidemment d'accord avec des journées qui vont être compliquées.
07:3118 septembre, 22 septembre, ça va succéder.
07:35Là, c'est un peu les semaines de tous les dangers, tous les risques.
07:38Et surtout avec des groupes qui sont très, très difficiles à anticiper.
07:43On l'a vu lors de la dernière manifestation,
07:45la note du renseignement territorial anticipait,
07:47c'est toujours très difficile de chiffrer,
07:49jusqu'à 100 000 personnes partout en France.
07:52En réalité, on a dépassé des 250 000.
07:54Et là, pour les prochaines manifestations, je ne sais absolument pas.
07:57Il y a eu une réunion...
07:58Il y avait une réunion aujourd'hui...
07:59Il y avait une réunion aujourd'hui,
08:01avec des centaines d'éléments radicaux attendus dans les cortèges.
08:0380 unités de force mobile qui sont prévues.
08:05Il y a eu une réunion cet après-midi, en début d'après-midi,
08:07entre Bruno Retailleau et tous les préfets.
08:10Simplement, voilà, pour avoir des remontées de terrain
08:11et calibrer au mieux le dispositif.
08:13Journée à haut risque.
08:14Non, si je peux me permettre juste, Rachel,
08:16de moduler un tout petit peu votre propos.
08:17Moi, j'espère naïvement que parmi les palestinistes dont vous parlez,
08:21il y a quelques gens sincères
08:23qui souhaitent la création d'un État palestinien,
08:25sans discuter avec le Hamas.
08:27Là, je ne sais pas avec qui on discuterait,
08:28mais voilà, il y a quand même des gens
08:30qui sont dans une démarche sincère et honnête
08:32qui considèrent que les Gazaouis doivent avoir un État.
08:36Là, ce n'est pas du tout ce qu'on a vu, là.
08:37S'ils sont sincères et honnêtes,
08:39ils ne vont pas s'en prendre à des cyclistes
08:41et gâcher le tour d'Espagne.
08:44Je sais que c'est la petite phrase
08:46qu'on se doit de dire à chaque fois.
08:47Non, mais moi, je l'ai dit avec sincérité.
08:49Mais moi aussi, mais simplement, là, dans cette séquence-là,
08:52franchement, c'est une histoire de haine.
08:55Et par ailleurs, ce que fait Olivier Faure,
08:58c'est du passif agressif.
09:00C'est-à-dire, en fait, il ne se rend pas compte
09:01que ce qui s'est passé le 7 octobre,
09:04tous les Juifs du monde et l'ensemble du monde libre
09:06est fragilisé et profondément heurté
09:08et que cette haine-là nous fait mal
09:11et fracture notre société.
09:12C'est un poison lent, évidemment.
09:14Marine Le Pen sera l'invité demain matin
09:16de Sonia Mabrouk à 8h10 sur CNews et sur Europe 1.
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