00:00Il ne s'est pas terminé, il n'y a pas eu de ligne d'arrivée. C'est la première fois qu'une grande épreuve internationale, je pense même des petites qui se manifestent ici et là,
00:11que les coureurs ne peuvent pas, ou les compétiteurs, franchir la ligne d'arrivée. Tout cela parce qu'il y a un mécontentement qui ne concerne pas du tout le pays dans lequel les choses se passent,
00:24mais parce qu'on a, on pourrait le dire, non seulement une sensibilité d'une grande partie des Espagnols contre Israël suite à ce qui se passe à Gaza,
00:38mais on a un influenceur. Et cet influenceur, ce n'est pas n'importe qui. C'est M. Pedro Sanchez, le Premier ministre.
00:46C'est-à-dire que cet homme-là a été, depuis le début du Tour d'Espagne, pourquoi je vous en parlais ?
00:54C'est parce que ça m'a choqué. Moi, j'ai couvert cinq tours de France, il y a eu des manifestations qui pouvaient exister,
01:00je me souviens, des syndicats du papier, parce qu'ils étaient menacés, mais ça concernait, je dirais, quelque chose du pays.
01:10Là, on a un Premier ministre qui n'a rien fait pour que la foule arrête de perturber la cause.
01:19Pratiquement tous les jours, on avait les coureurs qui étaient obligés de mettre pieds à terre.
01:26Il y en a même eu un qui a été blessé. Alors, que demandait-il et pourquoi cela ?
01:31Dans le peloton, pas spécialement autour d'Espagne, l'équipe a participé au Tour de France, elle a participé autour d'Italie,
01:39à toutes les grandes épreuves, c'est l'équipe Israël Premier Tech. Et c'est un milliardaire qui en est le patron,
01:47il s'appelle Sylvain Adam, et on lui reproche, enfin ceux qui descendent dans la rue et qui bloquent,
01:54en l'occurrence, les coureurs, d'être un intime du Premier ministre israélien.
02:00Et à partir de là, on dit, cet homme-là, il n'est pas question que ses coureurs puissent participer à l'épreuve.
02:07Or, il y avait un seul coureur israélien. Les autres, ce sont des gens, c'est comme si demain, on me disait,
02:14mon patron, il a tel intérêt ou je ne sais pas trop quoi, et à partir de là, on m'empêche de travailler.
02:21N'oublions pas que le cyclisme est aujourd'hui en péril financier. Il y a des équipes, il y en a une qui s'appelle Arkea B&B.
02:30Ils n'ont pas l'argent, si ça se trouve, alors que le Français leader a terminé septième du Tour de France,
02:37cette équipe va peut-être arrêter. Donc c'est un équilibre très fragile.
02:43Eh bien, ces gens-là s'en foutent. Ils descendent dans la rue avec ce Premier ministre
02:48qui menace les autorités israéliennes comme si la politique devait se faire aux dépens de sportifs,
02:56de gens qui sont des exemples dans un monde où, malheureusement, on a des jeunes
03:01qui se sentent un peu en déperdition, qui manquent de motivation, qui n'ont pas d'enthousiasme.
03:07Il y a des exemples. Eh bien, on tue ces exemples.
03:11Et alors, qu'a-t-il dit hier, ce Premier ministre, alors que les organisateurs contraints
03:17d'arrêter la course à 156 kilomètres de l'arrivée, et également de dire
03:22qu'il n'y aura même pas de distribution des prix ?
03:26Philippe Baudiard, qui a terminé deuxième du Tour de France,
03:28il n'est pas monté sur le podium, il n'y a rien eu.
03:31Et il a dit toute notre admiration envers le peuple espagnol
03:36qui se mobilise pour des causes justes comme celle de la Palestine.
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