Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Le Tour d'Espagne s'est terminé dans la confusion ce dimanche. La dernière étape à Madrid a dû être interrompue après des perturbations causées par des militants pro-palestiniens. Des manifestations saluées par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez qui suggère d'exclure Israël des compétitions sportives, comme pour la Russie. Pour le journaliste Marc Menant, «Pedro Sánchez n’a rien fait pour que la foule arrête de perturber la course».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il ne s'est pas terminé, il n'y a pas eu de ligne d'arrivée. C'est la première fois qu'une grande épreuve internationale, je pense même des petites qui se manifestent ici et là,
00:11que les coureurs ne peuvent pas, ou les compétiteurs, franchir la ligne d'arrivée. Tout cela parce qu'il y a un mécontentement qui ne concerne pas du tout le pays dans lequel les choses se passent,
00:24mais parce qu'on a, on pourrait le dire, non seulement une sensibilité d'une grande partie des Espagnols contre Israël suite à ce qui se passe à Gaza,
00:38mais on a un influenceur. Et cet influenceur, ce n'est pas n'importe qui. C'est M. Pedro Sanchez, le Premier ministre.
00:46C'est-à-dire que cet homme-là a été, depuis le début du Tour d'Espagne, pourquoi je vous en parlais ?
00:54C'est parce que ça m'a choqué. Moi, j'ai couvert cinq tours de France, il y a eu des manifestations qui pouvaient exister,
01:00je me souviens, des syndicats du papier, parce qu'ils étaient menacés, mais ça concernait, je dirais, quelque chose du pays.
01:10Là, on a un Premier ministre qui n'a rien fait pour que la foule arrête de perturber la cause.
01:19Pratiquement tous les jours, on avait les coureurs qui étaient obligés de mettre pieds à terre.
01:26Il y en a même eu un qui a été blessé. Alors, que demandait-il et pourquoi cela ?
01:31Dans le peloton, pas spécialement autour d'Espagne, l'équipe a participé au Tour de France, elle a participé autour d'Italie,
01:39à toutes les grandes épreuves, c'est l'équipe Israël Premier Tech. Et c'est un milliardaire qui en est le patron,
01:47il s'appelle Sylvain Adam, et on lui reproche, enfin ceux qui descendent dans la rue et qui bloquent,
01:54en l'occurrence, les coureurs, d'être un intime du Premier ministre israélien.
02:00Et à partir de là, on dit, cet homme-là, il n'est pas question que ses coureurs puissent participer à l'épreuve.
02:07Or, il y avait un seul coureur israélien. Les autres, ce sont des gens, c'est comme si demain, on me disait,
02:14mon patron, il a tel intérêt ou je ne sais pas trop quoi, et à partir de là, on m'empêche de travailler.
02:21N'oublions pas que le cyclisme est aujourd'hui en péril financier. Il y a des équipes, il y en a une qui s'appelle Arkea B&B.
02:30Ils n'ont pas l'argent, si ça se trouve, alors que le Français leader a terminé septième du Tour de France,
02:37cette équipe va peut-être arrêter. Donc c'est un équilibre très fragile.
02:43Eh bien, ces gens-là s'en foutent. Ils descendent dans la rue avec ce Premier ministre
02:48qui menace les autorités israéliennes comme si la politique devait se faire aux dépens de sportifs,
02:56de gens qui sont des exemples dans un monde où, malheureusement, on a des jeunes
03:01qui se sentent un peu en déperdition, qui manquent de motivation, qui n'ont pas d'enthousiasme.
03:07Il y a des exemples. Eh bien, on tue ces exemples.
03:11Et alors, qu'a-t-il dit hier, ce Premier ministre, alors que les organisateurs contraints
03:17d'arrêter la course à 156 kilomètres de l'arrivée, et également de dire
03:22qu'il n'y aura même pas de distribution des prix ?
03:26Philippe Baudiard, qui a terminé deuxième du Tour de France,
03:28il n'est pas monté sur le podium, il n'y a rien eu.
03:31Et il a dit toute notre admiration envers le peuple espagnol
03:36qui se mobilise pour des causes justes comme celle de la Palestine.
Commentaires

Recommandations